Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon]

 
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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Lun 15 Oct 2012 - 14:49
Le moins que puisse dire Janma, c'était que la fillette était agile. Elle maniait son couteau avec la rapidité et la précision d'une cuisinière de longue date, et les racines qui lui avaient semblé si difficiles à manipuler quelques minutes avec elle semblaient d'elle-même se dénuder. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir légèrement impressionné. Etait-ce là l'impression qu'il donnait lorsqu'il ravissait à une dame son collier de pierres, ou grimpait le long d'une palissade ?

L'homme au masque était légèrement plus lent. Ce notamment dû au fait qu'il avait oublié de lui donner de quoi se protéger pour cuisiner. Janma avait beau essayer de ne pas faire preuve de rudesse, parfois il ne pouvait empêcher son cerveau de partir dans deux directions opposées. En l'occurence celle qui le poussait à se racheter de toutes ses fautes auprès des femmes sur la première qui lui tombait sur la main, et l'autre inévitable qui faisait qu'il ignorait la gent masculine. On ne pouvait pas être parfait.

Cela dit, l'homme au masque ne sembla pas s'en offusquer. Janma remua doucement le chocolat fondu de sa casserole et le versa sur le sucre en poudre, l'oeuf battu en neige et les quelques grammes de farine. D'un certain point de vue, il était triste que la fillette ait été morte si tôt. Janma ne savait pas exactement si le corps d'un dieu vieillissait ou rajeunissait après sa mort, mais il lui semblait que la petite muette avait quitté les siens dans la fleur de son adolescence. En soi, elle aurait fait une excellente épouse. Les hommes avaient beau se faire des illusions sur le caractère fort qu'ils recherchaient chez leurs épouses, une fille jeune, menue, qui ne parle pas et cuisine bien leur suffisait largement. Il ne savait si cela avait changé avec le temps, mais à son époque une femme était un ventre pondeur et paresseux, un accessoire qu'on rangeait sagement sous ses draps pour s'en servir le moment venu.

Il saisit sur ses traits un air nostalgique, et s'en voulut d'avoir pensé de la sorte.Dans les écrits penchés et harmonieux qu'elle traçait du bout de son crayon, Janma trouva un sourire. Le risque de sortir ? Il ne comprenait pas trop, est-ce que le monde était devenu dangereux au point qu'on ne pouvait plus mettre le nez dehors sans risquer de se prendre une malédiction sur la tête, un coup de couteau dans le ventre, un marteau sur les tempes ? Vlad restait parfaitement silencieux, il se concentrait sur sa tâche du mieux qu'il le pouvait. Janma alluma le four, le mit à préchauffer, et versa dans un moule beurré sa préparation.

Ce fut le moment que choisit l'homme au masque pour lancer sa longue diatribe. Janma écouta d'une oreille attentive les critiques de la société que faisait cet élève. Des classes sociales toujours présentes, mais hypocritement dissimulées. Oui, il avait lu quelque chose sur les guerres pour la "démocratie" qui consistait à changer la main tenant le pouvoir de celle du fils désigné par Dieu à celui désigné par l'argent et les études supérieures. En revanche être esclave de soi-même, il ne savait ce que voulait dire par là Vlad. Est-ce que les gens avaient tant besoin de reconnaissance de leurs jours qu'ils s'enfermaient dans une pseudo félicité ?

En tous cas, si la technologie avait évoluée depuis, sans doute que les plus riches et influents avaient cessé d'être oisifs. Janma avait lu avec attention des ouvrages sur les mécanismes et la robotique. Des machines dotées d'une intelligence, comme les êtres humains, parfois plus rapide que les êtres humains. Des créatures mécaniques capables de se mouvoir. Même son four n'était pas naturel, loin très loin des braises sous le chaudron qu'utilisait sa mère quand il était encore petit. Janma sourit aux derniers mots de l'homme au masque lorsqu'il parla du travail et du trop plein d'humain. Mettant son fondant enfin au four, il ferma la porte d'un coup de hanches et commença à mettre la chair de boeuf dans un saladier.

Janma : A l'époque où je vivais encore les familles étaient déjà trop nombreuses. Les enfants abandonnés dans les rues, les filles des grandes familles accidentellement tuées avant la puberté atteinte. Tu sais, Lord Vlad, ce que tu me décris n'est pas si différent de mon époque. Les gens travaillaient comme des fous pour subvenir à leurs besoins primaires. C'est à dire manger, dormir, et se reproduire. Ah. Les personnes qui avaient trop d'argent comme moi le dépensaient spontanément dans le jeu puisque rien n'était acheté pour le luxe d'être acheté. Mais ne vous leurrez pas. La "société de consommation" est simplement un luxe populaire et vulgaire. Le gaspillage nous le connaissions avant, bien avant que vos premières usines sortent du sol.

Il ajouté un peu de curry dans sa viande et commença à la mélanger énergiquement avec les mains, trempant jusqu'aux poignets dans la viande crue.

Janma : Ne considérez jamais la mort comme une fatalité. Dites-vous que c'est l'occasion pour vous de recommencer quelque chose. Nous étions tous bassement humains, et aujourd'hui potentiellement divins. Même si vous devez pour cela suivre l'enseignement de maîtres en la matière... et moi, écraser de la chair animale de mes doigts de voleur, n'est-ce pas ?

Il leur sourit aimablement, tentant de leur faire comprendre l'ironie de la situation. Ils avaient beau le considéré comme un ainé, une chance d'avoir été loin, si loin qu'il avait un rang de cuisinier au sein de prestigieuse école, il n'en était pas moins vulnérable et... inférieur à eux. Janma contrairement à ces enfants n'aurait jamais droit à un enseignement décent. Il deviendrait dieu spontanément, de ses propres ailes, de ses propres erreurs et propres expériences. Cela lui avait été insupportablement imposé, et il ruminait en concoctant le meilleur qu'il pouvait obtenir des ingrédients qu'on lui offrait. C'était sa pénitence. Sa seconde chance.

Janma : Parfois quand je vous vois venir avec cet air abattu, votre tête d'affamés et vos airs de martyrs, je me demande à quoi peuvent ressembler les cours qu'on vous dispense...
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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Jeu 27 Déc 2012 - 16:19
J'écoutais d'une oreille le cuisinier et Lord pendant que je creusais mes tomates. Ils parlaient du monde ancien et nouveau, de leur passé, de leur famille. Lorsque j'eus fini ma rangée de tomates, je me dirigeai vers le garde manger réfrigérant et pris quelques grammes de chairs à saucisses pour remplir les tomates. La viande était belle et sentait déjà bon, elle était certainement de très hautes qualités et devaient coûter tellement chers que, de mon vivant, je n'aurai jamais pu y goûter. Je fis un peu cuir la chair à feu doux avant de l'ajouter dans les tomates et d'ajouter une sauce délicate au fromage, quelques herbes et une pincée de sel pour donner plus de goût à la viande. Puis, je plaçai mes tomates dans un grand plat et le tendis au cuisinier.

Ensuite, je revins à mon espace de travail et m'occupai de mes frites : je choisis une huile très parfumée pour faire cuire et dorée les pommes de terre sur le feu. J'ajoutais encore quelques herbes et pris les tomates qui me restaient pour préparer une petite sauce que les apprentis appelle "kechup".

Soudain, en y réfléchissant, je me rappelai que les repentis étaient des hommes condamnés par Deus à des travaux ménagers. Janma était donc un dangereux criminel, qui avait peut-être assassiner sauvagement des femmes et des enfants uniquement pour le plaisir et l'odeur du sang. Je pris peur et fis un pas un arrière. Ma manche accrocha la poëlle de frites pleine d'huile qui bascula et tomba au sol.
Devant ma bêtise, je ne pus m'empêcher de fondre en larmes et je laissai tout pour quitter la petite cuisine et m'enfuir en courant. Je rentrai dans ma chambre et sautai sous la couette pour dormir jusqu'au petit matin.

---------------------------

Plus tard, en y réfléchissant, je me suis dis que j'aurai au moins pu dire au revoir. Mais j'étais trop effrayé par le cuisinier, trop amoureuse peut-être aussi, que je n'avais pas pu garder mon calme en sa présence.

(fin pour moi, désolée je finis vite mais vous pouvez continuer sans moi)
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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Lun 31 Déc 2012 - 16:59
Jamna termina ce qui semblait être le fondant, en l'enfermant cruellement dans un four trop chaud pour cette pauvre créature et se concentra sur la préparation, dans un saladier, d'une bonne quantité de viande de boeuf. Tout en travaillant, il répondit de son propre point de vue :

- A l'époque où je vivais encore les familles étaient déjà trop nombreuses. Les enfants abandonnés dans les rues, les filles des grandes familles accidentellement tuées avant la puberté atteinte. Tu sais, Lord Vlad, ce que tu me décris n'est pas si différent de mon époque. Les gens travaillaient comme des fous pour subvenir à leurs besoins primaires. C'est à dire manger, dormir, et se reproduire. Ah. Les personnes qui avaient trop d'argent comme moi le dépensaient spontanément dans le jeu puisque rien n'était acheté pour le luxe d'être acheté. Mais ne vous leurrez pas. La "société de consommation" est simplement un luxe populaire et vulgaire. Le gaspillage nous le connaissions avant, bien avant que vos premières usines sortent du sol.

Il ne lui apprenait pas grand-chose, bien qu'il ne se soit jamais beaucoup posé la question de ce qu'était l'Inde de cette époque, il avait le souvenir d'un roman parlant d'un prince poète et d'un tapissier qui la décrivait de la même façon. Il avait aussi compris aux tintements venant de ses poches que l'argent ne lui manquait pas de son vivant. Mais il fut étonné qu'il se soit déjà renseigné sur ce qu'étaient la société de consommation et les usines, alors qu'il avait semblé parfaitement ignorant du monde moderne peu avant. Pendant ce temps, Ion continuait de confectionner des tomates farcies avec un soin de laborantin travaillant sur une expérience réalisable une seule fois, alors que lui écoutait surtout, coupant ses dernières patates en fins bâtonnets.

- Ne considérez jamais la mort comme une fatalité. Dites-vous que c'est l'occasion pour vous de recommencer quelque chose. Nous étions tous bassement humains, et aujourd'hui potentiellement divins. Même si vous devez pour cela suivre l'enseignement de maîtres en la matière... et moi, écraser de la chair animale de mes doigts de voleur, n'est-ce pas ?

Il l'avait appris bien à ses dépends, que la mort n'est pas fatale, surtout une fois que l'on se retrouvait à la Deux Académia. La première mort lui avait semblé être une bénédiction, il quittait le monde ridicule des humains qu'il avait vainement, et pour leur bien, essayé de dominer, pour devenir ce qui rendait son premier objectif risible en comparaison, un dieu. Il avait par contre moins apprécié de se faire battre dans un duel à mort non voulu, par un professeur à qui il avait demandé de l'entraînement. Cette mort là ne lui avait apporté que des craintes et des doutes. Le mot "voleur" finit de le faire tiquer assez pour qu'il se retourne et aperçoive le petit sourire plein de sous-entendus qui rappela à Vlad que les repentis avaient souvent été punis pour une bonne raison, la justice divine étant théoriquement plus efficace que la justice humaine de son époque.

Il se demanda soudain s'il n'aurait pas lui-même pu en être un, n'avait-il pas de son vivant fait suffisamment pour être jeté en prison pour une cinquantaine d'année ? N'avait-il pas causé le remplacement d'un gouvernement corrompu dont les membres étaient peut-être morts des représailles de leurs victimes, brisé les illusions de pauvres citoyens qui ne demandaient qu'à vivre leur vie dans une ignorance rassurante. Il avait créé des mouvements de protestations contre diverses actions politiques, militaires ou économiques, à partir de preuves tirées de ses destructions, pas toujours véridique, certains de ces mouvements étaient devenus violents, des gens étaient morts. Tout cela était sa faute, alors, oui, il aurait pu en être un. Et il devinait que ses propres péchés étaient bien plus graves que ceux de Jamna : ce dernier était un voleur, sans doute rien de bien méchant qui avait sans doute fini par se faire attraper après avoir dépouillé un riche.

- Parfois quand je vous vois venir avec cet air abattu, votre tête d'affamés et vos airs de martyrs, je me demande à quoi peuvent ressembler les cours qu'on vous dispense...

Il n'avait pas envie de répondre, trop occupé à essayer de trouver quelque chose à faire alors que Ion volait avec grâce d'un bout à l'autre du plan de travail, finissant le travail qu'il pensait à faire avant même qu'il y pense. Et soudain quelque chose changea, l'expression de son visage, ses gestes, sa posture, tout montrait qu'elle éprouvait de la peur, la peur d'un animal qui se retrouve face à son plus cruel prédateur, qu'il avait très rapidement appris à connaitre et reconnaitre en observant ses parents. Elle fit, quelques instants après que son visage aie changé, tomber la poêle qu'elle venait de mettre sur la cuisinière qui renversa son contenu au sol, sans la bruler, heureusement. L'instant suivant se figea dans la mémoire de Vlad : des larmes pointaient le bout de leur goutte alors qu'elle se retournait pour partir et levait le bras pour les sécher sur sa manche.

Une fois qu'elle eut fermé la porte, il s'écria :

- Encore quelqu'un de suprenant...

Puis il se baissa et ramassa l'ustensile, qu'il déposa dans un évier avant de se mettre en quête de quelque chose pour nettoyer. Trouvant un torchon propre, il répondit à la dernière question avant qu'elle ne sombre dans les abysses sans fond de l'oubli :

- Pour moi, la majorité des cours ne sont pas très utiles : la majorité des cours généraux traitent de sujets que j'ai déjà vus de mon vivant, au mieux, ils sont une extension de ces cours, mais pour quelqu'un venant d'une époque reculée comme toi, je suis sûr que cela aurait été plus intéressant. Les cours sur les maniements des pouvoirs sont en théorie plus intéressants, mais pour le moment, je n'y ai rien appris que je n'avais pas encore trouvé par moi-même. Au fond, gringalet que je suis, seuls les cours de sports me servent vraiment.


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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Ven 4 Jan 2013 - 16:11
La petite était indubitablement efficace. Bien plus qu'il n'aurait pu l'être lui-même. Janma ne l'avouerait pas, même sous la torture, mais il était admiratif des capacités qu'elle déployait. Elle respirait une sérénité qu'il serait bien incapable d'effleurer même au sein de sa propre cuisine. Il l'observa s'affairer et nota mentalement ses astuces pour donner une nourriture plus goûteuse. Il se rappelait encore de la tête qu'avaient fait les élèves quand il avait tenté le gratin d'endives au jambon. Ils s'étaient jetés sur la salade et les desserts pour compenser ses piètres performances. Oui. Cette petite avait beau être une peste, elle savait s'y prendre pour cuisiner.

Il tourna le dos quelques secondes, pour ne pas lui donner l'impression de la fixer, et sentit l'instant se figer. Un silence accablant envahit la pièce, et se planta droit dans son dos, comme la révélation d'une chose affreuse qu'il venait de faire. Il releva la tête, et croisa furtivement le regard de la jeune fille. Les yeux écarquillés. L'expression terrorisée. Quoi ? Quelque chose qu'il avait dit l'avait surprise ? Qu'est-ce qu'il avait fait pour s'attirer une telle expression de terreur absolue ? Il fronça les sourcils, dubitatif, et n'eut pas le temps de se jeter en avant, lorsqu'elle accrocha la poêle, avant de s'enfuir en courant.

Lord Vlad : Encore quelqu'un de surprenant...

L'huile tapissait le sol de la cuisine. Sa cuisine. Janma n'osa pas bouger, et laissa Vlad s'occuper des cochonneries causées par la jeune fille. Il poussa un long soupir de frustration en nettoyant immmédiatement la poêle pour ne pas qu'elle graisse trop vite. Par les moustaches de Deus qu'est-ce qui lui avait pris ?

Janma : Et d'incroyablement salissant. Laisses le torchon, je vais éponger. Elle aurait au moins pu, je ne sais pas... jeter une éponge avant de s'enfuir. Attention. Ça glisse.

Il poussa un grognement désapprobateur et commença à nettoyer, essorant le torchon. Il avait l'impression d'essayer d'enlever la graisse d'une lampe à huile, tellement le ligne était imbibé. En plus de ça la blessure à peine bandée qu'il avait au doigt lui faisait un mal de chien. Bon sang. Elle lui aurait mis de sacrés bâtons dans les roues cette fiche gamine. Il poussa un juron, en manquant de glisser, et barda le sol de feuilles d'essuie-tout que Cicéron avait si généreusement laissé sur le frigo. Un autre nettoierait plus proprement, il n'avait pas que cela à faire.

Ecoutant Vlad d'une oreille attentive, il rangea le bazar semé par la muette et finit par se rendre compte d'une odeur... étrange. Pas celle que devait avoir un gâteau au chocolat. Écarquillant les yeux, il se jeta sur le four en catastrophe et vit, commençant à brûler, la cuiller en bois qu'il avait oublié dans la pâte. Se maudissant intérieurement, il attrapa un torchon et essaya de l'enlever. Il devrait vraiment être très fatigué pour avoir oublié quelque chose d'aussi gros et visible. Il en profita pour baisser la température du four, et jeta presque l'ustensile dans l'évier, manquant de se brûler les mains.

Janma : C'est dommage. Mais je suppose que plus tu progresseras plus les cours seront difficiles. Quand j'ai du temps libre je vous regarde faire du sport, ou alors je vais à la bibliothèque. C'est fou le nombre de choses que l'on peut apprendre à faire à partir de livres. Pour l'instant je ne comprends pas tout ce que je lis, surtout quand je regarde les progrès faits en sciences. Il faudrait que je demande aux professeurs concernés, je suppose.

Il eut un sourire doux alors qu'il prenait les frites de Vlad pour les mettre à cuire. Reprenant l'huile qu'avait choisi la fillette, il ajouta quelques épices, batti le tout, et mit à chauffer. Qui ne tentait rien n'avait rien.

Janma : Tu dois être quelqu'un de très intelligent si les cours ne te servent pas. Je vais éviter de trop te fatiguer, d'autant que vous avez déjà fait beaucoup. Aides-moi à finir les tomates et tu pourras partir. Mais avant ça...

Il aligna les tomates dans un immense plat, et sortit deux couteaux et petites cuillers, ainsi qu'un saladier pour évider les légumes. Concentré, il arracha la queue de la première tomate, coupa son chapeau, l'évida, et la replaça au bon endroit, donnant le ton à cet élève si particulier.

Janma : Dis-moi, toi, d'où tu viens. Ton masque étrange me fait penser à ce qu'ils appellent "pixels" je crois, non ? Tu dois donc venir d'une époque relativement... récente ?

Ah, la curiosité...
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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Dim 6 Jan 2013 - 0:19
Janma, pendant qu'il lui faisait un résumé de ce qu'étaient les cours, se précipita soudain sur le four, dans lequel, à l'odeur, il avait dû oublié un morceau de bois, qui se révélla être une cuillère de cuisine déjà en train de prendre feu. S'emparant d'un torchon, il réussit à l'extraire et à la jeter dans l'évier. Puis, comme si de rien n'était, il se retourna vers lui, le danger écarté et répondit à ce que le jeune spectateur masqué, incrédule, avait dit précédemment :

- C'est dommage. Mais je suppose que plus tu progresseras plus les cours seront difficiles. Quand j'ai du temps libre je vous regarde faire du sport, ou alors je vais à la bibliothèque. C'est fou le nombre de choses que l'on peut apprendre à faire à partir de livres. Pour l'instant je ne comprends pas tout ce que je lis, surtout quand je regarde les progrès faits en sciences. Il faudrait que je demande aux professeurs concernés, je suppose.

Décidément plus que multitâche, il remit d'autres frites cuire, c'est-à-dire celles que Vlad avait coupé. Il utilisa la même huile que Ion, une très parfumée, qui brûlerait sans doute assez mal, ferait des résidus et donnerait un goût infâme au produit fini. Il eut même la très mauvaise idée d'ajouter des épices au début de la cuisson qui finiraient carbonisées et donneraient une petite touche d'écoeurement au papilles gustative du premier qui les goûterait. Puis, comme il avait manifestement remarqué que Vlad ne savait que faire, il rouvrit le dialogue :

- Tu dois être quelqu'un de très intelligent si les cours ne te servent pas. Je vais éviter de trop te fatiguer, d'autant que vous avez déjà fait beaucoup. Aides-moi à finir les tomates et tu pourras partir. Mais avant ça...

Il lui montra alors sans un mot le travail à accomplir : évider des tomates, rien hors de sa portée, mais quelque chose qu'il avait toujours eu horreur de faire, surtout seul. Il coupait toujours le chapeau trop grand ou trop petit et avait ensuite du mal à évider la tomate, ou cela ne donnait rien de convainquant une fois cuit, ça dépendait du degré d'erreur. Mais cette fois, il le faisait non pas pour aider sa mère, ou pour se faire à manger, mais pour aider quelqu'un qui pouvait, qui sait, perdre sa place au profit d'un repenti plus doué à son poste. Du coup, il s'appliqua comme jamais auparavant. Janma, qui avait décidément décidé d'en profiter tant qu'il avait de la compagnie, posa une autre question :

- Dis-moi, toi, d'où tu viens. Ton masque étrange me fait penser à ce qu'ils appellent "pixels" je crois, non ? Tu dois donc venir d'une époque relativement... récente ?

Ahhh, si seulement il le savait... Il savait qu'il avait vécu et était mort dans la même ville, sans doute en Europe, mais laquelle ? Impossible de le savoir, même s'il avait quelquefois fait des recherches, raisonné, fouillé les pans de la mémoire qu'il avait gardée en tant que Lord Vlad. Son masque et ses origines n'étaient pas beaucoup plus claires. Dans tous ses souvenirs, sans autres exceptions que des connaissances plutôt générales, telles que les mathématiques ou la géographie, il le portait, c'est même peut-être ce qui avait fait la division entre ce qui lui était resté ou pas. Toujours est-il qu'il se contenta de répondre :

- C'est sans importance, que je sois né à Turin, Londres, Rome, Hong Kong ou Paris, je suis aujourd'hui quelqu'un d'autre, je suis Lord Vlad, un homme caché dans le noir et le blanc que le 21e siècle a vu surgir de nulle part et repartir de la même façon... Ça a d'autant moins d'importance que nous ne sommes plus dans le monde des hommes, et que quel que soit l'époque de laquelle nous venons, nous avons tout notre temps pour rattraper le retard.

Wah, ça, c'était théâtral, lyrique, pas digne de Rousseau ou d'Hugo, mais parfaitement acceptable... Il y avait des moments ainsi, où il s'étonnait lui-même de ce qu'il était capable de faire ou d'inventer. Cela va de soi, mais il préférait que ces moments arrivent quand il était en danger de mort. Toujours est-il qu'à se réjouir de sa réplique, il coupa le chapeau d'une tomate de travers.


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Re: Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon] - Sam 13 Avr 2013 - 14:25
Un vieux rp où j'avais participé avec Ion. Je regrette qu'il soit abandonné mais ce n'est pas grave, nous aurons bien d'autres occasions pour faire un peu de cuisine ensemble, mon cher Lord.

Janma : 535 xps
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Ainsi font les petites frites [PV Ion Fon]
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