Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Comment apprendre à garder son sang froid en cours de maths

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Comment apprendre à garder son sang froid en cours de maths - Mar 21 Aoû 2012 - 19:19
Dieu est réellement taré. C’est sûr. Plus que sûr. Il m’aurait pas laissé intégrer sa foutue école, et encore moins trouver ça. Cette merveille. J’en reviens pas. C’est donc possible. Dans un autre monde, dans une académie invraisemblable où des imperfections deviennent Perfection. Mais j’pars loin. Comme toujours. Pourquoi me moquer de ce qui peut enfin me donner c’que je veux. La vie est belle. Même bien plus belle après la mort. J’sais bien qu’en ce moment même, dans les couloirs de l’académie, mon sourire niais et débile effraie les autres. C’est rare de m’voir dans cet état… Vu qu’habituellement j’fais peur parce que j’tire toujours une tronche de dix mètres de long. Et paf dans votre gueule. Un éclair orgueilleux illumine mon regard. J’le sais parce que j’passe devant une porte vitrée : mon reflet est l’image exacte de quelqu’un qui vient de trouver le plus beau trésor du monde, et qui voudra jaaaaaamais faire partager. Alors ça. Qu’ils aillent tous crever une deuxième fois, rien à battre, ces pilules, j’les garde pour moi.

J’finis par m’arrêter aux toilettes. C’est plus discret. Ce serait con que j’me fasse choper maintenant. Mon pas est très rapide. Trop saccadé par l’excitation. J’suis tellement heureuse que j’rate presque la porte d’une des cabines. A peine passé le seuil, j’m’enferme et ouvre mon sachet. Elles sont toutes là. J’ai d’quoi faire pendant une bonne semaine. Voire deux si j’me limite. J’peux pas m’empêcher de sourire encore plus, et j’rigole même, parce que bon, voilà, c’est la fête quoi. Un peu d’ecstasy pour commencer la semaine, putain, ça fait du bien d’avoir ça entre les mains après tous ces mois ! Enfermée à faire le petit toutou bien sage, réviser comme une gamine soumise, obligée d’assister à ces cours barbants, insupportables, horripilants…

M’enfin. Maintenant c’est terminé. J’vais pouvoir m’évader un peu. Et surtout pendant ce foutu cours de mathématiques. J’ai jamais testé, tiens, ptêtre que j’serais un peu moins débile, pour une fois. Qui sait. Mais j’peux surtout rêver. Moi, suivre un cours de maths ? Déjà qu’j’arrive pas à suivre ma propre vie, alors résoudre des équations… Même pas la peine. J’ai juste hâte de voir la tête incrédule de cet abruti d’prof’. Je ricane encore un peu en imaginant sa tronche, puis n’en pouvant plus, j’prend l’une des pilules et l’avale sans attendre. Parfait… Parfait. Parfait ! J’me demande quand même où est-ce qu’il a pu les trouver et notamment comment elles ont pu passer la vigilance des gardiens… A croire que ce n’sont que des bons à rien. Ou eux aussi sont défoncés ? Ca m’étonnerait même pas. J’en ai vu qu’un seul pour le moment et sa gueule fait déjà vachement flipper. Dieu est taré. Ou il était déchiré quand il nous a créés. Si c’est l’cas, j’aimerais bien tester c’qu’il prend, pour voir l’effet qu’ça fait.

Il me reste peu d’temps avant que ça fasse effet. La dose que j’ai prise est largement suffisante pour m’faire planer pendant un bon moment. Et c’est parti. J’arrive en moins de cinq minutes devant la salle de classe. Quelques pecnots sont d’jà présents. Tiens, ‘zont l’air étonnés de m’voir débarquer aussi tôt. Bah quoi, j’suis dans mes bons jours, ils devraient être contents, non ? C’est fou comme la drogue rend barge. J’suis tellement contente que j’dis bonjour et j’m’assois sagement à ma table habituelle, tout au fond, à côté de la fenêtre. J’vois du coin de l’œil l’un des gars me regarder avec la bouche ouverte. Mais qu’est-ce qu’ils peuvent être niais et coincés. J’commence à gigoter. C’est que malgré tout ça, j’reste quelqu’un d’impatient. Bon alors, quand est-ce que ça devient drôle, là ?

Dix longues minutes à attendre. Pas vraiment passionnant, de regarder défiler les élèves à l’intérieur de la classe. Du coup j’fixe le ciel. Temps dégueulasse. Gris. D’énormes nuages gâchent ma contemplation de l’extérieur. Il fait tellement sombre que quelqu’un allume la lumière de la salle ; sur le coup, je tourne la tête, un peu éblouie, et une ombre m’interpelle.

L’ombre de ma table. Elle semble si belle. Si noire. J’ai l’intime conviction que je peux plonger en son sein et tomber dans une autre dimension.

Ah. Ca commence à faire effet, j’dis n’importe quoi. Et j’en deviens poétique. J’résiste pas à l’envie de rire encore. Doucement – enfin c’est c’que j’crois. La fille assise devant moi se retourne et fronce les sourcils. J’lui lance un sourire presque gentil, et ça la perturbe au point qu’elle reprend sa position initiale sans rien dire. Voilà, j’vous l’avais dit d’me laisser mes droguounettes, ça m’rend agréable. Bande de demeurés.

Et le cours commence. Mes yeux dérivent sans le vouloir vers le plafond. Les quelques rayons de soleil qui traversent les nuages créent d’étranges arabesques sur celui-ci. Mon imagination prend le dessus : je vois des dragons de feu, soudainement déchirés par des trainées fumeuses d’un gris profond. Un frisson me fait baisser la tête. Le prof a rien capté encore. Heureusement. Ca fait que cinq minutes que l’cours a commencé. Ma tête tourne, j’ai envie de tout toucher, j’commence à aimer les autres, ma vie est vraiment trop coooooool.

Mais y’a un truc qui va pas. J’fronce les sourcils, reprends une position normale, et regarde autour de moi. Tous ces imbéciles suivent gentiment les gestes du prof. Pas de mouvements brusques, rien d’inquiétant, sauf… L’ombre sur ma droite. Trop sombre. Trop étincelante. J’peux pas délirer autant là. Ca donne pas d’hallus ces conneries. J’commence à flipper. C’est quoi cette merde ?

Et l’ombre luisante se met à bouger.
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Re: Comment apprendre à garder son sang froid en cours de maths - Mer 22 Aoû 2012 - 16:12
Dieu doit vraiment être cruel … Ou alors, vraiment trop « juste ». Méritait-il vraiment cette seconde vie ? Lui qui avait l’habitude d’être toujours occupé, toujours quelque chose à faire, et si pas avoir la possibilité de faire autre chose. Voila qu’il est devenu un sac à puce qui sert de paillasson à l’entrée de l’académie. Tenebrae n’est pas prêt à penser à autre chose qu’à ce détail. Vous l’entendrez encore souvent se plaindre de sa condition. Passer de l’homme d’affaire (et par homme d’affaire disons bien sur assassin) à chien de garde … Il ne fallait rien faire, ou presque. La seule chose à faire c’était de se reposer en attendant une nouvelle attaque ou qu’un garnement ne tente de sortir de l’enceinte de l’académie. Certains seraient heureux mais pas Tenebrae. Il fallait quelque chose pour l’occuper. Surtout que le sommeille, il ne le trouve plus … Il a retrouvé son amie la lune qui fut pendant longtemps sa complice. Mais en sa présence, il ne trouve rien d’autre à faire que broyer du noire…
C’est dans la nuit qu’il se ressource, qu’il pense à tout et à rien, qu’il se questionne sur sa vie … Et cette nuit là, il ne peut s’empêcher de verser une larme en faisant le point sur sa misérable existence, tout en vérifiant auparavant que personne ne la remarque, cette larme.

S’il ne trouvait pas bientôt quelque chose à faire, il en deviendrait fou. Remplir son travaille de gardien ne lui suffit pas, essayer de se faire pardonner ne suffit pas. Sa nature réclame plus et personne ne pourra le corriger sur se point. Pardon Ô grand Deus, abat tes foudres sur ce pauvre mécréant autant que tu le souhaite, il ne pourra jamais faire autrement … que de vouloir jouer de mauvais tours. La nature de son âme doit être vicieuse, vraiment, à se demander pourquoi le tout puissant l’a conçu ainsi … Mais en imaginant ce qui pourrait occuper sa matinée, Tenebrae essuya sa larme et ne pu retenir un sourire presque pervers. Il se fera surement prendre mais le danger est excitant. Il ne sera sans doute pas aimé pour ça mais s’il peut s’amuser …

Il patienta de longue heure, disant au revoir à son amie l’astre lunaire pour maudire son ennemie, le soleil. Mais à croire que c’était une journée faite pour lui car de gros nuage gris plongeait l’académie dans la pénombre, le soleil montrait à peine le bout de son nez. On aurait presque dit l’hiver … Adorable saison ou les nuits sont plus longues que les journées.
Il attendit que les cours soient commencés pour s’approcher discrètement des salles de classe. Par fainéantise, il décida de s’approcher de la fenêtre d’une salle du rez-de-chaussée. Il regarda à l’intérieur, faisant à peine dépasser son regard du coin de la vitre. Il voulait trouver un élève, quelqu’un qui serait … pas facile mais marrant à duper. Il ne tarda pas à remarquer l’élève tout proche de lui, une jeune fille à ce qu’il parait, même si on aurait pu se tromper … Elle fixait d’un air idiot le plafond en marmonnant quelque chose. Quel dommage qu’il n’entendait que des murmure incompréhensible à travers la vitre et coller l’oreille aurait été trop flagrant, surtout quand sa victime est juste à coté de soit. Il décida de passer à l’action. Le regard de Tenebrae s’obscurcit, un léger ricanement sonnant le départ des hostilités.

Il avait prit le contrôle de l’ombre de son banc, la faisant légèrement bouger au début, juste comme si … le vrai banc était modelable, comme si l’ombre était soumise aux vagues. Il fit en sorte que l’élève regarde attentivement cet étrange phénomène et finit par modeler l’ombre à l’image d’un tentacule. Elle sortit bientôt du sol pour se tenir à coté de l’élève qui avait l’air … d’halluciner, c’était le mot. L’entité ne bougea pas pendant quelques instant, assez pour commencer à installer la peur dans son esprit. En tout cas, il espérait qu’elle en ait peur ! La vie, sans une petite frayeur, ne vaut pas la peine d’être vécue. Personne ne remarqua cette chose qui se tenait au fond de la classe, tout les élèves soit attentif au cours, soit endormit sur les bureaux. Et quand au prof, il écrivait des équations au tableau.

Tenebrae fit agir le tentacule, doucement, lentement, profitant qu’elle ne sache pas comment gérer la situation. Le bout de l’ombre s’agrippa à l’ouverture de sa trousse et la tracta douuuucement … avant de la faire tomber, tout son contenu rependu sur le sol. La plupart des élèves se retournèrent vers sa victime, l’ombre dissipé et laissant la pauvre sur le fait.
Elle se leva pour ramasser ses affaires, d’un air étrange d’ailleurs, comme si elle était là mais … sans vraiment l’être. Tenebrae ne le remarqua pas vraiment, trop focaliser sur sa première vrai farce, première bêtise, premier petit plaisir… Juste avant qu’elle ne se rassoit, l’ombre de la chaise se courba elle aussi et un autre tentacule agrippa l’une des pattes de la chaise. Il la recula et admira l’élève chuter sur son derrière. Il pouvait entendre les rires moqueurs des plus immatures à travers la vitre. Ô douce mélodie à ses oreilles ! Cela l'encourageait à continuer de plus belle. Et étrangement, sans aucune pitié pour la pauvre éléve.
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Re: Comment apprendre à garder son sang froid en cours de maths - Mer 29 Aoû 2012 - 18:51
L’ombre ondulait. On aurait dit une vague. Ca m’rappelle vaguement quelque chose. Quand j’étais p’tite. Un passage heureux avec ma mère. Rare, ce genre de moments, mais ça existe quand même, évidemment. C’est bien, avec la drogue, j’me remémore exactement la scène…

Au bord de la mer, ma mère et moi observions les vagues, de plus en plus proches, de plus en plus envoûtantes. Elles me faisaient rire et quelques fois, j’observais son visage, pour voir si elle ressentait la même chose que moi. Son sourire bienveillant me remplissait de cette joie enfantine que l’on ne comprend que bien longtemps après, derrière ce sentiment de nostalgie qui nous fait dire « j’aimerais tant redevenir un gosse ».

Mes yeux sont vitreux. J’fixe l’ombre sans comprendre, perdue dans ma réalité, dans mes fantasmes ou mes fantômes, j’sais plus. J’mets quelques minutes avant de comprendre que ce bout d’ténèbres arrive à remuer. Et qu’il vient vers moi. Enfin plus exactement… Vers ma trousse ? J’saisis pas c’qui se passe. Un tentacule noir est en train de s’attaquer à l’unique bout d’tissu qui fait que j’me fais pas virer d’ce foutu cours. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Qu’est-ce que j’fais ? Qu’est-ce qui se passe ? Où est la réalité ? MA réalité ?

Instinct de survie, réflexe auto-défensif – parce que j’me connais, avec la drogue, j’peux partir très très loin dans des enfers plus qu’abominables – qui sait ; en tout cas, j’essaye de toucher la foutue ombre. C’est pas matériel. J’m’en doutais. Ca n’arrange donc rien à la situation. Pourtant, cette merde réussit à faire tomber ma trousse. Un grand fracas. Le bruit résonne dans mes oreilles comme si des milliers d’abeilles s’étaient incrustées dans ma tête. Ma vision se trouble légèrement. Quelques abrutis se retournent et fixent avec une certaine irritation c’qui s’est passé. J’sens mes joues s’étirer en un sourire coincé. Putain ! Reprends-toi Agatha, ça va pas du tout. Retrouve tes putains de repères. T’es dans la réalité. La drogue affecte juste tes sens, pas ta perception de l’espace-temps. Quelqu’un essaye de t’faire marcher. Ou pire. Qu’tu payes pour tout.

J’regarde autour de moi. Plus personne ne s’occupe de moi. J’les connais tous. Aucun d’entre eux n’est assez puissant pour paraître concentré et créer une illusion aussi… Terrifiante. Ou alors mon état m’fait hyperboler. Comment savoir ? Ah. Ah. Ah. Je déteste quand les effets s’inversent et pètent toutes mes résistances. J’suis comme un nourrisson. Perdu dans les méandres d’un inconnu qui effraie. Horrifie. Déglingue. J’finis par ramasser ma trousse. Après quelques minutes supplémentaires de réflexion intense… Heureusement que cette drogue agit sur mes réflexes aussi. J’ai beau être dans une phase toute autre la plupart du temps, cette drogue était utilisée à la base par les médecins pour accentuer leurs réflexes. C’est après qu’ils se sont rendus compte que c’était d’la merde qui rend accro.

Et l’homme est encore assez con pour s’défoncer à ça. Mais bon, c’est pas mon problème, vu que j’suis une conne immortelle.

Enfin sauf si ce truc continue à m’faire chier. J’le sens mal, surtout si c’est dans ma tête. Une crise de folie ? Alors que c’est moi qui est censée rendre les gens cinglés ? Ironie du sort. En attendant, le machin a disparu. Et j’suis seule, paumée avec ce que j’ai vu ou non. J’allais m’assoir mais… J’ai raté ma chaise. Non, c’pas possible, j’ai bien évalué les distances. Ces perceptions là ne peuvent pas être faussées. Ca fait pas partie du deal de la droguée. J’finis le cul par terre, OK. Mais mes réflexes un peu plus attisés par les substances qui agissent dans mon cerveau m’empêchent de m’casser quelque chose au passage. J’grogne. Le prof se retourne, cette fois. J’prends l’air le plus normal possible, et j’vois du coin de l’œil le fantôme tentaculaire en retrait contre l’mur. Les crissements odieux qui sortent de la bouche de ces connards m’énervent. Ca déchire mes oreilles. J’ai juste envie de crier et d’sauter par la fenêtre. Fenêtre… Mais… C’est quoi, le truc derrière la vitre ?! Des… Oreilles noires… De quoi au juste ? Hahaha. J’le reconnais. Le Gardien Chat. Qui ressemble plutôt à un pitbull malveillant.

J’continue d’examiner le carreau tout en me rasseyant. Histoire de lui montrer, à c’foutu larbin des Dieux, que OUI, j’l’ai vu. Et qu’ça va en chier. Dommage, il a pas choisi la bonne personne… Parce qu’encore, si j’étais l’un de ses imbéciles avec tout un attirail voyant et bien « destructeur » - si seulement ils savaient s’en servir – j’aurais eu du mal à m’venger. Mais là, mon don, justement, réside dans la destruction et tout c’qui a de plus fourbe.

Et ma fierté va faire le reste, gros pervers nauséeux.

Malheureusement pour moi, le prof lui, a capté que j’faisais d’la merde. Dommage qu’il ait rien compris.

« Mademoiselle Bowers, êtes-vous sûre que tout va bien ? Cessez de faire autant de bruit ou je vous envoie à l’infirmerie. »

J’grogne et ouvre mon livre de maths pour lui montrer qu’j’suis très bien dans mon coin. Encore trop exaltée par ma trouvaille d’hier. Je jette encore un coup d’œil dehors, et lance un regard mauvais.

Concentration. Bizarrement, c’est un peu plus facile dans mon état. Le déclic me disant que j’peux utiliser mon pouvoir arrive plus rapidement. Une partie de mon inconscient – la partie divine en somme – m’apparait dans un univers plus beau que jamais. J’arrive à percevoir les esprits de tous les gogoles autour de moi… Et celui sombre, haineux mais habile, du Gardien. Pour pas m’faire choper, j’opte pour une posture réfléchie sur mon bouquin. Vu qu’j’ai besoin d’une grande part de concentration… J’passe inaperçue.

Son inconscient est facilement discernable. Il doit pas être très expérimenté. C’est sûrement pour ça qu’il fait le con à m’emmerder alors qu’il devrait être en train de monter la garde comme un gentil toutou à sa mémère. J’entre dans son « moi », agrippe ses peurs, mais une seule reste à ma portée. Le reste est trop difficile à attraper. J’suis pas non plus superwoman. Et mon état m’empêche d’aller plus loin. L’extase m’arrache à la concentration. J’sais pas c’que ça va donner, à la fin.

J’veux lui montrer l’image la plus affreuse, la plus déroutante, le truc qui le fait vraiment flipper. Mais y’a un problème. Quelque chose va pas. Je sens en moi qu’un truc tourne pas rond… Ca devait pas se passer comme ça, par la suite.

Au lieu de lui injecter dans son esprit l’image que je voulais qu’il découvre, j’me retrouve en face d’un passage de la vie de quelqu’un. Comme si c’était moi qui m’prenait mes propres illusions dans la gueule. J’sais que je tire une tête pas possible en même temps. C’est pas franchement agréable. Pourtant j’suis encore dans son esprit. J’sens son « moi » gigoter, haleter presque, tandis que l’image disparait de ma propre pensée. Elle reste pourtant gravée dans ma mémoire.

J’ouvre les yeux, j’regarde celui qui essaye de m’jouer de mauvais tours pendant mes heures d’extases. Et je sais, au plus profond de moi, que c’est lui que j’ai vu. Une scène de meurtres. Quelques cris. Vagues encore, mon pouvoir est pas puissant. Mais pourquoi ça a fait ça ? Ses yeux jaunes, félins, me font froid dans l’dos. L’est pas beau ce cabot noir aux oreilles de chauve-souris. J’regarde vite fais si l’prof est occupé, puis le fixe de nouveau, l’air plus renfrogné et vainqueur que jamais – même si j’ai pas encore compris c’que je viens de faire.

J’lui montre mon majeur et le menace d’un regard subjectif vers sa gorge. Et puis j’me remets à bugger.
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Re: Comment apprendre à garder son sang froid en cours de maths - Jeu 30 Aoû 2012 - 13:52
La jeune fille se releva et se remit à sa place, lui montrant bien d’un regard massacrant qu’elle l’avait pisté. Tenebrae quand à lui ricanait de plus belle, sa queue en forme de main lui faisait « coucou » d’un air malicieux. Après tout, qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Interpeler le professeur ? Dans quel cas il suffirait qu’il recule de quelques mètres pour ne plus être en vue. Qu’elle utilise son pouvoir ? Biensur qu’il n’en connaissait pas la nature mais il a y de très forte chance que sa capacité ne soit ni offensive ni discrète, alors, qu’est-ce ce qu’il pourrait lui arriver ? Autant lui faire gentiment coucou ♪

Son regard dévia vers le professeur qui semblait attiré l’attention de l’étudiante, la raison étant qu’elle s’était quand même manger le sol et que donc, l’instit’ avait bien le droit de penser qu’elle faisait le clown. Ah, charmante enfant au regard noir de haine, la magnificence des ténèbres qui fleurissait dans son cœur, qu’il aimait voir cela. Il profita qu’elle retourne à son bouquin pour préparer un autre mauvais coup. Pourquoi ? Pour le fun biensur ! Et aussi pour revoir à nouveau son doux regard. Revoir à nouveau la profonde lueur noire dans ses yeux… La haine, le plus délicieux des plats à ses yeux. Un tentacule montait le long de son bureau, l’ombre se rapprochant de la fille trop concentrée sur son bouquin … Mais l’ombre disparut. Tenebrae se sentait soudainement … mal. Sa vue se troublait et sa tête allait exploser … Serait-ce encore Deus qui le remet dans le droit chemin ? Qui l’empêcherait de s’attaquer à un des élève qu’il était sensé protéger ? Cela ne serait pas la première fois mais non, ce n’était pas le tout puissant … Un théâtre d’ombre se mit à jouer une pièce devant ses yeux. Des images horribles commençaient à lui massacrer les méninges mais des images … qu’il connaissait.

Il croyait encore entendre les cris agonisant d’une personne qu’il connaissait … Du sang partout, pas qu’un cadavre … Mais une tête qui lui revenait en mémoire, gisant sur le sol … et l’homme qui riait comme un dément, un couteau dégoulinant d’hémoglobine à la main. Il le reconnu car, en faite … C’était lui ce fou bien heureux. C’était un de ses souvenirs, un léger fragment qui suffit à lui faire revivre toute la scène. Et maintenant qu’il avait toute sa tête, cette vision … était des plus désagréables à regarder.

Il revint à lui, sa main tenant son crane, comme pour essayer de faire cesser l’horreur dans sa tête … La fille lui jeta un regard vainqueur et il comprit que c’était elle qui venait de faire interférer ses deux « moi ». Tenebrae ou Jack, c’était soit l’un soit l’autre, mais penser à Jack en étant Tenebrae … Schizophrénie ? Disons plutôt qu’en commençant sa seconde vie, il a gardé la même personnalité ou presque mais a décider de couper son être en deux. Seul Tenebrae devait compter, et elle, elle venait de faire revivre Jack …
Enervé, nerfs à vif, Tenebrae ne supporta pas le geste grossier qu’elle lui montrait et avait subitement des envies de meurtre. La conscience de Deus lui empêchait de faire une telle chose mais qu’importe. Pour se venger, une ombre sortit du sol derrière elle, prenant vaguement la forme d’une main. Il posa cette main sur l’arrière de sa tête et … la plaqua violement contre son bureau avant de disparaitre instantanément, juste de quoi laisser une belle bosse à cette demeurée congénitale ! Et par la même occasion, lui attirer des ennuie en dérangeant encore le prof d’un grand BAM qui résonne dans la classe.
Puis le chien s’en alla, l’air plus massacreur que jamais, ayant la ferme attention d’aller passer ses nerfs sur un arbre tout en essayant de ne pas le couper en deux.

*Tu peux remercier le tout puissant, je ne me serais pas arrêter là d’habitude !...*

… Quelques heures passèrent …

Il était maintenant 9h 55 plus ou moins, en somme, c’était le moment de la pause pour les élèves. Tenebrae avait passé sa colère hors de l’académie et, étrangement, c’était comme si il ne se souvenait plus de rien après sa vision. Cela l’avait plus que dérangé … Il avait envie de savoir ce qu’il s’était passé réellement. Curiosité mais aussi utilité. Ce pouvoir pourrait être bénéfique mais d’abord, il devait en comprendre la nature pour pouvoir l’utiliser. L’utiliser par l’intermédiaire de cette jeune fille, biensur. Si il en avait besoin, il trouverait bien un moyen de convaincre la jeunotte.
Couché contre un mur, à coté de la porte de la classe, il regardait les élèves sortir un à un, épiant la fille aux air étranges pour la choper au passage. Mais même le prof finit par sortir et aucune trace de la perle recherchée. Il se décida à entrer, l’apercevant en train de mollement ranger ses affaires.
Tenebrae sauta sur le premier bureau devant lui et s’assit dessus, baillant à peine avant de l’interpeler

Et bien et bien … Cette petite joute était fatigante … Oh, tu te souviens de moi ? ♪

Le gardien avait reprit son air fanfaron et taquin qui le caractérise d’habitude. Cela devait être moins le cas pour son petit souffre-douleur qui devait déjà en avoir assez de lui.

Tapons nous encore dessus, cela ne me dérange pas, le moins du monde ! Mais il serait apprécié que tu me dise ce que tu as tripoter dans mon humble petite cervelle ♫

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