Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob]

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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Dim 7 Juin 2015 - 20:51

Hurry, To The Exit Door



Si Jacob avait demandé à Clarke de partir en avant afin de libérer le passage c'est parce qu'il était le mieux placé pour la couvrir dans sa course puisqu'il avait une arme à feu, lui permettant de tirer à distance. Même s'il n'avait pas prévu que la demoiselle déciderait – ou même serait capable – de se métamorphoser en tigre ambulant, bondissant d'escaliers en escaliers pour rejoindre les mafieux plus bas. Bien qu'ils étaient tout aussi surpris que le professeur qu'un tigre soit présent dans le bâtiment, il suffirait qu'un seul décide de presser sur la détente de leur arme pour faire feu sur elle. C'est pour cela que Jacob tira quelques coups de feux afin de les forcer à se mettre à couvert, et donc laisser le loisir à Clarke de s'occuper d'eux avec sa nouvelle force.

Ce qui devenait plus inquiétant était les autres coups de feux qui venaient de plus haut, obligeant Jacob à descendre d'étage en étage tout en se mettant à couvert. Les mafieux plus hauts étaient équipés de mitraillettes légères, pratiquent pour les endroits clos comme ici. Sentant les balles se loger dans le béton dans son dos, le professeur décidait de se redresser pour viser l'homme le plus proche qui engageait la descente, tirant dans sa jambe pour le faire chuter et donc ralentir la descente de ses partenaires. Il fallait se dépêcher à sortir de cet endroit ou sinon Jacob et Clarke seraient totalement encerclé. Bien que cela ne serait qu'une difficulté de plus à surmonter pour le mercenaire, il est peu probable que la tigresse ait dû faire face à ce genre de situation de nombreuse fois.

Jacob défilait rapidement les escaliers, son pouvoir divin pouvant s'exprimer dans ce genre d'actions en lui donnant une toute légère accélération, sans pour autant qu'il ressente le poids de la fatigue ou qu'il ait du mal à respirer à cause d'un manque de souffle. Il rattrapait rapidement Clarke bien qu'il la retrouvait en train de croquer dans le flanc d'un pauvre mafieux, qui semblait avoir fait l'erreur de tirer sur elle. La blessure ne semblait pas profonde mais elle saignait tout de même.

Jacob • Hmm... Clarke, lâche-le et sortons au plus vite, je m'occuperais de traiter ta blessure dehors.

A ce même moment un grand bruit se faisait entendre plusieurs étages au-dessus, il semblerait que Joe ait réussis à atteindre les escaliers et qu'il s'en prenait à ses propres hommes, au vu des coups de feux audible. Raison de plus pour se dépêcher et partir d'ici au plus vite. Jacob n'avait plus de munition dans son chargeur mais cela ne l'empêchait pas d'ouvrir la marche, passant par la porte pour se retrouver au rez-de-chaussé là où les deux vigiles de tout à l'heure les attendait. Ils étaient équipés de matraques métalliques et l'un d'eux s'avançait vers le professeur qui se contentait de lancer fortement l'arme à son visage, se protégeant avec son avant bras du coup de matraque du deuxième vigile tout en donnant un crochet dans sa mâchoire inférieure. Le premier vigile qui saignait du nez retourner à l'assaut, levant haut son arme avant de tenter de l'abattre sur le professeur, ce dernier saisissant son bras armé avant qu'il ne frappe et sauter en l'air de encercler son bras avec ses jambes, ses pieds se croisant au niveau de son épaule. Les deux tombaient brusquement au sol mais Jacob maintenait la prise, forçant de plus en plus tout en désorientant le bras de l'homme pour le briser d'un coup sec.

Mettant fin à sa prise, Jacob décroisait les jambes tout en roulant sur le sol avant de poser les mains à terre et se redressait assez pour lancer son pied dans le genou du second vigile qui partait aider son collègue. Cela a eu pour effet de le stopper alors qu'il se plier en deux. Jacob se relevait au même moment avant d'enrouler son bras autour du coup, refermant la prise en saisissant son propre poignet pour resserrer son bras sur le cou de l'homme tout en montant petit à petit le niveau. Jacob comptait dans sa tête : 5..4..3..2..1.. Il relâchait le vigile qui était venait de perdre connaissance. Il avait fait en sorte de couper l'apport en oxygène de son corps jusqu'à son cerveau, jusqu'à ce qu'il finisse par s'évanouir. S'il avait fait l'erreur de forcer plus fort ou plus longtemps il aurait pu tuer l'homme. Mais il ne l'a pas fait, car cela n'était pas nécessaire.

Jacob • Allons-y Clarke, la sortie est juste là.



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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Dim 7 Juin 2015 - 23:40



Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle.



Relevant la tête, la tête féline que j'avais adoptée regarda le professeur. La seule chose réellement différente qui me distinguait des autres tigres de Sibérie résultait dans la couleur bleue de mes iris. Exactement la même que celle que j'arborais lorsque j'avais ma forme humaine, contrairement aux iris de couleur or que possédaient les animaux de cette espèce. L'homme sous mes pattes semblait bouger encore, mais pour combien de temps? Je l'avais éventré. Dans quelques minutes probablement, il allait crever. Mais lui mis à part, le reste était épargné. Pas si mal non ? L’ouïe plus assidue que la normale, j'entendis un drôle de bruit, plus haut. On aurait dit que Hulk arrivait dans la place. J'aurais très bien pu, proposer au professeur de monter sur mon dos, mais dans un sens, je n'avais pas envie que n'importe qui ne me monte dessus pas, et de l'autre.. Je ne voyais guère le professeur ranger sa fierté pour faire du "poney tigre". J'aurais pu sourire à cette pensée, si à la place de ma gueule, j'avais une bouche normale. Le professeur s’élançant déjà dans les escaliers, je pris sa suite, bondissante. Les marches me paraissaient si ridicules, et pourtant, à chaque atterrissage, je sentais mon ventre m'infliger une douleur continue, suite à la balle logée à l'intérieur. À peine venais-je de rejoindre Loan que ce dernier venait de mettre K.Ô deux hommes de plus. Il se débrouillait, dans un sens. J'avais encore des choses à apprendre sur le sujet, même si, à mon avis, si je plantais mes crocs dans son joli petit mollet, il ne trouverait pas forcément grand-chose à redire. Sans m'en rendre réellement compte, nous venions de descendre les étages pour nous retrouver au rez-de-chaussée. Je fis un bond, à la suite du professeur et me laissais glisser sur le carrelage, pour faire face à la porte que nous venions de passer.Je me trouvais aux côtés du professeur, qui visiblement semblait également sur ses gardes. Fuir ? Pour quoi faire ? Si nous laissions Joe-le-mutant sortir, il irait non seulement, à notre poursuite, tuer des gens sur son passage, et exposer au monde entier les recherches du Translucide. Alors, mauvaise idée.

Le sang barbouillant mon museau, je le secouais, de droite à gauche, profitant de l'occasion pour éclabousser le professeur. Le mur se fissura lorsque, déboulant dans le hall, le mutant défonça la porte et ce qui allait avec. Il avait concrètement, doubler de volume. Son corps virait désormais au gris et ses pupilles.. Elles étaient toujours aussi dégelasses. Joe-le-sans-coeur attrapa de sa grosse paume la tête de l'un de ses hommes de main à terre, avant de l'envoyer dans notre direction. Je fis mine de sauter sur le côté, laissant Jacob se débrouiller avec, et entamai ma course vers le monstre. Il devait me rester quoi, deux minutes avant de reprendre ma forme initiale. C'était suffisant pour l'amocher. Comme prévu, le monstre se tourna vers moi, écartant les bras pour m’accueillir. Il s'abaissa violemment lorsque je fus près de lui, prêt à me saisir les côtés, chose que j'esquivais, faisant un bond au dernier moment. Je me servis de ses bras comme appuis et fis un saut derrière lui. Une fois dans son dos, je sortis mes griffes et les lui plantai pour rester accroché dans son dos, en insérant ces dernières profondément. Ma gueule s'ouvrit alors pour planter de nouveau mes crocs dans un être vivant. Son cou fut ma cible. Mais je ne pus rester bien longtemps, car le mutant passa ses mains dans son dos, à la recherche de mon corps. Les crocs plantés dans son cou, je restais accroché comme je pus, jusqu'à ce qu'il me dégage plus loin, après avoir saisi mon corps entre ses mains et l'avoir arraché de sa prise. Ne cédant pas à ses mains qui me broyaient l'estomac, le mutant fut contraint d'y aller violemment pour que je lâche prise, se faisant dès lors arracher la chair que j'avais entre les crocs pour être enfin libre. Je réatterris sur mes pattes, à quelques mètre, arrêté par le mur qui me faisait obstacle. Dans un "boom" sonore, je venais de percuter ce dernier. Non satisfaite pour autant, je revins à la charge, Babines retroussées aux côtés du professeur. Nous nous élançâmes dans un même temps. Ne sachant qui choppé en premier, le mutant, braqua son regard sur Jacob, pendant que de mon côté, je me jetais sur sa jambe pour les mordre à pleines dents.


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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Mer 10 Juin 2015 - 21:28

Killing Intent



Une fois que les deux vigiles furent mis à terre, le chemin vers la sortie était totalement libre. Néanmoins, la route de Jacob fut barrée par l'intervention de la tigresse qui se plaçait devant lui. Que souhaitait-elle à pareil moment ? Le professeur avait tout fait pour qu'ils puissent quitter cet endroit une fois la mission finie. Ils avaient éliminé le sujet 0, sans lui il était impossible de refaire de nouvelles pilules de la Translucide. Alors pourquoi le retenir si près du but ? Il était inutile de lui poser la question directement puisque dans cette forme elle était incapable de répondre, et aussi parce que... La chose qu'était devenue Joe venait d'arriver au rez-de-chaussée, prête à en découdre. D'un long soupire Jacob se retournait vers le nouvel adversaire qui venait d'apparaître, plus moyen de l'esquiver à présent.

D'un simple coup d'oeil le professeur pouvait affirmait que la transformation de Joe était enfin finie, son corps avait pratiquement doublé de volumme et il semblait être prêt à en découdre. Pris dans une rage folle, le monstre saisissait un des vigils au sol pour l'envoyer directement sur les deux membres de l'académie. Clarke n'eu pas de mal à esquiver tandis que Jacob se déplaçait sur le côté pour éviter de peu le projectile humain, passant au travers de la porte vitrée. La force devait être puissante pour un tel résultat, et d'un seul bras... Sans une arme le professeur serait bien incapable d'affronter la bête. Il devait trouver la chose qui lui permettrait de vaincre Joe. Il apercevait au sol les matraques des vigils mais ne mis pas plus long qu'une seconde pour décider qu'elles seraient inutiles dans ce genre de situation.

Il décidait de tourner sa tête vers l'extérieure, dans la ruelle en face du bâtiment. Là où Jacob et Clarke avaient laissés leurs armes pour pouvoir entrer sans se faire repérer. La tigresse semblait pouvoir gérer quelques instants la masse musculaire qu'était devenu Joe, il profitait de l'instant pour courir en direction de la ruelle en face, manquant de peu de se faire renverser par une voiture sur laquelle il finit par glisser sur le capot et poser le sac que lui avait confié Clarke, pour saisir son couteau de combat à côté d'un autre sac. Il retournait en direction du bâtiment, voyant que le propriétaire de la voiture n'avait pas attendu pour reprendre sa route.

Une fois de retour dans le bâtiment, le mercenaire apercevait Clarke qui s'était faite repoussée contre un mur. Joe semblait être amôché dans sa nuque mais ce n'était pas le moment de rêver et d'observer. Il fallait attaquer la chose avant qu'elle n'attaque. Jacob et la tigresse se ruait sur Joe qui semblait indécis sur quelle cible il allait se concentrer, avant de rediriger son attention sur Jacob et d'avancer sa main massive en direction du professeur. Quel foutoir cette histoire en tout cas, dire qu'il avait rempli à merveille sa mission et qu'à présent il était forcé d'affronter un monstre. Joe était devenu dangereux, il était capable de broyer n'importe qui sous ses doigts, avec une telle force... Il avait le pouvoir d'éliminer Jacob. Cette pensée eu l'effect d'un déclic dans l'esprit du professeur, ce dernier fixant encore plus froidement qu'auparavant la bête, tenant fermement son couteau. Au lieu de reculer pour éviter d'être saisi, Jacob fonçait vers son adversaire, passant en avant son bras armé avant de... Faire danser sa lame sur la main de son adversaire en un instant.

Alors que le mercenaire passait sur le côté de la bête, on pouvait apercevoir au même moment la main de Joe finir tranchée en petit morceaux qui tombaient au sol, ne laissant aucun doigt valide sur sa main et de profondes entailles qui se prolongeaient sur son avant-bras. Joe commença à hurler plus fort que précédemment, traduisant probablement la douleur qu'il recevait à un tel traitement de la part de Jacob et de Clarke qui déchiqueter sa jambe. Mais Jacob ne s'arrêta pas là, non il devait continuer, mettre fin à cette course poursuite entre Joe et eux, il devait mettre fin à cette menace qui planait autour d'eux. Il devait éliminer ce qui attentait à sa vie. Plaquant son pied contre le comptoir du rez-de-chaussée, Jacob prenait appuie dessus une fois qu'il passa dans le dos de Joe pour bondir au-dessus de lui, tenant encore plus fermement sa lame. Un coup suffira. Il planta violemment son cou dans la nuque de Joe, sectionnant la première cervicale de sa colonne vertébrale avec le reste de sa tête. D'un coup le hurlement cessa, laissant un long silence avec que le monstre ne s'écroule sur le côté. Un seul coup avait suffit, net.... Et meurtrier.

Retirant son couteau de la nuque de Joe, Jacob observait sa lame ensanglantée, clignant pour la première fois des yeux depuis que Clarke et Jacob avaient lancé l'assaut. Inspirant profondément, le professeur soupirait longuement en rangeant son couteau au niveau de sa ceinture, ses narines perturbées par le souvenir d'un odeur familière... Celle des cigares cubains. Redevenant neutre, Jacob lançait un regard en direction de Clarke.

Jacob • Allons-y à présent, mission terminée. On reprend nos affaires et on y va.

Cela faisait bien longtemps que Jacob n'ait ressentis le besoin d'éliminer une menace pesant sur ses épaules. Libérer cette intention de tuer, longtemps sceller depuis... Jacob n'avait pas eu le choix. C'était bien une chose qu'il ne souhaitait pas montrer de sitôt face à ses élèves. Surtout face à Clarke qui avait agis étrangement au cours de la mission. A présent, il espérait qu'il n'aurait pas à expliquer à la demoiselle comment son flacon de Translucide avait disparu et atterris dans la poche du professeur, qu'il avait récupéré durant le choc dans les escaliers.



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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Jeu 11 Juin 2015 - 22:36



Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle.



Les crocs plantés dans la jambe musclée du mutant, je dus sortir les griffes pour rester accroché malgré son agilement. Cette attaque ne semblait pas lui faire plaisir, autant que celle que Jacob venait de lui infliger. Je ne levais pas les yeux, me  concentrant sur mon propre objectif : handicaper le monstre. Je laissais le professeur l'achever. Ainsi, on ne me remettrait pas ce meurtre sur le dos, si cela devait se savoir un jour... Du sang gicla au-dessus de moi, recouvrant ma  fourrure de tache rougeâtre. Je fis alors quelques pas en arrière et me secouai. Ce simple geste eut l'effet d'une bombe, faisant remuer la balle logée dans mon corps. Mon corps se voûta, avant de se recroqueviller pour rétrécir. La fourrure s'évapora, tout comme les oreilles sur le dessus de ma tête.  À genoux sur le sol, je me retrouvais en tenue d'Ève, laissant la plaie ouverte continuer de se rependre. Ma main droite vint se plaquer contre cette dernière, laissant le plaisir à la gauche de prétendre à extraire la balle. Mais la douleur était assez alarmante. Mon index et mon pouce s'enfoncèrent progressivement dans la chair pour retirer l'objet métallique, non sans un léger grognement. L'enlever fut un soulagement. Mais la plaie, écartée pour faire sortir le corps étranger semblait d'autant plus meurtrie et me tiraillait. Je me redressais alors pour marcher en direction du professeur.

-  Nos affaires ?"  


Le sac n'était pas là. Il l'avait laissé dehors. Avec mon bracelet. Quelle idée. Je n'avais donc pas de fringues sous la main. La main droite plaquée sur ma plaie pour éviter d'en mettre plus partout, je me mis en marche vers la sortie, n'attendant pas spécialement le professeur. Il n'y avait pas grand foulé dehors, voir même personne, le quartier semblait désert. Faisaient-ils donc tous la sieste ? Ma main ensanglantée se posa alors sur la porte vitrée et la poussa, pour sortir. Il me fallait simplement traverser la route et regagner mon sac. Pas pudique pour un  sou, cette idée ne me gêna pas plus que ca, ce n'est pas comme si de mon époque, nous étions emmitouflés et cachés dans des vêtements, bien au contraire. Moins y'en avait, mieux c'était. Loan non loin, je me permis de hausser la voix pour que celui-ci m'écoute, sans pour autant que je ne me tourne pas à lui.

-  Il faudra tout de même m'expliquer, d'où vous tenez tout ce beau discour. Ne me faite pas croire que vous l'avez inventé sur le tas, car soit vous êtes un grand malade, soit vous avez un passé peu glorieux."  


Mon corps pivota, alors que nous venions de traverser les trois quarts de la rue, pour poser mon index sur la clavicule droite du professeur.

-  De combien d'hommes et de femmes avez vous ruiné la vie, mon chou ?"  


Un sourire mauvais étirait mes lèvres alors que je plantais mes iris droit dans ceux du professeur. Quelle belle couleur doré. Mes paroles étaient à vrai dire sans fondements. Je me doutais que peut-être , il n'avait eu de passé glorieux, mais je ne voyais pas plus loin, j'y allais surtout au bluff pour qu'il me raconte son passé. A peine lâcha-t-il une réponse que je sentis mon corps lâcher et du m'accrocher à l’épaule du professeur pour ne pas me vautrer. Perdu trop de sang ? Possible. Je sentais le vertige me prendre.
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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Sam 13 Juin 2015 - 15:13

Curious About My Past ?



La main du professeur était couverte de sang, plus celui du monstre que le sien. Il observait un instant sa paume sanglante, se disant que c'était elle qui tenait fermement la lame qui mis fin à la vie de Joe devenu l'incarnation de la violence et de la folie. Seul un soupire ressortait de tout cela, aucune joie pour cette victoire ni de sourire, juste le goût amer de laisser derrière-lui, encore une fois, une scène des plus sinistres où la peinture principale était celle du sang, avec pour thème celui de la mort. Des regrets ? Pas du tout, cela faisait longtemps que Jacob avait oublié ce que ce mot voulait bien dire, ou plutôt il le comprenait tellement bien qu'il décida de l'ignorer volontairement. On ne vit pas en se remémorant nos regrets passés, on doit vivre avec les conséquences de nos actes. Ce que Jacob n'a jamais cessé de faire. Jusqu'au jour où vivre lui fut interdit, et qu'il décida par lui-même de mettre fin à sa misérable vie. Enfin bref, le passé c'était le passé, à présent il fallait se tourner vers l'avenir.

Pensait-il alors qu'il remarquait à l'instant que Clarke venait de reprendre forme humaine, peinant tant bien que mal à extraire la balle qu'elle avait dans le flanc. Quelle idiote, elle aurait dû laisser ce rôle au professeur qui aurait pu le faire sans trembler, et donc sans risquer de provoquer plus de douleur lors de l'extraction. Lorsqu'elle eu finie, la demoiselle se tournait vers Jacob, lui demandant où se trouvaient leurs affaires. Il lui fit vite comprendre la direction à prendre d'un mouvement de la tête, voyant bien que l'idée ne lui plaisait pas puisqu'à présent elle était totalement nue. Bien que ce fait ne dérange pas pour un sou le professeur qui suivait Clarke pour sortir de ce bâtiment. Il n'y avait personne dans la rue, même si Jacob avait manqué de se faire renverser par une voiture en allant chercher son couteau il y a plusieurs minutes maintenant.

Alors qu'il suivait la demoiselle, le mercenaire ne pouvait que remarquer le sang de la jeune femme qui traçait un chemin. Elle commençait à perdre une quantité de sang plus qu’inquiétante. Mais avant qu'il n'est l'occasion de lui faire remarquer, elle s'adressait à lui en parlant assez fort, alors qu'il était à peine à un ou deux mètres d'elle. Il fronçait légèrement les sourcils lorsqu'elle parlait du fait qu'il faudrait lui expliquer si le professeur était en réalité un grand malade ou s'il avait eu un passé glorieux. On peut dire qu'elle était du genre à ne pas oublier ce que Jacob ait pu lui dire dans le bâtiment. Il sait bien qu'il lui avait dit qu'ils pourraient discuter des détails plus tard, mais à ses yeux Clarke devrait peut-être s’inquiéter d'un sujet beaucoup plus urgent pour elle. Bien entendu elle poursuivait dans son discours, s'approchant ensuite du professeur pour poser sa main sur lui, lui posant une question pour le moins égnimatique.

Combien d'hommes et de femmes avaient-ils détruits ? Une question plutôt vide de sens étant donné qu'elle s'adressait à un professionnel, un mercenaire qui exécute les missions donnés pour assurer sa survie et celle du groupe. Il ne détournait pas les yeux lorsqu'elle le fixait plutôt directement, ne se laissant pas du tout intimidé par ses yeux azurs. Il laissait un petit silence s'installait avant de bouger enfin ses lèvres.

Jacob • … Quand je dis que je ferais quelque chose, je le fais. Cela vaux aussi pour ta blessure.

A ses mots il la voyait qui commençait à presque perdre l'équilibre, la voyant se tenir fermement en posant sa main sur l'épaule du professeur. Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait cela, bien que Jacob espérait que cela ne devienne pas un acte récurrent par la suite. Il soupirait, voyant qu'il aurait dû ignorer les paroles de la demoiselle plus tôt et s'occuper de sa blessure plus vite. Il n'était pas encore trop tard pour le faire, alors il décidait de passer une de ses mains derrière son dos tandis que la deuxième l'aiderait à la soulever pour la porter dans ses bras. Il ne trouva pas cela difficile à faire étant donné qu'il était habitué à transporter des cibles incapables de se mouvoir, de plus l'élève était plutôt légère donc cela n'irait que plus vite. Il ne faisait pas tant attention au fait qu'elle puisse éventuellement mal le prendre, de toute façon elle était bien trop faible en ce moment pour répliquer quoique ce soit.

Il prit soin de l'emmener dans la ruelle derrière pour ensuite la déposer non loin des affaires, assise contre le mur. Il se doutait bien qu'elle n'aurait pas de quoi panser une blessure pareille dans son sac, mais il prit quand même la peine de vérifier au cas où. Non, pas de gaze disponible, il allait devoir se contenter d'éviter qu'elle ne perde encore plus de sang. Déposant sa veste sur le côté, il décidait de retirer son propre haut en prenant en main son couteau, déchirant avec la majeure partie du tissu pour le rendre plus facile à utiliser et accessoirement plus long. Il passait rapidement le tissu autour de la taille de Clarke pour faire un pansement, prenant soin de laisser la plus grande partie du tissu au niveau de la blessure pour couvrir un maximum cette dernière. Une fois cela fait il lui suffit de terminer le nœud et voilà, la blessure était traitée, pour l'instant. Reprenant sa veste en main, il se redressait pour être debout face à la demoiselle, restant aussi neutre que d'habitude. Elle était hors de danger pour l'instant, même si elle aura besoin d'un passage à l'infirmerie de l'académie pour faire disparaître la blessure.

Jacob • Cela m'intrigue que tu t'intéresses autant à mon passé. J'ai fais quelque chose qui allait au-delà de l'image que tu avais de moi, un simple professeur de combat rapproché ?

Une question pour une autre en somme, si elle souhaitait en savoir plus il devait avant tout savoir qu'est-ce qui intéressait la demoiselle dans ce qu'il avait fait durant cette mission.



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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Sam 13 Juin 2015 - 17:22



Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle.



Moi qui pensais pouvoir tenir jusqu'à ce que l'on rentre à l'académie pour soigner ce genre de blessure, j'avais tout faux. Il m'arrivait d'oublier que même immortel, nous pouvions mourir momentanément. Pitoyable. La seule chose dont j'avais eu la présence d'esprit était de me retenir sur le professeur. Contre-coup pour sortir en "vie". Je n'eu ni le courage ni la force de broncher contre quoi que ce soit lorsque ce dernier passa sa main dans mon dos. Appréhendant le contact, je sentais mon poux accélérer, comme si dans le fond, je redoutais quelque chose, mais je ne fis rien, me concentrant sur ce qu'il me restait de force pour ne pas flancher plus. Enfin, une grimace s'étira sur mes lèvres lorsque sentant mes pieds se soulever, je perdais mon appuis sur le sol, portée littéralement par le professeur. Si mon était me semblait pitoyable, le fait d'être porté de la sorte, comme une de ces stupides princesses me rebutait d'autant plus. Remuer ou pester contre le professeur n'aurait rien changé, probablement ne m'aurait-il pas fait descendre, ou ma plaie se serait rouverte avec mon agitation. Il fallait faire preuve de sang-froid, parfois. Même si à mon sens, il aurait pu juste me soutenir par l'épaule pour m'aider à marcher ? Impatient, peut-être de dégager la rue, bien que sur ses expression ou son regard, rien ne semblait troubler d'une quelconque raison le professeur. Peut-être était-il comme moi dans le fond, pas tellement gêné par la nudité. Cela n'était pas un indice sur son passé, mais ca le pouvait, car ce genre de gêne n'était dans les mœurs que depuis quelques décennies.. N'osant pas toucher plus le professeur, je n'avais passé mon bras autour de son cou non, me contentant de rabattre l'une de mes mains sur la plaie, comme pour stopper un peu ce qui s'en échappait, et laissais l'autre pendre dans le vide, n'ayant pas la force de la relever.

Mes paupières se fermèrent dans ce qui me semblait être si peu de temps, mais qui visiblement fut conséquent, car je n'étais plus dans la rue, ni dans ses bras, mais assise contre le mur avec une sorte de bandage qui me serrait la taille. Pire, le professeur se retrouvait désormais sans haut, constatais-je en levant le menton pour voir d'où venait la voix qui m'interpellait. Dodelinant de la tête, je cherchais mon sac du regard et l’attrapai de ma main droite, faiblement pour chercher le bracelet qui était dedans. Je le pris alors et le mis à mon poignet avant de l'activer. Des vêtements surgirent de nul part, recouvrant peu à peu m a peau nue., pour y  laisser un jean noir et une chemise bleue. La seule chose que je reprochais à cet outil, était de ne pas inclure forcement les sous-vêtement lors de l'apparition des vêtements. Pour répondre au professeur, il fallait que celui-ci soit à portée de main, c'est pourquoi, je me hissais sur mes deux mains avant de me relever avec difficultés, tout en m'adossant au mur. Je pris alors sa main après avoir écarté une partie de la chemise à moitié ouverte et la posa sur ma poitrine, ou plus exactement, à l'emplacement de mon coeur.

- De mon vivant j'ai été maltraitée, battue et violée par mon beau-pere. Mais ça ne lui suffisait pas, non. Il prenait plus de plaisir à voir ses amis profiter de moi. Suite à cela, je me suis enfuie, j'ai sombré dans la drogue. J'ai du me prostituer pour  subvenir à mes besoins."  


Répondis-je d'une voix froide, comme si la haine de cette histoire fictive me tenait encore les tripes. Mon pouls restait le même, identique. Pas de fréquence cardiaque plus rapide trahissant quelconque mensonge non, juste ce qui semblait être de la sincérité, sans nuls doutes.

-  Vrai ou faux ? ... Je mens comme je respire. Vous avez fais la même chose. N'importe qui se serait trahi, mais vous connaissiez le sujet sur le bout des doigts. Dites-moi comment vous avez fait."  


Ou plutôt, qu'avez vous donc fait pour vous intégrer si bien dans ce milieu.

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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Dim 14 Juin 2015 - 19:40

I Was A Weapon Dealer



Le professeur était bien rassuré de voir que Clarke ne chercherait pas à se débattre plus que cela, au risque de leur faire perdre du temps inutilement. Elle restait silencieuse, utilisant ses forces restantes pour garder un semblant d'esprit. Suite au bandage les saignements avaient rapidement cessés, écartant la possibilité qu'elle meurt suite à une profonde hémorragie. Alors qu'elle rouvrait les yeux pour remarquer que sa blessure venait d'être a moitié traitée, elle cherchait du regard ses affaires avant d'en tirer son bracelet qui lui permis d'invoquer des habits. Un outil assez pratique en effet, il devait être disponible dans le magasin de l'académie, à un prix raisonnable sûrement... Du moins ce n'était pas comme si Jacob en ressentait le besoin nécessaire d'en posséder un, même si cela peut toujours être pratique comme maintenant.

Bien qu'il n'ait plus de T-shirt à porter, il se contentait de remettre sa veste sans chercher à la refermer, laissant une grande ouverture de son cou jusqu'à son abdomen. Alors qu'il avait demandé à la demoiselle de lui dire précisément ce qui l'intéressait chez lui, elle décidait de se remettre sur pieds après quelques instants tout en se laissant adossée contre le mur. Sans chercher à répliquer quoique ce soit, Jacob la laissait saisir sa main pour qu'elle la place au niveau de son cœur. Sans faire attention à la peau chaude et douce de Clarke, il sentait la présence des battements de son cœur qui étaient réguliers, suivant un rythme qui se répétait sans anomalie. Néanmoins il restait à l'écoute des aveux que faisait Clarke, sans détourner son regard du sien. Il ne ressentait rien de la part de son cœur, pas de changement de pouls ni rien. Même si la fin de l'histoire était un peu grosse pour que le mercenaire puisse y croire.

Le fait qu'elle avouait par la suite qu'elle venait de mentir confirmait l'impression qu'il avait capté quelques instants plus tôt. Elle se servait de ce petit exemple pour dire que le professeur avait fait de même durant la mission, et que là où beaucoup se seraient plantés dans leurs propres mensonges, lui il savait ce qu'il disait. Face à de tels propos, Jacob n'avait pas vraiment de quoi répondre négativement. Alors qu'il reculait sa main pour se gratter le menton, il finit par regarder directement Clarke tout en se massant la nuque, bougeant ses lèvres pour commencer à parler.

Jacob • Je n'ai fais que m'adapter à la situation tout en utilisant intelligemment les informations dont je disposais. Embobiner Joe fut relativement facile parce que, lorsqu'il est remis dans le contexte, il est à la tête d'un groupe de mafieux qui doivent financer des expériences uniques sur un nouveau composant. L'argent n'a jamais été un problème pour discuter étant donné que j'ai en ma possession de nombreux numéros de banque avec leurs codes me donnant accès à de nombreuses ressources. Quand j'ai parlé d'associés c'était pour accélérer les négociations, il fallait que j'arrive à intimider Joe en lui décrivant les éventuels pouvoirs je disposais moi et mes associés. Bref, tout n'est que manipulation et intimidation, il n'y a pas de réelle négociations dans ce genre de monde. On arrive toujours à deviner à l'avance qui a l'ascendant dans la discussion.

Alors qu'il parlait, Jacob se servait des doigts de sa main pour énoncer un à un les détails de la négociation dans la mission. Bien entendu il se doutait bien que cela ne serait pas une bonne réponse si le professeur ne poussait pas le sujet plus loin.

Jacob • … Par le passé j'ai été un marchand d'armes. Je parcourais de nombreux lieux où les affaires étaient profitables : pays influents, émergents, zones de guerres etc... J'ai rencontré des hommes qui n'étaient intéressés que par le profit et par le pouvoir qu'ils possédaient. Montrer la moindre ouvertures à ce genre de personne c'est signé sa propre mort. Alors je n'ai pas hésité à utiliser le pouvoir que j'ai acquis pour prendre tout ce dont j'avais besoin de ces hommes de pouvoirs, jusqu'à ce qu'ils deviennent dépendant de mon marché. Bien entendu, tout cela pris fin au moment où ils devinrent inutile et que je les abandonnes pour faire affaires avec des concurrents à eux. Le seul moyen de persister dans un tel milieu, c'est de ne penser qu'à son propre bénéfice tout en se servant des autres comme support, même si cela passe par le fait que tu deviennes momentanément un support.

Jacob n'hésitait pas à parler de quelques passages de sa vie en tant que marchand d'armes. Il n'allait pas chercher à mentir sur ce qui n'était au final que la pure vérité : il se servait des autres afin de les berner et d’agrandir son influence par-delà le marché. Et c'était ainsi qu'il avait réussis à survivre plusieurs années tout en se développant, bien que la soudaine trahison des Söldner reste une chose bien mystérieuse, comme une pièce manquante dans un puzzle, mais cela il finira bien par découvrir où se trouvait l'anguille sous roche à l'époque.



Jacob Loan
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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Dim 14 Juin 2015 - 23:18



Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle.



Le contact de l'autre était tolérable que lorsque je le décidais, dans le fond, parce que je savais ce que je faisais. L'inverse était imprévisible. La main du professeur se retira, non sans gênes. A croire qu'il était comme moi à ce sujet là et que le corps du sexe opposé ne faisait soit aucuns effets, soit le répugnait. Dans un sens, je ne pouvais m'en plaindre, ce n'est pas lui qui lorgnerait délibérément ou aurait des gestes déplacés, je suppose. N'ayant plus besoin de retenir la main du professeur, je laissais mon corps reculer légèrement, pour m'adosser de nouveau au mur, convenablement. Je ne pris pas la peine de refermer le chemisier, ce n'est pas comme si on voyait réellement ce qu'il se trouvait en dessous. Le professeur lui même se moquait de sa propre tenue, laissant apparaître son torse. La sculpture de ses muscles me rappelait celle si soulignée de nos athlètes, à l'époque. Bien qu'il soit plus mince et moins large, ça n'enlevait rien à ce charme. Mon regard ne s'attarda pas plus dessus, j'avais d'autres préoccupations, comme tenter de me maintenir debout, comme si avoir les deux paumes contre le mur pouvait m'aider à ne pas chuter. Je sentais encore les vertiges pas loin, il me fallait rester tranquille. Économiser les forces. Le regard braqué sur le professeur, j'observas sa gestuelle. Sa main se glissait tour à tour sur son menton, sur sa nuque. Ce genre de mouvements pouvaient traduire la réflexion ou la gêne. Dans ce cas là, je ne voyais pas comment le professeur pouvait se montrer gêné de quoi que ce soit. Dodelinant de la tête, j'écoutais ses paroles, ma foi, pleines de sens. Je ne doutais pas de ces capacités de réflexion, à mon sens, lorsqu'il était un humain, il avait du être quelque chose de plus qu'un simple caissier, ou que sais-je.  Ce qu'il révélait alors par la suite. J'avais encore du mal avec les termes et les explications, à mon époque, nous n'employons pas forcément les mêmes termes pour designer une personne exerçant telle profession.  Le marchand d'arme, je le voyais comme un forgeron refourguant sa production à la chaîne. Mais dans cette époque, ils parlaient de ces armes à feu, probablement. Les mêmes que celles de ces gardes.. Loan n'était décidément pas d'une autre époque. Peut-être était-ce un avantage pour lui, de mieux connaitre les humains., ou du moins, les maux de cette terre. Je devais réapprendre. C'est ce que je faisais dans un sens, en écoutant le professeur.

- Je vois.. Alors vous étiez tout de même une belle raclure, de votre vivant .."  


Lâchais-je, en étirant un sourire malsain sur mes lèvres. Je ne l'insultais pas vraiment non, simplement des faits cités, je percevais ce genre d'actions comme une sangsue accrochée à une personne pour lui pomper toute son essence, avant de se détacher d'elle, repus. C'était assez drôle de mon point de vue, d'imagine le professeur dans ce rôle, même si ça me poussait à d'autres réflexions.

-  Je me demande quels sont les critères de notre cher Deus en nous ressuscitant. Soyons clair, vous comme moi n'étions pas des saints. J'ai passé une partie de ma vie à ôter des vies, tout comme vous avez ruiné celles d’autrui."  


Dans un soupire, je me délaissais le mur pour m'approcher de mes affaires. La main droite accroché comme elle le pouvait aux briques du bâtiment, je me permis de me pencher, pour ramasser le sac et mon kopis avant de me relever et de re-plaquer mon dos au mur, comme si il s'agissait d'une terrible épreuve.

- J'aurais pu être professeur. Mais a la différence, n'ayant pas votre patience, peut-être aurais-je fais disparaître quelques élèves, par-ci par-là. Je me demande bien comment vous faites. "  


Lançais-je, à la limite de l'ironie, car je me doutais qu'il ne me voyait pas parmi ses élèves les plus brillants ou les plus sérieux,non. Au contraire, il devait avoir une liste des boulets de son cours et avoir en premier, en haut de la liste "Clarke Griffin". J'avais perdu bien des statuts  depuis mon arrivé ici, passant de l'académicienne modèle à une personne désabusée qui se rend compte qu'il y avait un dysfonctionnement dans leur système. Le kopis glissé maladroitement dans le sac, je me décalais du mur , pour tenter de marcher seule. Il fallait rentrer à l'académie après tout, tentais-je de me convaincre, en la main prête à se flanquer sur le mur au  cas ou je perdrais de nouveau l'équilibre.

- En fait, estimez-vous chanceux, de ne pas m'avoir en collègue. Qui sait ce que je vous aurais fait pour avoir piqué mon tube à essais"  


Cette idée me faisait presque sourire. "Clarke Griffin" professeur en.. je me demande quel aurait été ma spécialité. L'infiltration ? Le mensonge ? La torture ? Ce n'était pas tellement dans les principes deusiens. Ne laissant pas le temps au professeur de me répondre, je fis volte face, mais pas trop vite, histoire de ne pas être saisit de vertiges, pour me retrouver près du professeur, à quelques centimètres en levant le menton pour pouvoir le regarder correctement. Malgré le sourire malsain sur mes lèvres, mon ton se faisait cinglant.

- Ne m'obligez pas à devoir passer mes mains sur vous pour le récupérer"  

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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Lun 15 Juin 2015 - 14:34

Take It As A Gift



Une fois le contact physique rompu et les paroles de Jacob partagées, Clarke retourner se poser de façon plus reposante contre le mur. Elle était réellement affaiblie, peut-être qu'au final cette mission était de trop pour elle, peut-être aurait-il dû préparer un meilleur plan pour s'échapper ou une autre manière de mettre fin à la mission. Il aura beau y réfléchir maintenant, cela ne changera pas au fait qu'elle était blessée et qu'il fallait retourner à l'académie à présent. Le fait que la demoiselle dise d'emblée au professeur qu'il était une raclure dans sa vie précédente finissait bien par le faire légèrement sourire. Raclure était un mot beaucoup trop faible pour ce qu'il a pu être auparavant, il était désormais habitué à « monstre ; démon ; meurtrier ; condamnable à mort ; charognard de la guerre etc ».

Tous étaient vrais en un sens, mais le poids que portait sur les épaules Jacob ne l'empêchait pas de vivre avec. Après tout il sait ce qu'il a fait et pourquoi il l'a fait. Il ne se compare pas à d'autres criminels attirés par le pouvoir, l'argent, le plaisir... Non, lui il était différent, il regarderait au-delà de toutes ces petites choses. Néanmoins, il fut intrigué par le sujet amené par Clarke à propos de ceux dont Deus choisit d'élire comme étant des futures divinités. Elle affirmait que elle aussi par le passé avait tué de nombreuses personnes. Étrangement, cela ne le bouleversait pas d'apprendre que Clarke avait été une meurtrière. Bien sûr elle était du genre spéciale comme élève, bornée, têtue, arrogante par moment mais quelque chose de plus construit et sombre était ancré en elle. Ou peut-être bien était-ce quelque chose de détruit, en l’occurrence.

Pour sa part Jacob ne s'était pas posé beaucoup de questions à ce sujet. Il est mort de son plein grès même s'il aurait souhaité vivre plus longtemps, il a été choisis par Deus pour une raison inconnue et le fait qu'il soit professeur ne tiens que du heureux hasard que le mercenaire était probablement l'un des meilleurs dans le domaine du combat rapproché. Peut-être pas le plus fort car à ses yeux il existait quelqu'un de bien supérieur à lui, néanmoins cette personne était encore vivante sur Terre. Du moins c'est ce qu'imaginait Jacob. Il riait légèrement lorsqu'elle annonçait qu'elle n'avait pas sa patience à lui et qu'elle n'aurait pas hésité à faire disparaître certains élèves. Il est vrai que quelques personnes peuvent être détestables au point de vouloir les éliminer une bonne fois pour toutes, mais Jacob savait quoi faire dans ce genre de situation.

Jacob • Je n'ai pas à utiliser autant de patience que cela, tous les matins j'effectue un cours de combat rapproché. Il me suffit de profiter de ce moment pour calmer leurs ardeurs et leur rappeler où leur véritable place se situe dans la chaîne alimentaire.

Il poursuivait sur le ton de l'ironie de Clarke bien qu'il n'hésiterait pas à recourir à une telle méthode . Rien de plus pratique que de pouvoir comparer la force entre plusieurs personnes pour instaurer une sorte de pyramide de pouvoir, où Jacob se trouverait bien au-dessus des autres élèves. Alors que Clarke tentait de marcher d'elle même, en récupérant ses affaires, elle finit par reprocher Jacob d'avoir récupéré l'échantillon de la Translucide dans son dos. Il laissait fondre le léger sourire qu'il avait jusqu'à maintenant pour laisser place progressivement à cette expression neutre dont il avait l'habitude. Bien que la demoiselle s'approchait en affichant un sourire étrange et sur un ton grinçant, il ne laissait rien transparaître si ce n'est qu'il finit par laisser ses lèvres étirer un sourire semblable à celui d'un renard fourbe. Ce n'était pas un sourire malsain où le but était de montrer les crocs, non, il était présent pour prévenir Clarke.

Jacob • J'avoue être très curieux du but de cette « mission », Clarke. Cela m'étonnerait que l'académie envoi une élève seule s'occuper d'une telle tâche, néanmoins je suis davantage intrigué comment tu as pu obtenir des informations sur les expérimentations, aussi facilement. Tu ne chercherais pas à tester ma réflexion sur ton cas, n'est-ce pas ?

Ca dernière phrase avait pour but de la forcer à réfléchir, de restait silencieuse face à ce renard sournois qui se dressait devant elle. Au final il se contentait d'hausser les épaules, faisant mine de regarder en direction de la poche de son pantalon en passant une main sur cette dernière.

Jacob • M'enfin, je suppose que pour te récompenser d'une telle réussite je ne peux pas te laisser partir les mains vides. Prends-le en guise de cadeau de la part de ton professeur.

Il disait cela mais au moment où il laissait le sommet de l'échantillon sortir à moitié de sa poche et que Clarke aurait probablement les yeux rivés dessus, il se servait du tube à essais comme appât pour passer sa main libre au niveau de la nuque de la demoiselle, appuyant sur un point de pression sensible pour la faire perdre connaissance subitement. Il passait son autre main derrière son dos une nouvelle fois tandis qu'il reposait délicatement sa tête contre son épaule à lui. Heureusement qu'elle était bien affaiblie par la perte de sang, ce genre de coup ne serait pas passé si elle était toujours sur ses gardes. Peut-être que la confiance qu'elle avait en lui allait en prendre un sévère coup, mais il s'en fichait plutôt pas mal. Il reportait une nouvelle fois Clarke dans ses bras, comme il y a quelques minutes, tout en portant le sac avec les affaires dans son dos, il était temps de retourner à l'académie.

Une fois qu'ils traversèrent sans soucis le pont des dimensions, Jacob pris soin de ramener l'élève à l'infirmerie au plus vite, la laissant au soin du personnel sur place pour qu'ils traitent sa blessure. Une fois ressortis, il ressortait le tube à essais pour y observer les deux pilules de la Translucide. Une seule aurait suffit pour transformer Joe en un véritable monstre, et pourtant il en avait avalé plusieurs. Probablement que une fois la substance absorbée, le nombre ne comptait plus. Il soupirait, observant l'objet dans sa main. Au final il n'en aurait aucune utilité dans l'état actuel... C'est pour cela qu'il se dirigeait en direction des dortoirs, allant dans l'aile réservé aux élèves. Il confiait une boite à un gardien dans le dortoir, lui demandant d'apporter cela dans les appartements de Clarke Griffin, ce qu'il effectua sans tarder. La boîte contenait l'échantillon de la Translucide. Puisqu'elle le voulait autant, il n'allait pas la priver de cela.

Néanmoins il doutait qu'à son réveille elle souhaiterait la mort de Jacob des plus belles, peut-être profiterait-il de cela pour s'éclipser une journée ou deux. Il avait encore une affaire à régler sur Terre...



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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Lun 15 Juin 2015 - 23:39



Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle.



Un sourire s'étira sur mes lèvres. Perspicace, le professeur. J'avais rencontrer certains profs, mais nul mis à part le romain n'avait su éveiller mon intérêt. Peut-être Loan y parviendrait-il, s'il continuait de placer ses pions et de jouer de la sorte. Dodelinant de la tête, j'observais le sourire du professeur. On disait de moi que j'avais des airs malsains, mais et lui, qu'en était-il ? Du coin de l'oeil, je vis sa main s'orienter vers sa poche Stupide petite Clarke. Je voulais lui répondre en lui disant qu'il pouvait toujours essayer, de briser mon masque, mais peu importe, parce qu'au final, aucuns sons ne sortis de mes lèvres alors que dans mon cou, je sentais une pression. Puis plus rien, le néant.

Mes yeux s'ouvrirent avec difficultés. Salle blanche, lit moelleux ? Ma main gauche se porta derechef contre feu ma plaie. Inexistante  à présent. Elle avait été guéri. A croire que les soins ici relevaient de la magie. Ou peut-être le temps avait aidé à cicatriser. Je n'aurais su dire, je n'avais pas la notion des dates. Ou était mon Dea-portable ? ET mon sac ? Mes affaires ? Ma tête se tourna sur le coussin, pour regarder la table plus loin. Tout était là. Je ne me souvenais ni des soins, ni de mon arrivée, ni même d’être parti de la bas. Jacob. Pour sur, il était le fautif de cette mascarade. Il avait du m’assommer, ou que sais-je encore. Pire. Me porter. M'imaginer être porté comme un sac à patate me déplaisait fortement, mais je préférais encore ça plutôt que d'être porté autrement. L'avais-je saoulé à ce point pour qu'il décide de faire taire ma compagnie ? Un rictus mauvais s'étira sur mes lèvres. Quel bel enfoiré, en fait. Je me redressais alors, faisant tomber le reste de la couette pour sortir de ce lit si confortable. Pied au sol, je me redressais et marcha en direction de la table pour trifouiller le sac. Rien. Seulement mes affaires personnelles. Et en plus, c'était un menteur ? Je ne pris pas la peine de me changer, gardant sur moi l’espèce de blouse bizarre de l'infirmerie et ramassa mes affaires personnelles. J'étais guéris, pas besoin de m'attarder plus. Mon regard croisa celui de l'infirmière, que je remerciais d'un hochement de tête avant de reprendre ma route.

Le temps me paru long jusqu'à ma chambre. Mais ce qui m'interpella le plus, c'était les regard en biais concernant ma tenue. N'avaient-ils jamais vu une blouse fendue sur le devant ? Ou était-ce l’espèce de pantalon trop large et blanc qu'on m'avait enfilé qui posait soucis ? Je ne fis pas plus attention et me rendis dans ma chambre. Un étrange flacon se tenait-là. Finalement, il avait donc tenu parole. Peut-être n'était-il pas un être si manipulateur , finalement, pensais-je en m'approchant du translucide. Deux capsules.. Constatant que j'étais la seule présente dans la pièce, je pris un flacon de parfum  de l'une de mes camarades et le vida, entièrement pour ne garder que le contenant. Après l'avoir rincé, je mis l'une des capsules dedans. Une pour les renégats, et une pour moi, au cas où ... Il me suffirait de la refiler à un apprenti, un jour, pour foutre le bordel dans cette académie.. Je pris soin de me dévêtir de cet accoutrement étrange et enfilais des vêtement propre. Ce professeur. M’assommer de la sorte ? Qui sait ce qu'il avait pu faire de mon corps inconscient. Bien que, je l'imaginais pas prendre des photo bizarres pour me faire chanter avec .. Cette idée me révulsa. Et mon pied dans sa tempe, pour voir ?

Agacée, mes doigts se serrèrent. La poigne que j'avais sur le flacon le brisa, laissant tomber au sol morceaux de verre et translucide. Je n'avais plus qu'à nettoyer et reprendre un autre flacon, pensais-je, dépitée.
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Re: Je vous rassure, ce n'est pas pour ma consommation personnelle [Jacob] - Mar 23 Juin 2015 - 21:39

Entre Jacob le fourbe et Clarke l'hypocrite, ça fait un joli duo tout ça ! Et surtout un beau merdier ! Qui sait ce qu'à Jacob sur Clarke quand elle était dans les vapes ? Mmmh ?? C'est pas dit tout ça hein ?? C'est pas net ! Je veux des détails ! En tout cas jolie rp à tout les deux. Il ne manquait plus qu'un peu plus de rose et d'amour *verse une potion topazifiante sur les deux*. Enjoy o/.

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