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Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Des chasseurs de rêveurs

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Des chasseurs de rêveurs - Jeu 20 Juil 2017 - 16:38
Les yeux fermés, elle inspire.
Elle hausse les épaules, gonfle la poitrine, bloque sa respiration quelques instants… puis elle expire profondément.
Elle ouvre les yeux… et après un signe de tête à sa coéquipière, toutes deux s’élancent.

Ils sont pris par surprise. Maya s’approche d’un premier adversaire et lui assène un violent coup de barre de fer dans la tempe. Tournant sur elle-même et modifiant la prise de son arme, pour la tenir désormais par l’extrémité, elle profite de la vitesse de rotation pour prendre de l’élan, allonger la longueur de la barre pour la transformer en une sorte de lance, et frappe un second adversaire, cette fois au niveau de la jugulaire. Les deux sont au tapis… même si la jeune femme n’a aucune idée de l’efficacité de ses propres mouvements. Elle dématérialise son arme et s’arrête, place son pied gauche en avant, détend ses bras le long de son corps, sautille une ou deux fois sur place et regarde ceux qui commencent à s’approcher d’elle, arme à la main. Ça risque d’être coton tout de même…

L’autre jeune femme, équipière de Maya, s’est arrêtée et laissée encercler par des ennemis… somme toute hésitants. Et il y a de quoi : alors qu’une musique orientale résonne désormais littéralement dans leur tête, la voilà qui s’est mise à danser. Sourire aux lèvres, bras dressés au-dessus de la tête, elle tourne lentement sur elle-même en leur performant une danse du ventre comme jamais ils n’en ont vu dans leur vie. Peu vêtue comme elle est, charmante, bougeant ses épaules et ses bras de façon hypnotisante, ils ne peuvent s’empêcher de baisser leur garde… et après une vive rotation, elle génère une poussière tout autour d’elle, poussière qui se répand et s’engouffre dans leurs yeux. En voilà six d’aveuglés… ne reste plus qu’à la jeune femme de s’avancer face à eux, un par un, et de leur mettre un bon vieux coup de pied dans les roubignoles pour les achever.

… Maya en grimacerait presque pour eux…
Mais pas de temps de s’apitoyer sur le sort de leurs bijoux de famille : d’autres hommes se sont dressés face à Maya et ils sont désormais bien trop nombreux pour qu’elle leur tienne face… surtout sans armes, contre des épées si affûtées. Est-ce qu’elle peut leur faire un numéro de charme aussi, ou… c’est quoi le délire ? Soulevant le bas de sa chemise, elle préfère largement sortir un petit poignard de sa ceinture… ce sera plus sûr et plus orthodoxe comme méthode. Pas pour les battre, mais au moins pour se défendre, le temps de trouver une faille dans leur formation pour s’enfuir.
Alors qu’ils pourraient tous foncer en même temps, un gaillard se met à charger, seul. Vu son physique de catcheur, le duel de force risque fortement de tourner à son avantage… alors Maya va plutôt miser sur sa vitesse. Mais alors qu’elle plonge sur le côté pour esquiver un coup d’épée, le type lui a agrippé une cheville et la soulève désormais comme une vulgaire brindille. Pendue par le pied, la jeune femme tente de se débattre… mais dès lors qu’il lui attrape le poignet et le lui tord pour la forcer à lâcher son arme, les chances de s’en sortir tombent à zéro.

Une détonation se fait entendre, et Maya tombe au sol. Cinq autres coups de feu sont tirés… et six personnes tombent, raides mortes. Riju a plus d’un tour dans son sac... Maya se demande d’ailleurs comment elle fait pour aussi bien viser malgré le recul de l’arme et sa relative absence de muscles. Elle se demande aussi où est-ce qu’elle arrive à planquer des armes en étant si peu vêtue, mais ça, c’est une autre histoire… et l’origine est sans doute plus « divine » qu’autre chose. Bref. Profitant de la brèche dans la formation adverse, Maya se lève, donne un coup de pied revanchard dans le catcheur mortellement touché, s’élance vers son amie, lui attrape la main et l’entraine à courir à ses côtés. Les deux jeunes femmes cavalent dans le couloir et fuient leurs adversaires qui, après une seconde de réflexion, se lancent à leur poursuite.

- Cours Riju, cours !
- J’aimerai bien… t’y voir… Maya… fait l’autre, déjà essoufflée.
- Je suis dans la même situation que toi, idiote !

Le couloir tourne à gauche, puis continue sur cinquante mètres avant de tourner à droite... puis il continue, encore et encore. Il leur faudra trouver une planque, et vite, parce que derrière… ça galope. Ils auront vite fait de les rattraper si elles continuent à courir en suivant simplement le chemin qui s’offre à elles.

- Un instant mesdames.

Maya se stoppe net ; l’autre, dont la vitesse de réaction n’est pas vertigineuse, vient s’écraser le bout du nez dans son dos. Un homme leur barre la route. Dévisageant les deux femmes – dont l’une se tient la frimousse en gémissant et en pleurant à moitié –, l’homme les salue d’une révérence avant de bien mettre en évidence son épée, rangée dans son fourreau.

- Mon dieu, c’est Mac Frimeur !
- Pardon… ?

D’après le blason sur sa veste, il devait s’agir d’un « haut gradé »… un peu trop prétentieux finalement, comme souvent. En tendant son bras et en ouvrant la paume de sa main, Riju génère de la poussière qu’elle envoie directement dans ses yeux pour l’aveugler. Surpris et affaibli, portant ses mains à son visage, il s’en trouve encore davantage vulnérable : les deux femmes reprennent alors leur course et Maya en profite pour asséner un bon coup de genou dans le bas-ventre de l’agresseur au passage, histoire de le plier en deux et le mettre hors d’état de nuire. Fini de faire le malin…

Elles courent à nouveau. Un couloir, des salles… mais tout est inondé de lumière, impossible de se planquer efficacement. Alors qu’elles déboulent dans un nouveau couloir, droit d’une centaine de mètres, Riju s’arrête soudainement en intimant sa camarade d’en faire de même. La danseuse ouvre alors la première porte qui lui tombe sous la main.

- Pas encore des casiers, on en vient ! Ça ne marchera pas une deuxième fois ! geint Maya.
- Mais si, mais si, justement ! Arrête de geindre et entre vite !

Riju pousse Maya pour qu’elle entre la première, puis vient se coller à elle, l’écrase bien comme il faut, puis force comme une dingue pour parvenir à fermer la porte dudit casier derrière elle. Maya se plaint qu’elle n’arrive plus à respirer, l’autre lui met la main devant la bouche pour qu’elle se taise… et finalement, toutes deux observent toute une troupe de couillons passer devant la porte et continuer à courir sans rien remarquer. Quelques secondes plus tard, c’est Mac Frimeur qui défile à son tour… et elles l’entendent distinctement maugréer et maudire tous les individus de sexe féminin. Au tour de Maya de devoir retenir Riju de bouger…

Elles restent cachées encore une minute, attendant que les hommes se soient assez éloignés.
Enfin… c’est la libération : elles ouvrent les portes et laissent à nouveau un filet d’air les séparer… au grand soulagement de cette chère Maya.

- Mais qu’ils sont idiots…
- Par contre, impossible de les prendre par surprise cette fois, ils ne sont pas restés à côté de nous… dommage, j’aurais bien aimé lui faire regretter ses paroles, à l’autre mec là.
- Mouais… je préfère encore qu’ils nous laissent tranquilles. Pas envie qu’ils mettent la main sur ce que tu transportes…
- Hu hu. rit Riju. Ils n’arriveront jamais à me toucher, pas de quoi être stressée outre mesure pour l’instant Miss.

Maya hausse les épaules… et les deux femmes repartent sereinement de là où elles viennent. Objectif : sortir d’ici et retourner à l’Académie… même si elles n’ont aucune idée de l’endroit où elles se trouvent actuellement.


Des couloirs, des salles de classe, des cassiers au milieu des couloirs… c’est forcément une école. D’ailleurs, à bien y réfléchir, les gens qui ont tenté de les agresser étaient tous habillés comme des étudiants… si on oublie Mac Frimeur l’extravagant. Maya est également vêtue comme une écolière, comme assez souvent d’ailleurs : une chemise à boutons, une minijupe, des collants et des chaussures à sabot, c’est léger et pratique pour bouger. Seule Riju fait un peu tâche dans le tableau, habillée d’un court débardeur – pour ne pas dire « simple soutien-gorge » – et d’un pantalon de couleur cyan… telle une princesse tout droit sortie d’un film d’animation Disney. Mais c’est son style après tout, et il lui va comme un gant.

- Je ne vois aucune sortie pour l’instant, et j’ai l’impression que les fenêtres sont fausses.
- Même constat… et ça me file un mauvais pressentiment. A-t-on déjà vu un bâtiment aussi… faux ?
- On est peut-être sur un faux décor, genre plateau de tournage.
- Pour quel film ? J’espère que ce n’est pas un truc d’horreur du style « L’école hantée »…
- « L’école de l’angoisse ».

Pour se rassurer et détendre l’atmosphère, elles vont citer tour à tour des noms de films plus déjantés les uns que les autres, préférant le ridicule à l’effrayant. D’après ce qu’elles en ont vu pour le moment, il n’y a que des pratiquants d’arts martiaux ici… pas de monstre à deux têtes, de fantômes, de zombies ni de créatures diaboliques. Le monde de Deus a beau être un monde « magique », on n’a encore jamais atteint le niveau des pires films sortis de l’imagination des humains. Une chance…

Après avoir cité « L’école de l’apocalypse III : le retour des examens tueurs » et les petits rires qui s’ensuivent, les deux filles s’arrêtent face à un cul-de-sac. Maya baisse la tête et soupire, tandis que Riju va tâter les murs pour vérifier s’il existe une sortie secrète derrière l’un d’entre eux. Depuis qu’elles se sont réveillées ici, ligotées l’une à l’autre, elles n’ont fait que se libérer et déambuler dans les couloirs… Pourquoi les a-t-on kidnappées ? Que leur veut-on ? Aucun doute là-dessus : c’est ce petit objet donné par Colombe qu’ils cherchent. La directrice les avait prévenus que la mission serait dangereuse… et qu’elles risquaient gros toutes les deux.

Comme pour le confirmer une nouvelle fois, trois types apparaissent derrière elles comme par magie. Alors que Maya s’apprête à les combattre à mains nues, Riju sort son revolver et les met en joue. De quoi les dissuader de bouger ? Que nenni, ça n’a pas l’air de les effrayer outre mesure : ils approchent, sabre vers l’avant… et boum, la danseuse tire et abat celui qui se trouvait au centre, d’une balle en plein milieu du front. Les autres continuent d’avancer comme s’il ne s’était rien passé…
Dans l’air, Maya est déjà en train de dessiner l’arme qu’elle affectionne le plus : la barre en métal. Rapide à dessiner – un simple geste de la main, plus ou moins droit, et d’une longueur adaptable à choisir selon la situation – et à matérialiser, pas spécialement à maîtriser cependant, c’est avec cet objet qu’elle sait le mieux se défendre. Alors quand le type s’élance… elle est prête.
À ce stade, le troisième type est déjà mort d’une balle dans la tête…

Maya encaisse le premier coup en mettant son arme en opposition, à l’horizontale. Même en attaquant frontalement, peu importe la force qu’il emploiera, il sera impossible pour son adversaire de découper cette barre de fer. Sur le second coup, Maya préfère esquiver d’un bond vers l’arrière… et sur le troisième, elle pare à nouveau. Cette fois, le bougre fait racler sa lame le long de la barre de fer, obligeant Maya à lâcher son arme d’une main. Il en profite pour passer sous la garde de la jeune femme qui, déséquilibrée, s’en retrouve déjà piégée. Mais alors qu’il avance pour planter sa lame dans sa poitrine… Maya profite de son déséquilibre pour se laisser tomber.
Au sol, la prochaine action risque d’être critique… c’est tout ou rien.
La déesse serre la barre dans sa main et tente de le toucher au niveau des chevilles. Le coup porte, mais trop mollement. Il a tout de même le mérite de faire reculer l’homme, assez pour que Maya ait le temps de se relever. Il lève son épée une énième fois pour une attaque frontale et cette fois, Maya la bloque grâce à son avant-bras gauche, recouvert d’une sorte de brassard en métal qu’elle vient tout juste de dessiner et matérialiser grâce à sa peau. Elle enroule ensuite son avant-bras autour de l’épée, l’agrippe à pleine main, puis, après avoir dématérialisé son arme – plus rapide que de la lâcher – elle avance son poing et… lui fout une bonne droite dans la tronche. Il tombe sur l’arrière du crâne, sonné.

- Aïe… fait Maya en se tenant la main.
- Tu devrais passer aux armes à feu, c’est plus rapide et moins douloureux. réplique son amie, qui tire à trois reprises sur l’homme au sol pour l’achever.
- Je n’y connais rien là-dedans… et je n’aime pas trop ça… mais bref…
- Oui, bref. Continuons à chercher une sortie.

Pendant qu’elles reprennent leur déambulation à travers les couloirs, revenant sur leur pas et prenant un autre chemin, Maya souffle sur son poing, espérant sûrement ainsi « refroidir la douleur ». Au bout de quelques minutes, nouveau cul-de-sac.

- Vous cherch…

Bang. Riju vient d’abattre Mac Frimeur.

- Il m’a saoulé.
- …

Maya déglutit en regardant le corps de l’autre gésir au sol… Il était sûrement condamné, après ses insultes de tout à l’heure… et ce sera un danger de moins, même s’il aurait pu donner de bonnes informations sur « comment s’échapper de cet endroit ». En tout cas, et sans échanger un mot – Maya est légèrement sous le choc –, elles reprennent leur marche. Les couloirs n’en finissent jamais… mais au moins, elles ne croisent plus âme qui vive, leur progression est plus rapide. Enfin, l’un des couloirs se termine différemment des autres : au bout se trouve une porte, avec le panneau « EXIT » clouté juste au-dessus. C’est Maya qui pose sa porte sur la clenche la première… qui respire un peu coup, et qui la pousse lentement pour l’entrouvrir.
Une salle de classe… juste une salle.

Décontenancées, elles entrent tout de même et referment derrière elles. Riju va se vautrer sur le bureau du professeur, tandis que Maya s’assoit sur une chaise et plonge sa tête dans ses avant-bras. Misère de misère…

- Même pas de fenêtres ici. Heureusement que la lumière fonctionne.
- Hm…
- On reste un peu se reposer ici ? Tu as l’air crevée la miss.
- Hm…

Riju se relève et va se poster à côté de son amie. Elle lui caresse doucement la tête, les cheveux, tout en lui chantonnant une sorte de berceuse à l’oreille pour la détendre.

- Tu as remarqué ? Nous n’avons vu que des hommes ici. Tous habillés de la même façon. Personne n’a prononcé un mot mis à part l’autre abruti. Ils sont d’une intelligence relativement limitée, sauf quand il s’agit du combat, domaine dans lequel ils ont l’air fort débrouillards. À mon avis… fait-elle avant de se relever pour se placer devant la porte. … ils ne sont pas humains, ce doit être l’œuvre d’un pouvoir divin.
- Celui du type bizarre ?
- Non… quelqu’un d’autre, que nous n’avons pas encore rentré. S’il peut en créer à volonté, il faudra se méfier : nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Maya baille un coup, et ferme les yeux… n’ayant plus la tête à réfléchir à tout ça. Comment peut-elle penser dormir avec ce danger omniprésent ? Une chance pour elle que Riju soit prête à exterminer quiconque passera cette porte et cherchera à porter la main sur elle.
Des chasseurs de rêveurs
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