Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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X-Files, le retour. [Aleks]

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X-Files, le retour. [Aleks] - Mar 26 Mai 2015 - 2:55



X-files, le retour



"J'ai entendu parlé d'un endroit, comme la zone 51" ..."On étudie la bas beaucoup de choses, notamment les étranges phénomènes" ... "Il est situé en Russie je crois".. "Savais-tu qu'un homme avait été capturé et que son corps était maintenu en vie car il sortait de son corps d'étrange lame d'os ?" ... "Apparemment, il ne serait pas humain"..

Kim. Mes doigts se bloquèrent sur le bouton "Arrêt" de la petite machine. Le dictaphone, car c'était son nom, avait enregistré des bribes de paroles. Des aliénations diraient les autres. Mais je connaissais cette personne, ce "mutant" comme ils pouvaient bien nous appeler. Renégat, c'en était un. Il avait disparu lors d'une mission et pour tout dire, je le croyais mort. Comment diable les humains avaient-ils pu le garder sous leur contrôle, cela restait un grand mystère. Agacée plus qu'énervée, je décidais de mon propre chef de m'y rendre. Je n'avais pas de quelconque affection pour Kim, pour tout dire. Seulement, si les humains découvraient quoi que ce soit -et Deus sait à quel point ils peuvent être agaçant à découvrir des choses bien gardés- nous risquions de possible ennuis. Autant nous épargner ca. C'était de ce fait une mission à la fois Renégat et Académicienne. Quoi de mieux qu'un représentant de chaque pour y participer? Mon choix fut vite vue. Si je voulais un compagnon puissant qui n'aurait pas de scrupule à arracher des têtes ou à démembrer quelques personnes, il n'y avait pas trente six personnes. Car les apprentis rechignaient en général à se débarrasser d'humain. Le repenti lui ... Je me rendis au réfectoire, seul le cuisinier se trouvait là. J'avais donc laissé un message pour Aleksander.

"Portée par un souffle, elle inquiète le sage et plonge le guerrier dans l'abîme.
Qui suis-je ?"

Le cuisinier avait pour instruction de dire à Aleksander de me rejoindre, si celui-ci le désirait à 17 heures tapantes, après son service. Le passeur, en toute bonne foi m'avait promis de m'amener ou bon me semblait si je lui ramenais une bonne bouteille de Rhum. Ce à quoi je lui avais promis une vrai bouteille de Vodka Russe. Il ne connaissait pas, mais semblait ravi de tester. Mais pour cela, il devrait nous amener là bas et assurer notre retour.

Comme prévu, le lycan déboula à l'heure convenue. J'avais avec moi un sac avec quelques "babioles" utiles à l'intérieurs. Un collier pour m'adapter aux langues parlées sur place, mon bracelet aux cinq tenues, même ma paire de lunette à vision nocturne. On aurait dit ce que les humains appelaient un "agent secret". J'avais revêtu pour l’occasion un pantalon souple noir, ainsi qu'une veste en simili cuir. Restons dans la discrétion.

-  Aleks. As-tu trouvé solution à mon énigme ?"  


Questionnais-je alors le lycan, en montant dans l'embarcation. Notre ami le passeur pris sa place et s’élança. Dans moins de quelques minutes arriverons nous probablement. J'avais eu le temps de débriefer vite fais le Lycan, en lui donnant une version des faits édulcorée. Comme quoi je devais me rendre rapidement dans une base relativement bien gardé afin de découvrir les recherches tordues que faisaient les humains. J'omettais de lui dire pour le moment qu'un renégat s'y trouvait, histoire qu'il n'aille pas le buter au cas ou il le trouverait en premier. Le début de la mission se révélait être une infiltration, simplement. Mais si les choses tournaient au vinaigre (ce qui, à mon avis allait probablement se passer) nous avions le droit de nous débarrasser des témoins. Mais pour le moment, nous pouvions nous tenir tranquille. J'avais au préalable contacté Aaron, l'un de mes partenaires renégats. Il avait, grâce à des dons surpuissant que je ne comprenais pas, réussis à s'infiltrer dans les donnés de cette fameuse zone, pour me crée un pass. Nous étions désormais "Armin Mulder et Tanya Scully", travaillant au service de recherches en biologie pour le CRPP (Centre de Recherches des Phénomènes Paranormaux), branche "mutation génétique"

Le passeur nous déposa, à quelques kilomètres de la zone. La base, même de loin avait des allures d’hôpital désaffecté. Et c'était apparemment le but de la chose. Tout se passait en sous-terrain... Nous n'aurions deviné ce qu'il s'y tramait si nous n'avions pas eu les informations dont on m'avait fait part. Mes deux mains se posèrent sur le petit manteau que j'avais pris et le ferma, avant de garder les bras croisés dessus.

- Monsieur Mulder. Pensez-vous être capable de vous tenir à carreaux pendant plus de vingts minutes ?"  


Questionnais-je alors le lycan , en étirant un mauvais sourire aux lèvres. Nous marchions, depuis tout à l'heure. Bientôt, nous serions arrivé à la première entrée.Encore fallait-il la trouver... J'avais ouïe dire que cette dernière se trouvait dans l’hôpital, dans la salle de stockage des médicaments, mais cela restait à prouver...

Voilà que nous étions désormais à l'entré du bâtiment. Je fis la grimace, constatant l'état délabré de la chose avant d'y pénétrer. Je comprenais mieux pourquoi ils avaient fait leur base ici. Aucun humain ne se risquerait de se rendre dans un lieu pareil. Il semblait maudit. Hôpital psychiatrique avez-vous dit .. ?
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Mer 27 Mai 2015 - 21:03
A peine avait-il pénétré à l'intérieur de la cuisine que le Repenti moustachu l'interpellait, lui faisait comprendre qu'une certaine Clarke Griffin désirait sa présence à dix-sept heures pétantes, et qu'il devait éteindre sa cigarette. Ce à quoi il répondit en expulsant d'une pichenette la barre cancérigène en direction du cuistot qui semblait cloué sur place, en face du Prédateur Alpha dans son habituel uniforme, dégageant une aura féroce et écrasante, malgré son expression étonnamment neutre et vide. Durant un instant, il inclina la tête, les yeux plissés, cherchant à définir ce qui le tracassait. A ce propos, qui était Clarke Griffin ? Ayant mis le doigt dessus, un bref échange interne entre le Dieu et la Bête lui permit de l'identifier. Celle qui sentait comme un monstre. Pas aussi proche de lui qu'Eishi, mais elle était supportable. En fait, un sentiment d'appréciation fit même surface alors qu'il adoptait un air absent, l'examinant pour mieux le comprendre. L'analyse s'acheva par un bâillement, alors qu'il reportait ses iris dorés et farouches sur son supposé collègue, qui lui tendait toujours un papier sur lequel étaient griffonnés quelque mot. En effet, manifestement, l'autre Repenti n'avait pas été en mesure de retenir de mémoire l'énigme posé par la Gorgone, et l'avait donc appliqué sur un morceau de feuille traînant par là. Et Deus seul savait comment cet homme à la pilosité faciale atrocement développé était sujet aux tremblements devant la puissance assujettissante qui émanait du Lycan, lorsqu'on savait qu'est-ce qui se cachait derrière les verres fumés de ses lunettes.

Glissant l'une de ses mains gantées dans sa chevelure blonde, ne percevant manifestement pas la terreur qu'il inspirait de plus en plus au fur et à mesure que sa santé mentale se dégradait à une vitesse hallucinante, il s'empara du message, tournant le dos au cuisinier, pour ressortir. Pourquoi devrait-il la rejoindre, d'abord ? Ses yeux parcouraient de long en large les lettres attachées formées par la main disgrâcieuse du Repenti aux origines sans aucun doute portugaise afin de combler le cliché des séries que le Britannique regardait en permanence. Sa capacité à appréhender les mots étaient atrocement limitée, au même titre que son vocabulaire. Les soupirs d'exaspération se démultipliaient, alors qu'il errait, sans faire son travail, pour changer. Bien qu'au début il se soit montré assidu, les choses s'étaient dégradées rapidement. Et aucun doute que l'administration prendraient rapidement des mesures de sanction. Accessoiremment pour les meurtres et agressions multiples dont il était accusé. A tort, en soi, puisqu'il s'agissait autant de Vasilis que de lui. Mais à n'en pas douter le Conseil en ferait fi, et à la manière de toute l'espèce méprisable qu'était les humains, appliqueraient une justice arbitraire. Qu'il était ennuyeux de prévoir tout ce qui se passerait à l'avance. La capacité d'adaptation de la Bête semblait l'avoir potentiellement rendu apte à la société.

Manque de chance, plus le temps passait, et plus le Dieu de la Prédation perdait son intérêt pour les humains. Rapidement, il percevait ceux jugés inintéressants comme de la viande froide. Son humeur également se dégradait, lorsqu'il n'était pas en compagnie de Eishi, ou de la Gardienne des Secrets qu'il affectionnait tant. La fénéantise le prenait, et il passait le trois-quart de son temps dans sa chambre, à dormir, à fumer, et à se reposer sur ses lauriers, sans faire le moindre exercice que les combats dans lesquels il s'engageait. Combats qui se raréfiaient, au même titre que les places à l'Infirmerie, quand de jeunes têtes brûlées décidaient d'en découdre avec le Serveur. Il y avait le gibier, et les Directeurs et divinités accomplies, qui semblaient inatteignables à ses yeux. Aucun juste milieu. L'ennui le gagnait donc. Enfin, il parvint à décrypter ce qui s'avéra être une énigme. Ce qu'en l'occurrence, le Prédateur Alpha exécrait.

« Portée par un souffle, elle inquiète le sage et plonge le guerrier dans l'abîme.
Qui suis-je ? »


Grondement sonore, alors qu'il s'adossait à un arbre dans le parc, à l'ombre, loin de la chaleur étouffante du début d'après-midi.

« — Mon poing sur ta gueule. »

Accompagnant le geste à la parole, il froissa le papier, le balançant loin de lui. Pourquoi prenait-elle autant de risque pour le contacter ? Cette fille était décidément louche. Ce qui ne lui importait pas, en fin de compte. Il n'était du côté de personne. Alors, pourquoi faire des efforts pour se creuser la tête, lorsqu'il était possible de simplement faire abstraction de réflexion ? Que ceux qui lui offrent l'occasion de perpétrer ses bains de sang et hécatombes fassent un pas en avant. Que les autres dégagent de son chemin. La voix de Vasilis, sifflante de mépris, s'éleva alors qu'il s'assoupissait.

«  La Peur. »

*****

Le Britannique se réveilla en sursaut, secouant la tête. Ses yeux, presque paniqués, erraient çà-et-là pour le situer. Où se trouvait-il ? L'espace d'un instant, ses sens s'aiguisèrent, alors que la mémoire lui revenait, son expression paniquée cédant sa place à un air dépité, à la manière d'auparavant. Se redressant en époussetant son postérieur, lunettes sur son nez, il eut le réflexe de se diriger vers le Port, et ce, manifestement à l'heure, comme si une horloge interne s'était réglée au moment même où il s'était assoupi. Pour être accueilli, comme il s'y attendait, par Clarke.

« — Aleks. As-tu trouvé solution à mon énigme ? »

Soupir interminable, alors qu'il haussait les épaules, une cigarette dans le bec, tirant de grandes lattes de tabac, expirant une fumée anthracite désagréable et irritante.

« — Les roses sont rouges, les violettes sont bleues, et j'vais te coller mon poing entre les deux yeux, si tu continues avec tes énigmes à la con. »

Visiblement, elle s'en contenta, puisqu'ils montèrent à bord alors que la renégat lui exposait un plan à rallonge qu'il n'écouta pas. Après tout, si elle avait fait appel à lui, c'était pour qu'il s'occupe de mettre fin à la vie de ceux qui l'empêchaient d'atteindre son objectif, non ? Au final, elle ne valait pas mieux que les autres. Il n'était là que pour être son outil. Son arme. Le Britannique apprit qu'au moment où il avait accepté de partager les aventures de la Gorgone, il endossait une nouvelle identité, au même titre qu'elle. Ce qui, à ses yeux, n'avait aucun sens. Il devrait probablement se faire discret, et la laisser faire pour la première partie du plan. Il n'était là que pour réduire en lambeaux le moindre obstacle qui se dresserait devant lui. Bien que l'idée d'être utilisé comme un chien de guerre lui déplaisait, imaginer un défi quelconque se présenter devant lui était attrayant. Depuis combien de temps l'excitation et l'exaltation d'un combat n'avait pas rempli ses veines ? La fureur envahissant son organisme, lui octroyant sa force si démentielle ? Les murmures et Vasilis passaient leur temps à déblatérer des choses sans sens aucun, créant un fond sonore permanent dans l'esprit d'Aleksander, qui, par réflexe, se mit à fredonner, bouche fermée, un air marin, son regard invisible derrière les verres fumés de ses lunettes se perdant alors qu'il descendait de son embarcation magique.

En silence, à l'exception de la mélodie maritime émise par le blond, il se mit en marche, suivant sa collègue temporaire avec un intérêt moindre. Son air inexpressif n'était pas à l'image de sa nature colérique et dérangée habituelle, mais la brutale envie de dormir, ainsi que de manger, se faisait pressante. En fait, il luttait presque pour garder les yeux ouverts. Finalement, la Gorgone brisa l'espèce de malaise qui s'était installé.

« — Monsieur Mulder. Pensez-vous être capable de vous tenir à carreaux pendant plus de vingts minutes ? »

En toute réponse, il imita Eishi, haussant les épaules avec un rire enfantin, paumes vers le ciel, arrêtant de fredonner.

« — Nope. »

D'un geste sec de la tête, il faisait émettre un craquement à sa nuque, grimaçant légèrement en découvrant son nouveau terrain de chasse. Une bâtisse peu accueillante et trop odorante pour ce qui était supposé être abandonné, sans aucun doute. Le scénario préparé par la Renégat lui sembla soudain décalé. Premièrement, le passeur, quand bien même soudoyé, ne se posait manifestement jamais la question d'où il les déposait. Deuxièmement, ils allaient se pointer, comme ça, avec leurs fausses identités en carton, dans une base sans aucun doute top secrète à la manière des séries, et souterraines sans avoir la moindre idée des coutumes là-bas. Cette situation allait tourner au vinaigre avant même qu'ils n'ouvrent la bouche. En fait, dès qu'ils franchiraient le périmètre de sécurité, à n'en pas douter, cette mascarade impossible à rendre crédible serait mise à sac, et réduite à néant.

Heureusement qu'il était là pour s'assurer du bon fonctionnement de la chose. Qu'importe la manière, tant que le résultat y était, non ? Presque instinctivement, un sourire carnassier fendit le visage du Britannique.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Jeu 28 Mai 2015 - 8:43



X-files, le retour



Evidemment, que monsieur le lycan n’appréciait pas de se tenir à carreaux et c'était bien la raison pour laquelle j’appréciais ses manières. Quoi qu'un peu trop bestiale à mon gout, mais bon, ça avait son charme. Mains dans les poches, mes pas se stoppèrent à ce qui semblait avoir été l’accueil, lorsque le bâtiment était encore en état. Ce qui n'était plus le cas. Des néons au plafond fonctionnaient par intermittence. Non franchement, y'avait rien de bien accueillant. Un hôpital, c'est grand. C'est pourquoi nous venions de prendre deux chemins différents. Dans tous les films télévisés de lilliputiens, c'était la chose la plus stupide que pouvaient faire les héros. Se séparer dans un endroit aussi glauque. Ils se faisaient alors généralement attaqué, un par un et mourraient dans d'atroces souffrances dans les mains des personnes malfaisantes de l'histoire. Mais pour le lycan et moi-même, c'était une autre histoire. Qui as dit que nous étions les gentils héro de l'histoire ?

J'avais troqué mon habituelle paire de spartiate pour des rangers. Je n'aimais pas des masses l'impression qu'elle me donnait en marchant sur le sol car j'avais l'impression d'enfermer mes pieds dans trop de cuir. Encore heureux qu'elles ne couinent pas lors de ma marche, car j'aurais vite regretté ce choix. Désormais seule dans le couloir, je cherchais ce qui était appelle la "salle de stock", ouvrant ça et là des portes à tout va. Nada. Une bonne vingtaine de minutes s'écoula avant qu'au bout du couloir j'entendis du bruit. C'est à cet instant que me revins le passage d'un "film" de la boite mécaniques des lilliputiens. Une histoire dans un vieil hôpital, la encore. Délabré, mais pas abandonné car de nombreux patients plus tordus les uns que les autres s' trouvaient. L'image d'un homme en particulier me traversa. Attaché sur sa chaise, des petits bras mécaniques semblaient le retenir et étiraient ses lèvres pas intermittence... Ce qu'ils étaient tordus, ces humains.. Mon corps se crispa, lorsqu'en plus des deux voix causantes, un "couic couic" les suivaient. Sur la défensive, je me stoppais net, guettant leur venue dans mon angle de vision. Lorsqu'ils continueraient d'avancer, ils devront alors tourné pour suivre le couloir durez de chaussé et nous tomberions alors face à face. Et plus ils approchaient, plus je sentais un étrange sentiment. De la peur ? Non. Autre chose... De l’appréhension de tomber nez à nez sur l’étrange personnage de la représentation filmée ? ... Ils surgirent de l'angle. Ils étaient deux, l'un dans un fauteuil roulant avec une bouteille de Vodka, et l'autre derrière, à le pousser. Stupéfaite. Tous ces films imaginés pour ça... Je ne pus contenir le rire qui me prit aux lèvres. L'homme dans le fauteuil se redressa alors, vivement et dégaina son arme sur moi. Il n'était point handicapé, seulement juste une grosse feignasse qui voulait pas marcher. Pour sur, ils se relayaient la place sur le fauteuil roulant. L'arme braquée sur moi, l'homme avait laissé sa bouteille sur le fauteuil. Il espérait quoi avec son jouet , me trouer la cervelle ?

Mon euphorie se calma alors que de nouveau, le calme retombait. Penchant la tête, je les regardais, mielleusement. Nous échangeâmes quelques mots avant que sans crier gare, mon bras se tendit, permettant à ma main d'attraper le poignet de l'homme qui tenait l'arme pour changer son orientation. Surpris, il baissa les yeux. Moment idéal pour porter mon genoux dans son flan. Réflexe, il appuya sur la détente. Oups, il venait de toucher son collègue. Son regard se porta sur son collègue, inquiet. Mauvais choix là encore, car il me laissait l'occasion de venir abattre mon poing sur sa tempe. Les deux hommes s'écroulèrent, l'un se vidant de son sang car touché au niveau de la poitrine, et l'autre assommé. Besogne accompli, je m'assurais de les avoir suffisamment amoché pour qu'ils en périssent avant de regagner le couloir qui menait vers l'entrée du bâtiment. J'avais fais le tour ...

Quelques minutes se déroulèrent avant que de nouveau, je me retrouve à l'entrée, avec en prime , un blaireau sorti de nulle part qui me braquait son arme non loin de la tempe.

-  Lorsque j'ai réalisé qu'il n'était pas de trop d'avoir un partenaire de confiance pour cette mission, la réponse m'a semblé évidente."  


Déclarais-je alors à haute voix, sous le regard perplexe de l'homme armé.

- Qui mieux qu'un monstre pour en comprendre un autre ? "  


Questionnais-je alors le lycan qui revenait lui aussi de son petit tour.

- Ne l'abimons pas trop celui-ci, qu'il puisse nous aider."  


Tu l'amoche, je l'amoche ? Je laissais le choix au serveur.
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Jeu 28 Mai 2015 - 15:28
Le Lycan errait déjà dans les couloirs depuis plusieurs minutes. Presque nonchalant. Son ouïe, seul sens sur lequel il se concentrait, lui aurait sans aucun doute annoncé l'arrivée d'un opposant avant même que ce dernier ne se soit rendu compte qu'il s'apprêtait à rencontrer son bourreau. Ceci dit, son aura féroce semblait agir à la manière d'un répulsif, puisqu'il ne rencontra personne malgré ses déplacements à travers les couloirs mal éclairés. Soupirant profondément, il continuait de quadriller sa partie du terrain, comme convenu, bien qu'il n'aie pas apprécié le fait d'être relayé à une aussi basse besogne. Qui le rebutait, bien entendu. A quoi lui servirait sa fausse identité si ils se faisaient tirer dessus par les armes d'acier noir des humains, dès que ceux-ci les verraient ? A vrai dire, c'était à n'y rien comprendre. Sans se défaire de son sourire inquiétant, le Britannique dodelina légèrement de la tête, en percevant un premier coup de feu. Comme il s'y attendait, ce plan était vaseux. Après tout, elle ne venait pas de cette époque. Alors, il paraissait évident qu'elle ne soit pas habituée aux coutumes des mortels. Éveillant son odorat, le Repenti s'intéressa à la manière dont il percevait les choses, en cet instant précis. En fait, il voyait plutôt nettement le couloir dans lequel il déambulait. Les murs, le sol, et les obstacles du corridor se dessinnaient en blanc sur un fond noir, comme fait de graphite. A intervalles réguliers, qui se calquait sur le rythme de sa respiration, une onde semblait balayer son champ de vision par-delà la vision, ajoutant de nouveaux détails aux différents objets qui se trouvaient çà-et-là. A n'en pas douter, c'était étrange. Esthétique, certes, mais bizarre.

Le problème était que manifestement, ce moyen de voir n'était pas en temps réel. Ce qui signifiait qu'à ses yeux, les objets immobiles pouvaient tout à fait être en mouvement le temps qu'il inspire à nouveau. Ce qui se révélait suffisamment désagréable pour qu'il se décide à ouvrir les yeux, derrière sa paire de lunettes. Son odorat perçut en premier les deux factionnaires postés au fond du couloir, à l'angle de celui qu'Aleksander était en train de traverser. Ce qui signifiait qu'il y avait bien douze mètres le séparant de ses nouvelles proies. Les séries qu'il regardait étaient friandes des objets métalliques qui crachaient de l'acier, et aussi, il avait finir par en comprendre le fonctionnement. De façon rudimentaire, tout du moins. Ce qui signifiait qu'il ne pouvait se permettre de simplement se ruer comme une Bête sur ses adversaires. Une mise en scène pris forme dans son esprit, alors qu'il hochait la tête, comme pour marquer le fait qu'il était d'accord avec son propre plan. Comme il s'y attendait, en franchissant l'angle du couloir, deux armes se braquèrent dans sa direction, le sommant de lever les mains. Les identités de la Gorgone ne servaient donc à rien, en l'occurrence, puisque ces soldats avaient manifestement l'ordre de s'en prendre à tous ceux qui pénétraient dans le bâtiment. Et si jamais des gosses s'y introduisaient, comme comptaient-ils les faire taire ? Décidément, ces militaires et scientifiques n'étaient pas de grands futés.

Lentement, le Prédateur Alpha entreprit de lever les mains en l'air, se contentant de suivre avec un air nonchalant ses deux tortionnaires. Ce qui, visiblement, les mis mal à l'aise, peu habitué à être traités avec tant de sang-froid. A en juger par leurs habits, ils n'étaient pas des soldats équipés et armés pour être des partisans du front. Ils ressemblaient plutôt à des mercenaires engagés. Un gilet par balle bleu, et un ensemble sombre. Gantés, cagoulés, casqués. Enfin, le Blond passa à l'action. La seconde main qui se levait traça un arc-de-cercle, se serrant à la manière d'un poing projeté pour fracasser un visage comme il en avait tant l'habitude. Au lieu de cela, il se figea dans l'air, alors que ses muscles hurlaient sous la pression magique de déflagration qui en jaillissait, de la façon des balles qu'auraient craché les armes de ses adversaires si ceux-ci avaient eu vent de ce qui allait se produire. Celui de gauche, immobile, le tenait en joue, lorsque lentement, il tourna la tête vers son collègue. Le Britannique lui laissa une demie-seconde pour changer son champ de vision.

Alors que le soldat découvrait son acolyte gisant au sol, ce qu'il restait de sa tête pulvérisé et projeté à la manière d'une fresque macabre sur le mur, presque jusqu'au plafond, le Blond avait déjà bougé, en profitant du fait qu'il soit invisible en cet instant précis, profitant de l'inattention et de la seconde d'horreur qui foudroyait les traits cagoulés de la proie pour utiliser ses capacités physiques hors-normes, cherchant à combler le fossé de douze mètres qui les séparait. Passer d'une immobilité totale à la charge la plus fulgurante faisait parti des multiples compétences dont disposait le Dieu de la Prédation, qui eut durant un instant le doute d'y parvenir. Ce qui le sauva fut le fait qu'il fallut une nouvelle seconde au militaire pour le retrouver des yeux, et le cinquitième suivant pour s'arracher à sa stupeur. Qui au monde pouvait bouger aussi vite, et avec une telle précision ?

La main puissante du Lycan se refermait sur la lunette de l'arme, et l'écartait d'un geste sec. Le Lycan arborait toujours son air cruel, lorsque son poing libre se fracassa brutalement dans le gorge découverte du soldat, qui tentait de dégainer le couteau attaché à sa cuisse. L'absence d'oxygène et la puissance du choc l'envoyèrent à terre. Il se débattit durant un instant, et s'éteint, les artères compressées et à moitié broyées. La Bête resta là, immobile, les secondes s'écoulant comme les grains de sable d'un sablier. Ses iris féroces détaillaient les deux fusils d'assaut qui gisaient à ses pieds, et la lame à moitié tirée de son fourreau. Puis, son regard dériva vers les plaques qui pendaient aux cous respectifs de ses victimes, alors que son rictus angoissant s'accentuait.

*****

Soupir sonore, alors qu'il pénétrait dans le hall d'entrée, pour découvrir sa collègue aux prises avec un soldat. Ou plutôt, à la merci d'un soldat. Une main était dissimulée dans son dos, alors que de l'autre, il tenait le massif M16, ses lunettes fumées et intactes sur le nez, son uniforme impeccable. Tout du moins, par rapport à l'habituel. Durant un instant, il envisagea de la laisser là, puis son bon sens lui revint alors que la Gorgone s'exprimait à haute voix, presque théâtrale.

« — Lorsque j'ai réalisé qu'il n'était pas de trop d'avoir un partenaire de confiance pour cette mission, la réponse m'a semblé évidente. »

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle accordait facilement sa confiance. Vasilis sembla être du même avis, puis qu'il pouffa, cynique. De nouveau, il échafaudait un plan cérébralement, pierre après pierre, l'édifice prenant rapidement forme. Qu'il aimait cette vivacité et cet intellect dédié uniquement au meurtre.

« — Qui mieux qu'un monstre pour en comprendre un autre ? »

Le Lycan fit presque la moue, à la manière d'un enfant boudeur. Lui, un monstre ? C'était un euphémisme, voyons.

« — Ne l'abimons pas trop celui-ci, qu'il puisse nous aider. »

Qu'elle fasse avec ce qu'on lui donne, au lieu de s'attendre à monts et merveilles. Six mètres le séparait du mercenaire menaçant sa collègue. Sa main droite était toujours dissimulée dans son dos, alors que le Britannique brandissait l'arme empruntée aux collègues de son opposant. Un sourire provocant se dessina sur ses lèvres, alors qu'il agissait la pointe du canon de son arme, deux colliers à plaque militaire y pendant. Elles teintèrent à plusieurs reprises, alors que la voix du Prédateur Alpha s'éleva à la manière de celle d'un démon qui allait arracher l'âme de son pactisant.

« — Regarde ça. C'était à tes petits copains, pas vrai ? Veux-tu savoir comment je les ai patiemment éventrés alors qu'ils appelaient vainement au secours ? Peut-être que si tu avais été là... »

La rage dévasta les traits cagoulés de l'homme, ce que perçut Aleksander dont le visage se déforma à son tour, son rictus moqueur s'accentuant en voyant que sa provocation marchait parfaitement. D'un geste brusque de l'épaule, le soldat poussait Clarke loin de lui, et braquait son arme vers l'impétueux blond. Qui, déjà, s'était séparé de l'arme à feu, et avait changé de position, son pied droit devant lui, et appui, son pied gauche servant simplement à le stabiliser. La main jusque-là cachée dans son dos traça un arc-de-cercle par-dessus son épaule, qui accompagna le mouvement, alors que son coude plié libérait son avant-bras, lui-même se faisant l'extension du mouvement, qui transmettait le choc électrique envoyé par son cerveau vers le moindre de ses doigts.

Le manche du couteau volé quitta la main du Prédateur Alpha, qui, l'instant suivant, se penchait, accompagnait presque la lame, après avoir donné l'ampleur maximale à son arme, après avoir aiguisé la trajectoire de son mieux. Il faut dire que ces armes étaient affreusement plus équilibrées que celles de l'époque, ce qui permettait à la dextérité surprenante du Lycan d'optimiser son adresse. Le Soldat, quant à lui pressa la détente. Ou plutôt, tenta de presser la détente, alors que la pointe du couteau, sous ses yeux effarés, s'enfonçait avec une précision chirurgicale dans son épaule porteuse, sectionnant net tendons et muscles, y pénétrant jusqu'au manche en composite. La force du lancer força un mouvement de recul alors que son emprise sur l'arme faiblissait. Décidément, le Britannique était vraiment ingénieux, bien qu'il avait douté de la nature de l'arme blanche en dépouillant le cadavre. Ce qui, heureusement, se révélait être une arme dédiée à la projection. Sans quoi le trait aurait manqué sa cible, et il aurait été dans de beaux draps.

Second point négatif. Le Soldat pensait réellement pousser au sol la Renégat d'un vulgaire coup d'épaule ? Vraiment ? Quelle négligence.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Ven 29 Mai 2015 - 1:49



X-files, le retour



J'aurais pu, redressant ma main gauche, attraper le canon de l'arme et tourner la tête vers l'homme qui me menaçait. Mon regard défiant le sien, j'aurais également pu le défier de tirer pour faire éclater ma cervelle, si il le désirait. Face à l'assurance et la folie que l'on pouvait montrer, beaucoup se serait alors désisté. Troublé, peut-être aurait-il tiré. Mais cette seconde qu'il aurait laissé à ma merci m'aurait suffit à dévier son arme, ne serait ce que légèrement pour épargner ma vie. Et puis quoi, même si je mourrais sur Terre, il me suffirait d’être ressuscité à l'infirmerie. Au lieu de quoi je me contentais d'étirer sur mes lèvres un sourire malsain en entendant la voix du repenti. Visiblement, il avait fait le ménage lui aussi, de son coté.

Cette zone en surface n'était surveillée que par des forbans. Le lieux lui même n'était pas sous caméra de surveillance à en juger par l'état délabrés de celles-ci. Il ne semblait pas y avoir de jus, mis à part pour alimenter ces espèces de vieux néons. Là où le jeu allait débuter, ça serait une fois en bas, lorsque nous aurions trouvé notre porte d'entrée. Mais pour cela, il fallait faire parler notre nouvel ami. Evidemment, il n'allait probablement pas cracher le morceau si on le lui demandait gentillement. Mais aidé par le lycan, il s'y donnerait probablement à coeur joie. Tic tac tic... Mouvement brusque. En provoquant ouvertement l'humain, le serveur s’octroyait directement toute l'attention de ce dernier. Au vu de ses paroles, je dirais même que l'humain allait devenir fou de rage et voudrais le descendre. Que ferait donc t-il pour mon propre cas ? Je sentis un coup me percuter, ce qui en soit, ne me fit guère rien de plus que deux pas en avant. Si il avait réellement voulu me faire mal, il s'y était mal pris, pensais-je en faisant pivoter mon corps pour regarder les deux "hommes". Boum bam frac prend ça vilain. J'avais presque mal pour le russe, lorsque la lame vint transpercer sa chair.

Face à Aleksander, le russe m'offrait son dos... Il avait lâché son arme en recevant la lame dans l'épaule afin de porter sa main de nouveau libre contre le manche. Il venait de causer sa propre perte, dans un sens. Avec une arme, peut-être aurait pu t-il nous mettre loin de lui, mais là .. Le lycan avait mâché le travail. Je fis un hochement de tête à ses propos et franchis l'espace qui nous séparait, sans bruits , pour lui coller ma ranger derrière la jambe. Il avait du se rendre compte de ma présence car sa tête pivota dans un même temps, alors que sa jambe poussée en avant, il fut obligé de poser genoux à terre pour ne pas se ramasser totalement.

-  C'est vilain, de vouloir pousser les dames."  


Débitais-je, en faisant la moue. L'homme à terre, je repoussais du pied son arme et posa ma main droite, telle une serre crochue sur son épaule. Un léger gémissement sorti de ses lèvres. Mais ce n'était rien en comparaison à celui qu'il poussa lorsqu’après lui avoir fait lever son bras mutilé, je frappais son aisselle. Lieu incongru, et jamais exposé. C'était probablement lune des choses les plus douloureuses que j'aurais pu lui faire, question coup, pour cette fois. Pauvre homme. Il n'était pas courant de frapper cet endroit, alors la douleur devait être que plus vive, à en juger sa manière de se pencher en avant en tenant sa chair meurtrie. Je fis alors le tour de son corps et m'accroupis devant l'homme.

- Si vous aviez l'amabilité de nous indiquer la porte pour le sous sol... "  


L'homme releva le menton et me fis non de la tête, débitant que de toute façon, il allait crever comme ses compagnons. Un sourire s'étira sur mes lèvres alors que je sortais de ma poche un divis.

- Faisons un deal. Pile vous nous aidez, face vous n’êtes pas obligé. Dans les deux cas nous vous rendrons la liberté."  


Proposais-je. L'homme releva la tête et fronça les sourcils. Il accepta. C'est donc sous ses yeux que je fis sauter la pièce entre mes doigts. Elle s'éleva, encore, encore et retomba dans ma paume que je rabattais alors sur le dessus de ma seconde main. Petit suspens. Ma main se releva, découvrant la pièce coté Pile. L'homme, énervé mais résigna expliqua alors comment nous y rendre. Il précisa que sans pass, nous n'aurions pas accès au sous-sol, car seul les membres important pour l'étude pouvaient y accéder. Même lui n'en possédait pas. Finalement, mon petit Aaron le trafiquant de faux papier n'était pas si inutile, pensais-je, en rangeant le divis. L'homme paraissait presque soulagé. Mon bras se tendit alors, pour attraper le manche de la lame enfoncé dans le russe pour la ressortir de son fourreau de chair, non sans un hurlement. Dodelinant de la tête, je m'empressais de lui replanter en visant cette fois le coeur avant de me redresser. Il ouvrit la bouche, pour protester mais seul un gémissement en sorti.

- Je rend la liberté à votre âme, hors de sa prison charnelle. C'est un magnifique présent non ?"  


Sans attendre plus de réponses, je me redressais et posais mon regard sur le lycan. Pour sur, il avait faillit râler lorsque j'avais proposé le deal à l'humain. Finalement, la fameuse porte n'était pas si loin. C'était un local ménager, en fait, ou derrière les étagères étaient cachés une lourde porte. Sur le mur une sorte de machine plate avec une petite lumière rouge. Par deux reprises, j'appuyais sur la diode pour ouvrir la porte. Rien, nada. Rien ne bougeait. Je fis la moue avant de capter qu'en fait il fallait passer la carte magnétique à mon nom devant... Avant de l'activé, je pris soin d'activé mon pouvoir de métamorphose, pour faire un peu plus russe... Ou du moins, pas de l'Est. J'avais vu beaucoup de magasine avec des mannequins de ce genre de pas. Grande, blonde pour jouer les clichés. J'avais fais une sorte de copie d'Alena Shishkova. La porte s'ouvrit alors sur un petit escalier de quelques marches qui lui même donnait sur un couloir. Une fois enfoncé dans le fameux couloir, ma tête pivota sur le lycan.

- J'ai cru comprendre que je devais me rendre au 4e sous sol pour régler une affaire. Souhaite-tu m'accompagner ou tu veux faire un tour pour... um... Disons, étudier les humains ?"  


Questionnais-je dans une langue que seul le lycan comprendrais. J'avais mon collier qui s'adaptait au langues humaines, mais je ne souhaitais pas que ces derniers me comprennent, pour l'instant. Il y avait en tout 4 niveaux, et nous étions plus ou moins au "niveau 1". J'avais cru comprendre que chaque niveau avaient une spécialité. Le premier était plus logistique. Le second créait probablement des trucs. Dans le 3 on les expérimente, et dans le 4 ... On conserve les expérimentations... Ascenseur ou escalier, cruel dilemme.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Ven 29 Mai 2015 - 16:00
Le Lycan se tordait de rire, en découvrant la scène. Sérieusement, le factionnaire s'était plié aux règles du hasard alors qu'il était persuadé de mourir ? Décidément, ces humains n'étaient pas les plus futés de leur espèce. Pas étonnant qu'ils en soient réduits à tirer sur ceux qui se présentaient. En réalité, qu'avait l'humanité pour se défendre ? Leur intellect se révélait limité, et leurs capacités physiques dignes de primates sous-évolués. Abandonnant son butin derrière lui, le Blond effaça son sourire prédateur pour réadopter l'air inexpressif qu'il arborait jusqu'aux brèves scènes d'action. Son sadisme sans pareil s'était exprimé grâce aux derniers évènements, mais désormais, son appétit pour la destruction et le meurtre s'étaient renforcés sans même qu'il ne change de forme. C'est comme si la Bête empiétait sur ses plates bandes, influençant celui qui était supposé encore être humain, mais qui n'était qu'une coquille prête à exploser, libérant une abomination toute de griffe et de croc. Glissant ses mains gantées dans les poches de son uniforme, le Britannique emboita le pas à Clarke, alors qu'il réfrénait difficilement ses pulsions incontrôlables et sa soif de sang grandissante. Entrouvrant une porte, ils rentrèrent dans une pièce étroite, puant le produit ménager, et mal éclairée. Alors que le blond dérivait dans ses pensées, le mur coulissa pour leur offrir l'accès à un corridor dont la blancheur éclatante fit contraste avec l'éclairage défaillant qu'ils avaient rencontré jusque là. C'est alors qu'il remarqua le changement qui s'était effectué chez sa partenaire. Le Prédateur Alpha n'accordait pas bien d'importance à l'apparence, et se focalisait sur l'odeur que dégageaient les êtres vivants, qui révélaient par ailleurs bien plus de choses que ce qu'ils semblaient disposer à croire. Elle braqua son regard nouvellement azur à la manière de la femme qu'elle avait tenté d'imiter un instant plus tôt, l'interpellant alors qu'il fredonnait pour lui-même un air marin.

« — J'ai cru comprendre que je devais me rendre au 4e sous sol pour régler une affaire. Souhaite-tu m'accompagner ou tu veux faire un tour pour... um... Disons, étudier les humains ? »

Que de précautions. Bien que le changement de langue n'altérait nullement les discussions entre Dieux, le Britannique perçut un changement dans l'accent de sa collègue temporaire. Ce qui signifiait qu'elle s'était débrouillée pour ne pas être perçue par les mortels. Ils croisaient des scientifiques en blouse qui étaient manifestement pressés, poussant de chariots plus ou moins chargés, certains de fioles diverses, d'autres de dossier pleins à craqués... Aucun d'eux ne leur portait la moindre attention, malgré l'absence d'uniforme, et leur apparence atypique qui n'allait pas du tout avec leur environnement. Aussi, la Bête ne prit pas la peine de s'exprimer dans une autre langue, ce qu'il n'aurait pas pu faire de toute évidence, et se continua de parler le britannique rudimentaire qu'il avait appris. Ses iris féroces et invisibles se braquèrent sur l'ascenseur dont les portes étaient grandes ouvertes, en cet instant, encadré de deux marines, à en croire les plaques sur leurs poitrails. Une caméra surplombait également le tout, se braquant d'ailleurs d'un geste imperceptible et d'un réglage de l'objectif dans leur direction.

« — Finissons-en. J'fais le ménage au quatrième étage. Le temps que t'y arrives via les escaliers, tout sera terminé. »

Avec une assurance et un manque de galanterie frappante, il se dirigea vers l'entrée de l'ascenseur... Pour être intercepté par les deux militaires, qui hésitèrent un instant avant de lui demander son pass. Il énonça alors à haute voix, presque dédaigneux, le nom d'Armin Mulder. Bien qu'ils soient armés des même canons d'acier que les mercenaire, l'un d'eux apposa son arme contre le mur, pas méfiant pour un sou, soulevant un écran plat dans sa main, faisant défiler du pouce diverses informations. Donc ils n'avaient pas perçu le moindre coup de feu, à en juger par l'absence de panique. Qui plus est, le soldat qui leur avait divulgué l'entrée du complexe ne leur avait même pas tendu un piège. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les évènements se déroulaient avec l'aisance d'une série télévisée. Et enfin, les chosees commencèrent à déconner lorsque le premier soldat tendit son téléphone portable au Lycanthrope, lui annonçant qu'il n'était pas accrédité à l'utilisation de cet ascenseur, ni à l'accès du quatrième sous-sol. Comme quoi, les renégats merdaient autant que les humains. Nonchalant, il lança un regard appuyé à Clarke, par-dessus son épaule, l'air de lui dire de commencer à courir pour le rejoindre plus bas. Il n'en aurait pas pour longtemps ici, de toute évidence.

D'un geste brusque, il repoussait la pointe de l'unique fusil d'assaut potentiellement dangereux, et fracassait son poing et toute ses phalanges dans la mâchoire du militaire bien aimable qui lui avait annoncé la mauvaise nouvelle. Se soulevant légèrement de cette manière, il abattait son pied sur la rotule de l'autre soldat qui n'était pas encore sonné. Celle-ci craqua de façon sonore alors qu'il s'affaissait juste à temps pour rencontrer le tibias qui fendait l'air comme un couperet pour lui renfoncer la moitié du visage dans son crâne, et lui éclater le nez au passage. Le tout sous les yeux stupéfaits des scientifiques qui lui accordèrent enfin de l'attention, et surtout des caméras. La semelle de sa chaussure acheva d'assommer celui qui avait prit un direct du droit, avant que le Britannique ne se glisse à l'intérieur de l'ascenseur qui essayait déjà de fermer ses portes suite à un ordre direct de la salle de contrôle. Son poing s'abattit brutalement sur le tableau adjacent à l'encadrement de la porte qui venait de tenter de le broyer, martelant la touche " -4th Floor ". Le sentiment d'oppression se manifesta, lorsque le Repenti se rendit compte qu'il était pris au piège dans une énorme boîte d'acier sur laquelle il n'avait aucun contrôle tangible, paniquant durant quelques secondes.

Puis un calme absolu s'installa dans l'esprit du Prédateur Alpha. Bien sûr, ils auraient pu figer l'ascenseur, mais ceci aurait déclaré l'état d'urgence et aurait nuit aux expériences qui avaient cours en cet instant précis. Aussi, les contrôleurs se contentèrent de rallier les soldats du quatrième étage pour qu'ils prennent position en face de l'ascenseur, prêts à réduire en charpie sanguinolente le fauteur de trouble. Adressant un sourire à la caméra qui le fixait depuis le coin, tout en haut, il se défit du veston qui contenait son paquet de cigarette, le jetant directement sur l'outil d'observation, le vêtement couvrant entièrement le système de surveillance tout en réduisant ses capacités d'enregistrement audio. Suite à cela, il se défit de son pantalon, qu'il lança à son tour sur l'oeil scrutateur et obstrué. L'adrénaline se répandait dans ses veines à vitesse grand V, au même titre que la rage viscérale renforçait ses tissus musculaires, en pensant à ce qui allait se produire. Et alors, la mélopée sépulcrale se manifesta, alors qu'un concert de craquement osseux presque rythmé, à la manière d'une symphonie des plus morbides qui soit résonnait. L'écho se répercutant partout dans l'ascenseur, le moindre son de cette envolée macabre parvenaient aux oreilles du Prédateur malgré ses plaintes gémissantes emplies de douleur. La chair se tordait. Les tendons se disloquaient. Les organes se réarrangeaient. En tendant bien l'oreille, on pouvait percevoir chacun des vaisseaux sanguins qui se glissait comme un serpent pernicieux sous la peau du Dieu, dont la masse musculaire enflait. Une fourrure hérissée entreprenait de recouvrir la moindre portion de son corps, dévoilant une enveloppe zébrée de veinures bleuâtres qui gonflaient sous la pression artérielle exercée par la transformation du métabolisme. Le tissu craquait alors que la Bête grondait. Et la musique grotesque de cette métamorphose cessa au moment précis où le DING sonore de l'ascenseur se manifesta, les portes coulissant pour dévoilant une trentaine de soldats en position. Qui ne découvrirent qu'un ascenseur vide, et une caméra couverte.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Ven 29 Mai 2015 - 22:42



X-files, le retour



Les escaliers ? Il était sérieux ? Sourcil droit arqué, mon regard se posa sur le lycan. Il y avait un ascenseur, pourquoi diable ne pourrais-je pas le prendre aussi ? Qu'il le dise que j'ai grossi et qu'il trouve cela disgracieux, ça sera plus rapide. Et en plus il prétextait que c'était pour faire le ménage. Non mais franchement, un lycan, avec une serpillière et une bassine d'eau chaude ? Dans un soupire résigné, je fis un hochement de tête, montrant au lycan que son plan me satisfaisait. Qui ne rêverais pas d'avoir un lycan pour soubrette ménagère ?  Vision étrange d'Aleksander avec un tablier ... Ma tête pivota alors légèrement, de droite à gauche, comme pour effacer ce genre de pensées tordues alors que je m'avançais désormais vers ce qui semblait être une lourde porte avec le sigle indiquant des escaliers. Alors que mon pass détecté ouvrait l’accès aux escaliers, j'entendis des voix dans mon dos. Du coin de l'oeil, je vis le lycan en pleine altercation avec deux petits rigolos. Je le laissais avec eux, en lui faisant un petit signe de main. C'est pas comme si il avait besoin de moi.

Je ne perdis pas de temps et dévalais les escaliers.  Le hasard faisait bien les choses car en chemin, je croisais une femme qui montait les escaliers, avec l'uniforme adéquate du lieu. Son uniforme était d'un blanc immaculé. Soit elle ne touchait ni ne faisait d'expériences, soit elle était d'une rigueur parfaite lorsqu'il s'agissait de dissection. Mais plutôt que de descendre tout en bas, je m’arrêtais au troisième sous-sol et en poussais la porte. Un long couloir blanc allait dans les deux sens. Il y avait une femme, debout à côté d'un chariot qui semblait remplir une seringue avec le liquide bleuâtre qui se trouvait dans le petit pot dans son autre main. Elle me regarda. Me dévisagea même, avant de s'avancer vers moi, seringue à la main.  Du haut de ses un mètre soixante-dix, elle levait légèrement les yeux vers moi. Ses cheveux, coiffés en un unique chignon parfaitement tenu tait d'un blond peu commun. Sourcils plissés, elle semblait me connaitre? Personne ne connaissait Clarke, en revanche, cette femme dont j'ai pris l'apparence... Dans un parfait Russe, la jeune femme me questionna, identité et section, notamment. Bien que sceptique sur le moment, je parvins à lui sortir des arguments bétonnés. Notamment sur mes aptitudes de chercheuses sur la mutation génétique. Le mensonge est tout un art. Pour être un parfait menteur, il ne fallait ni exprimer ce que l'on ressentait, ni avoir d'augmentation cardiaque, et encore moins avoir de rougeurs  ou quelconque mouvement trahissant la gêne. C'était ma seconde nature, depuis mon arrivée à l'académie. Je lui avais alors expliqué que je venais de Londres. Qu'il y avait la bas un laboratoire étudiant ce même type de cas, ce que l'on appelait ici, "des mutants". Car à leurs yeux, c'était tout ce que nous représentions, et ce n'était pas plus mal qu'ils ne soupçonnent pas l’existence des dieux.  Pour tout prétexte foireux, je lui sorti le nom d'un grand laboratoire de recherches connu à Londres et lui expliquait qu'ayant eu vent de leurs travaux, je souhaitais coopérer avec eux pour comprendre le phénomène. Ce à quoi elle me répondit qu'elle n'avait pas eu vent de ma visite.

-  Nous avons en notre possession un mutant ayant une capacité incroyable de métamorphose. Voyez-vous, il est capable de changer à volonter son apparence. Animal, humain, objet... C'est quelque chose.. "  


Un peu perplexe, la jeune femme m'invite à continuer.

- Nous avons commencé à extraire de son cerveau des cellules, ainsi que dans son corps, pour étudier les bouleversement qu'une mutation pouvait générer."  


- Nous avons également un mutant, à notre disposition que nous étudions. Nous pensons qu'en étudiant des difformités de la nature, peut-être pourrions nous éclaircir les mystères terrestre.. Et si cette entité avait plus vécu que ce que son visage voulait nous raconter ?"  


- .. D'autant plus que si leurs cellules se regénèrent, ils peuvent garder un aspect jeune. Peut-être est-ce des aliens?"  


Questionnais-je, pour bien embrouiller son cerveau.La femme avait croisé les bras et semblait captivé par mes paroles. Je sortis de mon sac une clef USB (cette étrange chose qui pouvait contenir des données immatérielle que Aaron m'avait prêté un jour et que je ne lui avais jamais rendu car elle avait une forme amusante).

- Sur cette clef se trouve mes recherches, absolument toutes. La décortication des cellules, les résultats des injections de ces cellules sur des animaux mais aussi sur les humains. .."  


Ma voix devint sombre, pour qu'elle comprendre l'enjeu que cela comportait. Si cela venait à se savoir que des expérimentations sur des êtres humains étaient réalisés, je mettais en périls mon centre de recherches. Enfin, si j'en avais vraiment fais parti et que mes paroles étaient vrais... La jeune femme tendis la main pour regarder la clef. Elle ne la quittait plus des yeux, comme fascinée. Ma main droite se ravisa alors, enlevant de sa portée le bien, alors que sur mes lèvres j'étirais un petit sourire.

- Mais avant de vous les donner, je veux le voir. Votre mutant. "  


Déclarais-je, sr un ton qui se voulait non négociable. La jeune femme leva les yeux vers ce qui semblait être une caméra. Vérifiait-elle si l'on nous observait ? Quoi qu'il en soit, elle lâcha un juron en Russe avant de me dire de la suivre. Arrivée devant l'ascenseur, la jeune femme présenta son pass. Il déverrouilla ce dernier. Mais rien ne se produisit de plus. L'ascenseur était-il bloqué ? La jeune femme fit la grimace et m'indiqua de la suivre. Nous prîmes alors les escaliers et descendîmes. Mais dès lors qu'elle ouvrit la porte, une odeur nauséabonde nous prit les narines. J’emboîtais le pas de la jeune femme qui se bouchait le nez pour sortir des escaliers.

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Dernière édition par Clarke Griffin le Dim 31 Mai 2015 - 17:44, édité 1 fois
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Sam 30 Mai 2015 - 20:31
Aucune formation n'aurait pu les préparer à ça.

L'odeur âpre et écoeurante du sang envahit les couloirs, précédant sa funeste compagne de toujours, la Mort, agressant les narines. Les corps, brisés, à la manière de poupées de viande détruites par un enfant colérique, gisaient et baignaient dans leurs propres fluides vitaux. Les néons clignotaient rapidement, par vague d'intermittences, ajoutant à l'horreur de la fresque morbide qui se déroulait là, illuminant d'une lumière maladive les dépouilles massacrées. Les murs dégoulinaient encore d'écarlate, alors qu'on pataugeait presque en posant les deux pieds sur le seuil du quatrième sous-sol. Difficile de croire que les coquilles vidées de leurs entrailles et dont les membres avaient été sectionnés et projetés à travers les corridors puissent déverser autant de sang. C'était un véritable marécage de corps, de chair, et d'une bouillie sanguine impraticable. La façon dont les factionnaires avaient été réduits en lambeaux, découpant et arrachant la chair fielleuse avec une attention cruelle témoignait des horribles mises à mort subies par les humains. Un véritable bain de sang, au sens propre du terme, puisqu'il y avait bien trois centimètres de vase morbide et puante sur le sol. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, des marques de lacérations profondes accompagnant les sillons dans les gilets pare-balles traduisaient l'aisance avec laquelle le Prédateur Alpha avait utilisé l'environnement à son avantage. Les cadavres se démultipliaient, expliquant la présence d'autant d'hémoglobine.

Pas de trace de morsure. De festin. Les mutilations étaient d'une précision chirurgicale, malgré les membres arrachés par la violence des assauts, sans aucun doute résultat de la brutalité et de la férocité de l'auteur de cette boucherie. Le Lycan était manifestement revenu à l'ascenseur, puisque son veston et ses cigarettes avaient disparu, au même titre que son jean. Et pour cause. La fumée anthracite s'élevait, non loin, odorante. Adossé contre le mur, près d'une porte scellée par les derniers survivants, dont l'acier avait résisté à ses griffes, le Britannique fumait difficilement, les commissures de ses lèvres teintées de rouge. Ses flancs se soulevaient lourdement, alors que ses traits étaient tirés par la fatigue et la douleur. La main qui ne l'aidait pas à tirer sur la clope extirpait l'acier qui avait déchiré sa chair. Loin d'être indemne, le Dieu Prédateur semblait à l'article de la mort. Encore plus pâle qu'à l'habitude, il semblait souffrant. Bien qu'il aie rendu la monnaie de leur pièce à ses opposants, lors d'une de ses terribles frénésies. Le contrecoup se faisait déjà sentir. Ses cheveux blonds étaient plaqués sur son crâne par la sueur. Ses iris dorés ayant perdu leur férocité, en cet instant de faiblesse. Même le terrifiant Prédateur Alpha rencontrait ses limites. Son souffle court et rude se faisait l'écho des vagues de souffrance et de fatigue qui lançaient son être tout entier. La chute des balles arrachées à son corps aurait dû s'achever par un tintement sonore, mais l'océan de sang poisseux qui collait aux tissus de son bas amortissait ces dernières, qui coulaient lentement dans la croûte purulente semi-liquide. La raison pour laquelle il n'avait pas été abattu à l'instant même où la porte de l'ascenseur s'était ouverte ? Sous forme bestiale, il s'était hissé au plafond de la cabine, attendant que la tension se relâche, au même titre que l'attention, de ses futures victimes. Ils avaient demandé confirmation auprès de leurs supérieurs, qui semblaient paniquer. Et alors, il avait chargé, ouragan de violence et de férocité. La débandade avait été un carnage.

Son acuité visuelle, émoussée, au même titre que ses autres sens, lui permit de capter le regard de sa partenaire. La Gorgone. D'un simple signe du menton, il lui indiquait la porte adjaçente.

« — On peut dire que j'leur ai bien niqué leur race. »

Le Britannique s'abandonna à un rire moqueur, teinté de mépris. Qui s'acheva par une quinte de toux douloureuse, son thorax secoué par des spasmes manifestement insoutenables, puisqu'il grimaça, les traits tendus, le goût du sang montant dans sa bouche. D'un geste presque dédaigneux, il expulsa un crachat carmin dans la mer, tirant une nouvelle latte sur sa cigarette avant d'éjecter les cendres d'une pichenette nonchalante. Son regard revint sur Clarke. Ses yeux, mi-clos, ne dégageaient plus ne serait-ce qu'une once de la férocité et de la bestialité qui habitait le Repenti. Lui qui rayonnait d'une aura de suprématie terrifiante dévoilait une scène pitoyable. Son torse était constellé d'impact de balle, et bien que la plupart aient déjà été retirées, la survie de la Bête n'était pas assurée. Graduellement, un sourire satisfait illuminait son visage, tandis que d'un sec hochement de tête, il faisait comprendre à la Renégat de poursuivre, l'arrière de son crâne heurtant le mur derrière lui alors qu'il achevait de s'y appuyer. Entre ses doigts, la cigarette quitta ses lèvres, alors que ses bras retombaient dans la vase nauséabonde, et qu'il poussait un soupir interminable. Sa poitrine se soulevait à un rythme régulier, pour l'instant. Mais la fatigue se révélait bien trop importante, et il s'abandonnait à sa chance.

En cet instant précis, même le monstre le plus abominable, horrifiant, et cruel de ce monde, semblait humain.

Car nous sommes tous égaux dans la Mort.
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Dim 31 Mai 2015 - 17:26



X-files, le retour



Un bref coup d'oeil suffisait à analyser la scène. Les murs et le sol blancs étaient recouvert et éclaboussés par cette magnifique couleur vermeille. Des corps gisaient un peu partout, comme un magnifique tableau morbide. Des survivants? Un seul , assis à côté. Peut-être l'un de ces hommes avait été épargné, mais touché comme les autres, il allait probablement mourir avec des souffrances multiples. La voix du repenti brisa le silence de mort, ce qui ne manqua pas de me faire sourire. Ils avaient pris cher, en effet. Balayant les environs du regard, je tentais d'estimer combien de morts se trouvaient sur le sol. Etait-ce là tout les militaires qui gardaient l'endroit, ou en restait-il encore d'autre caché quelque part? Froncement de sourcil. Venait-il de cracher du sang ? Contrairement à ce que le repenti m'indiquait de faire, c'est à dire, de continuer mon chemin, je traçais un chemin parmi les déchets humains. Mon escorte blonde était de toutes manières, bien trop choqué par ce qu'elle voyait pour vouloir tenter de s'échapper, à en juger par le cri aiguë, la main sur sa bouche et ses jambes qui avaient lâchés, pour la faire tomber à genoux.

Je sentais sous mes chaussures divers parties de corps. Des armes, des choses molles, des vêtements.. Mais rien ne me dérangeait plus que cela. Cela ressemblait tout bonnement au massacre d'humain que mes soeurs et moi-mêmes avions pris plaisir à pratiquer. Arrivée près du lycan, mes jambes se plièrent pour que je puisse m'accroupir et le regarder de plus près.

Je relevais alors le bras pour venir poser contre la joue du repenti, ma main. Et d'un simple mouvement en forme d'arc, j'enlevais avec mon pouce l'affreuse couleur rouge qui trônait sur les lèvres d'Aleksander. On aurait dis qu'il avait mis ce que les jeune femmes d'aujourdhui adorent, du rouge à lèvres. Mes gestes se faisaient automatiquement, je n'avais pas besoin de les regarder, préférant laisser mon regard braqué sur les iris dorées du lycan.

-  Eh bien mon mignon. Évite de clampser pendant que je m'absente, je n'en ai plus pour longtemps."  


Ma main ne s'attarda pas plus sur le visage d'Aleksander et se reposa contre ma poche. Mes yeux lorgnèrent sur le torse du lycan, fascinant. Sa capacité à se régénérer était tout bonnement magnifique. Mais aussi surement très douloureuse. Il fallait extraire les balles avant que les plaies ne se referment dessus.. La bête sembla capter mes pensée, car il sembla s'agacer. Il voulait donc se débrouiller. Je fis un léger hochement de tête, pour lui faire comprendre que je ne m'attarderais pas sur le sujet, avant de glisser la main dans ma poche, où se trouvait cette étrange chose emballée. L'uniforme ne m'appartenant pas, j'avais constaté tout à l'heure que l'une de ses poches n'était pas vide. En effet, il y avait dedans une étrange chose emballée, une sorte de chose étrange, longue et dur. Je la sortie et la posais dans la main du lycan. "Lion" qu'on pouvait lire dessus, avec l'image d'un animal la gueule bien ouverte.

- Manger, même de la merde ne te ferait pas de mal. Ce n'est pas un humain sur l'emballage, mais tu te contentera de cette chose. "  


Qui sait, c'était peut-être vraiment du lion qui était dedans ? Enfin, j’espérais qu'il n'ai pas trop mangé d'humain, car ca devait être écœurant d'en goûter autant, cru. Pour avoir essayé ... Mes deux mains se posèrent sur mes cuisses pour m'aider à ma relever. Je fis alors demi-tour et alla retrouver ma copine au sol, elle aussi. Ma main se posa sur son épaule et la tira vers le haut, enfonçant mes ongles dans sa chair. La scientifique se releva alors, dans un gémissement pour que je cesse de lui faire du mal.

- Je suppose que maintenant que nous sommes repérés,nous allons faire vite. Magnez vous de m'amener devant votre mutant avant que je laisse mon petit affamé vous dépecer."  


Elle me regarda, presque terrorisée et se mit à avancer, dans une démarche qui se voulait craintive. La jeune femme serra ses bras contre son corps et m’entraîna dans un couloir. Nous dépassâmes deux étranges salles, qui étaient vitrées. On se serait cru dans un aquarium pour regarder les spécimens enfermé. Mais personne ne se trouvaient dedans. En revanche, dans le dernier.. Un homme était allongé sur une table. Sangle et chaines sur le front, au menton, sur le cou, épaule, coude, poignet, poitrine, ventre, bas ventre, cuisses, mollet.... De profil à moi, la scientifique regardait la chose qui ouvrait la "cellule expérimentale". Ca semblait être une chose informatisées, car un oeil était dessiné sur le boitier. Il ne me semblait pas avoir vu de lecteur de pass non. Il fallait montrer sa rétine...

- Je ne peux vous ouvrir après tout ce qu'il s'est passé.. Vous les avez tous .. Mon seigneur..."  


La voix fluette de la jeune femme brisa le silence. Mais elle aura du la boucler, car je n'étais plus d'humeur. En entraînant Aleksander dans cette infiltration, je n'avais pas prévu de tels dégâts. Entraînais-je une personne dans la mort pour en sauver une probablement morte ? Non. Son état, bien que ce que j'avais pu montrer semblait être calme et confiant, me mettais dans une rage noire. Et cette blonde... Je lui souris, avant de prendre dans le creux de ma main, l'arrière de son crâne dt cognais le visage de la jeune femme dans le mur. Elle se mit à brailler, puis à pleurer.

- Vous savez quoi ? On va faire plus simple. Votre oeil, je vais l'arracher de votre cadavre."  


Déclarais-je, en étirant d'autant plus mon sourire. La scientifique me regarda de plus belle, les yeux écarquillés, avant de coller sa rétine devant la machine. Bon dieu qu'ils étaient craintifs. La porte se déverrouilla. Mais avant de me précipiter sur Kim, je pourrais la scientifique et fit en sorte de détruire les deux caméras se trouvant des deux côtés de la pièce. Cette besogne réalisée, je me précipitais voir le renégat, décallant dans un même temps les chariots remplis de matériel étrange en argent. Était-ce avec cela qu'ils ouvraient des corps.. ? Des fils le reliaient à une machine, il semblait sonné. Je les arrachais, un par un, en secouant le renégat. Petit à petit, ma métamorphose se dissipa, me rendant mon aspect physique sous les yeux effarés de la scientifique qui eu penser que c'était une bonne idée de tenter de m'enfermer à mon tour dans la cellule de Kim. Quelle imbécile. La jeune femme parti alors en courant, même si elle tanguait un peu, pendant que je détachais le jeune homme.
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Dim 31 Mai 2015 - 20:07
Les rangers noires du Dieu pataugeaient dans l'océan écarlate, alors qu'un sourire enfantin et fasciné déchirait ses lèvres. Son grand manteau noir frôlait la surface de l'étendue morbide, sans pour autant se souiller. Ses avant-bras, nus et pâles, étaient couverts de tatouages profanes. Mains dans les poches de son imperméable sombre, il se dirigeait d'une démarche déterminée vers le fond du corridor, suivant les profondes lacérations dans les murs d'acier et de béton. Ses yeux oranges luisaient presque dans l'obscurité, alors qu'ils se plissaient suiteà un bâillement intempestif, des larmes naissant aux coins de l'orbite. Déjà, à ses oreilles parvenaient les cris et pleurs d'une mortelle qui faisait la rencontre avec un être supérieur. Un rictus dégoulinant de mépris fendit son visage aux traits durs et cicatrisés, alors que ses longs cheveux noirs étaient rejetés à l'arrière de son crâne d'un geste sec de sa tête. Sa nuque émettant un craquement désagréable, il réajusta le manche de l'énorme lame qui pendait entre ses omoplates.

En travers de son dos, sans que l'on aperçût ni sangle ni fourreau, reposait une épée aussi terrifiante que son porteur. La poignée enlacée de cuir dépassait dans le dos du Dieu, comme si elle tentait d'observer par-dessus son épaule. Le métal meurtrier, lui, hébergeait une nuée de visages hurleurs, faces prisonnières, peut-être, des damnés ayant été occis par le passé. La lame aux bords déchiquetés était aussi large que le torse de son maître, et, fichée dans le sol, elle devait être plus haute encore que lui.

Il était la manifestation même du Faucheur. Un fossoyeur sinistre, lugubre, impitoyable. Et qui semblait dénigrer toute autre forme de procès que celle de la Mort qu'il dispensait arbitrairement. Son aura divine enveloppait déjà tout le secteur, prévenant tous ceux sensibles à de telles émanations de son arrivée. Le clignotement des néons manquaient de le rendre épileptique, aussi, le Dieu ferma les yeux en poussant un soupir interminable, à la manière d'un enfant insatisfait. La pointe de ses pieds heurtèrent quelque chose, qui manqua de le faire trébucher. Entrouvrant les yeux, il braqua ses iris ambrés sur la loque humaine qui gisait contre le mur. Ses cheveux blonds collés à son crâne par la sueur de l'effort, son torse constellé d'impact de balle. La vermine de l'autre jour. Le métamorphe.

Enjambant la future dépouille, car nul n'aurait été en mesure de survivre à des mutilations si importantes, il n'accorda pas plus d'intérêt à un cafard qui aurait déjà dû mourir il y a des lustres. Pénétrant dans plusieurs salles, le Dieu se languissait d'achever au plus vite cette mission, et c'est alors qu'en restant dans l'ombre d'un couloir mal éclairé, il vit une scène qui méritait son attention. L'humaine venait d'enfermer une Déesse avec l'un de ses congénères. Un rictus prédateur déchira la face blanche du jeune homme, alors qu'il restait là, figé. Lorsqu'enfin, la mortelle prit ses jambes à son cou, elle percuta le torse du Dieu tout de noir vêtu. Son cri strident se répercuta dans le moindre recoin de la salle, avant qu'une lame grande comme un homme ne la fende en deux. Seule une mare de sang trahit la présence du manieur, se répandant à l'intérieur de la pièce. Accompagnant la propagation de fluide vital, une voix élégante et théâtrale s'éleva.

« — And who are you,
The proud Lord said,
That I must bow so low ?
Only a cat of different coat,
That's all the truth I know...
In coat of gold or coat of red,
Lion still has claws.
And mine are long and sharp, My Lord,
As long and sharp as yours... »


Piétinant sa vergogne l'océan carmin qui s'était répandu à ses pieds, le brun fit son apparition, un rictus mauvais aux lèvres. Transpirant de dégoût, et de haine. De son regard évoquant celui d'un fauve, il dévisageait les deux Renégats enfermés, de l'autre côté de la vitre. Sur sa joue, deux tâches de sang dégoulinaient lentement, alors qu'à ses côtés, l'énorme claymore gravitait paisiblement, ignorant la moindre lois de la physique. Avec un air presque enfantin, à l'exception de son sourire dérangé, arborant son expression joviale , il lâcha un léger soupir en levant latéralement les mains presque au niveau de ses épaules.

« — Salut, les cafards. Toujours en cage ? »

Nelgaroth Belphegor Spectre. Le Dément.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Dim 31 Mai 2015 - 22:35



X-files, le retour



En quelques seconde, mes mouvements se figèrent alors que je venais d'arracher une sorte de tube étrange du bras du renégat. Allongé, il venait à peine de reprendre connaissance et tentait de remuer, pour se libérer, ce qui en soit me compliquait un peu la tache. Ayant libéré ses mains, ses bras et son cou, il pouvait faire la suite lui même. Personnellement, j'étais trop occupé pour le moment, pour me soucier de son état. L'aura que dégageait le lycan, je ne la sentais plus. Nous étions éloigné certes, mais il me semblait l'apercevoir auparavant. Alors que là.. Plus rien.. Elle semblait happé par quelque chose de plus grand. De plus monstrueux. Et le pire, c'est que j'avais la nette impression de la sentir de plus en plus, comme si l'homme, cette chose de qui elle émanait, approchait. Depuis les grandes vitres de l'aquarium qui donnaient sur le couloir, je pus observer la scène. Cette femme, si délicate, si courageuse qui aurait tout donné pour sauver sa vie, venait de la perdre, en une fraction de seconde. Son crime ? Avoir percuté le brun.

Je ne connaissais son visage, ni même eu connaissance de ses pouvoir. Mais il m'avait semblé le connaitre, en l'associant à des rumeurs et des histoires dont j'avais eu vent. L'homme de la gravité. Sa lourde épée se trouvait devant lui, comme si une troisième main invisible la gardait en suspension. Du coin de l'oeil, j'observais Kim, qui dans sa frénésie cherchait à se détacher à tout prix. Il était faible mais arrivait pourtant à s'asseoir et poser les pieds si rapidement au sol. Ne sentait-il donc rien ?

Le corps de la jeune femme se sépara en deux, et quand bien même une porte nous séparait et dissimulait une partie de la vue, je pouvais imaginer l'affreux dégueulis qui se rependait au sol dans une chansonnette morbide. Je ne savais rien de son passé, ni de qui il était réellement. Mais je compris une chose. Mieux ne valait pas chercher les noises à cet homme.

Assis sur le lit, je vis les veines de Kim grossirent de colère. Colérique ? Oui, à souhait. Le porc-épique d'os était tout ce qu'il y a de plus hargneux et de colérique. C'était le défaut de beaucoup de jeune renégat, à vrai dire. Prétentieux, hautains. Ils pensent tous que parce qu'ils sont ce qu'ils sont, ils ont quelques choses de plus. Non. Nous n'étions ni meilleurs ni plus doué  . Nous étions issus des mêmes races. La seule chose qui nous différenciait résidaient dans nos convictions et nos actes. C'était un apprentissage, de se contrôler. Moi-même j'avais parfois du mal, à garder mon sang froid. Mais contrairement au renégat, je savais baisser la tête lorsque je le devais, même si ça me répugnait en tout point.

Et Aleksander..? Pourquoi ne ressentais-je plus rien de son côté ? L'homme l'avait-il achevé en passant ? Cette idée me révulsa. Tout ça à cause de cet abruti de Kim ? J'avais besoin de lui, pour le moment. Pour le question, sur ce qu'ils lui ont fait, les résultats, comment il s'est fait capturer. Les humains avaient-ils découvert comment nous garder captif? Plus qu'un besoin personnel, ça influençait sur nous, sur notre futur de connaitre ce genre de chose.J'avais besoin de Kim, qu'il réponde. Mais après, pourquoi m'encombrerais-je. C'était un boulet, un raté. Il s'était fait capturer comme un bleu et avais mis notre existence en péril. Il ne méritait rien de plus que de retourner au néant.

Je fis quelques pas, pour contourner la table et aller près de la porte. Si celle-ci s'ouvrait, je savais que l'aura ressenti serait plus forte, plus assaillante. Mais je devais m'assurer que le lycan n'était pas mort aussi bêtement qu'une noyade dans le sang qu'il avait lui-même fait couler.

La question la plus logique aurait été "que voulez vous" "laissez-nous sortir", "qui êtes vous .. ?" ...

-  Qu'avez vous fait du blondinet ?"  


Questionnais-je, en m'adressant directement à cet inconnu. Alors que de mes iris azur je croisais celle de cet étrange personnage. J'entendis du bruit derrière moi, probablement Kim qui essayait de se lever. Comptait-il partir? Je le cuisinerais certes avant de m'en débarrasser, mais pour l'instant il ne m'importait guère. Je ne pourrais dans tous les cas, surveillez deux personnes.

- Je suis sûre que vous l'avez croisé. Par terre, fiché de balles avec son air dédaigneux. "  


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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Lun 1 Juin 2015 - 17:38
Le rictus sarcastique qui animait l'expression joviale du Dieu noir s'accentua, alors qu'il décidait de laisser les questions en suspens. Après tout, il n'était pas pressé. Ces deux insectes étaient très bien dans le bocal de verre où on les avait enfermé. Sauf qu'à sa connaissance, il n'y avait qu'une seule déité qui avait enfermé. Comme il était pratique d'asservir par sa seule présence les entités inférieures. Son regard presque aussi prédateur que celui du Britannique se braqua sur un des écrans contre le mur, alors qu'il s'en approchait d'une démarche presque sautillante. Zero gravitait toujours à un demi-mètre de distance du sol, la pointe orientée vers le sol, comme si un garde rivait son regard inquisiteur sur ses deux prisonniers, implacable et impitoyable, n'attendant qu'un faux pas de leur part pour abréger leur séjour dans ses geôles.

D'un geste d'une fluidité insoupçonnée, Nelgaroth s'était emparé d'une clé USB qui traînait dans sa poche, l'insérant directement dans l'un des ports prévus à cet effet. Pianotant avec une aisance impressionnante sur le clavier, sans même y adresser de l'attention, témoignant de sa proximité avec ladite technologie. Ses doigts, semblables à deux créatures douées de volonté propre, pressaient les touches à une vitesse fulgurante, alors que de multiples lignes de code commençaient à s'afficher sur un fond noir. Le Dément semblait satisfait, alors qu'une barre se remplissait progressivement tandis qu'il continuait d'infiltrer en outrepassant les droits d'un pass récupéré à l'entrée. Rapidement, le système fut tout entier à sa merci de pirate implacable. De nouvelles manipulations incompréhensibles pour la Gorgone, et voilà que l'écran devenait bleu, affichant divers messages d'erreur, alors qu'il retirait sa clé USB de l'unité à laquelle elle était connectée. Rapidement, les blue screen se répandirent sur tous les écrans de la salle, y compris ceux à l'intérieur du bocal. Et, à n'en pas douter, à tous les ordinateurs reliés au serveur du complexe.

Satisfait, il glissait le petit appareil électronique dans son emplacement d'origine, bâillant nonchalamment. Alors seulement, il revenait vers ses captifs, glissant son petit doigt dans son nez, le curant sans gêne. Sa main libre retourna dans l'une de ses poches de son imperméable, rajoutant à l'aura déprimée et ennuyée du Dieu. D'une pichenette, il éjecta la boule incolore qui résidait sur la pointe de son doigt, avant de tendre la main vers la porte devant lui. Le concentré d'émotion négative qui émanait de l'âme-même de Nelgaroth se répandit dans les environs au moment où son pouvoir surnaturel se manifestait avec une plus grande ampleur.

La porte verrouillée en acier blindé et de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur fut réduite à l'état d'une couvercle de poubelle avec une aisance fulgurante. Il fallait une acuité visuelle particulièrement aiguisée pour avoir perçu le mouvement du métal qui s'écrasait sur lui-même comme si de rien n'était. Doucement, les cheveux découpés dans la nuit du Dieu se soulevèrent, soumis à une curieuse brise. Pourtant, ils étaient en lieu clos. La large arme vint se placer devant lui, le séparant du duo avec un rempart d'acier. Se penchant de côté pour river son regard dans celui de Clarke, il arborait le même air enfantin et moqueur.

« — A votre place, je me mettrai à couvert. »

L'instant suivant, les vitres explosaient, l'onde de choc générée par la compression de la matière par une gravité bien supérieure à celle qui régnait sur cette planète se répandant comme un violent écho au tonnerre qu'engendrait l'apparition d'un éclair. Les éclats de verre furent projetés dans tous les sens, comme autant de traits meurtriers et aiguisés. Les deux Renégats furent sans aucun doute bombardés de fragments de la vitre qui les séparait un instant plus tôt du Dieu noir. Un tel déchaînement de pouvoir pour une raison aussi futile que créer une entrée, ce qu'il aurait aisément pu faire d'un coup de son épée volante, était terriblement puéril, ajoutant à l'aura enfantine du responsable de la Gravité. Il était gratuitement violent.

Les tables d'opération avaient été renversées, suite à la propagation des répliques dans l'air. Déjà, Zero s'était écartée du chemin de son détenteur, alors que les rangers de celui-ci faisaient craquer les éclats de verre sous ses épaisses semelles tandis qu'il pénétrait dans la cellule. Du revers de la main, il se débarrassa du sang séché qui collaient à sa joue, sa langue glissant sur sa lèvre supérieur tandis qu'il fixait le mâle du duo. D'un geste de la main, qui mimait un renversement, il balançait une des tables d'opération sur Clarke, la clouant littéralement au sol. Ladite table pesait bien plus lourd que ce qu'elle aurait dû. Kim braqua son regard hargneux dans celui de son opposant. Fatale erreur. Le rictus dudit adversaire s'effaça, laissant place à un air déprimé, alors que Zero fendait l'air à une vitesse démentielle. S'immobilisant avec une précision chirurgicale à un centimètre de la poitrine du Renégat, afin de le laisser réaliser qu'il était totalement à sa merci, l'arme se brandit.

Et traça un arc-de-cercle d'une simplicité presque horrifiante. L'instant suivant, Ce qui fut un Dieu était fendu en deux, ses entrailles et organes se déversant à l'air libre dans un déluge de sang. De nouveau, Zero s'interposa devant son propriétaire, tandis que ce dernier adressait un regard pratiquement compatissant à Nelgaroth. Curieusement, il semblait la prévenir que ça n'allait pas être beau à voir. Après tout, il fallait bien qu'il s'assure que cette vermine ne revienne pas à la vie, pas vrai ?

Le cadavre s'éleva dans les airs, au même titre que ce qui fut jadis le contenu de son estomac. De nouveau, la compression eut lieu, donnant naissance à un amalgame rougeâtre qui ne laissait rien présager de bon. La sphère s'harmonisa rapidement, continuant de graviter à égale distance du sol, alors que Nelgaroth tournait le dos, sa lame servant toujours d'écran vis-à-vis de la boule. Sa voix s'éleva, s'adressant manifestement à Clarke.

« — Pour cette fois, je l'ai laissé tranquille. Après tout, il s'est occupé du sale travail à ma place. Ca mérite bien un peu de miséricorde, pas vrai ? »

Jubilant, il entreprit de sortir. Le contrecoup ne tarda pas, cette fois. La sphère convulsa, bouillonna, comme en ébullition, et explosait brutalement, projetant du sang distillé en tout sens, la moindre parcelle de la salle se teintant de carmin puant, excepté le sillage de Nelgaroth, qui recommença à chantonner de la même manière qu'à son arrivée. Pauvre survivante. Elle allait être dégueulasse pour le restant de sa journée. Et pour faire partir l'odeur ? Crade. Lui aussi avait fait l'erreur au début.

Au moins, une chose était sûre. Le complexe avait été vidé de toute vie, et à moitié détruit, suite au passage du Dieu noir. A n'en pas douter, plus rien ne séparait Aleksander et Clarke de la sortie. Disparaissant dans les mêmes ténèbres qui l'avaient vu naître, dans le seul corridor menant à la sortie, le Dément ne laissa comme à son habitude que ruines et morts. Sauf deux étincelles de vie, l'une faiblissante, qui auraient droit à la survie, pour cette fois. Et une chose était sûre ; ils écoperaient de très mauvais souvenirs pour les semaines à venir.

Et de bons cauchemars.
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Lun 1 Juin 2015 - 19:35



X-files, le retour



Ne te l'avais-je point dis petite imbécile, de ne pas rester ici ? Au lieu de quoi, tu attend des réponses, planté devant la porte. Depuis quand te soucis-tu des autres alors que toi même tu te trouve face à une menace de taille ? Tu pense  peut-être qu'une personne dans son genre va t'épargner pour tes beaux yeux ? Alors reste là et deviens témoin d'un massacre.

Ma tête se pencha sur le coté, observant cet être venu de nul part. Qui était-il, que voulait-il, ca restait un mystère. La seule chose que je pouvais observer depuis mon aquarium était sa dextérité à pianoter sur cette étrange chose.Il allait à une vitesse incroyable, comme si cette tablette composées de boutons était une prolongation de son corps. Je ne voyais pas grand chose, de mon coté, mais comme l'homme faisait désormais face à la machine électronique, j'en profitais pour avancer contre la vitre pour tenter de voir si on apercevait quelque chose, au fond. Le lycan. A vrai dire, je préférais qu'il se vide de son sang par terre actuellement plutôt que de venir dans cette direction, ce qui aurait eu la mauvaise idée de le confronter à l'inconnu. Peut-être que le repenti et moi-même , au meilleur de nos ormes pouvions le mettre à terre ? Mais sincèrement, j'avais du mal à le concevoir. Je ne connaissais que trop bien mes faiblesses et mes limites.

Les deux mains posées contre la vitre, j'observais de nouveau le brun, qui se triturait le nez. Ca cassait pas mal le coté "Dieux tout puissant". Encore pire lorsqu'il rejeta sa trouvaille sur le coté. La porte... Comme une fascination morbide, je regardais le métal censé etre terriblement solide fondre, comme un vulgaire glaçon. Je n'aurais su dire si ce terme était adaptée, mais c'était l'impression qu'il me donnait. La voix du brun me parvint, me conseillant de reculer. Sérieusement, il souhaitait me mettre en garde ? Pour une raison que j'ignore, je pris note de ce conseil, probablement la chose la plus intelligente que je pouvais réaliser. A peine venais-je de gagner un coin de la pièce que jaillissaient de toutes parts de vilain projectiles. Ca aurait été trop facile, si juste en me planquant j'avais pu me protéger si aisément...  Je sentis des débris venir se loger dans ma chair, ici et là. Rien de mortel, juste du douloureux et contraignant, à en jauger par le morceau qui venait de se planter à l'arrière de ma jambe, réduisant de 30 à 40 % ma mobilité. Accroupis face au mur, j'avais pu me protéger le visage et le buste, mais laissé mon dos à découvert. Se planquer sous une table ? Pitié, elles étaient  parties aussi ridiculement que les morceaux de verres. Mais le danger n'était pas écarté, bien au contraire.  A peine venais-je de me redresser et de pivoter pour surveiller l'inconnu, qu'une table, l'une de ses fameuses tables expulsée sur le côté vint me percuter et me faire tomber au sol. Je sentis les débris s'enfoncer que plus encore dans mon dos, laissant échapper un râle d'agacement. Que cherchait-il à réaliser ? J'avais l'impression d’etre clouée au sol, comme un vulgaire insecte. Sans pouvoir bouger. Pas même lorsque le dieu s'approcha de Kim et le fendis de sa lame; J'étais frustrée, terriblement. Il serait mort sous ma lame, dans tous les cas, mais je n'avais guère eu le temps de le questionner. Mon témoin potentiel venait de vider ses tripes sur le sol.

J'en avais vu des carnages et des massacres. Mais vider des organes ne faisaient pas parti de mes passe-temps favoris, non. J'étais un tueur, pas un sadique. Le sang dégoulina dans un affreux vomissement, jusqu'à s'étaler sur le sol et venir imbibé une partie de mes vêtements. Quelle horreur. Aucuns sons ne sorti de ma bouche, alors que de nouveau, suite à l'utilisation de son pouvoir, le corps du renégat m'explosa littéralement dessus. Mes bras se plaquèrent derechef contre mon visage, me protégeant de ces immondes projectiles. Mais le liquide sanguin et le reste du cadavre me recouvraient par partie. L'inconnu venait de partir.

Bien que je restais parfaitement calme, diverses divagations résonnaient désormais dans ma tête. Je ne savais plus vraiment pourquoi j'étais ici. Ni comment je venais de dégager ce lit, si encombrant qui reposait sur mon bassin notamment. Je me fis rouler sur le coté, avant de parvenir à me mettre debout. Mais à peine posais-je le pied au sol que le verre coincé dans ma jambe me rappela sa présence, me faisant tanguer. Les points vitaux ne semblaient réellement touchés. Un dans la jambe, quatre dans le dos, dont un se trouvant logé dans mes cotes. Rien d'insurmontable. Je ne pris pas la peine de les retirer et sorti par la pièce désormais ouverte. Je sentais sous mes pieds le verre brisé, mélangé aux restes de la scientifique. Bras tendu contre la paroi de l'autre mur, j'avançais de nouveau dans le couloir.

Mon allure anormalement lente et l'interrogation me donnèrent l'impression de errer pendant des heures à la recherches du repenti. Et lors qu’enfin, je retrouvais son corps assis, je sentis une boule dans mon ventre s'évaporer. J'en aurais presque pleuré, de voir cet abruti posé là, après avoir vu ce qui venait de se passer. Je fis de nouveaux quelques pas, franchissant l'espace qui nous séparait et me laissais tomber à coté. Il me fallait cinq minutes. Juste cinq petites minutes assisses... Mon dos ne touchait pourtant pas le mur, mais je sentais le verre encore logé dedans. Ma tenue était dégelasse. Mes cheveux, ma peau, tout était recouvert de sang et de monstruosité.

-  Point négatif, on a perdu le mutant. Point positif, on peut sortir en paix..."  


Je tentais de sourire, mais malgré moi, les images de chaires nauséabondes me revinrent. Relâchant un peu ma tension, je m'appuyais légèrement sur le repenti, lui faisant cadeau de mon nouvel attirail sanguinolent.

- Tu serais venu me sauver, je n'aurais pas ces immondices sur moi... C'est un psychopathe, ce mec là ..."  


Faux reproche, évidement. Je taquinais seulement le lycan.

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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Jeu 4 Juin 2015 - 18:32
Le réveil du Lycan se fit dans la douleur. Bien plus aigue que dans ses souvenirs. Bilan ? Il n'était pas mort. Par contre, il souffrait comme jamais. Les plaies se refermaient progressivement, et avec la plus grande difficulté du monde. Trop d'impact en trop peu de temps. Les dégâts infligés à l'intégrité de son corps n'étaient pas couverts par la duplication d'ADN et la réparation des tissus organiques endommagés, qui auraient dû se traduire par de vilaines balafres, mais laissaient une peau pâle et intacte. Cette régénération passive était enviable, mais n'avait pas l'air de tout repos, au vu de l'air épuisé qu'avait la Bête en rouvrant les yeux. Son corps tout entier lui criait de se rendormir, de s'épargner tout ça. De nouveau, la présence qu'il avait senti avant de sombrer l'enjambait en lui adressant un regard dégoûté, empli de mépris. Même ceci ne suffit pas à générer suffisamment de rage chez le Prédateur Alpha pour qu'il soit en mesure de se redresser. Pourtant, il lui aurait volontiers arraché les yeux, avant de l'éviscérer. Mais en cet instant, ses pensées étaient loin. Portées sur une personne qui, jadis, l'avait mis dans un pire état encore. Il y repensait avec un curieux sentiment qui l'étreignait, sans qu'il ne perçoive la moindre raison à cela. Comme s'il n'appréhendait même pas ses propres pensées. Il n'était pas qu'inconnu aux concepts humains, mais il devenait progressivement plus éloigné, encore et encore, de ce qu'il pensait être.

Ne s'enfonçait-il pas plus profondément, creusant encore et encore, entraîné par sa propre soif de pouvoir, son besoin d'exister, et sa folie grandissante ? Chaque fois qu'il dispensait la mort, il lui semblait que quelque chose se morcelait, au plus profond de son être. Les résidus de son humanité ? Certainement pas. Cette dégoûtante espèce était sans aucun doute plus cruelle et violente que lui, en un sens. Il sentit Clarke plus qu'il ne la vit, ses deux yeux mi-clos dans le vague, revoyant encore et encore des images qui le ravissait, les vagues de douleur cédant leur place à des ondes de chaleur presque réconfortantes. Son souffle se faisait plus régulier, alors qu'il parvenait enfin à fixer ses iris sauvages sur la Gorgone, qui s'asseyait à ses côtés, tandis qu'il songeait encore et toujours à la même entité. Alors qu'elle s'adressait à lui, avant de progressivement se laisser tomber sur son épaule, le Lycan émettait un grognement faible, alors que sa tête se désaxait pour venir trouver à son tour appui sur celle de sa partenaire, poussant un soupir épuisé. Était-ce réellement sa faute si elle était dans cet état ? Ils étaient tous les deux piteux, faibles, presque abattus. Il s'était démené pour faire de son mieux. Après tout, n'était-ce pas pour cela qu'elle l'avait choisi ?

Curieusement, pour la première fois, il se sentait comme privilégié. Après tout, elle avait eu confiance en ses capacités. Pour la première fois depuis le début de son existence tourmentée, quelqu'un s'était volontairement tourné vers lui. Dans le but de l'épauler. Sans crainte. Simplement une clarté d'esprit presque touchante aux yeux de la Bête, dont les lèvres qui étaient ensanglantées avant que Clarke ne les nettoient, un peu plus tôt, s'arquèrent pour former un sourire sur son visage pâle. Sa voix, rauque et haletante, s'éleva, malgré la douleur et la pression que cela impliquait sur ses poumons et son coeur.

« — J'ai maaal. »

La remercier pour sa présence ? Hors de question que le Lycan ne s'abaisse à cela. Il avait sa fierté, après tout. Et Deus seul savait à quel point c'était tout ce qu'il possédait. Ceci dit, il n'aurait pas sû s'il était mort ou vivant, sans sa partenaire. Bien que la douleur se soit atténuée, passant au second plan grâce à ses pensées tumultueuses, le Britannique présentait toujours quelques difficultés à garder les idées claires, et il lui semblait qu'il sombrait régulièrement dans l'inconscience. A nouveau, ses pensées se recentrèrent sur un regard, tentant de le rendre réel par tous les moyens, afin de réconforter le Dieu Prédateur qui se sentait vacillant, comme une flamme isolée au milieu d'une tempête de glace. Il n'avait aucune idée du temps qu'il lui faudrait pour se revigorer et se régénérer suffisamment pour quitter les lieux avant que les problèmes ne commencent. Ses iris féroces émanaient de l'aura oblitératrice, assujettissante, par vague uniquement. Comme faiblissante, incertaine. Qui plus est, Clarke était en train de dégueulasser plus que nécessaire son uniforme, ce qui avait pour effet de le faire ronchonner. Comme d'habitude. Il retrouvait sa personnalité peu à peu. Avec quelques difficultés, il essayait de capter le regard de la Gorgone avec ses iris ambrés, afin de l'interroger mentalement.

Et pour la suite ?
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Re: X-Files, le retour. [Aleks] - Jeu 4 Juin 2015 - 19:44



X-files, le retour



Avachis sur le lycan, je tentais tant bien que mal de garder mes esprit. Non pas que je ne sois choqué ou quoi que ce soit en ayant vu exploser mon très chère coéquipier renégat, mais j'étais plutôt sonné, à l'idée que de telles entité soient là,en liberté. Je n'avais pas vu beaucoup, de dieux, ou d'entité supérieur. Mademoiselle Sinclair et un autre par ci, par là. Sans oublier Isanagi et Jhoken, mais après ? Eux, ils étaient à mon sens rangé, dans des cases. Renégats et Académicien. Ils ne représentaient pas de menace à mon égard, car je n'avais rien fait pour leur faire ressentir de tel sentiments à mon égard.Mais ce gars, il n'était pas dans un de ce camps, il était hors catégorie. Il tuerait pour son bon vouloir. Mes paupières closes s'ouvrirent, lorsque le lycan parvint à articuler. Moi qui le pensait endormi. Peut-être qu'en fait, c'était moi, qui venais de m'assoupir sur lui. Je ne me rendais plus bien compte du temps qui s'écoulaient. Comme figée. La tête du repenti remua, m'obligeant à me questionner sur le comment du pourquoi et à lever les yeux à mon tour.

-  Je crains que si je ne continue à t'embarquer dans des aventures foireuses, les conséquences te retombent dessus."  


Déclarais-je, en faisant la moue. Baissant les yeux, mon regard s'attarda sur le morceau de verre qui dépassait de l'arrière de ma jambe, comme triomphant. J’appréciais la compagnie du lycan, d'autant plus la force et sa volonté lors d'un combat. Mais ce n'était pas la première fois, que nous avions affaire à des humains et des renégats. Rien qu’aujourd’hui, une trentaine d'humains venaient de perdre la vie, sans compter ceux que l'inconnu avait butté, au passage. Il nous faudrait nous rendre à l'étage de la sécurité par ailleurs, histoire de supprimer nos traces... Et à en croire le fonctionnement de  l'académie, nous le paierions tôt ou tard. En faisant le compte, j'en avais tué pas mal, des êtres humains. Mais il fallait rester discret, que cela ne se sache pas. Bien que je puisse changer d'apparence, mes partenaires ne le pouvaient, eux.  Dans un effort surhumain, je me redressais de mon appuis vivant pour me mettre assise, jambe remontée. Ma main droite se posa sur le morceau de verre, que je lorgnais maladroitement. Le retirer allait probablement me faire pisser le sang. Mais bon, au point où j'en étais... D'un geste lent, je retirais le morceau qui s'était fait un plaisir de bien s'enfoncer dedans. Probablement aurais-je du le retirer d'un geste rapide, mais je ne voulais pas entailler plus la peau meurtrie. Comme prévu, ca pissait le sang. Je me débarrassait alors de la blouse blanche -ou du moins, rougeâtre- et déchirais l'une des manche. Le tissus prêt, je repris le morceau de verre, déchirais une partir de la jambe de mon pantalon et l'y attachais.

- N'as-tu donc pas peur de ce qui pourrait en résulter ? ... "  


Du regret ? Non, personnellement, je me disais que si le lycan pouvait se donner à coeur joie à ce genre de pratique, c'est que dans le fond, il n'était pas si repentis que cela. Peut-être même était-il plus comme moi que l'image qu'il renvoyait. Lui parler des renégats ? Je le pourrais, en effet. Mais je ne m'imaginais pas dans tous les cas aborder le sujet comme si je posais un poil sur une table.  Peut-être un jour. Mes yeux se baissèrent sur le déa portable ensanglanté que je sortais de ma poche, laissant des traces sanguines sur l'écran tactile à chaque fois que je le triturais pour savoir l'heure. Ça faisait un moment en fait, que nous étions à l'intérieur.  Peut-être des renforts étaient-il en chemin ? Il fallait que le lycan se régénère. Quelque peu redressé, je me tournais vers le repenti et passa ma jambe entre les deux siennes, pour poser mon genoux à terre. Les deux genoux stabilisé, de chaque côté de sa jambe, je levais ma main droite se posa sur le torse du lycan.

- Tu me  fais confiance ?"  


Je n'attendis pas sa réponse, et écartais de mon index et de mon pouce gauche l'une de ses plaies, avant d'y introduire ces deux mêmes doigts de ma  seconde main, déchirant de mes ongles, la chair qui se cicatrisait en emprisonnant la balle. Celle-ci attrapée, je la sortais aussitôt du corps du repenti, et répéta la chose sur une seconde plaie encore identifiable... Je m'attendais à une réaction agressive du lycan, mais cela ne me faisait ni chaud ni froid. Qu'il me dégage d'un poing si ca lui chante, je préférais me prendre ca plutôt que de le voir agoniser à cause de ces fichues balles métalliques.

© Ethan
X-Files, le retour. [Aleks]
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