Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland

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Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Dim 31 Mai 2015 - 23:54



Anger, Hatred and
Madness






Barcelone, Espagne.

Le soleil à son zénith régnait haut dans le ciel de la Catalogne, chassant nuage et grisaille, il faisait un temps magnifique pour les touristes venus voir la Sagrada Familia d'Antoni Gaudi. Mais étrangement, la mythique cathédrale ne semblait pas ouverte au public, malgré ce temps radieux enclin à attirer les badauds. Et pour cause, des barrières de sécurité ainsi que des policiers munis de matraque, empêchaient les passants de s'approcher du monument. En effet, non loin de là, Carrer de Sardenya, se dressait un tableau effroyable de la cité catalane.

L'avenue était totalement dévastée, comme si un tremblement de terre, une tornade ou même une explosion avait défiguré le paysage. Et pourtant, ce n'était pas le cas, puisqu'il s'agissait d'acte de vandalisme à l'état pur. Magasins saccagés, vitrines brisées et véhicule en cendre... De cette artère du joyau de la Catalogne, il ne restait plus que des dégâts considérables, qui se chiffraient par millions d'euros. Des hommes et des femmes, et mêmes enfants et vieillards, avaient littéralement détruit les lieux. Cette émeute avait fait le tour du monde, et les images de violences restaient dans la mémoire de tous les habitants de Barcelone, sauf des casseurs...

En effet, il a été constaté, qu'à la fin de heurts, l'ensemble des humains impliqués dans les incidents n'avaient aucun souvenir de ce qu'il venait de se passer. Et aussi mystérieux que cela puisse paraître, le déclenchement des émeutes était tout aussi étrange. Car rien ne laissait présager un tel désastre, les personnes s'étaient soudainement mis à fracasser tout ce qui leur tombait sous la main, sans raison apparente. Et le pire dans cette histoire, était qu'il ne s'agissait pas de la première émeute qui avait eu lieu.

Non, plusieurs incidents avaient étaient recensés en Catalogne, à Ripoli, Girjon, ou encore Santa Colona de Farners, avant de se propager aux alentours de Barcelone et ses banlieues. Les autorités semblaient dépassées par les événements, puisqu'elles ne trouvaient aucune explication logique à ces excès de violences qui touchaient la population de cette autonomie espagnole. Cependant, les témoignages convergeaient tous vers un seul et même phénomène. Une douleur, violente et monstrueuse, tellement forte que seuls trois mots ressortaient de la bouche des personnes incriminées. Colère, Haine et Folie... Ces derniers répétaient la même chose, ils avaient été envahis par une soudaine haine viscérale, une colère volcanique, une folie désinvolte...

L'Académie s'inquiéta à son tour de cette vague de violence, et l'attribua à un facteur bien particulier. Quelqu'un ou quelque chose était à l'origine de tout cela. Et pour faire face à cette menace qui planait sur la péninsule ibérique, l’établissement avait décidé d'envoyer deux apprentis-dieux, dont le professeur de latin, Gregorio Alessandrini. Car, jugeait que ses pouvoirs en matière d'émotions pouvaient peut-être permettre de trouver la source de tout ce capharnaüm.

Par ailleurs, une autre personne avait été assignée à la mission, le professeur ne savait d'ailleurs pas pourquoi, puisqu'il estimait pouvoir accomplir seul la tâche. Il se retrouva ainsi, en compagnie d'Ealia Vaylond; une jeune élève aussi fantomatique que discrète... Gregorio était, ce jour-là, attablait à un café, sirotant un jus de tomate fraîchement confectionné. Il jeta un regard à la jeune fille à côté de lui, elle restait silencieuse... Le romain l'avait rencontré il y a quelques heures à peine, et même s'il avait vu lors de ses cours de latins. L'empereur déchu n'avait presque aucun souvenir de la jeune Ealia. Rien ne s'était produit pour l'instant, mais quelque chose disait à Gregorio que cela n'allait pas tarder à venir. Il ressentait dans l'air, comme une sorte de saturation, une atmosphère lourde et oppressante, quelque chose de bien inhabituelle. Puis il se tourna vers sa coéquipière, et tenta de la faire réagir, même si sa tentative pouvait s'avérer infructueuse.

-Tu sens dans l'air ? Cette impression brûlante... Il y a quelque chose de malsain qui plane sur cette ville, je ne saurais te dire quoi... Si ce n'est qu'il faut se tenir sur nos gardes.



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Re: Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Ven 12 Juin 2015 - 17:51


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___Ces derniers jours ont été étranges. Plus qu’étranges, cryptiques. Cet étrange pourtant, n’était pas comme tous les étranges, où on se réveille à l’infirmerie avec un grand mal de crâne et un trou à la place des souvenirs qui précèdent l’arrivée. Non.
___Quand toi, il y a une petite semaine de cela, tu t’es réveillée sur le lit immaculé de l’infirmerie que tu connaissais déjà, depuis la fois où quelqu’un avait soigné tes blessures, peu après un malencontreux combat au milieu de la forêt. Sauf que cette fois-ci, tu n’y étais pas atterrie à cause de blessure. Ou en tout cas, pas principalement. Car bien sûr, il y avait ce bandage sur ton crâne, sous tes cheveux, qui rappelait la souffrance qui s’était emparée de toi ce jour-là.
___Mais il s’agissait surtout de ce qu’il s’était passé après cette blessure. La… dégénérescence. Une tout autre dégénérescence que celles dont tu avais eu droit auparavant, celles qui s’effaçaient arbitrairement de ta mémoire pour n’en laisser aucune trace.
___Non.
___Cette fois-ci, tout est clair comme de l’eau de roche, dans ton esprit. Tu t’en rappelles les moindres détails et cela comme si tu regardais un film. Car il s’agissait pas d’une autre âme qui t’aurait jeté loin dans le chaos mental pour que tu ne puisses rien voir, entendre ou faire. C’était toi, bel et bien toi. Tu ne veux pas l’accepter, je sais. Tu penses que quelqu’un a pris le contrôle de ton esprit. Que rien ne s’est déroulé comme cela. Mais si, c’est bien ce qui est arrivé. Tu n’as qu’à te remémorer, pour le savoir. Tu as recollé les morceaux. Mal, certes, mais tu l’as fait.

___Puis un jour, bizarrement, ce matin, en fait. On t’a envoyé sur Terre. En redressement, en punition ? On ne le sait toujours pas en fait. Va sur Terre, voilà ce qu’on t’a dit, ce qu’on t’a ordonné, même. Tu n’as pas eu le choix. C’est triste, quand même, de devoir faire autre chose que de déprimer sur ta condition en évitant tout le monde. Car tu ne peux pas éviter les gens, non, pas indéfiniment. Tu sèches peut-être les cours, constamment, mais cela ne suffit pas. La, accompagné d’un professeur, oui, une personne que tu as rarement l’occasion de voir, tu dois te mettre dans la foule, te fondre dedans, te montrer à tous, à leurs jugements, leurs méprises, leurs rires ! Car oui, c’est terriblement gênant d’être en short et en t-shirt quand tu n’as jamais porté que des kimonos en public ! Une casquette pour cacher ton regard rouge sang plutôt intrigant et anormal, et voilà que tu es particulièrement perturbée. Les us et coutumes, comme on dit. Ça a la vie dure.


« Tu sens dans l'air ? Cette impression brûlante... Il y a quelque chose de malsain qui plane sur cette ville, je ne saurais te dire quoi... Si ce n'est qu'il faut se tenir sur nos gardes. »


___Tu sors de tes pensées. Le bruit revient t’agresser les oreilles, la foule te donner la tête qui tourne et la chaleur comprimer ta cage thoracique. Le professeur - qui ne te dit décidément vraiment rien, tu n’as jamais du aller à un de ses cours - te regarde. Il doit être intrigué, oui, c’est normal, tu es là, sans rien dire, comme un pauvre chiot qu’on met devant un aspirateur. Tu n’aimes pas la Terre, surtout les pays chauds, les grands espaces, les gens. Ces gens qui ont voulu ta mort pour ta différence.
___Ne parlons donc pas de ces choses tristes ! Voyons ! Allez, sens l’étrangeté dans l’air. Outre la tienne, évidemment. C’est malin aussi. Il sent quelque chose de malsain, par ici. Tu dois te concentrer, je sais que ce n’est pas facile parce que cette histoire, tu aurais très bien pu la provoquer toi-même, mais bon. C’est impossible, tu es trop faible pour que cela arrive. Tu lèves le nez vers le ciel trop bleu. Bon, il est vrai qu’il y a quelque chose, quelque part, d’anormal. Comme une singularité dans le bon déroulement des choses. Elle semblait comme se déplacer. Une chose vivante, un être, un apprenti-dieu très puissant ? La question reste encore entière. Mais pourquoi avoir peur ? Tu as un professeur avec toi, plus jeune que toi question temps, à n’en pas douter, mais un professeur quand même ! Il est grand, c’est presque un adulte, il sait de chose sur la vie que toi, tu ne sais pas, probablement. Sur la vie sur Terre, en tout cas. Car celle-là, alors là, tu n’y connais vraiment rien.
___Malheureusement - ou non - la mission ne porte pas vraiment sur les êtres humains, mortels et terriens, mais plutôt sur quelque chose que vous seuls pouvez apercevoir. Il ne faut d’ailleurs plus perdre de temps. Tu veux rentrer, observer les oiseaux manger par ton balcon et attendre qu’on te renvoie, ou pire, qu’on te reconfie une mission suicide comme celle-ci. Tu secoues la tête. Vite en terminer avec tout ça, voilà ce qu’il faut faire. Et ce n’est surtout pas en restant planté là que ça va avancer. Tu te lèves en remuant les lèvres dans des paroles muettes, puis tu écris sur la calepin qui te sert depuis un moment à t’exprimer.

Allons-y, si il ne vient pas à nous, autant qu’on vienne à lui… Ou qu’on cherche, tout simplement. Peut-être qu’il suffira de suivre des cris d’émeute ?


___C’est sûrement la meilleure des techniques, en effet. Se balader et attendre que quelque chose se passe. La bête, ou la personne, ou la chose ou quoique que ce soit sera bien là à ce moment-là, quoi d’autres. Tu le laisses payer sa consommation, naturellement, toi, tu n’as rien pris, tu n’avais pas d’argent pour cela. Tu jettes un oeil autour de toi en faisant attention à ne toucher personne, vraiment personne pour revenir à la rue principale. Tu t’arrêtes directement après. Car bon, tu n’as vraiment aucune idée d’où tu te trouves. Ni le pays, ni la ville, rien. Il est ton guide, ton gardien, le protecteur, le meneur. Toi, tu te contenteras de rester saine d’esprit, de penser à des choses agréables. Tu touches le bandana transformé en bracelet à ton poignet, il te fait penser à des choses plutôt tranquilles et calmes, cela te rassure un peu. Tu tournes enfin ton regard vers cet homme qui devra tout faire, tu l’attends, simplement, car c’est bien ce que tu comptes faire.
___Que pourrais-tu faire d’autre, après tout ? Rien, rien.
___Dommage, hein.


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Re: Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Sam 13 Juin 2015 - 22:59



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Barcelone, Espagne.

Tout semblait si calme, si clair, si tranquille, dans la grande Barcelone. Et pourtant, cette paix ambiante ne semblait pas plaire à Gregorio, il voyait ça avec mauvaise augure, telle une accalmie avant la tempête. Quelque chose de puissant avait pris en otage les habitants de la ville. Quoi ? Le professeur n'aurait pas pu l'expliquer dans l'immédiat. Une bête, un apprenti-dieu, ou même un maléfice, toutes les pistes plausibles étaient bonnes à être étudiées. Cela n'était sûrement pas visible depuis l'extérieur, mais lentement et doucement la cité sombrait peu à peu vers une mort certaine.

Ealia et Gregorio étaient tout deux assis à leur table en train d'attendre que la chose pointe le bout de son nez. Mais visiblement, cela ne paraissait pas être la bonne solution. La jeune élève, visiblement mal à l'aise devant autant de monde, se leva et s'adressa à l'italien sans pour autant émettre un mot. On l'avait prévenu avant de partie, cette jeune fille était muette. Par conséquent, les deux deusiens devaient s'adapter l'un à l'autre pour pouvoir communiquer. Heureusement pour Gregorio, qui ne savait pas lire sur les lèvres, la jeune fille au regard sanguin sortit un carnet et rédigea ses paroles à l'attention du romain.

"Allons-y, s'il ne vient pas à nous, autant qu’on vienne à lui… Ou qu’on cherche, tout simplement. Peut-être qu’il suffira de suivre des cris d’émeute ?"

L'italien était, on peut plus d'accords avec son élève. Ils n'arriveraient à rien, à attendre les bras croisés sur la terrasse d'un café. Il fallait traquait la source du problème à la racine et la délogeait.

-Tu as raison, il est temps pour nous de partir à la chasse. Fais attention autour de toi, si tu vois le moindre détail suspect, préviens-moi.

Sans perdre de temps, le romain s'empressa de régler la note avant de rejoindre sa partenaire de mission à l'extérieur du magasin. Cette dernière se tenait en retrait des passants, chose que Gregorio finis par remarquer à force de l'observer ces dernières heures. Malheureusement pour elle, il fallait bien se mêler à la foule, se fondre en elle et ne faire plus qu'un, afin d'avancer dans la mission. Sa main se posa sur l'épaule de la fantomatique élève, attirant ainsi l'attention de la deusienne. Il lui fit un signe de tête en direction de la foule qui déambulait, il était temps de faire partie de la masse.

Et sans crier gare, le professeur entraîna la jeune fille au milieu des badauds. L'albino jeta à un regard à travers ses lunettes de soleil, à Ealia pour voir si tout allait bien de son côté. Ils marchèrent ainsi pendant une dizaine de minutes à la recherche d'une moindre tension, de cris d'émeutes. Mais, en vain. Pas un seul signe de colère ou de folie à l'horizon. Peut-être que Gregorio s'était trompé ? Rien est moins sûr, car cette atmosphère étrange et malsaine flottait encore dans les environs. L'italien pouvait la sentir, elle était là, et pourtant rien ne se manifestait.

Soudain, l'ancien empereur aperçut une ombre, mais pas n'importe laquelle. L'ombre d'une silhouette qui n'avait rien d'humaine, qui lui était apparue le temps d'une seconde. Interloqué, le jeune homme était sur le point de se retourner vers l'élève.

-Ealia, tu as...

Plus un mot ne sortit de sa bouche. Gregorio fut bloqué dans son élan, par une étrange sensation qui naissait dans sa tête. Une violente douleur fit irruption dans la tête du professeur, la violence du choc était d'une telle ampleur qu'elle fit vaciller la divinité. La divinité ne semblait, d'ailleurs, pas être la seule à subir cela. Car au même instant autour de lui, une ou plusieurs centaines de barcelonais étaient en proie au même mal. De la colère, de la haine, un flot d'émotions négatives s'attaqua à Gregorio. L'apprenti-dieu fit tout son possible pour rester lucide, en commençant par repousser les émotions invasives qui ne lui appartenaient pas. La partie ne fut pas de tout repos, mais le latiniste parvint tout de même à chasser l'entité, qui avait tenté d'envahir son esprit.

Lorsqu'il reprit pleinement conscience de son esprit, Gregorio tomba sur un spectacle désolant à tout point de vue. Devant lui se déroulait une émeute dans toute sa splendeur. Des gens de tout à âge se battaient entre eux à mains nues, tandis que d'autres se contentaient de détruire tout ce qui se dressait sur leurs passages. Des cris de colère à l'état pur, des visages déformés par la haine et la folie, quoi de plus ignobles pour ces hommes et femmes de perdre tout contrôle de leurs propres émotions.

Gregorio évita plusieurs habitants, totalement hors de contrôle. Il devait parfois donner des coups, afin d'éviter d'en recevoir. Une inquiétude cinglante s'empara alors de Gregorio. Où était passé Ealia ? Il ne la voyait nulle part... L'émeute n'arrangeait rien et ne faisait qu'empirer de secondes en secondes. Ne voyant pas d'autres solutions, le romain se mit donc à arpenter la masse explosive de barcelonais en furie, à la recherche de son élève.



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Re: Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Jeu 25 Juin 2015 - 12:14


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« Tu as raison, il est temps pour nous de partir à la chasse. Fais attention autour de toi, si tu vois le moindre détail suspect, préviens-moi. »


___On peut au moins avouer quelque chose, il est gentil, le professeur. Même si il sait que tu es une sécheuse multi-récidiviste, doublée d’une violeuse de règles, surtout celle du couvre feu, il te considère gentiment. Ce n’est pas le cas de tout le monde, dans l’académie, malheureusement.
___Remarque, si on t’avait collé un professeur qui te déteste, la mission aurait plutôt été… compromise. Donc on va pas se plaindre. Soyons heureux, youpi. Tu hoches la tête. Puis quelque chose se pose sur ton épaule, cela te fait sursauter. Qui ? Pourquoi ? Tu ne veux pas qu’on te touche, surtout pas un humain ! Tu lèves les yeux.
___Ah, c’est le prof.
___Qu’est-ce que t’es bête.
___Calme dont les battements de ton coeur, tout va bien, il ne s’agit que de lui. Il veut juste t’amener vers cette… foule, épaisse, étouffante et aussi violente qu’une mer pendant une tempête. Tu freines des deux pieds, mais le romain ne semble pas du même avis. Malgré toi, et surtout parce que ta force s’apparente à celle d’un chiot, tu finis par te faire englober par cette horrible masse de touristes dégoûtants. Dégoûtants oui. Regarde les qui transpirent, qui se frottent les uns aux autres, avec leurs glaces qui dégoulinent et collent à leurs doigts, qu’ils vont ensuite lécher alors que leurs mains ont traîné on ne sait où, pour après s’essuyer sur leurs t-shirts, qui vont frotter contre tes vêtements.
___Quoi moi pessimiste ? Non, un peu à cheval sur l’hygiène, rien de plus. Les humains sont répugnants, en plus d’être horribles. On en parlera plus tard, de pourquoi tu dois devenir une mauvaise déesse, et pas une bonne. Avec un domaine comme la folie, aussi, faut se demander longtemps. Je te pousserais aux vices, tant pis si tu ne le veux pas. Kaithrynn le veut sûrement aussi ! Tu es déjà corrompue jusqu’à la moelle, tu sais.

___Ainsi commence une marche stressante, où tu tentes d’éviter le plus de personne possible, que personne ne te touche. A cause de ce que je t’ai dit, hein ? Ahah, je suis trop fort. Bon, il te surveille, au moins, tu te colles presque uniquement à lui, comme un enfant s’accroche aux jambes de sa maman. C’est mignooon. Sauf que bon, tu ne le touches pas trop quand même, tu restes juste un peu derrière pour qu’il se prenne les personnes avant toi, ou le plus possible en tout cas. Voilà une bonne dizaine de minutes qui passe sans résultat. Normal, ça ne fait que dix minutes, il ne faut pas s’attendre à grand chose en si peu de temps. La recherche est toujours une chose longue et fastidieuse, où il faut patience et méthode. Ce qu’il ne semble pas avoir, le professeur, vu sa tête déconfite. Voyons, voyons, il est bien impatient, pour un homme qui doit supporter des élèves ! Tu regardes tes pieds, le ciel, les alentours, plutôt distraite, au final, car à part un flux continu et oppressant de personnes, tu ne remarques rien du tout.

« Ealia, tu as… »


___Plait-il ? Quoi ? Il y avait quelque chose à remarquer ? Oui, non ? Tu te redresses et commences à chercher quelque chose d’inhabituel. D’ailleurs, pourquoi ne finit-il plus sa phrase ? Hé ho ? Y a quelqu’un ? Tu l’observes. Quelque chose cloche. Oui, il se tord, devant toi, et tous les autres avec. Quelque chose, quelqu’un semble pénétrer leurs esprits.
___Mais… Et le tien ? Attend, je regarde. Ah mais oui ! Regarde, cette présence dégoulinante, près de moi. Qui tente de prendre possession de la pièce. Tiens, je lui mets un coup de pieds. Paf. Voilà. C’est quoi ça ? La folie, la haine et tout ça qui est sensé prendre possession de ton esprit ? Elle est bien moi imposante que te propre folie. Je comprends pourquoi elle ne te fait rien, c’est puissance moins dix par rapport à ce que tu supportes d’habitude ! Trop drôle. Tu ressens une gêne, oui, c’est ça. Mais pas plus envie de tuer tout le monde que d’habitude, ni de tout casser. Ça va. Tout va bien. Tu veux la repousser ou ? Pas la peine ? Elle grossit quand même. Tu devrais faire quelque chose quand même. Du calme déjà, tu prends ton crâne entre tes petites mains pour tenter d’isoler le bruit. Voilà, maintenant, repousse cette chose comme tu repousses les insectes.
___Ça prend un peu de temps, quand même. Mais ça se fait. Tiens, je lui remets un coup de pied. Paf. Dans sa gueule de slime. Qu’est-ce que tu dis de ça, hein ? C’est ça, fuis ! On est pas humain, nous, on est des apprentis dieux ! Et tu ne nous battras jamais dans notre propre domaine !
___Bien, la voilà partie.
___Bon, où on est là ? Mais c’est le bordel. Tu te fais bousculer, emporter. Tu reçois des coups que tu ne sais pas rendre. Pourquoi c’est le bordel comme ça tout à coup ? Hey ! Ressaisis toi ! Tu rentres la tête dans ton cou pour fuir. Tant pis pour le professeur, il est peut-être affecté lui aussi. Il faut réagir. Trouver la source de ce mal ! Elle doit être là, quelque part, à surveiller que son chef d’oeuvre fasse bien son travail. Il faut s’isoler. Elle va soit être sur les toits, pour toucher un max de personnes, soit sur une place. En tout cas, un peu en hauteur. Alors, de la hauteur, il va falloir en prendre aussi. La rage est intense. Tu as un peu la tête qui tourne, les coups ne te réussissent pas vraiment. La douleur est de mauvais augure. Fuis, ou c’est Kaithrynn qui prendra ta place, et tu ne veux pas devenir elle, non. Pas question, n’est-ce pas ?
___Tu bouscules ces fous de tous les côtés. Un éclat de verre est projeté vers toi, il t’entaille la mâchoire. Serre les dents, bon sang ! Ce n’est rien, une petite douleur, rien de plus, hein, aller. Te voici sortie de la plus grosse masse. De la fumée commence à se propager. Déjà ? C’est le chaos. Et toi, tu es comme dans une bulle, loin de ce monde, observatrice.
___Ça te plaît ?
___C’est normal, c’est ce que tu pourras faire, un jour.
___Mais pour faire le bien.
___Mais oui.
___Naaaaturellement.
___Allez, en hauteur, maintenant ! Tu montes sur un rebord de fenêtre plus ou moins épais, t’élevant assez pour surplomber la foule. Bon, une masse, noire. Quelque chose. Tu scrutes, les rebords, les toits, les tables. Et là. Ici, le voilà. Un monstre. Une masse informe, aux yeux perçants. Ça ne ressemble à rien, seulement un concentré de haine, de folie, de méchanceté. Tu pointes la bête, perchée sur un toit de magasin. Comment pourras-tu l’atteindre ?
___L’atteindre ?
___Attire dont son attention. Ton doigt l’indique clairement. Si le professeur est toujours aussi sain d’esprit, il finira bien pas te voir. Par le voir, même. En espérant qu’il ne disparaisse pas. Quelqu’un s’approche de toi, sûrement pour te faire tomber. Allez, défend toi ! Tu couines alors qu’il t’attrape la cheville. Défend toi ! Tu as du pouvoir ! Tu peux ! Tu donnes un coup de pied sec. Il se fait repousser, loin. Tu ne l’as pas touché, il s’agit de ton pouvoir de déflagration.
___Décidément, il est vachement utile, ce pouvoir.
___Tu rediriges ton regard vers le monstre. Il est toujours là. Ouf. Ton doigts continue de le pointer.
___Prions pour qu’on te remarque rapidement.


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Re: Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Mer 8 Juil 2015 - 0:01



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Barcelone, Espagne.

Elle criait, hurlait, encore et encore. Cette colère sans nom, sourde et aveugle, ravageant tout sur son passage. La cité catalane était une nouvelle en proie aux impitoyables flammes de la rage, puissantes et ardentes. Les humains happés dans cette spirale infernale laissaient libre cours à leurs haines les plus profondes, à travers la violence et des injures venimeuses. Parmi cette marée explosive se trouvaient les deux envoyés de l'Académie, séparés par la foule enragée qui n'avait plus rien d'humaine.

Gregorio slalomait entre les barcelonais et les touristes hors de contrôle à la recherche d'Ealia. Autour de lui, les personnes vandalisaient vitrines et magasins, alors que d'autres se battaient sans aucune retenue. Rapidement, les premières victimes jonchaient dans l'avenue, totalement inertes. Des objets pleuvaient un peu partout, des pavés, des bouteilles, et même une boîte aux lettres, causant des dégâts considérables. Le souffle court, Gregorio parcourait les alentours avec son regard azur. Soudain, une femme au visage rouge de colère se jeta contre lui, prête à l'étrangler. Toutefois, l'albino ne se laissa pas faire et riposta en la frappant dans le visage, juste assez fort pour la faire sombrer dans l'inconscience et lui casser le nez. Une fois la personne écartée, le professeur continua son chemin en serrant des dents. Ses oreilles bourdonnaient et les violents maux de tête refirent surface. La présence que l'empathe avait ressenti précédemment n'était toujours pas partie, elle était encore là dans son crâne... Mais elle n'était pas suffisamment puissante pour prendre possession de son esprit.

Finalement, au bout de longues et laborieuses minutes, Ealia apparue dans le champ de vision de son enseignant. Et, ni une ni deux, Gregorio se précipita vers elle pour la tirer de son impasse. Cette dernière était perchée sur le rebord d'une fenêtre, où des habitants aux regards bestiaux rodaient autour d'elle comme une bande de requins affamés. Heureusement pour elle, la plupart étaient trop occupées à se battre entre eux. Ne laissant que quelques humains, qu'elle repoussait à l'aide de ses pouvoirs. C'est alors qu'il remarqua les gesticulations de la fille aux yeux sanguins. Le doigt pointé vers le toit d'une échoppe, elle désignait une créature à l'apparence monstrueuse et indescriptible. Le dieu au masque resta bouche bée le temps d'une seconde, avant que la douleur et les cris sourds d'Ealia ne le redescendent sur terre. Jamais auparavant, le romain avait eu affaire à une telle bête. Même L'Odysée et L'Énéide ne faisaient pas référence à un monstre aussi informe. L'odeur de la haine et de la colère empestait à plein nez, comme si un nuage de soufre avait envahi l'allée. Sans attendre, l'empereur invoqua un arcane et la lança contre la masse sombre haute perchée. La sphère pourpre fila droit et toucha au but, arrachant un hurlement de douleur à l'immonde bête.

Cette dernière sembla perdre son contrôle sur la foule pendant un instant, puisque plusieurs personnes s'effondrèrent sans raison, laissant échapper une masse noirâtre de leurs corps. Ce fut d'ailleurs le cas de Gregorio, qui fut uniquement sujet de vertiges. Contraint de poser un genou à terre, l'homme observa avec horreur ce qui sortit de ses orifices auditifs. Mais il ne resta pas là observer, se remettant de ce moment de faiblesse l'italien se releva et courut vers Ealia. Ne perdant pas de temps, Gregorio rejoignit la jeune fille, non sans devoir bousculer quelques personnes. Lorsqu'il parvint enfin au niveau la jeune fille muette, Gregorio vérifia qu'elle n'avait aucune blessure. Puis, sentant que la situation dégénérait dans les environs, il se dit qu'il valait mieux partir au plus vite.

-Ealia ! Il faut qu'on s'e...

Quelque chose n'allait pas, les cris et les saccages autour d'eux avaient cessé. Tous les regards étaient braqués sur eux. En effet, la créature, passablement irritée par l'attaque de Gregorio, avait braqué toute la fureur de ses larbins contre lui et son élève. Ils étaient pris au piège, acculés comme des proies dans un cul-de-sac. Soudain, le tintement d'une cloche se fit entendre, puis encore une fois. Le son provenait de l'immense cathédrale, non loin d'ici. La bête se mit alors à hurler, comme si cette dernière était en proie à la douleur, plus le son des cloches s'intensifiaient, plus l'emprise sur la population diminuait. Les gens commencèrent à tomber un par un, tel des abeilles plongées dans de la fumée. Finalement, la masse difforme lâcha prise en s'en alla sans demander son reste. Pendant cinq minutes, les cloches sonnèrent, alors même que les circonstances n'y prêtaient pas. Bientôt le chaos laissa place à la désolation. Les secours et les forces l'ordres entrèrent en scène et s'occupèrent des personnes qui reprenaient conscience. Gregorio et Ealia étaient sains et saufs, par un miracle qui restait difficile à éclaircir. Il fallut plusieurs minutes aux deux académiciens pour comprendre ce qui venait d'arriver.

La mine sérieuse, Gregorio aida Ealia à descendre et l'emmena sans un mot jusqu'à la Sagrada Familia. Là où ces fameuses cloches avaient sonné, mettant un terme à toute cette zizanie. Arrivés à proximité du monument, toujours sous protection policière, les deux s'arrêtèrent et scrutèrent les clochers de la cathédrale. Aux pieds du monument se tenait l'évêque, la mine grave et fermée comme s'il regardait une tempête se dissipait. Et lorsque les regards de Gregorio et Ealia croisèrent celui du religieux, ce dernier tourna les talons et regagna l'intérieur de la bâtisse sacrée.

-Je n'avais rien vu de tel auparavant, ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre une bête comme celle qu'on vient de voir.

Oui, ils n'avaient fait que voir leur nouvel ennemi. Une chose hideuse, sans nom, dont ils ne savaient strictement rien. Si ce n'était qu'elle était à l'origine des émeutes de Barcelone, et qu'elle avait fui aux sons des cloches. Coïncidence ou signe du destin ? Le mystère restait entier pour l'instant. Mais Gregorio sentait bien que la cité cachait quelque chose. Elle était liée à leur ennemi.

-Pour le moment, nous devrions panser nos blessures. Nous reprendrons la traque demain à la première heure. Je ne sais pas pour toi, mais j'ai l'impression que cette ville ne nous a pas encore tout dit.




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Re: Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland - Mer 22 Juil 2015 - 17:35


LOOK EVERYONE THIS IS WHAT HATRED LOOKS LIKE WHAT IT DOES WHEN IT CATCHES A HOLD ON YOU IT'S EATING ME ALIVE & FEAR AND ANGER ONLY MAKE IT GROW FASTER
___Fichus humains, incapables de se contrôler quand une simple bestiole immonde vient à leur rencontre pour semer destruction, comme la nature lui a inculqué à sa conception. Nature, ou quoique ce soit de maléfique, mal intentionné, vilain pas beau. Enfin, on se comprend quoi. En tout cas, le chaos, il l’a, il en a pour un bon moment. Tels des prédateurs, les mortels se précipitent vers toi, mais tu les repousses, d’abord avec tes pouvoirs, puis avec tes pieds, comme tu peux. Puis au final, tu t’es rendue compte qu’il suffisait bêtement de disparaître pour ne plus être ennuyée. Ce que tu t’es empressée de faire, sous les yeux dubitatifs de tes prédateurs qui, de toute manière, ne se souviendront de rien. Voilà qui était plus confortable, je dois l’avouer. Tes blessures très superficielles commencent déjà à se refermer. Tu secoues tes vêtements pour en retirer la poussière qui s’y est accrochée. Tu en profites pour jeter un oeil autour de toi, dans la foule, pour repérer le pauvre professeur qui est peut-être en train de se battre, aussi fou que les autres.
___Tiens, une boite au lettre. Intéressant.
___Bref, là c’est moi qui m’égare ! C’est pas bien.
___Observons, observons, cherchons une aura divine, un pouvoir, une magie. Tu plisses les yeux. Tiens, il est là ! Il se dirige vers toi. Il aurait du se rendre invisible, comme toi, il n’aurait plus ce problème. A moins qu’il le soit déjà ? Non, il vient de péter le nez d’une bonne femme, je doute qu’il soit invisible, vu qu’elle lui a sauté dessus. Dommage, pour un professeur il se révèle moins intelligent que prévu, à moins qu’il ne s’agisse du maléfice qui lui brouille les idées, et l’empêche de réfléchir correctement ? Je ne sais pas, pas la peine de se poser la question, on s’en fiche un peu au final, tu n’as qu’à lui écrire, ce sera un peu plus facile comme ça, à la place de se battre, de devoir passer en discrétion, de peut-être être embêté par la sécurité, alors qu’être immatériel serait tellement plus facile. Plus de sécurité, plus de lois à respecter, plus besoin de passer inaperçu, plus besoin de se priver de ses pouvoirs les plus voyants. Juste, la discrétion la plus totale, tant qu’un apprenti dieu ou une créature magique ne vous remarque pas, bien sûr. Mais dans ce cas-là, ça fera avancer l’enquête, vu que cette personne, ou cette chose en saura forcément sur les évènements, si elle ne se trouve pas être l’auteure elle-même. Ce serait tellement plus facile comme ça ! Mais bon, non, apparemment, non. C’est dommage, les choses ne se résolvent pas aussi vite, que veux-tu. Sinon la vie finirait par être bien ennuyante, tu ne crois pas ? Moi j’en suis certain.
___Gregorio se dirige vers toi, on dirait qu’il t’a vue, parfait. Ton doigt rejoint l’endroit où se trouve le monstre car Deus merci, il s’y trouve toujours. Dans cette cohue dont il se délecte, il ne vous a sûrement pas remarqué, vous, les deux êtres presque divins. Ça ne doit pas tarder, par contre. Surtout si vous vous rassemblez ainsi. Mais bon ! On en peut rien, il faut faire avec, hein, ma petite.
___Tiens, une boule.
Attend, c’était une arcane, ça, non ? Tu regardes la magie atteindre la bête qui se fend d’un cri douloureux. Touché. Bravo, le professeur, maintenant, il va devenir fou de rage contre nous, et nous repérer une bonne fois pour toute, en plus. Je me taperai bien la face du plat de la main, si je le pouvais. Quoi ? Non, je ne suis pas méchant, je suis terre à terre, s’il avait réfléchi un peu, il aurait su qu’il aurait mieux fallu se rapprocher, ou trouver un moyen pour qu’il ne s’échappe pas. En plus, il est visible pour tout le monde ! Dis lui bon sang ! Attrape ton carnet, fais quelque chose, pendant que des personnes s’effondrent comme des châteaux de cartes, et que la folie qui avait pris possession de leurs esprits s’échappe pour rejoindre la source mère de cette atrocité qui bizarrement ne te dégoute pas plus que cela. Normal après, quand on voit ce qu’il y a dans ta chambre, quand on sait ce que tu vois quand tu te mues en Kaithrynn, on peut comprendre que ce ne soit rien pour toi, ça. Juste un peu de bourbon dans les oreilles. Par contre, le professeur lui, a l’air touché par ces saloperies. Il était donc bien un peu fou, alors. Je le savais.
___Ah, il te rejoint enfin, en face de toi, il t’observe, toi, tu as fini d’écrire ce que tu veux. Mais… On dirait que le temps n’est pas à l’écriture, ni à au déchiffrage de panneau de conseil.

« Ealia ! Il faut qu'on s'e… »


___S’éloigne ? Se tire ? S’échappe ?
___Quoi on s’en fout ? Ok ok, j’imagine que ce grand silence pesant prend une place plus importante dans tes interrogations de jeune fille. En effet, tous les regards de la foule sont braqués sur vous, ou sur lui ? Après tout, tu es théoriquement aussi matérielle que du vent, comment pourraient-ils te voir ? Ou le monstre les manipule assez bien pour qu’ils te voient aussi ? Mais peuvent-ils seulement te toucher ? La peur noue un peu ton estomac. Et si ils te tuaient ? S’ils jetaient ton corps dans un caniveau, là où personne ne pourrait te ressusciter ?
___Pessimiste demoiselle.
___Tu es une apprentie déesse ! Ce n’est pas des humains fous qui gagneront contre toi, toi la future déesse de la Folie ! Faut pas déconner ! Allez, on se bouge ! Prépare toi à la baston ! Allez mon poulain, tu peux le faire, t’es une grande fille !
___Tiens, des cloches.
___Des cris de douleur retentissent de nouveau, malmènent tes tympans et signent la fin de ce grand spectacle. Hommes, femmes et enfants tombent comme des mouches devant toi, devant vous. Hébétée par ce revirement de situation, l’adrénaline accumulée s’évapore dans le soupir que tu pousses. Une fausse alerte, une mauvaise blague, ou un coup du sort inespéré. Comment on appelle cela, encore ? Ah oui, le Deus Ex Machina. Le moment où les héros s’en sortent alors que la situation semblait impossible à résoudre. Mais cela voudrait-il dire que vous êtes des héros ? Tu n’y crois pas un seul instant. A vrai dire, moi non plus. Tu n’as aucune caractéristique de l'héroïne, brave, courageuse, avec des valeurs de paix, de bien, et dont le domaine est pur, blanc, épique.
___Cependant, on représente un peu tous le héros de sa propre vie, non ? Allez, relativise, tout est fini, maintenant. Tu en profites pour réapparaître. La moindre blessure a disparu, désormais. Il n’y avait rien de grave, après tout.
___Le professeur t’emmène près de l’église qui vous a sauvé il y a à peine quelques minutes. Il semble pensif, tu l’es également. Il faut trouver un moyen de coincer cette bête atroce. Elle cause trop de dégâts, trop de malheurs, trop de désolation.
___Alors que ce devrait être ton rôle, cela.
___Je déconne ! Je ne voudrais pas que les insectes débarquent maintenant.
___Ce que tu désires, c’est aider les humains, n’est-ce pas ? Juste, les aider. Faire en sorte que la folie dans ce monde s’amenuise, ce genre de choses gentilles que font les bons dieux, n’est-ce pas ? Pas de mal, pas de mort, pas de destruction.

« Je n'avais rien vu de tel auparavant, ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre une bête comme celle qu'on vient de voir. »


___Tu te contentes de hocher la tête, l’esprit ailleurs, le nez levé vers le clocher salvateur.

« Pour le moment, nous devrions panser nos blessures. Nous reprendrons la traque demain à la première heure. Je ne sais pas pour toi, mais j'ai l'impression que cette ville ne nous a pas encore tout dit. »


___Demain ? Tu tournes le regard vers lui, un froncement de nez aurait été le bienvenu, mais évidement, il ne vient pas. Il est blessé, lui ? Demande lui, et profites en pour lui dire ton idée ! Peut-être que s’asseoir quelque part, posément, serait une bonne idée également. Tu lui attrapes le poignet, avec la douceur d’une jeune fille innocente - pour une fois, je suis sérieux ! - et l’emmène plus loin, loin de ces ruines de places, de ces flics et blessés. Vous vous êtes assez fait remarqués comme cela.
___Demain, quoi, il est fou ! Pourquoi attendre autant de temps ? Tu as un plan ! Un plan que je t’ai soufflé, certes, mais un plan quand même.
___Tu cherches un endroit calme, simple, dans une des rues étroites qui composent la ville espagnole. Un petit café, ceux dont que les vieux adorent pour leur convivialité. En deux temps trois mouvements, vous vous retrouvez assis là, à l’écart, et pendant qu’il panse ce qu’il a à panser, tu lui montres ton carnet, que tu as pris la peine de renflouer d’un peu plus d’informations. La mine toujours aussi empreinte d’une neutre monotonie, tu le laisses lire.

Je crois qu’on devrait rester invisible, ce serait plus facile pour enquêter, ou passer la police, ou pour utiliser la magie, tout cela, professeur.
Ensuite, je crois qu’on ne devrait pas attendre. Il n’en reviendrait que plus puissant et plus enragé ! Il faut le poursuivre tant qu’il est affaibli ! Normalement, nos blessures se soignent toutes seules, alors on a pas vraiment besoin de se soigner.
J’aurais peut-être une idée, mais je ne suis pas sûre qu’elle peut marcher…
Vous en avez une, vous ?


___Tu as peur ? Hey ! Mais mon plan est super ! De quoi t’as honte, Ealia ?
___Je suis vexé.


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Anger, Hatred and Madness feat Ealia Vayland
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