Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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「Tokyo no Shinigami is back」

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2005/1000  (2005/1000)
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PSYCHO KILLER
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「Tokyo no Shinigami is back」 - Lun 29 Juin 2015 - 8:39

「Tokyo no Shinigami is back」

Il scrutait sa ville natale d’un sibyllin regard nostalgique, perché sur le toit de la Shinjuku Park Tower. Il était souvent venu résider dans l’hôtel qui s’y trouvait, un luxueux Park Hyatt, pour de nombreux contrats. Ryuuga Eishi n’existait pas en ces lieux, juste Sakurai Tatsuya, un homme d’affaire discret et courtois, qui séjournait parfois dans l’une des chambres du 46ème étage lorsqu’il était à Shinjuku pour affaire ou pour y rencontrer précautionneusement des conquêtes d’une nuit. C’était une chose parfaitement nécessaire d’avoir de multiples alias pour un tueur à gage et de surcroit de ne jamais révéler sa véritable identité. La prudence était la meilleure arme d’un assassin pour survivre. Sa présence dans l’hôtel passait très souvent complètement inaperçue, il y veillait toujours avec la plus grande circonspection, malgré que celle-ci signifiait à chaque fois qu’une personne allait rendre l’âme dans les environs. Cependant, cette fois-ci serait une exception. Il demeurait céans pour reprendre ses marques dans cette ville qui lui semblait désormais presque étrangère. Car son trépas et sa renaissance avaient rendu encore plus lointain son rapport au monde des humains, car s’il s’était toujours considéré comme étant en marge de la société et des esclaves simiesques qui la pavaient, il s’était fondu dans celle-ci, mais depuis qu’il était devenu une existence divine, la distance qui le séparait de l’humanité semblait abyssale.

Cela faisait à peine quelques heures que le spadassin avait remis un pied dans la capitale du pays du Soleil-Levant, en compagnie de son camarade lupin et l’hôtel avait été la première des destinations. Un sourire amusé s’insinua sur les lèvres du noiraud alors qu’un flot imagé des semaines antérieures passées avec son comparse britannique lui traversait agréablement l’esprit, un plaisant flux de facéties et d’atrocités qui rappelait au nippon l’allégresse d’avoir enfin trouvé un semblable avec qui partager son erratique marche vers un chaos destructeur et inéluctable. Il en subsistait néanmoins le fait que l’orage sanglant qui s’apprêtait à frapper le prochain endroit dans lequel devait se rendre le brun serait un sien ouvrage. Il n’était en effet pas revenu vainement dans son ancien terrain de chasse, il avait des affaires non résolues à régler ainsi que des possessions à récupérer. Il avait pris soin d’expliquer cela à son compagnon de débauche, l’informant simplement que c’était un plaisir qui lui était réservé, le seul et unique qu’il ne partagerait avec personne. Expirant nasalement d’un faible souffle rieur, il se redressa puis balaya une dernière fois l’ancienne Edo, avant de se mettre en route vers le tristement célèbre centre du crime de la cité : Kabukichō.

Ce secteur de la ville était presque entièrement sous le contrôle de la pègre japonaise et avait été le logis d’Eishi durant les dernières cinq années de sa vie de mortel, qu’il avait passé à exécuter des contrats pour les différents groupe de yakuzas qui s’entre-tuaient pour la domination du territoire. La déité arpentait les rues de cette zone familière qui malgré les nombreux changements demeuraient singulièrement identique, évoluant dans cette fraction de Tokyo à la manière d’une ombre, comme s’il faisait parti de cet environnement qu’il connaissait par cœur. Il s’arrêta lentement devant une boutique d’antiquité et un sourire mauvais pervertit vilement ses traits alors qu’il passait funestement le seuil du magasin avec un enjouement débordant. Une fois à l’intérieur, il referma doucement la porte, tournant le loquet et l’enseigne désignant le commerce comme étant ouvert pour les clients. Après avoir fait volte face, il s’aventurant dans l’établissement, d’un pas posé et joyeux, à la recherche du propriétaire. Cependant, lorsque ce dernier apparu enfin dans le champs de vision de son client pour le saluer, son expression accueillante et souriante se mua en une grimace d’horreur, peinte d’une effroyable incompréhension, qui faisait étrangement contraste avec le faciès rieur et folâtre du noiraud, qui affichait un rictus cocasse.

    「Hey Takeshi-san, c’est moi. Tadaima.」

Dans un élan de frayeur, le dénommé Takeshi tourna les talon dans l’espoir de s’enfuir, mais à peine eut-il le dos à découvert qu’une lame se planta profondément à l’arrière de son crâne, le laissant choir pitoyablement, sa vie l’ayant quittée à l’instant où son recto heurta lourdement le sol. L’assassin abaissa son bras meurtrier pour enfoncer sa main projetante dans sa poche, avant de se diriger vers l’endroit d’où s’était profilé le fraichement défunt. Il descendit les escalier flegmatiquement pour arriver derrière la façade du marchant d’antiquité, qui était en vérité le fournisseur principal d’arme d’une des plus puissantes mafia de Tokyo. Le noiraud n’était venu ici uniquement pour se procurer une arme, un silencieux et deux chargeurs de munition, ainsi que pour abattre l’un des responsables de son assassinat. Il ricana sombrement en revoyant mentalement le visage décomposé et horrifié du vendeur d’arme lorsqu’il avait instantanément reconnu le masque d’innocence de son brutal meurtrier. Cette expérience avait été encore plus jouissive que ce qu’il s’était imaginé. Et cela ne faisait que commencer. Il s’empara d’un Star Modèle B, en l’honneur de l’un de ses héros Jules Winnfield, avec l’équipement nécessaire, un silencieux et deux chargeurs, avant de remonter dans la partie visible de l’iceberg. Après avoir dévisagé une dernière fois le cadavre d’un air macabre et moqueur, il retira la lame qui siégeait à la base de sa boite crânienne, l’essuya soigneusement sur les vêtements du vendeur trépassé, puis déserta furtivement les lieux.



Eishi se tenait devant la porte en bois joliment polie, immobile, marmoréen. Il lui semblait avoir passé une éternité depuis la dernière fois qu’il s’était trouvé à l’entrée de son appartement. Ce n’était d’ailleurs pas là qu’il y avait passé sa dernière nuit en tant que mortel. Il l’avait passé dans un des nombreux hôtels de Kabukichō, avec une femme qu’il avait rencontré et séduit dans un bar. C’en était presque ironique. Les seuls soirs où de son vivant il sortait de son appartement sans son attirail d’assassin étaient ceux où il s’adonnait à sa lubricité. C’était un fait qu’il était le seul à connaître, néanmoins le destin avait une nouvelle fois décidé de faire jouer le sort en sa défaveur en alignant l’une de ses lascives escapades nocturnes et le moment fatidique de la panification de son assassinat. Il passa une main lasse dans sa désordonnée toison ébène avant de s’armer du pistolet pour l’équiper méticuleusement du dispositif réducteur de bruit. Il avait appris en enquêtant rapidement qu’à présent vivait une femme seule dans son ancien logement, une avocate qui luttait activement contre la pègre et qui semblait rester hermétique aux menaces que les différents groupes du crime organisé lui proféraient. Le brun soupira légèrement à l’idée contrariante de rendre service aux pitoyables criminels pour lesquels il avait fait ce genre d’actes par le passé, même s’il s’apprêtait à en éradiquer certains. Trois coups secs résonnèrent simultanément dans le couloir et dans l’appartement, qui furent ensuite suivit par une série rapide de pas légers et clairement féminins. Le bout du canon vint alors s’aligner avec le judas optique de la porte. Lorsque la féline foulée s’estompa, le spadassin laissa une seconde s’écouler avant de presser la gâchette. La déflagration étouffée fut suivi par le heurt lourd d’un corps contre le parquet intérieur. Le nippon rangea promptement l’arme avant de s’atteler à crocheter sa propre serrure, qui fut anormalement long à cause de la structure interne de cette dernière, qu’il avait lui même prévue pour résister à tout crochetage intempestif. Il pénétra posément dans son ancienne demeure, poussant insensiblement le corps de la jeune femme contre le mur, refermant derrière lui. Il parcourut nostalgiquement les lieux, s’apercevant que la jeune magistrat n’avait pratiquement rien modifié, certainement dû au fait qu’elle n’en avait guère le temps si elle s’était véritablement attaquée aux organismes yakuzas. Se rappelant doucement du temps où il habitait encore l’agréable et vaste logement, il passa un moment à réévaluer les lieux, passant une main légère sur les murs, sur les meubles, avant d’enfin parvenir à l’endroit le plus important de la pièce : la penderie. Il la débarrassa rapidement du grotesque nombre de tailleurs et de robes qui s’y trouvaient pour rechercher une certaine partie carrée de celle-ci, qu’il pressa de son majeur. Se dévoila ainsi l’espace dissimulé dans lequel se trouvait son arsenal d’assassin professionnel. Il apporta deux mains jointes à ses lèvres habillées d’un enfantin sourire béat, alors que ses mirettes azurs brillaient d’un éclat à la fois joyeux et ombragé. Il ôta prestement ses vêtements, se retrouvant simplement vêtu d’un caleçon, pour s’enfoncer dans la petite pièce dans laquelle résidait tout son équipement de tueur. La tenue qu’il mettait lorsqu’il exécutait ses contrats était très ressemblante avec son habillage courant, cependant elle différait légèrement dans le type de tissus permettant une liberté de mouvement presque parfaite ainsi que dans tous les ajouts brodés destinés à l’armement le plus discret et le plus complet possible.

Soudain, alors qu’il était encore en pleine contemplation de son attirail tant manqué, il entendit des bruits provenants de l’entrée de l’appartement, comme si quelqu’un tentait de forcer sa serrure. Il porta instinctivement une main à sa poitrine, pour y prendre le Star Modèle B, avant de porter une main affligée et moqueuse à son front, se rappelant qu’il était pratiquement nu. Un bruit violent le ramena à la réalité : la porte venait d’être enfoncée. Un rictus mauvais et narquois étira ses lippes, s’imaginant la frustration de l’intrus qui n’avait pas réussit à crocheter son verrou élaboré. Cependant, il n’était pas question d’un seul indésirable, le nombre de pas indiquait qu’ils étaient très certainement deux. Eishi soupira silencieusement avant de se laisser posséder par sa vile aura meurtrière, alors qu’il se saisissait d’un des innombrables Bo-kri qui se trouvaient accroché sur l’une des parois. Les pas s’étaient arrêté et deux voix s’étaient élevées. Des tueurs envoyés pour abattre l’avocate. La malchance semblait suivre le jeune dieu à la trace. Il retint un léger rire à cette pensée, alors qu’il jetait une furtif œillade en direction du seuil du logement, où se trouvaient les deux sbires yakuzas. Le duo était armé de Taurus PT99 équipés de silencieux et observait perplexe le cadavre gisant à ses pieds. Eishi ne pouvait pas prendre le risque de charger l’une de ses armes à feu et de dévoiler sa présence et sa position alors qu’il affrontait deux assassins dont il ne connaissait pas les compétences. Ils n’avaient pas l’air dangereux mais il préférait ne pas se fier aux apparences. Son sourire malfaisant s’élargit alors qu’il laissait sa soif de sang prendre le dessus.

L’assaut fut fulgurant. L’arme de jet se nicha dans le cou du premier, qui vacilla alors que le démon de la Fiction plongeait déjà au sol, récupérant l’arme de poing avec laquelle il avait accomplit le travail des deux intrus, avant d’exécuter une culbute agile et vive pour se retrouver à couvert derrière le large lit qui lui appartenait avant sa mort. La réaction du coéquipier fut elle aussi relativement véloce et quelques projectiles vinrent s’enfoncer dans le mur de la chambre, passant au-dessus du divin noiraud. Le second tueur importun s’était dissimulé dans la salle de bain qui juxtaposait le corridor à l’entrée et la grande chambre, faisant fasse à la cuisine. Une mimique démente et carnassière s’empara du faciès du meurtrier alors qui passait subrepticement au-dessus du lit pour venir se coller à la façade servant d’intermédiaire entre les deux pièces où siégeaient les opposants. Collant son appareil auriculaire contre la paroi peu épaisse, l’ancien propriétaire des lieux voyait sa fielleuse hilarité envahir son masque prédateur alors qu’il repérait de plus en plus précisément l’emplacement de sa future victime. Il se baissa et colla le canon du silencieux à la perpendiculaire du mur, légèrement au-dessus de son crâne, puis il tira à une demi-douzaine de reprise, se délectant du gémissement d’affliction que poussa son adversaire. Une balle transperça le mur en passant à quelques centimètres de sa tempe droite, signe que ses tirs n’avaient pas été mortel. D’un mouvement prompt et silencieux il quitta la zone qui risquait le plus probablement d’être la cible de coup futur, et esquiva de peu une décharge qui lui aurait perforé l’estomac. Prestement il arriva au seuil de la salle d’eau et finit ce qu’il avait commencé en achevant l’assassin blessé d’une balle dans la front, avant que celui-ci n’est le temps de répliquer. La folie meurtrière laissa doucement place à un léger flegme après un long soupir d’aise, un sourire exalté subsistant tout de même à la vue des trois corps sans vie qui gisaient au sol de son ancien logement. Eishi retira la lame du coup de la dépouille du premier tueur avant de se rediriger vers sa pièce secrète, sifflotant une mélodie sombre et victorieuse.

Des bottes de types militaires noires, possédant chacune une légère ouverture sur le côté extérieur dans laquelle est installée une petite lame de lancer. Un jean bleu nuit souple permettant une liberté de mouvement totale. Une ceinture noire à laquelle est attaché de multiples étuis : un à la hanche gauche contenant un Kukri extrêmement tranchant, capable de sectionner peau et os, deux dans le dos, de chaque côté de la colonne vertébrale, abritant un Colt .45 M1911A1 amélioré 15 coups et un Beretta 92FS 17 coups, deux autres juxtaposant ceux dans lesquels se trouve les armes à feux, comportant les silencieux adaptés à chacunes, et trois poches contenants chacune deux chargeurs de chaque. Un gilet pare-balle Biosteel, en soie d’araignée et nanocomposites rigides, l’un des premiers prototype fiable sortant des laboratoires de recherche. Un t-shirt sombre en fibre de carbone. Un souple manteau mi-long noir couvrant l’armement sub-abdominal et hébergeant un très grand nombre de couture interne permettant d’y disposer au niveau des flancs une vingtaine de Bo-kri, une quinzaine de lames de lancer et deux poings américains, ainsi que une lame de lancer dans chaque manche. Le japonais s’observa dans la le miroir, de nouveau vêtu de son armure de combat et enfin prêt pour le massacre qui se préparait. Il attribua un dernier regard détaché et insensible à la scène macabre, avant d’enjamber les cadavres pour quitter son ancien logis, allumant la cigarette siégeant entre ses lèvres affublés d’un cynique et facétieux sourire.



Une enquête de quelques heures, oscillant entre interrogatoire simple et légère torture, passant par quelques os brisés, suffit à Eishi pour rassembler toutes les informations dont il avait besoin. Le clan Matsumoto était celui qui l’avait trahi et avait orchestré son assassinat. Une histoire plutôt banale, qui n’avait qu’engendré chez le noiraud qu’une profonde lassitude et un certain contentement d’avoir quitté ce monde humain parsemé d’inepties. Deux semaines avant son meurtre, l’assassin avait refusé de signer un nouveau contrat avec la nouvelle tête du groupuscule yakuza, qui s’avérait être le jeune et téméraire fils de l’ancien leader. La suite était prévisible et absolument ennuyante : ce dernier n’avait pas apprécié et avait pris le refus comme un affront, ce qui résulta finalement en le lâchement organisé trépas infortuné d’un des plus grands tueurs de l’histoire du métier. La stupidité du genre humain causa à nouveau chez la déité de la Fiction un profond dépit, qui le confortait plus encore dans sa décision d’oblitérer complètement cette espèce qu’il méprisait âprement. Le groupe mafieux résidait dans l’une des boites de nuit les plus réputée de Shinjuku, dans laquelle les membres en profitaient pour développer leur commerce de drogues. Mais à cette heure-ci de la journée, il n’y aurait qu’une douzaine de membres, incluant le sinoque Matsumoto Daishi.

Le spadassin resta quelques temps à observer l’activité léthargique environnant l’établissement, se dissimulant non loin de celle-ci, jusqu’à ce que l’un des hommes de mains, nerveux et tatoués, en sortît enfin, visiblement pour s’adonner au plaisir tabagique. Telle une ombre furtive, l’existence divine meurtrière se faufila subrepticement dans le dos du sbire, l’attrapant par le col et pointant discrètement l’extrémité du silencieux contre sa colonne vertébrale. L’homme tenu en joug déglutit bruyamment alors que son agresseur le ramena de l’endroit sombre d’où il venait. Une fois le seuil de l’établissement de nuit passé, une première balle vint silencieusement transpercer l’échine et le cœur de la victime et une deuxième perfora l’arrière de son crâne. L’assassin déposa doucement le corps sans vie au sol, avant de continuer sa progression. Il descendit prudemment les escaliers, se dissimulant dans chaque parcelles de ténèbres, observant de ses fielleuse et scrutatrices orbes céruléennes l’intérieur de la discothèque. Une demi-douzaine d’hommes à moitié ivres semblaient en pleine discussion à propos d’un frivole et inintéressant sujet, autour d’une bouteille de Whisky, au fond dans ce qui semblait être un coin VIP, tandis que quatre autres étaient complètement concentrés sur leur partie de Mah-jong au centre de la salle. Les six n’étaient pas armés, leurs pistolets se trouvant sur le bar à une dizaine de mètres d’eux, quant au quatuor de vieux joueurs, trois étaient en possession de leurs armes, un s’en étaient défait pour les poser sur le comptoir aussi. Le brun passa quelques instants à analyser la situation, sachant qu’il faudrait qu’il se débarrasse premièrement du trio armé avant d’abattre le reste avant qu’ils ne puissent atteindre leurs armes. Il lui restait encore une quinzaine de coup à tirer avec son Beretta avant de devoir recharger ou dégainer son Colt, il devait tirer pour tuer. Cependant, un plan prit vilement forme lorsque l’un des joueurs armés se leva de la table pour se diriger vers les toilettes, se trouvant non loin de la base des escaliers. Le noiraud se déroba de manière à ne pas pouvoir être vu par le sbire pris d’une envie urinaire, avant d’emboiter furtivement le pas de celui-ci, profitant du fait qu’aucun des hommes ne faisaient attention à leur entourage. Avant même qu’il ne puisse démasquer sa verge, un bras inexorable et expert vint ceindre brutalement le cou du yakuza, comprimant rudement sa trachée et ses artères carotide, l’empêchant d’émettre un son, coupant sa respiration, avant de briser sa nuque d’un geste sec ascendant du coude. La chute fut insonore, le corps fut entrainé dans un des coins puis délicatement positionné sur le sol. Le tueur vint se juxtaposer à la porte, attendant sa prochaine victime. Elle ne m’y d’ailleurs pas longtemps à arriver, quelques minutes suffirent à l’un des joueurs pour s’impatienter. Il passa tout d’bord la tête en entrouvrant la porte, mais pénétra ensuite entièrement lorsqu’il n’aperçut pas immédiatement son congénère. Une main vint se plaquer contre ses lèvres et un projectile mit subitement fin à son existence, transperçant son organe cardiaque. Identiquement à son prédécesseur, son affaissement fut feutré. Les lèvres du tueur céleste s’habillèrent d’un malfaisant et anarchique sourire, qui déformait son visage en une mimique chaotique et venimeuse. Il ouvrit la porte, et l’hécatombe débuta.

La dernière personne directement armée de la pièce vit sa tête poinçonnée s’affaler sur le dossier de sa chaise, tandis que la seconde vit la sienne s’aplatir violemment sur sa tuile de Mah-jong. Le temps de réaction du sextuor fut incroyablement long, laissant à leur assaillant assez de temps pour qu’il parvînt jusqu’au comptoir d’une simple et véloce enjambée, sans avoir à se ruer, pour balayer les armes à feu derrière le comptoir, et qu’il abattît le premier d’entre eux, d’une balle dans l’arrière du crâne. Brusquement et dans un affolement palpable, deux se dressèrent sur leur jambes d’un sursaut, deux autres se jetèrent sur les côtés et le dernier attrapa son compagnon défunt pour s’en servir d’écu humain. Les iris méphistophéliques fusillèrent impitoyablement le groupe, alors que sa grimace meurtrière et aliénée faisait écho aux faciès paniqués et apeurés des yakuzas. Le duo le plus stupide fut le premier à trépasser, chacun d’un projectile entre les deux yeux, à presque un battement de cil d’intervalle. De ceux qui s’étaient excentrés, l’un tenta une ruée vers le comptoir et connu le même sort que ces compères imbéciles, tandis que le second obliqua, s’élançant vers Eishi un couteau fermement tenu dans sa main gauche. Le dieu de la Fiction voulut diriger le canon vers son opposant, qui contra le bras droit armé du Beretta de sa main libre et dirigea la pointe de la lame vers les côtes du spadassin. Ce dernier pivota, esquivant l’assaut et interceptant la poigne tranchante avant d’asséner un violent coup de la plante du pied à l’intérieur du genoux d’appui de l’agresseur, qui perdit l’équilibre et desserra la prise sur l’arme à feu, dont la suivante décharge entraina sa mort instantanée, le laissant choir au pied de son meurtrier. La divinité se tourna vers l’endroit où était supposé être la dernière cible, mais à la place rencontra un cadavre en mouvement qu’il dégagea sur le côté d’un mouvement circulaire du coude gauche. Cependant, il avait à présent son buste à découvert et il se fit brutalement percuté par le pied du dernier sbire, se faisant éjecter en arrière, lâchant son arme qui fut projeter près de la table de jeu. Grâce à sa résistance et à son équipement, le coup ne fit aucun dégât et ne désorienta pas l’assassin éthéré, qui utilisa la cinétique de son mouvement pour exécuter une roulade arrière lorsque son dos heurta le sol pour ratterrir sur ses pieds, un sourire folâtre et carnassier ornementant toujours sa sadique expression faciale. Le yakuza fondit sur son ennemi, envoyant un low-kick qui fut contré par le tibia relevé du brun, puis un rapide crochet qui fut stoppé par son avant-bras. Les coups du mafieux étaient rapides, violents et fugaces. En face du monstre se tenait tout de même un combattant expérimenté. Un direct du droit se dirigea vers le visage du brun qui d’un prompt décalage en diagonal vers la gauche, à l’extérieur du coup et d’une légère déviation due à contre de l’avant-bras esquiva habillement l’assaut en se rapprochant de son opposant et créa une ouverture pour une fulgurante contre-attaque. Le poing droit belliqueux et impétueux vint s’enfoncer profondément et fugacement dans l’abdomen du yakuza, qui encaissa du mieux qu’il put, se fléchissant légèrement. Mais la vitesse d’exécution de son adversaire ne lui laissa aucune chance de se reprendre. Le tibia gauche du spadassin vint sauvagement férir le haut du long péronier latéral droit de l’assailli, qui se fléchit encore un peu plus vers l’avant, avant que la main droite divine vînt agripper la manche droite de sa victime et le coude gauche frapper au même endroit que les phalanges droites précédemment, achevant l’inflexion du mafieux, dont le buste était pratiquement perpendiculaire à ses jambes vacillantes. Le bras gauche frappeur du démon de la Fiction s’enroula autour du cou et sa main enserra sa nuque, l’utilisant comme levier, puis il emboutit violemment son talon gauche dans le tibia, le fracturant, pour le faire basculer en avant, lui faisant faire une féroce virevolte en avant, sans toutefois lâcher sa prise sur son bras droit. Au moment où l’échine de l’homme de main heurta rudement le sol, Eishi fit un demi-tour en levant le genoux droit et en tirant le bras prisonnier vers son torse, rabattant ensuite cruellement la semelle de sa botte sur la nuque du combattant meurtri, qui rompît sèchement. Un méprisant rictus agrémentant ses prunelles honnissant et exsudant de noirceur, il lâcha pittoresquement le bras sans vie du yakuza, avant de passer au-dessus de sa dépouille pour aller ramasser son arme. Il utilisa l’une des vestes posés sur l’une des chaises pour nettoyer rapidement son arme puis il se dirigea vers la porte dans le fond de la pièce, sur laquelle était inscrit “Réservé au personnel”.

Il parcourut un court corridor pour finalement arriver devant le bureau du directeur. Il frappa trois coups distincts sur la porte, jusqu’à ce qu’on lui demande d’entrer. Au moment où les yeux du fils Matsumoto se posèrent sur l’être débordant d’un flux de malveillance et de soif de destruction, un projectile perfora son épaule droite. Au moment où il tenta d’atteindre quelque chose de sa main valide, ce fut à sa seconde épaule d’être poinçonner d’une balle de 9mm. La double impact le fit basculer en arrière et choir de sa chaise. Alors qu’il vociférait entre ses dents, une implacable main vint sangler son cou alors que deux genoux s’appuyaient sur ses plaies fraiches.

    「Salut Daishi-kun ! Tu te souviens de moi ?」

L’intense sudation d’effroi du leader mafieux n’était qu’empirée par l’épouvante dans laquelle se noyaient ses pupilles assombrie. Son visage palissait de seconde en seconde alors que son regard terrifié était dévoré par la tempête de folie et de malfaisance qui rageait dans les iris azurs chaotiques et fielleux du démiurge destructeur. Le noiraud desserra la compression intense lorsque les lippes du chef yakuza commençaient à adopter une teinte violacée, puis il appuya le canon du silencieux sur les parties génitales de l’organisateur de son assassinat.

    「Bon, mon petit Daishi-kun, je vais te poser une question, et s’y tu veux vivre plus longtemps et ne pas découvrir à quoi ressemble un enfer de tourments, je te conseille d’y répondre. Qui était le petit plaisantin qui m’a transpercé le buste d’une balle de calibre 7.62 ? J’aimerais l’inviter à diner.」

L’horreur et l’incompréhension jonchaient le faciès déconcerté et terrorisé de la tête du clan Matsumoto.

    — Yo-Yotsuba Hanzou…

    「Merci mon petit Daishi-kun, tu vois quand tu veux, tu peux être conciliant !」

    — Co-comment pe-peux tu être encore en vie ?!

    「Tu pensais réellement pouvoir m’effacer de cette réalité ? N’oublie pas que je suis le Shinigami de Tokyo Daishi-kun, je suis celui qui réduit l’existence des autres au néant.」

Ledit Shinigami renfila son masque d’innocence et de naïveté, affichant un grand sourire joyeux, avant d’appuyer sur la gâchette et de réduire la virilité du mafieux à une bouillie de chair difforme et sanglante. Le hurlement de douleur s’étouffa dans la gorge de Daishi Matsumoto, l’étreinte virulente du sauvage prédateur comprimant inexorablement la trachée du mafieux alors qu'il retirait la façade inoffensive pour laisser place à une grimace chaotique et démoniaque, dont le sourire barbare et vicieux enjolivait de manière terrifiante ses disques d’un safre méphistophélique.

    「Ah et à propos de la possibilité d’éviter un enfer de tourments, j’ai menti.」

Le désespoir inonda le yakuza alors que sa rotule explosait et que son tortionnaire dévoilait l’une de ses lames incurvées.



Les mains profondément enfoncées dans ses poches, le Dieu de la Mort d’Edo parcourait les rues de Shinjuku joyeusement, un sourire éclatant d’allégresse embellissant ses traits fins, alors que ses iris céruléens brillaient d’un macabre et guilleret éclat. Après une petite demi-heure d’errance, il repéra enfin la crinière doré qu’il cherchait. Il marcha posément vers son propriétaire, réprimant son envie de se précipiter folâtrement vers lui. Lorsqu’il parvint enfin à son niveau, il offrit un rictus radieux d’une vile et funèbre complicité, teinté d’un contentement non dissimulé, braquant ses mirettes facétieuses et ombragées vers le britannique.

    「Ça te dit de manger une spécialité d’ici ce soir ?」



Matériel récupéré :
Bottes noires militaires, armées chacune d’une petite lame de lancer
Jean souple bleu nuit permettant une mobilité optimale
— Ceinture noires à laquelle sont attachés :

— Gilet pare-balle Biosteel, technologie de pointe, composition : soie d’araignée + nanocomposites rigides
— T-shirt sombre en fibres de carbone
Manteau souple mi-long noir, dissimulant :






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