Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Promenade matinale [pv Lord Vlad]

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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Mer 3 Oct 2012 - 16:57
Quelques secondes après qu'il lui aie parlé, elle arrêta de trembler, elle avait gagné, c'est du moins ce que pensait Vlad, inhabituellement enthousiaste. C'est alors qu'elle éclata d'un rire incontrôlable, un rire dément, un rire fou. Ce n'était plus Ealia qu'il avait en face de lui, c'était Aeleana. Elle lui attrapa les poignets, profitant de sa surprise, qui ralentissait considérablement son temps de réaction, sans quoi il l'aurait déjà plaquée face contre terre. Elle le repoussa, certes, pas avec une grande violence, mais de façon à l'obliger de reculer s'il ne voulait pas perdre l'équilibre. Elle le regarda droit dans les yeux, même si elle ne pouvait pas les voir, le masque créant un drôle de jeu d'ombre cachant en toute situation ce qui se trouvait derrière, s'il y avait vraiment quelque chose, ce dont lui-même n'était pas sûr. Il remarqua un détail troublant : ses yeux avaient changés de couleur, du rouge étrange qu'ils arboraient avant, ils étaient passés à un vert profond, mais ordinaire.

Elle se releva toujours secouée par son rire, lâchant ses poignets, puis épousseta son vêtement, dont elle semblait plus se soucier qu'Ealia qui s'était, un peu plus tôt, assise à terre sans la moindre considération pour celui-ci. Elle leva la tête dévoilant un sourire trop tiré, à la façon du fameux Joker, ennemi éternel de Batman. Un frisson parcouru l'échine de Lord Vlad avant qu'elle ne déclare en riant à moitié :

- Je dois te remercier ! J’y serais pas arrivée sans toi ! T’as achevé le boulot Vlad ! Enfin un peu de liberté, youhou, Aleana est de retour !

Quoi ? C'était ça Aleana ? Elle avait une drôle d'allure, en effet, mais loin, pour lui, d'une âme nourrie de haine. Enfin, elle s'étirait, elle n'avait sans doute pas fini son petit speech, car elle le dévisagea, les yeux grands ouverts, comme semble-t-il, elle avait l'habitude de le faire, haussant un sourcil. Elle continua sur une voix assez aiguë, pas très agréable à l'oreille, quoi qu'elle faisait sans doute exprès d'avoir, histoire de bien énerver ses interlocuteurs :

- Ola, t’es vraiment habillé comme ça ? Je pensais que ma vue déconnais à l’intérieur ! Ho ne me touche pas. Ou peut-être que si, mais autre part alors ! Elle accompagna cette phrase d'un sourire différend, plein de sous-entendus et d'un regard du même ordre. Et puis non, t’es bizarre et t’as un masque, c’est parce que t’es moche ? Haha, en fait ça donne un certain style… Non, j’ai rien dit, c’est juste laid ! Ha, je n’aurais jamais pensé que je sortirai grâce à toi ! J’aurai préféré un mec canon ! Ou peut-être pas, réussir sans aide aurait été plus prestigieux, mais un beau mec n’aurait pas été de refus, pour faire certaine chose avec lui… Dommage qu’Ealia n’ai pas un corps plus attrayant !

Sans trop réfléchir, pour ne pas laisser de blanc et ainsi accentuer son effet incisif, il lui dit ce qu'il pensait d'elle, s'introduisant par le même rire que celui qu'il avait laissé s’échapper de façon plus incongrue un peu plus tôt :

- HAHAHAHAHA ! Et toi tu te nourris de la quantité infinie de haine que l'esprit de ton hôte génère ? Toi tu es folle ? Laisse-moi rire ! Malgré ce qu'il venait de dire il arrêta ce qui pouvait ressembler à de l'amusement dans sa voix, laissant place à de la colère, l'émotion qu'il savait le mieux jouer. Tu n'es qu'une chienne en chaleur doublée d'une langue de vipère débutante. Tu fais peut-être bien les mimiques, mais franchement tu es gentille et saine d’esprit face à ce que j'ai pu voir dans ma vie de mortel. Je ne sais pas de quelle époque tu viens, mais si tu crois que tu peux faire peur à quelqu'un ayant vécu le début du 21ème siècle en étant au courant de ce qui se passe dans l'ombre, tu te trompes lourdement ! Ceux qui dirigeaient à l'époque n'auraient jamais remercié quelqu'un pour quelque chose d'aussi banal, il ne m'auraient pas repoussé sans être sûr de me mettre à terre... Eux, connaissent la haine et la folie ! TOI TU N'ES RIEN ! Acheva-t-il en la pointant du doigt, le bras tendu, pour donner un effet fataliste.

Puis il remit vite son bras le long de son corps, tous les muscles tendus, pouvant à tout moment servir à parer une éventuelle charge de la part d'Aleana. Pour bien achever son raisonnement et du moins l'espérait-il sa destruction du moral de son opposante, il termina sur un ton mélangeant la lassitude, la moquerie et l'énervement :

- J'ai même un peu pitié de toi, si tu existes, c'est qu'Ealia accepte ton existence, tu es une caricature de la haine qu'elle a créé et dont elle peut très bien se débarrasser seule, si seulement elle s'en rendait compte. J'ai presque envie de ne pas demander l'aide d'un ou l'autre apprenti-dieu pour faire disparaitre une illusion telle que toi.


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Dernière édition par Lord Vlad le Mar 23 Oct 2012 - 19:20, édité 1 fois
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Mer 3 Oct 2012 - 21:34
Voila il s'était énervé en un rien de temps. Aleana aimait ça plus que tout, elle voulait juste faire craquer les autres pour le plaisir. Il avait littéralement explosé après qu'elle avait fini de prononcer ces mots. De son côté, elle l'avait juste regarder en haussant un sourcil mais ses points se fermèrent quand il évoqua Ealia. Elle détestait qu'on parle d'elle ainsi. Elle ne put s'empêcher de souffler.

-Ealia n'a rien avoir là dedans, laisse la tranquille...


Même si elle doutait qu'il aye entendu, puisqu'elle l'avait dit lors qui terminait son discours, elle n'avait pas put s'empêcher de le préciser. Ce n'était pas sa faute. Elle ne devait en rien interférer dans cette situation. Elle continua à le regarder d'un regard empli de haine, mais cette fois-ci c'était pour une bonne raison. Elle lui dit d'un ir beaucoup plus sérieux, elle ne souriait plus, comme à chaque fois qu'elle parlait d'Ealia.

-Tu ne sais pas qui nous sommes, tu ne sais rien, tu n'as pas à juger ni moi ni ma Ealia. Si tu ne sais pas, tu ne dis rien, c'est tout. Alors je ne sais pas si tu fais ça juste pour t'amuser avec Ealia ou pour rattrapper tes erreurs d'avant, mais arrête de jouer avec elle. Elle commença à crier sous la rage. Tu la perturbes, tu ne comprends pas?! Pourquoi suis-je devant toi maintenant à ton avis? Car tu l'as influencée! Elle est fragile et extremement sensible, je ne veux pas que toi ou n'importe qui la brise!

Elle se calma et detourna le regard pour faire volte-face, elle porta une main sur sa tête, elle devait absolument arrêter de parler d'elle, ça la mettait dans tout ses états. Mais elle continua quand même, d'un ton redevenu calme. Elle se retourna et le regarda d'un air mélangent haine et dégout.

-Tu es un peu un monstre pour elle, tu la tortures mentalement, lentement tu t'insinues dans son esprit. Tu vas juste la briser. Ca t'amuser c'est ça? Est-ce que sous ton masque se cache un visage déformé par la folie? Les fous de ton époque, n'est pas plutot toi ce fou?

Il avait parlé du ving-et-unième siècles. Elle ne savait pas de quoi il s'agissait, elles étaient mortes vers 1748. Elle ne savait pas vraiment de quoi il s'agissait. Elle n'avait donc pas prêter beaucoup d'attention à ça. Elle voulait juste qu'il cesse de troubler Ealia, c'était pour cela qu'elle voulait venir, pour le die, et elle savait qu'Ealia l'entendait. Elle avait peur pour Ealia. Par contre, elle était d'accord sur le fait qu'elle n'était rien, mais ça, c'était entre Ealia, elle et l'Autre. Il n'avait pas interférer là dedans, de totue façon, personne n'était au courant.

Aleana soutena le regard du Lord terrible qu'elle commençait à détester pour une vrai raison, le pire, c'est qu'elle savait que c'était différent pour sa Ealia. Mais l'apprentie-déesse ne pouvait pas faire ça! Elle ne pouvait pas. Ses émotions avaient pourtant été entravée, son don de parole et d'expression. Tout cela contribuait à l'en empêcher. Même la chse qu'elle considérait comme des "coup de foudre" avaient été bloqué, même si ce n'était que temporairement. Pourtant ce n'avait pas marché et quelque chose avait fait sauté un cadenas. Et c'était cela qui énervait le plus Aleana. Il ne pouvait pas, commet cela se pouvait-il, jamais quelqu'un avait put casser un cadenas. Elle devait réussir à trouver la réponse.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Sam 13 Oct 2012 - 14:24
Il remarqua que son sourire s'était effacé, que son ton était enfin devenu sérieux et que son regard s'était intensifié, remplit d'une vraie haine qui ne faisait plus d'effet à Vlad, qui la pensait être une conscience archaïque, même pas capable de tenir son rôle d'entité démoniaque :

-Tu ne sais pas qui nous sommes, tu ne sais rien, tu n'as pas à juger ni moi ni ma Ealia. Si tu ne sais pas, tu ne dis rien, c'est tout. Alors je ne sais pas si tu fais ça juste pour t'amuser avec Ealia ou pour rattraper tes erreurs d'avant, mais arrête de jouer avec elle. Elle éleva encore le ton. Tu la perturbes, tu ne comprends pas?! Pourquoi suis-je devant toi maintenant à ton avis? Car tu l'as influencée! Elle est fragile et extrêmement sensible, je ne veux pas que toi ou n'importe qui la brise !

Il faillit perdre l'équilibre, tant il était lui-même perturbé : d'abord, il avait pensé à une Aleana comparable au diable en personne, nourrie d'une haine perpétuelle envers tout et tout le monde et tentant de le détruire. Puis il l'avait trouvé pitoyable, un diablotin nouveau né, une langue d'orvet, une machine à mimiques prétendument folles. Et voici maintenant qu'il la découvrait étrangement... humaine. Ses convictions à son propos venaient d'en prendre un coup. Il remit tout en question, sans bouger d'un pouce, pour contrairement à elle qui lui tournait le dos et se tenait la tête, ne pas afficher sa réflexion.

*J'ai rencontré une fille : elle m'a dit être schizophrène, que son esprit produisait de la haine et qu'une seconde personnalité, Aleana, se nourrissait de cette haine. C'est ce qu'elle veut me faire croire... Et si elle avait inversé les rôles ? Si c'était elle la fille pleine de haine, la manipulatrice qui le menait par le bout du nez depuis qu'il avait eu la mauvaise idée de lui proposer d’exaucer un de ses vœux. C'est une théorie qui tient la route. Si c'était elle le démon qui essayait de se débarrasser de la personnalité originale du corps qu'elle occupait... Mais elle avait pourtant l'air si... AHHH, je ne sais pas ! Puis dans ce cas pourquoi Aleana aurait une telle attitude à mon égard ? Et envers Ealia ?*

- Tu es un peu un monstre pour elle, tu la tortures mentalement, lentement tu t'insinues dans son esprit. Tu vas juste la briser. Ca t'amuser c'est ça? Est-ce que sous ton masque se cache un visage déformé par la folie? Les fous de ton époque, n'est pas plutôt toi ce fou?

Elle avait tapé dans le mile, lui même avait des doutes, de ce côté-là, il avait seulement un modèle très imprécis de la sainteté d'esprit. Il connaissait ses intentions, mais pourquoi voulait-il tant les/l' aider ? Il n'avait rien à se reprocher de sa vie passée, mais il devait avoir une bonne raison, c'était impératif, il n'agissait pas sans raison. Par convoitise ? Pour son corps et le plaisir qu'il aurait pu en tirer ? Mais c'est être un sacré hypocrite que de tenter de sauver quelqu'un de sa propre folie pour des raisons charnelles.
Soit, il était donc un bel hypocrite.
Il chercha autre chose à se reprocher concernant les dernières minutes, comme dans le devoir de faire son auto-critique, de déterminer si son esprit était aussi pervers que celui des hommes qu'il dénonçait par interminables listes sur la toile. Pourquoi n'aurait-il pas essayé depuis le début d'en faire son esclave, sa marionnette, son jouet ? De la manipuler à sa manière, de la rendre saine et reconnaissante pour en faire ce qu'il désirait ? Il aurait très bien pu, c'est ce qu'il faisait des ordinateurs et des gens sur les chats de son vivant, les montant contre ses ennemis et utilisant la puissance de calcul de leurs machines et de la sienne pour multiplier la puissance de ses actions.
S'il était fou pourquoi le saurait-il ? Les gens qui laissaient faire les fous de son époque, les mettaient même souvent au pouvoir, ne se rendaient pas plus compte qu'eux-mêmes des atrocités que ces gens considéraient comme communes, banales, anodines. Personne ne le voyait, pourquoi serait-ce différend ici ? Et si "Elles" qui était manifestement folle l'avait senti... Sa folie expliquerait le titre dont il s'affublait : "Lord", titre que l'on donnait aux grands possesseurs de terres au Moyen-Age, des gens craints ou respectés, des gens de pouvoir, qui ne se refusaient pas le moindre des loisir, mais devait partir en guerre pour le peuple qu'il méprisait. Peut-être ce titre lui permettait d'affirmer sa supériorité, parfaitement illusoire, cela dit et l'invitait à traiter les autres comme des pions.
Soit, puisqu'il devait en être ainsi, il serait un noble de pacotille, hypocrite et manipulateur, qui se montre sans cesse arrogant, orgueilleux, méprisable,... et il le serait franchement.

Il rouvrit les yeux qu'il avait pris le risque de fermer pour penser, laissant un terrible blanc dans ce dialogue, à raison d'une vingtaine de secondes, ce qui quand on y pense, n'est pas énorme, mais parfaitement relatif à sa vitesse de réflexion maximale, que pour atteindre, il devait être isolé. Son regard plongeait droit dans les trous de son masque, remplit d'une haine franche, ce qui était ridicule de son avis, alors qu'il ouvrait les yeux. Son visage n'était pas si terrifiant, pas du tout même.
*Elle, elle en a un, au moins.*
Il était dans une crise de folie une crise aigüe, jamais auparavant il n'aurait eu un fou rire de cette constatation, plus déprimante qu'autre chose. Pourtant là, il rit, de son rire toujours plus ou moins le même, mais dans lequel, cette fois, on trouvait de la véracité. Il riait vraiment comme le démon qu'il jouait habituellement pour épater la galerie, le démon sans visage.

Soudain, il s'arrêta comme il avait commencé, demandant immédiatement à Aleana :

- Bravo, comment as-tu deviné ? Je suis au moins aussi fou que vous, c'est peu, mais c'est suffisant pour faire ce que je veux faire pour le moment. Pour le moment, j'ai décidé que j'allais te soigner, qui que tu sois vraiment, quel que soit ton mal, je te soignerai de tout jusqu'à ce que tu sois guérie, normale, saine d'esprit et en bonne santé. Tu me devras ensuite me rendre le service, en te mettant à mes ordres, par exemple et ensuite...

Il s'interrompit avant de se rattraper :

- Mince, j'en dit trop. Est-ce une habitude des méchants de révéler leurs plans aux mauvais moments ? HAHAHA, en même temps. C'était couru d'avance, j'avais perdu dès ton apparition sur cette scène, Aleana ! Je retire ce que j'ai dit, tu n'es pas rien, tu ferais une très bonne héroïne à affronter...

L'histoire est bien belle d'ailleurs : la personne à deux facette, l'une blanche avec un fond noir, l'autre noire, mais pas si méchante qu'on pourrait le croire, rencontre un matin un individu paradoxal qui fait le bien pour faire le mal et le mal pour faire le bien. Le ying et le yang contre un homme ni blanc, ni noir... Dans une certaine mesure, nous nous impliquons dans un immense combat qui fait rage depuis une éternité : le bien contre le mal. Ton équilibre mental repose sur cette notion et moi, je me suis donné le devoir de le briser, de faire gagner un camp ou l'autre, de mettre fin à la trêve.


Tous les marchands avaient les yeux rivés sur eux, depuis un bout de temps déjà et n'osaient pas intervenir, surtout qu'ils ne comprenaient qu'à moitié ce qui se tramait et que les deux personnes leur faisaient au moins aussi peur l'une que l'autre...


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Dernière édition par Lord Vlad le Mar 23 Oct 2012 - 18:38, édité 1 fois
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Sam 13 Oct 2012 - 15:41
D'après Aleana, son discours avait révélé le véritable homme qui se cachait derrière se masque. Un mince sourire s'était profilé sur le visage de la jeune fille. Voila ce qu'elle était, pas vraiment de la haine, mais plutôt de la torture psychologique. Ses paroles n'étaient pas vulgaires, non, elles étaient cinglantes et blessantes. C'était la véritable Aleana, dans son état stable, et cela ce faisait seulement quand on parlait d'Ealia. Mais elle pensait tous ce qu'elle disait, elle était faite pour ça. Ou plutôt, elle avait été crée pour ça, et pour rien d'autre. C'était le rôle d'Aleana, de dévoiler au grand jour la véritable personnalité des autres. Ealia était l'âme originelle, ligotée, privée de communication. Et il n'y avait qu'une chose qui parvenait à faire entendre Ealia et Aleana; elles voulaient la liberté, elles voulaient sortir de l'influence de l'Autre. Mais c'était impossible pour l'instant, elles n'avaient pas la force de battre le maître du jeu.

Le Lord avait brisé le masque du contrôle et sa véritable personnalité était là, du moins celle qu'Aleana avait voulu faire sortir. Son rire psychopathe était bien réel et non feint. Il conta une histoire, leur histoire. Le ying et le yang contre l'homme au masque. C'était vrai, c'était le combat, même si une autre entité allait intervenir. Il devenait fou, comme pouvait-il croire qu'elles effectueront le moindre de ses désirs, il avait insisté pour les aider, pour aider Ealia plutôt. Elle ne lui avait rien demandé, elle lui avait même dit de ne pas le faire. Alors pour quelle fichue raison elles allaient devoir lui obéir?
Il devenait instable, à l'encontre d'Aleana dont la santé mentale prenait de la consistance. Comment pouvait-il insinuer des choses pareilles, lui qui avant avait l'air prêt à combattre n'importe quoi en restant stoïque? Aleana ne pouvait pas le laisser faire! Il ne pouvait pas faire gagner un camp. Il ne comprenait pas la complexité de la chose, Ealia et Aleana elles-même ne comprenaient pas tout. Et s'il réussissait, qui pouvait dire si la santé mentale des habitants du corps ne seraient pas en déséquilibre et s'autodétruiraient ou deviendraient pire encore?

Aleana écouta patiemment en jetant des regards noirs aux commerçants qui regardaient d'un oeil très inquiet la situation. Certain détournèrent les yeux, d'autre fermèrent carrément leurs étales pour partir. Ils sentaient l'aura de folie qui dégageait des deux personnages étranges au milieu du chemin. Aleana ne souriait déjà plus, fusillant du regard le fou devant elle, elle passa une main dans ses cheveux et répliqua d'un ton méprisant:

-Comment peux-tu penser que nous t'obéiront? Même si nous sauvait la vie, nous ne ferions rien pour nous racheter! C'est comme ça veux-tu, l'humanité est égoïste. Et répète encore une fois ce que tu as dit après et je t'écorche vif, à commencer par le masque.

Elle marqua une pause, ses poings s'étaient fermés et elle serrait les dents si forts qu'elles auraient pu exploser.

-Comment peux-tu oser t'interposer dans notre problème! Nous n'avons en rien besoin de toi! Mais tu es trop plongé dans ta folie que tu ne comprends rien à ce qu'il peut arriver si tu essayes de faire gagner un camp! Réfléchis un minimum, penses-tu même que nous te laisserons faire?! Même Ealia ne s'y risquera pas! Elle a vu ton vrai visage maintenant, tu n'es qu'un monstre pervers sans visage. Cette histoire ne commencera jamais, renonce à tes idées idiotes et accepte la situation! Tu ne saisis pas la complexité de notre cas! Tu ne sais même pas l'origine du problème!

Elle marqua une pause pour se remettre en état, quand elle avait parlé, elle s'était progressivement approché et elle était maintenant à un petit mètre de lui. Ses doigts serraient son kimono à en devenir blancs. Aleana reprit d'un ton très sombre:

-Quand à cette histoire vouée à finir mal, oublie là, chacun est maître de son destin. Chacun est l'écrivain de sa vie, et personne ne peut prendre sa place! Notre destin n'est pas celé à cette bataille sans fin. Nous avons accepté la situation, et nous arrivons à vivre ainsi, j'aide Ealia, elle lutte contre ses liens, et nous luttons ensemble. Notre vie est très bien, nous n'avons pas besoin qu'un personne sans visage débarque pour semer la zizanie.

Elle devait lever la tête pour le regarder, mais elle ne voulait pas reculer. Elle était forte, ses idées s’éclaircissaient de secondes en secondes, et elle avait une certitude, elle détestait le Lord. Mais une voix résonnait dans sa tête "C'est ta faute s'il est comme ça, moi je lui fais confiance." Aleana secoua la tête, il ne pouvait pas, il n'y arriverait jamais, et puis, elles étaient plus forte ensemble. Que deviendrait-elle sans Ealia? Rien probablement, sans but, une âme seule dans un corps. Elle ne pouvait pas l'imaginer, plutôt disparaître que d'avoir ça.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Dim 14 Oct 2012 - 16:09
Elle lançait des regards noirs aux marchands inquiets qui, pour les plus peureux, pliaient boutique pour partir à la hate. Quand il eut fini de délirer sur l'histoire dont il serait le méchant, elle lui lança le même regard, se passa la main dans les cheveux et lui rétorqua avec mépris, comme de les dernières fois :

- Comment peux-tu penser que nous t'obéiront? Même si nous sauvait la vie, nous ne ferions rien pour nous racheter!
*Je n'ai qu'à lui faire croire que j'ai un pouvoir qui l'y forcerais... un pouvoir...*
- C'est comme ça veux-tu, l'humanité est égoïste. Et répète encore une fois ce que tu as dit après et je t'écorche vif, à commencer par le masque.

Elle se tut une seconde, il remarqua que ses poings étaient fermés, que tout son être était crispé. Il se moqua d'elle intérieurement....

-Comment peux-tu oser t'interposer dans notre problème! Nous n'avons en rien besoin de toi! Mais tu es trop plongé dans ta folie que tu ne comprends rien à ce qu'il peut arriver si tu essayes de faire gagner un camp!
*Ma folie, pourquoi ce mot sonne si bien à mon oreille ? Que m'arrive-t-il ?... Peu importe ! Je ne peux pas perdre, je dois me battre, je dois la faire craquer et la détruire...*
- Réfléchis un minimum, penses-tu même que nous te laisserons faire?! Même Ealia ne s'y risquera pas! Elle a vu ton vrai visage maintenant, tu n'es qu'un monstre pervers sans visage. Cette histoire ne commencera jamais, renonce à tes idées idiotes et accepte la situation! Tu ne saisis pas la complexité de notre cas! Tu ne sais même pas l'origine du problème!

Il remarqua qu'il était tout près d'elle, à un mètre seulement, mais quand s'était-il approché ? Il ne contrôlait même pas son corps, pensait-il. Aleanna reprit avec le même ton mauvais et agressif :

-Quand à cette histoire vouée à finir mal, oublie là, chacun est maître de son destin. Chacun est l'écrivain de sa vie, et personne ne peut prendre sa place! Notre destin n'est pas celé à cette bataille sans fin. Nous avons accepté la situation, et nous arrivons à vivre ainsi, j'aide Ealia, elle lutte contre ses liens, et nous luttons ensemble. Notre vie est très bien, nous n'avons pas besoin qu'un personne sans visage débarque pour semer la zizanie.

Elle était à portée de bras, Lord Vlad ne sentait pas qu'il avait avancé, pourtant... Il perdait toute conscience de son corps, de ce qu'il disait, de ce qu'il voyait... Que lui arrivait-il ? Était-il vraiment en train de sombrer dans sa propre folie ? Ou était-ce elle, qui lui transmettait la sienne ? Car elle semblait avoir les idées de plus en plus claires, qu'elle semblait prendre qu poil de la bête et devenir réellement effrayante. Elle semblait déterminée à le vaincre alors que lui avait déjà du mal à se fixer un objectif. Il eut soudain une idée claire dans toutes celles qui se présentaient : c'était son pouvoir, le leurs, à elle et Ealia. Il était sous son influence, il devait s'échapper tant qu'il lui restait une once de bon sens. Mais il n'arrivait déjà plus à avoir une réaction logique, un scénario qui n'impliquerait pas de partir à dos de dalmatien, qui lui permettrait de s'échapper. Il ne pouvait plus reculer, il pensa plus qu'à la faire fuir, si lui n'avait plus les idées assez claires pour partir, elle, sans doute, les avait. Mais là encore, peu d'idées entraient dans une logique saine, deux options retinrent son attention : l'enlacer faiblement, pour lui faire le repousser et espérait-il, la faire fuir, ou la menacer avec un de ses couteaux et lui ordonner de partir, mais il avait peur de la tournure que risquaient de prendre les événements. Tant pis, il ne pouvait pas se permettre de rester près d'elle plus longtemps, il ne pouvait pas opter pour la première option, elle pouvait tout aussi bien rester dans ses bras, peut-être même était-ce ça qu'elle cherchait.

En prenant l'opinel de sa poche droite, il fit un pas en avant, réduisant la distance entre eux à quelque centimètres. Il leva la lame à quelques millimètres de sa gorge blanche en lui demandant d'une voix suppliante :

- Va-t-en ! Cours ! Fuit avant que je ne change d'avis ! Je peux très bien vous tuer ici toutes les deux ! J'ai déjà du mal à me contrôler.

En effet, la lame tremblait légèrement sans toucher sa peau. Sous son masque, il sentit une larme couler sur sa joue.


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Dernière édition par Lord Vlad le Mar 23 Oct 2012 - 19:35, édité 1 fois
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Dim 14 Oct 2012 - 17:12
Elle ne comprenait pas vraiment ce changement de personnalité si brusque chez lui, mais elle était contente d’elle. Elle le regarda méchamment, c’était au premier qui allait reculer, car elle savait que cette proximité était mauvaise pour eux deux. Comment avait-elle fait pour se rapprocher de lui sans s’en rendre compte ? Son esprit était presque complet et elle pouvait réfléchir plus de dix secondes. C’était étrange, elle ne se rappelait avoir bougé les pieds. Il fallait dire que sa perception était un peu embrumé, comme le reste, mais de moins en moins. Tant pis, elle ne pouvait pas revenir en arrière, Aleana ne voulait pas reculer, il pourrait prendre ça pour un signe de faiblesse.

Le silence se faisait électrique et pesant. Elle n’avait rien à dire, elle attendait une réaction de son interlocuteur. Mais rien n’y faisait. Ses poings étaient relâchés et ses bras pendaient le long de son corps. Que lui arrivait-il ? Elle ne comprenait pas, ça la perturbait. Elle savait que ses paroles pouvaient influences et faire tombé les masques, mais pas à ce point. Quelque chose d’autres intervenait, était-ce Lui ? Non, l’Autre n’avait jamais intervenu personnellement depuis leur naissance. C’était impossible, mais quel facteur pouvait rendre fou quelqu’un comme ça ?

Aleana n’eut pas le temps de réfléchir plus, un couteau avait apparu sous sa gorge. Le Lord était bien trop près pour elle, elle détestait cette proximité. Que faire, il lui disait de fuir, mais elle ne voulait pas ça. Une lueur de surprise était passée brièvement dans son regard, mais la colère avait vite remplacée celle-ci. Si elle faisait ça, elle savait qu’elle passerait pour une lâche. Ses bras était le long de son corps, elle en profita pour fourrer sa main le plus lentement possible dans sa ceinture, mais elle lui parla pour détourner son attention, d’un ton entre de la colère et de la tristesse, autant le faire réagir.

-Nous en voilà réduit à cette extrémité ? Tu veux maintenant nous tuer ? Mais es-tu conscient que personne ne peut mourir ici ? Si je meurs, on me ressuscitera et cela n’aura servit à rien. Elle avait atteint la bourse ou se trouvait la lame de rasoir, elle en retira une, en se coupant les doigts au passage. Mais, si tu nous tues, je pense qu’Ealia ne pensera plus à te faire confiance. Pourtant, il y a quelque instant, elle n’en démordait pas. Alors réfléchit bien.

Elle releva lentement la main pour la poser sur l’épaule du Lord. Elle avait dissimulé la lame de rasoir d’environ dix centimètres dans sa manche. S’il voulait la menacer, elle le ferait aussi. Ealia était pour finir assez prévoyante, avoir une arme petite et facilement camouflable était une bonne idée. Même si ici, on ne pouvait pas mourir, à moins que notre corps soi entièrement dissous. Le savait-il ? Elle ne savait pas vraiment, peut-être comptait-il la tuer puis ensuite détruire son corps ? Elle ne pouvait pas savoir, mais de toute façon, maintenant, elle pouvait faire pareil. Aleana se dit que le Lord était trop désorienté pour arrivé à comprendre pourquoi elle avait posé sa main sur son épaule. Elle comptait bien en profiter. Elle sortit habilement la lame et vint la poser sur le bord du masque du Lord. Elle sourit en riant de dépit.

-C’est dommage, maintenant nous sommes coincés. Tu essayes quelque chose, et je t’enlève ce masque par le sang, s’il est collé, et bien, tu seras juste « mort ». Alors que fait-on maintenant, Lord Vlad ? On s’entre-tue ? Ou vous décidé d’arrêter votre entreprise stupide ?

Voila quelque chose qui devait le faire réfléchir, et peut-être même le rendre à la raison. Elle-même se sentait moins crispée, plus calme et ses idées étaient parfaitement claires, sinon, elle n’aurait jamais pensé au fait qu’on ne pouvait pas mourir ici. Ha, les armes et leur effet calmant, ça faisait des miracles. Mais quand bien même, il fallait encore qui soit assez lucides pour avoir compris ce qu’elle avait dit, et ce n’était pas encore gagné.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Dim 21 Oct 2012 - 1:08
Tout d'abord, elle resta stupéfaite, il y avait de quoi. Mais plutôt que de fuir, ou même de reculer d'un pas, elle lui parla, d'une voix chargée en émotions, dans laquelle il ne sentait pas la peur. Elle était bien folle, folle et inconsciente, c'est ce qu'il pensa alors qu'elle lui disait :

- Nous en voilà réduit à cette extrémité ? Tu veux maintenant nous tuer ? Mais es-tu conscient que personne ne peut mourir ici ? Si je meurs, on me ressuscitera et cela n’aura servit à rien. Mais, si tu nous tues, je pense qu’Ealia ne pensera plus à te faire confiance. Pourtant, il y a quelque instant, elle n’en démordait pas. Alors réfléchit bien.

Elle lui donnait des ordres, c'était la meilleure... Non, il ne devait pas penser comme ça, il risquait juste de lui trancher la gorge s'il ressombrait dans son complexe de supériorité. Cette alternative, pourtant, lui faisait envie, terriblement envie, il voulait la voir gésir sur le sol, temporairement morte. Il voulait du sang, il voulait de la douleur et il n'arrivait pas à chasser ces pensées. Une seule idée lui permit de retenir sa lame de s'enfoncer dans la chair de la fille : il revoyait Curt Blackbird en train de le tuer, lui, le grand Lord Vlad, même pas en tenue correcte, presque sans difficulté et ce pour se défouler, exprimer ses pulsions sur quelqu'un. Les mêmes pulsions qui envahissaient son esprit et que son égo, qui refusait ardemment qu'il se "rabaisse" au niveau du professeur, lui interdisait de laisser sortir. Il n'y avait pas fait attention, ayant déjà assez de mal à se concentrer sur ses propres actions, mais elle avait posé sa main sur son épaule. Alors qu'il se répétait qu'il n'avait pas le droit de se rabaisser au même niveau que Curt, il sentit un objet sur le bord de son masque, une lame qui pouvait d'un seul geste, lui trancher quelques veines. Il la vit aussi sourire, puis rire, elle devait être contente d'avoir équilibré la balance.

-C’est dommage, maintenant nous sommes coincés. Tu essayes quelque chose, et je t’enlève ce masque par le sang, s’il est collé, et bien, tu seras juste « mort ». Alors que fait-on maintenant, Lord Vlad ? On s’entre-tue ? Ou vous décidé d’arrêter votre entreprise stupide ?

Le simple fait qu'elle ait prononcé son nom lui donna comme un coup de fouet, il eut une de ses pensées mégalomanes, mais brillantes, qu'il avait parfois dans les grands moments : *Oui, je suis Lord Vlad. Lord Vlad est son propre maître, même s'il doit se trancher le bras pour l'empêcher d'agir... Trancher le bras... ?*

Avant que l'idée lui sorte de la tête, laissant place à un scénario impossible de destruction du monde avec un canif, il l'appliqua le mieux qu'il le pouvait : il avait un couteau dans la main droite, il le planta dans son épaule gauche. L'initiative peut sembler stupide, voire folle, pourtant c'est l'adrénaline rapidement envoyée à son cerveau et la focalisation sur la douleur qui lui permirent de réfléchir de nouveau avec un certain bon sens. Plus d'envie de mort, plus de pensées idiotes, plus d'interruption de raisonnement. Mais même avec ça, il ne trouva pas de réactions appropriée, pas assez vite, car très rapidement, la douleur qui l'avait aidé à se raisonner plus tôt, lui fit tourner la tête et perdre l'équilibre. Par réflexe, de son bras libre, c'est-à-dire celui dont la main ne tenait pas le couteau enfoncé dans l'épaule de ce même bras, il essaya de prendre appui sur quelque chose, malgré la douleur et le sang descendants depuis l'épaule. Or la seule chose sur laquelle il pouvait trouver un semblant d'appui était le dos de celle qu'il tenait, quelques instants plus tôt, sous la menace d'une arme. L'appui espéré, d'ailleurs, fut bien illusoire, car en s'appuyant de tout son poids sur une petite zone, il l'entraîna immédiatement dans sa chute. L'atterrissage ne fut pas sans lui rappeler la situation périlleuse de son premier jour de cours, la première fois qu'il poignardait quelqu'un. Heureusement il eut, juste à temps, la bonne initiative de desserrer le manche du canif qui lui transperçait déjà huit centimètres de chair, sans quoi le choc l'aurait enfoncé plus profondément.

Il ferma les yeux à moitié conscient, sous les effets de l'endorphine et articula difficilement à l'intention d'Aleana et Ealya, qui avaient leur tête commune posée sur la base de son cou :

- Excusez-moi, je ne voulais pas vous faire de mal... Je... Je ne sais pas... ce qui m'a pris...


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Dernière édition par Lord Vlad le Mar 23 Oct 2012 - 19:35, édité 1 fois
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Dim 21 Oct 2012 - 10:10
Il eu un moment de silence. Rien ne se passait, Aleana attendait simplement de mourir, ou pas. De toute façon, elle ne pouvait pas mourir. Mais elle commençait à se sentir faible, comment cela se faisait-t-il ? Elle n’utilisait que peu d’énergie pour contrôler le corps d’Ealia. C’était étrange, Ealia lui mettait-elle une pression pour reprendre son corps ? Pour arrêter tout ça ? Aleana pouvait sentir que l’apprentie-déesse ne voulait pas que ça finisse comme ça. Mais elle ne pouvait pas céder, pourtant, elle sentait qu’une brèche s’était formée dans ses défenses. C’était impossible, seul l’activation de leur pouvoir pouvait la fatiguée. Ce pourrait-t-il que ?

Ses pensées furent stoppées par le Lord, il venait de se poignarder l’épaule. Aleana avait lâché sa lame par surprise. Il devenait complètement fou, ou était-ce justement un moyen pour reprendre ses esprits ? Elle n’avait pas pu réfléchir plus, car il commençait à tomber. La seule chose qu’il put attraper fut elle. Elle avait essayé de résister, mais il était trop lourd et elle tomba avec lui. Elle sentit comme un déclic dans sa tête. Son hypothèse semblait bonne, mais elle s’en serait rendue compte si son pouvoir c’était activé ! Dans sa chute, elle se blessa la paume de la main avec sa lame qui se trouvait à terre. Ca faisait mal et la lame s’était enfoncée presque entièrement, heureusement, dans le sens de la longueur. Aleana se retrouva sur le Lord. Elle regardait sa main qui saignait, le sang coulait sur le sol poussiéreux. La douleur était un des facteurs qui faisait le passage entre les deux personnalités. Mais elle résistait encore un peu. Elle ferma les yeux, la pression s’intensifiait, Ealia arrivait à faire la même chose qu’elle, elle apprenait vraiment vite. Etrangement, elle qui n’aimait pas le contact des gens, n’était pas vraiment mal à l’aise quand bien même et était allongée sur le Lord. Le fait qu’il aie un masque devait aider grandement. Ce n’était pas vraiment un homme, c’est ce qu’elle pensait, c’était surement pour ça.

Il s’excusa, et Ealia mit le plus de pression qu’elle pouvait, trop pour qu’Aleana puisse le supporter. Voulait-elle à ce point reprendre son corps ? Jamais elle n’avait fait autant d’effort. Il fallait dire que c’était la première fois qu’Aleana en faisait tant avec ses paroles. Ou avait-elle sentit que son pouvoir avait été activé et voulait-elle le stopper ? C’était trop dur de réfléchir. Sa tête lui faisait mal, la brèche s’agrandissait. Elle cligna plusieurs fois les paupières, elle ne voyait plus de l’œil gauche. Elle pouvait être sûre qu’il était rouge. Elle reprenait ses droits. Non ! Elle ne pouvait pas laisser sa protégée parler à ce type ! Mais d’un côté, elle n’avait pas vraiment grand-chose à craindre. Elle savait qu’Ealia penserait pareil, il ne ressemblait pas vraiment à un homme, plutôt à une poupée. Rien ne pouvait lui faire de peine, pas avec ça. Aleana sourit et baissa sa garde, rien à craindre, rien du tout. Tandis qu’elle fermait les yeux, Ealia reprit son corps. Elle rouvrit les yeux et vit la lame enfoncée dans sa paume, ça faisait mal.

Comme Aleana l’avait prédit, même si Ealia redoutait le contact des personnes, surtout du sexe opposé, ça ne lui faisait rien du tout. Elle était comme sur un lit, car il était grand. Elle se rendit compte qu’un silence s’était installé depuis qu’il s’était excusé. Elle se releva en appuyant sur la main blessée, tant pis pour ça, ça faisait mal, mais elle n’en mourrait pas, puisqu’elle l’était déjà. Elle se mit au dessus du masque, le visage qui pour une fois n’était pas neutre, mais triste. Elle était triste pour lui, à cause d’elles, il avait du se poignarder, il avait du se torturer l’esprit. Ealia sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle faisait le mal autour d’elle. Elle rendait les gens tristes et même fous. Et puis elle avait mal, elle pouvait sentir la lame s’enfoncer encore et encore dans sa chair. Elle posa le regard sur la blessure du Lord, à côté de lui, ce n’était rien. Une larme tomba dessus, elle articula lentement, d’un ton triste :

-Pardon… Ma faute…. Mérite pas… vivre...

Une autre larme tomba sur la blessure. La phrase exacte était presque la même. Pardon. C’est ma faute, je ne mérite pas de vivre ici. Si elle pouvait mieux parler. Tout serait plus facile. Elle put sentir son sang sur ses doigts. Sa main lui picotait. Une autre larme coula sur sa blessure. Ealia pleurait silencieusement, sans aucun reniflement, rien, son nez ne coulait jamais. Trois larmes avaient coulés, mais plus aucune ne tomba par la suite. Elle resta dans la même position, la tête cette fois-ci baissée. Elle avait honte d’elle. Elle décolla légèrement la paume du sol dans un bruit mouillé. Elle la reposa aussitôt, elle ne voulait en aucun cas qu’il s’occupe d’elle. Elle ne le méritait plus.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Mer 19 Déc 2012 - 16:08
Il rouvrit les yeux, elle était penchée sur son masque, elle avait les iris rouges sang, signe qu'il était en présence d'Ealia et un visage triste qui différait de cette neutralité, ce manque d'expression qui lui servait de masque et la rendait aussi inhumaine qu'il l'était depuis sa mort et avait été brisé par le chagrin. Il en était heureux, d'avoir pu l'aider, même si cela avait été en la rendant triste. Lui n'arrivait pas à être triste avec elle, pour lui même, il n'avait que pitié, au-delà des apparences qu'il donnait habituellement. Il se haïssait autant qu'il haïssait ce masque, indestructible et froid, qui le forçait à devenir un personnage qu'il avait lui-même créé de toutes pièces, à adopter ses gestes, ses intonations, ses sentiments, sa folie...

Il perdait conscience de son corps, il était de trop faible constitution, la blessure était très profonde et comme il l'avait remarqué à maintes reprises, la douleur, c'était pas son truc. Pour ne pas sombrer dans l'inconscience, il essaya de se concentrer sur quelque chose, tout ce qui lui empêcherait de s'endormir dans un contexte normal. La remarque, par exemple, qu'il n'avait jamais été aussi physiquement proche d'une fille depuis... c'était la première fois et qu'il n'avait même pas l'occasion d'en profiter, ne serait-ce qu'en en ayant pleinement conscience. Ou un détail qui l'énerverait, par exemple, comme tout ce qui échappait à son champ de vision très limité : Ealia avait regardé ailleurs un moment, elle avait regardé quelque chose d'autre et il ne savait pas quoi, ce qui ne lui empêcha pas de théoriser, d'imaginer les différentes possibilités, pour finalement conclure qu'elle avait la main posée sur une pierre. Il réfléchissait à toute vitesse, sous les effets de l'adrénaline, que son cerveau recevait, normalement pour fuir ou se défendre, selon l'instinct primaire. Il entendit, alors qu'il remarquait que la jeune fille avait disparu de son champ de vision :

- Pardon… Ma faute…. Mérite pas… vivre...

- Non, tu te trompes, j'ai fait ça par choix. Ton pouvoir ne change rien à ma décision et même si c'est le cas, je te pardonne. Puis arrête de t'inquiéter pour moi, je vais déjà mieux.

Répondit-il après avoir laissé quelques secondes de silence, pour se remettre les idées en place, car en effet, il ne sentait plus rien, ses drogues corporelles faisaient pleinement effet. Il essaya de s'appuyer sur un bras, choisit le mauvais, arrêta net quand une douleur lancinante lui vrilla les nerfs et réussit finalement à se redresser un peu grâce à l'autre. Mais se rendant vite compte qu'elle se faisait trop peser sur lui, il abandonna.

- Vous avez besoin d'aide ?

Demanda timidement une femme, manifestement de derrière une échoppe. Les marchands, jusque là terrifiés par la scène, avaient sans doute été rassurés par leur chute, qui en même temps de les rendre un peu ridicule, les abaissait, les rendait moins intimidants. Lord Vlad ne savait que répondre : il aurait aimé pouvoir se relever, mais même en étant gravement blessé, il refusait toute aide extérieure. Il devait par contre se rendre le plus rapidement possible à l'infirmerie, s'il ne voulait pas risquer une troisième mort.


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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Mer 19 Déc 2012 - 22:46
Un choix ? Pourquoi faire un choix pareil, qui le faisait souffrir ? Elle ne comprenait, et elle y réfléchissait toujours, la tête baissée, sa paume l’élançant méchamment. Elle entendit un bruit derrière elle, on lui demandait si ça allait. Il était vrai qu’ils ne bougeaient pas vraiment depuis qu’ils étaient tombés, de plus, le sang qui coulait de sa paume commençait à rejoindre le sang qui se déversait de la plaie du Lord ce qui formait une grosse tache de sang. Il fallait réagir, elle avait cru sentir le masqué se relever mais abandonner. Oui, il fallait réagir un peu, et soigner sa paume, toute seule, elle ne pouvait plus se faire aider par le Lord, même après ce qu’il avait dit, elle savait que c’était de sa faute. Elle décolla encore sa main blessée et se mit à genoux, son visage était redevenu neutre. Elle regarda sa main, la lame était vachement bien enfoncée dans la chair et elle n’arrivait plus à bien bouger les doigts. Elle se releva sans détacher ses yeux de sa main, la jeune femme qui était derrière elle l’avait probablement vue aussi et s’approcha d’elle :

-Vous êtes blessée ! Est-ce que ça va ? Voulez-vous que j’appelle quelqu’un ?

Ealia ne releva pas la tête, non, elle ne voulait pas d’aide, surtout pas, c’était ça faute, entièrement sa faute si cela avait dégénéré. Elle secoua la tête et essaya de retirer la lame. Malgré la vive douleur qui la tiraillait, rien ne pouvait changer ce masque de neutralité. Après plusieurs tentative sous le regarde dégouté de la commerçante, elle réussit à retirer la lame. Mais le sang afflua encore plus. Ealia ne savait pas quoi faire, elle était perdue et ne savait même pas s’il y avait vraiment une infirmerie, et même si elle en était quasiment certaine, elle ne savait pas où elle était. L’apprentie-déesse essuya le sang qui dégoulinait de la lame sur son kimono qui était également couvert de poussière. Elle la rangea avec les autres tant bien que mal, faisant comme si sa main ne pissait pas le sang. Elle ferma ensuite le poing même si cela faisait horriblement mal et se mit à marcher lentement, sa tête lui tournait un peu, c’était surement du à a quantité de sang qu’elle perdait, et puis elle n’était ni très grande, ni très épaisse. Mais elle se força à avancer, laissant un sillon ensanglanté sur son passage. Elle partirait seule, elle ne pouvait pas impliquer des commerçants qui n’avaient rien avoir avec ça ou le Lord qui lui était aussi blessé et devait s’occuper de lui au lieu d’elle. Elle tanguait un peu au fur et à mesure et marchait trop lentement, mais elle gardait la tête basse. Elle put sentir la commerçante tendre la main vers elle, mais abandonner.

Bien sûr, s’il fallait choisit entre une fille entourée d’une aura menaçante qui avait refusé déjà son aide et un homme blessé plus grièvement qui n’avait pour l’instant rien dit, en tout cas, rien qu’Ealia ait entendu, mais d’un côté elle ne voulait pas écouté, elle lui avait fait du mal, elle ne pouvait plus le regarder en face, bien sûr, comme l’avait dit Aleana avant, il ne pouvait pas mourir, mais quand bien même, c’était quand même mourir dans un sens. Elle devait se faire oublier et partir, mais elle avançait trop lentement ! Elle desserra son poing, ça faisait trop mal, de plus, ça la faisait encore plus saigner et elle ne voulait pas s’évanouir à cause d’une stupide anémie. Non, continuer encore, ne plus faire attention à rien, avec un peu de chance, le Lord serait bien trop occupé à se soigner qu’à faire attention à elle.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Jeu 20 Déc 2012 - 19:26
La marchande qui s'était inquiétée pour eux se rapprochait, Vlad entendait le bruit de ses talons claquant sur le sol de plus en plus proche qui lui indiquait sa position, tandis qu'il sentait que la jeune fille se redressait, le libérant de son poids, qui, même si elle était légère, le clouait au sol à cause de son bras. La commerçante se rapprocha encore plus, Ealia se remit debout et la voix paniquée de la femme résonna dans l'allée presque déserte que seules quelques marchandises venues d'on ne sait où remplissait :

- Vous êtes blessée ! Est-ce que ça va ? Voulez-vous que j'appelle quelqu'un ?

*Comment ça, blessée ? Elle ne se serait pas... Une seconde, si elle s'inquiète plus d'Ealia que de moi, c'est qu'elle est très blessée... pas le temps pour les questions, voyons ça !* pensa-t-il avant de se relever sans trop de peine, en ne s'aidant que de son bras droit. La femme était devenue au moins aussi pâle qu'Ealia et semblait être à deux doigts de la crise cardiaque, elle n'était pas prête à prendre en main ce genre de situation, en plus d'avoir peur du sang sans doutes. D'autre part, Ealia semblait aussi peu disposée à se faire aider que lui-même ne l'était, elle marchait lentement, les poings serrés, laissant une trainée de sang sur son passage. Sa démarche chaloupante et lente, le sang qui dégoulinait de sa main, ses épaules baissées et tout son physique en général, tout la montrait comme un être affaiblit mais qui continuait tout de même à se débattre, comme un chaton perdu dans une tempête de neige continuant à courir à la recherche d'un abri.

Il vérifia son propre état avant de tenter quoi que ce soit : la presque totalité de la lame disparaissait dans sa chair et le sang coulait, mais pas si vite qu'on pourrait le penser, puisqu'une grande partie des veines et artères tranchées restaient obstruées par le métal. Le couteau était propre, sec et presque neuf, il n'avait donc pas à craindre d'infection. Tant qu'il ne le remuerait pas, qu'il ne l'enlèverait pas et ne recevrai pas de choc, tout devrait bien se passer. Il n'avait aucun problème pour marcher, même si la tête lui tournait un peu, mais il préférait ne pas courir. Il s'approcha de la jeune fille, par derrière, puis utilisa les quelques secondes restantes d'invisibilité pour la contourner sans se faire voir. Mais, pas assez vite, il réapparut à côté d'elle et la stoppa d'un geste, l'agrippant fermement par l'épaule du bras couvert de sang. D'une voix autoritaire, il lui ordonna de ne plus bouger, enleva rapidement sa cravate, sans faire bouger son haut-de-forme ni défaire le noeud. Il passa la main endommagée d'Ealia à travers, par réflexe, tendit certains de ses muscles sectionnés, pour resserrer le noeud, de façon à diminuer l'apport sanguin et diminuer le saignement. Presque tout le côté gauche de sa tenue était teinté et crasseux, il essayait donc plus d'aider la demoiselle que de sauver les apparences auquelles il accordait moins d'importance que jamais auparavant. Il tendit alors le bout déjà rouge du morceau d'étoffe allongé à Ealia et lui pria de bien vouloir l'aider :

- Tiens ça ! Voyant qu'elle ne réagissait pas, il continua, prenant une voix plus grâve : - Dans ton état, tu ne vas pas tenir debout plus de vingt mètres ! Les blessures au mains saignent toujours énormément ! Alors prends-ça et suis moi !


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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Jeu 20 Déc 2012 - 20:05
Ealia n’avançait pas assez vite, et malgré le fait qu’elle essayait de limiter ses balancements le plus possible, elle n’arrivait pas à les supprimer. Pourtant il fallait continuer et glissa même, heureusement sans tomber, sur une flaque de son sang en revenant accidentellement en arrière. Mais il fallait continuer coute que coute, partir loin d’ici, et trouver l’infirmerie, même si elle se doutait qu’il relèverait à du miracle si elle pouvait y arriver avant de mourir vidée de son sang. Mais elle ne pouvait pas demander de l’aide, surtout pas par ici.

Soudain, le Lord apparut devant elle. Elle ne releva pas la tête, il passerait son chemin si elle l’ignorait et le faisait comprendre qu’elle ne voulait pas son aide ? Non, il l’arrêta alors qu’elle se remettait à marcher et après elle ne comprit pas vraiment ce qu’il se passait, sa vue se brouillait par moment. Mais à force de concentration, elle arriva à voir qu’il avait passé sa cravate autour de son poignet et qu’il essayait de resserrer le nœud. Elle resta immobile sans comprendre, il la mettait en laisse pour ne pas qu’elle s’en aille ? Que lui voulait-il à la fin ? Elle l’avait ignoré, et pourtant il continuait à l’aider, elle ne le méritait pas bon sang. Elle entendit de nouveau le son de sa voix. Prendre quoi ? C’était trop compliqué pour elle ! Mais, un déclic se fit sans sa tête, la cravate… Un garrot ! Mais oui bien sûr, mais pourquoi l’aidée ainsi ? Elle aurait voulu le repousser, et partir le plus vite possible dans le sens inverse, elle ne méritait pas cette aide précieuse. Pourtant elle prit la cravate et serra avec sa main libre et ses dents. Pourquoi acceptait-elle son aide ? Elle ne comprenait pas ! Ou peut-être bien, au fond d’elle, même si elle le refusait depuis le début, elle voulait de l’aide, n’importe laquelle, mais elle voulait qu’on l’aide, qu’elle ne soit pas seule. Mais elle ne voulait l’accepter, ce n’était pas bien que le Lord l’aide alors qu’elle l’avait forcé à se poignarder. Elle commença à marcher tant bien que mal. Mais ses idées étaient un peu plus claires maintenant qu’elle perdait moins de sang, même si cela restait quand même un débit relativement rapide. Elle finit par s’appuyer sur le Lord après un débat mental. Ce n’était pas bien de profiter ainsi de lui. C’était comme se faire sauver par son ennemi blessé également sur le champ de bataille. Improbable voire impossible. Alors pourquoi faire ça ? C’était plus ou moins la même situation. Mais encore, une petite voix lui disait qu’ils y avaient des gens nobles comme ça et que ce n’était pas vraiment sa faute d’un sens. Mais elle refusait de l’écouter, c’était sa faute. C’était la conscience qu’elle avait développée qui en était le responsable, donc par conséquent elle. Comme quand un chien mordait quelqu’un, qui blâmait-on ? Le maître, c’était exactement pareil.

Ses jambes flageolaient, en regardant sa blessure, elle put voir que le nœud s’était desserré. Voilà pourquoi elle commençait de nouveau à ne plus bien voir. Elle essaya de le resserrer avec sa main libre, mais elle n’y arrivait pas. Elle prit encore le pan entre ses dents et le resserra. Elle laissa sa main sur le nœud pour qu’il ne se desserre pas encore une fois. Elle remarqua également qu’ils n’avançaient pas vraiment, elle les freinait plus qu’autre chose, en fait, c’était peut-être juste une impression, mais elle était sure que le Lord pouvait aller bien plus vite sans elle. Elle s’arrêta, il pouvait partir seul, il l’avait déjà pas mal aidée, il pouvait partir seul à présent, elle se débrouillerait bien. Pourtant, une petite voix essaya encore de lui dire les choses qu’elle pensait réellement, elle se força à je pas l’écouter, il n’avait pas à se soucier d’elle. Pourquoi cette voix lui disait le contraire ?
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Dim 23 Déc 2012 - 17:34
Elle réagit après un blanc de quelques secondes, elle saisit faiblement la cravate bicolore, tachée de leurs deux sangs et Vlad, sans attendre, resserra le noeud le plus possible, avec l'espoir que le garrot rudimentaire leur permettrait de se rendre à l'infirmerie sans trop de pépins. Ealia semblait avancer plus difficilement que lui, elle regardait parfois sa main, peut-être pour vérifier que le saignement n'était pas trop important. Au bout d'un moment, elle prit même le tissu ensanglanté en bouche, qui devait avoir un goût horrible, soit dit au passage, pour resserrer le noeud qui se laissait aller. Elle y laissa sa main, pour éviter que ça ne se reproduise. Ils avaient sans doute une allure pitoyable : couverts de sangs, désorientés, tenants à peine debout et marchant lentement, même si d'un autre côté, leur impartialité à tous les deux pouvait être vue comme quelque chose d'héroïque, par quelqu'un qui la savait pas forcée. D'un autre côté, les drogues que le corps de Lord Vlad -ou de l'inconnu qu'il était avant- avaient utilisé en masse commençaient à perdre leurs effets et il se sentait de moins en moins bien portant et vif d'esprit. Encore assez, cependant, pour remarquer qu'Ealia s'appuyait à lui et pour imaginer les sentiments amoureux à son égard qu'elle pourrait potentiellement ressentir (vous avez droit, lecteur/s, à un facepalm), sans penser une seconde que son état pourrait être la raison de son rapprochement, qui d'autre part les ralentissait.

Puis d'un coup, elle s'arrêta, il faillit la faire tomber, puisqu'il ne s'arrêtât pas en même temps, mais il réussit à se stopper à temps pour ne pas la faire basculer. Tout de suite, il essaya de s'expliquer les raisons de cette pause de façon logique, excluant donc les réponses impliquant de l'amour créées par son manque cruel d'affection. Elle devait se sentir mal, elle devait avoir perdu trop de sang, être sur le point de s'évanouir et il n'avait aucune solution pour l'amener à l'infirmerie ensuite... C'est alors que, à quelques mètres, au détour du bâtiment administratif, il appercut une silhouette familière : l'infirmière, vêtue de son éternelle blouse blanche et de ses lunettes aux verres épais. Elle se rendait au même endroit qu'eux d'un pas tranquille, nullement touchée par l'urgence des blessés quelques mètres plus loin , du coup, Vlad ne se gêna pas pour la hèler :

- Hey ! Madame, faites donc votre job et amenez-nous de quoi soigner deux blessures profondes à l'arme blanche.

Dès le premier mot, elle les avait vus, avait remarqué les endroits rouges de leurs vêtements et sans doutes le couteau planté à l'horizontale dans le bras du noble de pacotille. Puis sans attendre une seconde, elle courut et disparut rapidement, au croisement avec le bâtiment des soins. Elle en avait vu d'autres manifestement, elle ne paniquait pas comme la marchande qui leur avait proposé de l'aide plus tôt, peut-être avait-elle été tuée par la guerre, alors qu'elle soignait des soldats, cela expliquerait tout. En tout cas, il ne restait plus qu'à l'attendre, même si Ealia s'évanouissait, rien de grave ne pouvait plus leur arriver, ils n'allaient plus à l'infirmerie, c'est l'infirmerie qui venait à eux.


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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Ven 28 Déc 2012 - 18:04
Silence. Un lourd silence régnait dans le marché, c’était aussi presque désert, même si en tendant l’oreille, ce qu’Ealia ne prenait pas la peine de faire, on pouvait entendre des murmures venant des marchands qui se demandaient définitivement si ces drôles de personnes n’étaient pas complètement folles. C’est vrai, ils étaient fou, surtout Ealia, le Lord avait juste été manipulé par son pouvoir. Après tout elle était la folie, il aurait été plus étrange si elle n’était pas folle elle-même. Quand elle s’était arrêtée, malheureusement le Lord n’avait pas continué pour s’occuper de lui. Il était buté, mais surtout il ne comprenait pas la raison de l’arrêt de la jeune fille vu le regard qui la fixait. Il était buté, et un peu stupide. Pourquoi s’occuper d’elle bon sang ?! Elle tomba à genoux et baissa la tête en fermant sa main valide sur la cravate qui fut été bicolore. Elle aurait voulu lui dire de s’en aller, de le crier, pourtant elle n’arrivait jamais à élever la voix depuis longtemps, elle ne dépassait jamais le volume d’une personne qui parlait normalement. Ca l’énervait, elle lâcha la cravate pour taper le sol du poing. Elle en avait ras le bol de ses problèmes, ras le bol d’Aleana et de sa folie. Des larmes lui vinrent aux yeux mais elle les ravala.

Elle entendit le Lord appeler ce qui devait être une infirmière, elle était donc venue à eux ? Quelqu’un avait dû la prévenir, vu le grabuge qu’ils avaient causé. Le nœud de la cravate se desserra et le sang se remit à affluer plus fort, mais Ealia n’avait plus vraiment envie de lutter. Elle regarda simplement la plaie saigner, mais encore, cette voix, cette agaçante voix était là. Que lui voulait-elle ? Elle lui donnait comme une cordez pour s’accrocher, un filet d’espoir en qui croire. Ealia ne voulait pas la suivre, elle avait peur de cette voix, ou plutôt des représailles d’Aleana si elle suivait cette voix. Cette lointaine voix amicale et chaleureuse qui lui disait de s’accrocher et de garder espoir sur son futur ici. Fallait-il la suivre ? Elle hésitait, c’était trop frustrant de ne pas savoir, comment pouvait-elle trancher ? Elle était seule dans sa tête, si seule. Sa vue se troubla encore un peu, il fallait prendre une décision, abandonner ou s’accrocher. Elle ferma les yeux. L’infirmière accourait déjà vers eux, Ealia n’avait donc pas vraiment un choix à faire, elle était sauvée sans à avoir eu à s’accrocher. Bien sûr elle pouvait accepter de se laisser glisser dans l’inconscience. Elle releva la tête, son expression rendue triste. Elle regarda le Lord. Il était déterminé pour deux, il voulait autant qu’elle survive que lui-même. Il l’avait dit et l’avait montré plus d’une fois, il voulait qu’elle n’abandonne pas. Était-ce que l’on pouvait appeler un ami ? Elle ne savait pas, elle n’en avait jamais eu ! Et puis son masque le rendait en quelque sorte inhumain, et c’était troublant pour Ealia.

L’infirmière arriva en nage à eux, elle reprit quelque secondes son souffle et examina sans dire un mot leur blessure respective. Elle réfléchit un instant, cherchait-elle laquelle des blessures soigner en premier ? Elle n’en savait rien du tout apparemment. Ealia décida de la laisser soigner le Lord avant elle, après tout, c’était lui qui s’était occupée d’elle depuis tout ce temps, même si elle ne le voulait pas vraiment, elle chassa une nouvelle fois la voix chaleureuse et, dans la petite flaque de sang qui commençait à s’accumuler par terre, Ealia écrivit avec son doigt *Lui d’abord* et tira la manche de l’infirmière pour lui montrer son mot, celle-ci la regarda d’un air bizarre et se détourna. L’apprentie-déesse soupira en regardant l’infirmière.

-Je vais devoir quand même l’enlever, mais c’était un très bon réflexe de le laisser en place.

Ealia la regarda tirer d’un coup sec le poignard de l’épaule du Lord avant de fermer encore les yeux. Elle se sentait un peu flotter au bout d’un moment, elle se demandait si elle ne tanguait pas. Elle devait attendre encore un peu. Elle se demanda si un jour elle verrait le vrai visage du Lord. Quelle étrange pensée. Mais d’un côté, elle le voulait vraiment, elle voulait le voir, vraiment. Elle voulait savoir.

Et donc s’accrocher.
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Re: Promenade matinale [pv Lord Vlad] - Lun 31 Déc 2012 - 16:43
L'infirmière revint en sueur avec un petit kit de matériel médical, mais elle semblait indécise, ne sachant lequel des deux soigner le premier. Pour Vlad, le choix était évident, même si aucun des deux n'avait un état catastrophique, celle qui était le plus en danger était sans conteste, elle saignait plus, même avec le garrot et elle était plus frêle. Mais elle ne semblait pas d'accord, elle écrivit par terre avec le sang qui s'écoulait de sa main qu'il devait être le premier et il aurait bien protesté, il lui aurait bien dit de ne pas faire l'idiote, qu'elle avait besoin d'être soigné au plus vite, qu'il pouvait sans problème attendre quelques minutes s'il le fallait. Même si dire cela aurait été un autre mensonge pour sauver une nouvelle fois les apparences, car il tenait à peine debout et que les seules connections que son cerveau recevait encore était la douleur qui le gardait conscient.

Quelle poisse ! Quelle chance ! Il avait du mal à qualifier tout ce qui lui était arrivé depuis qu'il était sorti faire un peu de troc au marché, tôt ce matin-là. Il avait rencontré Ealia et Aleanna, deux, ou plutôt une,... ou deux, filles très différentes, mais charmantes à leur manière et il s'était trouvé un nouveau but à suivre, qui causerait sans doute la destruction de l'une d'elle, ou leur fusion, voir leur disparition à toutes les deux, selon le proverbe qu'il se souvenait souvent citer dans son passé, "Toute route suivie jusqu'à sa fin ne mène nulle part, escalade une montagne, du sommet, tu ne verras pas la montagne.". Malgré tout, il voulait prendre le risque de l'aider, même si cela devait causer d'autres accidents de ce genre, s'il devait mourir une ou deux fois pour ça. Elle était sans doute là sa folie, en dehors du fait qu'il aie remplacé son identité par celle d'un personnage, qu'il se surestime souvent de façon exagérative et qu'il soit par moment profondément paranoïaque.

L'infirmière arracha la lame d'un coup sec, qui lui donna comme un coup de fouet et le fit revenir dans le monde réel. Elle se mit ensuite, après avoir élargi le trou dans sa tenue pour passer sa main, à appliquer une crème, sans doute avec des effets miracles, car il se sentit, revivre, pas instantanément, mais presque. Et comme, il tenait vraiment à se justifier avant de la quitter et qu'il n'était pas sûr de quand cela arriverait.

- On se ressemble, vraiment, crois-moi. Tu as deux personnalités, moi aussi, j'ai juste oublié l'originale en route. Tu ne peux pas comme tu le veux te mettre en colère, pleurer, aimer, moi aussi, ce masque m'en prive et je ne peux pas plus le retirer que tu ne peux éclater de rire sans raison, comme les gens normaux le font parfois. Tu es seule, moi aussi. Tu es crainte par les autres, moi aussi.

Alors, lorsque je t'aide, j'ai l'impression de m'aider un peu aussi. Je sais, ça parait égoïste, mais je le suis, et c'est la meilleure excuse que j'ai trouvé pour expliquer mon comportement à ton égard.


La femme qui le soignait semblait bien s'amuser et trouver Vlad beaucoup moins mystérieux et effrayant que la dernière fois qu'elle l'avait croisé. Au fond, s'il avait été la personne de sa première vie, il n'aurait été qu'un élève parmi d'autres, un type qui se fond dans la masse avec un arrière-goût amer sur la conscience, mais le sentiment d'impuissance des faibles qui en plus, se refusent d'agir, fuient le danger. Du moins, c'est ce qu'il pensait, n'ayant qu'un vague souvenir de l'ancien lui. Il était quelqu'un de normal, avant. L'infirmière s'écria un "Voilà" relativement sonore, pour se faire entendre d'Ealia qui avait certainement quelque chose à préparer avant qu'elle n'arrive quelques secondes plus tard.


[

Je parle en SILVER, j'ai un Journal de bord et un masque.
Promenade matinale [pv Lord Vlad]
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