Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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 Mauvais départ. [Libre]

 
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Mauvais départ. [Libre] - Jeu 6 Sep 2012 - 23:35
Où suis-je ? Que m’est-il arrivé encore… je ne sais pas… je ne sais plus… Je marchais dans un couloir, oui c’est ça, un grand couloir… ensuite les gens sont sortis des salles, certain m’ont même bousculé. Et violement ! Ensuite… ah oui, il me semble que je me suis emporté quelque peu. Puis je me suis sentis brûlante… j’avais très chaud… le couloir s’est mis à tourbillonner et je me suis évanouie. Mes coudes endoloris sont témoins de la chute que j’ai faits. Mon postérieur aussi. Où suis-je maintenant ? Il fait sombre… je dois ouvrir les yeux. Découvrir ce nouvel environnement.

Lilith se redressa à grand peine, poussant un gémissement étouffé. Pendant un instant, elle fut éblouie par la luminosité de la pièce, si bien qu’elle dut refermer les yeux. Elle resta un instant dans l’obscurité, prenant de grandes inspirations pour se calmer et calmer aussi les vertiges qui la prenait. Le deuxième essaie fut plus concluant. Bien qu’elle voie trouble, elle parvenait à distinguer les meubles autour d’elle. Après un petit instant, elle put conclure qu’elle était à l’infirmerie, bien qu’elle ignore pourquoi elle était là.
Après une hésitation, la lady s’assit sur le bord du lit, laissant pendre ses jambes. Il lui sembla voir un éclat rouge. Etrange, elle n’en portait pourtant pas aujourd’hui. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle avisa sa robe. Le jupon bleu argenté qu’elle avait choisi ce matin était couvert de nombreuses tâches de sang, comme si elle avait abondamment saigné. La mémoire lui revint alors. Elle était énervée, très énervée, et quand quelqu’un l’avait bousculé contre le mur, son sang s’était mis à bouillir. Au sens propre du terme. Son nez s’était mis à saigner abondamment, et elle s’était effondrée dans le couloir.

« Mais comment c’est possible... » Elle se senti rassuré par le son de sa voix.

Après un long moment de réflexion, elle commençait à comprendre. S’était sa punition. Ou la contrepartie de son pouvoir. Ou un peu des deux peut-être. En tout cas, l’émotion avait fait chauffer son sang. Elle ne put retenir un rire cristallin face à l’ironie de la situation. On lui avait souvent dit qu’elle avait le sang chaud, cette fois s’était pour de vrais. Mais son rire ne dura que peu de temps, un malaise la prenant à nouveau. Elle voulut se lever pour aller rincer sa robe, mais elle n’y parvint pas. Pourtant elle devait le faire, sinon le sang accrocherait, et elle ne pourrait plus jamais remettre ce vêtement. Et hors de question de racheter le même… elle ne savait même pas où chercher pour le trouver. Après une petite hésitation, elle appela quelqu’un, n’importe qui. Pas de réponse.

Ce n’est pas vrai ! Mais il n’y avait donc personne dans cette infirmerie ? Qui s’occupait des malades ? Qui allait s’occuper de moi ? Je n’allais pas attendre ici toute la journée non plus ! Me calmer, surtout, je dois rester calme. Je sens déjà l’odeur du sang poindre dans mon nez. Du sang froid. Inspirer… expirer… voilà qui est mieux. Il y a forcément quelqu’un ici, c’est obligatoire. Je ne peux pas être seule. Un rire nerveux m’échappa. J’étais depuis peu dans cette école, et déjà je n’avais pratiquement que des problèmes. Personne ne faisait attention aux autres. Personne ne faisait attention à moi. Je déteste ça. J’ai l’impression d’être retourné à l’orphelinat. Des larmes silencieuses roulèrent sur mes joues. Au fond, s’était surement mieux si j’étais seule.
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Ven 7 Sep 2012 - 22:13
Léo arpentait les couloirs peu de temps après la fin des classes. Il cherchait l'infirmerie. Il voulait parler à quelqu'un. Cette fillette qu'il avait rencontrée l'avait chamboulé. Cependant, il s'inquiétait pour elle. Peut-être ne savait-elle pas où elle était. Peut-être était-elle malade? Il se souvint de sa peau, blanche, laiteuse, encore plus pâle que la sienne. Ça l'avait inquiété même s'il ne se l'était pas avoué. Il ne pouvait pas croire qu'une fillette pouvait avoir une peau dépassant sa propre blancheur cadavérique. Elle lui manquait. Il s'était senti si bien en sa présence. Comme dans un cocon chaud, rassurant et si paisible. Léo n'avait pas voulu le quitter et pourtant, il savait fort bien que le confort ne lui amènerait rien. Il avait appris qu'il créerait au fur et à mesure des déceptions et des inconforts. Au fur et à mesure du temps, des peines et des blessures... Ah! enfin. Il s'arrêta devant l'écriteau inscrivant INFIRMERIE puis hésita à pousser la porte. Il voulait parler au médecin. De sa propre maladie, de ses inquiétudes à propos d'elle. Peut-être pourrait-il être conseillé et rassuré. S'il la revoyait, il se promettait de lui en parler afin qu'elle sache qu'il prenait soin d'elle. Comme un frère. Un soupir. Il tourna sa tête vers les fenêtres du corridors et observa les grandes traînées lumineuses où les poussières voletaient. Ses yeux gris-bleu étaient encore vides, pourtant en les scrutant profondément on y décelait une nouvelle émotion. Florissant comme une fleur. Une graine avant de grandir, de s'élever et de former une œuvre unique. Il reporta ses iris sur l'écriteau et décidé, poussa doucement la porte. Sur le seuil, Léo ne vit pas l'infirmier - ou peut-être l'infirmière. Il vit une jeune fille pratiquement de son âge. Assise, elle pleurait. Léo posa ses yeux sur son jupon bleu... tachée de gouttes et gouttelettes rouges. Elle avait saigné. Elle avait besoin de voir l'infirmier... plus que lui. Que devait-il faire? Partir? Ou aller la voir, la rencontrer et la consoler? Léo ne savait pas quoi faire dans ce cas là. Cependant il ne désirait pas tourner le dos non. Ce qui lui faisait peur, c'était qu'elle réagisse comme les autres. Qu'elle ne lui montre que ce visage, dégoûté, haineux et qu'elle le repousse. Qu'elle le voit comme la peste... tout comme ceux d'avant. Tout comme ceux qui craignait le noir. Dans ce cas-ci, Léo rêvait de n'avoir jamais eu ce don. Le jeune Russe entra, ferma la porte. Ça y est, il s'était décidé. Il allait faire le saut, lui parler et après on verra. On verra si elle le détestera ou si elle le comprendra. On verra s'il pourra l'aider ou peut-être juste lui parler... comme dans une vraie discussion. Avant, il l'observa. Elle était belle avec ces couleurs, avec ces habits qui la faisait ressortir parmi la masse. Qui la rendait originale. Ses cheveux étaient noirs comme les siens. Son visage était parfait. Léo s'approcha mais ne voulut pas s'asseoir. Il ne voulait pas paraître trop présent devant cette inconnue. Il voulait juste apprendre à la connaître et peut-être, comprendre sa peine.

Cependant, il ne savait pas quoi faire. Il était bloqué. Comme s'il était à en un rendez-vous et qu'il s'apprêtait à faire sa déclaration. Pourtant, la situation était loin de cette scène. Il ne savait pas quoi dire. Il resta debout devant elle, trouvant dommage que ses habits soient ainsi tachés par le sang. Peut-être avait-elle besoin de les laver. Y avait-il des serviettes? Elle pourrait les tremper dans l'eau. Peut-être n'avait-elle pas besoin non plus de sa présence. Au final, Léo se posait toutes ces questions car il avait pour ainsi dire le "trac". C'était sa première apparition sur la grande scène du monde et on ne lui avait donné aucun conseil. Il était devant la première personne avec laquelle il pourrait discuter mais il ne voulait pas paraître froid. une autre question lui traversa l'esprit. Existait-il un manuel pour apprendre à enchaîner une discussion pour les nuls? Si oui, il en aurait eu besoin. Léo vit les larmes débouler la pente de ses joues. Ces pleures le ramena à son enfance. Comme il aurait aimer pleurer! Il n'avait rien pu faire...

«As-tu besoin d'aide?»

Ça y est, c'était commencé. Qu'allait-elle répondre? Qu'allait-elle faire? Lui cracher au visage? Le regarder hautainement? Se moquer de lui? Oh! comme il n'aimerait pas! Il n'aurait plus le courage de parler à qui que ce soit d'autres. Il se retrouverait seul comme avant.

«Veux-tu que j'ailles chercher un professeur? Peut-être pourra-t-il t'aider.»

Peut-être se trouvait-il une raison pour se dérober. Non. Hors de question. Humain était-il, humain préférait-il rester.
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Sam 8 Sep 2012 - 0:21
Non mais regardez-moi… je suis misérable. Me voilà en train de pleurnicher comme une enfant, moi, une lady. Si quelqu’un me voyait, il aurait raison de se moquer. Me reprendre, je dois rapidement me reprendre avant que quelqu’un n’entre. Je ferme doucement les yeux, tâchant de me concentrer, quand une voix interrompt ma petite méditation. J’ouvre les yeux avec un sursaut, posant un regard courroucé sur le jeune homme en face de moi. Il n’a donc jamais appris à frapper ? Ou même à s’annoncer normalement ! Non, je ne dois pas m’emporter. Ma tête va encore se mettre à tourner. Je m’efforce de me détendre, d’adoucir les traits de mon visage. Il ne me veut rien d’hostile. Et je semble l’inquiéter un peu. Mais il pourrait être respectueux et me vouvoyer tout de même.

« Je vous remercie, mais je vais bien. Enfin, mieux. Il n’est pas nécessaire de déranger une personne pour le moment. Pourriez-vous par contre m’aider à trouver une serviette humide ? Je crains ne pas pouvoir me lever avant quelques minutes encore. »

Elle tenta d’esquisser un faible sourire, mais on sentait sa nervosité dans ce dernier. Il était tendu, très fin. A peine perceptible. Elle ne lui avait pas mentie, elle ne pouvait vraiment pas se lever pour le moment, et même si le linge humide aurait put attendre un peu qu’elle ai reprit ses force, la demoiselle ne tenait pas à gâcher une robe à cause d’un petit saignement de nez. Et ce jeune homme semblait désireux de se rendre utile, ça aurait été gâché que de lui dire de partir, sans rien lui demander. De plus, ça lui ferait surement plaisir d’aider une demoiselle en détresse. C’est du moins ce que pensait Lilith, qui l’observait depuis le lit. Elle, ne croire au dessus des autres ? Un peu par moment. Une mauvaise habitude, comme elle le dit si bien. Qu’elle tente de changer sans grand succès.
Immobile, assise bien droite sur le lit, elle observait le jeune homme avec une grande attention. Elle était captivée par la noirceur de ses cheveux, ainsi que par sa peau si claire. L’étrange envie de glisser ses doigts dans les cheveux de cet individu la prit, mais elle se ravisa. Elle était capable de les lui arracher s’ils étaient plus doux que les siens, dont elle prenait grand soin par ailleurs. Ne voulant pas s’énerver à nouveau, ni blesser encore une personne, elle se contenta de serrer les draps entre ses doigts fins et délicat et d’attendre, le regard perdus dans le vide. Elle fixait la tâche de sang, plongée très loin dans ses souvenirs. Etrange, comme votre mémoire, avec l’aide de votre conscience, peut venir vous tourmenter en un rien de temps.

Mais qu’avais-je donc fais… tout ça à cause de mon comportement. Tuer de mes mains les deux seuls personnes à m’avoir jamais apprécié, quelle sotte je fais… mais on m’a offert une seconde chance. Je me dois d’en profiter. Je ne dis pas que je vais changer de caractère, non, se serait idiot, car je n’ais qu’un défaut. Enfin, un seul d’encombrant… Mais là n’est pas la question, je ne suis pas dans ce lit pour m’interroger sur mes actes. Je tourne mon regard vers ce jeune homme qui n’a même pas eus la politesse de se présenter et j’attends. Il en met un temps pour un simple linge mouillé tout de même.
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Dim 9 Sep 2012 - 23:50
«Ah! Euh... oui. Un linge mouillé.»

Léo se détacha de ce regard qu'il lui transperçait le cœur et se hâta de trouver une serviette dans ces armoires. Il ouvrit la première en partant de l'entrée, puis la deuxième, trouvé. Il prit un linge parmi la pile bien entassée et ouvrit le robinet de l'évier que se trouvait juste à côté du lit. Il mouilla le linge et l'essorra afin que l'eau ne dégouline pas sur l'habit de la demoiselle. Il retourna auprès d'elle et lui tendit ce qu'elle désirait tout en restant à une certaine distance, afin de ne pas entrer dans sa bulle.

«Tien. Hum... puis-je m'asseoir? J'attends également l'infirmier.»

Il n'était plus sur de ce qu'il pouvait dire. Ce regard courroucé lui avait serré la poitrine. Il était celui qu'il ne voulait absolument pas voir. Il était le même que celui de sa mère. Le même que le jour où il s'était enfui. Le même que celui où elle avait levé la main sur lui. Ou encore... ce dernier instant où elle l'avait regardé ainsi... avant d'afficher un air affligé, désolé, désespéré. Léo revoyait ce regard dans celui de la jeune fille. Ou peut-être se l'imaginait-il... Il préféra penser de la sorte et laissa errer son regard sur le plancher. Il ne voulait pas à nouveau rencontrer ce regard et le sien était vide, il pourrait passer pour un mort à ces yeux si cela n'était pas déjà fait. Léo posa une main sur... la garde de Cantarella. Deus! Elle était constamment à ses côtés qu'il en avait oublié sa présence. Il la détacha et alla la déposer obliquement contre le mur où était appuyé le lit.

«J'ai oublié de me présenter. Je me prénomme Layovia. Cependant tu peux m'appeler Léo. Il hésita avant d'enchaîner. Puis-je savoir quel est ton prénom?»

Il avait oublié de se présenter. Il était arrivé ainsi sans plus de cérémonie. Mieux valait tard que jamais. Voilà qui était fait. Léo n'avait plus rien d'autre à dire. Il ne voulait pas encombrer la jeune fille si elle ne le lui demandait pas. Cependant, par sa posture, il n'avait pas l'impression qu'elle était une simple fille. Elle semblait digne, même dans sa façon de parler, comme une princesse. Léo était intéressé. Il aimerait bien lui parler mais cependant il imaginait tout le temps le pire scénario. «Tu n'en vaut pas la peine! Laisse-moi, j'ai du travail! Ah! Et ne me touche pas! Chérie, viens t'occuper de ton fils!» C'avait été les premiers et les derniers mots que son père lui avait addressé. Pas même un regard, ni un toucher. Que du dégoût. Léo n'avait pas compris cette fois-là. sa mère lui avait clairement dit par la suite de ne plus aller voir son père dans son bureau de travail. Cependant, Léo s'était simplement dit qu'il aurait pu parler à son père. Se rapprocher de lui. Il faut croire que personne ne veut être près de lui.

«Tu n'es pas dégoûtée? Ne me trouves-tu pas répugnant? N'as-tu pas envie de t'enfuir?»

Cela l'étonnait lui-même de savoir qu'elle ne se montrait pas si hostile à son égard. Il faut croire qu'il y a des gens plus indulgents sur cette terre. En son fort intérieur, ça le rassurait de savoir qu'il y en avait qui acceptait d'être près de lui sans en mourir. Maintenant il espérait se rapprocher de ce qui déterminait le terme "relation humaine". Cependant il n'était pas encore à ce stade. Sortir de son confort est bien plus dur et plus long qu'on le pense. Il avait à peine fait un pas en dehors de sa limite. Il trouvait ça déja plus dur de le faire que de le dire. Cependant il se sentait rassuré de savoir qu'il n'était plus obligé de reculer. Oui. Il commençait à s'y faire. Il espérait tout de même que la réponse de son interlocutrice ne soit pas trop négative...
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Lun 10 Sep 2012 - 22:03
Spoiler:
 

Un sifflement chaotique résonnait dans la couloir, fort et épouvantablement désagréable à l'oreille. Ne s'accordant aucunement avec son déhanchement ou l'écho de ses pas, Pan aimait néanmoins siffler. Lui qui, d'habitude, avait si belle voix, peinait à chanter ou siffler juste. Pourtant, malgré le son désagréable, Pan appréciait cette façon d'exprimer son état, sa légèreté. Alors il sifflait, au bon déplaisir de plusieurs. C'était aussi une façon de marquer son entrée, après tout.

Le sifflement se fit plus aiguë et désordonné lorsque sa main se posa sur le cadre de la porte de l'infirmerie. Il l'arrêta ensuite, laissant ses doigts pianoté sur le bois blanc. Il fit d'abord apparaître une jambe puis montra légèrement son torse. Pan avait toujours ce même refus de correctement vêtir l'uniforme scolaire, préférant une chemise sombre bien ouverte sur son torse couleur miel. Aujourd'hui, il avait adopté le chapeau cowboy. C'est ce qui se montra en dernier.
Lentement, mesurant son effet, Pan glissa dans le cadre, assez grand pour en prendre l'entière largeur. Accoudé à la fois au haut qu'au côté, il était cruellement déhanché dans le portail, la tête de côté, un sourire malin sur les traits. Comme à son accoutumé, il s'arrangeait pour que le reflet de ses verres masque ses yeux fins.
Il se remit à siffler, le son discordant montant haut. Puis, au son de sa musique, vint prendre place sur un coin d'un bureau, de la façon la plus nonchalante possible, ramenant une jambe par dessus l'autre et ouvrant ses bras grand. Demi-sourire, il sortit de sa poche un cigare piqué à son ancienne vie, qu'il alluma. Pan se fichait bien du règlement et c'est ainsi qu'il empesta l'air de sa boucane.

Rapidement, il poussa un rond de fumée et renversa la tête. « M'enfuir... Oh, ce serait si bon... M'enfuir loin. Si je connaissais au moins l'étendue de ce vaste monde, nous pourrions élaborer notre nouveau royaume, à nous, les Dieux... dit-il du ton lassé et triste.

» Je suis Pan, humble partenaire de cette nouvelle et fort triste existence. Je t'ai entendu gamin, et moi aussi j'oublies souvent de me présenter. N'est-ce pas une façon de s'effacer de ce monde ? »

Pan se renversa vers l'avant, jetant presque son cigare au sol. Son geste rapide aurait put apeuré des nerveux, faire fuir les animaux. Ses cheveux tombèrent à la suite de son mouvement véloce, comme portés sur un nuage. Pan enleva ses verres, mais porta immédiatement sa main à sa figure, empêchant ainsi que l'on aperçoive ses yeux. Puis Pan dit : « Sommes-nous répugnants ? Vraiment ? Ne sommes-nous pas divins ? Les dieux sont-ils répugnants ? Je ne crois pas... Et de tirer de nouveau sur son cigare.

» Je suis nouveau dans ce monde et je ne comprends pas encore tout. Néanmoins, nous avons été choisis, non ? J'ai une question : savez-vous pourquoi Deus vous aurait élevé au grade de dieu ? Moi... Je crois le savoir... Pas vous ? d'un demi-sourire. »

Il valait mieux jouer grand jeu dès le début. Après tout, Pan se cherchait des associés. Il excellait, de son vivant, à pervertir des âmes faibles. Serait-ce pareil ici ?
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Mer 12 Sep 2012 - 1:20
Spoiler:
 

Haine et dédain. Ce furent les seules choses qui le vinrent à l'esprit lorsque Léo vit dans le cadre porte ce chapeau, cette jambe puis cet être s'élevant au-dessus des autres. Dès le premier regard, il s'était mis sur ses gardes. Cependant il n'en laissa rien paraître, il reprit tout simplement son indifférence d'antan. Pour qui cet être se prenait-il? Le grand Deus en personne peut-être?

«Je me moque d'être effacé ou non. Vois-tu? J'use de la bienséance. Tu t"élèves déjà au rang de dieu? Apprenti? À moins que prétention ne vous y force mais je préfère, quant à moi, rester humble.»

Ça y est, il était enclanché. Comme si ce n'était pas lui qui parlait.

«Tu as ta vision de ce que peut être un dieu. J'y ai été jeté, je ne me considérerai jamais comme tel. Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on me donne un titre que je le prendrai. Je me donne donc le droit de me caractériser comme je le désire. Sans prétention bien sûr. Quant au pourquoi des dieux et de nous avoir choisi, je ne me penche pas sur cette question qui à mon avis est sans importance. Je vivrai simplement parce qu'on m'y a forcé.»

Léo plongea son regard sans expression dans celui de Pan. Le provoquait-il? Peut-être. Cependant il savait qu'il attendait sa réponse. Il voulait voir qui était réellement cette personne qu'il trouvait condescendante. Même la fumée ne le dérangeait pas dans ce cas-là. Léo alla s'appuyer contre le mur où reposait Cantarella, il voulait être près d'elle si jamais ça tournait mal. Cette pose. Comme elle l'énervait, comme si cet homme les prenait de haut, tel un acteur sur une scène regardant ses spectateurs sur le tapis. Tss! Peut-être devrait-il descendre des planches, il devrait se rendre compte qu'il n'est pas le grand acteur de cet acte.
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Sam 15 Sep 2012 - 23:28
Un faible sourire étira mais lèvre, éphémère marque de contentement. Il avait fini par le trouver, ce linge humide. Ce n’était pourtant pas si dur. A moins qu’il soit maladroit. Ou malchanceux. Rapidement, en espérant qu’il ne soit pas trop tard, je me mis à tamponner délicatement l’étoffe de mon jupon. Hélas, bien que le linge rougisse légèrement, la tâche resta là, écarlate, fichant en l’air tout le tissu. Pourtant, ce n’était plus l’état de ma robe qui me serrait le cœur, mais plutôt l’expression qui s’était installée à la suite de mon regard sur le jeune. Qui avait enfin eut la politesse de se présenter. Pas trop tôt, lui demander aurait été quelque chose de terriblement embrassant. Je m’apprêtais à faire de même, oubliant momentanément la révérence –la position assise n’est pas simple pour cela- quand un énergumène entra dans la pièce sans même prendre la peine de frapper. A peine fut-il là que je me sentis bouillir. Comment osait-il ? Maintenant plus personne ne faisait attention à moi !

Excentrique Lilith ? Si peu. Juste un peu… barré dira-t-on. Enfin, détraqué. En tout cas, elle n’appréciait pas du tout ce nouveau personnage, bien que physiquement il ne lui déplaise pas totalement. Retenant un petit couinement, elle colla le linge à son nez, juste au cas où, car elle sentait sa température monter légèrement. Elle s’apprêta à toussoter légèrement, voulant ramener quelques secondes l’attention à sa personne (après tout, elle était la malade ici non ?), mais Layovia prit la parole avant elle, répondant au dénommé Pan comme l’aurait fait un chevalier. Enfin ce n’était qu’une supposition bien sûr. Elle ne retint pas le petit sourire qui naissait sur ses lèvres, retirant doucement le tissu qu’elle avait jusque-là maintenant contre son nez. De toute façon, même si le pire se produisait, sa précieuse robe était déjà fichue. Hélas. Tant de fois hélas.

« Layovia, vous m’excuserez mais je préfère user de votre prénom, si vous le permettez bien sûr, sachez que je ne vous trouve en aucun cas répugnant. Au contraire, vous êtes comme la neige, pur et intriguant. Je me nomme Lilith Von Damer, je vous prie de pardonner mon impolitesse, j’aurais dus me présenter avant de solliciter une quelconque aide de votre part. » Elle lui fit un signe de tête, à défaut de révérence. »

Son regard se tourna vers Pan, parcourant de haut en bas sa silhouette, captant tout ce qu’il offrait à voir. Un soupir franchit ses lèvres, il lui semblait faire face à quelqu’un de libertin, d’indécent, d’autoritaire aussi peut-être. En tout cas, s’était une de ces personnes qu’elle préférait ne pas fréquenter, et elle préférait le faire voir dès le départ. Après tout, elle pourrait bien changer son jugement.

« Monsieur Pan, je ne pense pas que le fait d’être divin nous empêche d’êtres des créatures répugnantes, du moins pour certaine personne. Et puis, n’y a-t-il pas des dieux qui abandonnent ceux qu’ils sont censé protéger ? N’est-ce pas une chose méprisable, répugnante justement ? Notre essence ne défini pas qui nous sommes, loin de là. » Elle laissa passer un petit silence avant de reprendre d’une voix plus sombre, plus sérieuse. « Quant à la raison pour laquelle nous avons été choisis… je ne la vois pas personnellement. Peut-être est-ce simplement le hasard. Selon moi, un dieu doit-être une personne ayant du mérite, hors, en ce qui me concerne, je ne peux pas me vanter de grand-chose, j’ai commis des crimes qui ne me donnent pas de place ici. A moins qu’il s’agisse d’une punition. L’obligation de vivre pour racheter ses fautes. »

Elle soupira à nouveau et se tut. Elle était déjà lasse de cette discussion. Intérieurement elle se félicita de parvenir à conserver son calme. Elle se tenait droit sur son lit, les mains sagement posées sur ses genoux, son regard pesant sur le jeune homme aux lunettes.

Je n’aime pas ça. Pas du tout. Cette personne, en un instant, à réussit à totalement changer l’ambiance calme qui s’était installée. Je parvenais enfin à parler calmement à quelqu’un, et le voilà qui se permet de faire irruption sans même frapper. Quel malpoli. Il m’horripile. Mais je dois rester noble, droite. Une femme se doit de garder son calme et gérer les conflits. Enfin, s’était là un conseil de ma mère, et il n’était surement pas valable. Quoi que, un bon coup de couteau, ça aide à conserver son calme. Non, je dois me contenir. Retenir se sourire cruel qui veut s’installer. Il y a bien d’autre moyen que la violence inutile.
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Re: Mauvais départ. [Libre] - Jeu 3 Jan 2013 - 14:38
Rp sans réponses, plus membre désinscris, je clôture sans compter l'invité !

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Layovia : 170 xps

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