Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Je vous avance le repas ? [PV Eve]

 
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Re: Je vous avance le repas ? [PV Eve] - Dim 30 Déc 2012 - 2:04
Elle se souvenait maintenant d'une certaine « tendresse » de la pars d'une personne. Elle ne voyait guère son visage, mais la ressemblance corporelle entre Pietro et cette mystérieuse personne fut frappante. Elle n'aurait su décrire également sa tenue vestimentaire, sa tête était plaquée sur l'épaule musclé, prise dans une laine bleue turquoise. Une odeur se dégagea de ce tissu, un parfum dont Ève était pratiquement sur d'avoir eu l'occasion de l'humecter dans une vie intérieure. Une douceur de vanille mélanger à avec une fraîcheur de menthe. Ce fut agréable et paisible. Elle vint presque à se laisser bercer par cette illusion. Mais elle revint très vite à la réalité quand elle perçut de son oreille droite la voix suave et masculine du Professeur Alghieri

- Tu n'auras jamais à arpenter ce chemin seul, je ne serais jamais bien loin.

Ce qui avait été le plus marquant pour la jeune institutrice, c'était la bouffée de chaleur qui fut, dès lors où jeune homme l'avait pris dans ses bras. Cela avait été pour elle, presque une jouissance, Il vint à s'éloigner d'elle, cette dernière ne le quitta guère de ses yeux attristés, de peur que ce câlin chaleureux devienne le signe d'un adieu. Levant très légèrement ses mains en direction de cette personne, elle aurait voulu le retenir encore quelques secondes, des secondes qui auraient duré des heures et même plus. La distance vint à réanimer chez la pauvre jeune femme effleurée, une intrigue suivit d'une douce peine. Le temps s'était arrêté, elle n'avait des yeux que pour lui. Tout le reste n'était qu'ombre, qu'illusion. La silhouette de l'homme devint ange par les rayons du soleil qui lui fit porter un voile de lumière sur son costume de gentleman. Ses cheveux devinrent or, sa bouche un framboisier et son regard du cristal. Elle n'avait guère pu reprendre ses esprits face à cette apparence divine. Cela lui remit en mémoire l'avancée pour le moins tactile de Monsieur Pietro Alghieri, elle aurait bien voulu que cela dure, quecela reste, figée, aussi figée que l'alliage solide, impénétrable, des statuettes du jardin. Immaculé d'un blanc éclatant, courbées dans une grâce éternelle ne subissant point la violence de la pluie, les rayons soleil ou encore le souffle de l'air. Restant sur leur embrassade, sans même être perturbée par les rudiments de la vie. Voilà comment elle aurait voulu finir.
Mais en ce jour et pour toujours, elle chérira l'homme qu'elle considérera comme « amour ». Mais était-ce de l'amour ? Elle ne l'aurait guère su. Aurait-Il été la perche tendue sur laquelle Ève s'était agrippée brutalement. Pouvait-on qualifier cela comme de l'amour, ou un instinct de survie. Bien qu'elle prise d'un doute quand ce dernier l'avait abandonné quelques instants, elle baissa les yeux méditant sur la question. Cela lui fit réfléchir davantage, sur ses émotions, sur son état actuel, elle en fit une généralité. Elle recommença de nouveau à se perdre dans une confusion lamentable, et allait se mettre de nouveau à pleurer, quand une nouvelle fois la voix de Pietro vint bercer son âme et réchauffer son cœur :

- Allons-y ensemble Ève.

Cette phrase, aussi courte soit-il lui avait tout de même fait retrouver un sourire charnel qu'elle avait perdu depuis longtemps. Étant ému de la générosité de cet ange gardien, elle laissa perler sur son visage les dernières larmes et se fit la promesse qu'elle ne fera plus couler une seule. Ambitieuse, le simple fait de voir ce jeune professeur couronner par la lumière du jour, lui offrit le plaisir d'aller de l'avant et de hocher la tête en signe de réponse à l'avance de Monsieur Alghieri. Elle prit l'initiative de le rejoindre, d'un pas lent, mais sur, elle s'avança vers lui, fière. Elle leva son regard sur l'horizon et tout en maintenant son sourire ravageur elle prit le bras du professeur et le blottit contre sa poitrine, bien que gêner par cette action qui ne lui ressembler guère, c'était pour montrer une autre facette de sa personnalité nouvelle, un célèbre caractère connu sous le nom d'"heureuse"...


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Re: Je vous avance le repas ? [PV Eve] - Dim 30 Déc 2012 - 18:37
Aussi triste qu'elle est pu être, aussi profonde me sembla sa mélancolie, le changement fut total. Alors que je m'étais écarté pour reprendre notre route, elle s'était approchée de moi, le visage rayonnant. Elle m'attrapa le bras et le serra contre elle. Je dois avouer que je ne pus m'empêcher d'être touché par ce contact, réveillant en moi des émotions que je croyais avoir oublié depuis longtemps. Elle avait un grand sourire. Pour la première fois depuis le début de notre entrevue c'était la première fois que je la voyais heureuse. Et il fallait bien avouer qu'Eve était encore plus belle avec un sourire. Qui ne l'était pas après tout ? Non ce n'était pas des sentiments, je n'étais du genre à tomber amoureux en à peine une petite conversation. J'étais simplement touché, oui c'est ça, par cette très charmante personne, d'autant plus parce qu'elle avait perdu la mémoire alors que moi j'étais la personnification de la mémoire. Oui ça devait être ça. Mais si ce n'était pas ça ?

Le moment était mal choisi pour se poser toutes ces questions ! J'avançais avec elle, nous quittâmes bientôt le petit jardin. Les bâtiments de classe étaient en vue, et je dois dire que j'aurais aimé qu'ils soient un peu plus loin. Mais bon, toutes les bonnes choses avaient une fin, je ne pouvais rien faire contre ça. Sur les derniers mètres qui nous séparaient, je penchais mon visage vers elle, espérant qu'elle avait gardé ce sourire. Oui ça devait être ça, je ne m'intéressais pas vraiment à elle, mais à son état d'esprit, je voulais qu'elle aille bien. Mais pourquoi est-ce que je m'intéresserais autant à sa psychologie comme ça...parce que c'était dans ma nature tout simplement. J'avais toujours été comme ça en fin de compte, je n'aimais pas voir les gens souffrir, j'aimais les écouter, et si possible les aider ou les conseiller. Oui, c'était pour ça qu'elle me captivait, ça et parce qu'elle était absolument ravissante. Voilà que je ne savais plus trop où j'en étais.

Nous arrivâmes enfin face aux portes des bâtiments de classe. Je n'allais pas la suivre à l'intérieur, c'était à elle de faire le reste du chemin. Elle semblait d'ailleurs plutôt bien partie, son sourire était toujours là, elle semblait avoir compris que sa situation n'était pas si terrible. Je ne pus m'empêcher d'éprouver une certaine fierté tandis que mes yeux ses perdaient dans les siens. C'était, quelque part, un petit peu grâce à moi si elle se sentait mieux. Je m'écartais lentement d'elle, prenant ses mains dans les miennes. Mon visage était à la fois encourageant et attendri. Puis mon regard se fit fuyant, regardant les portes d'entrée des bâtiments, puis se leva un peu regardant le bâtiment en lui même.

- Ceci n'est qu'une partie de ta nouvelle vie, et tu sais qu'il y a des centaines d'autres choses que tu peux encore découvrir.

Soudainement, j'oubliais le fait que nous ne nous connaissions pas encore très bien. J'oubliais que j'avais eu une femme pendant plus de cinquante ans. J'oubliais que ma femme, peut importe où elle se trouvait devait être en train de me regarder. J'oubliais qu'Eve et moi n'étions certainement pas encore assez intimes pour ce genre de chose et je la serrais dans mes bras, calant sa tête sur mon épaule. L’étreinte dura ainsi quelques secondes, sans que je prononce le moindre mot puis je m'écartais à nouveau, rompant enfin tout contact physique. Mon sourire était toujours là, et mes yeux devaient communiquer presque d'eux mêmes à quel point Eve comptait pour moi. Je m'allumais une cigarette et la regardait une dernière fois.

- N'hésites jamais à venir me voir, j'en serais même très heureux.

Je lui tournais enfin le dos. Quelque part j'étais effrayé par ce qui venait de se passer. J'avais un instant oublié tous mes sentiments, tous ce qui avait fait ma vie avec Isabelle pendant cinquante ans. Une telle expérience, quelque chose de si fort mis de côté pour une simple embrassade de quelques secondes. Au fond de moi j'avais honte, honte d'avoir pu trahir ma femme, même si quelque part je ne l'avais pas trahi, dans la mesure où elle était morte. Mais ça ne me ressemblait pas...d'être autant heureux avec une autre femme. Je ne m'étais jamais donné le droit de faire complètement mon deuil, de passer à autre chose. Et si, et si j'en avais le droit ? Je me tournais une dernière fois vers Eve alors que plusieurs mètres nous séparaient déjà et lui lançait assez fort, un grand sourire imprimé sur les lèvres.

- Une promesse est une promesse, je serais toujours là pour te venir en aide.
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Re: Je vous avance le repas ? [PV Eve] - Sam 5 Jan 2013 - 10:27
Ce rp fut long et surement difficile alors vous méritez ces notes.

Pietro : 530 xps
Eve : 520 xps


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Re: Je vous avance le repas ? [PV Eve] -
Je vous avance le repas ? [PV Eve]
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