Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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「Never feed them after Midnight」

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「Never feed them after Midnight」 - Mar 12 Mai 2015 - 18:01


「Never feed them after Midnight」

Le crépuscule s'était eclipsé et à présent le ciel avait endossé son nocturne manteau, ne laissant comme source de lumière qu'un fade croissant lunaire et une frêle brillance stellaire. Ce n'était pas une nuit noire, ni brumeuse, ni fendu d'une pleine lune irritante, mais il y avait quelque chose d'angoissant dans la faiblesse des astres lumineux, comme si cette pénombre cherchait à piéger les êtres diurnes, pas assez sombre pour être alarmante, mais assez pour y dissimuler un sinistre prédateur. Ou deux, en l’occurrence. Après avoir “raccompagné à”, un bel euphémisme pour “clouer à la porte de”, l’infirmerie les deux apprentis-dieux sévèrement amochés, Eishi et Aleksander s’étaient engouffré dans la nuit naissante à la recherche de nouveaux tourments à faire subir à l’Académie ou à ses résidents. Cette envie vivifiée d’apporter douleurs et tracasseries dans un établissement que l’on pouvait qualifié de scolaire avait fait ressurgir nombre souvenirs du jeune nippon, d’un pan de sa précédente vie durant lequel il s'était particulièrement amusé en persécutant élèves et professeurs et en délabrant les instituts et leur qualité. C’était très différent que de physiquement meurtrir quelqu’un jusqu’à qu’il supplie pour une mort rapide, c’était beaucoup plus insignifiant et moins douloureux, mais étrangement, ça restait particulièrement jouissif. Très certainement parce que cela ciblait un genre de personne plus aisément tourmentable : les adolescents et les jeunes adultes. Le noiraud avait découvert avec surprise et émerveillement que dans cette tranche d’âge ingrate de 15-25 ans, ses comparses humains étaient incroyablement susceptibles, sensibles, hormonaux, émotifs, dépressifs et manipulables. Et en bon sociopathe sadique, il s’était délecté sans remords ni restrictions des affres qu’il avait pu si facilement provoquer chez ses congénères.

Après un moment de marche erratique et silencieuse dans l’obscurité ambiante, le vingtenaire japonais parvint à discerner un bâtiment, dont la forme et la disposition ne lui était pas étrangères. Son sourire malin s’élargit alors qu’il posa un arrêt pour se tourner à moitié vers son partenaire lupin. Alors qu’il posait ses perles céruléennes sur le britannique, il se questionna sur son adolescence. Le blond avait approximativement son âge et s’il avait vécu un semblant de vie ordinaire il avait dû connaître, en dehors de l’académie dans cette nouvelle vie, la vie d’étudiant dans un établissement scolaire. Mais c’était aussi fortement possible qu’il n’en fut rien. Le brun se demanda alors si comme lui, l’idée de dégrader le matériel de l’académie dans l’optique de voir les élèves voulant l’utiliser frustrés, déprimés, énervés, voir blessés, le tentait autant que lui.

    「Tu sais, quand j’étais au lycée, bien avant de me recevoir une balle de calibre 7.62, tirée par un sniper si loin de moi que s’en était presque ridicule, j’avais en horreur les abrutis qui ne vivaient que pour le sport, j’ai toujours trouvé qu’ils avaient l’air un peu con sur les bords. 」


Un léger rire s’échappa des lèvres du nippon, une expression amusée et rieuse collée sur le visage. Il se tourna un peu plus Aleksander, auparavant de moitié, il était à présent presque complètement face à son interlocuteur blond, le contemplant de ses mirettes saphirs, qui brillaient d’un étrange éclat, à la fois folâtre et cruel. Il leva ensuite le menton, plongeant cette fois-ci son regard dans l’immensité ténébreuse de l’éther nocturne, comme si son esprit y cherchait quelque chose.

    「Un jour, je me suis amusé à dévisser légèrement tous les paniers de Basket du gymnase et tu ne peux pas t’imaginer à quel point en voir un faire un dunk et se vautrer a été jouissif.」


Son hilarité avait légèrement gagnée en intensité alors qu’il se remémorait la chute, la surprise faciale et le violent impact sur le sol. Une fois son ricanement passé, il reporta son attention sur son complice, une flamme sombre et égayée brillant dans ses prunelles cobalts et un sourire mauvais et enjoué placardé sur son faciès rieur.

    「Ça te tente ? Et puis, au pire des cas, si on nous surprend, il reste encore pas mal de lits libres à l’infirmerie.」

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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Jeu 14 Mai 2015 - 15:46
Le Lycan rôdait dans les ténèbres avec son nouveau compagnon de débauche, scrutant l'obscurité de ses iris dorés qui semblaient pratiquement luisant à cette heure-ci. Sans aucun doute percevait-il des choses qui échappaient à la plupart des individus. En réalité, son regard perçant était à la recherche d'un potentiel nouveau délire psychotique. Mais il fallait se rendre à l'évidence ; de telles crises de folie ne restaient pas discrètes. La vision serait apparue juste en face d'eux. Convaincu, le Britannique soupirait de soulagement, ses mains, gantées et jusque là serrées par l'anxiété, se relaxant, instinctivement. Un frisson courut le long de l'échine du Prédateur Alpha, alors qu'il s'enfonçait dans ses pensées, se contentant de poursuivre sa route en marchant aux côtés d'Eishi. Les deux prédateurs erraient dans la semi-pénombre générées par la lumière diffuse et toute relative de l'astre lunaire qui semblait affaibli, sous forme de croissance, alors que les étoiles elles-même se faisaient timides en cette heure déjà avancée. Ils ne croiseraient probablement personne en dehors des dortoirs, si ce n'est des insomniaques qui auraient tôt fait de trouver le repos en cas de rencontre avec le duo. Deus avait un curieux sens de l'humour. Il avait enfermé ses précieux élèves dans un campus académique avec deux créatures sordides qui, finalement, avaient créé des liens indéfectibles. S'engageant sur une voie de boucherie et de carnage sans pareille. Qu'importe leur opposant. Qu'importe la façon dont le monde entier les percevaient. Ces deux compagnons n'étaient là que pour s'adonner à un concert sanglant et dément, qui se solderait par leur mort, à nouveau. Ce festival meurtrier était la douce mélodie du chaos que le Japonais et le Britannique comptaient bien dispenser à qui le voulait.

La première chose qu'aurait perçu un arrivant aurait été l'imposant soif de meurtre cumulée qui accompagnait les deux Dieux, qui, finalement, découvrirent leur prochain site de décadence. Les contours du bâtiment se dessinèrent en premier, alors que le duo démoniaque s'immobilisait. Progressivement, le Repenti ayant chassé son inquiétude de voir se manifester une nouvelle crise de folie, un sourire carnassier et inquiétant fendit son visage, alors qu'il glissait ses mains dans les poches de son uniforme. Son regard féroce se braqua sur son compagnon, qui semblait déjà avoir une idée.

« — Tu sais, quand j’étais au lycée, bien avant de me recevoir une balle de calibre 7.62, tirée par un sniper si loin de moi que s’en était presque ridicule, j’avais en horreur les abrutis qui ne vivaient que pour le sport, j’ai toujours trouvé qu’ils avaient l’air un peu con sur les bords. »

Doucement, le Lycan inclina la tête, faisant mine de comprendre, bien que le concept de calibre de balle restait abstrait pour lui. De ce qu'il en savait, le Lycée était une phase importante dans l'éducation des hommes du présent. Il ne perdait pas son rictus angoissant, persuadé qu'une bonne idée se profilait; Après tout, n'était-il pas en train d'apprendre de son compagnon ? La cruauté pouvait être dispensée de bien des manières. Le meurtre n'était pas la seule et unique façon de pourrir la vie des autres. Bien que Vasilis ne l'appréhende pas, bien trop animal pour ce genre de réfléxion, Aleksander, lui, usait du peu d'humanité qui lui restait pour appréhender cette possibilité. Lentement, Eishi pivota presque pleinement face à son interlocuteur, avant de laisser son regard se perdre dans l'immensité du ciel nocturne.

« — Un jour, je me suis amusé à dévisser légèrement tous les paniers de Basket du gymnase et tu ne peux pas t’imaginer à quel point en voir un faire un dunk et se vautrer a été jouissif. »

Nouveau hochement de tête du Britannique qui, cette fois, n'avait rien percuté de ce que disait l'Apprenti avec qui il prévoyait manifestement un mauvais coup. Où voulait-il en venir ? La réponse ne saurait tarder, avec l'exultation du Lycan devenait presque palpable, alors qu'il faisait un pas.

« — Ça te tente ? Et puis, au pire des cas, si on nous surprend, il reste encore pas mal de lits libres à l’infirmerie. »

Pour toute réponse, en conservant son sourire, le Repenti avait franchi la distance qui le séparait encore de la porte menant au gymnase. D'une torsion simple, en s'appuyant sur ses facultés physiques hors du commun, la poignée et la serrure explosèrent à moitié, sortant de leurs gonds. Un sec coup d'épaule, et voilà le battant qui s'ouvrait, accueillant les deux complices porteurs de folie en son sein. Arborant toujours le même air dérangé, le Britannique pivota vers le Japonais, l'invitant à entrer d'un vaste geste du bras, excessivement révérant, comme une moquerie vis-à-vis de la facilité qu'il avait eu à défoncer la porte.

« — Que les festivités commencent, dans ce cas. »

Un ricanement, et il s'enfonçait dans une obscurité bien plus étouffante.
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[Le forum est broken pour une obscure raison, sur mon navigateur. Je mettrais les couleurs ASAP.]
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Ven 15 Mai 2015 - 16:29

「Never feed them after Midnight」

Décidément, son partenaire lupin ne manquait pas de ravir le jeune nippon qui devait à présent se retenir de ne pas sautiller de façon la plus enfantine qui soit, comme s'il avait 6 ans et venait d'enfin se trouver son premier ami. Après avoir ouvert la porte précédemment fermée comme si ça n'avait été qu'un vulgaire bout de carton et fait une sarcastique courbette invitant Eishi à pénétrer les lieux de leur futur méfait, le blond s'était enfoncé dans les épaisses ténèbres du bâtiment de sport. Le noiraud emboita le pas au britannique, enfonçant ses mains dans les poches de son jean, ses yeux s'accommodant rapidement à l'obscurité de la spacieuse salle, pour finalement le dépasser et s'arrêter en plein milieux du complexe sportif. Il passa quelques instants à observer les éléments composant le sombre espace qu'ils avaient introduit très certainement contre les règles. Le vingtenaire japonais appréciait le fait qu'il subsistait tout de même des règles dans ce monde au-delà la mort, ça lui permettait de continuer à les briser pour son propre plaisir. Ses prunelles safres balayèrent la pièce de manière scrutatrice, analysant le matériel, alors que son esprit tournait en cherchant par quel sabotage ils allaient inaugurer leur carrière de duo de criminels divins.

Une fois le tour des lieux visuellement fait, Eishi pivota pour faire de nouveau face à son camarade lycanthrope, son faciès brillant d'amusement, avec cependant une exiguë zone d'ombre, incarnée par le sadisme virulent du nippon, qui vibrait à l'idée de causer de la souffrance et du déplaisir à des personnes qui n'avaient absolument rien fait, qui ne s'y attendaient pas le moins du monde et qui éprouveraient frustration, rancune et agacement, se demandant qui avait bien pu prendre du plaisir à noircir leurs existences. Quel intense délice que celle d'être la cause de l'affliction d'autres êtres vivants. Et le brun savait qu'il n'était pas le seul à éprouver cette satisfaction, il savait qu'une autre existence que lui ressentait de l'allégresse à voir et faire souffrir. Quel sentiment étrange que de savoir que l'on est pas seul au monde, d'être conscient qu'il existe une autre âme partageant une passion aussi dépravée et cruelle, aussi sanglante et violente. Était-ce ce que les humains “normaux” appelait l'amitié ? Pour être tout à fait honnête, le jeune homme à la chevelure de jais lui même n'en savait strictement rien. C'était véritablement énigmatique pour un personnage aussi décalé que lui, qui avait longtemps observé cette interaction sociale, qui s'en était servi pour infliger douleur et désespoir, au final il l'avait toujours trouvé lointaine et insignifiante. Mais peut être que dans un sombre et reculé coin de son subconscient, c'est une chose qu'il avait voulu et jalousé. Probablement était-ce pour cette raison qu'il avait toujours pris autant de plaisir à en abuser et à en briser. Ce flot de pensées ne le perturba pas cependant, au contraire son sourire mauvais s'élargit. Après tout, il n'avait que faire des abstractions stupides et vide de sens de ces homologues, il se trouva même stupide d'avoir un instant essayé de caractériser deux êtres aussi exceptionnellement anormaux que lui et Aleksander par des termes humains. Il reporta finalement toute son attention sur son compère anglais, élevant sa voix amusée et modulée.

    「Alors, nous avons ce soir au programme : perçage de balles et ballons en tout genre, sciage de pieds de trampoline gymnastique, cassage de matériel en tout genre, du style barre, javelot, plot ou encore raquette, dévissage de panier, encore plein de truc en -age, et pose de piège en tout genre.」


Après avoir fini son exposé, dis sur un ton légèrement sarcastique, presque aristocratique, il sortit ses mains de ses poches ouvra doucement les bras, en guise d'invitation, son rictus égayé toujours présent, l'étincelle de folie et de folâtrerie habitant ses pupilles saphirs plus brillante que jamais.

    「Alors cher complice, on commence par quoi ?」

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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Sam 16 Mai 2015 - 15:21
Les yeux du Lycan mirent un temps à s'habituer. L'obscurité ambiante était bien plus marquée que celle de l'extérieure, seules de grandes vitres situées à proximité du plafond permettant à de rares rais de lumière argentée de trouver leur chemin à l'intérieur. Le Britannique ne semblait plus en mesure de réprimer son rictus angoissant. Pour la première fois depuis son arrivée ici, il s'amusait autrement qu'en lacérant et réduisant en pièces ses opposants. Même dans sa vie antérieure, il ne lui semblait pas avoir éprouvé quoi que ce soit de ce genre. Son sang bouillonnait, comme lorsqu'il trouvait une proie capable de se défendre, une fois poussée dans ses derniers retranchements. Alors que le Japonais, son compagnon chaotique, lui exposait les multiples choix qui s'offrait à lui, Aleksander remarqua çà-et-là les dispositifs de sécurité contre les incendies. Les extincteurs, disposés à égale distance les uns des autres, semblaient presque l'appeler. Une idée germa dans son esprit tordu et presque enfantin en cet instant, alors qu'il s'imaginait déjà répandant la mousse indescriptible sous haute pression, jubilant comme un gosse complètement dérangé. Son regard lupin luisait presque dans l'obscurité, à laquelle il s'était parfaitement adapté.

« — Soyons efficace. Tu t'occupes des paniers et trampolines, je casse en deux tout ce qui passe à ma portée. Une fois que j'aurai terminé ma part, on disperse le matériel détérioré à travers le gymnase, et on utilise les bonbonnes rouges pour foutre de la mousse partout. Ca te va ? Au boulot, alors. »

Comme un crime organisé, le Lycan se dirigea à grands pas en direction de l'arrière salle. Celle-ci se révéla cadenassée, mais le javelot qui avait visiblement été rapporté trop tard, puisqu'il traînait à côté de la porte, appuyé contre le mur, ne tarda pas à avoir raison de l'acier, additionné à la force stupéfiante du Lycan. Premier obstacle franchit, le Repenti ouvrit la porte pour pénétrer dans la salle de dépôt, découvrant un nombre stupéfiant de matériel. Ici et là étaient entreposés bon nombre de ballon. De l'autre côté, javelots, poids, et un autre battant qui donnait sans aucun doute sur les agrès de gymnastique. Ce qui relevait du domaine de Ryuuga. Armé de son javelot, le Prédateur Alpha se mit à la tâche, avec un petit ricanement. En réalité, détruire des vies n'était pas sa seule satisfaction. Démolir les efforts des autres, et le produit desdits efforts, voilà ce qui lui procurait du plaisir. Le cuir des ballons, une fois percé par le javelot, ne tarda pas à s'éventrer alors que l'air puant le plastique s'échappait de leur enveloppe. Oui, c'était ça. Il prenait un malin plaisir à détruire, tout simplement. Sa vocation, et son unique but. Rapidement, la pièce se mit à empester le renfermé, à cause des objets sphériques transpercés. S'appliquant à la tâche, le Britannique les réduisit tous, les uns après les autres, à l'état de serpillière de cuir. Foot, volley-ball, handball, basket, rugby... Tous y passèrent. Ravi de son travail, le Lycanthrope entreprit de plier un à un les javelots, qui jusque là lui avaient bien servi. La tâche ne fut pas aisée, mais de par leur nature, il se doutait que simplement les déformer suffirait. Tout aussi vite, les barres d'acier pointues devinrent tout aussi inutilisable que leurs compatriotes ronds. Quant aux poids, malgré le fait qu'il se creusa la tête, il ne trouva rien d'autre que les faire rouler à travers le gymnase, un à un, dans des directions opposées, et à des distances différentes. Dans le noir, Eishi devrait prendre gare à ne pas glisser dessus, sans quoi sa colonne vertébrale aurait tôt fait de rencontrer une autre boule qui lui briserait le dos.

Satisfait, Aleksander entama son travail avec les raquettes. A la manière d'un guitariste un peu trop dérangé, il les fracassa une à une sur le bureau qu'utilisaient sans aucun doute les professeurs, n'en conservant qu'une sous le bras, s'en servant pour dévaster ledit bureau, la cafetière rencontrant à grande vitesse le mur de pierre, s'y explosant en morceaux. Les tiroirs étant verrouillés, le Dieu de la Prédation ne poussa pas sa folie destructrice jusque là, les forcer prenant sans aucun doute trop de temps par rapport à ce que tout ceci aurait pu rapporter. Raquette à moitié défoncée dans la main, le blond retourna dans le gymnase, sifflotant tranquillement, en laissant derrière lui une salle de dépôt aussi défoncée que possible. Se demandant si Eishi était parvenu à dévisser les panneaux de basket, à l'aide d'un couteau, ou d'un tournevis qu'il aurait trouvé il ne sait où, le Lycan balança la raquette, d'une main, droit vers l'anneau. Avec une force qu'il n'avait, comme à l'habitude, pas mesurée. L'alliage de plastique et de cuir rentra en contact avec l'arceau, et la panier tout entier se décrocha, devant un Britannique stupéfait, s'explosant au sol suite à une chute de plusieurs mètres, en pièces détachées, les vis volant dans tous les sens, manquant de réduire les jambes du serveur et son uniforme en bouillie. Le fracas assourdissant n'alerterait sans aucun doute personne, à cette heure de la nuit. Et quand bien même, comme l'avait dit Eishi, il restait des lits, à l'infirmerie. Du moins, le supposait-il, trop occupé à clouer des mains à des portes. Comment le Japonais était-il monté là-haut ? Un vaste sourire fendit le visage du Lycan. Décidément, il avait bien des choses à apprendre, sur ce domaine. Et il était persuadé qu'en côtoyant le nippon, il comblerait ces séquelles. A voix haute, ne trouvant pas du regard son compagnon, il lança :

« — T'as d'autres trucs à dévisser, dans l'arrière-salle, Eishi. »
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Mar 19 Mai 2015 - 21:52

「Never feed them after Midnight」

En cette nuit des plus favorable était né un chaos qui évoluait dangereusement dans les ténèbres de la Deus Académie, ou plus précisément, dans le gymnase dudit établissement. Alors que se croisaient les deux paires de prunelles les plus démentes du monde divin, sur le visage de leurs possesseurs s'était installée une excitation à la fois malsaine et infantile, destructrice et espiègle, qui défiait les fondements de la raison et qui semblait être une déclaration de guerre à toutes les sortes d'espèces civilisées dirigées par la logique et les conventions sociales. Le sourire dément et enjoué du noiraud s'élargit alors que son homologue lupin prenait les devants et dévoilait sa stratégie de saccage. Une fois la préméditation terminée, aucun des deux complices ne perdit de temps pour débuter l'opération criminelle. Concédant une confiance sans faille au lycanthrope blond quand il s'agissait de dévaster des choses, Eishi se rua avec fluidité et célérité vers l'un des coins du gymnase, ou reposaient tout le matériel attribué à la pratique de la gymnastique. Ne réussissant plus à la contenir, son hilarité envahit la pièce, faisant vibrer l'air d'amusement, de folie, de joie, d'exaltation, de délassement, de noirceur. Arrivé à destination en l'espace d'un instant, il dévoila une lame dans chacune de ses mains et s'attela à fendre, à subtilement abîmer de façon à rendre dangereuse l'utilisation répétée de chaque trampoline, de chaque tremplin, de chaque barre de traction, de chaque poutre, de chaque matelas, dans le but ultime de causer des accidents les plus douloureux possible. Le jeune nippon prit grand soin à faire en sorte que les parties rendues défectueuses ne soient discernable qu'une fois le pire arrivé. Il se redressa, jetant en l'air et rattrapant de façon répétée l'une de ses lames, admirant son œuvre avec une once non dissimulée de pure fierté, s'imaginant déjà les terribles chutes que subiraient les futur utilisateurs de tout ce matériel prudemment et rigoureusement endommagé. Son sourire sadique grandit sensiblement, à la simple idée de savoir qu'il serait la cause de souffrances à venir.

Il tourna les talons, se dirigeant à présent vers le premier des quatre paniers de basket qui encadraient la salle. Il ricanait légèrement, distinguant dans l'obscurité de la salle, roulant lentement sur le parquet légèrement marqué, les objets massiques et sphériques qu'il reconnaissait comme étant ceux utilisés pour le lancer de poids, un sport aussi ridicule que complètement inintéressant. Il pouvait entendre son partenaire anglais commencer ce qui semblait être un ravage dans l'une des salles, probablement celle attribuées aux professeurs de sport ou au personnel de nettoyage. Le brun arriva quelques mètres devant le mur auquel était juxtaposé le premier paniers et, après un rapide coup d'œil évaluant la hauteur à laquelle il devait parvenir, il s'élança prestement vers le mur pour ensuite bondir et s'en servir comme appui pour un second saut, au paroxysme duquel il atteint l'un des barreaux de métal qui servait de structure supportrice au panier. Son sourire ne le quittant pas, content de voir que même après la mort ses facultés athlétiques d'assassin étaient toujours optimales, il se tracta d'une main pour saisir une barre plus haute afin de grimper complètement sur la structure en acier. De là, il utilisa l'une de ses lames pour dévisser avec sollicitude la partie interactive et sportive de l'armature, appliquant régulièrement une légère pression sur le panneau de façon à savoir quand est-ce que un dunk deviendrait dangereux pour celui qui le tente. Malgré ce que l'on pourrait en penser, la tâche fut rapidement exécutée, après tout, Eishi n'en était pas à son premier dévissage délinquant. Il descendit élégamment de l'ossature de ferraille pour poursuivre ses méfaits, un air ambigu habitant ses traits faciaux, un mélange d'entrain et perversité, se rappelant avec un sadique ravissement le souvenir de l'écroulement qui avait engendré cette situation de dégradation de biens privés.

Alors qu'il en était au dernier panneau à saboter, il entendit le retour de son compagnon anglais, accompagné d'un guilleret sifflement. Cela fit allègrement pouffer le vingtenaire japonais, heureux de n'être visiblement pas le seul à bien s'amuser. Finissant son labeur avec enthousiasme, il jeta une œillade en direction de son partenaire de crime blond, qui était à présent dos au noiraud, pour le voir catapulter la raquette de Tenis dévastée qu'il portait en direction de l'un des panneaux, qui tomba brutalement au pieds du lycanthrope, qui ne manqua pas, vu son mouvement véloce de recul, d'en être surpris. Ricanement doucement, le jeune homme à la chevelure d'ébène se laissa tomber de la charpente pour se réceptionner habilement au sol. Lorsque la voix du lycanthrope s'éleva, Eishi sut que sa furtivité était aussi efficiente que jamais, ce qui fit s'étendre son sourire orgueilleux, alors qu'il se dirigeait vers l'extincteur le plus à proximité de lui. Il empoigna l'objet dont ils allaient pervertir l'utilisation normalement destinée à sauver des vies ou à restreindre la destruction et se dirigea vers son acolyte aux mirettes ambrées.

    「Je vais finir ça, de ton côté tu peux commencer l'éparpillement de tout le bordel et...」


D'un geste vif et sec, l'ex-assassin nippon projeta la bonbonne carmine en direction du blond, sachant pertinemment que celui-ci la rattraperait sans faute.

    「... commencer à foutre de la mousse partout comme si c'était la veille de Noël.」


Enfonçant ses mains dans ses poches, le brun s'enfonça dans le local dévasté par son compagnon en ricanant. Il revint cependant promptement sur ses pas, interrompant son hilarité, faisant dépasser son buste de l'entrée de la petite pièce, lançant un regard sérieux et pointant un doigt prévenant vers son compère destructeur.

    「Laisse m'en un peu !」


Après ce sursaut inattendu, ou décalage lunatique, Eishi reprit son rire et sa funeste marche là où il les avait arrêtés pour plonger dans l'obscurité, faisant pivoter ses lames dans ses mains expertes et meurtrières...
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Mer 20 Mai 2015 - 15:29
La main du Lycan se referma comme un étau d'acier sur la base cylindrique et arrondie de l'extincteur, décochant un regard appuyé et empreint de folie perverse à son compagnon. Inclinant la tête, il examinait son nouveau jouet, sans parvenir à trouver l'exact mode d'emploi. Le retournant dans tous les sens, c'est involontairement qu'il dégoupilla l'engin, avant de presser le levier de plastique, trombe de la même matière dans la main. Sursautant une première fois alors que du tube jaillissait une espèce de purée blanchâtre sous pression, le Repenti se prit à sourire. C'était amusant. Le bruit caractéristique de l'engin entreprit rapidement de résonner à travers tout le gymnase devant l'usage répété du Britannique qui ne mit pas bien longtemps à vider la bonbonne malgré la capacité de stockage de cette dernière. Le Prédateur Alpha mit un temps, avant de comprendre que son jouet était vide, et donc, inutilisable. Un bon tiers du gymnase était désormais couvert d'une poudreuse chimique fine, alors que les bras du Lycan se révélaient presque engourdis par l'étrange vibration qui se propageait dans l'engin à la manière du chaos que dispensaient les deux frères décadents. Se débarassant de la bonbonne d'un geste simple, un claquement sonore brisa le silence relatif qui s'était installé. Doté d'une réactivité fulgurante, l'acuité auditive d'Aleksander lui permit d'établir l'hypothèse que quelqu'un venait à son tour de franchir la porte forcée du gymnase. L'intrus se trouvait donc à présent à quelque chose comme vingt-cinq mètres de lui, mais ne devait pas le percevoir à travers l'obscurité presque étouffante qui régnait au niveau du sol, puisque les fenêtres du gymnase étaient à bien six mètres du sol.

Le bruit de l'extincteur l'avait probablement attiré là. A n'en pas douter, il s'agissait d'un autre Repenti. Un élève n'aurait pas eu l'autorisation de sortir si tard la nuit. Et des rondes de surveillants étaient sans aucun doute organisées, comme des patrouilles, afin de garantir la sécurité fictive du campus. Ils avaient enfermé avec eux le Prédateur Alpha. A quoi s'attendaient-ils ? Un chaton ? Manqué. Ce serait une abomination assoiffée de destruction. Deus était vraiment sadique, en réalité. Un sourire malsain étira les lèvres du Lycan, lorsqu'il pivota sans un bruit, identifiant l'emplacement des différents objets sphériques de poids non négligeable qu'il avait disposé çà-et-là dans le bâtiment. Son regard perçait la pénombre avec autant d'efficacité qu'un trait acéré tiré dans les airs. Ses babines se retroussèrent sur des crocs inquiétants alors qu'il identifiait la menace avant même que la voix féminine ne s'élève.

« — Le couvre-feu est passé. Arrête tes conneries et file au pieu, je ferai mine de n'avoir rien vu ni entendu. »

Probablement n'avait-elle pas perçu la réalité des choses, se fiant simplement à ses sens émoussés de singe tout juste plus évolués que ceux qu'ils traitaient comme des animaux. Elle ne savait pas combien ils étaient. Une grande crinière blanche, de taille moyenne, deux iris bleus comme le ciel, un jean, un pull, un holster à la cuisse, accompagné d'une de ces armes à feu si réprouvées du Britannique. Alors que le blond profitait de son invisibilité temporaire pour identifier sa proie, et ses potentielles aptitudes, plongé dans l'ombre, un faisceau de lumière déchira l'obscurité. Il s'était allumé suite à un profond soupir de la part de la surveillante, visiblement agacée de devoir jouer à cache-cache avec des élèves tous aussi pénibles les uns que les autres. Si elle le braquait dans sa direction...

Le Serveur vacilla, aveuglé par le flash blanc. La lampe torche était orientée dans sa direction, et il fut désorienté pendant un instant, manquant de mettre le pied sur une de ces satanées boules qui l'aurait précipité vers le sol. Elle avait d'abord remarqué le panier réduit en pièces détachés qui gisait sur le sol, puis le blond à la peau pâle, connu et reconnu. Le temps passé à retrouver ses repères suite à l'agression visuelle qu'il venait de subir suffit à la jeune fille pour réagir.

« — Oh putain. »

Elle fit un pas en arrière, et manqua de trébucher sur un des poids de lancer, s'étant avancé dans le gymnase. Voilà la triste réalité des choses. Elle était piégée. Avec deux monstres. Dans une cage. Les Repentis partageaient tous un certain manquement à l'humanité. Mais il existait plusieurs échelles. Les délinquants. Les criminels. Les meurtriers. Et les monstres. Pour autant que la Bête le savait, il n'existait que deux monstres dans cette Académie. Et l'autre n'était autre que l'Infirmière. Ses iris féroces se braquèrent sur la Surveillante, qui d'un geste d'une fluidité incroyable, mit en joug son opposant. Alignant l'un de ses yeux avec la mire rudimentaire de l'assemblage d'acier noir, un poignet soutenant la crosse de l'arme, retenant la lampe torche avec sa main. l'autre appuyant l'un de ses doigts sur la gâchette, elle verrouilla son épaule porteuse. Probablement avait-elle reçu des ordres pour ce genre de cas. Ou alors, était-ce son instinct de survie qui était bien plus développé que celui des autres et qui... L'alarmait ? Le rictus carnassier du Lycan s'étendit, alors qu'une pression écrasante s'abattait sur la Surveillante. Elle maniait son arme avec une expertise certaine, témoignant d'un passé militaire, sans le moindre doute. Mais une terreur à laquelle elle n'était pas préparée s'insinuait dans le moindre recoin de son esprit, l'obnubilant. Un frisson courant le long de son échine. C'était ça, la véritable terreur inspirée par ne serait-ce que l'aura farouche de la Créature qui lui faisait face. En avoir entendu parlé, ou bien, l'avoir vu, voilà qui renforçait le mythe.

La Légende. Oui. Voilà ce que devenait progressivement le Britannique. Une Légende. C'était là son désir. Personne ne pourrait plus jamais nier son existence. Il émit presque l'idée de la laisser en vie. Et alors, l'acier déchira son épaule. La puissance du choc lui fit faire un pas en arrière, alors que du sang jaillissait déjà de la plaie, le liquide carmin rendant le tissu de sa chemise blanche graisseux, en plus de le tâcher de sombre. Sous les yeux ébahis et horrifiés de la Repentie, Aleksander enfonça son index et son pouce dans la blessure, et extirpa la balle en grognant. La douille heurta le sol en même temps que l'acier projeté par le canon, teinté d'écarlate. Son bras gauche était légèrement ballant, mais l'impact n'était pas si profond que cela. Et rapidement, la chair autour se mit à grouiller. De concert avec les battements du coeur de la Déesse, c'est comme un choeur sombre s'était mis à réciter leurs prières funestes, une mélopée sépulcrale matérialisant la crainte de voir à nouveau le monde trembler sous les vents de la rage du Prédateur Alpha. Dont le regard assassin se releva pour se braquer sur son opposante. Elle n'avait pas porté un coup mortel, retenu par un instinct et un concept humain, n'est-ce pas ? C'était son erreur. L'instant suivant, le corps tout entier du Serveur enfla, accompagnant le macabre spectacle de concert de craquements osseux et sonores. Une mélodie sordide, au même titre que la Créature, tout droit sorti de l'Enfer le plus tourmenté qui soit, se dressant en lâchant un grondement inhumain. Ses membres se tordaient, la chair gonflait et explosait, et les vêtements réduits en lambeaux glissaient au sol, épars. La Bête se dressait, du haut de ses deux mètres et quelques de férocité pure et simple. De cruauté. Ses crocs scintillant en captant et réfléchissant la lumière de l'astre lunaire, renforçant le mythe des lycanthropes. Ses poils noirs étaient hérissés, aussi sombres que les ténèbres dévorants qui cherchaient à absorber toute forme de clarté. Ses oreilles se dressèrent sur son crâne, triangulaires. Et sa masse musculaire se ramassa.

L'instant suivant, il était déjà au contact, alors que sa proie venait tout juste de briser sa position statique, pivotant vers la sortie. Le Prédateur Alpha lui barrait le chemin, et sa mâchoire claqua. La pression infâme exercée par cet étau effroyable fit crisser les crocs, alors que seul l'air accueillait l'assaut. En fait, il n'était même pas suffisamment penché. Elle ne l'avait pas évité. Elle l'avait bloqué. Une fraction de seconde suffit au Lycan pour comprendre qu'il s'agissait là d'un phénomène d'origine divin. Un champ de force. Mais à part sa tête, qui était immobilisée, le reste de son corps semblait libre de ses mouvements. Décision prise, son avant-bras vint cueillir sans rencontrer d'obstacle intangible son opposante, la projetant en avant. Le Prédateur Alpha se figea, puis décolla du sol, alors que son adversaire tombait lourdement sur le dos à côté du panier de basket. Avec un sourire satisfait, malgré la terreur dont étaient empreints ses iris bleus.

Le Britannique traversa littéralement le mur près de la porte. C'est comme si le champ de force avait effectué une riposte. Un contrecoup de la puissance de l'assaut d'Aleksander. Et ce, à retardement. Un nuage de poussière se leva, après que le Prédateur Alpha aie traversé l'enceinte du gymnase comme du papier mâché. Mais sa réaction ne se fit pas attendre. Son ombre, l'astre lunaire dans son dos, se dessinait à travers la fumée. Debout, sous forme de bipède, il faisait un pas dans sa direction, alors que la Repentie était tétanisée, prenant conscience de ce qu'il se passait. La plupart de ses côtes avaient été réduites en poussière d'os lors de l'impact. Fragments, plus précisément. Qui s'étaient enfoncés dans ses poumons, comme autant d'épieux perfides. Déjà, un goût de sang lui montait dans la bouche, imbibant sa salive. Son sang.

C'était ça, l'injustice de la vie. Certains naissent puissants. D'autres, moins. Et d'autres encore n'étaient que les boucs émissaires de deux classes supérieures. La loi du plus fort.

Le Prédateur Alpha s'extirpa du nuage de fumée, presque indemne si ce n'est quelques écchymoses qui auraient tôt fait de disparaître aux vues des capacités de réplications d'ADN dont faisait preuve l'organisme du Cauchemar matériel.

Le pire dans cet histoire ?
Il n'était pas seul.
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Mer 20 Mai 2015 - 21:54

「Never feed them after Midnight」

Le noiraud s'amusait. Il n'y avait pas d'autre façon de décrire ce qu'il vivait depuis quelques heures, en compagnie de son acolyte destructeur. Il s'amusait comme jamais il ne s'était amusé auparavant. Il profitait de ce moment d'euphorie pleinement, usant de la précision parfaite de son doigté lorsqu'il s'agissait de sectionner et d'endommager pour s'atteler au sabotage du matériel de gymnastique restant, au gré de la mélodie qu'il sifflotait pour accompagner le frémissement de la propagation non lointaine du fluide blanchâtre anti-incendiaire dans tous les recoins de la salle de sport toujours baignante dans une obscurité à la fois funeste et ironique. Durant le court moment que dura cette symphonie si particulière, un mélange d'amusement, de chaos, de folâtrerie et de béatitude, le japonais sentit une vague harmonieuse l'habiter, le traverser de part en part, comme s'il se trouvait à l'endroit exacte où il était supposé être. Quel sentiment étrange en effet que celui d'avoir l'impression de s'être trouvé une place dans cet univers hostile et répulsif. Lorsque la substance opaline eut quitté totalement son récipient vermillon, le singulier concert s'acheva et le flot de pensée d'Eishi repris un cours normal. Il eut un léger rire moqueur envers sa personne, d'avoir eut une réflexion aussi inaccoutumée, presque humaine, alors qu'il vivait un moment aussi divertissant. Il se releva, passant une main rieuse entre ses fins capillaires de jais, observant son travail, tapis dans les ténèbres. Un sourire fier s'empara de ses lippes finement entrouvertes alors que dansait dans ses prunelles saphirs une sibylline lueur, teintée d'assouvissement et de cruauté.

Ce fut soudainement que l'aura du jeune nippon s'assombrit de manière significative, ce dernier sentant une présence non-désirée, une intrusion dans son espace de confort. Le claquement étranger s'étant manifesté dans l'atmosphère d'amusement et de désordre dans laquelle baignaient les deux compagnons avait éveillé l'instinct de spadassin du futur dieu de la Fiction, dont les sens s'étaient instantanément aiguisés à leur paroxysme alors qu'un sourire mauvais s'était installé sur son faciès de sadique sociopathe. La confuse étincelle qui habitait précédemment ses orbes safres avaient mué en une flamme d'une obscurité infinie, imbibée d'une soif de sang angoissante, qui paraissait envelopper tout son être et se propager dans l'air avoisinant. Ce changement brutal avait été instantané, il en avait toujours été ainsi pour le vingtenaire brun; ce manteau d'hostilité pure et insondable pouvait être enlevé et revêtu à souhait en l'espace d'une fraction de seconde. Il réprima subitement toute cette animosité débordante en lui pour effacer sa présence, une compétence que son métier d'assassin avait affûter à son apogée. Ses pas était léger et pratiquement indiscernable alors qu'il avait séparé la distance qui le séparait de l'entrée du local en l'espace d'un instant. Il détailla la scène qui s'était dépeinte devant lui. Une jeune femme, à la chevelure albâtre, aux traits fins et aux yeux d'un azur certes maculé mais infiniment plus pure que celui qui emplissait les mirettes du japonais, se trouvait à l'entrée précédemment forcée, ou défoncée, à peu près à équidistance des deux saccageurs psychopathes, environ à une vingtaine de mètre de chacun. Elle ne semblait pas particulièrement hostile, malgré le fait qu'elle porte une arme à feu, que le lunatique à la toison aile de corbeau avait identifié comme un GLOCK 17, même si l'obscurité ne lui permettait une précision que de 95%, et sa vision ne paraissait pas être acclimatée aux ténèbres environnantes étant donné qu'elle ne pouvait discerner les deux saboteurs. Elle était très certainement en position d'une lampe torche et avait été alerté par le tapage auquel s'étaient adonnés nos deux protagonistes antagonistes. Eishi remarqua néanmoins qu'Aleksander avait fait un super boulot en dispersant la mousse céruse uniformément dans la salle. Cela fit silencieusement pouffer l'ancien assassin de profession, qui découvrait les talents artistiques de son compatriote lupin. En parlant de ce dernier, son aura s'était transformée, elle ressemblait à celle qu'il avait il y avait quelques heures de cela, quand le britannique et le japonais se sont fait face pour la première fois, mais elle était plus intense, plus sombre, plus assoiffée de sang. Le rictus malsain qu'avait le noiraud ne semblait pas vouloir le quitter.

    — Le couvre-feu est passé. Arrête tes conneries et file au pieu, je ferai mine de n'avoir rien vu ni entendu.


Si le jeune homme à la crinière ébène n'avait pas décidé de simplement observer pour le moment présent, il aurait certainement laissé libre court à une hilarité poussée et moqueuse. En effet, la jeune femme ne semblait pas comprendre la position dans laquelle elle se trouvait. Elle n'était pas très sensible ni observatrice semblait-il. Lorsqu'elle se décida enfin à dévoiler son luminaire, Eishi ferma promptement ses paupières, pour atténuer l'agression lumineuse et permettre à ses pupilles de s'adapter plus rapidement. Il les rouvrit quelques instants plus tard, pour voir distinctement son acolyte légèrement désorienté, mais qui se reprit rapidement après avoir entendu la seconde parole de celle qui semblait être une surveillante de l'académie, et dont la simple vision du blond habillé en barman avait suffit à faire rugir en elle une profonde peur qui l'avait immédiatement déstabilisée et l'avait contraint à sortir son arme pour le mettre en joug sans attendre. Instantanément, le noiraud s'arma de l'une de ses lames de lancer, s'apprêtant à perforer la main de la jeune femme pour l'empêcher d'user de son GLOCK, car d'après sa posture, elle avait au moins reçu une formation de type policier voir militaire, ou lui planter entre les deux yeux pour la mettre complètement hors d'état de nuire. Mais il baissa son bras, car son regard s'était ensuite porté sur son comparse, dont l'aura inhumaine exerçait une pression formidable. Le sourire d'Eishi s'élargit et déforma son visage en une grimace inquiétante d'excitation et de démence : il allait voir la Bête. Il allait enfin voir ses interrogations obtenir une réponse définitive sur l'entité qui résidait dans les entrailles d'Aleksander.

L'acier projeté par la déflagration de l'arme fit jaillir le liquide cinabre de l'épaule du lycanthrope qui souilla le vêtement entourant celle-ci. Le blond recula, puis sous les yeux émerveillés du noiraud et les ceux terrifiés de la blanche, il plongea ses doigts dans la plaie pour en extraire le projectile, qu'il laissa choir au sol, dans un bruit qui n'eut pour éco que l'écoulement sudatoire du visage de la jeune femme, ses martèlements de cœur tumultueux et le gargouillement de la chair qui se recomposait. L'instant qui suivit fit rater un battement au jeune brun alors que l'aura assujettissante d'Aleks fut envahit d'une rage viscérale et que son corps mua en quelque chose de sauvage. Le nippon put enfin voir la métamorphose en une créature démoniaque, un loup bipède gigantesque dont la fourrure encre faisait pâlir les ténèbres de la nuit. L'assaut de prédateur lupin fut véloce, mais une force surnaturel vint l'empêcher de décapiter sa victime d'un coup de ses crocs acérés, surement était-ce là le pouvoir divin de la surveillante. Était-ce une sorte de champ de force ? En tout cas, il était loin d'être parfait. Le membre supérieur de la Bête vint heurter avec virulence les côtes pour l'éjecter à des mètres de là. Cependant, le coup sembla être répliqué au monstre lycanthrope qui lui aussi fut projeté, pour traverser le mur du gymnase. Donc l'habileté spéciale de cette demoiselle semblait être de pouvoir réfléchir la puissance physique... Le sourire malin d'Eishi s'élargit alors qu'il évoluait dans l'ombre, en direction de la pauvre femme apeurée. Il arriva promptement dans son dos, sans qu'elle ne le remarque, trop obnubilée par l'immense terreur de plus de deux mètres qui se trouvait face à elle. Elle gémit, cracha du sang, apparemment le coup lui avait causé beaucoup plus de dommage qu'elle ne le pensait. Néanmoins, lorsqu'elle vit la source de son irrépressible effroi se redresser comme s'il n'avait subit aucun dégât, elle sembla puiser dans sa volonté de continuer à vivre la force nécessaire pour se remettre sur ses jambes, probablement en pensant à un moyen de fuir. Effort admirable. Effort stérile. Une main se posa délicatement sur les épaules de la jeune femme, d'une façon presque rassurante. Un espoir naquit très certainement dans son cœur meurtri autant physiquement que moralement, elle pivota lentement la tête pour voir à qui appartenait cette poigne chaleureuse pour croiser un sourire innocent et inoffensif. Mais la lueur d'espérance qui aspirait à conquérir ses yeux fut brutalement éteinte, alors qu'une lame perça son dos, perforant son intestin. Eishi retira la lame violemment, un air à présent outré et abattu collé à son visage, la laissant heurter le sol, sur lequel se répandait le sang de la jeune femme dont les prunelles emplies de désespoir n'arrivait à poser qu'une question, au fur et à mesure que la vie la quittait lentement : “Pourquoi ?”

    「Alalala... Me faire complètement ignorer par une femme aussi jolie, j'en aurais presque le cœur brisé !」


La main la soutenant par l'épaule migra vers le haut du crâne de la surveillante pour empoigner rudement ses cheveux, appliquant ensuite une forte pression pour la mettre à genoux. Le noiraud sociopathe emmena sa main libre et ensanglantée à ses lippes pour gouter le fluide pourpre. Après s'être léché les babines, son rictus mauvais envenima ses traits pourtant fins d'un sadisme écrasant puis il obliqua la nuque de la délicieuse jeune femme meurtrie pour présenter son cou à Aleksander, ou à la Bête qui le dominait, peu importait à vrai dire, lui lançant un regard malsain d'invitation.

    「Délicieuse. T'en veux ?」


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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Sam 23 Mai 2015 - 20:02
La puissance presque oblitérante qui émanait du Lycan se renforçait à chaque instant, alors qu'une fureur grandissante envahissait ses veines. Obscurcissait progressivement son esprit. Aleksander cédant sa place à sa véritable identité. La Bête. L'atmosphère changeait dramatiquement. L'air devenait âcre. Presque irrespirable. S'arrachant au nuage de poussière qui enfumait ses poumons, sans pour autant générer chez lui une quinte de toux,  le Prédateur Alpha se redressa de toute sa hauteur, ses membres supérieurs se décollant du sol sur lequel ils s'étaient appuyés. Un sec mouvement de la nuque, et sa colonne vertébrale émettait un craquement hideux, alors qu'il braquait ses deux iris exsudant d'une férocité et d'une prestance effroyable. En quelques mouvements, il se retrouvait aux côtés de ce qui fut son compagnon de débauche, un instant plus tôt. Et qu'il dominait désormais d'un peu plus d'un demi-mètre. L'odeur prenante du Lycan envahit l'air respiré par le Dieu de la Fiction, alors que celui-ci tentait de se remémorer l'identité du jeune japonais, hûmant l'air, alors qu'il se penchait, ses griffes inférieures raclant le parquet comme s'il s'agissait de terre, labourant ce dernier.

Puis, lentement, le Prédateur Alpha inclina la tête, identifiant l'élève. Ses pattes, massives et ornées de longs doigts, eux-même terminés par des griffes acérées, étaient prises de convulsion, alors qu'il refoulait tant bien que mal la rage primale qui envahissait son être, au même titre qu'une faim sans pareil. Un appétit de destruction, aussi bien que de chair. De viande. Son regard se braqua sur la Repentie dont l'expression était figée dans un dernier instant de terreur. Bien qu'il lui ai volé le plaisir du meurtre, le Britannique n'en sembla pas contrarié. Il venait d'assimiler une nouvelle notion qu'était la panique. Cependant, lorsqu'il bougea, le moindre de ses mouvements étaient empreints d'une violence et d'une colère écrasante. Alors qu'il aurait pu planter ses crocs dans la gorge offerte et dénudée de la femelle, un brutal coup de patte la défigura, les griffes lacérant le visage angélique jusqu'à l'os, aspergeant Eishi d'une giclée écarlate. Ce qui s'apparentait par le passé à une jeune fille agréable à observer s'était transformé en énormes sillons sanguinolents d'où s'écoulait le liquide vital, dévoilant les os blanchâtres et fragiles de l'humaine. Ses doigts, puissants, enserrèrent le cou de la Déesse, et d'un geste sec, l'arracha à l'emprise de son compagnon, ne laissant dans les mains de celui-ci que des mèches albâtres. Projeté de côté, le cadavre s'effondra lourdement sur le flanc, le torse défoncé et le ventre transpercé. Sans accorder un regard au survivant, la Bête avait bondi, s'écrasant lourdement sur le corps, légèrement surélevé. Et alors, le festin démarra.

Des coups répétés de ses membres supérieurs balancèrent d'un côté et de l'autre de la dépouille de grands traits sombres, correspondant aux brutales déchirures qui eurent tôt fait de déchiqueter et réduire en lambeaux la Repentie. Ses crocs crissèrent sur les os, avant de les broyer comme de vulgaires céréales, alors que la viande disparaissait au fond de sa gueule, happée par une langue râpeuse. Les bruits de mastication se multiplièrent, alors qu'une mare de sang entreprit de se former, tout autour du morbide spectacle, achevant de former avec les projections d'écarlate précédentes une macabre peinture, dépeignant toute la bestialité et la violence avec laquelle le cadavre avait été réduit à l'état d'amas de chair méconnaissable. La Bête assouvissait son désir de violence, au même titre que son appétit démesuré, consommant ce qui était supposé être une de ses congénères. Curieusement, seul son compagnon d'un jour avait jamais été le seul témoin des élans cannibales et destructeurs du Britannique. Qui ne semblait aucunement s'en offusquer. Comme s'il était vu comme l'un des membres de sa meute. Comme un véritable, authentique, congénère. Unique. Ses babines cédèrent leur teinte sombre pour un océan rouge, dégoulinant d'une salive souillée de rouge. Il avait attendrit le cadavre de multiples coups de griffe, puis s'était rempli la panse avec ses mâchoires semblables à des étaux, broyant la moindre résistance. Tout en apaisant ses pulsions de meurtre sur le sac à viande.

Lorsque la Bête s'éloigna du cadavre, à quatre pattes, la seule chose qui en restait était une pâtée sanguinaire, des éclats d'os resurgissant çà-et-là, à la manière d'une futile tentative de fuite. Désormais, la Créature rôdait, dans les ténèbres. Étrangement silencieuse. Ce même silence qui semblait surnaturel. Dissonant. Insolent, presque. Après tout, comment pouvaient-ils rester silencieux, après ce qu'il venait de se passer ? Peu à peu, alors qu'il contemplait l'élève qui l'accompagnait dans sa folie meurtrière, le Dieu de la Prédation laissait s'écouler la fureur qui l'habitait. Progressivement. Il se sentait bien mieux sous cette forme, que Deus avait rendu temporaire. Puisse-t-il être damné, d'avoir retiré ce privilège à la Bête. Qu'est-ce qu'une Bête qui se fondait dans la masse, si ce n'est un plus grand danger encore ? Le Dieu suprême avait une bien curieuse manière de protéger ses élèves.
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Lun 25 Mai 2015 - 21:52

「Never feed them after Midnight」

Fascinant. Oui, à cet instant c’était bel et bien de la fascination qu’éprouvait le jeune japonais. Il avait certes eut une vie courte, mais elle avait été rempli d’un nombre incalculable d’expériences que le commun des mortels n’aurait jamais l’occasion d’approcher. Et pourtant, c’était la première fois, dans cette existence pavée d’évènements tous plus incongrus les uns que les autres, que le noiraud ressentait un tel sentiment d’émerveillement. La première fois qu’il n’arrivait ni à cligner des yeux, ni à détourner le regard. Ses paupières grandes ouvertes dévoilaient deux perles safres brillantes d’un envoutement nouveau et inédit. Elles observèrent la scène sans parvenir à s’en détacher. L’immense bête monstrueuse s’approcha funestement et prestement d’elles, la gueule entre-ouverte exhalant une dérangeante odeur de putréfaction, exhibant une denture carnassière, bestiale et démesurée. Elle surplombait le vingtenaire nippon d’une cinquantaine de centimètre et dégageait une aura sombre, irascible, dominante et pesante. Les deux prédateurs croisèrent leur regards, la démence et la violence qui se dégageaient du duo malfaisant rendaient l’air lourd, fielleux et irrespirable pour toute personne douée de bon sens. On pourrait presque en venir à penser qu’émettre cette puissante soif de sang et de destruction était une façon de communiquer. Ce n’était plus un sourire mauvais qui ornait les traits faciaux du brun, c’était une hilare et fuligineuse mimique, emplie d’une véhémente noirceur inhumaine. Ses iris bleuâtre subjugués de sadisme examinèrent la créature démoniaque, alors qu'elle entaillait le doux faciès de la jeune femme, éteignant brutalement et sauvagement la chétive étincelle de vie qui animait son corps, qui n’était plus qu’un tas de viande à forme humaine. Le liquide écarlate encore chaud aspergea le visage déformé d’aliénation d’Eishi, qui ne sourcilla pas, mais dont l’étrange et aberrant rictus s’élargit. Vivement, le monstre lupin se saisit de la gorge de la défigurée pour l’éjecter à des mètres de cela, l’ôtant sèchement de la poigne du noiraud du pays du Soleil-Levant, ne laissant dans ses mains que quelques mèches céruses, qu’il laissa glisser de sa paume délicatement, levant légèrement les avant-bras sur le côté, pour transmettre qu’il acceptait de céder la proie à son comparse. Mais la bête n’en avait visiblement rien à faire car lorsque le dépouille s’écrasa lourdement sur le sol, le lycanthrope s’abattit dessus l’instant qui suivit, ce qui eut pour effet de faire silencieusement pouffer le dieu de la Fiction, qui réalisait que le partage n’était pas l’une des caractéristique de l’entité prédatrice.

L’expression de l’assassin à la toison d’un jais assorti à la crinière de la créature changea légèrement, ses traits ensanglantés se détendirent, son sourire s’amincit de contentement, ses paupières se plissèrent sur deux orbes d’un azur amusé et scrutateur. Il fit quelques pas en arrière, s’asseyant nonchalamment en s’adossant au mur de la grande salle, observant le spectacle macabre d’un air intrigué. Il avait déjà observé auparavant, chose presque commune dans le ténébreux monde dans lequel il avait évolué, des limiers affamés et enragés dévorer une charogne, parfois même un corps vivant hurlant de peur et de douleur, mais ce tableau qui se dépeignait sous ses prunelles céruléennes inquisitrices et intéressés était à la fois familier et totalement dissemblable. Il y avait autre chose à propos de ce festin funèbre, quelque chose de viscéralement colérique et haineux, comme si le but n’était pas tant de manger que de dévaster le gibier, comme si le tuer et le dévorer n’était pas assez, comme si l’humiliation devait être totale, irréfutable, indiscutable et inexorable. Un besoin qui allait chercher la plus noirâtre racine de la prédation : une domination frénétique et sans équivoque. Cette fresque morbide, représentant l’immonde bête lupine déchirant sa mortelle et impuissante victime, dans un ballet de sang et de chair, fascinait le nippon d’une façon particulièrement malsaine. Après tout, quel genre d’être pouvait regarder avec contemplation un représentant de sa propre espèce se faire mutiler au point de n’être plus qu’un tas de chair méconnaissable ? Au final, seuls les monstres comprennent les monstres et seuls les monstres attirent les monstres.

La chose qui avait pris possession d’Aleksander délaissa le cataplasme humain, s’écartant en restant appuyé de façon bestiale sur ses quatre pattes, pour planter ses pupilles ambrées sauvages dans les perles saphirs du japonais. Le silence était à l’image de cette nuit, obscur, ironique et agité. Les deux êtres se dévisagèrent un moment, la bête semblait traverser une phase d’accalmie et le brun continuait de la détailler avec attention. Lentement, l’assassin se releva, passant une main insouciante sur son visage puis dans sa chevelure. Au contact, il senti l’hémoglobine sèche qui tachait son faciès et poissait ses capillaires, ce qui le fit expirer nasalement de façon rieuse. Il avança posément en direction du prédateur alpha, affichant toujours son expression amusée, intéressée et insensée, scotché à sa face couverte du fluide vitale carmin du repas informe du gigantesque loup. Ses sens étaient en éveil plus que jamais, et de sa personne se dégageait toujours cette aura véhémente et cruelle, débordante de folie et de fiel, mais aussi d’une pointe de frivolité et d’insouciance qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir émettre face à une telle créature. Il voulait en voir plus, il voulait en savoir plus. Dans ses disques oculaires régnait une irrépressible et délirante curiosité, qui parvenait presque à voiler les impérieuses et âpres ténèbres qui en étaient les dignes résidents. Il parvint finalement jusqu’au lycan, qui même à quatre pattes demeurait impressionnant. Il présenta doucement sa main ensanglantée, paume vers le ciel, à la bête vêtue d’ombre, son sourire mauvais et dément ornant curieusement joliment son faciès lui-même sanguinolent. Il voulait voir comment son compère monstrueux réagirait, car il avait beau être totalement près à réagir promptement en cas d’assaut, il avait beau aimer se mettre en danger ainsi, il voulait savoir véritablement si il pourrait marcher sur le champs de bataille aux côtés de ce monstre à la fois si semblable et si différent de lui, ou si au contraire ils étaient destinés à se dévorer l’un l’autre.

    「Alors, c’est quoi la suite ?」

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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Jeu 28 Mai 2015 - 18:25
Le son de la respiration de la massive créature était la seule chose qui brisait le silence s'étant installé suite à la question d'Eishi. Ce même silence surnaturel qu'il y a un instant, après qu'il aie cessé de dépecer le cadavre de sa victime, de s'abreuver de sa chair et viande encore imprégnées de la Peur. Ses iris féroces brillaient de cruauté, et son aura de suprématie n'avait fait que se renforcer et s'intensifier, tout au court de sa transformation. Ses oreilles lupines étaient dressées sur le sommet de son crâne, chacun de ses muscles tendus avec une attention incroyable. Sur le plan physique, la Bête dépassait largement tout ce dont l'espèce humaine serait jamais capable. A cette distance de l'élève, nul doute qu'il n'aurait échappé à un assaut sans écoper d'une blessure létale. Même dans cette position bestiale, le Britannique faisait pratiquement la taille d'un cheval. Il aurait sans aucun doute était un formidable destrier, si seulement son dos n'était pas aussi irrégulier, sur lequel il aurait été impossible d'attacher une selle. Et surtout, il aurait été impossible de le domestiquer. Une telle force de la nature aurait sans aucun doute inspiré la plus grande des terreurs, sur le champ de bataille.

Pire que ça. La Bête ne vivait que pour assouvir sa soif de sang, et son appétit inconsidéré pour la destruction. Du simple Prédateur, il était devenu une entité funeste qui n'existait que pour le meurtre, et les massacres. Enchaînant bain de sang sur bain de sang. Boucherie sur boucherie. Ce monde, ces mondes, étaient son terrain de jeu. La destiné du Lycan était telle qu'il ne savait même plus ce qu'il était réellement, en cet instant, si ce n'est une aberration qui ne savait qu'anéantir les espoirs qui luisaient dans les yeux des autres. Qui se repaissaient de l'effroi indicible qui prenait naissance dans l'âme de ses victimes. Il deviendrait la Légende que tout le monde craindrait. Il accumulerait tellement de pêchés que personne ne sera jamais en mesure de le faire pardonner. Même Deus lui-même ne serait pas en mesure de lui dire de se repentir. Il ferait bien pire que la Princesse des Enfers qui l'avait guidé, durant son état embryonnaire. La terrible infirmière pâlirait, en voyant le Monstre qu'il était devenu. Deus constaterait qu'il avait fait une erreur.

Le Prédateur Alpha ébranlerait les certitudes. Donnera naissance à des fleuves souillés de sang pour l'éternité. Bâtira des montagnes avec les cadavres écorchés des vaincus. Et des autels à sa propre Légende avec leurs crânes. Il paverait le sol de la Terre d'ossements, à tel point que plus jamais on ne marcherait sans se souvenir de son nom. Sans que les os qui craqueront sous les pieds ne ramènent les mortels à leur triste réalité. Qu'ils fuient. Qu'ils se cachent. Qu'ils se terrent là où ils pensent qu'ils sont en sécurité.

La Bête recommencera. Le Désespoir, voilà ce qu'elle insufflerait en son gibier. Quand il n'aura plus aucun espoir, brisé et jonchant le sol, il disparaîtrait. Attendrait que l'Humanité se reconstruise.

Et recommencera. Encore. Et encore. Jamais il ne les laissera s'éteindre. Pour la simple et bonne raison qu'il faut que quelqu'un se souvienne de son existence. Qu'il doive attendre cinq ans, cinquante, ou cinq cents ans. Nul n'échappera plus jamais à son joug. Les asservir, et les ancrés dans les ténèbres pour l'éternité. Lorsqu'enfin, il le jugera comme tel, ils seront quittes. Les mortels, et lui. Une vie de servitude, contre une éternité. Bien que le concept de rancune lui soit tout à fait étranger, c'était les rares vestiges de son existence viciée qui lui faisaient parvenir ces mots. Ces pensées. Ces idées.

Soudainement, la Bête se releva, de toute sa hauteur, avant d'ouvrir sa gueule en dévoilant la double rangée de crocs, sa langue râpeuse, et son haleine putrescente. La bouche de l'Enfer. Un abîme béant vers le plus lugubre des avenirs. Avec une lenteur presque théâtrale, le Lycan se pencha vers Eishi, aventurant la moitié de son visage entre ses puissantes mâchoires qui auraient fait exploser son crâne comme une noix. Il s'immobilisa, attendant patiemment. Des secondes qui semblèrent sans aucun doute durer des éternités pour l'Apprenti s'égrénèrent. Et enfin, le Repenti se dégagea, tournant le dos à son compagnon. Tout ceci n'avait manifestement été qu'un test. Qui n'avait fait que valider l'hypothèse du Britannique. Au même titre que lui, le Dieu de la Fiction s'était tellement écarté du droit chemin qu'il était devenu un monstre pur et simple. Il avait pour lui la peau écorchée de son espèce, qu'il revêtissait comme un trophée, pour mieux tromper ses pseudos-congénères. Mais Aleksander ne s'y trompait pas. A l'intérieur, tous deux étaient les mêmes. Tous deux étaient compatibles.

La mélodie sépulcrale démarra, alors qu'un concert de craquement osseux presque rythmé, à la manière d'une symphonie des plus morbides qui soit résonnait à travers tout le gymnase. Rendant l'écho à la nuit, dans la bâtisse scolaire se répercutait le moindre son de cette envolée macabre. La chair se tordait. Les tendons se disloquaient. Les organes se réarrangeaient. En tendant bien l'oreille, on pouvait percevoir chacun des vaisseaux sanguins qui se glissait comme un serpent pernicieux sous la peau du Dieu Prédateur, dont la masse musculaire se résorbait. Sa fourrure hérissée se frayait un chemin dans son corps, dévoilant une enveloppe zébrée de veinures bleuâtres qui gonflaient sous la pression artérielle exercée par la transformation du métabolisme. Son museau se renfonçait dans son visage, alors que ses propres crocs mutilaient ses gencives quand ses mâchoires se contractaient presque convulsivement, le sang n'ayant même pas le temps de sortir des plaies que déjà elles cicatrisaient.

La splendide mélopée nocturne prit fin alors qu'à la place de la Bête prenait place un Serveur sans son uniforme, nu, sa peau trempée sur laquelle roulaient des gouttes de sueur salée. Sa respiration se faisait haletante alors que la douleur au même titre que les pulsions meurtrières s'estompaient, retournant persifler dans les tréfonds de son être. Lorsque le Lycan fit un quart de tour, pour dévoiler son visage à la lumière des astres nocturnes, c'était avec un grand sourire satisfait qu'il accueillit son compagnon, qui en avait des grosses, de couilles. Le blond inclina légèrement la tête, ses lèvres ne se séparant pas du rictus qu'elles arboraient.

« — C'est toi la tronche, Eishi. Choisis notre prochain lieu de débauche. »
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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Dim 31 Mai 2015 - 21:56

「Never feed them after Midnight」

Face à lui se tenait l'incarnation même de la prédation. Quelque chose clairement au-dessus de l'homme dans la chaîne alimentaire. La lumière se dégageant du croissant lunaire, malgré sa fade pâleur, éclairait assez la Bête pour que quiconque à proximité puisse se rendre compte de la supériorité physique de la créature surnaturel. Et si la pénombre parvenait encore à laisser paraître une once de scepticisme chez un observateur récalcitrant à l'idée d'une présence aussi monstrueuse, la vue de l'amas de chair difforme et sanguinolent, qui seulement quelques instants plus tôt était encore un être à forme humaine, une belle femme transformée en existence divine, suffisait à comprendre cette réalité indéniable. Il avait beau être certainement l'un des plus puissant représentant de l'espèce humaine, capable d'en tuer un grand nombre avec une aise déconcertante et une indifférence malsaine, et cela même à mains nues, le monstre lupin face à lui était d'une toute autre trempe. Sous sa forme humaine, même s'il présentait des aptitudes surhumaines, l'expérience, l'entrainement et la technique du japonais pourrait certainement pallier à cette différence pure de capacités physiques. Mais face à un loup de forme humanoïde de plus de deux mètres de haut, dont les muscles saillants semblaient plus proche de plaques renforcées que d'organes moteurs endurcis, les griffes étaient de véritables lames et la mâchoire une guillotine, les simples force, technique, entrainement, stratagème humains blêmissaient rapidement. Peut-être que s'il avait été en possession d'un armement adéquat, incluant un minimum de deux armes à feu automatique et probablement des accessoires explosifs, le combat à mort entre les deux aurait été équilibré. Ou encore si ses pouvoirs divins étaient plus développés, au point de le faire dépasser le carcan humain dans lequel il était obligé de continuer son existence erratique.

Finalement, la plus grande raison de la misanthropie du vingtenaire nippon tenait probablement en ce simple fait, cette simple vérité : l'homme était faible. Oui, l'humanité était une espèce dont la faiblesse physique était plus qu'évidente. Une espèce méprisable qui avait dû se regrouper et créer des outils pour survivre face à ceux qui étaient leurs prédateurs. Cela allait bien à l'être humain, une existence vicieuse, maligne et présomptueuse, qui de part son intelligence tordue avait réussit à nullifier tout avantage physiologique que les autres races avaient un jour pu avoir. Dans ses jeunes jours, le noiraud s'étaient beaucoup trop souvent questionné sur le sens de la vie et de la mort des êtres humains, sur le mystère de leur existence et de leur domination, sur leur capacité à faire le mal et à détruire sans même sans rendre compte. Il avait longtemps été faible, plus faible que tous les autres même à cause de toutes ces interrogations existentielles qui hantaient son esprit embrumé, engourdi et aveugle. Mais il avait finalement compris. Très tôt on pourrait dire selon des standards humains normaux, mais il avait toujours pensé avoir mis bien trop de temps à réaliser, à être frappé par cette âpre épiphanie qui avait par la suite régit sa subsistance toute entière. L'homme était un être fondamentalement faible et oublieux de cette même faiblesse, possédant une obsession insalubre pour le pouvoir; c'était pour cette raison, qu'il était devenu un loup pour lui-même. Au final, sa vie n'avait aucun sens et il n'était que le jouet le plus abouti d'un dieu sadique, tordu et vicieux. Se fut cette soudaine lucidité qui avait brutalement transformé Eishi en ce qu'il était : le plus puissant, le plus sadique, le plus tordu, le plus vicieux et le plus féroce des loups pour sa propre espèce. Il s'était changé en terrible prédateur cannibale pour montrer à quel point l'humain était une existence absurde. Même s'il avait rencontré des représentants divergeant de cette perfidie, il s'était toujours refusé à les voir comme des exceptions. Il avait réussit pendant un temps à se restreindre de fendre tout ceux qui avait besoin de passer par la même clairvoyance que lui, mais le dur rappel à la réalité l'avait redirigé sur le chemin d'une croisade aussi ridicule et mégalomane que sa propre espèce : un génocide, une éradication complète et implacable de la totalité de la population humaine. Bien sur, c'était majoritairement sa douce folie qui l'avait conduit à une telle conclusion et qui le maintenait dans la croyance de sa possible réalisation. C'était bien là un objectif aussi irréalisable que marqué d'une noirceur sans fond. On pourrait y voir un but inhumain, mais après tout, c'était bel et bien l'homme qui avait inventé le génocide. Au fil des années qu'il avait vécu en tant qu'assassin, il avait quasiment finit par se détourner de cette envie d'effacement complet, pour explorer les domaines de la peur et de la souffrance, se complaisant dans son rôle de meurtrier et de tortionnaire. Après tout, il naissait plus d'individus en une minute qu'il en tuait en un an. Un humain ne pouvait pas supprimer tous les autres à lui tout seul.

Mais voilà que depuis quelques temps, il avait, certes de très peu pour le moment mais tout de même, évolué au-delà du genre humain, il était devenu une existence divine, et à cet instant face à lui se tenait une véritable arme bestiale d'extermination. Devrait-il avoir peur ? Peut-être. Après tout, cela devait être une réaction parfaitement normale face à une existence aussi monstrueuse et hostile que la Bête. Mais la peur, aussi grande aurait elle pu être, aurait été immédiatement écrasé par la fascination macabre et l'excitation malsaine que la créature éveillait chez lui. Il aurait pu être rendu aux portes de la mort en quelques instants en affrontant un tel monstre après s'être inconsciemment autant rapproché de lui. Mais il n'en avait cure. À présent il en était certain : il voulait en faire son partenaire, il voulait détruire et tuer à ses côtés, il voulait reprendre avec lui sa folie des grandeurs là où il l'avait laissé, faire pleuvoir sur le monde une acide averse ensanglantée pour maculer à jamais et de façon indélébile l'Histoire de son empreinte. Et si le destin en décidait autrement, alors il n'aurait de répit que sa mort ou celle de la Bête. Les quelques secondes qui s'étaient écoulées jusqu'à maintenant avaient semblé durer une éternité et les regards céruléen et ambre s'opposaient toujours, comme s'il s'agissait d'un dialogue silencieux et incertain. Le lycan bougea en premier, se dressant de toute sa hauteur. Il était vrai que son ampleur était bien plus impressionnante lorsqu'il adoptait sa posture bipède. Le mouvement qui suivit aurait fait pâlir et probablement fuir d'effroi n'importe quel être vivant doué de sens commun, mais chez le brun il provoqua un sourire satisfait et enjoué. En effet, alors que son visage se retrouvait presque entièrement dans la gueule béante et létale du loup-garou, dont l'haleine semblait être une réverbération de la mort et de sa capacité de putréfaction, le jeune homme à la toison de jais ne sentait pas cette virulente et si caractéristique animosité qui se dégageaient de la bête quelques moments plus tôt, alors qu'elle défigurait et dévastait la surveillante dans un ballet funèbre. Ce geste ressemblait plus à un acte d'acceptation, à un rite de passage qu'à une menace ou à un assaut. Après une rapide inspection de la dentition meurtrière du lycanthrope, qui était encore plus incroyable et dangereuse vu de là où il était, le noiraud du pays du Soleil-Levant vit la gueule immense se détacher de sa boite crânienne et son compagnon lupin faire volte face. Le sourire folâtre et sombre de l'Apprenti aux capillaires ébènes s'étira légèrement, alors qu'il observait le verso enveloppé de fourrure corbeau de la bête.

S'ensuivit alors une aria caverneuse et ensorcelante, accompagnée d'un sinistre orchestre squelettique. S'était dépeinte sous cette mélodie morbide et troublante une scène unique de transformation. Étrangement, le passage de loup immense à humain était plus impressionnant que le procédé inverse. Il était en effet plus facile à croire que se dissimulait une bête sinistre dans une enveloppe charnelle humaine que le contraire. En observant la chair, les organes, les vaisseaux, la physiologie entière du blond se rétracter, le brun pencha légèrement sa tête sur le côté, se demandant si une telle modification de toute la structure du corps humain était douloureuse. Rapidement, l'immense monstre à l'apparence lupine laissa place à un jeune britannique blond dans la fleur de l'âge. Eishi nota que cela devait être assez ennuyant de se retrouver complètement nu après chaque métamorphose, mais se dit finalement que s'il se transformait avec autant d'aisance et de facilité, ça devait être qu'il n'en avait plus rien à faire. Le noiraud amena un doigt interrogatif jusqu'à ses lippes tachetées de sang, levant doucement la tête vers le plafond obscur du gymnase, se demandant s'il déchirerait aussi facilement les vêtements qu'il avait soigneusement choisit pour se fondre dans la masse pour tuer un être qu'il aurait pu effacer sans avoir à s'en accommoder. En tant qu'assassin il avait toujours adoptée l'approche silencieuse et la surprise mortelle plutôt que l'étalage brut d'une supériorité véhémente pour faucher ses cibles. Déformation professionnelle on pourrait dire. L'interrogation silencieuse et peu orthodoxe du brun fut coupée par l'élévation de la voix légèrement gutturale d'Aleksander.

    — C'est toi la tronche, Eishi. Choisis notre prochain lieu de débauche.


Le Repenti lui présentait toujours majoritairement son dos, s'étant tourné d'un quart de tour vers son interlocuteur, ayant incliné faiblement son faciès dans sa direction. Sur ses lèvres régnait un rictus satisfait et accueillant, invitant le japonais à se joindre à lui. La divinité de la Fiction rit doucement, plongeant une main dans une poche de son jean et l'autre dans sa crinière encre poisseuse de sang, faisant quelques pas en avant, dépassant de peu son comparse psychopathe et joueur. Sa main libre vint mimer la première, s'enfonçant dans la poche libre du pantalon bleu nuit, et se fut à son tour de pivoter d'un demi tour en direction de l'anglais. Les prunelles brillantes d'une rieuse flamme safre inextinguible, le visage dévoilant une sérénité étonnante, teintée d'une hilarité à l'image du ciel nocturne, sombre et incertaine, mais pavé de lueurs plus brillantes les unes que les autres.

    「C'est vrai que tu ressembles plus à un garde du corps qu'à une tête pensante Aleks. J'ai une petite idée de là où on va frapper ensuite hehehe... Mais avant, vaut mieux qu'on aille se changer, parce qu'entre moi plein de sang et toi à poil, on est pas vraiment des modèles de discrétion hahaha !」


Le rire égayé cristallin, et pourtant maculé d'une noirceur presque indiscernable, du nippon s'éleva dans l'espace plus tout à fait clos dans lequel résidaient les deux monstrueux assassins. Le brun avança jusqu'à fouler le sol extérieur au bâtiment à usage sportif, avant de réitérer son pivotement vers son acolyte, son éternel rictus qui ne prévoyait rien de bon toujours habitant les traits fins de son visage ensanglanté.

    「Allez viens Aleks, toi et moi on va réécrire l'Histoire.」

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Re: 「Never feed them after Midnight」 - Mer 10 Juin 2015 - 18:19

… messieurs les voyous, voici une description précise du Centre de sport et d'examens : « Ces salles particulières, dépassant toutes les lois de la physique et de la science, sont mises à votre disposition pour des entraînements musclés ou des examens.
Vous pouvez y tuer un élève car ces salles ne sont que pure fiction. »


Merci donc de vous êtres amusés dans une salle fictive, mise à votre entière disposition pour vos petits méfaits. Nous restons à votre disposition pour toute autre sorte de méfaits équivalents.

Bien cordialement, messieurs les couillons,
La Direction

:trollface:

Tout pour ennuyer les académiciens : ce rôle revient normalement aux renégats, sachons-le. À quand une rencontre Eishi / Aleksander / un renégat ? Pas un renégat gentillet infiltré dans l’académie, non, un vrai de vrai. Je suis sûre que des tarés comme nos deux petits garnements pourraient bien s’entendre avec un certain… Jhoken. Ah, mais c’est une rencontre programmée… un jour, ils ne pourront pas y échapper…

Très rafraichissant comme RP ! Absolument dégueulasse, mais rafraichissant. Continuez comme ça, et vous finirez par vous faire remarquer… et renvoyer ! L’académie ne tolèrera plus très longtemps… *clin d’œil enjoué*

Ryuuga Eishi : 530 xps
Aleksander Anderson : 440 xps

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