Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune)

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une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Jeu 26 Nov 2015 - 10:58



Quand un piège à lièvres, piège une humaine...

En se promenant à travers les campagnes, Fio s'était ennuyée. Où était le danger? Les mises à l'épreuve, la crainte? Rien de cela n'existait dans ce monde si paisible. Elle s'aventura alors en forêt. Elle s'était dis que ça avait toujours été le lieu le plus compliqué à gérer. Elle espérait y trouver un ours, des serpents ou des plantes vénéneuses, mais non, rien, c'était une forêt tout ce qu'il y avait de plus banal. C'était l'une de ces expéditions qui tournait en ballade agréable et harmonieuse, avec la nature environnante. Fio se contenta de cela, et elle en fut satisfaite.
Avec toute cette agitation en ville, ou même depuis sa résurrection divine, elle avait un grand besoin de respirer l'air frais, loin des humains, dont elle n'était plus habituée à supporter.
Un bon retour aux sources.
Fio eut le ridicule sentiment d'être en vacance. Elle se fichait entièrement des cours et des événements de l'Académie. Elle avait besoin d'être seule de nouveau, alors qu'elle l'avait tant été auparavant, au point d'en devenir folle. Seulement, c'était un petit temps de réflexion, de remise en question, un temps d'adaptation qu'elle n'eut le moment de prendre, tout lui était tombé dessus trop vite.
Elle avait trouvé alors, dans l'humide forêt, une sombre et petite maisonnette en bois, isolée de tout. C'était exactement ce qu'il lui fallait. Elle était pourtant habitée, vide de présence d'un quelconque propriétaire. Elle semblait fermée depuis longtemps, une maison de vacance, peut être. Elle s'en fichait, elle avait forcé la porte et n'eut aucun mal à rentrer.
Elle s'était tranquillement installée, depuis quelques jours, et personne ne s'était présenté ni ne l'avait embêté. Bien.
Elle se lavait à la rivière, non loin, en contre-bas de la forêt, bien à l'abri des regards, humains au moins; Elle ne douta pas que oiseaux, chamois ou divers rongeurs avaient croisé sa route en ce moment intime, totalement indifférents.
Elle avait installé quelques petits piège par ci par là, pour cuire ce qu'elle y trouverait piégé. Elle était carnivore, et appréciait manger de la viande, mais il n'y changea rien à son point de vu. Elle n'aimait pas tuer les animaux, et avait toujours détesté les chasseurs. Or, on ne se pose pas de questions, quand il est question de survie.
Elle avait étrangement beaucoup plus d'estime pour les animaux que pour les siens de son espèce. Elle récoltait tous les fruits sauvages qu'elle pouvait trouver, là était son alimentation, semblable à celle d'autrefois, avec les zombies. Peut être plus pauvre encore, puisque ce fut provisoire, dans un monde vidé de ses ressources naturelles.

Un jour où elle faisait une sieste et savourait le calme de ce bois, on vint toquer à la porte. Elle sursauta. Quelle surprise...une visite. Elle espéra que ce ne fut pas un trouble-fête qui venait l'emmerder. Elle regarda d'abord par la fenêtre, il pleuvait.

Elle ouvrit la porte. Une jeune fille aux longs cheveux clairs et aux yeux bleu s'était présentée à elle, trempée et à vue d’œil, blessée à la cheville, par un de ses pièges qu'elle reconnut.
Fio afficha un air surpris et gêné. Elle ne voulait blesser personne, avec ses pièges, juste se nourrir...pourquoi cette fille s'était-elle emmêler dans ses affaires, perdue dans cette forêt...Elle était embêtée.
Elle s'aperçut alors, au bout de quelques minutes, que quelque chose clochait, un fait étrange qu'elle ne comprit pas tout de suite. Un silence, trop long. Cette mademoiselle n'avait pas décroché un mot, n'avait pas lâché un seul son, juste un visage tiré par la douleur et apitoyée.
Cette demoiselle était muette.
Fio la prit calmement par les épaules et l'emmena à l'intérieur, l'aidant à marcher à cloche pied.
Elle ne dit mot non plus. Elle cherchait son matériel de soin, qu'elle avait toujours avec elle dans son bon vieux eastpack, et qu'elle ramena auprès de la demoiselle Silencieuse. Elle banda alors sa cheville ensanglantée, après l'avoir libérée brusquement de son emprisonnement dans un morceaux de ferraille auto-refermant. Elle s'était crispée et agitée, souffrante. Fio avait tout de suite déverser sa crème désinfectante faite maison à l'aide de plantes fermentées réduites en purée, sans lésiner sur la quantité, vidant presque sa petite coupole. Elle empoigna alors fermement l'épaule de la blessée, comme pour lui dire de ne pas bouger et de rester calme, aidant à surmonter cette dure épreuve. Fio avait toujours été compatissante auprès des êtres qui souffraient de douleurs corporelles, elle qui en était particulièrement sujette et peu endurante.
Le bandage fait à l'improviste, elle pensa que cela suffisait.
Ensuite, elle jeta sur l'inconnue toutes les couvertures et ce qui lui était tombé sous la main pour qu'elle se sèche et se réchauffe, n'ayant pas le courage de faire un feu.
Elle s'installa alors en face d'elle, les poings serrés l'un dans l'autre, penchée et accoudée sur ses genoux, et laissa tomber sa tête.

-Alors, ça va mieux? Je suis désolée, c'était mon piège à lièvres qui t'a blessé.



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Dernière édition par Fio Chucharan le Sam 12 Déc 2015 - 21:33, édité 3 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Jeu 10 Déc 2015 - 1:18







S
on départ fut précipité, quelques gâteaux et bonbons fourrés dans les poches de son manteau bleu marine, son écharpe rose pastel enroulée autour du cou, deux jolies nattes tressées symétriquement dans ses cheveux et un message griffonné sur un morceau de papier, laissé sur la table d’entrée. Elle s’était ensuite rendue jusqu’au port des deux dimensions et avait discrètement embarqué sur le premier vaisseau accosté sur le quai. Tant qu'il l’amenait sur Terre, le plus gros du chemin était fait avait-elle naïvement pensé.

Oui, ce ne fut certainement qu’au moment où elle atterrit dans une forêt perdue au milieu de nul part les poches pleines de friandises qu’elle se rappela que le monde était vaste et que c’était à cause de décisions aussi foireuses qu’elle était morte.

***

Elle marcha jusqu’à ce que les rayons du crépuscule ne soient plus assez fort pour percer à travers les branchages de la forêt. Pouvait-on être plus perdu dans ce monde ? Elle n’avait même aucune idée sur quel continent elle avait pu atterrir.

Un soupir fraya son chemin à travers ses lèvres et forma un léger nuage dans l’air ambient. Il commençait à faire froid. Sona redressa habilement son écharpe autour de son cou et remonta le tissu au dessus de son menton, sa main se glissa ensuite dans sa poche et en sortit une de ses précieuses réserves : une madeleine au citron. Elle défit d’un coup sec son dîner et le grignota lentement tout en continuant à marcher, le sucre lui donnant le courage d’oublier que ses pieds lui faisaient affreusement mal.

***

Quand il commença à pleuvoir, épuisée, Sona se laissa tomber contre un arbre. Son visage se releva gentiment vers le ciel et recueillit sur sa peau les perles glacées. À quel moment le soleil s’était-il couché ? Elle souffla lentement un nuage de buée et le regarda se dissiper loin d’elle. Son menton se posa ensuite sur ses genoux et son corps se figea dans cette position, la berçant parfois d’avant en arrière quand les froides gouttes se mêlaient à d’autres plus chaudes.

Après un moment, son regard quitta finalement l’obscurité pour découvrir qu’un minuscule point lumineux se détachait de la nuit au loin. Ses yeux se plissèrent et purent non sans difficulté apercevoir les lignes imparfaites des murs qui se rassemblaient autour d’une maisonnette. Qui pouvait bien avoir eu l’idée de vivre dans un endroit aussi lugubre et solitaire ?

Sona se releva et se dirigea vers la lumière. N’était-ce pas ce que devait faire toute jeune fille perdue dans les bois ?
Chercher le loup et la maison de pain d’épice.

***

Clac !

Elle sursauta.

Ce ne fut qu’au moment où la douleur remonta le long de sa jambe jusqu’à ses hanches qu’elle laissa échapper un gémissement sourd. La panique envahit tout ses sens. Quelque chose essayait de manger son pied. Quelque chose !

Elle voulu se dégager mais la mâchoire resta fermement accroché à son dîner. Si la jeune fille avait pu hurler, tous les petits habitants de cette forêt en auraient étés mis au courant mais dans l’état des choses, la pauvre Sona ne pu que poser ses mains tremblantes sur la bête qui cherchait à l’amputer.

Froid. Métallique.

À nouveau, le souffle lui manqua, s’échappant de ses poumons en petites foulées. QUELQUE CHOSE était accroché à son pied. Elle tomba en arrière, tétanisée et prête à accepter son destin mais après quelques secondes où ni la victime ni la mâchoire ne se décidèrent à bouger, la victime finit par comprendre.
Et une fois débarrassée de la peur, la douleur devint bien plus supportable.

Ses mains glacées se posèrent à nouveau sur la mâchoire mécanique mais les dents ne bougèrent pas d’un millimètre malgré tous ses efforts. Malheureusement pour elle, il semblerait que le concepteur de ce piège ne soit pas un simple petit bricoleur du dimanche.

Dépitée, Sona se releva. Son regard se posa à nouveau sur la lumière. Là au moins elle avait une bonne raison de déranger la sorcière.

Toc toc

Sorcière qui contre toute attente était plus petite et mignonne que prévu.

Tout s’enchaîna ensuite si rapidement que Sona eu peine à comprendre, elle fut entraînée à l'intérieur, assise puis désinfectée, bandée, emmitouflée, réchauffée.
Quand la sorcière eu finit ses allées et venues, elle s’assit face à son invitée.

« Alors, ça va mieux? Je suis désolée, c'était mon piège à lièvres qui t'a blessé. »

Son piège ?
Ouais, une vraie sorcière.

Sona lui jeta un regard fâché et détourna les yeux, se contentant simplement d’écouter la pluie s’écouler au dehors.

Quelques secondes après, comme une colère d’enfant facilement oubliée, son expression s’adoucit et elle daigna enfin sourire à celle qui l’avait piégée.

« Merci »

Elle envoya ce mot dans l’esprit de son interlocutrice tout en bougeant ses lèvres afin de donner l’illusion de ne pas être muette, inutile de faire paniquer une humaine en lui faisant croire à des dons de télépathie.




Dernière édition par Sona Rune le Ven 20 Mai 2016 - 23:00, édité 5 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Dim 13 Déc 2015 - 18:27



Bonsoir, Bonne nuit, à demain~


La Mademoiselle blessée, toujours silencieuse, était fâchée. Elle lui avait lancé un regard de foudre, en guise de réponse. Fio la comprenait, elle était sérieusement blessée, par sa faute. Mais la faute était bien partagée, c'était son territoire maintenant, que faisait une étrangère en ces coins perdus? Elle avait à savoir où elle allait, se perdre ne tenait qu'à elle même. Puis, comme ferait-elle si elle ne plaçait pas ses piège, pour subsister? Elle n'allait surement pas se laisser mourir de faim sou peine de blesser quelques voyageurs égarés. Elle ne dit rien, et lâcha un soupir, fermant les yeux un instant pour se remettre au clair dans cet événement perturbateur. Elle était gênée de cette situation.
Quand elle rouvrit les yeux, son invitée s'était attendrie et lui souriait.


-Merci


Oh, elle avait enfin sortit un mot, cela surpris l'Ermite, qui jusque là, commençait à se faire à l'idée que la jeune fille égarée était muette. Bien, elle n'était plus en colère à présent, cela adoucit les mœurs. Cependant, un détail sur lequel elle ne s'attarda pas, était inhabituel. Elle ne sut concevoir comment était la voix de son interlocutrice silencieuse. Peu importait. Fio aimait les gens calmes, cela l'arrangeait.

La jeune et jolie fille Silencieuse aux yeux bleus éclatants avait des cheveux blonds tressés en deux nattes. Oui, mais d'un blond si clair, qu'ils semblaient être blancs. Fio resta bloquée dessus un instant, les yeux plissés et réfléchissant. Elle les détaillait ensuite avec minutie et admiration. Ils étaient brillants même dans l'obscurité de la maisonnette, et semblaient aussi soyeux que le Lin, même en étant mouillés et en ayant subis quelques désagréments. Elle eut envie de les toucher. La survivante professionnelle était, et l'avait oublié, une adolescente. Des sentiments qui lui échappaient, refaisaient surface, quelques fois, la prenant au dépourvue. En observant cette demoiselle, elle ressentit le besoin d'être aussi soignée qu'elle, belle, bien habillée et bien coiffée. Elle rougit de honte à ces pensées. Elle envia son joli minois et sa douce féminité. Féminité qu'elle avait laissé de côté il y a fort longtemps, et qu'elle négligeait encore. Et oui, les zombies se fichaient bien de comment elle était arrangée, ils tentaient de la manger, c'était tout, il n'est pas question d'aller au bal, quand il faut survivre. Elle se demanda alors dans quel état elle était. Cela faisait un moment qu'elle n'avait aperçut son visage dans un quelconque reflet. Elle s'en occuperait plus tard.
Fio avait trouvé une lanterne, dans la cave de la maison, car oui, la maison n'était pas alimentée en électricité. Elle avait pu l'allumer avec ses allumettes. Si il y avait bien un objet qu'elle portait constamment avec elle dans son sac à dos, sans compter son couteau de cuisine, c'était bien sa boîte d'allumettes, qu'elle pensait toujours à recharger, sans quoi il serait dur de vivre, sans éclairage, sans feu pour cuire et bouillir, sans quoi se réchauffer.
Les deux jeunes filles que beaucoup de choses semblaient opposer, était assises, aux creux de leurs fauteuils, enroulées dans d'épais duvets, autours de la vieille lanterne à l'orange et rustique lumière, posée sur la petite table basse du salon. Fio lui avait tendu, sans demander son avis, un verre d'eau.
Fio rompu enfin le silence, il était tard, et la blessée devait surement être épuisée:


-Pour bien guérir, il est essentiel de bien se reposer. A l'étage se trouve une chambre en plus de la mienne, tu pourras dormir dans le lit qui s'y trouve. Je vais t'aider à monter.


A ces paroles, Fio se débarrassa de la couverture qui la recouvrait, et vînt prêt de la mademoiselle silencieuse. Elle lui donna dans les mains la lanterne, pour éclairer leur chemin. Elle la saisit d'abord par les épaules pour la relever, puis d'un bras dans le dos, elle la souleva de l'autre bras par les jambes. Elle la portait tout entière avec quelques efforts, elle n'était pas lourde, comme elle avait pu le juger avant. Elle grimpa dans un vacarme de grincements des  vieux et étroits escaliers en bois, avec la blessée dans les bras. Arrivée en haut, elle entra dans la petite chambre de droite et la déposa délicatement en position assise, au bord du lit. Elle lui reprit la lanterne pour repartir.


- Je m'appelle Fio, si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle moi, je suis juste en face. Dors bien


Dès l'aube, Fio s'était déjà levé, pour chasser et essayer de trouver de quoi la nourrir elle et son hôte. Elle devait avoir faim, et elle devait déjà préparer ses vivres, son hôte blessée était de toutes évidences pas apte à retourner  où que ce soit pour l'instant, elle avait donc une bouche à nourrir en plus pendant quelques jours.



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Dernière édition par Fio Chucharan le Lun 27 Juin 2016 - 17:11, édité 1 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Mar 22 Déc 2015 - 17:14






A
u moment où la petite sorcière lui offrit un verre d’eau, Sona ne ressentit plus que de la reconnaissance envers celle-ci. Après tout, même si elle n’avait pas été blessée par le piège, elle serait certainement tombée malade avec une pluie devenue aussi dense et une naïve jeune fille faible et perdue au milieu de nul part n’était pas une combinaison gagnante.
« Pour bien guérir, il est essentiel de bien se reposer. A l'étage se trouve une chambre en plus de la mienne, tu pourras dormir dans le lit qui s'y trouve. Je vais t'aider à monter. »

Même blessée, Sona aurait pu être un danger potentiel, après tout pourquoi une personne s’aventurerait aussi loin dans la forêt seule et en pleine nuit ? Elle avait vu assez de films d’horreur pour savoir que c’était de très mauvais augure alors que son hôtesse lui propose si naturellement de l’héberger sans même la questionner l’étonna mais dans son intérêt, Sona acquiesça simplement.

Elle serra la lanterne que la petite sorcière lui donna et s’apprêta à se relever avec son aide mais avant même de comprendre ce qui se passait,  ses pieds ne touchaient plus le sol et elle était blottie dans les bras de son hôtesse. De peur de tomber, tout son corps s’était automatiquement crispé et ses mains s’étaient resserrées contre le verre de la lanterne, presque assez fort pour le faire exploser entre ses doigts.

Ce ne fut qu’une fois déposée délicatement sur un matelas délavé qu’elle prit conscience qu’elle venait d’être portée comme une princesse par une fille plus petite qu’elle.

« Je m'appelle Fio, si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle moi, je suis juste en face. Dors bien »

Et Fio s’en alla.

Sona se recula sur le lit, jusqu’à ce que son dos ne touche le mur. Elle n’aimait pas être dans le noir et encore moins dans un endroit aussi lugubre. Elle s’allongea sur les couvertures et ramena ses jambes contre sa poitrine. Ses cils papillonnèrent plusieurs fois dans l’obscurité avant de doucement se poser contre sa peau, la fatigue lui fit oublier que ses vêtements étaient sales et humides, qu’elle était seule et perdue, il la prit simplement dans ses bras et l’emmena aussi loin que les étoiles vers un endroit où elle ne serait plus ancrée à terre, le temps d'un rêve.





***

Un rayon de soleil perça les branchages et se posa sur le plancher de la maisonnette à travers la fenêtre. Sona observa la poussière danser dans la pâle lueur et se recroquevilla dans le fauteuil sur lequel Fio l’avait soigné hier soir. Le silence ici était étrangement doux, presque rassurant et une fois le soleil levé, les ombres disparaissaient et un sentiment nostalgique se dégageait de la maisonnette.

« Vivre ici ne serait pas désagréable » pensa-t-elle rêveusement.

Elle souleva délicatement sa cheville et observa les petites traces dentées symétriques, la blessure commençait déjà à cicatriser. Était-ce dû aux bons soins de Fio ou à son corps de déesse ? Un peu des deux certainement. La blessure qu’elle s’était faîte au temple n’avait également pas tardé à disparaître, étrange mais pas surprenant, après tout elle n’était plus entièrement humaine.

La jeune fille bâilla et s’étira en grimaçant, elle n’avait pas changé de position de toute la nuit et son corps entier était engourdi. Elle se frotta également les yeux d’une main distraite pour empêcher le sommeil de la gagner à nouveau, Fio allait certainement rentrer d’un moment à l’autre, du moins elle l’espérait. À son réveil, la petite brune avait disparu, heureusement, il restait tout de même quelques affaires laissées ici et là dans la maisonnette qui indiquaient que son occupant n’avait pas encore déserté.

D’ailleurs, que faisait Fio dans cet endroit abandonné ?
Au contraire de Sona, elle était clairement autonome comme l’indiquait le piège à lièvre et le kit de soin qu’elle possédait. Qu’est ce qui pousserait une jeune fille à s’isoler dans les bois ? Fuyait-elle ou était-elle à la recherche de quelque chose ?

Elle n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps, la porte s’ouvrit en craquant, révélant une petite brune aux cheveux en bataille et dont les vêtements étaient recouvert de terre. Sona ne pu s’empêcher de sourire, on aurait dit un chaton méfiant et bagarreur.

« Bonjour »




Dernière édition par Sona Rune le Sam 22 Oct 2016 - 21:58, édité 4 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Dim 31 Jan 2016 - 18:34



Live, not survive.


Fio fut démunie. Elle perdait peu à peu de son savoir faire. Il y avait non loin de la maisonnette un étang à truites. Elle avait déjà du mal à pêcher le poisson, mais à présent, cela se présentait impossible. Avec une sorte de harpon improvisé, elle tenta à plusieurs reprises, armée d'une grande patience, de piquer une petite truite, mais rien n'y fait, Fio se loupa à chaque coups. Le harpon se cassa, ayant tapé trop fort le fond du ruisseau. Elle avait couru se jeter dans l'eau très froide, désespérée, essayant d'attraper ces fichus poissons à mains nue, en vain, évidemment. Trempée et grelotante, armée d'un vieux fusil de chasse trouvé dans la cave, elle alla jusqu'à une prairie, cachée à l'orée de la forêt. Chasser le gibier était plus simple, mais s'éloignait quand même de sa portée. Elle sourit quand elle vu les animaux échapper à ses balles maladroites et meurtrières.



Ah, c'est bien, c'est bien! Courez pour vos vies!


Elle abaissa son fusil. On pu lire la tristesse sur son visage.
Elle fit quelques pas dans la prairie, laissant la brise matinale la sécher et la glacer, par la même occasion. Elle aperçut soudainement un lièvre jaillir d'une touffe d'herbe, surement blottit là depuis un moment, espérant que l'humaine s'en aille vite fait bien fait, avant de remarquer qu'elle marchait en fait vers sa direction. Il détala alors à une vitesse phénoménale. Sans trop d'illusions, Fio se mit alors à le poursuivre et à courir, courir, courir aussi vite que ses jambes lui permettaient. Elle perdit l'équilibre et tomba. Elle était sale maintenant.

Marchant sur le sol humide de mousse et de branches de la forêt, Fio avait froid. Elle sortit une carte de son sac, toujours fidèle porté à ses épaules, où étaient indiqués les pièges posés tout autours de la maison de vacance. Aucun d'entre eux n'eut piégé quelconque animal. Elle les enleva un par un, sachant qu'ils étaient tous médiocres et bon qu'à piéger des brebis égarées.
Sur le chemin, elle observait attentivement les arbres et les buissons, les herbes et le sol, pour y ramasser noix et noisettes, petites prunes et petites fraises, carottes sauvages et ail des ours, oseille et fleurs de trèfles, mûres et cynorhodon, tout cela dans son pull mouillé qu'elle étirait devant elle, de ses main, pour s'en servir comme panier et les porter en quantité jusqu'à la maison. Le repas allait être bien maigre, se dit-elle...

Arrivée vers la zone de confort, elle jeta un coup d’œil au petit jardin, devant le chalet, qu'elle tentait d'entretenir malgré ses maigres compétences. Bien sûr, elle ne fut pas surprise de ne voir aucun fruits ou de légumes, cependant, la peine fut grande quand elle se rendit compte que ses plantes étaient toutes mortes ou malades. Elle rentra, abattue.

Elle retrouva la jeune fille blessée dans le fauteuil, qui la salua à son retour.



Bonjour


Elle la regarda un instant. Puis finis par la saluer à son tour.



Bonjour. Je suis aller chercher de quoi nous nourrir, mais il n'y a pas grand chose...Tu es bien reposée? Oh, et montre moi ta blessure.


Après avoir déposé le maigre butin sur la table de la cuisine, elle s'approcha de la jeune fille aux cheveux roses clairs et s'accroupit face à elle.
Elle examina sa blessure, pour vérifier qu'aucune infection ne s'était déclaré durant la nuit, et que le baume qu'elle avait appliqué était toujours là, à procurer le soin nécessaire.
Tout était bon, et la plaie semblait cicatriser correctement.




Bien.


Elle se releva et alla servir un verre d'eau à son hôte, avant de monter se laver rapidement et se changer.
En redescendant, elle lava les fruits et les herbes. Elle partit trifouiller un moment dans les meubles de la maison, pour trouver un casse noix en bois. Elle déposa les vivres sur la table du salon en rassemblant couettes et coussins, pour manger un peu, bien à l'aise. Elle se cassa des noix et mangea des fleurs de trèfles. Elle tendit les baies à sa blessée, Fio n'appréciait pas vraiment cela.
Il était peut être sympathique, dans un moment pareil de faire connaissance. De plus, Fio ne connaissait toujours pas le nom de la jeune fille.




Comment je peux t'appeller? Pas que ça m'intéresse, mais c'est plutôt pratique à savoir. Ce qui m'intéresse par contre, c'est la cause de ta venue par là, pourquoi t'es tu perdue?





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Dernière édition par Fio Chucharan le Lun 27 Juin 2016 - 17:12, édité 2 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Mar 19 Avr 2016 - 23:12






S
ona saisit entre ses mains le verre d’eau que Fio lui offrit et le sirota lentement tout en l’observant disparaître dans l’obscurité de l’escalier. Elle resta un moment sans bouger, guettant simplement les bruits du plancher, craquant et grinçant jusqu’à une pièce située dans un recoin de la maisonnette.

Après quelques secondes, elle se leva également puis se dirigea vers la cuisine afin d'y déposer son verre. En se retournant, elle pu découvrir avec ravissement que sur la table était disposé une adorable palette automnale : noisettes, noix, fleurs, fruits sauvages et baies agrémentées de petites poignées d’herbes, un festin digne d’une partie de thé avec des peluches.

Un petit mouvement entre deux fraises attira soudainement son attention: se dégageant de la forêt d’herbes, une minuscule fourmi s'était stoppé net devant elle.

La jeune déesse l’observa un instant avant d’approcher nonchalamment ses doigts en formation pichenette vers l’insecte. Ignorant tout de l’intention mesquine de la géante, la petite fourmi resta sagement dans la trajectoire du missile onglé, se contentant simplement d’agiter ses antiennes, comme à la recherche d’une quelconque transmission. Sona fit mine de viser mais au dernier moment, elle soupira et finit par relâcher la pression. À quoi bon martyriser une créature si vulnérable ? Elle glissa son index jusqu’à atteindre le minuscule être et après que ce dernier se soit décidé à grimper sur sa main, la jeune fille se dirigea vers l’entrée et ouvrit la porte avant de s’accroupir pour déposer son petit passager sur la terre ferme.

Sona resta dans la même position et l'observer se diriger sans hésiter entre les brindilles pour rentrer chez lui. Elle se surprit à envier cette minuscule fourmi qui, même perdue dans l’immensité, n’avait pas peur d’avancer.

Plusieurs craquements à l’étage puis dans l’escalier la tirèrent hors de ses pensées pour la prévenir que Fio allait la rejoindre dans quelques secondes. La jeune fille se releva et chassa les plis de sa jupe, elle referma discrètement la porte avant de retourner s’asseoir sur ce qui semblait désormais être sa chaise attitrée.

La petite brunette apparut aussitôt dans l’escalier et se dirigea vers la cuisine sans jeter un regard à son invitée, imperturbable, vaquant simplement à ses occupations. Sona resta sagement à sa place, écoutant simplement les bruits qui s’échappaient de la pièce voisine jusqu’à ce qu’ils ne cessent et que Fio ne réapparaisse à nouveau pour déposer leur repas sur la table basse, face à elle.

Sona déglutit en observant les baies posées près des noix, hésitant à se servir sans la permission de son hôtesse. Comme si elle avait lu dans ses pensées, Fio se pencha en avant et empoigna une poignée de baies qu’elle lui tendit naturellement. Sona les recueillies dans ses mains et la gratifia d’un large sourire avant de les engloutir joyeusement.

« Comment je peux t'appeller ? Pas que ça m'intéresse, mais c'est plutôt pratique à savoir. Ce qui m'intéresse par contre, c'est la cause de ta venue par là, pourquoi t'es tu perdue? »

« Pourquoi ? Parce que j’ai peur et qu’à la longue, ma famille me manque... »

« Sona, Je m’appelle Sona.  » Répondit-elle finalement

Que dire ensuite ? Elle ne connaissait pas assez l’endroit pour inventer un mensonge qui tiendrait la route, de plus, Fio n’avait pas l’air dupe. Inutile de creuser sa propre tombe en inventant une histoire bancale.

« A vrai dire, je n’ai pas réfléchi en entrant dans la forêt. J’ai marché un long moment avant de me rendre compte que je ne savais plus comment en sortir. »

Elle prit une pause et se pencha légèrement en avant à travers le ballet de lumière qui se jetait sur le plancher et les meubles usés. Pendant un instant, elle pu saisir la légère odeur de fleurs mouillées qui se dégageait des cheveux encore trempés de Fio.

« Mes parents doivent être en train de me chercher depuis hier soir, est-ce qu’il serait possible de m’indiquer la sortie ? S’il te plaît ? »

C’était vague et équivoque mais savoir qu’elle ne trainerait plus longtemps dans ses pattes allait certainement rendre Fio moins suspecte à son égard.




Dernière édition par Sona Rune le Sam 22 Oct 2016 - 22:01, édité 4 fois
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Re: une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune) - Lun 27 Juin 2016 - 18:34



L’Éveil




Sona, Je m’appelle Sona. A vrai dire, je n’ai pas réfléchi en entrant dans la forêt. J’ai marché un long moment avant de me rendre compte que je ne savais plus comment en sortir.


Quelle idiote...pensa Fio. On ne s'aventure pas dans des lieux inconnus sans savoir se débrouiller. Cela dit, Fio non plus n'avait pas un bon sens de l'orientation.
La jeune imprudente bougea de manière à ce qu'un filet de lumière illumine sa longue et belle chevelure blanche.
Sérieusement, c'était à la mode les cheveux décolorés ou...?
Il n'en restait pas moins que cette beauté, douce et innocente, déstabilisa la petite brune. Un soudain sentiment d'envie se saisit d'elle. Elle se sentit vilaine, à côté. Elle se mit à rougir.
Il était grand temps qu'elle intègre les notions d'élégance et de beauté, elle était épuisée de ce mode de vie. Malgré le fait que ce soit encré en elle, c'était à présent une nouvelle page qui allait se tourner.



Mes parents doivent être en train de me chercher depuis hier soir, est-ce qu’il serait possible de m’indiquer la sortie ? S’il te plaît ?


Ses...parents? Cette fille n'était-elle pas consciente de la situation ?
Cette naïveté fit naître de la tristesse chez Fio. Ce fut la première fois qu'on lui rappela le mot "parents". Fio avait complétement oublié les siens... Elle se rendit compte plus que jamais à quel point ce monde d'autrefois l'avait rendue aveuglée et monstrueuse. Son cœur lui serra la poitrine. Son visage se crispa et ses mains se mirent à trembler. Elle se recroquevilla puis s'accroupit, la tête baissée.



Tes...tes parents...


Elle se releva d'un bond et se rua sur la porte dans une colère profonde. Avant d'ouvrir, elle saisit la poignée, crispée, et dit à Sona :



Ne bouge pas, je reviens...Je te guiderais à mon retour.


Elle sortit alors. Des gouttes avaient perlé sur son chemin.

Fio couru, elle couru à toute vitesse, à travers la forêt, en pleurant, et en lâchant de petits cris. Elle ne s'arrêta pas pendant des heures, ralentissant au fil du temps sa course. Elle s'épuisa beaucoup moins rapidement qu'en temps normal. Elle était sous le choc et ne contrôlait plus ses faits et gestes. C'est ainsi qu'elle exprima toute la tristesse qu'elle avait enfouis en elle, pendant tout ce temps. La disparition de ses chers parents, sa terrible et profonde solitude...Tout cela explosait maintenant.

Les heures passèrent...puis Fio rentra.
D'un air déterminé et arborant un sourire, elle annonça :



Je viens avec toi. Je vais nous emmener loin de ces maudits bois.


La chasse, la cueillette, la pêche, le bois, l'isolement, tout ça c'était fini, et faisait à présent partie de son passé.
Fio était une humaine, et devait récupérer cette part d'humanité qu'elle avait perdu autrefois.

Elle fût soudainement gênée et rougit :


Et sinon, euh...tu utilise quel shampoing?


Spoiler:
 





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une Mademoiselle Silencieuse est venue à la porte d'une Ermite. (pv Sona Rune)
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