Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir

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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 21 Juin 2015 - 15:14
La Bête était juchée au sommet d'un cadavre d'une taille stupéfiante, ladite dépouille baignant dans ses sucs digestifs et son propre sang, après que son estomac ait été réduit en lambeaux par les griffes du Prédateur Alpha. Il regardait avec un intérêt certain le chaos total qui régnait dans l'Académie, et tous les Dieux qui se déchaînaient pour tenter d'éteindre l'incendie. A cette distance, le feu ne l'effrayait pas. Le brasier se reflétait avec un calme inquiétant dans les grands iris dorés et farouches de la Bête. Il était bien trois heures du matin. Et pourtant, le Dieu Prédateur ne ressentait aucune fatigue si ce n'était une faim insatiable de mort et de violence. En fait, il jubilait presque. Il y avait ainsi une odeur de chairs coupées, tailladées, brûlées, des cris qui résonnaient encore. Rien qu'une guerre de plus qui s'achevait.

Il se sentait enfin vivant. Au milieu du tumulte qui accompagnait la bataille. Combien de fois était-il mort ? Combien avait-il tué ? Sa lucidité s'était estompée. La plupart de ses souvenris échappaient à son contrôle. Et pourtant, il se sentait affreusement bien. L'abomination atteignait son paroxysme lorsque son instinct de meurtre surpassait de loin celui de la survie. N'était-il pas immortel ? Pourquoi était-il supposé être terrorisé par la mort elle-même, alors qu'il la dispensait de la même manière que le sang giclait des plaies béantes, sillons sanglants de ses griffes et crocs dans le corps de ses victimes en morceaux ? Les hostilités s'étaient pour le moment interrompues, au plus grand déplaisir du Britannique. Son attention fut captée par l'arrivante, qu'il dominait par la hauteur, juché sur le flanc d'un dragon mis à mort un peu tôt, la colonne vertébrale à l'état de poussière d'os devant une pression exercée par la force démentielle du Prédateur Alpha, qui toisait toujours l'arrivante, son asphyxiante aura malsaine et l'odeur du sang collant à son pelage mêlées aux relents particuliers qui accompagnaient la présence d'un Alpha agressant aussitôt la Succube, qui le mit en garde.

En toute réponse à son injonction et mise en garde, il fit claquer ses puissantes mâchoires, le déluge nocturne s'abattant sur lui, avec une frénésie incroyable. Comme si les Cieux avaient pour mission de nettoyer cette terre désormais souillée de sang. Rapidement, la fourrure noire et hérissée du Lycan devint aussi collante que celle de n'importe quel chien mouillé, les poils dévoilant les épaisses plaques d'écailles qui couvraient désormais son cuir lupin. Il luisait, à la manière d'un reptile inquiétant, ses iris dorés et féroces toujours braqués sur la Succube. Puis, sans la moindre prévention, il bondit à ses côtes, s'écrasant comme une masse à quelques centimètres d'elle. Qui ne broncha pas, comme on pouvait s'y attendre de Chronos, figure charismatique et inébranlable. Quand bien même on l'aurait amputée de jambes, elle aurait trouvé le moyen de conserver sa fierté.

Mais il n'aimait pas la façon dont elle lui parlait. La gueule s'entrouvrit sur un abîme de crocs vicieux et teintés d'écarlates, ses babines dégoulinants d'un immonde mélange de salive et de sang. Le Britannique émit un grondement sourd, avant de faire volte-face, se dirigeant vers un dragonnet de moindre taille qui avait trouvé la mort lorsque sa gorge, comprimée par le Lycan, n'avait sû alimenter ses immenses poumons en oxygène. Voilà le problème d'une créature aussi grande. Plus vite on les privait d'air, plus vite elles s'effondraient, sans vie. Percevant les pas de la Succube derrière elle, la Bête émit un profond soupir. Quand bien même il l'aurait voulu, il n'aurait su se débarrasser de ce parasite.

A peine arrivé devant le flanc qui s'offrait à lui, Aleksander perdit le contrôle. D'une impulsion sauvage, il se jeta sur la dépouille, et à renfort de mutilation, réduisit l'insignifiante protection à base d'écailles en chair à vif. Ses crocs déchiquetaient les morceaux de viande délimités par la pointe de ses griffes qui creusaient des sillages morbides, et rapidement, un océan écarlate se déversa tout autour de la Bête, qui dévorait la Créature avec un appétit horrifiant. Les os étaient brisés, broyés, consommés. Nulle distinction n'était faite. Tout était happé par la mécanique d'un boucher monstrueux. Ses mâchoires, puissant étau, n'était qu'un hachoir barbare détruisant toute opposition au festin glouton du Dieu Prédateur, dont la gorge se gonflait et dégonflait, alors qu'il s'abreuvait de la chair d'une proie massacrée, avalant sans la moindre réflexion tout ce qui passait à portée. Lorsque les os étaient trop épais pour être calés entre ses mâchoires, voilà que ses poings les broyaient avec une violence inouïe. Le festival morbide et frénétique, interminable, était ponctué par un orchestre squelettique, mêlant la chair tordue, les ligaments cédant, à la structure osseuse du Lycan qui se modifiait. Vasilis chantonnait gaiement, s'abreuvant tout autant de la scène que des liquides ingérés.

« And you once said "I wish you dead", you sinner,
I'll never be more than a wolf at your door for dinner.
And if I see you 'round like a ghost in my town, you liar,
I'll leave with your head, oh, I'll leave you for dead, sire. »

La scène prit une toute autre ampleur lorsqu'à la place d'un monstre innomable, ce fut un jeune homme dont les cheveux blonds étaient maculés de sang qui continuait l'horrible repas. Ses mains tremblantes d'une excitation lugubre, il portait les entrailles à ses lèvres, qui dévoilaient une dentition affreusement bestiale, tandis que ses iris cherchaient le prochain morceau qui remplirait son estomac distordu et putride. Nu, pataugeant dans une boue morbide, même la pluie diluvienne ne parvenait à nettoyer les plaies crasseuses et le sang qui formait des croûtes sur le corps du Prédateur Alpha, qui grimaçait lorsqu'il rencontrait des os, recrachant sans la moindre réflexion des boules de viandes hérissées de fragments blanchâtres. Rapidement, ce qui fut le flanc d'un Dragon n'était plus qu'un cimetière horrible et vidé comme un gibier préparé par le plus mauvais chasseur de tous les temps. Sa faim lui semblait insatiable, mais le Lycan ne parvenait plus à avaler quoi que ce soit.

Vacillant, il se redressa, braquant ses iris farouches empreints d'une folie palpable sur la Succube, la scrutant un instant, comme s'il cherchait à l'identifier, totalement privé de sa lucidité par le festin macabre auquel il s'était livré un instant plus tôt. Ou, plutôt, comme s'il cherchait à décréter quelle partie serait la plus succulente, lorsqu'il enfoncerait ses crocs dans sa chair. Il ne lui fallut pas longtemps pour décider que ce serait l'intérieur du cou, qui serait la meilleure partie du repas. Doucement, il haussa les épaules, avant de rejeter la tête en arrière, pas le moins du monde gêné par sa nudité. Ses pieds s'enfonçaient de moitié dans la boue créée par les pleurs du ciel, alors que son corps étaient progressivement débarrassé de toute impureté physique. Pendant un instant, il voulut fixer les nuages noirs, mais les gouttes qui heurtèrent douloureusement ses iris lui firent fermer les yeux. Ainsi, il se contenta de rester là. Inactif aux yeux de tous.

Analysant et consommant la viande fraîchement acquise. Après tout, les Dragons n'étaient-ils pas un parfait spécimen pour son évolution ? Rien ne serait plus approprié qu'une utilisation des échantillons volontairement mis à sa disposition par l'administration. Reconnaissant ? Nullement. Ils servaient involontairement ses intérêts. Le sourire inquiétant qui se dessina sur les lèvres du Repenti ne fit que confirmer cette certitude.

« So could you
Tell me how you're sleeping easy?
How you're only thinking of yourself?
Show me how you justify,
Telling all your lies like second nature?
Listen, mark my words, one day,
You will pay, you will pay,
Karma's gonna come collect your debt. »

Au moins, un des deux prenait son pied pendant que l'autre travaillait.
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[HRP : +1 Passe-Partout.]


Dernière édition par Aleksander Anderson le Mar 23 Juin 2015 - 6:15, édité 1 fois
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Lun 22 Juin 2015 - 23:47

« Intérieur de l'Académie », le 05 juillet 2014, 07h02 - Côté Elione

Le feu est éteint, les réparations sont déjà en cours… mais la fatigue se fait ressentir sur tous les visages et plus le temps passe, plus les « accidents » se multiplient. Une pierre qui tombe malencontreusement sur un camarade, 20 mètres plus bas, et qui le tue sur le coup… Des gens qui trébuchent et qui tombent, à moins qu’ils soient poussés…
Quelque chose ne tourne pas rond.

Y a-t-il un plaisantin au milieu de cette cohue ? Ces incidents sont-ils dus à la fatigue ? Malheureusement, le hurlement d’un Dragon Noir va également bientôt se faire entendre, très proche : la bête est de retour à l’extérieur de l’Académie. Les bêtes, puisqu’elle semble être accompagnée de deux autres Dragons Noirs, plus massifs qu’elle encore. Ceux qui combattaient les directeurs sur les autres fronts ?
Aucune trace des directeurs. Aucune trace de Chronos. Aux dernières nouvelles, la succube avait désigné Elione comme gérante de l’incendie… mais quelles sont les priorités ?




« Extérieur de l'Académie, côté Nord », le 05 juillet 2014, 07h02 - Côté Clarke

Essentia déglutit en regardant son adversaire dans les yeux. Clarke. Elle. Qui l'a aidée pendant toute la journée. Une renégate. Quelle meilleure solution pour se sortir d'un tel pétrin ? Feindre. Et avec un peu de parfum ayant pour but de brouiller légèrement l'esprit de ceux qui le respirent, afin de les aider à mieux croire en son honnêteté, la jeune déesse compte bien s'en sortir assez longtemps... pour ensuite aller la dénoncer.

- Je... je ne veux pas mourir.

Elle prend sa main, hésitante, et la lui serre un peu en s'agenouillant et en baissant la tête... l'air défaite. C'est une bonne actrice... mais si Clarke tente de l'agresser, elle se redressera et se défendra de toutes ses forces. Elle combattra pleine puissance. Tout ce qu'elle a à faire, c'est survivre jusqu'à se retrouver au milieu d'une foule... et la dénoncer.
Le plus tôt sera le mieux.




« Extérieur de l'Académie, côté Ouest », le 05 juillet 2014, 07h02 - Côté Alexander

- Le matou n’a pas l’air de vivre en meute, il vit dans l’Académie contre nature.

Le spectacle a pu sembler lui plaire et ne pas lui plaire à la fois. Cette Chronos est, une fois de plus, bien difficile à cerner… mais pas le temps de se questionner. Au loin, les silhouettes de trois Dragons Noirs adultes se dessinent. Quand elle les remarque, la succube change d’expression. La rigolade est terminée, la voilà plus que jamais... aussi sérieuse qu’inexpressive.
Se positionnant face à eux, la succube ferme les yeux et inspire, expire, se concentrant sans aucun doute sur son prochain sort. Si Aleksander compte l’attaquer, comme toute bête sauvage qui se respecte, il comprendra rapidement qu’elle est sur ses gardes comme rarement elle l’a été. Trois Dragons Noirs, alors qu’un seul est déjà difficile à vaincre pour un directeur… l’affrontement a de quoi l’intéresser. Oui, finalement, Chronos se met à sourire, comme excitée par ce qui est en train d’arriver. Trois monstres adultes, rien que pour elle.

- Le matou a-t-il peur de la mort ? La voilà qui arrive juste devant lui. Pourrait-il aller lui dire bonjour pour faire gagner du temps à ses acolytes ?

Elle ouvre les yeux et dévoile une expression ravageuse, excitée, des yeux rouges flamboyants de désir. Elle se lèche les babines. Provocante, elle espère plutôt qu’Aleksander parte et lui laisse le gâteau pour elle toute seule.




Cinquième tourSur les trois Dragon Noirs qui arrivent, le plus massif est sacrément amoché : coupures multiples sur le corps, ailes lacérées, il saigne abondamment. Ses membres sont à deux doigts d’êtres arrachés, mais il parvient encore à se déplacer et à attaquer. Les deux autres Dragons tiennent encore la route, quand bien même ils sont amochés, eux aussi.
En attaquant en duo avec Chronos, dont les faits et gestes vous échappent totalement tellement ils sont peu communs, et qui, par ailleurs, ne vous prête pas spécialement attention, vous pourrez blesser ces Dragons.

Mis à part ça, vous êtes libres de vos mouvements et de votre histoire !

Durée inRP : 2 heures
15h42 depuis le début de l'examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mer 24 Juin 2015 - 13:16
A force de patience et d'efforts, le soleil finit par se lever sur un spectacle grandiose : l'incendie n'était plus qu'un souvenir. Les équipes s'organisaient à merveille, bien que la peur et la fatigue resserraient à chaque heure leur étau autour des dieux en suractivité. Sa mission menée à bien, Elione avait permis aux moins endurants de se reposer un peu, avant de prendre le tour de garde des suivants. Ce n'étaient sue quelques heures, pendant lesquelles elle parvint à se convaincre que le plus dur était passé. Pourtant, les maladresses se multipliaient dans les rangs, comme si un petit démon s'amusait de leur détresse. L'idée qu'on pouvait poignarder dans le dos ses compagnons à un moment pareil dégoûtait la souveraine, mais elle l'avait vu faire trop souvent pour ignorer que la traîtrise attendait toujours le moment le plus délicat pour agir et répandre la discorde. Des rixes éclataient ici et là, et elle devait être partout pour maintenir un semblant d'entente.

Elle prit un moment pour admirer l'aube, souffler elle aussi. Que faire maintenant ? Les rapports qu'on lui décrivait devinrent de plus en plus alarmant. Aucune trace des directeurs. Des mouvements inquiétants de la part de prédateurs. Il fallait réfléchir à une solution de repli et vite. Seulement, où ? A l'intérieur d'un bâtiment, si un dragon parvenait à enfoncer la muraille, ils seraient pris au piège. A l'air libre, ils pourraient griller et se faire dévorer à vue, même par la portée. Quitter l'académie était encore plus incertain, qui savait ce qui pouvait se terrer au-dehors ?

La solution la plus sûre, à ses yeux, demeurait la réparation et le renforcement de la muraille actuelle. Elle était suffisamment solide pour arrêter les dragons, et avec les apprentis au-dehors qui luttaient, les dragons finiraient par être trop amochés pour attaquer. Elle l'espérait du moins.

Cette guerre n'avait rien en commun avec l'assaut du forteresse. Elione devait gérer les aspects aériens et magiques en plus des forces au sol, du ravitaillement et de l'état de la logistique. On ne l'avait jamais préparée à cela. Aucun cours, aucun récit ne le pouvait. Un poids lourd pesait sur ses épaules et aucun erreur ne serait anodine.

Elle se rendit à la muraille pour vérifier l'avancement des travaux quand soudain, elle vit le noir d'une aile, la pointe d'une corne. Un rugissement figea l'ensemble de l'équipe, mais ce n'était pas le pire : à travers les meurtrières, on pouvait non pas un, mais TROIS dragons. La déesse Lumière devint blême. Les trois bêtes semblaient avoir lourdement combattu, plus de nouvelles des directeurs, ni de Chronos, et les apprentis dans l'équipe de combat faiblissaient à chaque assaut. Autour d'elle, un cri de panique retentit, puis des voix l'appelèrent, lui demandèrent quoi faire. Vite ! Elione ! Où aller ? Que faire ? Comment lutter ?

Un bras la tira en arrière, loin de l'enceinte et de ses peurs. C'est alors que la duchesse reprit pieds.


"Personne ne se replie ! Où voudriez-vous aller de toute façon ? Le temple n'est pas assez solide, l'arène a trop d'ouvertures, les autres bâtiments ne peuvent pas accueillir tout le monde ! Gardez vos positions ! Tenez ce mur et vous tiendrez votre avenir ! TOUT LE MONDE BARRICADE LES ENTRÉES ! Apportez des poutres ! Des pierres ! Cimentez ! Le mur doit tenir ! Quant à moi..."

Elle rajuste son écu sur son bras, dégaina son épée.

"Je vais gagner du temps avec les autres. Tenez-moi ce mur !"

Les dents serrées, elle savait qu'elle courait au suicide. Quel autre choix avait-elle ? Fuir ? Et où ? Ne rien faire ? Jamais ! Attendre la mort patiemment ? Autant la rencontrer en personne !

Ailes célestes

Elle déploya ses plumes dorées et décolla aussitôt, rasant le mur d'enceinte à toute vitesse. Un coup d’œil à la scène lui apprit que les autres arrivaient, de loin. Chronos était déjà là, immobile comme à son habitude. Préparait-elle une incantation ou quelque chose du même ordre ?

Mais surtout... Trois paires d'yeux jaunes, fendus à la verticale, la fixaient maintenant qu'elle volait à leur hauteur.

***Pater noster, qui es in caelis...
sanctificetur nomen tuum,
adveniat regnum tuum...
***

Elle s'élança dans leur direction, évita une paire de mâchoires, une seconde, visa un œil qui se referma à son approche.

***fiat voluntas tua,
sicut in caelo et in terra.
***

Détourner leur attention, les éloigner du mur. Elle vola aussi vite qu'elle pouvait mais une patte vive et effilée faucha tout à coup l'une de ses ailes. Elle gémit de douleur et se vit tomber à toute vitesse vers le sol, tentant de minimiser sa vitesse à l'aide de son autre membre magique.


***Panem nostrum quotidianum,
da nobis hodie,
et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus...
***

La déesse percuta violemment le sol, rebondit et roula sur quelques mètres dans la poussière et l'herbe rendue boueuse par la pluie. L'une de ses jambes ainsi que sa seconde aile devinrent inutilisable. Son sort se scellait donc ici.

***debitoribus nostris,
et ne nos inducas in tentationem,
sed libera nos a malo...
***

Les trois créatures semblaient prendre un malin plaisir à jouer avec elle. Peut-être sa lumière les dérangeait ? Ses coups d'épées, son courage ? A moins que ce ne soit qu'un plaisir de voir ces pauvres humains se débattre dans leur ultime sursaut de vie ? Quoi qu'il en fut, Elione était résolue à mourir avec dignité. Elle plaça son écu devant elle, constatant avec effroi le sort qui l'attendait. Les trois jabots à feu des reptiles se mirent à rougeoyer ensemble, elle grillerait sur place.
Elle repensa à cette fiole qu'elle avait gagnée auprès d'un mystérieux marchand en suivant les traces de la pierre philosophale. Un breuvage censé donner la jeunesse éternelle à celui qui la boirait, à condition qu'il ait l'esprit noble et sa marque dans l'Histoire. Elle la sortit de sa poche, en but le contenu sans réfléchir. Mieux valait que personne ne tombe dessus si le breuvage résistait au feu... Elle trancha ensuite une mèche de ses cheveux à l'aide de son épée, la glissa dans le flacon vidé et jeta celui-ci au loin. Peut-être pourrait-on la ramener grâce à lui si par malheur son corps finissait calciné.

***Amen.***

Les flammes firent fondre presque instantanément le métal de sa cotte de mailles par-dessus le cuir. La chaleur ressemblait à l'idée qu'Elione se faisait de l'Enfer, dévastant armure, vêtements, chair et os. Elle hurla de douleur une seconde, peut-être deux.

Et l'aube fit place au crépuscule, avec sa palette de rouges, d'oranges, de jaune incandescent... avant le noir total.[/i]
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mer 24 Juin 2015 - 21:55



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



Mes doigts se serrèrent d'un mouvement unis, écrasant, broyant d'une poigne démente la main de la pauvre apprentie. Sincère ? Honnête ? Oh oui, elle semblait l'être, sans aucuns doutes. Elle renierait sa cause, ses amis, sa vie à l'académie uniquement parce que moi, Clarke, une femme qu'elle ne connait que depuis quelques heures le lui demandait.Sa comédie, bien que je ne sache pas que cela en était-une avait bel et bien marché en réalité. Je ne soupçonnais pas un instant que celle-ci puisse être si bonne comédienne. Ce que je savais, c'est que les personnes sans conviction qui, telle des girouettes changeaient de camps si facilement ne m'inspirais guère. Le regard focalisé sur sa main, l'apprentie ne vis ps mon second mouvement, faisans partir mon bras gauche en arrière pour l'abattre sur son visage. Dans un cri, Essentia tomba légèrement sur le sol, en secouant la main que je venais de relâcher, avant de me lancer un regard empli d'interrogation. Pourquoi ? Mon visage remua alors légèrement pour se balancer de droite à gauche, lentement.

- " Espérais-tu sincèrement que je t'apprenne cela, alors que tu change de camps sans réfléchir ?"

Un sourire malsain venait de prendre place sur mes lèvres alors que l'apprentie se redressait. Son regard avait changé, elle ne paraissait plus si stupide que l'instant précédent non. Elle semblait gagner de l'assurance. Voulait-elle me défier car elle s'en sentait réellement capable ou feignait-elle le duel alors que ses pensées les plus sombrent lui criaient de prendre ses jambes à son cou ? Je n'aurais su dire, mais elle se redressait désormais. L'apprenti se saisit alors de son sac pour prendre entre ses mains l'un de mes kopis qu'elle brandit dans ma direction. Sérieusement ? Comptait-elle tenter d'utiliser ma propre arme pour m'ôter la vie ? Comble de l'ironie. Je n'avais pas tellement le choix. Mes deux jambes fléchir légèrement alors que mon regard ne cessait de fixer ceux de l'apprentie. Je ne regardais en aucun cas l'arme en sa possession, lorsque je franchis l'espace qui nous séparait en me ruant sur l'apprentie, cela ne me servirait à rien. Elle ne connaissait pas le kopis, sa taille, son poids, sa portée. A un moment ou un autre, elle finirait par le regarder, afin de le diriger dans ma direction.

Son regard me quitta un instant pour regarder l'arme avant de l’abattre vers mon épaule droite. Je fis alors un mouvement de côté, bougeant mon corps de manière aussi fluide que reptilienne avant de bloquer l'arme dans ma paume. Les genoux fléchis, je me trouvais plus basse que l'apprentie, ce qui l'obligea à baisser les yeux et à croiser mon regard. Mes iris mutèrent, prenant une couleur cyan représentative de mon second pallier. Et tout d'un coup, plus rien... L'apprentie recula alors que méfiante, elle manquait de trébucher sur un obstacle qu'elle ne voyait désormais plus. Un voile venait de recouvrir sa vision. Pourrait-elle s'en sortir avec un sens en moins ? Elle ne remuait pas dans tous les sens, braquant son corps dans ma direction. M'entendait-elle ?

Pieds nus, je sentais tous les gravats sur le sol, et pouvais me mouvoir sans bruit. L'apprentie, paniquée de n'entendre absolument rien se mit à bouger, à tourner un peu sur elle même pour parer d'éventuelles attaques. Je fis le tour, lentement.

- "Que penses-tu de mon nouveau pallier ? Pratique pour exterminer la vermine non ?"

L'apprentie bougea au son de ma voix, se tournant sur elle même, le kopis en avant. Plus de bruit. Alors qu'elle se trouvait face à moi, je bondis en avant, et frappa son estomac avec mon coude, ce qui lui coupa le souffle. Mais l'apprentie ne se laissa pas faire, abattant sa lame de nouveau sur mon bras. L’âme ne le transperça pas, mais l'entailla joliment avant que je ne puisse dégager l'apprentie. Cette dernière se ramassa sur le sol. C'était déjà terminé, je n'avais plus qu'à l'achever ? Une douleur aiguë me cilla le crâne. Sorti d'un contexte inconnu, je souffrais le martyre, sortant mes deux mains sur mes tempes. Quand diable avait-elle activée son pallier ? Je ne m'en souvenais pas. Mais elle l'avait fait. Ce laps de temps lui permit de se relever et de pointer de nouveau son arme sur moi, avec un petit sourire aux lèvres. C'en était trop. Mon corps muta, usant de nouveau de mes transformations acquises. Le museau allongé, les jambes raccourcit, le corps désormais au sol, je montrais désormais les crocs, les faisant légèrement claquer dans un grondement sonore. Lyncheur. Essentia perdit son sourire brutalement et pivota de plus belle sur elle même, tentant de savoir de quel côté je me trouvais désormais.

Sa vue se rétablit. Mais la dernière chose que l'apprenti put observer avant de sombrer fut mes crocs s'abattant sur sa gorge. Elle tenta de s'en défaire, mais en vain , je venais de lui arracher une partie de la jugulaire. Son sang se déversait désormais autour d'elle. Ses deniers instants de vie, elle les passa a se débattre en essayant de me pousser, ce qui aggravait son cas, alors que mes griffes plantés dans son corps la lacéraient de toutes part. Gisait désormais sur le sol le cadavre presque inanimé de l'apprentie qui n'avait plu assez de force pour se d'abattre. Le sang qu'elle perdait la rendait de plus en plus faible, et tenter de bouger n'arrangeait rien .. Mon museau se leva, observant les alentour. Les dragons étaient partis. Je ne pouvais me servir d'eux pour me débarrasser du corps, pensais-je, en venant arracher la chair sur le corps douloureux d'Essentia. Elle ressentait la douleur, ça oui, car je pouvais sentir son corps frissonner, souffrir à chaque fois que j'arrachais de la peau ou des muscles de son corps. Qui aurait cru que manger de la viande crue soit si appétissant.
Je me demandais bien si c'était le fait d'être dans peau d'un lyncheur ou si c'était mes propres goûts, qui faisait que je pouvais apprécier la chair.

Une bonne quarantaine de minutes s'écoula, avant que repus, je puisse reprendre mon apparence humaine. Le cadavre, ou du moins, le squelette sans vie se trouvait au sol désormais. Quand Essentia avait rendu l'âme ? C'était une bonne question. Espérons qu'elle n'a pas trop souffert, pensais-je, amusée en creusant un trou à laide de mes deux mains pour y enterrer les restes "humains". Elle ne pourrait reprendre vie, si personne ne récupère ses ossements. Je repris mes affaires du sac et repris forme de gargouille avant de prendre mon envol. Il me fallait désormais retourner auprès des autres. Les Mes affaires dans mes deux "bras", je pus voler tranquillement et regagner le champs de bataille. Je me posais alors sur le mur de l'enceinte, perchée pour observer les combats. Particulièrement Chronos qui se mouvait d'une manière si ... surnaturelle.


[ +1 Déflagration ]
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Jeu 25 Juin 2015 - 9:17
Bâillement sonore. Chronos était d'une théâtralité presque assommante. Tournant le dos aux trois terrifiantes créatures légendaires, le Prédateur Alpha achevait son repas, sa langue parcourant ses lèvres encore teintées d'un écarlate morbide. L'air désabusé de ce dernier contrastait avec l'imminence prochaine de sa mort. Les abominations fendaient les airs à une vitesse ahurissante, et leurs ailes ne tardèrent pas à projeter leur ombre sur le Repenti cloué au sol. De toute évidence, même en commençant à courir, il ne pourrait échapper à ces créatures. Il puait les entrailles de leur progéniture. Les représailles ne tarderaient pas. De son côté, il avait obtenu ce qu'il désirait de ces pathétiques entités, qui pensaient manifestement être les maîtres incontestés des cieux. Faisant volte-face pour fixer directement les rubis rougeoyants d'une énergie surnaturelle.

Combien de fois était-il mort ? Cela n'avait plus d'importance. Son psyché dément et torturé avait été réduit en pièces par l'expérience répétée, une véritable flagellation volontaire. Funeste destin qu'accepter la mort comme une étape obligatoire. D'un côté, il affrontait les pensées qui l'avaient jusque là terrorisé. De l'autre, il appréciait la curieuse sensation de calme qui s'emparait de son être tout entier lorsqu'enfin, il trouvait le repos. Temporairement, sa rage vindicative et animale quittait ses veines, alors que sa vie s'éteignait. Ces courts instants de plénitudes suffisaient au Lycan comme point d'ancrage. Une échappatoire bien que radicale à son calvaire permanent.

Son ventre était plein. Son esprit ouvert à la réflexion. Il ne lui restait plus qu'à retrouver l'infirmerie, ou n'importe quel autre lieu qui servait de dispensaire en cet instant. Après tout, contrairement à tous les autres, son pouvoir était bien trop limité. En un sens, depuis l'acquisition d'une puissance nouvelle, la durée de la mutation avait été démultipliée. De l'autre, elle restait bien trop courte pour faire face à ce genre de créature. Et au vu de l'abus, à n'en pas douter qu'une souffrance physique et un épuisement psychologique accompagné d'infâmes cauchemars l'attendaient au tournant. En cet instant, son corps était simplement douloureux. Épuisé. Mais les pointes aiguës ne tarderaient pas, le plongeant dans un océan tumultueux et lugubre d'oblitération physique.

L'état des dragons laissait à désirer, en cet instant précis. Des ruines ailées, voilà ce qui cherchait les Apprentis, dont lui. Les affrontements s'étaient manifestement révélés éreintants, contre les Directeurs. Ce qui tenait de la logique. L'absurde puissance qui habitait ces soit-disants humains écoeurait au plus haut point le Prédateur Alpha, qui s'était juré de les détrôner le plus tôt possible. Glissant une main dans sa chevelure blonde, plaquée sur son crâne par la sueur et souillée par les multiples fluides qui avaient jailli des entrailles de la Bête, il conservait cette expression indéchiffrable, mêlant une indifférence dérangeante à un intérêt malsain pour sa propre mort. L'étincelle de férocité qui rôdait au fond de ses iris bestiaux, au même titre que le reflet d'une folie intermittente ne faisaient que renforcer l'apparence étrange de la situation.

Un homme nu face à trois dragons, sans aucune autre pensée que des sujets mineures comme ses actions prochaines au sein de la communauté de l'Académie, qu'il exécrait ouvertement, au fur et à mesure que le temps passé. L'envoyer affronter des Dragons ? Sincèrement ? L'administration faisait vraiment preuve de malice. Ou d'une dégénérescence cérébrale coriace. Son pouvoir n'était d'aucune utilité. Aussi, il estimait avoir fait sa part du travail. Un schéma simplifié révélait que ses prochaines occupations seraient sa résurrection, suivie d'une digestion à l'ombre d'un arbre pas encore calciné, dans le plus grand des calmes, au milieu de hurlements stridents des créatures inférieures qui crèveraient en affrontant les lézards. Avec un dédain manifeste, il haussa les épaules, alors que le dragon qui l'avait affronté au tout début des hostilités fondait sur lui.

L'appréhension et l'hésitation furent au rendez-vous. Le Britannique, bien que sûr de lui-même quant à l'absence de chance de survie qu'il avait en cet instant précis, fit mine de faire un pas de côté. Trop tard, de toute évidence. Avec une précision chirurgicale, la griffe effilée comme un rasoir réduisit en charpie le Repenti, la partie supérieure de son corps s'envolant dans la direction opposée de ses jambes. S'effondrant comme un morceau de viande froide, se vidant de ses entrailles et de son sang, ainsi que de son récent repas, le Lycan ne fut plus rien d'autre qu'un amas méconnaissable de chair informe, alors que son âme profitait du répit octroyé par ce décès.

Comme on pouvait s'y attendre, lors de son réveil dans l'un des coins qui n'était pas encore à feu et à sang, celui-ci resta paisiblement allongé, ses batteries magiques se rechargeant sans pour autant le mériter, en raison du fait qu'il comptait bien fainéantiser, désormais. Il avait obtenu la plupart du nécessaire. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à lutter contre les intenses vagues de douleur qui submergeaient son être tout entier. Car, au-delà de l'essence divine, ses mutations surchargeaient son corps, pour effectuer une transformation à grande vitesse. Cela, ma bonne dame, consommait plus d'énergie physique qu'autre chose. Et son corps, bien que régénéré, ne se remettait toujours pas du choc des multiples mutation en si peu de temps. Qui plus est, cela faisait un moment que le blond n'avait pas profité d'un peu de repos. Aussi, ils e débrouilleraient un moment sans lui. Après tout, la Succube n'était-elle pas là pour s'occuper de tout ? Restait à voir si d'horribles cauchemars, ou réminiscence allaient se manifester dans les secondes qui suivirent sa chute dans les bras de Morphée, amplement méritée, s'anesthésiant automatiquement par l'épuisement mental et corporel. Plus proche de la poupée de viande que d'un Dieu, en cet instant, Aleksander se contenta donc de prendre son tour de repos. Qui fut agité au possible, de toute évidence, à en croire la façon dont il se retournait frénétiquement en marmonnant des trucs incompréhensibles.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Ven 26 Juin 2015 - 21:02

« Extérieur de l’Académie, côté Ouest », le 05 juillet 2014, 9h30 - Côté Clarke

Douleurs. Vertiges. La viande était soit empoisonnée, soit avariée. A-t-on idée de manger une apprentie déesse dont le pouvoir, les odeurs, sort des pores de sa peau ? De là à dire que les fragrances sont générées par son organisme et qu’ils y sont encore plus puissants, il n’y a pourtant qu’un pas. Clarke a fait preuve d’un cruel manque de discernement, quand bien même elle n’avait pas beaucoup d’autres choix. Le corps d’Essentia ne sera peut-être jamais retrouvé, à moins que les haut-le-cœur, qui assaillent actuellement la renégate, ne finissent par la forcer à tout recracher.

Le parfum a voyagé de la peau d’Essentia vers l’organisme de Clarke. Dans son estomac, les particules ont été digérées, puis ont été absorbées par son sang, qui a circulé à travers tous ses organes jusqu’à atteindre son cerveau. S’ensuivent des informations parasites : douleurs au ventre, crampes musculaires, difficulté de respiration, cœur emballé, cerveau embrouillé… peut-être pire encore.
Le pouvoir d’Essentia commande le corps de Clarke, il va lui faire subir un calvaire et une humiliation qui lui paraîtront interminables. C’est sa vengeance… quand bien même son corps et son âme ne sont plus.




« Intérieur de l’Académie, côté Ouest », le 05 juillet 2014, 14h08

Ressusciter aura pris du temps… beaucoup plus de temps que d’habitude. Cela aurait même pu ne jamais arriver. Les esprits sont épuisés, les infirmiers sont débordés et, à leur tour, vidés de toute leur énergie… alors, les cadavres s’entassent.
Lorsqu’ils réveillent les apprentis, les soigneurs leur précisent bien que c’était la dernière fois : il faudra maintenant éviter les folies, sans quoi leur corps sera abandonné jusqu’à ce que tout soit enfin terminé. Dans le cas d’Aleksander, un mini débat s’est ouvert pour savoir s’il fallait ressusciter ce fou furieux ou s’il était moins dangereux… mort. Une bonne âme s’est finalement dévouée pour lui redonner consistance, à regret. Pour Elione, même si, respectée pour son travail et dévouement, elle a été prise en charge rapidement, il a fallu s’y mettre à plusieurs pour la régénérer totalement.

À l’extérieur de l’Académie, le combat fait toujours rage. Chronos joue avec ses adversaires qui, obsédés par elle, n’attaquent plus l’Académie mais tentent à tout prix de tuer cette provocatrice. Après plusieurs heures de combat, elle n’a pas encore réussi à les dompter plus de quelques minutes chacun. S’éloignant de la muraille progressivement, la succube s’affaire à éloigner le danger de l’Académie… à moins qu’elle ne se réserve le combat pour elle toute seule.
La voyant dans cette situation, seule, les esprits ont commencé à vouloir l’accompagner… l’aider. Des hommes et des femmes ont sorti leurs armes pour une dernière folie, une dernière charge… pour qu’enfin, les Dragons Noirs fuient le champ de bataille, vaincus. Le courage et l’espoir n’ont jamais été aussi vigoureux que maintenant.




Sixième tourBien, vous êtes donc lvl 10 ! Ce RP doit justifier l’expérience acquise nécessaire pour pouvoir monter lvl 11 (une barre remplie), qui permettra de valider le second palier, obtenu après la fin de cette mission.

Vous pouvez tuer un Dragon Noir. Attention : vous ne tuez pas cet adversaire seul, c’est la somme de multiples blessures qui va finir par le terrasser. Un seul Dragon Noir va mourir (ou pas) durant ce tour. Vous pouvez, comme toujours, également faire autre chose si l’envie vous en prend, du moment que le gain d’expérience est justifié. N’hésitez pas à… avoir peur de ne jamais sortir vivant de cet affrontement !

Clarke, de ton côté, tu as quartier libre pour décrire les symptômes du mal entre 9h30 et 14h08. Mort douloureuse acceptée, tu serais ressuscitée également pour la dernière fois !

Durée inRP : 2 heures
22h48 depuis le début de l'examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Sam 27 Juin 2015 - 17:11
La lumière vint. Encore une fois, encore un déchirement. Qui aurait cru qu'il était si difficile de revenir à la vie, alors que, convaincu d'en avoir terminé, on aspirait au repos éternel.

Cette fois, la résurrection ne fut pas aussi théâtrale qu'avant. Elle était simplement allongée sous une couverture, seulement vêtue de sa dignité. Et ce fut sans pudeur qu'elle s'en dégagea pour sortir, retrouver l'air du dehors. Les odeurs de brûlé, des chairs calcinées, de la poussière en suspension, la sueur, le sang, la pluie, la boue, toutes la saisirent en même temps, lui rappelant la situation extrême dans laquelle elle s'était placée avant de trouver la mort.

Elle avança pour se baigner dans la lumière du zénith déclinant, son corps se parant comme au premier jour de son existence divine de ses derniers vêtements ainsi que son épée qui ne la quittait jamais. Déjà on vint la voir afin de l'aider à reprendre son rôle de chef, ses suppléants plutôt maladroits dans leurs tâches et hésitant dans leurs décisions. Elione prit quelques minutes avant de leur répondre, puis écouta son unité d'information au grand complet.

Ainsi Chronos agissait, seule, face aux trois créatures depuis des heures ? Le mur avait tenu bon, les esprits aussi. Il fallait donc utiliser cet élan d'enthousiasme et le transformer en force illico !

La reine distribua alors ses ordres en cascade, riposter n'importe comment les desservirait plus qu'autre chose. En premier lieu, elle envoya un messager freiner les ardeurs guerrières de ses camarades. Que tous ceux qui étaient prêts se dirigèrent en premier lieu vers l'armurerie. Les professeurs de combat répartiraient l'équipement en fonction des meilleures aptitudes de chacun. Les moins habiles relèveraient les sentinelles pour surveiller le front.
Ensuite, les réparateurs. L'enceinte n'étant plus menacée, ils pouvaient concentrer leurs forces ailleurs. Tout d'abord une vingtaine de minutes de repos furent accordées à tous, ainsi que du ravitaillement. Une moitié de l'équipe reprendrait son travail de consolidation pendant que les autres aideraient à l'infirmerie : bandages, désinfection, assistance aux infirmiers improvisés, tout ce qu'ils pourraient faire pour les soutenir serait une aubaine. Les blessés ou morts ainsi ramenés à la vie rejoindraient alors l'armurerie à leur tour.

Pendant que tout ce beau monde s'activait, Elione songeait à un moyen de faire tomber définitivement les dragons. Son esprit médiéval envisageait catapultes, onagres, mangonneaux, balistes, mais l'académie ne disposait sans doute pas de ce type d'armement. Elle fit part de son idée aux autres apprentis, plus au fait des technologies actuelles. Pistolets, fusils, snipers, les noms qu'on lui mentionnait n'évoquaient rien, mais elle fit de son mieux pour assimiler tout au plus vite. Elle constitua ainsi plusieurs groupes de tirs. Les pouvoirs divins représentaient également un arsenal précieux : maîtres du son, de l'air et des impacts en tous genres se chargeraient de déséquilibrer les bêtes. Ceux qui maniaient les éléments s'arrangeraient pour éteindre les flammes au sortir même de la gueule des prédateurs. Les manipulateurs psychiques et invocateurs s'occuperaient de les désorienter et les assaillir d'autant d'ennemis que possible. Les autres, aux pouvoirs trop variés, devraient réfléchir d'eux-mêmes à une façon judicieuse de participer à une offensive de masse.

Les instructions données, les soldats prêts, Elione ordonna la réunion aux portes de l'académie et expliqua à tous comment avancer, dans quel ordre attaquer, pour un maximum d'efficacité et de coordination. Juste au cas où, un délégué d'infirmerie collecta les nom, prénom et un "morceau" de chaque individu pour les ressusciter en cas de décès.
Et l'assaut débuta...


Préparés, rassurés, groupés, les apprentis-dieux s'élancèrent au trot. Les dragons étaient assez éloignés d'eux, alors autant ménager leur course au début.

Occupées par Chronos, les créatures mythiques ne virent pas tout de suite arriver le nuage d'apprentis volants. Groupés derrière Elione en personne, ils avaient chacun ramassé un rocher aussi lourd que possible et s'étaient équipés d'armes de tirs. Au signal, une pluie de rocks, puis de balles, de flèches et d'autres projectiles fusèrent sur les carapaces des reptiles, endommageant leurs ailes, fissurant parfois leurs écailles.
Profitant de leurs museaux scrutant frénétiquement le ciel à la recherche des agresseurs, le groupe Impact entra en action : la terre trembla, l'air se ligua contre eux, les ondes déferlèrent à toute vitesse.

A partir de là, toutes les attaques s'enchaînèrent, au sol, en l'air, par vagues immenses ou travail localisé. Les flammes croisaient la foudre, les griffes perçaient des boucliers, les balles ricochaient ou se coinçaient entres les écailles, ou laissaient goutter un peu de sang, par endroits. Les dragons ne savaient plus où donner de la tête et de la queue. Ce n'étaient plus 10 élèves, mais plutôt 50, voire 100. Les odeurs se faisaient innombrables, le fracas assourdissant. Il y eut des morts, mais leur mort donnaient plus d'ardeur aux vivants, leur rage doublant, leur peur encore plus, dominée par leur courage et leur union.

Dans ce chaos sur lequel elle n'avait plus aucune prise, Elione harcelait sans arrêt les têtes, éblouissant les yeux fendus, traçant un sillon de son épée sur une rangée d'écailles. Sa tentative précédente lui avait permis déceler certaines failles, comme la limite de torsion des coups des dragons, ou la vitesse de leurs mâchoires, tant et si bien qu'elle parvenait à esquiver de mieux en mieux.
Par hasard elle découvrit même une faculté jusque-là inconnue de ses ailes dorées :


Ailes célestes

D'un battement d'ailes puissant et chargé d'énergie, elle envoya une onde de choc en avant. Pas de quoi renverser un dragon, mais suffisant pour imprimer une entaille dans sa chair et le faire rugir, tout en reculant sous la force du coup pour se mettre à distance.

Harassés par les duels contre les directeurs, le nombre grandissant de leurs adversaires -on vit arriver des armées d'animaux, d'automates, de créatures s'apparentant à des golems et de terre et de boue, et même de jouets grâce aux invocateurs !-, les aptitudes de Chronos et les multiples sources de distraction de toutes parts, les dragons commençaient à reculer, à abandonner l'idée de poursuivre cette lutte pourtant au début gagnée d'avance. L'effort commun payait.

La victoire approchait.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 28 Juin 2015 - 18:17



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



Quel délicieux spectacle. Bouger pour aider ou rester là à s'en délecter ? Il était dur de choisir, dans le fond. Je sentais la fatigue se saisir de mon corps, petit à petit comme un virus qui se propageait lentement. Pourtant je me sentais assez fraîche encore pour aller frapper du dragon. Ils semblaient bien endommagé, ce qui en soit, me faisait un peu mal au cœur. Alors nous allions perdre nos alliés, de puissants alliés, tout ça à cause de misérables apprentis. Je l'avoue, ça me restait un peu en travers de la gorge que l'on gaspille nos force de la sorte, mais je n'avais pas mots à dire. Tenter de signaler un retrait aux monstres serait également me trahir. Et quand bien même je pourrais leur faire savoir, m'écouteraient-ils ?Bien sur que non. Je ne pouvais qu'assister au massacre et y prendre part. De ma forme de gargouille, je pris alors de nouveau mon envol , pour aller voir ou se trouvait le lycan. La gueguere, je ne m'en souciait que si peu. Je préférais aller rendre une visite à l'une des seules personnes qui se révélaient être si proche de ma propre nature, plutôt que de me faire entraîner dans ce bourbier. Avec un peu de chance, je pourrais même le charrier quant à son état de fatigue.

A peine venais-je de déployer mes ailes et de sauter de la muraille que mes paupières s'entrouvrirent de stupeur et d'incompréhension. Une douleur, sortie de nulle part venait de me saisir aux tripes. Les mouvements effectués pour battre des ailes me semblaient tout à coup désordonnés et compliqué. Pourquoi n'arrivais-je pas à les synchroniser ? Je n'arrivais plus à rien, ni à battre des ailes, ni à me concentrer sur une trajectoire tellement mon ventre semblait atteins. Avais-je reçu quelque chose ? Un sort ? Un poison ? Je ne comprenais pas.  Sentant que je perdais le contrôle, j'eu la bonne idée de planer comme je le pouvais en direction des arbres voisins. C'était la seule chose que je pouvais réellement faire désormais.. Incapable de retenir ou de contrôler quoi que ce soit, je fis une chute libre, de trois ou quatre mètres, ralentie  par les arbres qui se trouvaient sous moi. Maigre consolation, constatais-je lorsque mon corps, heurtant chaque branche qui se trouvait sur sa route vint s'écraser lourdement au pied de l'un des troncs. Quelle était donc la douleur la plus horrible ? Celle étant composé de tous mes membres endoloris, fracturés et cassés ou celle qui me vrillait le cerveau comme si on y plantait un énorme clou toute les 10 secondes ? Respiration saccadée, je tentais de garder la raison pour ne pas sombrer ni dans l'inconscience, ni dans la folie la plus totale. Essentia. Toi et tes parfums. Était-ce cela, ton ultime coup ? Provoquer la déchéance et la mort de ton adversaire par la folie et la douleur ? Tu n'avais pas la mentalité ni les convictions, mais tu avais la trempe d'une renégate, finalement. Aurais-je du t'épargner ? Allongée au sol, le sourire malsain qui venait d'étirer mes lèvres semblait répondre à mes pensées. Non. Elle ne méritait pas plus de vivre que les autres académiciens cette petite. Je fis alors une roulade, tentant de me positionner à plats ventre. Mon ventre, ma tête, mes membres, j'avais tellement mal partout qu'au final, la douleur, je ne la sentait plus réellement. Elle entravait juste mes mouvements .. J'avais repris forme humaine. Non pas pour garder de l’énergie mais parce qu'essayer de voler ne me servirait à rien, je m'écraserais. Marcher était peut-être la seule chose intelligente à tenter, même si je devais faire preuve de beaucoup de concentration et de discernement, pour coordonner de nouveau mes pieds. J'avais comme l'impression de réapprendre à marcher, après des années  à ne me servir que d'un membre. Je mis environs une quinzaine de minutes, le temps de me hisser sur mes deux pieds et de me rattraper à un tronc pour me maintenir debout. J'avais pris soin d'attacher le sac à ma ceinture, avec les kopis, histoire de ne pas avoir à m'en soucier. Tenir sur ses deux pieds étant déjà une grande épreuve. Pour la direction, il me suffisait d'entendre les cris et coups raisonnants. Les suivre me ramènerait à la.. "base" ? Comment qualifier ce lieu ? Je ne saurais dire?. Ce n'était ni ma base ni ma maison. Je n'aimais ce lieu que pour la nourriture que j'y trouvais, et encore. Pour dire vrai, le QG des renégats n'était pas non plus ma maison. Rien dans ce monde ne pouvait porter un tel nom. Je n'avais plus de chez moi, plus de famille. Rien. Pourquoi continuer de vivre alors ? Mes jambes cédèrent, après à peine une dizaine de minutes de marche, comme coordonnées avec mes pensées. Vivre sans rien, sans attaches, sans personne à protéger. Quelle tristesse. A plat ventre sur le sol je me redressais alors sur mes coudes, pour regarder la terre. Ma respiration si saccadée et rapide se calma, au fur et à mesure que je "comprenais".

Était-ce cet affreux parfum qui me donnait de telles idées ? Était-ce-lui qui osait me faire croire que la vie n'en valait pas la peine ? Oh que si.Tout en m'aidant de mes deux mains sur le sol, je me remettais debout, malgré la fièvre qui me montait aux joues.Mal au ventre, mal au crane, embrouilles, pertes de repères, désorientation, fièvre.. Peu importait les maux et les douleurs, je ne resterais pas là à creuser ma propre tombe. Je fis un pas, puis deux, l'un de mes bras collé contre mon estomac et le second pour s'appuyer contre les troncs. Vivre pour les autres ? Et pourquoi faire ? Les autres ne sont que trahisons et mensonges. Source de peine et colère. La solitude est la seule amie, la plus fidèle et la moins rancunière. Je n'allais pas crever ici non, il en était hors de question. Je devais encore m'occuper du cas de certains dieux pour commencer. Et pour cela, je ne pouvais mourir comme un âne.*

Une voix me surpris, sur le côté droit. Un jeune homme, surgissant des buissons s’arrêta net en m'apercevant. Sourcils plissés, il m'observa quelques instants. C'est étrange, il ressemblait traits pour traits à mon ancien fiancé. Celui que jadis, j'avais aimé. Mais étrangement, aucune animosité animait mon esprit.Je lui souris, avant de m'effondrer. Était-ce mon esprit qui me jouait des tours ? Hallucinais-je réellement ? Revenir jusqu'ici semblait à l'heure actuelle n'être qu'un test sur ma volonté de rester en vie.

Je sentis mon corps être soulevé, juste avant de succomber de mes blessures.

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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mar 30 Juin 2015 - 17:16
Jaillissant des draps, l'instinct meurtrier de la Bête en alerte, le Britannique s'éveilla avec un rictus angoissant plaqué sur ses lèvres, déformant son faciès d'une grimace inquiétante. Sans perdre un instant, ses sens impressionnants identifiant les rugissements lointains, accompagnés des battements d'ailes semblables à l'écho du tonnerre, il entama sa mutation, ses iris féroces luisants d'une excitation malsaine. Le rugissement assourdissant qui jaillit de sa gueule se révéla inédit, alors que sa colonne vertébrale, et sa mâchoire, achevait de se disloquer. Une Bête nouvelle venait de voir le jour, alors qu'un liquide noirâtre hideux dégoulinait d'entre ses babines semi-retroussées, suintant de ses crocs impressionnants. Et en un instant, la Chasse commença.

*****

Le halètement de sa respiration emplissait son crâne. Sa pupille capturait la moindre parcelle de lumière, étrangement alerte. Le sens transmettait les informations au centre névralgique, qui les envoyait tout droit au cerveau. Les synapses les analysaient, froidement, sans rage, sans frénésie. Pas encore. Mécanique parfaite du prédateur : la proie qu'il traquait laissait des empreintes profondes, aisément lisibles dans la boue laissée par les averses diluviennes qui précédaient le dénouement de cette histoire. Et ses yeux, son cerveau, lui indiquaient que la piste était brûlante. La Bête aux yeux d'un jaune doré s'était élancée, traversant le champ de bataille en direction de sa proie. Il se rapprochait à chaque foulées, semblant s'arracher au sol, avec une vitesse inquiétante. Il n'aurait même pas eu besoin de voir pour suivre les traces. Son odorat suffisait, parce qu'il était d'une espèce supérieure à tout autre. Un chasseur parfaitement adapté. Une mécanique subtile et mortelle. L'aboutissement de siècles d'évolution. La Créature qu'il traquait s'était séparée de ses deux compagnons. Les vents émettaient comme des hurlements, véritables rafales qui labouraient de leur fraîcheur la fourrure épaisse et drue du Lycan, qui couvrait les écailles luisantes nouvellement acquises. La proie laissait derrière elle une piste claire, et nette. Une odeur puissante, de sueur rance. Malgré la situation presque dramatique,, il se plaisait à l'exercice de la course. Sans réflexion intérieure. Juste se déchaîner, user de ses capacités physiques. Que son coeur s'emballe. Que ses poumons ne suivent pas la cadence. Car il ne savait pas ce qui l'attendait. L'odeur devenait à chaque seconde plus présente. Dans quelques minutes, Il verrait sa proie. Et elle Le verrait. Dans quelques minutes, il lirait une peur nouvelle s'inscrire dans son regard rougeoyant. C'était une chasse qu'il attendait. Une chasse où, sa victime enfin mise à son niveau, épuisée et esseulée, il la vaincrait. La dépècerait. S'en nourrirait. Inconsciemment, c'était l'issue qu'il avait attendu durant les dernières vingt-quatre heures. Un triomphe patient. Inégal. Durement acquis, au terme d'une traque prolongée.

Enfin, il l'aperçut. Aux prises avec un bon nombre d'Académicien. Harcelé, attaqué de toute part, assailli comme l'aurait été un bastion. Ses puissantes ailes noires créaient de véritables cataclysmes, lorsqu'elles se dépliaient pour agrémenter son souffle ardent de brutales bourrasques de vent, la déferlante de flamme déjà imposante prenant une dimension terrifiante. Condensée par ce procédé, au premier abord, elle devenait un véritable enfer lorsque brutalement, elle explosait sans prévenir, engloutissant comme une vague de mort l'unique Apprenti n'ayant pas eu les réflexes nécessaires pour s'écarter à temps. Sa chair, et son identité, furent vaporisée en un instant. Ne laissant qu'un squelette noirci par la chaleur. Ce Dragon était une véritable machine de mort. Même blessé, épuisé, il ravageait et anéantissait comme nul autre. Il dispensait une destruction inexorable, autour de lui. La terreur qu'il inspirait s'insinuait profondément dans l'existence même de ses opposants. Tout autour de lui, ils semblaient incertains. Même rassérénés par les récents événements, et la manifeste baisse de puissance de l'entité souveraine, l'hésitation leur coûtait l'initiative. C'est ce moment précis que le Prédateur Alpha choisit pour intervenir. Son bond prodigieux lui fit heurter le flanc de la Bête, qui vacilla légèrement, alors que les griffes de son agresseur s'en prenaient à ses majestueuses palmures. Le Lycan ne voulait pas d'un autre dragon. Il avait jeté son dévolu sur ce Lézard. Prétentieux. Arrogant. Hautain. Et il comptait bien le mettre à bas. D'une impulsion sauvage, il s'éjectait du flanc de sa proie, afin d'éviter toute représaille. Se réceptionnant à quatre pattes, il le sentit sur lui. Le regard rougeoyant. Flamboyant d'une haine noire. Le Dragon le fixait avec une colère froide. Il s'était moqué de lui, au début des affrontements. Qu'en était-il maintenant ? Le doute et la peur ne trouvèrent pas leur chemin dans les iris du Dragon, qui poussa un rugissement assourdissant. Mais affaibli par la fatigue.

En réponse, le Prédateur Alpha lui répondit par le même hurlement. Qui n'avait rien à voir avec les précédents. Comme un peu plus tôt, il y avait une teinte nouvelle. Qui ne ressemblait à rien qui aurait pu exister. Pire encore. Malgré la différence de stature, il surpassa en intensité celui du dragon fatigué, celui de ce dernier mourant dans sa gorge, de stupeur. C'est alors qu'il comprit que la Créature qui lui faisait face n'avait plus rien à voir avec le Lycan-reptilien d'un peu plus tôt. Le Britannique s'était enfoncé dans une voie malsaine, de consomption et d'amélioration. Surpassant un instinct animal. C'était un instinct inédit que seul lui était en mesure de posséder. Une conscience propre à propos de son évolution. En permanence. Il accumulait des données, de l'expérience, et il s'ajustait en conséquence. La gerbe de flammes frustrée qui fusa comme un trait meurtrier sur le Lycan roussit ses poils, mais n'eut guère le temps de faire plus. Les écailles encaissant la chaleur sans grand mal, une roulade dans la boue, et le feu qui cherchait à assaillir sa fourrure noire était déjà un mauvais souvenir. Un trait de givre le percutant au museau détourna l'attention du Dragon, pour son plus grand malheur. Déjà, le Prédateur Alpha avait sauté. Et s'écrasait avec une force phénoménale sur son crâne, le déséquilibrant et le désorientant sensiblement.

Alors seulement, il sentit son oeil droit être lacéré par l'abomination impie qui déjà, crachait son venin dans l'orifice mutilé, mêlant au sang le fluide noirâtre aux propriétés hors-norme. Rugissement de douleur qui manqua d'assourdir le Repenti qui était délogé de son piedestale, projeté comme une pierre en direction du sol. L'aile massive et encore quasiment intacte de la Créature le percuta avec une puissance inouïe, l'envoyant heurter avec fracas la muraille non loin, dans un concert de craquement osseux, alors que tout l'air contenu dans ses poumons jaillissait contre son gré, le laissant gisant au sol, cherchant son souffle. Le rictus dément qui déformait ses babines puantes confirma sa satisfaction quant à la vision du Dragon qui se tordait de douleur, luttant pour ne pas perdre l'esprit, alors que son iris mutilé et infecté par la toxine se révélait être une vision horrible, plaie purulente sillonnée par cinq profondes déchirures d'où s'écoulait un liquide cristallin témoignant que l'intégrité de ce dernier avait été détruite, rendant l'oeil inutilisable. Qui plus est, le liquide noirâtre commençait à s'insinuer dans la chair meurtrie, craché en grande quantité par la Bête.

Cette dernière proféra un ultime rugissement triomphant, intimant aux autres Apprentis de frapper tant qu'il en était encore temps.

Ne lui avait-il pas promis une mort lente et douloureuse ? Ce n'était que le début des festivités.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mer 1 Juil 2015 - 20:00

« Extérieur de l’Académie, côté Ouest », le 05 juillet 2014, 16h21

Blessé, partiellement aveuglé, le Dragon Noir pousse des hurlements à glacer le sang. Alors qu’il tente de s’envoler, afin de gagner du temps pour reprendre ses esprits, des dizaines d’apprentis dieux se jettent sur lui pour tenter de l’achever. Les ailes, les pattes, la tête, le cou, la queue : tout est passé en revue pour l’empêcher de se mouvoir et de s’enfuir.

Chronos, mécontente de la tournure des évènements, a cessé d’intervenir en faveur des apprentis. Elle s’est concentrée sur les deux autres Dragons Noirs, les combattant, esquivant leurs attaques, les défiant et contrôlant leurs mouvements au mieux. Ses yeux flamboyants et son expression angoissante la rendent plus suffocante que Aleksander, plus charismatique que Elione et plus vile que Clarke. Crampant sur ses deux jambes, la succube finit par tendre les bras en avant. Quoiqu’elle soit en train de faire… alors qu’elle avance, les Dragons sont repoussés. Une sorte de barrière invisible repousse ces monstres de plusieurs dizaines de tonnes comme de vulgaires mouches. Ils tentent d’attaquer, de pousser de leur côté, mais rien à faire : ils sont pris, piégés du mauvais côté du mur spirituel.
Après des dizaines de minutes d’acharnement vain, les Dragons hurlent… déploient leurs ailes et quittent les lieux pour s’en retourner dans leurs montagnes. Un nuage de bébés Dragons Noirs s’envole à leur suite, laissant le dernier monstre seul face à tous les dieux déchaînés.

La succube, observant ce spectacle d’abattage du dernier Dragon Noir… tombe sur les genoux et s’écroule finalement sur le sol.


Le deuxième œil du Dragon est crevé. Les attaques combinées parviennent à endommager ses écailles. Les épées peuvent traverser sa chair. Après de longues minutes, le Dragon finit par chuter de tout son long. Les dieux grimpent alors sur le corps, l’assaillent une dernière fois et ensemble, mêlant armes, magie et dernières ressources disponibles, ils lui donnent le coup de grâce.
Un dernier râle… et le Dragon Noir s’immobilise, cessant enfin de vivre.




Dernier tourLe Dragon Noir est vaincu ! Il ne vous reste plus qu’à vaguer à vos occupations et surtout, à faire votre rapport de mission auprès des directeurs. Dans un dernier post facultatif (nombre de mots à votre convenance), vous pouvez décrire la fin du combat et la vie qui reprend son court dans l’Académie… normalement.
Normalement ?

Durée inRP : libre
1jour, 1h01 depuis le début de l’examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Jeu 2 Juil 2015 - 11:29
A quel moment exactement la bataille s'est changée en boucherie ?

Elione, aux premières loges du massacre, reprenait peu à peu pied avec l'horrible réalité de la guerre : à trop les exhorter, les apprentis-dieux se sont changés en bêtes assoiffées de sang, de victoire et de mort. Le dragon qu'ils avaient pris pour une cible avec tant d'unité montrait des signes de fatigue, puis de blessures. Galvanisés, la masse redoubla alors de hargne, de violence, allant jusqu'à piétiner le corps encore chaud et vif pour en tirer les ultimes soupirs.

Elle-même couverte de sang, la souveraine s'était immobilisée en vol stationnaire au-dessus de la scène. Cela lui rappelait, à une autre échelle, ce gobelin dont Alexander avait broyé la nuque d'un simple geste, sans en paraître plus affecté que cela. A leur manière les élèves, le personnel de l'Académie venaient de commettre le même geste, par peur de devenir le gobelin. Et maintenant ils continuaient de frapper un corps sans vie, pour bien s'en assurer. La déesse Lumière en eut la nausée.


"Arrêtez ! Cria-t-elle. Arrêtez-vous il est mort ! Nous avons gagné ! STOOOOP !"

Sa voix couverte par le fracas des armes et des sorts, la belle blonde réprima un haut-le-cœur. C'en était trop, que chacun reprenne sa routine, que chacun se repose ! Rayonnant une dernière fois, elle concentra cette onde d'énergie qu'elle s'était découverte dans les ailes pendant la bataille, la lança en plein dans la mêlée sur le dos du dragon, pour qu'ainsi qu'un jeu de quilles ils tombent tous à la renverse, roulent le long des écailles pour se retrouver à terre. Croyant à une attaque d'un autre reptile, les soldats improvisés se tournèrent tous vers son regard courroucé, dégoûté. Elle pointa de son épée la direction dans laquelle le reste de la famille dragon s'envolait.

"C'est fini ! Le siège prend fin maintenant. Que ceux qui en ont besoin aillent se faire soigner, les autres rassemblent les morts et aident les infirmiers. N'oubliez pas dame Chronos qui est par là-bas. Et je veux aussi cinq volontaires volants pour m'aider à chercher les directeurs ! Repos pour tout le monde après cela !"

Un silence hagard suivit pendant quelques secondes, puis une acclamation salua leur victoire, relayée de dieu en dieu. Sans le savoir, ils célébraient la perte de leur innocence à jamais, la chaleur du sang sur leur main qui ne partirait plus jamais, quelle que soit la manière de frotter ou le temps qu'ils y mettraient.

Les "troupes" se mirent en branle après avoir échangé des félicitations, des sourires soulagés, des rires nerveux, signe que tout était bien terminé. Elione pour sa part se posa près du museau de la créature, passa une main respectueuse dessus avant de s'incliner devant.


"Repose en paix seigneur des cieux... Puisses-tu ne pas nous poursuivre de ton ire et de ta vengeance. Je viendrai honorer ta mémoire ici même, comme Merlin me l'a enseigné."

La fatigue pesant, la duchesse tâcha de se concentrer au mieux sur son entreprise de recherche des directeurs. S'ils ne les avaient pas rejoints, peut-être étaient-ils gravement blessés, voire morts quelque part. Il était impensable de rester sans nouvelles de leur présence. Ensuite de quoi, il ne lui resterait plus qu'à aller se laver de toute cette souillure dans son être, puis se diriger vers son lit et les bras de Morphée.

***Les dieux sont à l'image des Hommes qu'ils étaient autrefois... Qu'as-tu fait, Deus ?***
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Lun 6 Juil 2015 - 23:09



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



Des souvenirs aussi douloureux qu'incompréhensible ne cessaient de me harceler. Des moments doux et agréables que 'avais eu avec mon fiancés jusqu'à son abandon le plus total et son agression envers ma personne. Pourquoi pensais-je à ce genre de chose ? Était-ce dans le fond ce à quoi nous pensions juste avant la mort véritable ? Ou peut-être un reste de sortilège d'Essentia qui avait décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout ? Encore étrange que je me souvienne encore d'elle à cet instant précis. Mes deux paupières s'ouvrirent d'un seul mouvement, pou observer le plafond, lorsque d'agonie, un râle parvint à mes oreilles. Était-ce la fin de l'invasion ? D'un mouvement brusque je me redressais, provoquant vertige et autres sensations désagréable à mon corps meurtri. Mais qu'importe ? Un académicien se précipita vers moi, me demandant de rester calme et de me recoucher. Il fut étonnement bien reçu par une menace d'être broyé vif entre mes doigts s'il ne s'écartait pas le plus rapidement possible. L'académicien  fronça les sourcils mais s'écarta. On lisait sur son visage de la méfiance mais surtout un certain mépris envers mes menaces, car c'était probablement l'un de ceux qui m'avait soigné. Mais là encore, qu'est ce que cela pouvait me faire ?

Les deux pieds  au sol, je me relevais et me remis en marche vers ce qui fut un champ de bataille. Mon pas se fit lent et hasardeux. Même soignée, j'avais encore ma, ici et là. Peut-être des résidus de ce qui était encore digéré dans mon estomac. Ne plus bouffer n'importe quoi, ça n'apporte rien de bon, visiblement, pensais-je, alors que mes pas ralentissais désormais dehors. Mon regard devint froid, lorsqu'à terre, je vis le dragon noir. Les académicien s en avait donc térassé un. Nous venions  de perdre un élément important, renégat. Dans un sens, j'avais mal pour lui, u plutôt pour les forces que nous venions de perdre. J'avais du le combattre, et peu importe sa mort. Mais si nous sacrifions nos forces ainsi, je ne donnerais pas cher de notre peau. Il était temps que ça bouge. Temps que nous fassions quelque chose. Sans  perdre plus de temps, je tournais mon visage loin de la bête au sol et repris mon chemin. Il fallait que je récupère mes affaires dorénavant. Partir ? Non, pas encore. Il me restait quelque petites choses à régler ,mais  ça ne serait qu'une question de temps.

Au prochain assaut, je serais dans leur camps. Au prochain assaut, je ne ferais pas l'erreur de ces bestioles. Je m'attaquerais à Chronos en premier lieu, pour gagner du temps. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que sans elle, l'académie aurait été prise. Les académiciens n'étaient que des bons à rien.


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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mar 7 Juil 2015 - 21:21

Un Dragon Noir de tué, c’est toute l’académie qui est en fête… ou qui doit redoubler d’efforts pour les attaques futures. Elione dans le rôle du leader naturel, Clarke dans le rôle de la perturbatrice, Aleksander dans le rôle du bourrin qui fait passer ses propres intérêts avant ceux des autres. Avons-nous là les futurs rôles correspondant à chacun, quand ils seront devenus des divinités ?

Essentia Fe est actuellement recherchée. Personne ne sait ce qu’elle est devenue, si les Dragons l’ont emportée et qu’il ne reste plus rien d’elle pour la ramener. Tout témoignage sera le bienvenu. Quant à Aleksander, une convocation lui sera bientôt envoyée, pour qu’il réponde de ses actes.
Examen réussi pour vous trois !

Récapitulatif des niveaux :

Elione d'Elande
Niveau 5 : Palier II
Niveau 6 : Ailes célestes +1
Niveau 7 : Ailes célestes +1
Niveau 8 : Arcanes +1
Niveau 9 : Passe-partout +1
Niveau 10 : Palier III

Clarke Griffin
Niveau 5 : Palier II
Niveau 6 : Métamorphose +1
Niveau 7 : Déflagrations +1
Niveau 8 : Déflagrations +1
Niveau 9 : Déflagrations +1
Niveau 10 : Palier III

Aleksander Anderson
Niveau 5 : Palier II
Niveau 6 : Déflagrations +1
Niveau 7 : Passe-partout +1
Niveau 8 : Passe-partout +1
Niveau 9 : Passe-partout +1
Niveau 10 : Palier III

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[Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir
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