Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki)

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On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Lun 1 Juin 2015 - 16:34



On trouve toujours
plus petit que soi  




Un syndicat... Il fallait un syndicat pour les professeurs, pensait Gregorio. Une association pour sauver les malheureux enseignants comme lui, oppressés par les longues et pénibles journées de travail à la Deus Academia. Ce jour là, Gregorio était cloîtré dans sa classe, l'air morose, en train d'essayer de faire rentrer les déclinaisons dans la tête de ses pauvres apprentis dieux, qui lui servaient d'élèves. Et pour tout dire, ce n'était pas gagné d'avance au vue des résultats du dernier devoir sur table. Il avait la sale impression de parler à une bande de Germains écervelés, tant il se sentait incompris...

-Bon, autant vous dire tout de suite... Vos résultats sont décevants, mauvais pour certains, voir catastrophique pour d'autre. Le Latin cela s'apprend comme toutes les autres matières, alors je ne vois pas pourquoi vous réussiriez ailleurs, mais pas là.

Ils ne lui laissaient pas le choix, le professeur était obligé d'employer des moyens drastiques pour relever le niveau de cette classe. Et même si cela ne leurs plaisaient guère, Gregorio n'avait pas d'autres solutions.

-Vous ne me facilitez pas la tâche... Et vous me contraignez à prendre des décisions peu agréables. Dans quatre semaines aura lieu un devoir écrit, mais attention si vous échouez ici, la note sera redhibitoire et ne sera pas rattrapée.

Les visages de plusieurs apprentis dieux se crispèrent ou se décomposèrent à l'instant même où l'italien fit son annonce. Ces derniers étaient atterré par la nouvelle et ne comprenaient pas une telle décision.

-J'imagine que certains parmi vous panique déjà, vue de votre niveau calamiteux en latin. Et bien nous allons y remédier, puisque je m'occuperais personnellement de vous, un à un. Les plus veinards d'entre vous auront la chance de bénéficier d'une séance de remise à niveau après les cours à la grande bibliothèque.

.Il sortit alors la liste des élèves, puis saisit un stylo. Plusieurs apprentis-dieux gloussaient à l'idée d'être désigné, car ils savaient très bien, que Gregorio n'était pas un professeur facile à supporter. Puis le romain posa la pointe de son bic, au hasard, sur la feuille de papier, avant de relever la tête.

-Kaoru Murasaki. Vous avez l'immense privilège de me rejoindre à la bibliothèque après les cours. Et ceci n'est pas une suggestion, vous avez grandement besoin de vous remettre à jour. Vous n'y voyez aucun inconvénient mademoiselle Murasaki ?

Un léger sourire narquois se dessina sur les lèvres de l'empereur. Décidément, il ne pouvait pas s'empêcher d'être amusé, en voyant ces deusiens trembler à l'idée de devoir affronter les déclinaisons.



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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Lun 8 Juin 2015 - 1:30

On trouve toujours plus petit

que soi



Kaoru était dans une salle de classe entourée, pour changer d’humain ; la jeune femme n’avait pour le moment rencontré personne de son espèce, ni même quelqu’un la comprenant réellement sur ses problèmes sociaux en ce qui concerne la race humaine.
M’enfin bref, la n’était pas le problème, la jeune femme était en cours, mais pas n’importe quel cours, non, un cours de latin ; langue TOTALEMENT inconnue aux yeux et surtout aux oreilles de notre renarde. Elle connaissait le japonais par cœur, enfin si celui-ci n’avait pas trop évolué depuis le jour de sa mort, car toutes les langues évolues ; sauf les langues morte, comme il est question dans cette classe avec ce professeur.

Comment pourrions définir Kaoru en classe en un seul mot ? … Passive.
Elle n’écoute pas vraiment, ne s’intéresse pas plus que ça au cours, d’autant plus si celui-ci n’est pas à son goût, note deux trois mots sur une feuille genre « je travaille mais faut pas trop m’en demander non plus », passe son temps à regarder à travers la fenêtre lorsqu’elle à la possibilité d’être à côté de celle-ci. Bref, une bonne élève quoi.
Tout ça pour dire que c’était ce qui était en train de se passer pour le cours de latin. Intérêt au ras des pâquerettes, motivation zéro et beau temps par la fenêtre au rendez-vous.

Néanmoins, les oreilles et donc l’intention de la jeune femme tiqua au moment où elle entendit son prénom.




Kaoru Murasaki. Vous avez l'immense privilège de me rejoindre à la bibliothèque après les cours. Et ceci n'est pas une suggestion, vous avez grandement besoin de vous remettre à jour. Vous n'y voyez aucun inconvénient mademoiselle Murasaki ?




Pour on ne sait quelle raison, la jeune femme sentait le plan foireux.
C’était un prof … elle une élève … il lui demandait de la rejoindre dans une bibliothèque après les cours … et étant un privilège …. (Je vous vois venir avec votre petit esprit pervers dérangé, mais laissez-moi finir !) C’était sans doute un cours particulier.
La renarde avait l’habitude de ce genre de cours, après tous, les quelques enseignement qu’elle avait pu suivre dans son enfance étaient sous cette forme.



Grrr ...


Kaoru se contenta d’un simple grognement et d’un regard froid en guise de réponse.
Après qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’elle allait lui dire oui alors qu’en plus d’enseigner une matière qui ne convient pas à la jeune femme, il est humain.
Alors peut-être qu’elle en côtoies beaucoup depuis son arrivé à l’académie, mais c’est pas pour autant qu’elle les porte dans son cœur.




Kaoru ♥

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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Mer 10 Juin 2015 - 18:04



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La jeune élève aux oreilles de renard ne semblait pas ravie à l'annonce du professeur de latin. Mais qu'à cela ne tienne, il n'avait que faire de l'avis de cette dernière, et était bien déterminé à l’assommer à coup d'ablatif absolu et de déclinaisons tarabiscotées.L'italien perçut la soudaine méfiance de son élève, et lui décocha un sourire insolent.

-Parfait, puisque vous semblez partante, je vous demande de ne pas être en retard. À moins que vous teniez tant à ce que je vous poursuive à travers l'établissement pour vous punir de votre absentéisme. Sur ce, la discussion est close. Reprenons notre cours, là où nous nous sommes arrêtés.

La fin du cours se déroula sans encombre. Malgré les quelques soupirs à droite, à gauche, de ceux qui ne semblaient toujours rien comprendre aux explications de Gregorio. Les minutes passèrent, quand enfin la sonnerie de fin retentit au plus grand bonheur des élèves. Une bonne partie se rua sur la porte de sortie. Toutefois, il interpella la jeune kitsune qui s'apprêtait à sortir à son tour de la salle de classe.

-N'oubliez pas, je veux vous voir dans une demi-heure à la grande bibliothèque. Me suis-je bien fait comprendre ? Vous pouvez disposer, maintenant.

La jeune femme ne paraissait pas enjouée, et Gregorio ne pouvait que la comprendre. Lui-même n'était pas réjoui à l'idée de passer sa soirée à enseigner sa langue maternelle, plutôt que de profiter d'un cappuccino en compagnie de la serveuse de la cafétéria. Au lieu de ça, l'italien fut contraint de se contenter d'un café en salle des professeurs qu'il avala à toute vitesse.

Voyant l'heure tourner, le latiniste se hâta de rejoindre la Grande Bibliothèque de l'Académie. Ce dernier se pressa de passer les immenses portes du bâtiment, et de gravir les marches des escaliers jusqu'au cinquième étage. Les lieux lui donnèrent un frisson, tant il se rappelait les souvenirs de sa dernière visite. Il installa ses affaires sur un longue table en marbre et commença à piocher dans les étagères, plusieurs ouvrages latins. Suétone, Plaute, Virgile... Caesar ne savait quoi prendre pour une novice en latin.

Soudain, son attention fut attirée par un livre violet, sans titre et auteur apparent. Le romain le saisit doucement et le feuilleta avec satisfaction. Ce livre était parfait d'un point de vue grammaticale, il y avait tout ce qu'il fallait aborder avec son élève. Et il lui suffirait de la faire, lire et analyser les phrases sans aller trop loin. Gregorio remarqua alors la présence d'une personne à la porte de la salle, et se rendit compte qu'il s'agissait de Kaoru Murasaki. L'homme se rapprocha d'elle et l’accueilli en désignant de la main, la table où elle allait passer ses prochaines heures de calvaire.

-Rebonjour mademoiselle Murasaki, dépêchons-nous, nous avons un programme chargé à suivre.






Dernière édition par Gregorio Alessandrini le Jeu 11 Juin 2015 - 0:53, édité 1 fois
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Mer 10 Juin 2015 - 21:18

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Finalement le cours continua sans embuche jusqu’à ce que celui-ci se termine, enfin même si le fait de s’être fait désigner pour suivre des cours supplémentaires dans une matière qui ne l’intéressait vraiment pas n’était pas des plus agréable.
Cela n’empêcha pas Kaoru de regarder dehors pendant le cours, car même si elle était de corvée, cela ne changeait rien à son incompréhension de la langue et la matière.
La renarde commençait alors à somnoler lorsque la cloche signalant la fin des cours se mit à sonner. La délivrance, enfin !
La jeune femme s’étira afin de se réveiller complétement, puis remis en place son pelage avant de s’approcher de la porte lorsque le professeur l’interpela.




N'oubliez pas, je veux vous voir dans une demi-heure à la grande bibliothèque. Me suis-je bien fait comprendre ? Vous pouvez disposer, maintenant.





Elle concentra alors son regard glacial vers Gregorio Alessandrini.
Ah oui, c’est vrai qu’elle devait assister à un cours particulier avec ce prof ; elle avait déjà oublié.
Kaoru ne répondit rien, a quoi cela servirait de gaspiller de la salive pour une cause perdue.

Pendant la demi-heure qu’il lui restait avant de devoir rejoindre son bourreau, la renarde déambulait dans les couloirs de l’académie côtoyant les regards parfois dégoutés de certains élèves, même si elle n’était pas une grande fan des humains ; elle préférait néanmoins ceux qui ne prêtait pas attention à ses différences physiques.

Finalement alors que la demi-heure était presque passée, Kaoru se dirigea vers la grande bibliothèque. Elle observa quelques instants son prof en train de regarder de nombreux ouvrages, qui d’après leurs noms ressemblaient à des ouvrages de tortures aux yeux de la renarde.
Après un petit moment, celui-ci se rendit compte de la présence de notre jeune femme.




Rebonjour mademoiselle Murasaki, dépêchons-nous, nous avons un programme chargé à suivre.





Kaoru s’installa alors au bureau que désigna Monsieur Alessandrini et commença alors à feuilleter les bouquins qui étaient éparpillé sur la table à l’envers ; à la japonaise quoi.



Alors pourquoi m’avoir fait venir ici ?


La jeune femme n’était pas vraiment pour mais maintenant qu’elle y était, elle ne pouvait plus revenir en arrière.

Kaoru ♥
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Jeu 11 Juin 2015 - 0:28



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La bibliothèque était resplendissante, on sentait la joie et bonne humeur flotter dans l'air. Partout, sauf à proximité de Gregorio et de son élève, où une tension palpable régnait entre les deux apprentis-dieux. Gregorio ne se découragea pas et suivi la jeune kitsune, qui alla s'installer à l'endroit qu'avait indiqué précédemment l'italien. Il distinguait clairement du mépris et de la lassitude dans le regard de cette dernière, et ne pouvait que la comprendre. Ceci dit, le professeur décida de na pas laisser une telle ambiance s'installer, sinon ils ne risquaient pas d'avancer dans leurs travaux.

Aussitôt, l'italien trancha dans le vif et déposa une feuille recouverte de stylo rouge devant la jeune fille.

-Ceci jeune fille, c'est votre dernier devoir... Et pour tout dire, cela a été loin d'être brillant, ni même passable. Et si vous êtes ici, c'est pour vous reprendre et je n'ai pas l'intention de vous laisser sortir, sans que vous sachiez le minimum syndical de la langue latine. Si cela ne vous dérange pas, j'aimerais commencer sans plus tarder, ce qui est profitable pour nous deux.

Ni une, ni deux, Gregorio s'exécuta et posa un livre grand ouvert devant Kaoru. Une flopée de phrases en latin déferla sous les yeux de la fille aux oreilles de renard. L'empereur déchu dévisagea son élève avec un sourire narquois et lui ordonna de lire plusieurs paragraphes. Il l'arrêta par moment pour lui expliquer le sens des mots et la grammaire de base. Et progressivement, il bascula vers plus de difficulté, avec les déclinaisons et les cas. Nominatif, Datif, Accusatif, la kitsune en avait pour tous les goûts. Le romain fit répéter à la jeune femme, plusieurs fois les déclinaisons, de la première à la cinquième.

Finalement, au bout d'une heure et demi, l'albino ferma l'exemplaire de "L'Enéide" de Virgile. Il saisit alors, le mystérieux ouvrage violet, tourna quelques pages et le posa devant Kaoru.

-Nous avons presque terminé. Lisez la première phrase en haut de la page, et traduisez. Ce sera la dernière pour aujourd'hui.

Il jeta un regard malicieux à la jeune femme, avec un peu de chance, ses efforts avaient porté ses fruits.



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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Ven 12 Juin 2015 - 0:05

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Le cours particulier, même si celui-ci ne plaisait guère à Kaoru, battait son plein ; elle devait lire formule sur formule, déclinaison sur déclinaison ; et celle-ci s’efforçait à tout lire et relire sans pour autant réellement retenir quelque chose.
Mais ce qui était sûr, c’est que cela semblait faire plaisir à monsieur Alessandrini, même si les sentiments du prof apportaient peu à notre petite renarde.

Finalement, l’homme aux cheveux d’argent tendit un autre livre à la jeune femme, celui-ci était violet, sans titre, ni même aucune fioritures ornait ce bouquin qui semblait néanmoins important et ancien et une aura étrange semblait également l’entourer.
Car même si de son vivant, la jeune femme ne possédait aucuns pouvoir, elle était tout de même habitué à côtoyer des phénomènes paranormaux pour les simples humains et autres esprits qui faisait partie intégrante de sa vie.

Kaoru regarda alors la phrase que lui indiquait son professeur.




Nous avons presque terminé. Lisez la première phrase en haut de la page, et traduisez. Ce sera la dernière pour aujourd'hui.




ENFIN ! Elle touchait presque la fin de cette épreuve qui lui semblait pourtant interminable.
Plus qu’une phrase et la liberté serait à porter de pattes.
Alors qu’elle s’apprêtait à lire, elle jeta un œil à Gregorio de façon à surveiller ses attentes ; allait-il réellement la laisser partir après ce bouquin ? Son regard ne semblait pas montrer un quelconque mensonge, ou alors il était habitué à mentir.

La renarde pris une grande inspiration, se concentrant ainsi à ne pas faire d’erreur de prononciation même si la phrase qu’on lui avait donné semblait imprononçable.



"Cum  legis huius libri sententia abhorrere"


La jeune femme espaçait ses mots afin de s’assurer qu’elle ne faisait pas d’erreur en guettant avec attention les réactions de monsieur Alessandrini. Celui-ci n’avait pas l’air de trop broncher, ce qui signifiait qu’elle ne s’était pas trop mal débrouiller.

Lorsque Kaoru fini de prononcer cette phrase, une lumière éblouissante surgit du livre ; elle était aveuglé et tout ce qui l’entourait était maintenant engloutit dans cette même lumière, elle ne distinguait plus rien.



Alessandrini-Sensei ? Où êtes-vous ? Q-que ce passe-t-il ?


Dans cette lumière, la jeune femme ne remarquait même plus ou se situait son professeur. Elle commença alors à s’inquiéter. Est-ce que ce foutu prof l’avait trompé ? Un trip sous acide ? Ou était-ce un simple élément perturbateur que l’on peut lire dans d’autres livres et qui arrivait à nos deux héros ? Tout cela pour dire que notre héroïne était simplement spectatrice de ce qui lui arrivait et n’avait aucun contrôle sur ce qui se passait.
Après un court instant d’aveuglement, Kaoru commença à sentir son esprit défaillir, sa tête tournait puis, la renarde perdit conscience.



Kaoru ♥
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Ven 12 Juin 2015 - 22:43



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Cette fin de soirée aurait très bien pu se terminer tranquillement pour le professeur et son élève. Gregorio aurait certainement profité d'une bonne coupe de vin rouge en regardant le soleil se coucher depuis sa fenêtre. Mais Deus semblait d'humeur joueuse et en avait décidé autrement. Peste soit ce dieu... S'il avait su ce qu'il allait arriver, le professeur n'aurait jamais fait lire ce maudit livre à la fille aux oreilles de renard. En effet, à peine avait-elle prononcé la phrase latine, que les ennuis avaient pointé le bout de leurs nez.

-Nom de Deus ! Qu'est-ce que ?!

Il y eut énormément de lumière, le professeur fut aveuglé, et ferma instinctivement les yeux et détourna la tête. Puis un cri bien distinct, il s'agissait de Kaoru. L'italien tenta de lui répondre, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Puis il se sentit happé de l'intérieur lui-même. Gregorio tenta de lutter pendant quelques minutes, mais en vain. Un voile noir recouvrit sa conscience, et lentement l'ancien empereur perdit connaissance.

Pendant ces longues minutes, l'apprenti-dieu sombra dans l'océan de l'inconscience. Quand tout à coup, le latiniste sortit la tête hors de l'eau et se réveilla tel un homme ayant frôlé la noyade. Il passa sa main sur son visage, son souffle saccadé se calma progressivement, puis regarda autour de lui avant de se relever. L'italien ne reconnaissait plus la bibliothèque, et les lieux ne lui rappeler rien.

Soudain, il s'aperçut de la présence de son élève, qui gisait évanouie non loin de lui. Et sans se soucier d'autres choses, l'italien se précipita à ses côtés. Ce dernier pria Deus, et le maudit au passage, pour que Kaoru n'avait rien de grave. Car si l'administration apprenait ce nouvel incident, Gregorio pouvait être certain de finir devant le conseil pour s'expliquer une fois encore. Comme quoi, l'affaire du Colisée lui avait largement suffit pour lui rappeler qu'il marchait sur des œufs.

-Eh... Mademoiselle Murasaki... Réveillez-vous... Vous m'entendez ?

Rien y faisait, l'élève était bien partie pour dormir encore quelques minutes. Ne voyant rien d'autre à faire, l'italien s'éloigna d'elle pour inspecter les lieux. Il ne se souvenait pas d'être venu ici, et comprenait encore moins comment lui et Kaoru avaient réussi à tomber là. Puis il leva la tête, et ce fut à ce moment qu'il eut une grande et mauvaise surprise de voir que la table, sur laquelle ils avaient travaillé, faisait plusieurs mètres de haut. À ce moment-là, une question fit place dans son esprit. Est-ce le monde qui avait grandi ? Ou lui et Kaoru qui avait rétréci ? Dans tous les cas, l'élève et le professeur étaient dans de sales draps.

-Par Venus... Dites-moi que c'est un cauchemar...


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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Mar 16 Juin 2015 - 18:51

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Kaoru entendit quelqu’un appeler son nom plus d’une fois, sans pour autant avoir la force de répondre ou bien d’ouvrir ses yeux tellement cela lui semblait difficile. Une personne se tenait près d’elle, la même qui l’appelait en vain ; mais elle ne pouvait même pas affirmer si il s’agissait de son professeur de latin adoré ou bien d’un autre individu qui se trouvait dans la bibliothèque lorsqu’elle perdit conscience.
Après un court instant, elle sentit la présence s’éloigner d’elle. Et il ne lui fallut pas beaucoup plus de temps pour finalement immerger de son « coma ».

La renarde regarda autour d’elle tout en se frottant les yeux et ne semblait pas reconnaitre les lieux. Plusieurs questions vinrent alors à l’esprit de la jeune femme. L’aurait-on déplacé après son malaise ? Et quel était cette forte lueur dans ce livre ?
Il fallait qu’elle retrouve monsieur Alessandrini, il serait peut-être le plus à même de répondre à ces questions. Kaoru se releva lentement, toujours à moitié dans les vapes et commença a chercher son prof, qui ne se trouvait pas bien loin de l’endroit où elle s’était réveillé. Elle se rapprocha alors de lui et suivit le regard de son bourreau ; regardant en l’air, elle aperçut une grande table, deux grandes chaises, ainsi que d’immense colonnes qui semblaient être des étagères dans lesquelles étaient entassés de nombreux ouvrages.


Sommes-nous toujours dans la librairie ?


La jeune femme ne comprenait pas vraiment ce qu’il venait de se passer ; peut-être que son intuition était bonne, ce livre n’était pas commun et que la lumière qui avait jaillit de cet ouvrage était l’origine de leur situation actuelle. Après tout depuis quand est-ce qu’un bouquin se met à luire après avoir prononcé une simple phrase si ce n’est parce que ce livre est ensorcelé.


Vous étiez au courant de tout ceci ?


Etant parfaitement réveillé après cette découverte, Kaoru changea de ton, on ressentait de l’énervement dans sa voix ainsi que de l’inquiétude. Pouvaient-ils retourner à leurs tailles originelles où bien allaient-ils rester dans cette situation pendant le restant de leurs jours ?
Si Alessandrini était bien le responsable pour cette mauvaise blague, il devait certainement savoir comment revenir à la normale.


Vous êtes content de vous ? A cause de votre cours particulier je me retrouve à pouvoir communiquer à une fourmi sans même avoir besoin de me baisser !
J’espère que vous allez vite régler ça !


L’inquiétude était maintenant passé et seule la colère était encore présente dans la voix et dans le regard de la renarde, qui sans s’en rendre compte avait agrippé la chemise de son prof de latin, mais ne elle ne le lâcha pas pour autant.



Kaoru ♥

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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Ven 26 Juin 2015 - 1:38



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Si Johnathan Swift avait présent ce jour-là, l'écrivain irlandais aurait été ravi de gratifier Kaoru et Gregorio d'un sourire amusé. En effet, l'élève et son professeur étaient actuellement aussi petits que des Lilliputiens, voir moins. Ils ne dépassaient sûrement pas les deux millimètres...

Son regard toujours rivé sur le décor titanesque autour de lui, la surprise sur son visage disparue au bout de quelques minutes pour laissait place à l'interrogation. Que c'était-il passé ? Comment avait-il fait pour se retrouver dans une telle situation ? L'incompréhension flotta brièvement dans son esprit, jusqu'à ce qu'il se remémorât les instants précédant son évanouissement. Il se souvint de la lumière, un intense éclat avait envahi la bibliothèque... Après que son élève ait lu ce mystérieux livre. Voilà, la source de tout leur problème, un stupide livre, qui évidemment renfermait de la magie. Si seulement Gregorio avait été plus prudent. Tout cela aurait pu être facilement évité.

Peu après, la kitsune, parfaitement réveillée, vint à son tour constater l'ampleur de la galère dans laquelle ils s'étaient retrouvés. Trop occupé à réfléchir, l'albino se contenta de rester silencieux. Soudain, la colère s'empara de Kaoru, qui s'attaqua ouvertement et verbalement à son professeur. Elle accusait directement Gregorio d'avoir piégé cette dernière, en la faisant lire ce fichu livre. Celle-ci se laissa emporter, à tel point, qu'elle s'en prit à lui, en agrippant brusquement la chemise de l'empereur.

Le sang du romain ne fit qu'un tour, en voyant la jeune femme défouler ses nerfs sur sa personne. Qu'elle puisse débiter des foutaises à son encontre, passe encore. Mais que son élève se permette de s'en prendre à lui physiquement, il en était hors de question. Son visage ne laissa transparaître que de la colère froide. Son regard foudroya Kaoru. Puis sans un mot, Gregorio saisit les poignets de la kitsune, pivota et fit basculer la fille contre sa hanche. Et l'instant suivant, elle se retrouva par terre, jetée au sol par une prise de lutte, asséné par l'italien.

-Certes, nous sommes dans une situation embarassante et très compliquée, peut-être à cause de moi. Mais cela ne vous permet pas d'oublier que je suis votre professeur. Et que par conséquent, vous devriez vous abstenir ce genre de geste...

Il tourna alors le dos à Kaoru, et fixa un point à l'horizon. La jeune fille avait eu tort de s'attaquer ainsi à lui, même si ce qui arrivait, était en partie de sa faute. Mais il rappela aussi à Kaoru, les raisons de leurs présences.

-Et puis, dois-je vous rappeler, pourquoi vous êtes venu ? Si vous aviez correctement étudié, peut-être que vous n'auriez pas subi cela. N'ai-je pas raison ? Sur ce, je propose de mettre un terme à cette discussion futile, et que nous cherchions une solution.


Sa voix ne trahissait une certaine froideur, ainsi qu'une pointe d'amertume. Voilà comment il était remercié pour avoir aidé une élève. Décidément, cela lui donnait encore moins envie, de se montrer aimable avec ses étudiants. C'est ça, il se vengerait à leur examen de latin, avec un texte de sa composition. De quoi faire pleurer certains, et pourrir la moyenne des autres.

En attendant, Gregorio était coincé là, en compagnie de Kaoru. Sachant qu'ils n'atteignaient même pas la taille d'un schtroumpf. Tout autour d'eux, s'étendaient le plancher massif de la pièce. Il ne semblait rien avoir... Mise à part des fourmis, qui défilait en colonne le long du pied de la table. Ces dernières semblaient avoir été attirées par le café outrageusement sucré du professeur. Soudain, trois d'entre elles, visiblement sorties des rangs, se rapprochèrent de Gregorio et Kaoru, les mandibules en avant. Le romain fit alors un pas en arrière, et grimaça en voyant la fourmi aussi grosse qu'un cheval.

-Vous parliez de fourmi mademoiselle Murasaki ? Et bien, Deus nous a entendus, je dirais...








Dernière édition par Gregorio Alessandrini le Mer 15 Juil 2015 - 4:41, édité 1 fois
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Lun 29 Juin 2015 - 19:58

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Alors que Kaoru tenait son sensei par le col, en un instant, la renarde se retrouva sur le cul, que ce soit au sens propre ou au sens figuré. En même temps il fallait s’y attendre, plus ou moins, on n’agresse pas un prof ! C’est absolu, même elle le savait, alors pourquoi avoir franchit-ce pas ? Peut-être parce qu’elle n’avait pas réfléchit sur le moment à qui elle faisait affaire, mais était-ce une pour autant une raison pour l’envoyer valser comme ça ? Elle l’avait bien cherché certes, mais il y a d’autre façon de lui faire comprendre qu’elle avait tort de s’en prendre au professeur de latin.
D’ailleurs, quel prof digne de ce nom et surtout de langue peut sortir ce genre d’attaque ? Surtout aussi rapide, à moins d’avoir été un champion de sport de combat dans une autre vie ou un ninja, il n’y avait pas de raison pour qu’elle se fasse surprendre de la sorte.
Toujours étant que ce petit « vol plané » l’avait fait revenir sur Terre (sans mauvais jeux de mots), elle retrouva donc ses esprits quant à son acte.



Certes, nous sommes dans une situation embarrassante et très compliquée, peut-être à cause de moi. Mais cela ne vous permet pas d'oublier que je suis votre professeur. Et que par conséquent, vous devriez vous abstenir ce genre de geste...


Oui elle avait compris, elle ne le refera plus.
C’était pas dans son habitude de s’emporter de cette manière, elle était sur les nerfs depuis que Gregorio avait décidé de lui faire faire des cours supplémentaires de latin, mais elle n’aurait jamais pensé que ça se finirai à se retrouver de la même taille qu’une miette de pain et encore moins d’avoir à lever la main sur monsieur Alessandrini ; qui lui avait maintenant tourné le dos.



Et puis, dois-je vous rappeler, pourquoi vous êtes venu ? Si vous aviez correctement étudié, peut-être que vous n'auriez pas subi cela. N'ai-je pas raison ? Sur ce, je propose de mettre un terme à cette discussion futile, et que nous cherchions une solution.


Sur le coup elle voulut rétorquer :
« oui mais si il n’y avait pas eu latin en matière obligatoire on en serait pas là non plus ! »
Mais la renarde préférait se taire, il valait surement mieux pour elle. La jeune femme était certes courageuse mais pas suicidaire non plus, quand elle se rendait compte qu’il y avait un risque pour sa santé, elle savait s’arrêter ; même si cela ne l’empêchait pas de pester intérieurement. Il ne manquerait plus que son sensei puisse lire dans les pensées et Kaoru serait morte, encore une fois.

Maintenant si il fallait qu’ils se penchent tous deux à rechercher une quelconque solution à leur problème, il fallait donc qu’ils fassent « équipe » car, ils étaient dans la même galère, la faute étant autant sur l’un que sur l’autre, même si pour la renarde, le grand fautif restant Greg.
La jeune femme profitant encore de la fraicheur de son cher sol, qui ne devait surement pas être régulièrement nettoyé, commença à réfléchir à diverse solutions. Mais rien ne lui semblait vraiment concluant.



Vous parliez de fourmi mademoiselle Murasaki ? Et bien, Deus nous a entendus, je dirais...


Perdue dans ses pensées, Kaoru ne fit pas vraiment attention à la remarque de son professeur et lâcha tout naturellement :


Le livre est peut-être la solution !


Evidemment, en s’exclamant, elle releva la tête là où devait se trouver Monsieur Alessandrini, mais il n’était pas seul ; trois grosse fourmis ce trouvaient là également, « regardant » l’homme et la renarde.
La jeune femme se releva alors rapidement, ne comprenant pas vraiment ce qui se passait ; les fourmis sont généralement attirés par le sucrée ou par ce qu’elle considère comme de la nourriture. A moins qu’elles ne les prenaient pour deux d’entre elles. Même si cette dernière hypothèse était loin d’être plausible vu la différence de taille entre eux. Les fourmis n’étaient pas géantes non plus, mais elles étaient déjà plus grandes que nos deux compères.


Comment faut-il réagir dans ce genre de cas Alessandrini-Sensei ? Courir ? Se battre ? Ou se laisser faire en espérant qu’elles ne voient pas en nous un futur repas ?


Kaoru commença alors baisser d’un ton, chuchotant presque afin de ne pas « énerver » ses nouveaux compagnons.
Elle espérait que le professeur de latin allait choisir la fuite, car même si il était doué pour mettre les gens au sol, se battre avec une fourmi devait être quelque chose de totalement différent ; de plus, on ne peut pas vraiment dire que la renarde soit très forte en combat, c’était plutôt l’inverse, contrairement à son frère on ne l’avait jamais éduquer à divers exercices de combat, elle savait manier les éventails, mais en combat, on ne peut pas vraiment dire que ce soit bien utile si ? Surtout que bon, elle n’en avait pas sur elle.

La jeune femme resta donc en attente, néanmoins sur ses gardes, prête à réagir au moment le plus opportun.



Kaoru ♥
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Mer 8 Juil 2015 - 0:03



On trouve toujours
plus petit que soi






Aussi grandes que des chevaux, armées d'effrayantes pièces buccales, elles s'avançaient vers Gregorio et Kaoru en claquant des mandibules. Fourmicidae ou plus communément appelée Fourmi, des arthropodes vivants en colonie grâce à des interactions constantes entre les individus. Une grimace d'embarras se dessina sur le visage de Gregorio, il ne bougea pas lorsque s'approchèrent les trois insectes. S'il faisait un geste brusque inconsidéré, les fourmis étaient capables de voir les deux deusiens comme une menace. Si cette chose advenait, Gregorio et son élève avaient la triste chance d'avoir une armée de fourmi à leurs trousses, cherchant à les déchiqueter en petites pièces...

Lentement, mais sûrement, l'italien recula d'un pas, puis d'un autre avant de tourner la tête en direction de son élève. À sa grande surprise, et surtout déroutante, la jeune femme semblait porter que peu d'attention aux trois invités qui se rapprochaient dangereusement d'eux. Visiblement, elle était plus préoccupée par leur problème de taille, que par la présence inattendue des arthropodes géants.

-Je suis heureux de voir que vous tenez peut-être la solution à notre problème de taille. Mais nous avons un souci d'une autre proportion à régler.

Ça y est. La kitsune venait de repérer le groupe d'amis à six pattes, et commença à paniquer. Fuir ? Une mauvaise idée, tourner le dos à de telles créatures, revenait à leur dire que Gregorio et Kaoru considéraient les fourmis comme un danger, ce qui était la réalité en même temps. En revanche, se battre relevait plus du suicide qu'autre chose...

- Ne bougez pas... Je crois que ces bestioles sont en train de nous examiner. Un faux pas et nous sommes bon à être réduits en charpies. J'ai une idée... Mais pour cela faites moi confiance.

Une folle idée pour un homme fou comme Gregorio. Mais était-il aussi fou qu'il en avait l'air ? Peut-être bien, puisque le romain laissa l'une des fourmis venir à lui. Son premier réflexe était de tendre la main vers la bête. Un geste insensé qui faillit lui coûter son membre, puisque les mandibules de la fourmi se refermèrent à quelques centimètres de la main de Gregorio. Pour autant l'italien n'abandonna pas et réitéra son acte. Gardant son regard plongé dans celui de l'arthropode, le professeur en profita pour scruter l'insecte. Il fut surpris de voir que même les formes de vie comme les insectes, étaient douées de la capacité à percevoir des émotions, bien qu'il ne s'agisse que des formes les plus primaires des émotions. Fasciné, Gregorio essaya son pouvoir sur la créature à six pattes en faisant naître de la confiance dans la conscience de cette dernière.

Au début, l'italien crut avoir échoué. Puis au bout de quelques secondes, la fourmi baissa sa volumineuse tête et colla sa paire d'antennes sur la main du romain. Retenant sa respiration et un râle de dégoût, l'albino se laissa faire et regarda les antennes palper sa main, son bras, puis sa tête... Soudain, ses deux comparses se ramenèrent et firent de même, en voyant que leur camarade inspecté Gregorio. Ces dernières paraissaient être animées par une curiosité sans nom, cherchant à déterminer si le romain était inoffensif, dangereux ou encore comestible...

Finalement, les trois fourmis s'écartèrent sans montrer de signe d'agressivité. Un soupire de soulagement s'échappa de la bouche de Gregorio, il était entier et sauf. Mais qu'en était-il de son élève ? Sans tarder deux des fourmis s'approchèrent de Kaoru, les antennes tendues vers elle et les mandibules ouvertes, tandis que la troisième s'en alla rejoindre le reste de la colonie.

Alerté par l'état de panique de Kaoru, Gregorio suivit les arthropodes et entra en contact avec son élève pour la rassurer.

- Mademoiselle Murasaki, surtout ne criez pas, ne bougez pas, et laissez vous faire... Quoique qu'il arrive ne les repoussez pas ou elles vous verront comme une menace !

Gregorio leva soudainement la tête et se rendit compte de la présence de l'origine de leur problème. Puis une idée germa dans sa caboche lorsque son regard se posa sur les fourmis.

- Tant que nous y sommes, si par miracle elles ne vous dévorent pas. Je vous demande d'essayer de monter sur le dos de l'une des fourmis ! Comme pour un cheval !

Chevaucher un cheval n'était pas sorcier pour Gregorio, alors, pourquoi pas une fourmi ? Surtout qu'il s'agissait du seul moyen de locomotion à l'heure actuelle.





Dernière édition par Gregorio Alessandrini le Mer 15 Juil 2015 - 6:40, édité 1 fois
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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Sam 11 Juil 2015 - 21:53

On Trouve Toujours Plus Petit Que Soi



Kaoru fut extrêmement surprise du calme de son professeur ; lui qui n’avait pas hésité à la balancé au sol alors qu’elle avait, et involontairement, levé la main sur lui ; par contre, en ce qui concerne trois fourmis qui semblaient vouloir le prendre comme petit encas, ça ne semblait pas le perturber.
Au contraire, il cherchait à faire ami-ami avec les insectes.



Ne bougez pas... Je crois que ces bestioles sont en train de nous examiner. Un faux pas et nous sommes bon à être réduits en charpies. J'ai une idée... Mais pour cela faites-moi confiance.


La Kitsune ne bougea pas, elle restait néanmoins attentive à ce qui se déroulait devant ses yeux. La renarde regarda alors Gregorio qui donnait l’impression de vouloir apprivoiser l’une des fourmis, il approcha sa main de la bestiole qui avait l’air sur ses gardes et qui faillit le défausser d’un membre.
Sur le coup, Kaoru ne put s’empêcher de laisser s’échapper un petit rire, bien évidemment, il ne fallait pas s’attendre à ce que la fourmi l’accueil les bras ouvert, puis se rappela de la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient tous les deux ; un faux pas et ça risquait de mal se finir.
Malgré son premier échec, Alessandrini-Sensei recommença à nouveau ; la renarde quant-à elle était toujours septique sur la réussite de son expérimentation mais le laissa faire ; après tout elle n’avait rien de mieux à faire pour le moment.
Finalement, et à la plus grande surprise de la jeune femme, la fourmi se frotta à la main tendu du prof de latin. Les deux autres suivirent alors le même chemin que leur amie et se dirigèrent vers l’homme. Au début, Kaoru se demandait si cela n’était pas une mauvaise idée de les laisser s’approcher de si près de lui, mais contre toute attente, après avoir examiné Gregorio les trois compères s’éloignèrent et deux d’entre elles se retournèrent vers la renarde qui sursauta en les voyant se rapprocher.



Mademoiselle Murasaki, surtout ne criez pas, ne bougez pas, et laissez-vous faire... Quoique qu'il arrive ne les repoussez pas ou elles vous verront comme une menace !


Bah oui, bien évidement c’est tellement normal de se faire examiner par une fourmi !
La renarde se retenait de pousser de légers cris de dégout ainsi que de terreur, les insectes, c’est bien connu ne sont pas les meilleurs amis des filles (comment ça c’est un cliché ?) ; elle finit par fermer les yeux, tandis que ses oreilles étaient en arrières et commença à essayer de penser à autre chose tendit qu’elle sentait les deux bestioles se rapprocher de plus en plus jusqu’à la toucher ; elle essaya de se souvenir de son enfance, de son arrivée à l’académie, du moment où elle était encore de taille normal et que les seuls moment où elle s’était sentit aussi proche d’une fourmi c’était quand elle les avait sous les pieds après les avoir écrasé sans pour autant le vouloir …. Aaaaaaah c’était le bon temps …



Tant que nous y sommes, si par miracle elles ne vous dévorent pas. Je vous demande d'essayer de monter sur le dos de l'une des fourmis ! Comme pour un cheval !


Décidément, il en avait de bonne ce prof !
Finalement après un court instant, elle sentit la présence des deux fourmis moins important et ouvrit un œil ; les insectes étaient proche, très proche mais semblait s’être lassé de la jeune femme.
Lorsque celles-ci décidèrent de rebrousser chemin, Kaoru hésita à faire ce que lui avait demandé un peu plutôt Alessandrini-Sensei ; parce que, d’une part elle n’avait jamais fait de cheval et de l’autre … bah elle ne se voyait pas toucher un insecte.

La renarde pris une grande inspiration avant de se lancer, dans tous les sens du terme, sur la fourmi la plus proche. Arrivée à sa hauteur, la jeune femme pris son élan avant de monter sur la bestiole qui ne semblait pas vraiment contente de ce qui venait de se passer ; en même temps qui serait content de se faire monter dessus par surprise ?
La fourmi qui était avec elle, s’approcha de son « amie », en alerte.
Sentant la fourmi s’affoler et sa collègue devenir dangereuse, Kaoru se mis alors à lui caresser la tête comme on le ferait avec un quelconque animal pour le calmer.


Chuuuut ! Chuuuut ! Calme-toi …. Tout ira bien … Je ne te veux pas de mal … aller calme toi.


Contre toute attente, la voix de la jeune femme était douce et posée.
Et finalement après quelques instants de rodéo et de peur intense pendant lesquels, la renarde ce demandait si elle allait finir cette aventure et si c’était le cas, en combien de morceau ; sa monture finit par se calmer et son amie retrouva alors son calme.
Kaoru soupira avant de s’adresser à son professeur de latin le sourire aux lèvres.


Aaaaah … Vous avez vu ? Pour une première fois je m’en suis plutôt bien sortit vous ne trouvez pas Alessandrini-Sensei ?


Ne pouvant pas vraiment contrôler la fourmi, celle-ci alla rejoindre ses camarades en se rapprochant de la table avant de passer devant Gregorio.


Vous voulez que je vous dépose quelque part ?


Kaoru ♥

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Re: On trouve toujours plus petit que soi (feat Kaoru Murasaki) - Sam 18 Juil 2015 - 1:23



On trouve toujours
plus petit que soi





En toute honnêteté et sincérité, Gregorio n'avait pas cru à un seul instant, que Kaoru puisse ressortir entière de sa rencontre avec les arthropodes. Décapitée, démembrée ou encore déchiquetée... L'italien s'était imaginé les pires scénarios possibles, s'attendant à assister à une scène macabre. Il pinça des lèvres avec inquiétude, tandis que les bestioles à six pattes s'intéressaient à la jeune fille. Paralysée par la peur, cette dernière ne bouge pas d'un pouce lorsque les fourmis approchèrent leurs antennes de Kaoru. Gregorio fut capable de percevoir la panique de son élève, tant l'émotion était palpable. Finalement, et contre toutes les attentes de Gregorio, les insectes laissèrent la jeune femme tranquille, préférant rejoindre le reste de la colonie. Peut-être n'était-elle pas assez appétissante aux yeux des deux fourmis ?


La kitsune était saine et sauve, ce qui était le plus important, car l'italien ne souhaitait pas justifier un énième au conseil de l'Académie. Toutefois, il valait mieux ne pas parlait trop vite. En effet, peu après s'être défait de la compagnie des deux arthropodes, la jeune élève s'était lancée en direction de l'une des fourmis dans le but d'en faire sa monture. L'italien se demanda même s'il n'en n'avait pas demander un peu trop à cette dernière, en la voyant lutter avec la bête à six pattes. Le rodéo ne dura que quelques minutes, durant lesquels Gregorio observa la fille, aux oreilles de renards, se démener pour calmer son amie la fourmi.

Décidément, Kaoru avait bien plus de ressources qu'elle ne laissait paraître. Ou bien, elle devait être très chanceuse. Perchée sur sa nouvelle monture, la jeune fille se rapprocha de Gregorio avec un sourire de fierté plaqué sur les lèvres, que romain lui rendit avec un brin d'amusement.

-Vous vous en êtes très bien sortie. Bien évidemment, je savais que vous réussiriez.

Le mensonge sortait de la bouche de l'ancien consul, telle du venin de la gueule d'un serpent. Bien sûr, il ne laissa rien trahir de ses véritables pensées aux yeux de son élève. Il avait trop facilement cru qu'elle allait lamentablement échouer. Ce qui, au final, ne fut pas le cas.

Sans attendre plus longtemps, Gregorio rejoignit l'apprentie déesse. Et monta à son tour sur la monture à six pattes. Il se plaça derrière Kaoru, se calant sur le thorax de la bestiole. Sur le coup, l'albino fut étrangement surpris. L'impression de monter l'arthropode était la même que lorsqu'il chevauchait un cheval. Une sensation lointaine et pourtant si présente. Une nostalgie passagère se saisit de lui, le professeur se rappelait de ses journées qu'il avait passé sur le dos d'une monture, il y avait fort longtemps.

Sortant de sa torpeur provisoire, Caesar se rendit compte que la fourmi et ses congénères marchaient tout droit, en direction du titanesque pied de table. Une colonne verticale, où une chute signifiait une mort inéluctable pour les deux deusiens. Et contrairement aux insectes comme les fourmis, Gregorio et Kaoru ne pouvaient pas s'accrocher sur une paroi verticale, en d'autres termes, ils avaient de grandes chances de tomber.

-Mademoiselle Murasaki, je vous conseille de bien vous agripper ! Personnellement, je refuse de récupérer votre corps disloqué sous prétexte d'une malheureuse chute. Et si vous tombez, vous ferez cela toute seule !

Il ne restait plus qu'une courte distance, avant que la fourmi débutait son ascension. Ni une, ni deux, l'italien resserra l'emprise de ses jambes sur l'insecte. Puis, il força la jeune femme à s'allonger contre la fourmi. À son tour Gregorio se plaqua à bras-le-corps contre l'arthropode, mais aussi contre la jeune élève... Il souhaitait ardemment ne pas se retrouver avec un cadavre sur les bras. Même si pour cela, il devait s'attirer le mépris de cette dernière par ce geste légèrement intrusif.

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