Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope.

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Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Mer 3 Oct 2012 - 0:42
Ah... L'éternité. Atios en était prisonnier désormais. Quelle plaie. Et ... Il était seul désormais. Ceci est une plaie. Une véritable plaie. Au moins le cadre était joli. Quoiqu'il fasse froid. Mais son corps tout entier était froid ces derniers temps. Il était ... Fatigué. Tout le temps aussi. Son corps lui faisait mal depuis qu'il s'était incarné ici. Le jeune homme se sentait éternellement dans les vapes. Toutes parcelles de son corps semblaient être ... Vidé de leur force. Oui ... Ses souvenirs confus étaient réunis et lui donnait un début d'explication. Son corps ne produisait pas assez de magie. Mais ses pouvoirs et son incarnation en consommaient. Alors, même si l'équilibre était maintenu, le jeune homme souffrait de cette fatigue chronique et de cette faim permanente. Mais surtout, il était ... Perdu. Vous savez, le directeur qui vient vous chercher ici ? Bah ... Il avait disparu. Donc, s'était avancé un peu, jusqu'à une place centrale avec une grande tour en son centre intérieur, une tour qui avait pour vocation de donner l'heure. Mais de l'extérieur, le temps semblait être ... Déréglé. Ses objets électroniques (qui fonctionnaient sur ses réserves magiques, il semblerait) lui indiquaient une heure tout autre.. Un soupir plus-tard, il s'était donc décidé de grimper la tour. Et puis, s'il pouvait escalader jusqu'à son sommet pour repérer lieux, ça aurait été parfait. Et trouver une cuisine. S'il ne mangeait pas, il risquait fortement de tomber dans les vapes. Ou au moins de tomber au sol et de ne plus bouger. Ah, l'automne soufflait ici. Comme quand il s'était endormi sur terre. Une école pour apprenti-divinité ? Aaaaah... Quelle plaie. Son corps lui paraissait si lourd. Et son esprit se plaignait encore et encore de celui-ci. Arrivé dans l'horlogerie interne, il continua son ascension vers le toit. Arrivé en hauteur, son regard se porta vers l'horizon. Celui-ci semblait vaste et à la fois terminé. Donc il était ici. Pourquoi ? Pour devenir une divinité ? La bonne blague. Il avait cru mourir. Du moins, son corps s'était dissous en lumière.

Ouh. Atios n'aurait pas cru le croire. Son cœur s'était serré dans sa poitrine. Oui ... Des gens lui manquaient. Mais il était dans l'au-delà. Il avait cru repartir pour Avalon, mais peut-être que cette fois-ci, il avait encore quelque chose à faire. Le retour du roi Arthur était toujours attendu, s'il se souvenait. Le froid du vent automnal lui retira ses larmes des yeux. Il soupira une dernière fois... Où était Excalibur d'ailleurs ? Ah oui. Il n'arrivait pas à l'invoquer. Pas assez de magie. Il était plus seul qu'il ne l'imaginait. Mais il devait garder espoir. S'il était élève, cela signifiait qu'il y en avait d'autres, ici. D'ailleurs, il devait manger. Cela était important. Sinon, il allait décéder. Si c'était possible, ici. Ah... Que c'était chiant. Le jeune homme le savait, tôt ou tard, il allait devoir s'intégrer à l'école. Si possible, c'était fortement recommandé. Du moins, il le pensait. Oh. Qu'il avait froid. C'était drôle, depuis qu'il était ici, il avait la sensation d'être une véritable femmelette. Il était beau, le roi des chevaliers. D'ailleurs, une partie de lui-même lui intimait de faire avec. La confrontation entre deux personnalités. Qui était-il ? Un simple jeune garçon venant de recevoir son diplôme ? La réincarnation du roi a l'épée sacrée qui était parti sommeiller en Avalon ? Il soupira. Trop de choses compliquées qui arrivaient en si peu de temps. Mais il leur avait promis de faire de son mieux. Alors, il leva les bras en arrière et bailla un grand coup. Diantre, il était déjà fatigué. Il referma la trappe sur le toit et descendit de la tour. Quand soudain, il rouvrit la porte, tout en bas, il remarqua quelqu'un qui passait par là.

Hey toi ... Tu saurais me dire où je peux trouver à manger ?
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Jeu 4 Oct 2012 - 21:36
Si ce jeune homme interpelle ainsi Maya, c'est qu'il a instantanément compris qu'elle a la réponse à sa question. Elle croque dans une pomme à peau orangée, se baladant sans histoire sur la place de la grande horloge. Il n'y a absolument aucun bâtiment digne d'intérêt dans la direction qu'elle prend, signe qu'elle n'a apparemment aucune destination en tête...

Bref, alors qu'elle observe juste les alentours en repensant à ce qu'elle vient de faire un instant plus tôt, voilà qu'on l'accoste bien impoliment. Elle tourne la tête en direction du fautif et croque une nouvelle fois dans son petit encas. C'est bien Maya que cet homme regarde en articulant ces mots. L’adolescente s'arrête bientôt d'avancer. Elle continue de mâcher tranquillement, puis avale en se frappant le haut de la poitrine. Enfin, elle entreprend de concentrer ses pensées sur l'action présente et d'analyser la phrase qui vient d'être prononcée. C'est surtout le « hey toi » dont il est question. Ça aurait pu paraître anodin pour pas mal de monde, mais pas pour elle, malheureusement pour lui.


- Bonjour Kurokami. Bien sûr que je saurais te dire où on trouve « à manger »... fait-elle en insistant bien sur ces deux mots. … tout le monde sait où on trouve « à manger ».

Pour un homme, ça paraîtra comme un caprice de femme... Atios ne comprendra pas son tort.
Mais dès lors qu'elle a décidé de le prendre pour un con, la suite va être catastrophique. Il n'empêche qu'elle lui accorde la politesse de le saluer et de l'appeler par son nom de famille... information dont elle a pris connaissance quelques minutes plus tôt. Il est trop tôt pour en révéler la provenance, si tenté qu'il y attache une quelconque importance sur le moment.


- Dans les arbres, sous la terre, dans la mer, dans la chair des êtres-vivants... commence-t-elle en prenant une intonation de gamine à chaque de ses itérations. … il paraîtrait même qu'il existe des cafétérias... mais ce doit être une légende.

Voilà donc ce à quoi équivaut un « hey toi » pour Maya. Allait-elle s'arrêter après ça ? Pas tout à fait certain. Si elle lui parle de cette façon, il répondra dans le même ton et ainsi de suite. Qu'il fasse 25 centimètres de plus qu'elle n'a absolument rien de dérangeant étant donné que la violence est l'arme des faibles... Maya ne serait pas trop déroutée de se faire refaire le portrait, bien que ça ne soit sûrement pas très agréable sur le moment.
À 5 mètres de lui, uniquement vêtue de son uniforme blanc et noir d'élève académicienne, Maya ne possède pas d'arme. Pas de sac, pas de pouvoir offensif, rien dans les poches, rien à cacher. Juste une pomme pour se défendre... et justement, cette pomme à moitié dévorée, Maya la lui lance sans vraiment le viser correctement. S'il a faim, qu'il la termine.


- J'ai bon ? Je suis reçue à mon examen ?

Cette fois, elle se tourne totalement vers lui et place ses mains derrière sa tête. Elle n'attend plus que sa réponse, qui déterminera la suite de la conversation... mais à priori, comme on dit, c'est la première impression qui détermine la relation...
… et c'est très mauvais ici, inutile de le nier.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Jeu 4 Oct 2012 - 23:12
Oulah. Il avait dû foirer quelque chose. Oui, il n'avait pas été très poli. Mais ... Comment dire ...? Comment pouvait-il songer à être poli alors qu'il sortait du XXI siècle ? Enfin, il n'avait pas songé à être poli sur l'instant. Parce que c'était simple, il avait faim. Et il était perdu. Totalement même. Il n'avait pas cherché à savoir qui il interpellait. D'ailleurs, sa voix ne s'était pas faite agressive ou impérative. Non, elle avait été simplement interrogative. Alors, quand il fit face en silence à la jeune demoiselle, il fut presque traumatisé de l'enchaînement verbal qu'elle lui envoyait à la figure. Première chose à savoir : ici, ils n'étaient pas tous de la même époque. Alors certes, oui, dans ses souvenirs, un jour, il avait eu la sensation de parler différemment. Très différemment même. Mais aujourd'hui, parler ainsi lui semblait si peu naturel, que pour lui, si spontané, cela lui était impossible de s'entendre dire :" Excusez-moi, gente demoiselle, pourriez-vous m'indiquer où pourrais-je me restaurer ?". Non, sérieusement, même en se répétant cette phrase dans sa tête, le "Hey ! Toi!" lui semblait beaucoup plus naturel. Alors, forcément, il est quelqu'un de pudique. Et puis, il n'avait pas eu envie d'être désagréable. Ou de la froisser. Parce que son ventre était la principale occupation de son corps en ce moment. Son teint était pâle au possible et il semblait nerveux. en fait, pour être précis, il était nerveux car son corps lui paraissait tout particulièrement lourd en ce moment. Chaque mouvement entraînait une réticence musculaire. Oui, son corps tout entier ployait sous le constant effort de génération magique, pour tenter d'alimenter ce qui ne fonctionnait pas. Oh, il était beau le dragon. Rouge comme le feu et le sang, voilà d'où sa lignée prenait place. Pendragon avait eu beau lui faire ce cadeau, aujourd'hui, incapable de le maîtriser, après des années à le voir dormant, il reprenait lentement peu à peu d'un organisme qui avait passé dix-sept années à être normal.

Mais minute ! D'où elle connaissait son nom ? D'ailleurs, elle était tombé dans le panneau. Comme quoi, les faux-nom, ça peut servir. Oui, ici, il avait décidé de se faire appeler Kurokami. Parce que déjà, c'était classe. Et puis ensuite, parce qu'il n'assumait pas le vrai. Comme ça, c'était réglé. Oui, il voulait plaire, de préférence. Et à son propre égo, en tout premier lieu. D'ailleurs, naïf qu'il était, au début, il avait cru qu'elle allait vraiment lui répondre. D'où son air penaud et gêné quand la suite vint l'éclabousser avec aigreur. Donc cette école avait une cafétéria. C'était une chose bonne à savoir. Il priait pour que celle-ci soit de meilleure facture que ceux des établissements publics où il avait l'habitude de devoir déjeuner. D'ailleurs, certains disaient que ce n'était pas si terrible de manger là-bas... En fonction des jours où on y allait, cependant. Eh oui... Enfin bref, elle ne l'appréciait pas trop. C'était dommage, la première personne qu'il rencontrait semblait mal le juger. Bon bon bon ... Que faire ? Il se grattouilla les cheveux en réfléchissant, quelques secondes, où il resta muet. Il fut tiré de sa réflexion après que la pomme ait fait un arc vers lui. Atios tenta de maladroitement la rattraper, son corps étant plutôt... Raide. Oui, il le trouvait trop raide, par rapport à d'habitude. Néanmoins, après quelques rebonds dans ses mains, il finit par la récupérer par sa tige. Là, il la fixa quelques secondes. Le temps de regarder la pomme, le visage de la jeune fille qui lui demandait si elle avait bon, son visage, la jeune fille, puis de nouveau la pomme. On recommence une fois. Là, son estomac pousse le rugissement du dragon - sans rire, ce n'était pas si faux que ça en plus -, il s'apprêta à croquer sur la pomme. La faim pousse à tout. Et là. Il s'abstient. Il se fige. Les lèvres fines du jeunes homme, sa dentition prête à croquer le fruit pas défendue, mais très appétissant... Non. Il ne peut pas. Son cerveau vient de recommencer à fonctionner en lieu et place de son estomac.

Et là, il vérifie du coin de l’œil la jeune fille. La pomme à moitié mangée. Les lèvres de la jeune fille. Et là, ça monte au cerveau. Comme le sang à sa tête et son visage. POUF. Celui qui s'apprêtait à déguster une pomme, se retrouvait à faire la tomate. Oh, son estomac se contrefichait de qui avait bien pu manger la pomme. Lui aussi d'ailleurs. Mais s'il mordait là où son interlocutrice avait mordu, n'aurait-ce pas été ... NON. Même la narration ne se permet pas de le décrire. Son esprit vient de se paralyser face à l'image. Alors, il s'avance, comme s'il venait de se recevoir une colonne de temple grec là où le soleil ne brillait pas, tel un robot très, voire trop raide, il remet la pomme dans la main de la jeune fille et prend l'autre pour refermer sa prise, avant de reculer en cachant un maximum son visage et ses rougeurs, par un regard baissé et des mèches taquines. Ses mains sont posées sur celle de la jeune fille. Il ne sait plus quoi faire en fait. C'était embarrassant. Trop même. Gêné, il relève les yeux et sourit, timidement, gentillement. Il suffisait d'être honnête.

Pardon. On dirait que tu m'apprécies pas trop ... Mais... Mais... Enfin, désolé de l'impolitesse. Reprenons. Il soupire, reprends ses esprits et fait face. Son visage s'est presque entièrement vidé, néanmoins il ajoute : Je suis désolé d'avoir été impoli avec vous. Je ... Je viens d'arriver ici. Et .. Je suis nouveau. Et ... Je sais pas ce que je fais ici. Ni ce que je dois faire. Ni... Où trouver de quoi me sustenter, ni même la localisation de la cafeteria. Enfin bref.. Euh ... Je crois que je vais te .. Enfin, vous laisser. Merci pour la pomme mais ... Mais ... Je ne peux décemment pas mordre là où ... Là où.... Il bafouille. Son visage aux traits fin et son regard font des mouvements entre les mains de la jeune fille, la pomme, les lèvres, les yeux. Bref, il cherche à faire la correllation entre tous les éléments qui venaient le perturber. Oh, bref.. Vous m'avez compris. J'espère. Bref ... Désolé de vous avoir dérangé... Bon bah ... Je vais par là.

Il lâcha les mains, maladroitement, venant de remarquer qu'il les avaient tenu. Ah le boulet... Bref. Il fait volte-face. Fait quelques pas. Cherche à s'orienter. Il n'y arrive pas. Bah oui... Il était perdu ici. Et avec toutes ces émotions, bah ... Il avait oublié ce qu'il avait vu sur le toit de l'horloge. Ah décidément, quand il s'y mettait, il était pire qu'une cruche. Atios no baka. Il avait eu l'air très humain. Oui, comme un jeune de son âge, de son époque. Mais c'était son petit charme. Ce qui faisait de lui un prince charmant plutôt que le roi des chevaliers. Même si au final, les deux étaient possibles, le concernant. Tous les garçons étaient des princes, pour le peu qu'ils se donnaient la peine d'apparaître sous cette forme. Et lui, c'est bien parce qu'il était simple malgré tout, qu'il pouvait se targuer d'être charmant.

HRP : J'espère que mes posts te satisferont =).
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Ven 5 Oct 2012 - 18:11
HRP:
 
Alors qu'il replace la pomme dans ses mains, Maya est plus occupée à observer son geste et ses paroles que son visage. Ce type est un tactile, comme elle. Il a besoin de toucher l'autre physiquement pour le toucher psychologiquement. Mais, recouvrir ses mains avec les siennes comme il le fait, ça a une symbolique particulière... la couvaison, la protection... Et curieusement, c'est parfaitement incompatible avec le type de discours qu'il tient.

… quelle tapette ce type...
Mais l'heure n'est plus aux insultes ou au manque de respect. Il a eu l'intelligence de reconnaître son tort et de ne pas insister. Admettons qu'il est juste maladroit. Cependant, d'où est-ce qu'une situation pareille est devenue possible ? Certes, Maya ne connaît pas toutes les cultures de tous les pays... il n’empêche. Un type qui commence par être rugueux, puis qui vouvoie et fait son prince charmant après s'être fait rembarré de manière magistrale par une adolescente... comment est-ce qu'on peut le caractériser ? C'est une tapette ? Un peureux ? Un froussard ? Difficile d'en penser autre chose décidément.

Néanmoins, ça a le mérite de faire retomber la tension.
Mieux vaut penser qu'il a la tête autre part ou qu'il ne sait pas ce qu'il fait. D'ailleurs, il la lâche assez rapidement... ce qui a le mérite de faire sourire Maya. Sourire un brin moqueur, mais ça n'a rien de méchant.


- Ok Atios... Je ne sais pas d'où tu viens, mais tu es bizarre. dit-elle dans un ton plaisantin.

Le fait qu'il ne mange pas après elle... il y a tellement d'hypothèses possibles qu'elle préfère ne pas y penser. Il est d'ailleurs beaucoup plus vague qu'il ne le pense. Si c'est une question d'hygiène, il doit venir d'un temps futur où la peur de la transmission de maladies prédomine. Compréhensible. Si c'est une question de morale, alors il est encore plus grave qu'elle ne le pensait...

Alors qu'il s'est éloigné pour garder sa honte la plus discrète possible, Maya a bien envie de le rejoindre et de lui donner un coup sur la tête pour le réveiller... et ce n'est pas sa tendance naturelle à aller vers les autres qui va l'en empêcher. Elle lance son fruit de sa main droite à sa main gauche, prend quelques pas d'élan, court vers lui et lui donne une bonne tape dans le dos en s'arrêtant juste à sa gauche. Une claque comme on en donnerait à une personne en train de s'étouffer. Puis, elle glisse sa main le long de son dos pour terminer sur son épaule droite. Pour y parvenir, elle doit se coller à lui... au grand désarroi de monsieur, sans aucun doute. C'est pour cette raison qu'elle ne lui infligera pas l'épreuve ou l'affront de le regarder dans les yeux.


- J'ai bien remarqué que tu étais nouveau. Non pas que je t'espionne depuis ton arrivée, mais j'en suis un autre... opération secrète, j'en parlerais une autre fois.

Maya commence alors à marcher et à entraîner « sa majesté » avec elle. Destination : cafétéria. Mais ils n'y vont pas au pas de course, bien au contraire. Cela donne le temps à Maya de réfléchir encore et toujours. D'ailleurs, elle décide rapidement qu'il est inutile de remettre la dite explication à une autre fois, quitte à être bloquée dans des sujets bateaux par la suite.

- Non... Bon... en toute honnêteté, je n'ai que quelques jours d'avance sur toi. Je ne sais pas ce que je fais ici, je ne sais pas ce que je dois faire, mais j'ai une petite idée de « qui le sait ».

Ces questionnements sont sans aucun doute le sujet qui les rapproche, leur point commun, ce qui a convaincu Maya d'être moins agressive dans son discours. Lui a dû poser cette question parce qu'il entre à peine dans l'inconnu... ça ne lui restera pas après un bon repas, contrairement à elle. C'est une obsession. Allez savoir pourquoi, c'est l'unique chose dont elle n'a fait part à personne... et quel que ce soit le niveau de sympathie qu'elle éprouve maintenant pour lui, ce n'est pas aujourd'hui qu'elle le dévoilera.

- En moins de 5 secondes, Atios, tu vois déjà de qui je veux parler. Pour des raisons... personnelles... je ne l'aborderais pas directement. Mais tant que je n'aurais pas réponses à mes questions, il n'y aura que ce sujet qui me rongera les pensées. fait-elle en tapotant l'arrière de sa main gauche contre son propre front. Petit indice si tu n'as plus la force de réfléchir : tu n'as discuté qu'avec deux personnes jusqu'ici, moi et lui...

Le même directeur qui l'a accueillie elle... mais pas de la même façon que les autres. Évidemment, l'adolescente aurait pu aller le trouver et lui poser directement la question, mais ce serait trop simple. Pas sûre que ses émotions et ses sentiments puissent le supporter si elle avait raison...
Maya jette le reste de sa pomme dans une étendue d'herbe non loin d'ici, là où des insectes, vers ou autres frugivores pourront la terminer. Elle pose sa main gauche sur l'épaule gauche de Atios, passe derrière lui pour finalement se replacer à sa droite. Son bras droit revient se placer dans son propre dos et son regard reste fixé vers l'horizon, le chemin qu'ils empruntent.
Mais bientôt, elle tourne la tête vers lui et le fixe une dizaine de secondes, lui offrant cette fois un sourire beaucoup plus franc.


- Allez, viens-en te sustenter ! Ça se dit ça ?

Dingue comme elle est changeante du pire au meilleur... et du meilleur au pire.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Ven 5 Oct 2012 - 20:45
HRP : pardon, je suis plutôt fatigué et il était tard ~~ ; néanmoins, mon style ne se cantonne pas au règle de l'écriture telle qu'elle le sont énoncé, je me plaît à changer si j'en ai le besoin. Si cela te gêne, cependant, je prendrais soin d'éviter ;)

Oh, Atios n'en était pas à chercher une signification derrière ses faits et gestes, ou ses paroles. Pour dire vrai, il était jute beaucoup trop perdu en lui-même pour pouvoir y trouver une quelconque logique. Et il serait bien assez farfelu de sa part, que de vouloir analyser le comportement des êtres humains. Un tel comportement de contrôle révélerait un certain besoin de comprendre les autres pour sa sécurité. Peut-être que la demoiselle ressentait ce besoin de s'assurer des autres avant de s'y confronter. Pour ce qui était du jeune homme, il préférait avoir l'air faible et fragile, l'air peu sauvage, car n'est pas intelligent le chien qui aboie fort. Quant à notre lion, rugir dans un état aussi faible que celui qui était le sien serait réellement stupide. S'il devait se montrer brave, il le ferait en temps voulu. Pour le moment, le simple et petit Atios cacherait son véritable courage ; point trop n'en faut ; quand bien même, le déployer à tort et à travers était inutile. Il ne se sentait pas l'envie de rabattre la jeune fille, cela serait une perte de temps et d'énergie - qu'il cherchait à conserver - inutile. Si elle ne voulait pas l'aider, il valait mieux s'excuser et partir chercher soi-même. Pour autant, il semblerait que la jeune demoiselle en eût décidé autrement, quelque part à son grand dam. Loin de là l'agacer réellement, même s'il n'appréciait pas ce comportement fortement digne d'une tsundere et que quelque part, l'irritation était bien là, il ne dit rien et resta muet, cherchant à faire abstraction de la jeune fille pour mieux rechercher sa cible. Et ne relevons pas l'interjection de celle-ci qui était fortement impolie, là aussi, qui l'atteint ceci dit légèrement. Bizarre ? L'était-il ? Pour lui, il était tout à fait normal. Certes, il lui arrivait d'être moins poli, mais aurait-il un jour l'occasion de redevenir moins strict dans son comportement avec qui que ce soit ? Après tout, ici, il n'avait aucun ami. Aucune vie. Aucun amour. Aucun lien. Il était seul. Face à un océan d'âme et d'espoirs différents. Ici ... Atios avait tout à construire. Ironiquement, son tout premier lien était avec quelqu'un qui semblait ne pas avoir besoin de quoi que ce soit ici-bas.

Mais c'était réducteur de dire ceci ainsi. Chacun avait ses démons. Quels étaient les siens ? Il ne savait pas. Son esprit était confus après tout. Quelques jours avaient suffi pour que sa vie se transforme et s'élève à un tout autre stade d'existence, là où il aurait cru être une simple âme arpentant un monde fini, simple et sans magie, un monde désespérant où inégalités sociales rimaient avec capitalisme brutal, un monde où il aurait dû se trouver une place parmi la société des hommes. Et puis, un beau jour, ses pouvoirs se réveillent lorsqu'il entonne le nom de sa très chère et plus fidèle amie ; le voilà après qui affronte une créature sortie du pire des cauchemars sans ressentir plus d'effroi, comme si se battre avait toujours été une nature profondément enfouie en lui, tout en se rendant compte que sa vie allait s'éteindre sous l'effort ? Disparaître les larmes aux yeux, en présence de ceux qu'il avait sauvés ? Sa vie avait basculé du jour au lendemain et il le savait. Mais il n'avait pas pu réfléchir énormément concernant cette brutale transition. Parce qu'il s'était réveillé ici, comme un oiseau sortant du nid. Et un oiseau qui avait dû se débrouiller seul, car son guide lui avait fait très rapidement défaut. En quoi son comportement hésitant était étrange ? N'était-ce pas plutôt la jeune demoiselle aux cheveux mi-longs coiffés court et à la couleur surprenante (variant il semblerait d'une légère teinte bleue infime au blanc pure, contrastant fortement avec ses cheveux d'un sombre Caucasien..) qui était étrange de ne pas être troublée ? Elle semblait tellement sûre d'elle ici ? Et même avec lui ?

D'ailleurs, la claque dans son dos avait frappé pile entre les omoplates, le sortant de sa rêverie fantasmagorique sur les potentialités de ce qu'il trouverait s'il s'aventurait dans les diverses directions que l'horizon offrait à lui... Quelle claque. Lui qui était si peu habitué à prendre des coups se cabra comme un étalon un peu trop ... Raffiné. Pour autant, la douleur est vive, la force est là. Son corps réagit au quart de tour et la douleur s'en va. Soudainement, la fatigue s'intensifie. Elle venait de le faire consommer plus de sa précieuse énergie magique sur cette seule et même frappe, lui confirmant qu'il était handicapé par ses pouvoirs plus que par son corps humain. Néanmoins, révéler sa faiblesse ici était une mauvaise idée. Il n'avait pas confiance en la jeune fille, qui semblait tantôt vouloir le faire fuir, tantôt lui courir après.. Un comportement tout à fait illogique, mais il ne fallait pas se montrer désagréable pour autant. Il était tellement insouciant qu'il préférait les choses simples. Forcé était-il d'admettre que les êtres humains et leur psychés étaient très peu souvent simples. Certaines choses en eux étaient facilement lisibles, mais chaque être avait ses propres valeurs et données qui interagissaient différemment de chez les autres et donnant des résultants à chaque fois, ressemblant mais unique. Pour autant, il voulait comprendre la jeune demoiselle dans son dos. Et puis, quelque part, elle l'intriguait ; ce qui pouvait être plaisant pour le jeune homme si tenté qu'il trouve rapidement réponse à son interrogation. Eh oui, il était impatient, même s'il le cachait bien. D'ailleurs, son dos avait frissonné lorsque la main de la demoiselle avait glissé le long de ses omoplates jusqu'au bas de son dos pour remonter jusqu'à son épaule droite. Diantre, mais que faisait-elle ? Ce n'était pas désagréable comparer à la claque, mais il n'aimait pas cette douce sensation qui semblait presque dévorante et vouloir le capturer. Parce que quelque part ... Il ne pouvait pas croire en la sincérité de cette caresse contradictoire avec les précédents comportements que la demoiselle à la couleur de cheveux si particulière avait bien pu démontrer.

L'espace d'un instant, il avait été sous le charme, mais il ne pouvait s'abandonner à celui-ci. Après tout, il n'avait jamais voulu être proche de qui que ce soit et le seul moyen que les gens avaient de le toucher, par le passé, c'était le combat. Même dans sa vie humaine, ses contacts humains avaient diminué de façon croissante et exponentielle avec la montée des années. Cette semi-étreinte était douce, chaleureuse ; mais le contact avec quelque chose de fortement effrayant. Comme s'ils allaient se blesser, à être aussi proche l'un de l'autre. Et même s'il ne voulait pas blesser les sentiments de la demoiselle, il voulait protéger les siens aussi. Ceci dit, il se laissa faire, quoique fortement mal à l'aise, pour l'occasion. Ceci dit, son attention fut totalement retenue lorsqu'elle lui expliqua qu'elle en suivait un autre ... De qui pouvait-elle bien parler ? Et c'était censé signifier qu'elle ne l'espionnait pas ... Qu'elle le connaissait car elle suivait quelqu'un ? Donc ... Isanagi Tensho. Cet homme au teint blafard, la trentaine, l'air morose, apathique et quelque peu désespéré, comme si tout le mal du monde venait de le traverser, habillé comme l'eut été un agent secret, une clopinette qui contrastait avec l'homme, pour une apparition du genre ... Déprimante. Voilà ce qu'il avait retenu du "directeur" de l'endroit. Prions d'ailleurs pour que celui-ci ne puisse intercepter ses pensées, sinon il risquait de le froisser. D'ailleurs, pouvait-on le froisser ? Ce dernier donnait l'air d'avoir tout perdu. C'était ... Triste. La suite des paroles de la jeune demoiselle vint donc confirmer ce qu'il avait théorisé. Quel lien pouvait-il bien unir la demoiselle à cet homme ? Elle lui semblait beaucoup plus agréable lorsqu'elle avait dit ça. Il avait eu envie de lui dire que tout allait sûrement s'arranger. Mais il retint ce réflexe. Après tout ... N'eut-il pas été stupide de dire ça et de promettre ça à l'aveuglette sans savoir de quoi il en retournait ? Quand bien même, au fond de lui, il voulait pouvoir remercier la demoiselle de l'aide qu'elle voulait lui apporter en se rendant lui-même utile... Mais voulait-elle de son aide ?

Après tout, imposer son aide aux autres pouvait blesser les autres. Mais parfois, ne rien faire était déjà un mauvais choix en soi. Néanmoins, il lui manquait trop de données pour pouvoir aider la demoiselle. Cette jeune adolescente - bien qu'il fût lui-même entre l'adolescence et l'âge adulte - était assez secrète ; elle semblait n'avoir révélé que le strict minimum à son interlocuteur qu'elle guidait presque comme dans une danse, vers le réfectoire. Choisir ses mots. Être clairs et concis. Son estomac pouvait attendre quelques secondes... Elle lui faisait un beau sourire, celui qui se voulait. La dernière incarnation du roi Arthur était forcée d'admettre que :

Je préfère quand vous êtes ainsi. Tout à l'heure vous étiez ... Légèrement sardonique. Pour en revenir à votre phrase avec se sustenter ... Eh bien j'émettrais un lointain doute. Il se tut pour réfléchir quelques instants, en baissant son visage. Je n'ai plus parlé ainsi depuis environ 1510 ans. Enfin, un peu moins. Ou un peu plus. Oh, j'ai oublié. C'était il y a très longtemps. Je suis originaire du XXI siècle, de toute façon. Il relève soudainement le visage, pris d'une illumination. Enfin ... Je parle de siècle... Mais ils sont utiles seulement si tu viens du même monde que moi. D'ailleurs ... Es-tu un extra-terrestre ?

Question conne, mais interrogation pertinente sur le fond. Mais sa main part sur sa bouche alors qu'il écarquille ses yeux. Non seulement il l'avait insulté d'extra-terrestre, mais en réfléchissant, il s'était remis à parler comme à son siècle d'origine.

Pardon ! Je ne voulais pas vous .. Enfin te ... Il s'interrompit, les sourcils froncés, agacé de ne savoir qui choisir entre le vous et le tu. Bon, par souci de commodité, je te tutoierais, excuse-moi par avance. En tout cas ! Je voulais dire que ... Enfin. Je voulais savoir si tu venais d'un autre monde que le mien. Loin de moi l'idée d'insinuer que tu étais affreuse ou repoussante, hein !! .. Le rythme de ses mots se mit à freiner lorsqu'il posa ses yeux lentement sur le visage de sa "camarade", avant de remonter dans le regard de celle-ci et d'ajouter comme s'il se construisait pour la première fois sa véritable opinion sur celle-ci : Ce qui serait de loin trahir mes pensées puisque tu es ... Assez jolie, tout de même, me dois-je d'avouer ...

Là encore une fois, il reprit une teinte rouge qu'il ne pouvait pas bien cacher face à ce désaveu pourtant si sincère et cette accolade qui lui interdisait toute fuite.. Il respire un bon coup et tente de faire comme si de rien n'était, peut-être maladroitement, mais après tout.

Donc ... Tu espionnais Isanagi Tensho, c'est ça ? L'un des directeurs, si mes souvenirs ne me font défaut. Ah mais zut, je ne me rappelais pas de parler ainsi au XXI siècle ... Ah, pardon. Que disais-je donc ? Ah oui. Tu le cherches, toi aussi, pour des réponses. Mais pourtant tu ne souhaites pas .. Il s'interrompt brutalement. Son visage était partiellement choqué. Sa moue était surprise : il ne comprenait pas pourquoi sa façon de parler était changeante. Oh putain, ça va pas moi. Très classe. Mais il était perdu. Son cerveau l'était, tout du moins. Voilà qu'il ajoute, confus : Je me mets à parler comme dans les bouquins ... Nouveau blanc, Ahem. Excuse-moi. Donc... Pour résumer ce que j'essaye de dire .. Tu l'espionnes, tu as des questions pour lui, mais tu n'arrives pas à lui poser ... Je sais bien que ce ne sont point mes affaires, mais du moins si je peux t'aider, n'hésite pas à me demander ; je pourrais aller lui poser les questions que tu souhaites pour toi ? Enfin ... Tu avais mentionné le fait que c'était personnel, donc j'imagine que non ... Mais en tout cas, si tu as besoin de moi, n'hésites pas à m'appeler ! Avait-il conclu avec un air à la fois déterminé et plus sérieux que d'habitude. Dans ses yeux se reflétait une envie de pouvoir aider cette inconnue qui ne s'était point présenté en même temps que le visage de celle-ci. Et il était assez sérieux pour éviter ses soucis alimentaires qui décidément, allaient s'aggraver, bien qu'il ne se souciait plus de ceux-ci.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Sam 6 Oct 2012 - 15:18
HRP:
 
Maya s'arrête.
« Isanagi Tensho »... Comment Atios peut-il être au courant de son nom ? Maya le suit pourtant depuis son arrivé. Elle a écouté toute sa conversation avec le directeur, elle a même retenu le nom du nouvel arrivant alors que le renseignement n'avait absolument rien de crucial... et là, ce que cet homme est en train de lui faire comprendre, c'est que l'information la plus importante au monde lui a échappé ? La seule information à laquelle elle concentre 120 % de son attention depuis plusieurs jours ?
C'est plus grave qu'on ne le pense.
Si l'information est passée par ses oreilles sans remonter à son cerveau, c'est qu'elle s'est auto-censurée. Elle n'était pas prête à l'entendre de la bouche d'un autre... pas prête à l'entendre du tout. Peut-être aurait-elle préféré ne jamais le savoir, ce qui lui aurait permis de continuer de vivre sa seconde vie normalement et joyeusement. Ce ne sera sans aucun doute plus le cas puisque cette fois-ci, la voix est trop proche et elle ne peut y échapper. Maintenant, elle sait. Il n'y a pas eu quinze-mille « Isanagi Tensho » sur Terre, encore moins qui ont le look exact de son paternel. C'est lui... le directeur, l'un des chefs des Dieux... lui, un simple père sur Terre. Pourquoi lui, et pourquoi elle maintenant, une dizaine d'années plus tard ? Pourquoi l'a-t-il accueillie sans rien lui dire ? Soit il est d'une cruauté sans limite, soit il ne se souvient pas d'elle... ce qui reviendrait en même à vrai dire.

Maya pose ses mains sur l'arrière de sa tête et baisse légèrement la tête vers le sol. Presser ses mains et ses doigts contre ses cheveux lui permet de tenir le choc. Elle a déjà montré sa colère et sa joie à Atios, ce n'est pas le moment de lui montrer la tristesse. Il n'empêche qu'il doit avoir un don pour la faire passer par tous ses états en quelques minutes seulement. Quitte à avoir le choix, quelle attitude adopter après ça ? Tristesse ou colère envers son paternel ? Si seulement elle pouvait feindre le calme, ça serait beaucoup plus... « cool ».
Alors, elle se presse l'arrière du crâne, transférant sa frustration dans ses bras plutôt que sur son visage. Du coup, cela passe d'avantage pour du « j'étais déjà au courant ».


- ... je ne crois pas pouvoir passer par un intermédiaire pour résoudre une affaire familiale... commence-t-elle sans réfléchir. Je ne crois pas non plus pouvoir réclamer l'aide de quiconque avant d'avoir résolu cette affaire... désolée.

Et voilà, tout est déjà quasiment terminé. D'un certain point de vu, il connaît maintenant toute l'histoire, même s'il n'a pas encore dû rassembler tous les morceaux. Avec le temps, Atios aura le temps de comprendre ce qu'il a envie de comprendre dans la relation père-fille... et il pourra alors faire ce qu'il souhaite de cette relation. Maya a avoué qu'elle ne le contacterait pas et une rencontre dans l'autre sens ne semble pas plus avancé.
Ou alors, Atios n'en a rien à cirer.
Ce serait tellement mieux pour la conscience de l'adolescente de pouvoir l'imaginer.


- Mais je suis bien vivante, humaine, terrienne... enfin, j'étais. enchaîne-t-elle avec un brin d'amertume. XXIe siècle également... mais entre nous, il y a peut-être eu plusieurs fois un XXIe siècle dans l'histoire de l'humanité avec un certain J.-C. mis en cause. Et il y a peut-être aussi plusieurs planètes qui s'autoproclament « Terre ». Et j'ai peut-être des origines extra-terrestres sans être au courant...

Maya se lance dans des remarques philosophiques. D'un autre côté, elle n'a pas envie d'en dire plus sur elle-même... ou alors, elle n'a plus rien à dire. Le sujet à le mérite de lui faire penser à autre chose, tout du moins tenter. Remarquons au passage qu'elle a repris sa marche, cette fois sans plus toucher ou entraîner son interlocuteur. Normal, elle doit garder ses mains sur l'arrière de sa tête pour résister à ses émotions. Elle laisse désormais un bon mètre de distance entre eux, et elle le devance d'au minimum un pas.

- Quitte à partir dans les hypothèses, on appartiendrait tous à la même famille d'extra-terrestres qui s'incarnent ici après leur mort sur Terre... Que tu sois mon cousin au 42ème degré ou non, je te retourne le compliment. déclare-t-elle en ayant quelque chose en tête. « Beau comme un Dieu ».

Bien que ce ne soit qu'une expression et qu'elle n'en pense pas tant, la prononcer l'aurait fait sourire et lâcher un petit rire dans n'importe quelle autre situation... là, seul les extrémités de ses lèvres frémissent quelques instants avant de reprendre leur forme initiale. Elle baisse un peu la tête et ferme les yeux, gardant toujours la même posture cependant.
Ce serait tellement simple si elle pouvait se persuader de la véracité de ces hypothèses si biscornues. Mais elle n'y croit pas. Cela fait partie des suppositions plausibles, mais trop naïves. En cet instant, elle préfère avoir le pire scénario en tête : c'est le mérite et la sagesse qui détermine le Dieu. Maya est fille d'un directeur, il l'a faite entrer dans l'académie non pas par mérite, mais par pistonnage. Avec un tel scénario, allez savoir si elle mérite réellement sa place ici...


- Maya « Tensho »... j'aimerais ne pas porter ce nom là.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Sam 6 Oct 2012 - 17:17
Si un jour, tu as besoin de moi, n'hésites pas. Après tout, je préfère quand les conflits peuvent se résoudre pacifiquement...

Ces mots firent écho au loin dans sa mémoire. Transperçant cet enfant qui avait été le sien, juste avant de mourir. Un mot. Un nom. Camlann. Rien qu'à l'évocation de ce souvenir, c'est lui qui s'interrompit dans sa marche. Ses yeux se teintèrent de deux larmes qui partirent alors qu'il se tint la poitrine. C'était ses souvenirs ? Il ne pensait pas qu'ils seraient si frais. D'autres horreurs lui vinrent à l'esprit et il perdit tout appétit. Oui ... La vie du roi Arthur n'était pas qu'épopée, mais aussi d'horreurs. Des souvenirs dont il ne voulait pas. Il prit une grande inspiration .. Il était peut-être Arthur, mais il en était la dernière incarnation ! Ce n'était pas les souvenirs qui appartenait à son dernier corps. Il se devait de faire la différence là. Sinon, ce serait trop traumatisant. Oui. Son corps était plus récent et faible que l'ancien. Et celui-ci était propre. Personne n'avait pu pratiquer de viol (NB : voir l'origine de Mordred) pour lui créer un demi-fils pour venir de le tuer. Alalah, mais quelle horreur. Atios eut envie de vomir à l'évocation de cet affreux souvenir. Mais là, il remarqua autre chose. La demoiselle qui l'accompagnait semblait ne pas être aussi joyeuse qu'elle ait pu l'être et se tenait la tête. Elle semblait ... Elle aussi, en proie à de sombres sentiments. Et il n'aimait pas ça. Bon, il espérait pour elle qu'elle n'avait pas débloqué récemment des souvenirs aussi clairs et glauques qu'il avait pu récupérer... Elle semblait particulièrement perdue. Comme si elle cherchait à contenir sa souffrance dans ces encéphales par la seule force de ses mains. Cependant, elle tentait de paraître naturelle et elle avançait dans cette posture, en s'éloignant de lui. Encore une fois, son for intérieur soupira. Le rapport de force semblait s'être renversé. Pas qu'il avait voulu lui faire du mal, ceci dit. Isanagi Tensho... Ah, mais qui étais-tu par rapport à elle ? Tu étais de sa famille, après tout ...

Mais pourquoi elle souffrait tant de ce lien de parenté avec toi ? C'était ainsi qu'il réfléchissait en l'écoutant en silence et en la suivant. Il se surprit lui-même à s'inquiéter pour la demoiselle. Après tout, il n'aimait pas voir les autres dans des états aussi ... Triste. Oui, la corde sensible de son cœur vibrait alors qu'il souffrait de voir la jeune demoiselle aussi .. Perdue et triste. Elle cherchait à encaisser seul et ça rendait la demoiselle encore plus touchante. Il n'en fallait pas plus pour que le valeureux roi des chevaliers, aussi pitoyable désormais soit-il, aussi faibles ses pouvoirs soient-ils, aient une profonde envie de l'aider, la rassurer et de l'aider à affronter cette nouvelle réalité qu'il s'évertuait déjà à affronter. Alors, c'était à lui de se montrer optimiste et fort ! Tant pis si le directeur viendrait lui damer le pion, mais la demoiselle inspirait en lui, la passion. La passion ... Oui ... Son cœur raisonnait avec cette même force qu'il l'avait incarné. Il ne pouvait laisser Maya sans tenter quoi que ce soit. Atios le savait ... Au fond, il était là pour ça. Mais comment faire. Sa timidité, sa peur de se faire jeter comme un malpropre. Il ne voulait pas la froisser. Que faire. Ici, tout dépendait vraiment de comment la personne réagirait. Et difficile de comprendre celle qu'il voulait rassurer puisqu'elle changeait tellement vite de caractère qu'il était perdu. Pourtant, il devait pouvoir y faire quelque chose. Ceci dit, la dernière réaction de la demoiselle le calma net. Beau. Comme. Un. Dieu. Non. Non. Nonononononon. Il n'était pas un dieu voyons ! C'était trop que de vouloir faire de lui une divinité. Il en était loin d'en être une. Non, son cœur était humain. Son corps aussi. Sa conscience aussi. Il n'était pas plus dieu qu'omnipotent. Mais ses états d'âme concernant sa condition n'étaient pas importants. Le cas de Maya était plus important pour l'instant que de débattre ou non sur le fait qu'il soit une divinité. Même s'il détestait réellement ce concevoir ainsi. Il se passa la main dans les cheveux en la regardant. Elle détestait son nom ... Mais au moins, c'était confirmé qu'ils étaient parents. Sa femme ? Nononon, trop jeune. Quoi que ... Après tout, ici, des époques de toutes sortes se croisaient. Non, si elle aurait été sa femme, elle ne serait pas là avec lui en ce moment.

Sa fille ? Ou sa nièce ? Là aussi, elle semblait trop préoccupée par cet hom-... Ce dieu, pour qu'elle puisse être sa nièce. Elle l'avait espionné de loin, après tout. Le silence commençait à s'imposer depuis quelques secondes déjà et Atios hésitait, encore et encore. Que faire, honnêtement ? Il baissa le regard sur ses chaussures. Lui une divinité ? Quelle blague. Il était impuissant face à la détresse de celle qui l'avait abordé. Il serra son pull, sa chemise et son t-shirt, pour tenter d'étouffer sa frustration. Depuis qu'il avait récupéré ses souvenirs, une partie de lui était plus ... Impulsive. Mais il se souvenait toujours d'avoir douté, lorsqu'il avait pu régner sur des hommes.. Et son entêtement à ne vouloir blesser personne et à être impartial l'avait conduit à être impitoyable. Ce faisant, il n'avait su protéger personne. Alors, pour une fois, il ne voulait rien regretter. Et tant pis si c'était lui qui souffrirait de cet échange. Après tout, les relations humaines se résumaient à ça... Se rapprocher des autres quitte à se blesser mutuellement au passage. Il ne pouvait pas être égoïste et se protéger, lui et sa timidité, son envie de ne pas être blessé. En son for intérieur, il s'interrogea : que voulait-il ? Ce qu'il voulait ...

C'était que la jeune demoiselle aille mieux. Alors, le premier réflexe, quand la magie n'était pas son fort ? Eh bien, ce fut simple. Il inspira un grand coup et prit la jeune demoiselle dans ses bras. Il la serra sans trop réfléchir et quand il remarqua ce que son impulsivité lui avait fait faire, son visage, dans le dos de la jeune fille, s'était couvert par la gêne. Il l'avait fait. Et son cœur allait lâcher. Mais maintenant, il fallait parler. Et avoir l'air cool. Même s'il n'était pas là pour ça.

Je ne comprends pas réellement ce qui ne va pas avec le directeur ... Mais... Mais ne fais pas cette tête ! Je suis sûr que ça peut s'améliorer ! Et puis, même si ce n'est pas à moi de faire quoi que ce soit, s'il le faut .. Et surtout si on m'indique l'entrée de son bureau, je n'ai pas peur d'y aller et lui demander des comptes pour toi ! Et là, petite pensée. Il n'imaginait pas les pouvoirs dudit directeur. En fait, il risquait sa peau s'il faisait ça mais .. Même si je risque de me faire tuer .. Enfin, je me demande si on peut mourir ici ... Allons ! Pense à quelque chose de plus positif, tu essayes de la réconforter, pas de l'attrister, idiot ! Enfin bref. Souris ! Tu es réellement plus jolie quand tu souris ! Et puis .. Je ne suis pas vraiment un dieu hein ... Je suis humain .. Et même toi, je suis certain que ton cœur est humain ! Alors si tu veux, on peut aller maintenant dans son bureau. Et s'il le faut, je brise sa porte avec Excalibur ! Tu vas voir, il ne pourra pas faire longtemps son malin ... En théorie .... J'espère ... Il doit être fort, mais tant pis !

Et là. Zut. Zut. Sa langue à fourchée. Prions pour qu'elle ne s'attache pas au nom qu'il avait donné. Ah bah c'était magnifique, quel discours. Il avait envie de se mettre des claques.

<< Quel boulet je fais .... Changeons de sujet !>>

Alors, il laissa quelques secondes s'écouler en regardant ses bras dans le dos de la demoiselle avant d'ajouter : ▬ C'est ton père, non ? Pourquoi tu n'es pas avec lui ? Je veux dire ... Si tu es sa fille, il doit avoir une place particulière pour toi, au sein de son cœur. Désolé .. Si je suis bête et que je ne comprends pas le problème ... Mais si tu m'expliques, je suis certain qu'on peut tout arranger.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Dim 7 Oct 2012 - 13:22
Qu'essaye-t-il de faire en l'enlaçant de la sorte ? Se substituer à Isanagi et faire ce qu'il aurait dû faire en retrouvant son enfant ? Réconforter Maya en agissant comme un autre aurait dû agir ? Il a faux. Tout faux. Maya ne sait pas ce qu'elle voudrait, mais ce n'est certainement pas ça. Jamais elle n'a attendu de tendresse venant de sa part, quand bien même elle n'a pas le souvenir d'en avoir jamais reçu de son père.
Mais elle ne bouge pas. Elle ne lui rend pas non plus son affection. Qu'il continue si ça l'aide à penser qu'il est utile pour elle... ça ne la gêne pas. L'adolescente se contente juste de bouger la tête sur le côté pour voir autre chose qu'une chemise... et pour pouvoir respirer et être audible, naturellement.


- Dans l'esprit d'une humaine, tu sais ce qu'il y a de pire que de ne pas être avec son père ?

Pause. Pourquoi a-t-il lui-même posé la question ? N'a-t-il jamais eu de parent ?
Avec énormément d'amertume dans la voix, elle lui donne la réponse avant même qu'il n'ait eu le temps de réfléchir.


- C'est que lui ne soit pas avec sa fille.

Atios s'est trompé de sens. Qu'elle ait envie d'être avec quelqu'un, ça n'a aucune importance... elle préfère savoir que d'autres ont envie d'être avec elle, s'amusent en sa présence. C'était ça, ses dernières années sur Terre : tenter de rester dans la mémoire des autres. S'introduire dans leur inconscient pour qu'à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, ils pensent à elle. Mais si c'était réellement à sens unique, elle n'y gagnerait rien... et ne souffrirait pas de la distance entre elle et Isanagi.
C'est peut-être mal vu, mais Maya a besoin de l'estime des autres. Elle a besoin de se persuader qu'elle est l'image qu'elle souhaite diffuser : non pas une belle femme désirée, mais une fille amicale, sympathique, bonne amie. Peut-être qu'elle désire parfois déborder jusqu'à l'amie indispensable, mais elle retombe toujours sur terre en un clin d’œil. L'adolescente a toujours donné une image de fille adorable à son père, allant jusqu'à pleurer sur sa tombe après sa mort. Jamais ça n'a été un jeu ou une quelconque manipulation : on ne plaisante pas avec les morts. Aujourd'hui, le directeur ne lui accorde plus l'image qu'elle est en droit d'espérer de lui.

En vérité, c'est encore plus compliqué que ça. Maya ne force pas les gens à l'aimer en donnant une bonne image d'elle... elle analyse d'abord ce dont l'autre à besoin. Invariablement, si l'autre n'a besoin de rien, elle ne s’immiscera pas dans sa vie. Ce n'est donc pas si égoïste que ça... si ?
Alors, de quoi à besoin Atios ? D'une personne qu'il pourrait aider ? D'après ses dires, c'est exactement ce qu'il demande et ce que Maya peut lui offrir. C'est ainsi qu'il la voit... et ainsi qu'elle se montre. Maintenant...


- Est-ce que c'est ça être un Dieu ? Évoluer dans sa pensée, se renfermer sur soi, monter les échelons et devenir le maître ? Est-ce qu'on a droit de se servir de sa propre famille pour y arriver ? Tu n'as qu'une seule chose à te demander pour te mettre à ma place : « Pourquoi le Dieu des Dieux, celui qui choisit les âmes humaines et les guide en ces lieux, sélectionne l'âme de sa fille parmi des centaines de millions d'âmes errantes sur Terre, pour ne finalement pas se présenter à elle comme étant son père ? » questionne-t-elle d'une seule traite.

La jeune femme soupire et ferme à nouveau les yeux. Elle-même n'a aucune idée de la bonne réponse à cette question.

- Je ne suis peut-être qu'une enfant pourrie gâtée qui recherche à tout prix le malheur là il n'y en a pas. Ou alors, il m'a invité par pitié mais ne souhaite pas discuter à la sous-merde que je suis. Ce serait simple d'aller le voir et s'expliquer, mais... dans ma tête, je n'ai jamais trouvé... Elle marque une pause pour chercher comment définir ce qu'elle ressent. … « une bonne fin à cette histoire ».

Que ce soit une discussion sympathique où ils se retrouvent et s'expliquent ou des retrouvailles à sens unique, qu'adviendrait-il du « après » ? Elle saurait. Et alors ? Est-ce que ça modifierait le comportement général d'Isanagi ? En imaginant qu'il se mette à la couver et l'avantager davantage, Maya subirait les railleries et les chamailleries de ses camarades élèves Dieux. S'il ne la reconnaissait tout simplement pas, elle aurait du mal à continuer à vivre avec cette idée.

- Tout ce que je peux me dire, c'est qu'il y a quelque chose derrière le choix de mon père. Ne rien demander est peut-être mieux que savoir... Ça te donnerais envie de sourire ? Ça ferait légèrement faux... et je crois qu'il n'y a rien de pire que se forcer...


Ce n'est peut-être pas très juste, mais ainsi placée, tête contre le torse de Atios, Maya peut entendre ce qui se passe là-dedans. Elle peut sentir son cœur battre à tout rompre. Il doit être touché par l'histoire... mais pour un inconnu, il n'y aurait vraiment pas de quoi. S'il se laisse infliger les histoires des autres si facilement, il aura du mal à supporter la vie ici. Et-il au courant que les Dieux sont tous morts une fois... ?
Maya pose sa main sur son torse et pousse doucement pour lui indiquer qu'elle aimerait bien qu'il la lâche. C'est bon, maintenant qu'elle a tout dit, ils n'ont plus besoin de cacher leur visage. D'ailleurs, son expression à elle n'a pas changé, toujours tout à fait neutre. Quoique... on pourrait y déceler une pointe de soulagement.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Dim 7 Oct 2012 - 15:29
Une sous-merde ? Que de mots tristes dans la bouche d'une demoiselle tout à fait normale. Il ne comprenait pas. Mais c'était une piste, du moins l'espérait-il, vers les véritables souffrances de la jeune demoiselle. Aha. Maya et Atios n'étaient pas si différents. L'un avait besoin de voir les autres heureux pour se sentir heureux. L'autre avait besoin de donner aux autres ce dont ils avaient besoin pour se sentir exister. Ils étaient tous les deux des idiots. Ceci dit, le jeune homme à l'épée ne faisait pas que ça pour lui. Oui... Le débat philosophique sur la motivation de ses actes était sans fin, pour qui le faisait-il finalement ? Le faisait-il pour lui ? Pour elle ? Les deux ? Et, si c'était d'abord pour lui et ensuite les autres, était-ci si mal? La seule réponse valable qu'il avait, c'était que c'était mieux que de ne rien faire du tout. Il était peut-être un simple putain de chevalier blanc égoïste et égocentrique prêt à tout pour les autres et donc se donner un sens à son existence, mais où était le mal ? Et même s'il était aussi torturé, cela n'empêchait pas qu'il restait faillible dans son coeur et qu'il le savait. Oui, il n'avait jamais cessé d'être un humain. Même quand il avait voulu changer ses choix, il n'avait pas cessé d'être humain. Et même s'il possédait un peu de sang de dragon, cela ne changeait pas encore une fois, sa conscience et son âme. Après tout, l'apogée de son règne s'était faite dans le sang de son propre peuple déchiré. Il n'avait pas pu les sauver. Il n'avait pas pu être parfait. Il avait dû accepter qu'aucun règne, aussi impartial soit-il, était parfait. Même s'il avait sacrifié sa propre humanité pour tenter d'être juste, même s'il avait tout fait pour ne pas faire d'erreur, Camlann fut le symbole de la fin de son utopie paisible. Et ce n'est pas sa seconde vie humaine qui lui apprit à aimer sa nature perfectible et humaine. Oui... Plus d'espoir. Plus de désir. De la culmination de ses deux vies, il ne lui restait plus qu'une certitude stupide. Le but de la vie ... C'était d'en faire ce que l'on en voulait, en dépit de tous les autres. Certes, il valait mieux respecter les libertés des autres, mais en tout cas ... Il fallait vivre pour soi. Et non pour les autres. Le concept même de vie nécessitait d'être égoïste, de toute façon, dans sa simple survie humaine. Il s'éloigna d'elle et fit quelques pas devant cette dernière, avant de se mettre face à elle.

Tu as faux. Ta réponse n'est bonne que pour toi. Ce qu'il y a de pire pour un être Humain, c'est de voir tout ce en quoi il a mis son âme et ses efforts, échouer et s'écrouler. Ton père t'a abandonné... Moi, j'ai amené tout un peuple à s'entretuer, car je n'étais pas parfait. Et j'ai fini par mourir sous les coups de mon fils, qui lui, ne voulait qu'une chose .. Que je le reconnaisse en tant que tel. Mais à l'époque, j'ai fait le choix qui me semblait le plus juste pour l'intérêt de tous. Et j'ai tout perdu.

Oui ... Il avait était dit un jour :

La légende dit que je ne comprenais pas les sentiments humains. J'ai voulu être parfait. J'ai rejeté mes émotions. J'ai fait en sorte d'ignorer toute notion d'humanité. J'ai voulu devenir le roi idéal. Et le résultat fut que plus je m'en approchai ... Plus les gens me rejetaient. Il n'a fallu qu'une étincelle pour que le pays soit secoué par une guerre civile. Et j'ai promis un jour de revenir sauver mon pays. Mais qui peut dire que je peux ou non le sauver ? Aurai-je dû être un roi cupide et égoïste ? Aurai-je dû rejeter toute notion de chevalerie ? Ou alors, dois-je simplement accepter que tout règne ne peut-être parfait et doive prendre fin ?

Toutes ces questions n'avaient pas de réponse. Sauf une, qu'il avait trouvé.

Je ne sais pas combien de fois j'ai vécu, encore et encore, la bataille qui m'a coûté une première fois la vie. Mais le fait est que le cycle s'est brisé, un jour. Quand j'ai accepté que je ne pouvais pas être parfait.

Combien de réincarnations pour sauver un royaume ?

Je n'ai qu'une chose à te demander ? Que veux-tu ? Pour ma part, je ne veux qu'une chose, désormais. Vivre et apprécier ce qui peut l'être. Cela passera par aider les autres du mieux que je peux, si possible. Je pense ... Je pense pouvoir comprendre ton père et sa position.

Peut-être qu'il avait faux, mais Atios, ou plutôt, anciennement, Arthur, avait du rejeté son fils. Parce qu'il n'aurait pas pu faire un bon roi. Le seul moyen de dépasser un idéal ... C'est d'arrêter de le vénérer. Un idéal nous tire vers le sommet, mais c'est bien parce qu'il est idéal qu'on ne peut pas l'atteindre.

Tu sais, ici, si j'ai bien compris, l'unique Dieu des Dieux, c'est Deus. Pour ton père, il est l'un de ceux qui fut choisi pour diriger l'académie. Ici, des milliers de destinées enchevêtrent. Un roi ne doit pas se laisser dépasser par ses émotions. Sinon, il devient un tyran. Ton père ne peut pas être proche de toi. Parce qu'il est un directeur ici, pas ton père. Mais je suis sûr qu'au fond, il t'observe, aussi loin que tu es de lui et qu'il te surveille.

Atios prit une pause. Oui, il n'avait pas détesté Mordred. Il l'avait rejeté, car il n'était pas selon lui, capable d'être roi. Deux idéaux les séparaient. Lui, il l'idéalisait. Atios, avait idéalisé une utopie de paix. Deux objectifs différents qu'aucun des deux ne put dépasser, entraînant dans leur chute, le royaume de camelot. Et puis, ici, le fait est qu'elle soit la fille d'un directeur, pouvait impliquer des tas de choses néfastes pour la demoiselle. Une rivalité devait exister en ces lieux, il était certain. Même si elle était la fille d'un des directeurs, cela devait être secondaire, pour éviter des problèmes pour tous.

Je veux croire qu'il te protège. Et puis... Même si je me trompe, si tu veux une bonne fin à l'histoire, il n'y a qu'un moyen de l'obtenir. L'écrire toi-même. Pour que tu ne puisses pas la regretter. Je serais là pour t'aider si besoin. Pour ma part, il n'y a rien de pire que le doute. C'est pourquoi je préfère agir que guérir. Et parfois, guérir, ça ne fonctionne pas. Et la blessure s'infecte.

Atios n'avait pas l'habitude de parler autant. Mais bon. Ici, il tentait encore d'aider la jeune fille, en confiant des expériences personnelles et ce qu'il pensait. Elle en ferait ce qu'elle voudrait. Elle en retirerait ce qu'elle voulait. Chacun avait sa propre réponse à sa vie. Pour sa part, il ne voulait plus regretter maintenant.

Plutôt que te demander pourquoi tu es ici, ne devrais-tu pas simplement profiter de la chance que tu as pour être avec ton père ou faire ce que tu as envie ? Je suis mort un nombre de fois incalculable et à chaque fois, je regrettais de n'avoir pas pu profiter plus de mon temps et d'avoir mieux agi. Tu as l'éternité pour parfaire ton existence et répondre à toutes ces questions. Et puis, une dernière chose.

Atios fit un sourire assez enfantin, affectueux. Comme celui d'un garçon en maternelle qui tend une pâquerette à une fille de sa classe. Il lui déposa une bise sur la joue :

Tu n'es pas une sous-merde. Tu es ma première et précieuse amie dans cette nouvelle existence. Et nous écrirons encore de nombreuses pages dans le livre de nos vies. Alors, veux-tu m'aider à les écrire ? Je suis sûr que ton père reconnaîtra tes efforts le moment voulu !

Eh oui... Aussi fou que cela puisse paraître, il était bien un porteur de facteur draconique. Après tout, si les démons pouvaient bien pleurer, les descendants de dragons pouvaient bien être des gentils niais enfantins. M'enfin, gare aux apparences. Le gentil petit dragon, même s'il était faible, saurait se montrer farouche quand le temps le nécessiterait. Ses pouvoirs étaient peut-être infiniment affaiblis dans ce corps, mais le jeune homme appréciait tout de même son existence. Le roi Arthur avait vécu, désormais celui-ci pouvait se reposer et vivre une nouvelle vie, différente de ces réincarnations de lutte. Atios pouvait enfin désormais être égoïste et bêtement affectueux. Il n'allait pas s'en priver. Son serment, il l'avait plus que rempli, de nombreuses fois. Il était temps de passer à autre chose et accepter qu'il ne pouvait pas être parfait. Son présent, désormais, il était ici. Dans l'académie de Deus, tenue par Isanagi Tensho et les autres directeurs, avec Maya Tensho et tous les autres apprentis-divinitées. Il ne savait pas où cela l'amènerait, mais déjà, sa vie humaine lui manquait un peu moins, maintenant qu'il avait rencontré la fille du directeur. Même sa juste frustration à l'encontre de son paternel s'était apaisée. Ceci dit, le rugissement du dragon s'échappa de nouveau de son estomac, poussant le jeune homme à porter une expression surprise. Oui, il avait faim. Il avait complètement oublié de se restaurer.
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Lun 8 Oct 2012 - 0:26
- Tu n'as pas compris... tu n'as pas compris... tu n'as rien compris.

Maya baisse la tête et renforce ses propos en hochant la tête de gauche à droite. Elle l'a écouté, elle n'a pas tout compris, mais il est évident pour elle que leur vie ont été si différente qu'ils ne peuvent s'identifier l'un à l'autre. Atios parle de roi, de chevalier, de guerre... Maya parle d'un père classique, banal. Ce ne doit pas être non plus la même époque, contrairement à ce qu'ils imaginaient plus tôt.

- Mais c'est peut-être la preuve que je ne suis même pas claire dans ma tête. fait-elle en baissant la tête.

Peut-elle réussir à lui faire comprendre ce qu'elle recherche vraiment ? Elle change de posture, croisant les bras pour mieux réfléchir.

- Je ne suis pas égoïste au point de vouloir qu'il joue son rôle de père... d'ailleurs, ça fait plus de 10 ans qu'il est mort sur Terre, ce n'est pas comme si j'avais absolument besoin de lui parce que je le revoyais maintenant. Je lui en veux parce qu'il ne m'a rien dit. Rien fait. Nada. L'hypocrisie totalement gratuite.

D'après Atios, le père de l'adolescente ne se présente pas à elle en tant que tel parce qu'il n'a pas le choix. Mais est-ce vraiment là la bonne réponse ? Peut-on réellement ne plus se considérer comme un père pour une raison x ou y ? Il est vrai que Maya ne s'est pas posé cette question... a-t-on droit de ne plus être parent du jour au lendemain ? Dans cet endroit, la Deus Académie, les règles ne sont plus les mêmes que sur Terre. Les directeurs dictent leurs propres lois. Il serait simple de dire qu'en ces lieux, une nouvelle vie commence. Dans ces conditions, pourquoi ne pas leur avoir tous retiré leur mémoire devenue inutile ? Pourquoi lui inflige-t-on le souvenir le plus douloureux qui soit ?
Maya change à nouveau de posture, reposant ses bras derrière sa tête. Elle relève les yeux pour observer le ciel. « Maya Tensho » ou Déesse indépendante ? Dans tous les cas, elle prend le risque qu'un jour, on ne sait pourquoi, Isanagi revienne vers elle et reprenne sa place. Soit elle l'attend et s'expose à souffrir à jamais jusqu'à la fin de la seconde vie, soit elle oublie et s'expose à...
Mais après tout... elle n'est pas difficile, elle ne demandait pas tant à Isanagi.


- À quoi se résume un rôle d'un père pour une femme de 17 ans ? « Bonjour, ça va ? », « Tu as fais tes devoirs ? », « C'est bien, je suis fier de toi ! »... « Je serais absent toute la semaine, je vais en formation à Tokyo »... Petite pause pour démarquer la prochaine citation. « Désolé Maya, comme je suis directeur de la Deus Académie, je ne pourrais pas assumer mon rôle de père ici. Je n'ai aucun temps mort, pas même pour respirer. Entraîne-toi, fais-toi pleins d'amis, et devient la Déesse forte et respectée que je rêve pour toi. » Est-ce que c'est vraiment demander la Lune... ?

Ces phrases, Maya vient de les improviser... et elle se rend compte qu'elle pourrait elle-même jouer le rôle de son père. Le substituer dans son esprit comme elle le faisait dans sa première vie. «Qu'aurait-il dit, qu'aurait-il fait, aurait-il permis ou refusé... ». À cette époque, elle n'avait pas besoin de son père pour qu'il lui autorise ou interdise de sortir avec ses amies... elle l'imaginait répondre en fonction de ce que lui décrivait sa mère.
Maya pourrait s'autopersuader d'avoir entendu ces phrases de sa bouche et cesser de se torturer l'esprit. Ce faisant, elle pourrait continuer, comme ces derniers jours, à vivre normalement, à étudier et à rencontrer des gens, mais sans jamais plus avoir à leur parler de cette histoire. Les autres n'auraient plus affaire qu'à une jeune femme souriante, joyeuse, bonne amie.
Est-ce que c'est vraiment ça qu'elle doit faire ?


- Je ne sais pas. Je ne sais pas quelle histoire écrire et je ne sais pas si mon père va la perturber, même sans le vouloir. Mais pourquoi pas. C'est déjà une idée positive en plus dans la tête.

Enfin, elle rebaisse les bras et soupire, expirant tous ses maux par la même occasion. Elle balance ses bras d'avant en arrière plusieurs fois, de gauche à droite à nouveau plusieurs fois... de la même manière qu'un échauffement avant un effort. Elle libère sa frustration. Elle continue en se claquant les joues, puis en pressant ses mains contre ses visages, ses yeux, puis son front. Finalement, elle s'étire de tout son long, faisant craquer quelques articulations au passage, puis sourit légèrement... mais ça ressemble plutôt à un sourire fatigué qu'à autre chose.
Elle se ravance vers lui, le prend par la main et l’entraîne dans une nouvelle marche vers la cafétéria. Marchant tout d'abord à reculons pour mieux le tirer et lui donner de l'élan, Maya se place ensuite derrière lui et le pousse franchement... pas jusqu'à le faire courir, mais tout de même pas mal déjà.


- Allez, arrête de réfléchir ou tu vas t'évanouir ! Viens !
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Lun 8 Oct 2012 - 14:41
Atios ne l'avait pas compris. Ou du moins, l'avouait-il, pas entièrement. Ce qu'elle voulait ... C'était plus simple. Ou plutôt, il l'avait plus ou moins compris, mais s'était centré sur ses expériences qu'elle ne pouvait pas comprendre, car tout était trop flou pour l'époque de celle-ci. Tokyo... La nouvelle capitale du Japon. Donc elle venait bien du XXI siècle. Foi d'Excalibur, il lui donnerait ce qu'elle désirait. Elle souhaitait retrouver son père, mais ne semblait pas avoir le courage d'aller le confronter, ou peut-être était-ce par fierté narcissique qu'elle attendait que celui-ci fasse le premier pas ? Atios n'en savait strictement rien, mais une chose était certaine ... Il était là pour forcer cet abruti de directeur à parler à sa fille et il serait là pour soulager les doutes angoissants qui persistaient dans l'esprit de cette dernière. Ces problèmes, ces souffrances, il était prêt à les affronter pour eux. Sa motivation ? Il trouvait ça injuste qu'un père ne dise rien à sa fille, alors qu'ils étaient si proches. Il trouvait ça triste, que Maya n'ose pas aller à sa rencontre. Alors, parfois, il fallait forcer la main au destin. Il risquait gros à faire ça. Déjà, le directeur, s'il l'était, ne devait pas être le dernier des péquenauds du coin. Il n'imaginait pas quels tourments ce dernier pourrait lui infliger pour son impudence et sa bravoure, une très vilaine punition, qu'elle soit physique ou psychologique. Après tout, dès sa sortie du temple de Deus, le jeune homme allait commencer à exercer ses fonctions d'apprenti-divinité en ayant l'audace de pénétrer le bureau d'un Dieu pour lui ramener sa fille en le sermonnant de l'avoir laissée arriver ici sans lui dire un mot tant que père. Oui, c'était le début d'une grande aventure qui s'annonçait ici, à l'académie des Dieux. Atios soupira un grand coup et se retourna vers la jeune fille, l'air sérieux. Il n'avait jamais eu une expression aussi déterminée depuis qu'il était arrivé ici. Il prit une grande inspiration. En tant que créature magique anthropomorphique, il ne savait pas combien de temps ses pouvoirs allaient fonctionner. Cependant, il allait avoir besoin de sa fidèle épée. Foi d'Excalibur, Maya retrouverait son père ! Atios leva sa main au ciel. Elle était toujours à ses côtés. Il sourit alors à la jeune fille et dit alors :

Je crois avoir compris. Tu vas voir, je vais ouvrir les yeux de ton père sur ton existence.

Alors, une vive lumière dorée se matérialisa au-dessus de la main du jeune homme qui se saisit d'une longue épée dorée. 90 cm de longueur, 12 de largeur. Comme qui dirait ... Ceci est un gros couteau à beurre. Sur la lame, des lettres d'origines inconnues marquées sa fabrication par les fées... La garde était d'or, décorée par un bleu royal qui se reportait là aussi sur la poignée. Atios, arme en main, venait de prouver son identité. Néanmoins, pour la jeune fille, cette magnifique arme qui brillait d'un éclat doré et chatoyant, quoi que faible, n'était pas reconnaissable. Pour autant, l'arme était réellement qualifiable d'épée sacrée, cela n'en faisait aucun doute quand on la voyait. Atios la souleva sans trop d'efforts. Même si son corps n'était plus trop habitué au poids de l'arme, le sourire de ce dernier s'intensifia lorsqu'il la regarda. Oui ... Elle était sa plus fidèle alliée, dans sa lutte contre l'éternité.

En route pour le bureau du dirlo ! Je te promets que tu vas l'avoir, la reconnaissance de ton père ! Je lui botterais les fesses si nécessaire !

Attrapant la main de la jeune fille, il se mit à courir. Vers où ? Vers le bâtiment administratif, voyons. Il ne savait pas où cet endroit était, puisqu'il l'avait vu depuis son point d'arrivée, le temple de Deus. Il se servit de son unique point de référence pour amener Maya en lui tenant fermement la main, jusque dans le bâtiment où il déboula sans se soucier des regards. Oh, Atios ne réfléchissait pas aux risques qu'il encourait. Après tout, il n'avait aucune idée du règlement intérieur, le directeur l'ayant accueilli l'ayant laissé sur le carreau. Ce serait l'occasion de lui poser quelques questions, si tenté qu'il en ait l'occasion. Après tout, il n'avait pas connu Isanagi Tensho et ne le connaissait que de vue. Peut-être allait-il dans l'antre d'un démon ? Peut-être que ce dernier serait tout à fait réceptif à la raison de la venue des deux jeunes en quête de réponses ? Il n'en savait rien ... Mais il voulait offrir la chance à la famille Tensho de se réunir ici. Après tout, si un jour, Mordred arrivait ici, il accourrait à sa rencontre pour s'excuser de n'avoir pu être le père idéal en même temps que le roi idéal qu'il avait été ... Peut-être que l'aventure qu'il venait de débuter ici serait sa dernière dans cette académie, mais Atios n'était pas un lâche. Non, à aucun moment, il n'aurait peur de dire ce qu'il pensait aux directeurs de l'académie. Cela promettait d'être intéressant. Oui.. Très intéressant.

HRP : je me suis arrangé avec Isanagi pour la suite ! Here!
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Re: Because I'm a lost & weak light inside of this vast sea of hope. - Dim 14 Oct 2012 - 12:54
Je me devais de noter ce rp. Et je ne suis pas déçu de l'avoir lu, il était long, intéressant, avec des bonnes descriptions (j'ai bien aimé comment tu m'as décris Atios). Ensuite c'est un bon rp dans son ensemble qui mérite son dû voilà tout. Voilà tout, continuez comme ça o/

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