Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir

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[Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Sam 13 Juin 2015 - 12:14

« Salle des directeurs », le 04 juillet 2014, 15h20

- Apprentis divinités ici présentes, nous avons une mission des plus importantes à vous confier. Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes en ce moment même attaqués par une famille de Dragons Noirs, trois individus pour être tout à fait exacte. Colombe s’occupe de la femelle qui attaque les murailles à l’Est, Shindô combat le mâle qui tente de s’introduire dans l’académie par la porte Nord. Lucian est occupé sur Terre, le troisième Dragon Noir est donc libre de ses mouvements. Vous n’êtes pas de taille contre un monstre d’un tel niveau, mais vous n’avez pas le choix : vous êtes réquisitionnés, tous les vingt, pour faire gagner du temps à vos supérieurs.

La succube passe dans les rangs, observant un à un les participants à ce massacre annoncé. Elle pose ses yeux flamboyants sur chacun d’entre eux, provoquant frissons désagréables sur toute la surface de leur peau, les mettant littéralement à nu. Elione, guerrière. Clarke, monstre des temps anciens. Aleksander, matou. Essentia, empoisonneuse parfumeuse.

- Si cela ne tenait qu’à moi, je vous enverrais immédiatement au combat. dit-elle en regardant Elione et en posant sa main sur sa joue pour la lui caresser. Mais vos directeurs sont cléments. À titre exceptionnel, ils vous pensent prêts à valider la première étape de votre évolution divine, avant même votre examen d’aujourd’hui. Nous verrons bien ce qu’en pense notre chère divinité supérieure, Deus.

En passant à côté d’Aleksander, Chronos pose sa main dans ses cheveux et lui caresse la tête, brièvement, sans même lui adresser un regard. Elle retourne ensuite jusqu’au bureau, sur lequel est posé un grimoire qu’elle agrippe délicatement, puis qu’elle feuillette, page par page. Après quelques minutes de silence, la succube repose le grimoire ouvert sur le bureau, avant de tourner la tête vers la vingtaine d’apprentis dieux lui faisant face. Son charisme les prend de haut, ils se sentent petits et insignifiants face à elle. L’intimidation a toujours très bien fonctionné, que ce soit face aux monstres ou face aux dieux. Peu importe leur carrure.
Elle n’est pas maîtresse des monstres pour rien.

- Chacun votre tour, approchez. Touchez le grimoire, et voyons si Deus a quelque chose à vous proposer. S’il ne se passe rien, retournez faire joujou dans les jupons de vos professeurs. Si Deus vous choisit, vous irez tester vos nouveaux pouvoirs dans les griffes de notre cher Dragon Noir. Tel est le souhait de vos directeurs. Élève Elione, avance-toi.

Elle tend la main vers la première nommée, comme pour lui demander la sienne.



Premier tourVous avancez vers le grimoire, quand Chronos se met brusquement devant vous. Elle vous regarde dans les yeux, vous tourne lentement autour en vous détaillant et en vous tripotant, puis elle approche son visage du vôtre, vous souffle de l’air chaud dans l’oreille et vous susurre… « Bon courage ». Vous touchez le livre et obtenez votre palier II – effet visuel/pyrotechnique au choix, qui vient surtout de vous-même. Vous reprenez place dans les rangs, un peu secoué.

Ordre de passage au grimoire sur les 20 élèves présents :
Elione 1ère
PNJ Essentia 6ème (PNJ non joué, juste présent)
Clarke 7ème
Aleksander 19ème

Durée inRP : 1 heure
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Sam 13 Juin 2015 - 13:48

L'air était lourd. Saturé d'humidité. C'était l'un de ses jours d'été pluvieux qui alliaient chaleur excessive et averses abondantes, qui rendaient les vêtements collants sur le corps et donnaient envie plus que tout de rester chez soi, dans un bon bain.

Épuisés moralement par ce climat, les apprentis-dieux faisaient silence. Un relatif silence maintenu en échec par quelques bavardages et le discours du professeurs qui exposaient ses théories, interrogeait parfois un élève pour le faire sortir de sa torpeur, et les autres avec, menacés de recevoir à leur tour le noble droit de prendre la parole.

Elione, au deuxième rang, s'efforçait de rester attentive, de noter comme on lui en avait donné l'habitude. Le sujet était intéressant mais la moiteur ambiante la plongeait peu à peu dans un état de somnolence avancé. Le professeur dut s'apercevoir que ses élèves décrochaient progressivement, de même que lui pourtant habitué à se répéter, car il éleva finalement la voix :


« Bon, dix minutes de pause pour tout le monde. Allez aux toilettes, marcher, boire, ce que vous voulez mais j'aurai besoin de vous en forme pour l'heure qu'il nous reste. »

Un moment de flottement. Les plus réactifs se levèrent illico presto, tout heureux, puis entraînèrent dans leur sillage une levée massive de chaises et de grincements qui anima tout le couloir. L'ancienne reine sursauta et marqua un temps d'arrêt. La libération ? Elle se massa les tempes puis attendit que le bain de foule soit passé pour sortir à son tour.

***Aaah, de l'air frais...***

La salle demeura vide, l'enseignant parti pour siroter un café. Le bruit dans le couloir donna la même idée aux autres professeurs, et bientôt un joyeux brouhaha vint réveiller le bâtiment des cours théoriques tout entier. Les classes se mêlèrent, discutèrent. On plaignait ceux qui suivaient un cours de sport en plein air par ce temps, les sentinelles de l'académie, les malheureux obligés de traverser le manteau de pluie.

La déesse Lumière décida qu'elle avait besoin de se ressourcer, là, dehors, dans cet espace que tous dédaignaient. Loanna avait dit un jour que la puissance de Merlin se trouvait dans la nature. « Rien ne se perd, tout se transforme ». Elione remonta les files d'élèves, ouvrit la porte, entra dans l'univers où grondait l'orage. Une sensation de bien-être l'envahit quand l'eau vint détremper ses vêtements, ses cheveux d'or, son corps chaud. Des regards se posèrent sur elle par-delà les fenêtres. Pourquoi avoir peur de la pluie ? Tomber malade ? Ils étaient des dieux. Immortels. Plus résistants que dans leurs anciennes vies. Il n'y avait plus rien à craindre de la pluie.

Soudain, une sirène retentit. Un son intense, long, accompagné de cloches qui ressemblaient étrangement à des tocsins. C'était le bruit d'une catastrophe. Dans les hauts-parleurs, qu'on n'entendait que rarement, la voix ferme de celui qui devait être un surveillant ou un directeur retentit :


« A tous les résidents de l'académie, notre école va être l'objet d'une attaque extérieure, veuillez vous rendre dans le temple calmement et en silence, puis vous y regrouper par classes. Les surveillants et les professeurs sont invités à vérifier qu'aucun élève ne manque à l'appel. Ceci n'est pas un exercice. Je répète, à tous les résidents de l'académie... »

Une attaque extérieure ? Elione se figea. Depuis quand y avait-il des ennemis à combattre au sein de l'académie ? Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? Des mortels ? Impossible... D'autres dieux ? Alors, ils n'étaient pas les seuls à revenir à la vie ?

Une voix la tira de son questionnement aussitôt. Il fallait qu'elle rejoigne sa classe, qu'ils se rendent au temple. Pourquoi au temple ? L'arène ne serait-elle pas plus sûr avec ses différentes portes de sécurité, l'armurerie à proximité pour s'équiper, l'espace nécessaire pour accueillir tout le monde ?

Inévitablement, les plus fragiles commencèrent à paniquer. Les bousculades éclatèrent ici et là, vite recadrées par les plus expérimentés. Au moment de passer les portes du temple, un rugissement lointain retentit, à glacer le sang. On vit les visages devenir livides, un silence de tempête s'installer, puis la débandade. Le rassemblement se compliqua, impossible d'obtenir l'ordre.

A la demande d'un professeur, un apprenti-dieu monta sur un autel dédié à Deus, plaça ses mains en porte-voix et utilisa son pouvoir divin lié au son pour couvrir la totalité du bruit.


« SILENCE S'IL VOUS PLAÎT ! LES PROFESSEURS VONT FAIRE L'APPEL ! PARMI EUX, VINGT ELEVES VONT ÊTRE APPELES POUR UNE MISSION SPECIFIQUE. NOUS AVONS ETE INFORMES QU'UNE FAMILLE DE TROIS DRAGONS ARRIVE EN DIRECTION DE L'ACADEMIE. MERCI DE RESTER CALMES ET DE NE PAS SORTIR. »

L'effet fut instantané, plus un mot ne sortit des gorges et tous les regards se tournèrent vers l'autel. Elione sentit son cœur rater un battement. Cela n'augurait rien de bon. Les dragons, elle le savait par  ce que lui avait conté autrefois la dernière Grande Prêtresse d'Avalon, étaient des créatures redoutables, puissantes, dotées de crocs aussi longs et effilés que des épées, des griffes affûtées comme des lances, une armure d'écailles plus dures que de l'acier.

La surprise la saisit lorsqu'elle entendit son nom prononcé, au milieu des dix-neuf autres destinés à la mission spéciale. Isolés du reste de la foule, on leur suggéra de prier Deus que tout se passe bien. La situation qui allait suivre serait dangereuse. Rapidement, pour éviter toute effusion, on les fit ressortir sous bonne garde du temple. Dans le rang, la souveraine reconnut quelques personnes, et notamment le surveillant qui avait déserté l'atelier de pâtisserie, puis secouru l'empereur mégalomane du Colisée, ainsi qu'une jeune femme aux airs grecs, elle aussi alliée à Gregorio... La fête promettait d'être violente.

On les mena rapidement dans le bureau des directeurs, où Chronos, rencontrée lors de son tout premier cours de combat, indiqua à Elione puis aux autres de se placer.


« Apprentis divinités ici présentes, nous avons une mission des plus importantes à vous confier. Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes en ce moment même attaqués par une famille de Dragons Noirs, trois individus pour être tout à fait exacte. Colombe s’occupe de la femelle qui attaque les murailles à l’Est, Shindô combat le mâle qui tente de s’introduire dans l’académie par la porte Nord. Lucian est occupé sur Terre, le troisième Dragon Noir est donc libre de ses mouvements. Vous n’êtes pas de taille contre un monstre d’un tel niveau, mais vous n’avez pas le choix : vous êtes réquisitionnés, tous les vingt, pour faire gagner du temps à vos supérieurs.  »

L'ancienne reine serra les dents. Un combat contre un dragon à vingt. Et ils n'avaient aucune chance ? Charmant. Dans un geste aussi indécent qu'inutile, la succube se mit à déambuler dans les rangs, accordant une caresse à la déesse Lumière. Cherchant son esprit de Croisée, cachée tout au fond d'elle depuis bien des siècles, Elione laissa faire, le regard de glace, braqué droit devant elle. Malgré tout elle ne put s'empêcher de ressentir des frissons. Cette femme avait de la prestance. Et aussi, il y avait l'adrénaline.

« Si cela ne tenait qu’à moi, je vous enverrais immédiatement au combat. Mais vos directeurs sont cléments. À titre exceptionnel, ils vous pensent prêts à valider la première étape de votre évolution divine, avant même votre examen d’aujourd’hui. Nous verrons bien ce qu’en pense notre chère divinité supérieure, Deus.  »

L'évolution divine ? Qu'était-ce donc ? L'ancienne reine avait dû s'assoupir quelques minutes sans s'en apercevoir, elle n'était pas au courant de cela. Au moins, elle ne ressentirait pas d'anxiété. Vivre dans l'instant était parfois bénéfique.

« Chacun votre tour, approchez. Touchez le grimoire, et voyons si Deus a quelque chose à vous proposer. S’il ne se passe rien, retournez faire joujou dans les jupons de vos professeurs. Si Deus vous choisit, vous irez tester vos nouveaux pouvoirs dans les griffes de notre cher Dragon Noir. Tel est le souhait de vos directeurs. Élève Elione, avance-toi.  »

La belle blonde obtempéra, saisit la main que lui tendit Chronos fermement. Sans attendre la succube passa dans son dos et la poussa vers le grimoire, main sur ses hanches.Voyant la jeune femme immobile, elle se pencha à son oreille :

« Tu hésites ? Tu as peur?
-Non.
-Alors bon courage. »

La duchesse ne croyait toujours pas en Deus. Pas autant qu'elle avait pu croire en Dieu par le passé. Et s'ils n'étaient qu'un, avec deux noms différents, elle attendait toujours d'avoir un signe qu'il était là, que d'autres lois ne régissaient pas le monde divin. Elle tendit la main, effleura les pages.

Une intense lumière dorée enveloppa aussitôt la souveraine, la même aura que lorsque ses émotions culminaient. Ses ailes apparurent, deux appendices osseux reliés par la chair, tels les membres des chauves-souris. Cependant Elione sentit une nouvelle force la gagner, inonder tout son corps. Ses ailes se modifièrent, se couvrirent de plumes d'un or pur en quelques secondes. Un ange, voilà à quoi elle ressemblait désormais, et sa lumière rayonnait dans toute la pièce. La belle retint son souffle. Merlin ? Deus ? Dieu ? Le présent qu'elle recevait n'avait pas de nom d'expéditeur, et ne ressemblait à rien de connu, même pour elle qui avaient vu les trois flamboyantes côte à côte. Le souvenir des tristes événements de Tintagel lui revinrent en mémoire, Henry qui exhumait Caliburnus sans sa permission pour s'en faire le nouveau maître. La foudre qui le frappait sans ménagement. Elle regarda sa propre lame qui vibrait dans son fourreau.

Cela ne dura que quelques instants, puis la magie s'évapora. Elle se retourna vers les autres, quelque peu déstabilisée, croisant des regards incrédules. Elle avisa ses ailes, rompit le sort afin qu'elles retournent à leur état invisible.


« Alors... va pour le dragon. »

Sur un signe de Chronos elle retournait à sa place, tandis que la succube appelait les autres.

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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Sam 13 Juin 2015 - 16:11



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



L'arroseur arrosé. Le chasseur chassé. Était-ce une blague ? Oh que oui, Deus était un petit joueur en réalité. Il devait tirer les ficelles, caché derrière son trône immaculé d'or et autres joyeusetés et devait rire de tout cela. Était-il bon ou un peu sadique ? Je n'aurais du le dire. A mes yeux, il était une entité encore supérieur, il devait observer  et se jouer de nous. Qui mis à part lui aurait insuffler l'idée de demander à un renégat de venir en aide à l'académie ? Quelle ironie. La seule raison m'ayant poussé à accepter de me rendre à cette petite mascarade se résumait en deux points. Mes intérêts, et ceux des renégats. Cette fille ... Tournant la tête, j'observais cette académicienne,encore "faible" aux yeux de tous. Elle même ne savait probablement pas le danger qu'elle pouvait représenter. Et pourtant, miss Fe. Si vous saviez.. Du coin de l’œil je vis les autres académiciens. La fille du Colisée tiens, celle qui s'était retournée contre Gregorio. Et derrière, tiens donc. Mon cher compagnon d'infortune. Aleksander compenserait très bien ma personne, je pouvais donc me permettre de ne pas aider les académiciens , ou du moins, de manière moindre pour ne pas trop affecter la bête, pour me concentrer sur ma propre mission. Persuader ou contraindre cette dernière.

Je n'écoutais qu'à moitié les paroles de la divinités, plongée dans mes propres pensées. Cette attaque de dragon était une idée plus que réfléchit.  Les directeurs trop occupés ne  pouvaient tout gérer. Alors sacrifier des académiciens était un bon début. Qu'ils crèvent tous un à un, ca nous fera moins sur le total. Dommage que certains dont j'avais fait la connaissance et qui se révélaient être danger pour les renégats, ou simplement abrutis ne soient pas invité à la Dragon-party. Espérons simplement que les dix-neufs autres académiciens soient assez convaincants pour ne pas mourir à chaque coup de la grosse patte de la bête. En parlant de bête, pourquoi Chronos elle même ne participait pas à la défense de la muraille ? Il lui suffirait de lâcher un mastodonte en direction du dragon pour le retenir, non ? Même certaines bêtes du palier II, probablement plus féroce que ces académiciens de pacotille seraient bien plus utile.  Les professeurs eux-mêmes, ou diable étaient-ils ? S'étaient-ils donc tous enfuis tel des laches ? Ils auraient pu être envoyé par les directeurs...   Non, ils préféraient la boucherie. Les académiciens, ce n'était pas ce qu'il manquait après tout, et contrairement aux monstres de l’arène, ils se sentiraient obligé de combattre pour une cause qui leur semblerait juste. Quelle naïveté. La voix de Chronos me sortie de mes pensées lorsque d'un ton mystérieux, elle nous appelait un à un pour que nous venions toucher les pages sacrées.  Nous allions gagner du pouvoir ? Étrange, moi qui les recevaient de Jhoken, en temps normal. Il allait bouder car je lui faisais des infidélités après. Mais refuser devant tout ce petit monde serait à mon goût beaucoup trop suspect. Il ne me restait plus qu'à savoir si j'avais oui ou non les faveurs de Deus. Et si il décidait qu'en mon statut de renégat, car il le savait j'en étais persuadée, je ne méritais ce don, ca serait probablement la fin de mon camouflage. Un claquement de langue agacé sorti de mes lèvres lorsque mon prénom fut appeler. Alors c'était le moment. Je me condamnais probablement à mort, pensais-je, en avançant vers l'entité. Elle tendit une main à mon encontre à laquelle je lui rendis un regard désabusé. Sérieusement ? Un sourire s'étira sur mes lèvres, alors que je passais à côté de l'entité, ignorant royalement son petit geste attentionné pour m'approcher des pages. Main tendue, il ne me restait que quelques centimètres avant que mes doigts ne s'immobilise légèrement, en entant les main de Chronos saisir mes cheveux pour les faire tournicoter.

(Chronos) - Tu m'as l'air bien pressé ..  


Je ne fis pas plus attention à l'entité, l'ignorant de nouveau pour poser mes doigts là ou ils auraient du être. Non, pas sur le nez de Chronos, car elle avait probablement compris que j'aurais rechigner à l'écouter, si elle m'avait peloté comme elle l'avait fait aux autres. Qu'ils apprécient ce contact s'ils le souhaite, moi je n'en voulais pas. Au contact des pages, mon corps ne devient pas écarlate ou scintillant non, bien loin de là. Tout restait sobre, au même titre que ma personne.  J'avais entendu dire que les pouvoirs en se déclenchant, concordaient avec la personnalité de leur propriétaire. Seul mes yeux changèrent de couleur pour prendre une nuance plus clair, totalement différente de l'azure que mes iris avaient en temps normal. Cyan, c'était la couleur de mon nouveau palier. Je ne le voyais pas. Mais je le sentais, je le savais, étrangement. Comme si c'était inscrit dans mes gênes, dans ma personne. Et qui sait ce que ce palier allait réellement pouvoir m'apporter ? Parfois, je me demandais si je retrouverais un jour mes pouvoirs de Gorgone. Paralyser un être dans sa totalité, voilà qui se révélait être utile. Ils se changeaient en pierre d'un simple regard. Avais-je troqué cette malédiction pour des dons bien moins utiles ? Il m'aurait fait jubiler de pouvoir utiliser ce pouvoir de paralysie totale sur le mince corps tout frêle de cette monstruosité d'Athena. Comme j'aurais aimé avoir cette statue, trônant dans "mon salon". Dommage qu'à l'époque, l'Olympe étaient fermé aux monstres.. Désormais ... Je voulais voir si le jeu en valait la chandelle, il me tardais d'essayer ce nouveau palier. Et pourquoi pas, sur quelques académiciens ?

Je fis demi-tour, pour regagner les rangs, en attendant que tout le monde gagne son propre pouvoir. Deus dans sa douce miséricorde avait  laissé ma trahison de renégat de côté pour me donner des pouvoirs. Était-il simplement fou ou bien dérangé ? Grossière erreur mon ami.

[ +1 > Domaine Divin palier II]
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Sam 13 Juin 2015 - 18:37
Le Lycan était immobile, dans les rangs. Ayant gravé une expression déprimée sur son visage, il inspirait profondément, tirant sur la cigarette résidant aux coins de ses lèvres. La fumée cancérigène pour les mortels mais innoffensive pour un individu tel que lui se propageait dans son organisme, se frayant un chemin jusqu'à ses poumons. La sensation désagréable d'étouffement ne tarda pas, sans qu'il ne le manifeste physiquement par une grimace ou quoi que ce soit qui aurait brisé l'impression de calme imperturbable qui émanait de lui. Le crépitement caractéristique du tabac se consumant ne tarda pas, à son tour, alors qu'enfin, le Prédateur Alpha exhalait un épais gaz anthracite et empoisonné. Les cernes violettes qui cerclaient ses iris féroces et cruels témoignaient de la nuit agitée qui avait précédé les événements troublants qui se déroulaient en cet instant. Il était là, enfermé avec ces entités exécrables et misérables qu'étaient les apprentis-dieux. Des vermines, tous autant les uns que les autres. Des poupées de chair, fragiles et dispensables. Une seule envie lui traversait l'esprit, en l'état actuel des choses. C'était leur arracher le coeur, un par un. Son air déprimé et mal à l'aise devait ceci dit être bien perceptible, puisque la main de la Succube caressa la crinière blonde du Britannique, sans lui accorder un regard, alors qu'il tirait à nouveau un fluide mortel de la barre embrasée et déjà à moitié consumée, soupirant intérieurement. Si même elle en venait à pratiquement éprouver de la compassion à son égard, cela signifiait qu'il devait avoir l'air bien piteux.

Son sang ne bouillonnait pas, contrairement à l'habituel. Vasilis et les murmures avaient adopté le silence, le laissant tranquille dans sa pseudo-léthargie cérébrale. Il était épuisé, et n'avait nulle envie de participer à ce pourquoi il avait été rallié. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle, docile, il était venu ici. Car il savait parfaitement ce qui l'attendait. L'abattoir. Ils l'envoyaient affronter un monstre de légende sans même lui rendre l'intégrité de ses origines. Par le passé, ses maigres capacités littéraires l'avait aidé à appréhender tous les mythes qu'étaient les dragons, les gorgones, et autres créatures surnaturelles. Son regard perçant se promenait tour à tour sur les élèves, ayant tous l'air plus inconscients les uns que les autres. La plupart ne semblaient pas comprendre qu'on les envoyait tous à la mort. Des femmes et des gosses. Qu'attendait l'administration de lui ? Il était hors de question qu'il crève à nouveau pour cette Académie, et ses occupants méprisables. Ses sens s'éveillaient progressivement, alors que sa lassitude s'ancrait plus profondément encore dans son être. Pas moyen qu'il se batte aux côtés de ces vermines. Où était Eishi ? Il était le seul aux côtés de qui il accepterait de risquer sa vie. Hûmant l'air, le Repenti renifla bruyamment, constatant que son compère était absent. Il détestait le sentiment de vide que son absence générait. D'une pichenette, il éjectait le mégot loin de lui, dans un ultime crépitement.

Enfin, les choses supposées intéressantes commencèrent. Une blonde extravagante prit place sur l'autel, après un bref échange à mi-voix avec Chronos. Et la voilà toute fière de se transformer en poulet énorme, doré, et lumineux. La situation ridicule arracha un rictus angoissant et teinté de mépris au Prédateur Alpha, qui, au lieu de s'abandonner à son hilarité, se contenta de croiser les bras, réadoptant son masque nonchalant et désintéressé. La cruauté qui rôdait dans les tréfonds de ses iris étaient la touche finale qui achevait de rendre le Serveur lugubre et tordu. Bien que les rangs étaient serrés, comme s'ils étaient militaires, ses voisins adjacents s'écartèrent sensiblement, dérangés par l'oppressante aura asservissante. Chacun connaissait la nature suprême et horrifiante du Lycan. Qui, en fin de compte n'était manifestement pas un loup-garou. Mais une entité tout à fait différente. Plus sordide. Malsaine. C'était une conviction qui s'ancrait progressivement en lui, au fil de ses nuits où il délirait allègrement, à mi-chemin entre la folie et les crises de violence. Déchirant ses draps, dévastant ses meubles... Plus le temps passait, plus son esprit s'auto-détruisait. Reprenant contact à la réalité, il bâilla en extirpant son paquet de cigarette de la poche pectorale de son uniforme. D'un geste simple, un filtre se présentait à lui, alors que son index et son pouce suffisait à récupérer le briquet. Rendant ledit paquet à son emplacement initial, une sèche pression sur la molette, et voilà que l'étincelle mêlée au gaz dévorait et consumait la pointe de la clope, le même crépitement caractéristique qu'un peu plus tôt s'élevant dans les airs alors que un à un, les pathétiques académiciens effleuraient leurs livres, se livraient à des spectacles lumineux et autres futilités. Un beau ramassis de primate.

Grimaçant, il reconnut Clarke, qui s'approcha à son tour du Grimoire. Un filet de fumée grisâtre s'échappa d'entre ses lèvres, alors qu'il postait ses deux mains dans les poches de son bas. Au moins, celle-ci méritait qu'il regarde son ascension. Qui, sans grande surprise, se révéla sobre. Ce qui ne manqua pas d'arracher un soupir d'exaspération. Ils n'étaient pas encore à la moitié que des murmures cacophoniques s'élevaient déjà des rangs. Comme dans un poullailler exultant aux premières lueurs de l'aube, après une nuit où les ténèbres s'étaient fait particulièrement opaques, accompagnant l'arrivée d'un Prédateur qui, par mégarde du propriétaire, avait franchi les grilles. Et commencé le festin. En cet instant précis, il en vint à maudire son ouïe, percevant et enregistrement mécaniquement la moindre discussion. Appréhension, crainte, félicité, témérité. Fierté. Cette dernière notion manqua de faire défaillir le Britannique, qui, si il en avait eu l'occasion, aurait volontiers vomi tout le contenu de ses morbides entrailles, répandant l'immondice sur le sol avec tout le mépris dont il était capable. Ses iris féroces se vissaient sur le plafond, alors qu'il tentait à nouveau de s'échapper de cette situation de merde dans laquelle on venait de l'enfermer. Affronter un dragon ? Avec quel pouvoir ? Il ne lançait pas de boules de feu, ou d'éclairs, lui. Qui plus est, il était hors de question qu'il travaille en équipe avec tous les singes qui l'entouraient. Sa mâchoire se crispa, à l'idée de devoir accompagner la femme-volatile éclatante de lumière d'un peu plus tôt. La seule chose pour laquelle il serait resté à ses côtés, c'aurait été pour lui arracher les viscères, et les lui faire bouffer. Sans aucun doute se serait-il repu de l'horreur et l'incrédulité qui aurait déformé ses traits pseudo-harmonieux alors qu'elle s'abreuvait de son propre sang, la funeste main du Prédateur Alpha plaquée sur ses lèvres pour la forcer à avaler les tripes prélevées un instant plus tôt. Pour que le tout jaillisse de son corps transpercé et mutilé. L'idée sembla réjouir Aleksander, puisque ce dernier se fendit du même sourire condescendant qu'à l'habituel.

Chronos l'interpella à deux reprises, avant qu'il ne reprenne contact avec la réalité, émergeant de ses lugubres et macabres pensées. Comme s'il ressortait d'une longue séance d'apnée sous l'eau, ses sens s'aiguisant en un instant. Le retour fut brutal, et il vacilla, avant de s'avancer en tirant à nouveau sur la cigarette, le fluide cancérigène s'insinuant dans son organisme comme un serpent pernicieux. Une légère agitation, et les cendres qui régnaient sur la pointe de la clope s'abandonnaient à une chute vers le sol. Un gamin frêle restait sur son chemin, n'ayant pas conscience que la Bête se trouvait juste derrière lui, et tout en finesse, il l'éjecta de côté d'un coup de l'avant-bras, générant une vague de contestation au sein de l'assemblée. La prise de pouvoir grâce aux pages semblait avec regonflé leur ego, et ils semblaient se penser capable de lutter contre lui, à présent. L'union faisait la force, non ?

Le regard acéré qu'il leur décocha, par-dessus son épaule, une fois arrivé à mi-chemin, les calma instantanément, un frisson de crainte glissant le long de leur échine, et un silence oppressant s'installa rapidement. Ce n'était pas de l'intimidation, à la manière de Chronos. Loin de là. Ceci fait, il remit les lunettes retirées au préalable sur son nez, achevant son parcours. Il y avait dans sa manière d'être et sa gestuelle quelque chose d'effrayant, qui réveillait l'instinct primaire de l'homme, lié à la peur. L'instinct de survie. Son simple regard évoquait une mort brutale et prochaine à quiconque le croisait, une noirceur indicible régnant au fond de ses iris, par-delà l'étincelle de malice cruelle qui y résidait également. Lorsque Chronos s'interposa entre lui et le Grimoire, ce qui se révéla peu surprenant et novateur puisqu'elle en fit de même pour les dix-huit autres avant lui, Aleksander ne trouva rien d'autre à faire que pousser un soupir d'exaspérant, qui se traduisit par un rejet de fumée anthracite droit dans le visage de la Succube. Ne cachant en rien l'animosité qui l'habitait, le Lycan se contenta de la laisser faire, et enfin, elle acheva sa minutieuse et ridicule inspection par le typique " Bon courage. " Du courage ? Ce n'était pas ce qui lui fallait pour monter sur l'échafaud de lui-même. Mais de l'inconscience. Sa main gantée s'arracha à la poche dans laquelle elle était glissée, pour effleurer la reliure usée du livre, et enfin, les pages antiques, ultime vestige de l'hypothétique véritable Dieu.

Rien ne se produisit. Faisant la moue, le Britannique se redressa légèrement, pivotant vers Chronos avec un air dubitatif. Celle-ci haussa vaguement les épaules, laissant un Britannique dépité, qui suivit son haussement.

« — Well, it fucked up. Je ne me sens pas différent. Désolé, je ne fais pas de lumière comme l'autre pigeon. Je peux retourner me coucher, maintenant ? »

« — Retourne à ta place. D'autres attendent leur tour. »

Nouveau haussement nonchalant. En retournant vers sa position initiale, il croisa le gamin qu'il avait bousculé un instant plus tôt. Il le scrutait d'un regard mauvais, et s'écarta de son passage. Au moins, il avait le mérite d'apprendre vite. Ce qui était essentiel, à l'heure actuelle. Il allait échouer, à son tour. C'était une certitude, à tel point que le Lycan lui adressa un rictus méprisant. Inspirant de nouveau, emplissant ses poumons d'un gaz empoisonné, il conserva son rictus carnassier, alors que Vasilis s'éveillait, partageant son hilarité. Comment son évolution aurait-elle pu être palpable aux yeux de tous ces primates décérébrés ? Il était le seul et unique capable de discerner sa propre croissance. Puisque les seuls à croître, c'était lui, et l'Autre. Son regard féroce se vissa sur le jeune garçon qui, rose, semblait gêné par l'absence de pudeur de Chronos, qui glissait ses mains où elle le semblait nécessaire. Lorsque ses doigts effleurèrent les pages, rien ne se produisit à nouveau. Sauf qu'il n'y avait effectivement aucun changement opéré chez cette faible créature, qui sembla s'effondrer sur elle-même, accueillie uniquement par le sourire cruel que lui adressait le Repenti. Vasilis, lui, se prenait également au jeu, interpellant mentalement son hôte.

« Foolish mortals,
Immortality does not belong to you.
You are weak,
Frail.
Pathetic.
Your fear yourselves and what you will become,
Your bones will turn to glass,
Your body to dust,
Your hopes to ashes,
Stumble in the dark.
And grasp what ever light you can.
It does not matter.
Because in the end,
Only I will remain. »


L'hilarité malsaine se lisait sur le visage du Prédateur Alpha, qui en aucun cas ne se serait séparé de son rictus mauvais. Sa fatigue avait disparu. Seule une exultation sordide subsistait.

Ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils venaient de créer.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 14 Juin 2015 - 0:52

« Salle des directeurs », le 04 juillet 2014, 16h20

Après le passage du dernier élève, effondré après ce soi-disant échec, Chronos lance un regard désabusé vers toutes les personnes ici présentes.

- Parfait… me voilà donc en compagnie d’une vingtaine de simples d’esprits. D’un point de vue extérieur tel que le mien, on s’imagine que les professeurs de cette académie vous enseignent des choses, vous forment. Je comprends qu’il n’en est rien. Sachez, pour votre gouverne, que les pouvoirs qui sont en vous n’évoluent pas grâce à quelque bouquin que ce soit. Elle montre la couverture du livre qu’elle leur a fait toucher… Mais, apparemment, Alice fait des merveilles.

La succube referme d’un coup sec le livre intitulé « Les Aventures d'Alice au pays des merveilles », et elle le balance nonchalamment derrière son dos, par-dessus son épaule. Non, elle ne possède pas le Grimoire de Deus et non, la divinité supérieure n’y est pour rien dans leur gain de puissance… mais il fallait un peu de spectacle pour les bousculer, sans quoi, cela aurait pu prendre des heures.
Chronos s’appuie ensuite sur le bureau, avant de s’asseoir dessus et de croiser les jambes.

- Élève Aleksander, que ton évolution s’affiche de façon magistrale ou réservée ne dépend que de ton caractère. Introverti. Fourbe. Sournois. Reste que ton aura s’est amplifiée, et ça, tout le monde l’a remarqué. Mais si tu veux rejoindre ceux qui ont échoué, ne t’en prive pas.

Et elle désigne pas moins de dix participants du doigt, en leur faisant signe de quitter les lieux prestement. Pourtant, certains d’entre eux aussi avaient semblé être touchés par la grâce de façon majestueuse… comme quoi. Difficile de berner la succube.

- Sachez que j’ai posé des capteurs magiques sur vous. Si vous mourrez au combat, le personnel de l’infirmerie viendra gentiment prendre soin de vos restes, à moins qu’ils ne me les offrent pour nourrir les monstres de l’Arène des Chasseurs. Sur ce, le Dragon Noir vous attend. Vous êtes là pour le combattre et faire gagner du temps à vos directeurs. Bonne chance.

Pas plus, pas moins.
Chronos reste assise sur le bureau, visiblement détendue.




« Extérieur de l'Académie, côté Ouest », le 04 juillet 2014, 16h22

Le Dragon Noir d’une vingtaine de mètres d'envergure  fonce sur la muraille, faisant trembler la forteresse imprenable de l’académie. Quelques cailloux tombent, mais la structure tient en place. Le monstre rugit, puis recule, redéploie ses ailes, s’envole et fait quelques rondes dans les airs avant de foncer une nouvelle fois sur les murs, pleine puissance. Voilà plus d’une heure qu’il s’acharne, et il ne montre pour le moment aucun signe de fatigue.

À peine a-t-il remarqué quelques académiciens s’approchant qu’il se retourne, les frappe d’un coup de queue d’une rapidité et d’une force inouïe, qui éjecte les pauvres apprentis sur les murailles, où ils s’écrasent et décèdent lamentablement.

Pour les quelques autres individus qui suivent, il les regarde d’un air mauvais, approche sa gueule et rugit sur eux avec une telle intensité… qu’ils garderont probablement à jamais cette image dans leur mémoire. Essentia Fe y compris. Mais personne ne s’avoue vaincu : tant qu’ils sont en groupe, ils auront le courage de se battre ! Attention cependant à ne pas se retrouver seul…



Deuxième tour9 personnes, dont Essentia Fe, ont reçu leur palier II de domaine divin. Vous sortez du bureau, ce que vous faites ensuite est libre du moment qu’il justifie un gain d’expérience important pour votre personnage. Sachez que les 6 autres académiciens choisis partent tous affronter le Dragon, et qu’ils restent toujours au minimum trois par trois. Personne ne combat seul.

Ellipse autorisée, vous pouvez : affronter le Dragon qui ne vous prête pas beaucoup d’attention, répétant sans cesse un schéma « envol, frappe dans la muraille, reste à terre jusqu’à ce qu’il ne soit plus dérangé dans son nouvel envol » (impossible de tuer le Dragon pour le moment, vous pouvez le blesser très légèrement éventuellement), mourir (et retrouver la vie x heures plus tard, batteries magiques rechargées au maximum), discuter avec un PNJ au choix (sauf Chronos), gagner un niveau au temple (après avoir gagné de l’expérience, d’une façon ou d’une autre).
Vous décrivez vos actions jusqu’à 20h20 environ, heure à laquelle vous pourrez retrouver Chronos si vous le voulez, à l’écart du Dragon, près de la muraille.

Durée inRP : 4 heures
1h02 depuis le début de l'examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 14 Juin 2015 - 16:15
***Tout cela n'a aucun sens.***

C'est ce que se dit l'ancienne reine alors que ses pas la mènent en direction de l'armurerie. Sitôt les vingt choisis passés auprès du livre, Chronos leur révèle qu'il s'agit d'un faux, que leurs pouvoirs n'évolueront jamais grâce à quelque grimoire que ce soit. Parfait. Ceci signifie donc que, si ses pouvoirs ont effectivement gagné en puissance, c'est son œuvre à elle. Pas de Deus en ligne de compte, et Merlin ne lui est pas apparu. A moins que ce ne soit la puissance d'Avalon qui coule déjà dans ses veines, depuis le jour où Loanna lui offrit un peu de son sang... Elione demeure de marbre, déterminée à trouver enfin une raison à son existence seconde.

Le groupe a diminué de moitié. Les autres manquaient probablement de conviction, incapables d'éveiller leur potentiel. Voilà qui ne les arrange pas. Gagner du temps sans espoir de succès ? Il faut être fou pour s'y risquer, à moins d'avoir quelque chose à protéger... ce doit être cela.

Six d'entre eux se rendaient immédiatement au front, sans préparation, armés simplement de leur courage, ou de leur peur. Encore indécis, ou peut-être désintéressés du sort de l'académie, elle vit la Grecque et le surveillant traîner le pas dans la salle. Pour sa part, avant d'aller offrir sa vie bêtement, elle préférait mettre un peu plus de chances de son côté. C'est ainsi qu'avec l'autorisation de Chronos, elle obtint les clefs de l'armurerie.

Ici, nombre d'armes inconnues, mais aussi celles qu'elle préférait. Les légendes de chevaliers terrassant des dragons la décidèrent à choisir une armure de cuir bouilli, résistante à plusieurs salves de flammes, ainsi qu'une cotte de mailles légère et un écu large. Emportées également quatre lances afin d'en distribuer à ses camarades, s'ils trouvaient comment tenir la bête en joue sans finir en quatre heures. Sa fidèle épée toujours au côté et harnachée, elle se dirigea alors vers la place à défendre.

La bête était immense, rapide, puissante, et plusieurs fois avant d'arriver devant elle, Elione aperçut les apprentis se faire balayer comme des fétus de paille. Le haut mur de pierre tenait bon, mais les premières fissures apparaissaient.

***Pourquoi dois-je me battre ?***

Souvenirs de sang, de cris, de colère. Des étendues désertiques au pied d'Acre, d'Antioche, d'Alep. La Terre Sainte, si proche et si lointaine à la fois.
Souvenirs de chaleur, de pleurs, de tristesse. Les charniers à l'odeur nauséabonde piquant les yeux, mêlés aux grains de sable pour cause de manque de fosses à creuser. Brûler pour éviter la contamination. Brûler jusqu'aux visages, aux identités.

***Pour les Hommes ? Pour les dieux ?***

Déjà morts, immortels. Pourquoi craindre le dragon quand on pouvait revenir indéfiniment à la vie ? Pourquoi craindre la souffrance ? Un instinct. La trace d'une humanité retrouvée. Était-elle comme le chevalier teutonique en attente d'un guide ? Non. Sa propre guide. Celle des autres.

***Je me battrai... pour l'avenir. Pour voir. Pour comprendre.***

Elle se présenta face à la bête, déposa ses lances au sol, en vue, puis en récupéra une. Le groupe de trois apprentis en plein combat harcelait ses pattes. Une personne aux pouvoirs apparentés à la terre essayait tant bien que mal de l'emprisonner à l'aide de lianes, de branches d'arbres et plantes en tout genre. D'un geste impatient, la bête se pencha pour la happer et lui broyer les os. Elione s'élança aussitôt.


Ailes célestes niveau 4

Aidée par la hauteur et l'envergure de ses ailes, elle se laissa porter par le vent, droit sur le dos du dragon. Celui-ci ne sentit rien de l'impact de ses pieds sur son dos, ni de ses essais infructueux pour trouver faille dans sa cuirasse. Il devait bien y avoir un endroit où déloger une écaille et atteindre la chair pourtant. Elle manqua de tomber à la renverse lors d'un nouveau décollage. Les apprentis, une fois de plus, venaient de chuter à terre, deux d'entre deux dans des positions peu naturelles. Le troisième se repliait, gravement blessé, vers les envoyés de l'infirmerie. Libre de ses mouvements, la créature mythique attaquait donc de nouveau. Que voulait-elle au juste ?

Le choc contre la muraille fit glisser Elione, qui se rattrapa de justesse à la racine d'une aile. Si seulement ils pouvaient le clouer au sol ! Elle détailla alors les ailes. Bien trop larges pour qu'on les attaque à la corde, trop puissantes aussi. En revanche, beaucoup plus fragiles. Peut-être qu'avec une bonne lame ? La souveraine profita que le dragon se reprenne pour changer sa lance de main, sortir son épée. Le dragon étendait les ailes pour un nouvel assaut, elle courut sur la surface de peau claire pour aller taillader dedans. L'épée s'enfonça, ressortit de l'autre côté. Peut-être qu'en agrandissant la plaie au maximum, l'animal perdrait assez de sang...

Elle parcourut probablement 4 ou 5 mètres avant de croiser le regard d'un œil jaune fendu verticalement. La bête venait de la repérer et n'appréciait visiblement pas les picotis qu'elle provoquait. Une gueule géante hérissée de crocs fendit l'air à toute vitesse, prête à l'engloutir, et la reine ne dut son salut qu'à ses réflexes : elle barra la gueule du dragon de sa lance, obtenant ainsi une seconde ou deux supplémentaires pour battre des ailes et échapper au démembrement total. Les crocs aiguisés lui lacérèrent tout le bras gauche avant de glisser sur son bouclier pour finalement se refermer sur le vide. Dans un cri de douleur, la souveraine se laissa tomber en chute libre, déploya ses ailes pour s'orienter sous le ventre de la créature. Celui-ci prit une couleur incandescente, signe que le jabot à feu se remplissait d'un de ces souffles enflammés qui avaient fait la réputation des dragons. Le prédateur avait décidé d'incendier purement et simplement tout autour de lui, l'apprentie-déesse avec. Alors que la température montait dangereusement vite, la duchesse sentit sa peau roussir et l'acier de son armure coller au cuir qui la protégeait. Elle ressortit du brasier couverte d'importantes brûlures, les ailes en feu. Profitant de son élan, elle se roula au sol dans un looping, puis remonta en piquet d'une poussée.

Elle venait d'attirer l'agacement du dragon qui détourna la tête de la muraille. Un rugissement plus tard, il chargeait, crocs à l'air libre pour faucher cet oiseau effronté. Elione usa de sa vitesse, son atout majeur, au maximum. Plusieurs fois l'odeur de soufre qui composait l'haleine de l'animal lui parvint trop près, tandis qu'elle faisait tout son possible pour le détourner de l'académie. Une nouvelle idée lui vint. Insensée mais il fallait tenter. Dans une accélération brusque, elle prit plusieurs dizaines de mètres d'avance sur la bête, s'arrêta en vol stationnaire puis lui fit face. Un manteau de lumière doré l'enveloppa, décuplant son aura naturelle.


Halo divin

"Retourne d'où tu viens !"

Le dragon noir ralentit, s'arrêta pour la dévisager de ses deux iris reptiliens. Elione imagina sans peine avec quelle désinvolture il devait la considérer à cet instant, cette minuscule humaine qui osait le défier, lui, roi des créatures à écailles. Et il ne se priva pas pour le lui faire remarquer d'un puissant rugissement, suivi d'une traînée de flammes dont la souveraine n'échappa qu'en brandissant son large bouclier devant elle. Elle fut soufflée au loin, ses ailes disparues pour éviter les douleurs fantômes, avant de s'écraser sur le toit du temple qui s'effondra partiellement sous la force du coup.

Quelques os devaient avoir cédé en même temps  qu'un tissu veineux sur le coup, car en recherchant sa respiration coupée une gorgée de sang quitta le seuil de ses lèvres. Elle ne put que pivoter sur le ventre afin de s'empêcher d'étouffer. Elle entendit à peine les cris d'effroi autour d'elle, des élèves qui perdaient le contrôle de leurs nerfs. On vint l'aider à se redresser, la harcelant de questions sur les événements extérieurs auxquelles elle ne put répondre. Elle devait y retourner. Gagner du temps pour ces gens qui ne possédaient pas la puissance nécessaire encore.

Elle se releva, chancela, tomba sur un genou. Sa cage thoracique la faisait souffrir, mais si elle perdait connaissance maintenant, dans combien de temps repartirait-elle ? Elle se concentra. Ignorer la douleur. Diminuer la douleur. Oublier les fractures.


Soin pour soi

Immobile, elle se vit nimber une nouvelle fois par son aura. Comme si sa nouvelle puissance cherchait à l'aider, exauçait son souhait. Elle vit les coupures sur son bras rétrécir. Se refermer, lentement.

***Qu'est-ce qui se passe ? Quelqu'un me soignerait-il ?***


Dernière édition par Elione d'Elande le Lun 15 Juin 2015 - 12:03, édité 2 fois
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 14 Juin 2015 - 19:45



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



L'effet psychologique. Bien vue Succube. Quoi de plus rapide que de provoquer un effet de groupe généré par un mensonge. Dans un sens, même si l'entité pouvait paraître arrogante, elle me faisait bien rire. Je faisais parti de ces rares gens qui, sourire étiré sur les lèvres suivaient du regard les gestes de notre malsaine Chronos. J'étais même presque persuadée qu'elle s'entendrait bien, avec notre Jhoken. La voix de la succube s'adressa au repenti. Amusant comme Chronos se jouait de lui. Peut(être était-elle masochiste. Un jour, ça lui retomberait dessus. A moins qu'elle ne le dresse comme ses bêtes de l’arène.. Soyons clair, j'avais du mal à imaginer le lycan avec une laisse. Dans un haussement de sourcils, je regardais tout ce beau monde partir. Vraiment ? Nous ne restions qu'en si petit nombre ? Ça sentait l’abattoir à plein nez.  J'entendis brièvement la conversation d'Elione et de Chronos. S'armer, ce n'était pas une mauvaise idée, en effet. Mais pour moi cela n'en valait pas la peine pensais-je, en suivant le groupe d'un pas traînant. Courir se faire flamber comme un marshmallow ne me bottait pas tant que ca, contrairement aux autres impatients. Voulaient-ils en terminer au plus tôt ?

Levant le menton, mon regard se posa les apprentis qui se démenaient. Ne devions-nous pas agir par groupe de trois ? Nous n'étions que deux là, le lycan et moi-même. Quelle bande de têtes brûlées, souhaitaient-ils donc tous crevé si lamentablement ? Dans un claquement de langue agacé, je posais mes deux mains, chacune sur mes deux Kopis. J'avais pris l'initiative de prendre l'habituel, ainsi que celui qui ressemblait trait pour trait à celui de Persée. Trouvé lors de la fête de saint(valentin dans un sac parmi d'autre, je l'avais repéré directe. Il ne possédait hélas pas sa capacité à ôter la vie d'un mortel en un coup, peut-être ne possédait-il donc que l'aspect et non les propriétés. Une copie ? Probablement.Mais il avait ce je ne sais quoi d'attrayant.  Contrairement à l'apprentie qui prenait son envol, je ne pouvais le faire efficacement, moi. Actuellement, mes paliers de métamorphose me permettait des transformations uniquement rationnelles. Et parmi les animaux dont j'avais connaissance, aucun n'avaient les facultés nécessaire pour attaquer un tel monstre. Une forme de pigeon, pourquoi faire ? Lui chier dessus ? Cette idée me fit sourire, avant de m'élancer à mon tour. Mon objectif premier était de rejoindre Essentia. Le second, rester en vie, pensais-je, alors que le dragon, agacé d'être assaillis par des petits vers de terres d'académiciens, envoyer un coup de queue pour les repousser. Assez loin du combat, je n'eus pas à me préoccuper de cela non. La jeune femme que je devais surveiller se démenait auprès de deux autres académiciens, avant que ces derniers ne lâchent l'affaire, terrassés par la bête. A quelques mètres de l'apprentie, je pouvais l'observer désormais, elle semblait se concentrer, pour déployer son pouvoir sur le dragon.  Son bras droit se tendit alors qu'elle touchait désormais la "peau" du dragon. Celui-ci sembla s’arrêter de frapper la muraille quelques instants, pour renifler dans sa direction. Son pouvoir ne devait pas être assez puissant sur la bête car le dragon, pas spécialement content remua d'autant plus, mais ne se roula point au sol. Il eu la bonne idée en revanche de relever la patte pour la faire tomber, avant de tenter de l'écraser. L'apprentie se releva aussitôt, mais c'était juste.. Blasée par ce que je m’apprêtais à faire, je me mis à sprinter sur cette dernière, dégainant l'un des kopis de son étui. L'anticipation ma grande. Ne jamais rester à côté de ce genre de morceau. Dans mon élan, je pris l'apprentie par la taille et la dégagea sur le côté, avant de tourner sur moi moi en entaillant la plante du pied de la bête. Ce n'était pas une grosse douleur, loin de là, mais assez embêtant pour qu'il ne la pose pas de suite sur le sol, me laissant donc le temps de sauter sur le côté. Dans mon saut, mon corps se retrouva au sol, allongé. Chose que j'arrangeais rapidement, pour ne pas être piétiné. Mon regard croisa l'apprentie. Elle me fit un signe de tête, pour me remercier. Bon point, elle me faisait désormais confiance, t je savais dorénavant qu'elle avait besoin de toucher sa victime pour lancer son premier ou deuxième palier. Tournant la tête, mon regard croisa celui d'un autre apprenti, qui maniait la terre. Il se rapprochait de nous, comme pour nous coller. Hors de question, qu'il me laisse seule avec Essentia, je pourrais mieux m'en débarrasser, en cas de besoin, pensais-je, en déclenchant subtilement mon palier II sur l'élève. Il n'avait probablement pas fait attention à la couleur de mes iris, la scène était bien trop rapide pour lui. Mes iris redevinrent azur aussi rapidement qu'elles avaient changé en cyan. L'apprenti lui, semblait perturber par quelque chose.

Je découvrais mon palier en l'essayant sur le garçon.. Amusant... Il avait désormais sa main plaquée contre son oreille et semblait perturbé, mais pas souffrant. Avait-il donc perdu l'usage de son ouïe ? Un sourire malsain étira mes lèvres alors que je dégainais le second kopis pour attaquer en coeur avec Essentia fe. Un dans chaque main, je pouvais croiser les lames pour entailler son tendon d’Achille pour à la longue, en provoquer une rupture. Je m'acharnais, encore et encore, au même endroit. Je ne comptais plus les heures, mais je pratiquais avec Essentia un  duo. Rapprochement. Ne dit-on pas que les épreuves rapproches les gens ? Qu'elle me fasse confiance et je l’amènerais à la guilde de son plein gré. J’échangeais avec elle quelques boutades, historie de ne pas trop se démoraliser. Car soyons clair, faire mal à cette chose révélait de l’acharnement et du miracle. Je ne saurais dire si c'était de notre fait, mais le dragon déploya ses ailes et prit son envol, renversant tous les apprentis à proximité , moi y compris . Assise sur les fesses, je regardais le monstre répéter son attaque, prenant de la vitesse, percutant le mur pour redescendre à terre par la suite.. La fatigue se sentait, mais nous ne devions pas abandonner, je suppose ? Je mis mes mains au sol et recula. Si seulement je pouvais attaquer le monstre depuis la haut ... ?

Je fis demi—tour, non pas pour déserter le combat, mais pour me rendre au temple. Me ressourcer? Non, je n'en pris pas la peine. Au diable la fatigue et la flemmardise. Je voulais du pouvoir et j'y ai eu droit. Retournant sur le champ de bataille, un sourire étirait de nouveau mes lèvres. Montre moi ta nouvelle puissance.

[+1 Métamorphose]

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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Dim 14 Juin 2015 - 21:38
Aleksander sortit, nonchalant, à son tour. Son regard était rivé vers l'Est. Le supposé front. Lunettes sur le nez, il arborait un air pratiquement dépité. Cette tâche ne lui plaisait pas du tout. Après tout, qui était-il pour affronter un Dragon Noir ? Cette créature magique ne respectait aucune loi physique que le Prédateur Alpha aurait pu exploiter pour l'abattre. Mais alors qu'il se séparait du groupe, diverses idées prirent naissance dans son esprit tordu. Et il rallia à son tour le lieu des affrontements. Se postant tranquillement dans un arbre d'une hauteur non négligeable. Adossé au tronc, l'une de ses jambes balançant paisiblement dans le vide, il scrutait les mouvements du monstre ailé. Ses veines pulsaient, habitées d'une énergie nouvelle et tout aussi funeste que celle qui était déjà présente par le passé. Il n'avait pour le moment aucune idée de la manière dont il pourrait l'employer. Mais à n'en pas douter, ceci le rapprochait progressivement de sa forme finale. L'embryon n'était déjà plus qu'un lointain souvenir, alors que des mécanismes complexes dee sa transformation se dévoilaient à lui. Psychologique, hein ? Il n'avait jamais songé à appréhender les facteurs génétiques de cette manière. Mais cette rapide joute verbale avec la Succube lui avait octroyé de nouvelles capacités de réflexion. Au final, il n'était qu'un parasite. Qui apprenait des autres, absorbait les connaissances, et se débrouillait pour l'adapter à son propre organisme.

Sauf que les divers points de vue mentaux et leur complexité n'était pas quelque chose que l'on pouvait étudier simplement en l'observant. Il fallait pour cela vivre d'une certaine manière, afin de configurer son mode de pensée suivant un certain fil conducteur. Comme une histoire, ou un conte. Tout se basait sur un fait, ou en l'occurrence, une idée basique, et il suffisait d'étoffer tout autour par la suite. Voilà ce que prenait à coeur le Lycanthrope. Suite aux instructions et aux informations qu'on lui avait offert sur la situation, un mode opératoire prenait naissance dans son esprit. N'était-il pas le plus à même pour terrasser ce Dragon, après tout ? Il était le Prédateur Alpha. Et quand bien même cette chose n'était pas à proprement parlé dans le même monde que lui, il la surpasserait avec une aisance effroyable. Comme i ll'avait toujours fait. Le Britannique ne s'était pas défait de son rictus carnassier et inquiétant. En fait, il s'accentuait avec une lenteur presque mesurée, tandis qu'il oscillait entre un semi-sommeil réparateur et une profonde réflexion.

La mort était superficielle, désormais. Il devait inhiber son instinct de survie pour octroyer une place pour grande encore à son instinct de meurtrier. Il fallait que ce gain de puissance ait un sens. Enfin, le Prédateur Alpha acheva la phase d'observation. Il avait mesuré et calculé avec une précision stupéfiante le moindre geste du dragon. Ou plus précisément, sa charge, qui disposait manifestement toujours du même angle, témoignant de l'efficacité que cette ruée avait, par rapport aux autres. Et surtout, de la même vitesse. Tout chez la créature suivait un mode d'action simple et lisible, aux yeux du Repenti. Ses iris dorés et acérés discernaient la moindre contraction de muscle dans les ailes du Lézard. Ses sens, bien qu'aiguisés par le passé, n'avait rien à voir avec la perception des choses dont le Lycan faisait preuve désormais. En réalité, il jubilait presque, ivre du pouvoir qu'il venait d'obtenir par sa simple volonté. Le Dragon chargeait toujours de la même manière. Sa tête applatie et écailleuse en avant, jusqu'à ce que le choc se fasse imminent. Alors seulement, il rabattait sa boîte crânienne sous ses pattes supérieurs, offrant ses épaules massives et son flanc au pan de la muraille qui commençait déjà à s'effriter, faiblissant devant les charges furieuses de l'entité magique. Descendant de son perchoir, le Repenti regarda avec un dépit certain les Dieux qui s'évertuaient, épuisés. Si ils étaient fatigués, il ne leur restait qu'à mourir, afin de réapparaître à l'Infirmerie dans le but d'être en état. Des loques incapables d'affronter la Bête n'avait aucun sens. Surpris par sa logique implacable, le Prédateur Alpha prit un air désabusé, sachant pertinemment ce qui l'attendait, alors qu'il tournait les talons, en direction du temple. Une petite farce à l'adresse de Deus, et il retournait à son poste d'observation, patientant. Attendant l'arrivée d'une collègue toute particulière.

Il héla Clarke, qui revenait manifestement du Temple. Une brève discussion suffit à lui expliquer son plan, qui paraissait manifestement démentiel, au vu de la grimace qu'elle tira lorsqu'Aleksander lui annonça qu'il avait besoin qu'elle l'emmène haut, dans le ciel. Le plus haut possible. Le Britannique l'avait déjà vu se métamorphoser en d'autres humains. Alors, pourquoi n'aurait-elle pas été en mesure de se transformer en oiseau géant, ou que savait-il encore ? Certes, il pesait un certain poids, mais là n'était pas la question. Presque réticente, la Gorgone finit par accepter, adoptant une forme pour le moins... Incongrue. La ridicule gargouille qui se tenait devant lui avait cependant une stature suffisante pour soulever les quatre-vingt dix kilos qui composaient le blondinet. En moins de temps qu'il en fallait pour le dire, ils s'élevaient dans un vol erratique tout à fait incohérent. Au moins, l'aspect ridicule de la scène alors que Clarke se démenait pour prendre de la hauteur leur permettait de passer inaperçu aux yeux de l'immense créature noire, aux prises avec les vermines académiciennes. Que pensaient-ils accomplir en émoussant leurs épées sur les épaisses écailles qui composaient la cuirasse de la créature ? Insensé et inutile. Désormais, le Serveur soulevé par les épaules par une gargouille lui donnait des instructions. Des angles à suivre. De la hauteur à prendre. Et enfin, ils entrèrent dans un relatif vol stationnaire, rôdant en cercle. Haut. Très haut. Bien au-dessus du Dragon qui pulvérisait les forces des déités comme un enfant colérique aurait écrasé des fourmis. Il s'envola à nouveau, et alors, le plan prit forme. Aleksander prévint sa partenaire qu'elle allait devoir le lâcher. Sans hésitation. Lorsqu'il parvint à s'en assurer, il scruta les mouvements de la Bête, comme il l'avait fait par le passé.

Et enfin, tout prit forme. La prise de la Gorgone se desserra. Et à son signal, elle se défit de son fardeau. La gravité reprit ses droits sur le corps du Lycan. Il bouillonnait d'excitation, alors que son torse bourdonnait, son coeur tambourinant avec un rythme affolant, comme s'il cherchait à crever la poitrine de son hôte. L'air s'était fait presque rare, à cette hauteur. Mais maintenant qu'il chutait, ses poumons s'était vidé de tout l'oxygène qu'ils auraient pu trouver. Malgré la vélocité considérable, il lui sembla que son plongeon dura des jours. Des années. Ses yeux étaient fermés. Car il savait exactement où il se trouvait. Ce qui allait se passer. Et le plaisir prochain qu'il éprouverait. Il exultait tout bonnement, à l'idée d'enfin obtenir ce moment tant attendu, et si soigneusement préparé. L'air et la poussière générée par l'affrontement aurait tôt fait de lacérer ses yeux, et de les assécher, si jamais il n'avait pas prit la précaution de les clore un peu plus tôt. Sa structure osseuse entreprit de se déformer, alors qu'il continuait de tomber à une vitesse ahurissante. Il lui fallait quelque chose de plus puissant. De plus fort. Pas uniquement sur le plan psychique. Tous les aspects devaient s'améliorer. Le fil de la lame devait s'effiler. La mort avait déjà disparu. Obsolète. Sans aucun sens, désormais. Il pouvait ressusciter. Immortel. Qu'importe le nombre de fois où il devrait s'y reprendre. Il exterminerait le Dragon. Pas pour l'Académie. Pas pour ses occupants. Pas pour la Succube. Pas pour Eishi, non plus. Il n'était pas guidé par la haine. Il n'était pas guidé par la peur. Ni par le désir, le devoir, ou quoi que ce soit de rationnel. Après tout, il ne les comprenait plus depuis longtemps. Tout ce qui lui restait, c'était la Soif ; Brûlante, dure, et cruelle. Sa colère ne faisait pas bouillir ses veines, en cet instant. C'était l'excitation d'asseoir sa suprématie, qui le stimulait. Qui inhibait toute pensée logique ou rassurante. Seul son instinct de tueur subsistait. Et c'est sans aucun doute ce qui fit la différence.

Le Dieu Prédateur changea. L'orchestre squelettique devint muet, de par l'assourdissement offert par l'air qui sifflait à ses oreilles qui se déformaient, animales. Les vagues de douleur refluèrent rapidement, laissant au Britannique son esprit d'analyse et son intellect meurtrier. La Bête était plus forte. Plus complète que la précédente. Seul son odorat le guidait, alors qu'il se repliait sur lui-même, se sachant dos à la muraille, et face à l'extérieur. Et lentement, il pencha vers l'avant, jambes tendues, corps incliné, coudes et épaules vissées, accompagnées par ses hanches. Ses yeux s'ouvrirent. Et au-delà d'une vision normale, il perçut la chaleur émise par les corps. Bien qu'il n'émanait de lui aucun signal témoin de sang chaud. Face à lui, à un niveau inférieur, la Bête chargeait la muraille.

Pile à temps. Avec une précision chirurgicale, le Lycan percuta avec le fracas du tonnerre, de toute sa force terrifiante, de toute sa vitesse, et de toute sa demi-tonne de muscle, le museau du Dragon, avant que celui-ci n'entreprenne de rabattre son crâne entre ses pattes supérieures. La puissance du choc l'arrêta net dans sa chute. Ou plutôt, le cloua au sol, le laissant s'effondrer en labourant la terre, creusant de profonds sillons au pied de la muraille, alors qu'un Dragon surmonté d'un Lycan heurtait sans grande force l'épaisse barrière de l'Académie. L'épais nuage de poussière, aveuglant, s'éleva tout autour d'eux, englobant une majeure partie du front suite au choc titanesque des deux entités bestiales. Tête la première, à moitié ancrée dans le sol, la Créature ailée s'était allongée de tout son long, le monstre l'ayant percuté gisant à ses côtés, sonné, ses muscles ayant du mal à accuser l'impact.

Vacillant, étourdi, Aleksander se redressa, sous sa forme animale. Il n'était pas persuadé que tout ceci allait marché, mais manifestement, à en croire ce que ses sens déréglés par la violence de l'assaut lui rapportait, cela avait fonctionné. Progressivement, il escalada la tête du Dragon, se hissant à son sommet. Avant de pousser un rugissement triomphant qui résonna à travers tout le champ de bataille. Il n'avait aucune idée de la raison qui l'avait poussé à faire ça. Cela ne servirait à rien. Le Dragon n'était pas vaincu, à peine désorienté, et il avait amorti la charge. Voilà tout. Son corps tout entier hurlait de souffrance, la plupart de ses muscles froissés, son organisme tout entier affolé. Avait-il fait cela dans le but de revitaliser les troupes ? Comme il l'aurait fait avec sa meute, les galvanisant à l'idée d'enfin vaincre l'adversité, montrant l'exemple, brisant l'impression d'invincibilité qui émanait de l'opposant ?

Deux iris rougeoyants s'ouvrirent, se braquant sur le Lycan. Un rire guttural s'éleva, s'immisçant dans l'esprit torturé du Dieu de la Prédation. Les globes oculaires, luisant d'une énergie magique terrifiante, étaient orientés droit sur le Prédateur Alpha, juchait sur le museau de sa victime. Il était remis de son choc, et le voilà qui se payait la tête du Repenti. Le museau du Lycan se fendit d'un rictus mauvais, alors qu'en réponse, un ricanement cynique s'élevait, sans qu'il ne quitte sa posture de conquérant. Aleksander ne tarda pas à se montrer provoquant, puisque le Dragon semblait la victoire pour acquise, ayant survécu sans grand mal à la violence de l'assaut mené par son adversaire. Dans un instant, il se débarasserait de lui, et l'anéantirait. Comme toutes les autres fourmis. L'animosité qui émanait du Blond brûlait de milles feux, ardeur improbable, lueur vacillante mais inébranlable au plus profond d'une nuit d'hiver.

« You think you won? All of you think this is over? This fucking show isn't over meanwhile I'M still BREATHING! I WILL SHOW YOU WHAT IT MEAN, TO BE CALLED APEX PREDATOR. SO BRING IT ON! »

L'instant suivant, le Lycan se jetait en avant, griffes dehors, visant avec une dextérité surprenante l'iris droit de la Bête. Tentant de lacérer le cristallin de l'oeil qui lui était presque offert sur un plateau. Mais le Dragon s'ébroua brutalement, ne laissant pas l'occasion à Aleksander de voir si sa tentative fut un succès. Tout était si confus en cet instant. Il roula difficilement, éjecté de son perchoir, avant de se retrouver face à face avec son adversaire. D'un battement d'ailes, ce dernier balayait le nuage de poussière, se redressant de toute sa hauteur et rayonnant d'une aura de suprématie propre à son genre. Il toisa un instant le Britannique, confus, qui vacillait, avant de se reprendre, bombant le torse fièrement, poussant un ultime rugissement d'une puissance assourdissante. En réponse, le Dragon ouvrit la gueule, déversant l'enfer sur le Repenti.

Qui disparut, englouti dans les flammes.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Lun 15 Juin 2015 - 20:58

« Extérieur de l'Académie, côté Ouest », le 04 juillet 2014, 20h40

Flash de lumière, suivi d’un grondement sourd. D’épais nuages tapissent progressivement le ciel tandis que la nuit tombe. Est-ce qu’un apprenti dieu est en train d’utiliser son domaine divin pour créer une cellule orageuse ? La plupart des monstres, tout comme les animaux, craignent la foudre… mais ce n’est pas le cas des Dragons Noirs. Pas de celui-ci en tout cas.

Chronos touche sa corne droite, songeuse. À environ trois-cents mètres du Dragon, à côté de la muraille, elle observe les apprentis dieux se démener face à ce puissant adversaire. L’orage et la nuit vont constituer deux nouveaux désavantages pour les académiciens, et le fait qu’un idiot en soit à l’origine ne va rien arranger. Mis à part cela, ces hommes et ces femmes se débrouillent plutôt correctement. Certains arrivent même à survivre depuis quatre heures maintenant. C’est prometteur.

Une fois encore, le Dragon Noir s’envole. Après avoir effectué quelques rondes habituelles dans le ciel, il s’arrête. Son regard est dirigé vers les montagnes, très probablement de là où il vient. Son nid.
Le Dragon finit par lever la tête, inspirer, puis rugir.
Un long râle, si bruyant et si puissant que la terre semble se mettre à trembler.

Un appel.

Et voilà exactement ce que la succube attendait.
Elle se redresse et se met à marcher en direction du Dragon Noir, tout en surveillant l’activité du côté de la montagne du coin de l’œil. Une nuée sombre se forme à l’horizon, d’abord minuscule et lointaine, puis de plus en plus importante au fil des minutes. Une nuée de monstres, une invasion de Dragons Noirs… ses enfants. Cinq minutes leur suffisent pour rejoindre leur parent.
Ils sont une centaine… et malgré sa présence parmi des académiciens, Chronos ne semble pas décidée à attaquer. Elle va se contenter de surveiller les apprentis dieux, pour que leur corps ne soit pas emporté. Les Dragons en bas âge ont souvent la mauvaise manie d’attraper leur victime dans leur gueule pour les rapporter à leur nid, là où ils pourront tranquillement les déguster…

Ce serait dommage d’en perdre un en route.



Troisième tourSur la centaine de bébés Dragons fraîchement arrivés, deux sont spécialement agressifs à votre égard. Ce ne sont que des enfants, ils ne crachent pas encore de flammes, il est vrai… mais deux fois quatre mètres d’envergure seront peut-être suffisants à vous mettre hors d’état de nuire. Et si vous réussissez à les tuer, le grand Dragon Noir sera toujours prêt à en découdre avec vous, pour vous punir d’avoir laminé ses progénitures.

La fatigue commence à se faire ressentir si vous ne dormez pas… la faim commence à vous guetter si vous ne vous nourrissez pas… il fera nuit noire vers 21h30 et il se met à pleuvoir… mais quitter le champ de bataille ? Abandonner un examen ? Chronos est là, à quelques mètres. Aucun monstre ne l’attaque, elle… Peut-être pouvez-vous vous servir d’elle pour vous protéger, après lui avoir gentiment demandé son accord ? Ah… et si vous êtes emporté par un bébé Dragon, la responsable de l’Arène des Chasseurs aura bon goût de vous tuer à distance, afin de récupérer un morceau de vous qui servira à vous ressusciter. Inutile de la remercier…

À partir de maintenant, vous pouvez : affronter et tuer les deux bébés Dragons qui vous attaquent, affronter le Dragon Noir qui continue sa vie tranquillement (toujours impossible à tuer pour le moment), mourir (et retrouver la vie x heures plus tard, batteries magiques rechargées au maximum), discuter avec un PNJ au choix (Chronos ne vous répondra pas, se contentant de brefs regards), gagner un niveau au temple (après avoir gagné de l’expérience, d’une façon ou d’une autre).

Vous décrivez vos actions jusqu’à 03h00 du matin environ, heure à laquelle la Dragon Noir va s’envoler et tranquillement s’éloigner vers la porte Nord.

Durée inRP : 7 heures
5h20 depuis le début de l'examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mar 16 Juin 2015 - 12:50
Le tonnerre gronde. Les apprentis frissonnent.

Compte tenu des événements au-dehors et de la distance avec la porte, Elione fut bien contente de ne pas avoir à attendre les secours. Ainsi donc elle s'était dotée d'un pouvoir de guérison. Pendant qu'elle éprouvait la douleur de sentir ses os se ressouder, sa peau cicatriser, à une vitesse hors norme, quelques élèves débrouillards lui apportaient un peu d'eau de pluie et des biscuits en miettes encore emballés, égarés dans les poches en cas de petites faims. Ce pouvoir miraculeux lui drainait une énergie considérable, et reprendre quelques forces ne serait pas de refus.

La souveraine ferma les yeux un moment pour mieux se concentrer, puis reconnut lorsqu'elle ouvrit les paupières les visages de certains ayant "échoué" au test de Chronos, qui se rachetaient à leur humble manière. Mais que fabriquaient les professeurs ? Les directeurs se battaient, on pouvait entendre les rugissements de leurs terribles adversaires par moments, perçant l'orage de façon sinistre. Les surveillants désignés contenaient les élans nerveux des plus jeunes, des plus fragiles. Mais les professeurs ? Gregorio, Alexander, Tomie ? Et la responsable des élèves intervenue au Colisée ? Que faisaient tous ces gens pendant qu'ils risquaient leurs vies au-dehors ?!

A peu près remise, un peu de fièvre ayant fait son apparition, la déesse Lumière se releva. Elle rajusta son écu dont les armoiries avaient flambé, vérifia que ses membres gardaient leur ardeur pour manier son épée, puis repartit affronter les dragons et la pluie nocturne. Heureusement qu'un manteau d'étoiles offrait quelques lueurs à suivre, car la partie s'annonçait de plus en plus défavorable à leur entreprise. Cela ne l'arrêta pourtant pas. On les avait prévenus.

Elle accéléra le pas en entendant un rugissement plus long que les autres, en direction de la porte qu'ils étaient chargés de protéger. Un mauvais signe qui lui fit serrer les dents. Qu'est-ce que la créature leur réservait encore ? Elle n'eut pas à attendre bien longtemps pour le savoir, un nombre de silhouettes grandissant se découpa sur le ciel nimbé d'éclairs : la mère venait d'appeler sa portée. Et quelle portée.

Arrivée près de Chronos, immobile, la souveraine chercha du regard les neuf autres divinités. Elle en trouva cinq, les autres probablement toujours à l'infirmerie ou ayant échangé leur place.


"Dame Chronos, pourquoi n'agissez-vous point ? N'êtes-vous pas maîtresse de l'arène ? Ne pouvez-vous envoyer vos créatures nous prêter main forte ? A moins que vous ne nous laissiez penser que nous n'avons aucune chance seulement pour vous amuser, quand nous pourrions à nous dix nous défaire de ce monstre, en repoussant nos limites."

Au sourire que lui lança la succube, Elione sut qu'elle n'obtiendrait rien d'elle. Ou qu'elle n'en avait pas les moyens.

"Stupide examen..."

Ailes célestes


Déployant de nouveau ses ailes, la duchesse tâcha de garder une altitude assez basse pour ne pas servir de paratonnerre, puis avisa la progéniture venue renforcer les rangs de le dragon. Les bébés semblaient joueurs, d'une façon que seuls les carnivores pouvaient appréhender. L'un d'eux eut même la bonne idée de la prendre en chasse. Une bête trois à quatre fois plus grosse qu'un cheval qui pourrait, en d'autres circonstances, lui servir de monture.

"De monture... Mais oui !"

Dans un enchaînement rapide entre les arbres à l'extérieur de l'enceinte, elle vérifia l'aptitude à la course du dragon, et notamment aux virages serrés. Bien lui en prit car le dragonnet dut ralentir afin d'éviter d'abîmer ses ailes. C'est ainsi que, dissimulée derrière un feuillage, elle se laissa tomber sur son dos alors qu'il passait sous elle, et alla aussitôt se caler entre ses cornes. La bête rua, secoua frénétiquement la tête, déréglant son vol par la même occasion. Bien agrippée, Elione tint bon et entreprit de le diriger à la manière d'un cheval, en penchant tantôt d'un côté de sa tête, tantôt de l'autre grâce à son expérience de cavalière aguerrie. Les cris de protestations du dragonnet fusèrent dans le ciel et la harde se mit en tête de le suivre pour essayer de le délivrer. L'apprentie-déesse éclata de rire, fit piquer la jeune créature, pour mieux remonter en vitesse. C'était un type de galop qu'elle apprécierait vite si sa monture se laissait apprivoiser. Le grand dragon noir, pour sa part, se mit à rugir, sans flammes, de peur de blesser sa progéniture. Et le spectacle dura tant que le bébé eut assez de forces pour voler, guidé assez loin des murs par Elione pour que les autres apprentis aient le temps de prendre du repos.

En parlant de repos, l'effort de concentration et de maintien sur le cou du prédateur épuisaient peu à peu la résistance de la jeune femme. Elle chercha une aire d'atterrissage à une distance raisonnable de l'académie, ni trop loin pour pouvoir rallier la muraille, ni trop près afin de minimiser le danger d'une contre-attaque draconienne. Le bébé s'y posa doucement, attirant sur lui les élans protecteurs de sa famille. Elione se retira avant d'en subir les frais, retourna en direction de l'académie avant que ses forces ne s'évaporent complètement.

Inlassablement, le père de famille avait repris son assaut, et les fissures dans le mur commençaient à devenir vraiment impressionnantes, des pans entiers de pierre se détachaient parfois, au risque d'écraser les combattants situés en-dessous. Derrière, on pouvait voir quelques novices dotés de pouvoirs de reconstruction, encadrés par des surveillants, en train de maintenir autant que possible la solidité de la structure, malgré la pluie et le vent levé par l'orage. De ce côté-là, Elione ne pouvait rien faire. L'architecture n'était pas son domaine, mais elle prit le temps de les encourager tous, avec quelques mots chaleureux ou une tape sur l'épaule, avant de regagner le temple où elle pourrait profiter d'une ou deux heures de repos mérité. Dans toute guerre il y avait des trêves, la différence ici était l'absence de dialogue possible avec la créature à écailles.

Les rugissements des côtés des directeurs Shindô et Colombe s'espaçaient. Eux aussi menaient une lutte acharnée, sans qu'on sache qui l'emportait. Au temple, dans la tension ambiante qui régnait, les professeurs de garde tentaient d'établir un semblant de routine. Des couvertures circulaient et on s'efforçait de dormir, ou au moins de rester détendu. Plusieurs apprentis morts au combat reprenaient leurs forces par ici, et la reine les rejoignit dans le même but. Elle avait plus utilisé de magie ces dernières heures que durant toute son existence divine, ses réserves à sec, mais son moral confiant. Chronos et ses sarcasmes n'y changeraient rien. Autrefois les chevaliers vainquaient seuls. Pourquoi à neuf aucun d'eux ne pourrait triompher ?

Sur ces douces pensées, Bernard de Ventadour vint la cueillir d'un sommeil réparateur, chantant pour elle une vieille berceuse oubliée.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mar 16 Juin 2015 - 22:38



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



Faire voler un lycan, sérieusement ? Lorsque ce dernier vint à ma rencontre pour me proposer cet étrange plan, j'en aurais presque ri. Mais nous n'avions pas le temps pour cela, pensais-je, en faisant défiler dans ma tête une listé d'animaux volant. Tous n'étaient que petites choses.A cette époque, les animaux volants se révélaient être de petit gabarit. Et mon nouveau pouvoir, qu'en était-il ? J'avais senti quelque chose se mouvoir en moi, un peu tel un animal parcourant mon fort intérieur. D'un geste, je replaçais le bracelet qui me cillait le poignet. Mes tenues de rechanges, ne les perdons pas. J'en profitais alors pour  planter mes deux Kopis de manière croisé sur le sol pour y délaisser ma veste et mes chaussures. Pour le reste, tant pis.Je me savais désormais capable de choses étonnant, et pourquoi pas me métamorphoser en bête du bestiaire ? Dans un sourire, je visualisais la mini-gargouille, rencontrée lors d'une mission avec Blake et fis claquer mes doigts en frottant mon pouce et mon index ensembles. Cela ne représentait absolument rien, j'utilisais juste ce geste pour le coté théâtrale. Ses courbes, son dos, sa manière d’être.. Mon corps se cabra, mon visage s'allongea, et bientôt, mon corps ne fut plus humain mais plutôt gargouillesque sous le visage étonné du lycan. Pas encore habituée à ce corps, je pris soin de battre des ailes doucement avant de m'essayer au vol. Pour l'instant, je gérais, pensais-je , en posant mes pattes sur les épaules du repenti. Mes ailes se mirent à aller et venir d'avant en arrière pour tenter de prendre mon envol. Dur dur. Il faisait son poids en fait, le bougre de blondinet, pensais-je, en gagnant désormais de l’altitude. Un signal, un appel et je lachais désormais ma prise, laissant le repenti s'abattre violemment sur le dragon tel un boulet de chair humaine. Enfin, si je puis dire.

Tout se déroula si vite alors que de moi même, j'observais la scène pour fendre l'air à mon tour.  Il fallait que je récupère Aleksander. La bête ouvrit la sa bouche béante. Trop tard. J'échappais tout juste au jet de flamme, virant sur le coté de manière hasardeuse avant de reprendre de l'altitude et de me poser à mon tour sur le nez du dragon, mon corps muta me redonnant forme humaine alors que j'activais mon second palier. Couleur Cyan. Qu'il me regarde désormais. Qu'il perde ses sens. Le dragon s’agaça, un insecte sur son royal museau, encore ? Il braqua ses pupilles dans ma direction pour me regarder. Ou du moins, me fusiller du regard. Son regard était sombre, terrifiant. Pourtant il ne semblait pas hostile à mon égard. Avait-il reconnu une odeur quelconque sur moi ? Réalisait-il que nous étions dans un même camp ? La bête se mit à rugir, me faisant fléchir. Je me trouvais à genoux, sous l’insupportable cri du monstre. Tournant la tête, je vis alors une étrange nuée sur le coté. Une grimace dépitée fendit mon visage, alors que le dragon lui, semblait rire de moi en secouant violemment la tête. Mon corps bascula, avant de tomber dans le vide. Je ne connaissais pas encore les limites de mes métamorphoses, c'est pourquoi je tentais de nouveau ma chance, visualisant le corps d'un rapace. La chose pris, alors que j'enlevais mon bracelet pour me le coller dans le bec. Mon corps rétréci, des plumes se mirent à couvrirent mon corps, une vue perçante me saisit la rétine. A quelques mètres du sol, je fis pivoter mon corps, délaissant mon état de piquet pour planer ras les académiciens. Je voyais désormais le soucis face à moi. Une nuée de dragons. Plus petit, mais pouvait-on appeler cela, des bébés au vue de leur taille ? Quelle blague. En quelque mouvement d'aile, je pris la direction de mes effets et cessa de voler, pour me re-transformer en humains sans craintes. Le bracelet des tenues tomba de mon bec dans la main que je tendais. Rapidement, je le passais autour de mon poignet et l'activais. J'avais pris soin de mettre des tenues adéquat, pas de traquenard avec des robes pour faire le tapin, cette fois. Pieds au sol, je pris dans chacune de mes mains les deux armes plantées dans le sol. Pas de chaussures ni de vestes non, j'étais bien plus à l'aise sans toutes ces babioles inutiles.

Je n'étais pas invincible non, je sentais la fatigue qui me tiraillait. Elle était là, me gueulait aux oreilles de cesser ces imbécillités et de me laisser mourir comme une quiche, pour perdre des heures de combats. Et pourtant, je l'envoyais bouler de vive voix. Quoi de mieux que des vrais adversaires, pour renforcer ses capacités ? Un des dragons attaquait méchamment ma petite victime, Essentia. Mécontente de voir qu'il lui causait du tord alors que c'était censé être mon rôle, je pris alors sa direction et me mis à courir, moulinant l'un des kopis pour le projeter en avant, une fois arrivé à quelques mètres de ma cible. Il passa à quinze centimètres d'Essentia Fe, pour se planter dans le vendre du bébé dragon. L'académicienne tourna la tête vers moi et me remercia d'un hochement de tête... J'avais foiré ma cible. Qui a dit que celle-ci était le dragon ? Tournant la tête, je vis le lycan non loin qui revenait. Il était tout feu tout flamme tout à l'heure, il avait fait vite pour se régénérer... Un simple signe de tête suffit au lycan de me comprendre. Il entama sa transformation, alors que moi, j'occupais le dragon. Essentia Fe semblait avoir lancé son pallier, car au simple contact de sa paume, le dragounet semblait perturbé. Je piquais alors un sprint droit vers le bébé. Il m'attendait, posant ses quatre pattes boudinés au sol et s'avança vers moi, féroce. Plus que 5 mètres avant la rencontre de nos deux corps. 2 mètres.. Le dragounet leva la patte pour tenter de me faucher, chose que j'esquivais en me laissant tomber au sol, tout en glissant sous la bête pour récupérer mon kopis planté là. Sous le ventre du dragon à quatre patte, je parvins à extraire ma lame, juste avant que ce dernier ne lâche un petit cri et bascule sur le coté. Le lycan venait de le percuter en pleine côtes, brisant probablement plus qu'il n'en paraissait. Allongée sur le sol, je fis alors un rouler bouler et me remis sur pieds, profitant du moment de confusion du dragounet pour sauter dessus et planter mes deux kopis dans un même temps dans le crane du monstre qui lâcha un cri suraiguë de ses lèvres avant d'y laisser la vie. Les deux lames profondément enfouis, j'eu un mal fou à les sortir de là. A vrai dire, je n'eu même p s le temps de le fait qu'un violent coup de queue me brisa les côtes, le bassin, la nuque, tout ce qui se trouvait sur son passage, réduisant mon corps à une simple marionnette brisée qui vint e crasher une centaine de mètres plus loin.

Oups.

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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mar 16 Juin 2015 - 23:01
Ses poumons s'emplirent d'air alors qu'il se redressait brutalemment, en sueur, une expression inquiétante sur son visage fraîchement recomposé. Autour de lui, tout le monde s'activait. C'était le chaos le plus total. Aussi, son hilarité malsaine et ses éclats de rire lugubres passèrent presque inaperçu, alors qu'il se défaisait du drap qui le couvrait un instant plus tôt. Drap imbibé de sang. Son sang. Alors il était encore mort, n'est-ce pas ? Son esprit torturé se déchirait progressivement, au fil de ses décès, tous plus brutaux les uns que les autres. Pourtant, il progressait. C'était une certitude aussi sordide qu'évidente. La Bête évoluait. Prenait de l'ampleur. Il était nu, au sorti du lit, mais tout le monde était soit bien trop terrifié pour le lui faire remarquer, soit trop occupé. La peau blafarde et nue de ses pieds frémit, au contact de la pierre froide, lui faisant remarquer qu'ils se trouvaient non pas à l'infirmerie, par manque de place, mais directement au Temple. Glissant une main dans sa chevelure blonde et collée à son crâne par les multiples fluides qui avaient pu émaner de son corps en réanimation, il se fendit d'un sourire sardonique. Faisant face à l'autel où il était apparu le premier jour, il constata avec quelle frénésie il s'était enfoncé dans les ténèbres, alors que Deus l'avait ramené à la surface, à la frontière entre le Bien, et le Mal. Ces deux notions lui paraissaient désormais abstraites. Il n'était qu'une Bête. Il n'avait toujours été qu'une Bête. Il tergiversa un moment à voix haute, parlant avec un autel en pierre, avant de tourner les talons.

Plus qu'une faim physique, c'était un appétit psychologique de mort et de violence qui le triturait. Le Britannique attendit de franchir le seuil, promenant son regard doré sur les multiples arrivants portant des morceaux de cadavres carbonisés. La lueur de cruauté au fond de ses iris féroces n'en fut que ravivée, alors que son intégrité toute entière déformait. Ondulait. Mutait. Au-delà d'une consommation d'énergie physique, la douleur encaissée et générée par la transformation de sa structure osseuse toute entière laissé des marques psychiques. Et plus il en abusait grâce à ces événements, plus il se rapprochait de son but ultime. Atteindre le statut de Prédateur Alpha. De l'autre côté, de profondes séquelles étaient laissées dans son cerveau et son mental, alors que son organisme tout entier se distordait, cédant sa place à quelque chose de bien terrible au milieu d'une mélodie sépulcrale jouée par un orchestre squelettique. Revêtissant son épaisse fourrure noire et hérissée, il prit pour la première fois conscience des excroissances écailleuses qui couvraient désormais son cuir épais. Dans son dos, de curieux épieux longs de quelques centimètres avaient également prit naissance, aux alentours de sa colonne vertébrale alors que son corps tout entier lui paraissait brûlant. Un rictus morbide déforma ses babines, dévoilant ses énormes crocs suintant d'une salive purulente, alors qu'il se ruait vers le front à une vitesse démentielle, l'estomac noué par la faim, l'esprit déchiré par des pulsions de meurtre viscérales.

Une fois sur place, force était de constater qu'il y avait de l'animation, à en voir tous les lézards miniatures qui voletaient en tout sens, pareils à une nuée de nuisibles infectes et infernaux. Chacun avait sa part d'ennui, à en croire la façon dont le front s'était plus ou moins brisé, et séparé de toute part. L'animosité qui habitait le Lycan ne faisait que croître, fureur incandescente qui se déversait dans ses veines, le galvanisant, encouragé par les éclats de rire psychotiques de Vasilis qui le côtoyait comme un compagnon en cet instant. La Bête se redressa, sa gueule s'ouvrant pour pousser un rugissement terrifiant, et provocateur, à l'encontre des Dragonnets. Qui ne tardèrent pas à se ruer à sa rencontre, alors que deux autres Apprentis se plaçaient devant lui, ayant manifestement en tête de lui prêter main-forte dans cet affrontement.

Les griffes du Britannique s'enfoncèrent profondément dans le dos de ses pseudos-congénères. Un geste brusque, et il réduisait leur chair en lambeaux. Ils s'effondraient déjà, baignant dans leur propre sang, braquant sur le redoutable Prédateur Alpha des regards chargés d'incompréhension. Et il ne leur accordait pas la moindre attention, ses iris brillant de cruauté et de férocité déjà orientés vers ses deux nouvelles proies, alors que Vasilis continuait son concert de rires déments et dissonnants.

« GET THE FUCK OUT OF MY WAY, YOU WORMS. »

Et sans un regard en arrière, il se jetait à la rencontre des deux créatures magiques qui faisaient déjà claquer leurs mâchoires à l'idée d'un repas bien mérité. En un instant, les choses adoptèrent un rythme frénétique. La vitesset et la force physique du Lycan atteignirent leur apogée, alors qu'il passait de l'immobilité la plus totale à un charge farouche et véloce. Il évita in extremis l'étau que représentaient les mâchoires d'un premier de ses opposants, pour mieux écraser et compresser la gorge de ce dernier alors que ses écailles noires craquaient sous les crocs du Prédateur Alpha, qui exerçait sur celle-ci une pression incroyable. Le Repenti se battait avec une violence inouïe, frappant de ses griffes et utilisant sa nouvelle prise comme bouclier contre son congénère. De multiples erraflures vinrent déchirer ses épaisses protections, divers sillons sanglants se traçant dans sa chair. Juste à temps pour déverser sur le Dragon qu'il emmenait déjà au sol avec une position dominante un sang acide et corrosif qui n'eut aucun mal à traverser les plaques d'armures organiques de la bête céleste. L'air se faisant rare, son premier opposant déclina, vacillant, alors qu'Aleksander opprimait sa gorge. Progressivement, ses crocs rencontrèrent la chair mise à nue par de longues secondes d'effort. Et l'instant suivant, la carotide déchiquetée donna naissance à un océan carmin qui gifla en tout sens, funeste fontaine indomptable. Une abrupte pression sur son dos, et voilà que plusieurs épieux effilés fusaient à travers l'air comme autant de carreaux meurtriers, à la recherche de cibles à pourfendre. Le rugissement victorieux du Prédateur Alpha fut de courte durée, puisque déjà, le second fonçait à sa rencontre, hargneux.

Pour être accueilli d'un revers de la patte du Repenti, qui se révéla avoir une force et une précision inattendue. Frappé au niveau de la tempe, le lézard ailé sembla désorienté un instant alors que sans attendre, d'un bond prodigieux, Aleksander se hissait sur le dos de sa proie. Ses griffes ne tardèrent pas à trouver leur chemin vers les tendons liant les ailes au reste du corps de la créature, alors qu'un avec un rictus cruel, il entreprit de les mettre en lambeaux via multiples torsions et lacérations. Se cambrer et battre des ailes ne servait qu'à alimenter la rage froide qui animait le Dieu Prédateur, dans une véritable transe berserk. Chacun de ses coups se traduisait par des os brisés et des giclures de sang surnaturelles. Les écailles craquaient, les ligaments et tendons cédaient, et rapidement, les ailes du Dragon furent réduites à l'état de tas de chair méconnaissables, qui, accompagnés d'un râle déchirant, s'arrachèrent à leur propriétaire, ne laissant qu'un moignon putrescent en lieu et place d'appendices aériens. Le Lycan exaltait. Il était dans son milieu. Le sang. La violence. La mort. Le tourbillon de la bataille. Les tumultes de la guerre. Enfin, il se sentait vivant. Enfin, il se déchaînait réellement, alors que délogé du dos de sa victime, il faisait face au monstre qui fut ailé par le passé, mais qui était déjà estropié. Les majestueuses palmures déchiquetées, des années de croissance réduites en cendres. La chose se ruait vers lui, gueule ouverte. Sauf que plus que quiconque, il comprenait le mécanisme de ces mâchoires. Glissant son puissant bras, plié, à l'intérieur, de l'abîme de crocs, ces derniers s'enfonçant avec aisance dans sa chair. A la manière d'un cric, ses muscles se contractèrent alors que son coude se vissait, afin d'éviter que son membre ne finisse en pâture. Alors que son sang dégoulinait dans la gueule du Dragon, celui-ci eut un mouvement de recul, alors que le rictus angoissant de la Bête s'accentuait, son torse se secouant au rythme d'un rire sardonique et guttural, son bras libre se refermant autour de la tête de la créature, l'empêchant de se retirer tout en l'abreuvant du liquide vital.

« YOU WANT MY BLOOD? DRINK IT. DRINK IT ALL. »

Au fur et à mesure que ledit sang glissait dans la gorge du monstre surnaturel, une odeur de décomposition avancée s'élevait dans l'air, alors que la créature sujette à de tels relents se courbait, cherchant tant bien que mal à s'éloigner du Lycan. Ce que ce dernier accorda, puisque le lézard estropié se traînait sur quelques mètres en poussant des gémissements plaintifs, avant de s'effondrer lourdement, son torse s'ouvrant progressivement pour laisser se répandre les entrailles à moitié grignotées par l'acide corrosif qui faisait la nouvelle caractéristique du sang du Prédateur Alpha, qui écarta les bras, poussant un nouveau rugissement triomphant, prenant un plaisir incompréhensible et terrifiant dans cette lutte insensée. Ses iris féroces se braquèrent sur la Succube, ses babines découvrant ses crocs imposants, comme un rictus moqueur et provoquant. Qui lui rendit son sourire, presque dédaigneuse. Se laissant tomber sur ses quatre membres, bien que l'un d'entre eux soit sévèrement meurtri, le Repenti prit une nouvelle impulsion, et se jeta à la rencontre de nouveaux opposants, impatients d'être à nouveau vaincu et de s'abreuver encore et encore de toutes les connaissances possibles et imaginables.
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[HRP : +1 Passe-Partout.]


Dernière édition par Aleksander Anderson le Mer 17 Juin 2015 - 22:40, édité 1 fois
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Mer 17 Juin 2015 - 21:49

« Extérieur de l'Académie, côté Ouest », le 05 juillet 2014, 03h53

Inspiration. Expiration. Déclenchement.
Tous les bébés Dragons s’arrêtent instantanément et tournent la tête vers Chronos, dont l’aura vient de doucement les envelopper. Après quelques secondes de flottement, les monstres se posent à terre et s’approchent d’elle, comme envoûtés. Dans un même temps, le Dragon Noir adulte vient de créer une véritable brèche dans la muraille, et crache des flammes sur les bâtiments de l’académie. Malgré la pluie et l’humidité, ceux-ci prennent feu instantanément.

Un hurlement terrible au loin, côté Nord, l’arrête cependant dans son élan.
Le Dragon Noir redéploie ses ailes et s’envole sans tarder, laissant tous les dieux en plan.
Chronos le regarde s’éloigner vers le Nord en soupirant. Elle jette un coup d’œil tout d’autour d’elle, avant de grimper sur le dos d’un bébé Dragon et de s’envoler en direction de l’enceinte de l’académie. Au-dessus de la muraille, elle saute et atterrit près du temple, pour constater des ravages du feu. Les apprentis sont désorganisés au possible, personne n’intervient, pas même les professeurs. Affligeant.
Pas de chance pour Elione, c’est elle que Chronos remarque la première, pionçant dans le temple. Approchant son visage à quelques millimètres de celui de l’apprentie déesse, Chronos approche sa main et caresse sa joue de la même manière que dans le bureau, là où tout a commencé.

- Élève Elione, debout. La confiance que tu places en tes camarades, qui font le boulot à ta place pendant que tu te reposes, est touchante, mais chaque seconde est importante. Puisque tu ne veux pas rater ton examen, j’ai besoin de tes yeux. Gère cet incendie et surveille les apprentis. Tous. Tu es en charge. Tu échoues, ton examen est terminé.

Elle fait glisser son doigt sur ses lèvres… puis se relève.
À quelques pas de là, Clarke est en train d’être soignée. Chronos pose un genou à terre et lui réserve le même traitement qu’à Elione, à savoir… poser une main sur elle et lui caresser la joue, tout en approchant son visage un peu trop près.

- Élève Clarke, tu es également en charge. Surveille. Surveillez, toutes les deux.

Recoiffant une mèche de cheveux derrière ses oreilles, tout en la regardant droit dans les yeux, la responsable de l’Arène des chasseurs finit par se lever puis quitter le temple. Vagabondant par-ci par là, elle cherche désormais le troisième individu auquel elle a besoin de dire deux mots. Aleksander a tué un dieu de sang-froid dans l’assaut, pensait-il réellement s’en sortir comme cela ? Chronos était au milieu d’eux, elle les observait pendant qu’elle emmagasinait l’énergie nécessaire pour stopper tous les bébés à la fois…
Il n’a pas fini d’entendre parler d’elle…

- Cher matou sauvage incontrôlable, reprend ta forme humaine et aide à éteindre cet incendie. Un geste de travers et tu auras ton collier autour du cou, toi aussi. Ce sera ta récompense, pour ton échec.

Aucun geste doux envers lui.
Qu’est-ce qu’il croyait ?




Quatrième tourLe Dragon Noir vient de s’éloigner, tous les bébés sont désormais sous le charme de la maîtresse des monstres, doux et immobiles à l’extérieur de l’enceinte de l’académie. Chronos vous a donné des instructions, à vous de faire ce que vous souhaitez ! Pour information, ce nouveau travail sera également éreintant, d’où le gain d’expérience très élevé. Côté Aleksander, tout ce que tu feras sera observé par Chronos, elle te suivra à la trace, à deux mètres derrière toi, sans dire un mot.
Tous les dieux vont apporter leur aide, mais certains peuvent être réticents, bien sûr.

Durée inRP : 3 heures
12h33 depuis le début de l'examen.
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Jeu 18 Juin 2015 - 12:36
Le sommeil est agité. La cohue autour vient jusque dans ses rêves lui rappeler le bruit d'une armée qui se déplace de forteresse en forteresse, bien décidée à mater les rebelles ou les envahisseurs. Lors d'un siège, on ne dort plus que d'une oreille et d'un œil. C'est pourquoi lorsqu'une main s'aventure sur sa joue, en quelques secondes Elione s'est redressée et a dégainé son épée, directement pointée en travers de la gorge de l'importune. Elle se retient en reconnaissant la personne devant elle, toujours aussi désinvolte. Combien de temps a-t-elle dormi ? Une heure ? Deux ? Au-dehors il fait toujours sombre, la pluie tambourine sur les vitraux du temple son hymne mortuaire. Nuit d'orage, nuit de sang.





La succube lui confia une mission déroutante. Besoin de ses yeux ? Ah, ses yeux de reine. Celle qui, aux côtés de son roi, donne les ordres et organise la bataille. Celle qui, dans le chaos, instaure l'ordre. Les yeux de cette personne dont elle a perdu l'identité il y a sept siècles, lorsque la maladie l'a emportée. Alors que sa main se promenait de nouveau sur son visage, l'apprentie-déesse la stoppa d'une main ferme. La tâche ne lui faisait pas peur, elle avait déjà gouverné tout un royaume, alors quelques centaines d'académiciens ?


"Je ne le fais pas pour un examen. Je ne le fais pas par peur ou par désir de vous, Dame Chronos. Des vies. Il y a des vies à sauver. Dieu notre Père a dit par le biais de ses prophètes que chaque vie connaîtra la miséricorde dans l'au-delà pour peu qu'elle se repente. Si ici est l'au-delà et que personne ne sauve ces vies, alors Dieu n'existe pas. Mais si je les sauve, alors je saurai que je suis à mon tour une déesse. Et je serai enfin libre de tracer mon chemin. Je ne serai pas perdue, mais transformée, selon l'enseignement de Merlin. Cessez donc de me parler de ce pitoyable examen."

Elle relâcha sa main et se leva leva sans quitter la succube des yeux. Tout autour, cris, pleurs, bousculades. Il fallait mettre fin à tout cela. Une personne pourrait l'y aider, cet élève avec un pouvoir vocal. Encore fallait-il le trouver. Vive, elle chercha d'abord les professeurs. Impuissants, parfois ébranlés au point de ne plus bouger et de regarder simplement, elle tenta de les secouer un peu, de les réconforter par des mots simples et forts. Donner du sens à tout cela.

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, elle trouvait l'apprenti qu'elle cherchait, recroquevillé dans un coin, tremblant. Elle s'accroupit près de lui, posa une main sur son épaule, lui expliqua patiemment qu'elle avait besoin de son don. Pas de réponse. État de choc. La peur contractait ses entrailles au point qu'il se mit à pleurer lui aussi. Ni une ni deux, la belle blonde lui décocha une gifle retentissante pour le faire sortir de sa torpeur.


"Tu n'approcheras pas les dragons, c'est promis ! Il faut que tu montes sur l'autel et que tu attires l'attention de tout le monde, je dois leur parler, nous devons stopper l'incendie ou il ne restera rien de l'académie ! Est-ce que tu comprends ce que je dis ?"

A force de persuasion, la souveraine obtint son attention et sa coopération. Il monta sur l'autel comme la première fois, suivi et épaulé par Elione.

"Silence tout le monde !
-Plus fort, ils n'entendent pas.
-Je ne peux pas parler plus fort... j'ai une boule dans la gorge.
-Tu le peux. Tu un dieu. Les dieux font des miracles.
-C'est vrai... SILENCE TOUT LE MONDE !"

Comme si la foudre venait de frapper, un silence complet tomba. Seule la pluie au-dehors s'échinait à l'interrompre. Il était d'ailleurs difficile de croire que même les rugissements des dragons se taisaient de toutes parts, laissant planer le doute sur la survie des directeurs et des apprentis au combat. Afin de bien garder l'attention de son public, Elione se para d'une nouvelle étincelle de pouvoir, sous la forme de ce manteau doré qu'elle arborait si bien.

"Apprenties-déesses et apprentis-dieux ! Professeurs, surveillants, élèves ! Je sais que vous avez peur, froid, faim et soif. Je sais que cette nuit n'est pour vous qu'un cauchemar dont vous avez hâte de vous réveiller. Pourtant, tout ceci est bien la réalité. Et si vous voulez changer cette réalité, vous devez tous travailler ensemble main dans la main ! Voilà plusieurs heures qu'une poignée d'entre nous lutte au-dehors pour gagner du temps, sans compter son énergie, sans compter ses blessures. Nous pouvons nous relever chaque fois, et nous allons le faire, tous ensemble ! Mais pas en cédant au chaos ! Si vous avez besoin d'un guide, prenez-moi ! Ecoutez-moi ! La muraille tient bon, mais s'effrite. Les dragons ont réussi une percée et incendient notre académie, notre foyer ! Si vous voulez vous réveiller demain, l'esprit en paix, tout le monde va devoir aider à résoudre cette situation ! Je veux quatre groupes : ceux qui ont des pouvoirs liés à l'eau, à la terre, ou à quoi que ce soit capable d'éteindre des flammes, vous formerez une chaîne autour de l'incendie et l'étoufferez ! Ceux qui savent construire et réparer, vous vous occuperez des murs, du temple et des dégâts matériels. Ceux qui n'ont rien de tout cela et n'ont pas été choisis pour combattre devront choisir entre aider à l'infirmerie ou transmettre l'information ! Aucun rôle n'est dispensable, aucun d'entre nous ne se reposera tant que le soleil ne se sera pas levé sur le calme ! Vous vous dites que vous ne savez rien faire ? Alors venez me voir un par un et je vous trouverai quelque chose ! Le groupe d'information devra recenser les morts, les blessés graves, le manque de matériel, couvertures, nourriture, boisson, cordes, outils. Il devra s'assurer que personne ne manque à l'appel. Toutes les demi-heures, je veux un rapport complet sur la situation ! J'invite les professeurs à donner l'exemple et à se reprendre les premiers ! Nous ne sommes pas des victimes ! Nous sommes des dieux ! Nous sommes ceux qui guideront les humains qui nous ont succédé sur Terre ! Réfléchissez donc ! Pourquoi nous sommes-nous réincarnés ? Nous devons accomplir quelque chose, et ce soir nous le ferons ensemble, tous ensemble ! Qui me suit ?"

Des murmures s'élevèrent, mitigés. Certains restaient sceptiques tandis que d'autres s'accrochaient à l'espoir que tentait de répandre la souveraine. Lumineuse, elle inspirait la chaleur et la vie, malgré les cernes sous ses yeux et la fatigue de ses membres. Quelques mains se levèrent timidement. Puis d'autres, et encore d'autres. Des professeurs s'avancèrent, approuvèrent. L'apprentie outrepassait ses droits d'élèves, mais la situation exceptionnelle exigeait que quelqu'un le fasse. S'ils n'arrivaient pas à penser, elle le ferait à leur place, assignerait des tâches simples que tout le monde pouvait effectuer. Briser la peur par l'automatisme. Annuler la conscience par l'action, sans s'arrêter.

A mesure que les élèves s'approchaient pour demander quoi faire, Elione les fit mettre en rang, questionna chacun sur son pouvoir pour le répartir dans un groupe. Les plus réactifs partirent moins de cinq minutes après son discours, encourageant la masse à suivre le mouvement.

Dans les heures suivantes, si le temple fut animé frénétiquement, ce ne fut plus par les larmes et par la peur, mais bien dans l'idée commune que tout allait s'arranger. La souveraine remarqua alors Clarke un peu à l'écart, qui observait avant d'avancer comme chaque fois. Elione s'approcha d'elle, malgré la fatigue grandissante et les mille choses auxquelles elle devait penser, puis la salua d'un hochement de tête.


"Clarke ! C'est bien ton nom, n'est-ce pas ? Je sais que nous n'entretenons pas les meilleures relations depuis le cours au Colisée, mais je voudrais te demander quelque chose. De ce que j'ai pu voir tout à l'heure, ton pouvoir te permet de te changer en créature ailée. Pourrais-tu prendre la forme d'un rapace et aller voir comment se portent les directeurs ? Je m'inquiète de ne plus entendre les dragons rugir de leurs côtés..."
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Re: [Examen] Mort certaine au-devant du Dragon Noir - Ven 19 Juin 2015 - 20:39



Mort certaine au-devant du Dragon Noir



La mort pouvait se montrer parfois bien libératrice. Mon corps avait lâché, lorsqu'après avoir voler dans les airs, je ne pus contrôler ma chute et me brisais de nouveau. Pourtant je ne sentais rien. Rien d'anormal ou de gênant. Rien de douloureux, rien. J'étais étrangement calme, sereine lorsque mes paupières s'entrouvrirent et que je découvrais penché au dessus de moi cet étrange jeune homme dont les dix doigts semblaient inspecter mon corps. Je n'avais donc pas survécu à la chute. Et ce n'était pas plus mal car les multiples souffrances se seraient révélées fatales à la longue. Découvrant que je venais de m’éveiller, l'apprenti, car c'était ce qu'il était  s'empressa de me questionner sur mon état, mes faiblesses, si je vivais bien ma résurrection ... Mon sourcil droit s'arque-bouta. N'avait-il donc rien de mieux à faire que de me bassiner avec ses questions ? Je lui fis signe de dégager, mais il persista, triturant une plaie pas tout à fait cicatrisée. Je n'y faisais plus attention désormais. Non plus du tout, car mon regard venait de se braquer sur la maîtresse de l'arène qui se penchait dés à présent sur moi. Sa demande me fit sourire. Était-ce une blague ? Je devais jouer les super-nounous ? J'avais envie de rire à pleine gorge pour montrer mon hilarité. Mais Chronos imposait le respect, je ne pouvais l'offenser sans conséquences. Ma main droite se redressa alors, pour repousser l'apprenti et à m'aider à me hisser hors de mon lit de fortune. Avais-je le temps de me laisser dorloter ? Je devais gérer l'incendie.. Un travail inadapté à ma personne, car je ne me préoccupais que très peu des autres, généralement. Encore pire lorsqu'il s'agissait de petits enfants. Désormais debout, j'étais allé près d'Essentia Fe. Je n'eus pas le temps de faire grand chose que la seconde apprentie, que notre succube venait de voir, avait déjà pris les devants pour instaurer calme et règles dans ce chaos le plus total. Je n'aurais probablement pas fais mieux. J'aurais plutôt utilisé la menace pour les calmer.. Comment rester calme face à de tels froussards ? Ne sont-ils pas des apprentis dieu réputés comme immortel ? Et ils tremblaient de tout leur corps face à si petite attaque ? Non, j'étais un peu dépitée par ce genre de réaction.  Se prenaient-ils donc pour de misérables humains ? Au bout du compte, les deux techniques semblaient bien efficace, et en l’occurrence, celle d'Elione avait réussi à apaiser certains esprits. Cette dernière m'approcha, une idée en tête. Dodelinant de la mienne, mes iris se posèrent sur la petite blonde. D'un hochement de tête, je la saluais pareillement, puis une seconde fois, lorsqu'elle me demanda si mon nom était bien Clarke.

- "Bien sur, je m'y rend de ce pas. Néanmoins je pense qu'il vaut mieux y aller en duo, au cas ou il arriverait quelque chose. Mais je me demande qui serait assez fou pour vouloir venir avec moi..."



Ma voix s'était montrée clair et assez forte pour parvenir aux oreilles d'Essentia. Car oui, mon but était bel et bien qu'elle l'entende et se joigne à moi, pour que nous ayons un tête à tête. C'était une apprentie et elle avait l'air moins froussarde que la plupart. Elle se dévouerait, elle viendrait avec moi.La chose eut son effet car déjà, je sentais une main sur mon épaule ainsi que la voix de l'apprentie non loin de mon oreille.

(Essentia) - "Clarke, je viendrais avec toi."
- "Parfait, alors allons-y. Bon courage, Elione."

Adressais-je à l'apprentie dans un nouveau signe de tête. Ce n'était pas plus mal qu'elle me demande de sortir d'ici. Je n'étais pas faite pour rester à tourner en rond lorsque dehors, des choses beaucoup plus amusantes faisaient régner dame chaos. Essentia prit un sac à dos et quelques bricoles à manger avant de me rejoindre. De son regard interrogateur, elle me regardait de haut en bas. Baissant le nez, j'en fis de même. Quelque chose la gênait ?

- "Tu ne prend pas de chaussures, ni autres choses que tes deux lames ?"


Je me mis à rire. Tout était superficiel. Etre nu pieds permettait de sentir la Terre et son essence. Et mes kopis, à ôter la vie. Rien d'autre n'était utile. Je ne pris pas la peine de lui répondre et lui tournais le dos pour sortir d'ici. Elle m’emboîta le pas en trottinant. Bon, il fallait que je la sorte d'ici et que je me retrouve seule avec elle. Je repris mon apparence de mini-gargouille après lui avoir confié mes deux armes et mes fringues qu'elle fourra dans son sac et me mis à voler, la gamine accroché dans mon dos. Il suffisait de suivre le brouhaha et les fracas pour trouver les directeurs. Très vite nous rejoignîmes l'un des combats. Je me posais alors, pour reprendre forme humaine, réactiva mon bracelet des cinq tenues pour être témoin de ce magnifique spectacle. Je ne saurais décrire la beauté de cette scène. Le directeur était en vie de ce coté, bonne nouvelle non ? L'apprentie me secoua le bras, au bout d'une dizaine de minutes. Comme obnubilé par ce qu'il se passait devant moi, j'avais déconnecté avec le monde réel. Essentia du s'y remettre à trois fois, avant que je ne bouge un cil vers elle. Elle me pressait, disant que nous devions quitter les lieux et nous rendre à l'autre combat.

- "Regarde cette puissance."
- "Pardon ? Clarke, allons-y, nous devons nous assurer que le second di-..."
- "Ne vois-tu qu'un combat contre le mal ? Les renégats ne sont pas si différents des apprentis. Ils ne sont pas les "méchants" de l'histoire."
- "De quoi tu parle Clarke.. ?"
-" Les dragons, leur puissance, ils sont admirables. Ils obéissent aux renégats, tu sais pourquoi ?"
- "...."
- " Parce qu'ils savent ou se trouve le camp qui à de l'avenir. Ce sont des caméléons, des maîtres de l'adaptation. Ils tuent des gens pour leurs idéaux, mais les humains ne font-ils pas pareil ? N'oublie pas que nous avons tous eu notre vie humaine, nous sommes des restes d'humains."

L'apprentie avait lâché mon bras dès l'instant ou un sourire venait de s'étendre sur mes lèvres. Elle recula, les sourcils plissé et les mains tremblantes. A mon tour, je fis un pas vers elle, attrapant l'un de mes kopis entre mes doigts et le fis sauter entre mes doigts pour qu'elle l'observe. Je le rattrapais alors par le manche et le pointais sous sa jugulaire. Sa bouche s'entrouvrit.

- "Ton pouvoir est grand, mais tu reste faible. Regarde toi, tu te pisserais presque dessus. Laisse moi devenir ton maître. Je t'apprendrais  à te protéger."


Ma seconde main se tendis vers l'apprentie. Rejoins les renégats ou meurs.

[ +1 Déflagration ]
© Ethan



Chronos : au prochain tour comme il n'y a pas de jet de dé, je te laisse le choix de la réaction de Essentia : elle rejoint les renégats, tente de s'enfuir ou me provoque en duel
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