Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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Perdus, nulle part

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Perdus, nulle part - Lun 4 Mai 2015 - 0:20

Perdus, nulle part
Maya se réveille en sursaut, le souffle coupé. Posant ses mains sur sa poitrine, elle tente de faire fonctionner ses voies respiratoires… mais impossible, celles-ci semblent obstruées. La jeune femme se frappe alors au-dessus du torse et met à tousser, cracher, jusqu’à ce qu’enfin, un filet d’air puisse s’infiltrer jusqu’à ses poumons. Elle tousse, tousse encore, inspire, expire bruyamment, tousse… puis reprend à peu près un rythme de respiration soutenu, même si cela lui demande encore beaucoup d’efforts. Tout autour d’elle, c’est le noir complet… ce qui ne va pas la rassurer. Elle lève les bras, mais bute quelque chose sur sa gauche. Sur la droite, derrière elle… même chose. Tremblante, elle se lève tant bien que mal, et marche quelques pas, à tâtons, avant de buter contre un nouveau mur. Allons-bon…

- Il… il y a quelqu’un ?

Sa voix ne porte pas beaucoup… elle sonne même comme étouffée. Un espace confiné ? Touchant le mur et gardant contact avec la roche du bout des doigts, Maya fait quelques pas en sens inverse avant d’à nouveau buter contre un mur… probablement là où elle vient de se réveiller. Elle suit le mur… et bientôt, elle se rend compte que le passage bifurque sur la gauche. Un coup de chance que sa main soit à cette hauteur parce que sinon, elle ne l’aurait jamais remarqué, ses jambes et son bassin restant bloqué contre un mur, en dessous du passage. Une marche de plus d’un mètre de hauteur ? Ou alors, un couloir étroit dans lequel elle va devoir s’allonger et ramper…

Claustrophobe, Maya s’interdit d’aller là-dedans pour le moment… en tout cas, pas tant qu’elle n’aura pas de lumière. Cet endroit est trop sombre, trop flippant… la jeune femme ne compte pas s’y risquer. Et pour que l’on puisse la retrouver, il ne faut pas qu’elle bouge… n’est-ce pas ? Plus elle se déplace, plus elle risque de rater les gens qui viendront la chercher… pas vrai ?

La retrouver ? Mais où est-elle ? Est-ce que quelqu’un sait qu’elle n’est… pas là ? Autre part ? Quelle heure est-il ? Que s’est-il passé ? Bon dieu… la pauvre adolescente est terrorisée, complètement dépassée. Tremblante, elle s’assoit sur le sol, puis se recroqueville, cédant à la panique. Ce ne sont pas ce genre de pensées qui vont la rassurer. Comment faire ? Que faut-il faire ?

- Il y a quelqu’un ? À l’aide ! crie-t-elle finalement.

Des bruits. Quelque chose qui tombe, des grains de sable qui glissent… très proche d’elle. Maya se relève et recule contre le mur, posant une main sur sa bouche pour s’empêcher de crier. Elle verse des larmes de peur… attend… patiente… jusqu’à ce que le bruit cesse. Mais le silence ne la rassure pas davantage, c’est même pire encore.

Dix minutes plus tard, peut-être plus, la jeune femme consent enfin à bouger.
À peine deux pas et son pied bute sur quelque chose. Maya recule encore et se fige. Son cœur bat la chamade, elle sent qu’il ne va pas du tout supporter cette… épreuve… plaisanterie… ce cauchemar, peu importe comment il faut l’appeler. L’adolescente respire… se concentre… fait appel à tout son courage pour tendre la jambe… et lentement, tapoter encore cette chose sur le sol. Dur… mais pas lourd, elle sent qu’elle le déplace à chaque fois qu’elle le touche. Une petite pierre ? C’est ce qui serait tombé ? Le passage doit être juste à côté si ses souvenirs sont bons… mais comme il fait noir, qu’elle n’y voit rien et que définitivement, elle a rarement eu aussi peur… elle peut se tromper.

Perdu pour perdu, Maya s’agenouille, approche sa main… et saisit la chose.
Lumière.
Elle sursaute, alors que son cœur et ses émotions encaissent le choc. Ce n’est qu’un portable… le sien ! Il a dû tomber de sa poche. Quelle abrutie. Vite… celui-ci peut lui servir à éclairer les lieux. Application lampe de poche lancée, Maya éclaire ce qui semble être une pièce rectangulaire, d’un mètre de largeur et de trois mètres de longueur. Sur la gauche, un renfoncement dans le mur, comme elle s’y était attendue. Approchant, la jeune femme éclaire le trou… mais il semble long… très long, et la lumière ne peut éclairer ce qui se trouve au bout. Rien pour la rassurer…

Mais maintenant… elle a de quoi s’éclairer… et de quoi téléphoner ! Appeler à l’aide.
Des cris, des râles… ils sortent de l’autre bout du passage. Quelqu’un crie dans une pièce à côté… ou plutôt, quelqu’un a lancé un ultime cri déchirant avant de se taire… définitivement ? Encore plus tremblante – jamais elle n’aurait pensé qu’il était possible de trembler autant – Maya sélectionne le nom de sa camarade de chambre parmi ses contacts, puis pose le téléphone contre son oreille, replongeant ainsi la pièce dans la pénombre. Sa meilleure amie… géniale, fidèle, courageuse, brave… elle saura quoi faire pour la sortir de là. Yanina Lando… faites qu’elle réponde !

- Allô… ? Allô Yanie ? Yanie, c’est moi ! S’il te plaît… je ne sais pas où je suis… je suis dans le noir, enfermée… il y a des cris, j’ai peur… Yanie, je t’en supplie, viens m’aider… fait Maya, d’une voix effectivement suppliante et désespérée.

La voilà qui s’est mise à pleurer.
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Re: Perdus, nulle part - Jeu 7 Mai 2015 - 2:00

Il est onze heures du matin. Deux cours de loupés. Qu'importe, des cours qui ne méritait sans doute pas mon intérêt. L'amour de mon lit me suffit plus que les connaissances que cette académie m'offrait. Mais il y a des plaisirs dont on doit se couper pour vivre sainement. L'heure du déjeuner approche, et je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner. Je me lève lentement, baillant de toute mes forces, comme pour galvaniser tout les muscles de mon corps qui semblait vouloir retourner sous la couette. Bande de fainéant, il est temps de s'activer. Rejoignant la salle de bain, pour me débarbouiller le demi visage qui s'affichait, avant de m'habiller et sortir de ma cage.

Le temps était terriblement agréable. Le soleil nous bénissait de sa lumière sans concession. Mais vivant au paradis, il est normal qu'il nous offre la possibilité de vivre sans se soucier de la météo. Décidément, j'adore cet endroit. Rejoignant la cour et la route menant au parc. En marchant lentement vers celui-ci, je ne pouvais m'empêcher de repenser au cours de sport de la dernière fois. Je me sentais coupable de la façon dont j'avais traiter cette pauvre fille. Si l'on se revoit, je devrais changer deux trois choses à ma manière de l'aborder. Bah ! N'y pensons plus, aujourd'hui était la journée de repos et de paresse dont je m'étais donné le droit d'avoir. J'avais d'ailleurs trouvé un coin parfait pour moi. Un pommier dans la partie Est du jardin divin, avec une vue imprenable sur l'inspirant soleil qui ne pouvait que sublimer l'aura particulière dont je fais preuve à chaque instant. Décidément, rien ne pouvait me déranger aujourd'hui...

- Non mais c'est pas vrai... Midô !!

- Hmmm ...?

J'ouvre un œil et cible l'origine du son. Un élève de ma classe. Décidément, il n'y a aucun moyen de se débarrasser de ces sangsues ?

- Que veux-tu ? Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec toi.

- Tu te fous de moi ? Et ton absence de ce matin ?!

- Cela ne te regarde pas, disparait. Me rallongeant sur mon arbre, et fermant les yeux et profitant du nouveau calme apparent.

Le jeune homme me promit que mon absence sera à payer. Les menaces n'ont jamais eu aucun effet sur moi, alors j'attends. Je verrais les actions qui se profilent et réagirais en conséquence. reposant lentement ma tête sur la branche me servant d'oreiller et de couchette en même temps. Quelques instants, quelques secondes, que dis je... Je n'eus même pas le temps de compter le temps de repos j'ai de disponible avant que mon téléphone sonne. La colère commençait lentement à prendre possession de moi. J'avais promis de me contrôler, mais la paresse est quelque chose de sacré chez le félin que je suis. D'autant que le numéro sonne inconnu. Un farce ? Un faux numéro ? Je n'ai le numéro de personne ici, cela pouvait être tout et n'importe quoi. Un être humain normal aurait appliqué à la lettre la devise du "Dans le doute, abstiens toi", mais je ne suis pas normal. Il est vrai que la curiosité aimait beaucoup me chatouillait sur le coup. Allez, je répond et laisse sa chance à cette pauvre âme.

- All...

Pas le temps de faire les présentations, que ça hurle, crie, prie. Je ne comprenais rien de ce que cette fille, car une voix aussi hystérique ne pouvait appartenir qu'à une fille, racontait. Déjà, qui est "Yanie" ? Qui est donc cette personne au téléphone ? Je n'ai pas vraiment eu le temps de tout écouter, essayant de comprendre dans quelle supercherie suis-je tombé. En tout cas, elle semblait avoir vraiment besoin d'aide. Mais pas la mienne.

- Euh, je crois que tu t'es trompée de numéro ma grande, je ne suis pas cette personne que tu nommes "Yanie", je suis dés...

Je ne finirais jamais cette phrase, et je le regretterais sans doute dans le futur, mais cette fille pleure. Et je ne supporte pas ça. Je n'ai jamais toléré qu'on pleure en ma présence. Depuis toujours, je me suis assuré que personne ne pleure face à moi. Alors certes, cette fille ne me faisait pas face, mais elle  m'avait au téléphone, alors aucune raison de le faire. Sinon, je lui trouverais des excuses d'arrêter.

- Calme toi, jeune fille. Fis je d'une voix assez ferme, mais rassurante.  Déjà, si tu commençais pas me dire ton nom, parce que hurlais un nom, un surnom de surcroit, en ne donnant comme information qu'un "moi" sur ta personne, vu la détresse dans laquelle tu es, cela n'aidera pas vraiment. Moi c'est Midô Eryel, je suis de la Deus Académia, si cela peut t'aider à te rassurer.

Je prend un court instant, essayant de me rappeler ce qu'elle venait de me dire juste avant. Il me semble avoir entendu parler de cri et d'endroit sombre. Serait-elle tomber dans un trou, un grotte, un piège ? La possibilité que cela ne soit qu'une énorme farce orchestré par une très bonne actrice. Mais je préférais ne pas m'imaginer ce scénario, et la sincérité de sa détresse semblait évidente.

- Tu m'as dis que tu étais  étais un endroit sombre, tu ne vois rien du tout ? Aucun moyen de me donner des indications plus précises ? Les cris que tu as entendus, ils étaient d'hommes ou de femmes ?

En même que je lui posais toute ces questions, d’instinct, je me relève de perchoir pour en descendre et fuir faire la sortie de l'académie. Si elle en arrive à être en pleure, c'est qu'elle doit être totalement déboussolé, et je ne vois, à ma connaissance, aucune raison ou endroit où l'on pourrait enfermer une personne dans un endroit sombre ou qu'on puisse crier sans attirer l'attention. Tout ceci n'est que spéculation, tout ceci n'a aucune tangibilité, mais le "phone game" semblait que commençait.


Dernière édition par Midô Eryel le Sam 9 Mai 2015 - 22:22, édité 1 fois
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Re: Perdus, nulle part - Jeu 7 Mai 2015 - 23:46
Perdus, des cris de toutes parts
Impossible… Maya n’a pourtant eu qu’à sélectionner un nom dans ses contacts… « Yanina Lando ». Le numéro composé aurait dû être le bon ! C’est d’ailleurs sa photo qui est affichée à l’écran, son visage souriant et rassurant… Alors pourquoi diable tombe-t-elle sur une voix d’homme ?

L’envie de couper la communication et retenter l’appel est forte, d’autant que la jeune femme est perdue, dans tous les sens du terme. Mais si elle ne s’est pas trompée dans le numéro… alors Yanina a forcément égaré son téléphone, récupéré par cette personne… ce Midô Eryel. Qui est-il ? Doit-elle tout lui dire, se confier aveuglément, ou se débrouiller seule pour sortir de cette prison exigüe ? Peut-elle vraiment remettre sa vie – puisque c’est cela dont il est question, sans exagérer la chose – entre les mains d’un inconnu ?
Dans ses contacts… personne d’autre ne peut l’aider. Il n’y a donc pas à tergiverser.

- Je… m’appelle Maya Tensho… risque la jeune fille, comprenant qu’il souhaite instaurer un climat de confiance entre eux… mais que cela passe par la révélation de son propre nom de famille. Je suis…

La douce voix de Yanina lui aurait redonné courage… elle sait qu’elle aurait pu tout lui confier, que sa camarade de chambre aurait tout fait pour la retrouver… mais d’un autre côté, si Maya pouvait éviter d’inquiéter son adorable amie avec cette histoire horrifiante… ce serait mieux encore. Pour le moment… et à défaut d’avoir autre chose, c’est en Midô Eryel qu’elle va placer toute sa confiance. Une confiance aveugle, c’est le cas de le dire. S’il s’avère incapable de l’aider… elle espère qu’il aura la présence d’esprit de prévenir d’autres membres de l’Académie. Le conseil des élèves… c’est à eux qu’elle pense avant tout.

- … je suis entourée de murs… c’est le noir complet, je peux… m’éclairer un peu avec le téléphone… mais pas assez… explique-t-elle, entremêlant son discours de couinements apeurés qu’elle tente pourtant de contrôler. Je… crois que ce sont des pierres… des gros blocs de pierre… rectangulaires… de couleur claire… comme… comme dans un… caveau ou un tombeau…

Sur ces derniers mots, elle pousse une exclamation épouvantée, en se mettant à gigoter dans tous les sens. Enterrée vivante ? Non, ceci n’est pas une chambre funéraire… il n’y a aucun cadavre dans cette pièce. Non, aucun. Et il n’y en aura pas.

Activant le haut-parleur, Maya peut maintenant écouter et parler à son interlocuteur tout en tendant son Dea’Portable devant elle pour éclairer la pièce. Par des gestes vifs et mal assurés, elle éclaire tour à tour tous les recoins de la salle, plusieurs fois chacuns, espérant ne rien trouver de fâcheux. Chaque déplacement de lumière lui donne l’impression qu’une ombre se forme dans la pénombre… qu’une créature se déplace si rapidement dans les ténèbres qu’elle ne parvient jamais à l’éclairer. Son cœur bat si vite, son corps tremble si fort qu’elle se sent mal, nauséeuse… prête à s’évanouir au moindre choc, qu’il soit physique ou psychologique.

Touchant un mur de sa main libre, elle tente d’appuyer, pousser, puis frapper la pierre, le poing serré. Ça ne sonne pas du tout creux, mais très dur, très opaque. Reculant d’un pas, elle donne un coup du plat du pied dans une autre pierre, espérant peut-être la pousser comme on pousse une pièce au Jenga. Évidemment, ces blocs-ci sont beaucoup plus lourds et joints entre eux… et Maya, contrairement à ce que son titre d’apprentie déesse pourrait laisser penser, est loin d’avoir une force surhumaine. Dernier essai, elle prend un peu d’élan et donne un violent coup d’épaule dans le mur. Tout ce qu’elle réussit à obtenir, c’est une vive douleur dans le bras… mais elle ne s’en plaint pas et recommence une deuxième fois. Le besoin de sortir d’ici est plus fort que n’importe quelle douleur qu’elle pourra s’infliger. Il faut garder espoir.

Un nouveau cri retentit au loin, lui glaçant les os.
Même avec le haut-parleur activé, l’homme, à l’autre bout du fil, n’a pas pu l’entendre… elle doit le lui décrire, comme il l’a demandé. Pourquoi ? Qu’espère-t-il conclure ? Que ces cris soient masculins, féminins, les deux… ou qu’ils proviennent d’une bête… qu’est-ce que c’est censé changer ? Ce n’est pas cette information qui la fera sortir d’ici… clairement pas. Mais… elle n’en sait rien. Réfléchir. Il ne faut pas s’énerver ni craquer, ne pas se laisser déborder par ses émotions : cet homme a sans doute une idée derrière la tête.

- Les… les cris sont aigus… suppliants… déchirants… murmure-t-elle tout bas après s’être accroupie, recroquevillée. Je crois qu’ils sont féminins… vous m’entendez ? Vous êtes encore là ? Allô ? Je vous en supplie, aidez-moi…

Déchirante et suppliante, l’exacte description de sa voix sur cette dernière intervention.
Si ça continue, ce sera bientôt elle qui criera de terreur…
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Re: Perdus, nulle part - Mar 12 Mai 2015 - 2:58

Elle finit par m'offrir son nom, en gage de la confiance qu'elle m'offrait. Je ferais en sorte qu'elle n'ait pas à le regretter. Par contre, ce nom me dit quelque chose. Il me semble l'avoir entendu quelque part. Peut être était-ce Lord Vlad qui m'en avait parlé... Raaah, cela me bouffe de la mémoire, et ce n'est clairement pas le moment pour ça, le poids de son nom n'a aucune espèce d'importance.  Elle finit par m'expliquer en détail la matière qui l'entoure et la noie dans la peur. Ceci était d'une évidence à sa diction entrecoupée de léger silence, comme si elle craignait d'être entendue. Cela me faisait de la peine pour elle. Je ne pouvais l'abandonner à son sort.  

Malheureusement, malgré tout les détails et possibilités qu'elle me donnait me donnait pour essayer de me donner une indication sur l'endroit où elle serait enfermée. La première chose à laquelle me me fait penser des pierres rectangulaires blanches, instinctivement, aux temples grecs dans l'imaginaire collectif, coloré d'un blanc immaculé. Le souci était la grande différence était que je doute qu'il y ait de chambre où l'on puisse enfermer des gens, et surtout, qu'il existe de tel monument dans le coin. Pire, selon ses descriptions, elle serait dans un tombeau ? Non, elle doit délirer, la peur lui fait réfléchir à des idées horribles... Il allait falloir relativiser tout ça. Je l'entend d'un coup comme si elle semblait frapper contre quelque chose. Tenter t-elle de forcer une ouverture ? Elle reprend le dialogue, me parlant de cris qu'elle vient d'entendre, et pas de quoi la rassurer, je l'entend de nouveau me supplier, sa voix me déchire le cœur. J'ai envie de l'aider, de la sauver... Mais à l'instant T, je n'ai aucune idée de comment. Mais pas question de l'abandonner.

- Oui, oui, je suis toujours là, en t'inquiète pas, je ne vais pas te lâcher comme ça. Je te l'ai dis, je t'abandonnerais pas. Je pris le temps de réfléchir un instant. Des cris féminins ? Peut être des élèves de l'Académie qui t'auraient une blague de très mauvais gout. Il y a des gens qui t'en voudrais au point de t...

Non, je dis des conneries moi. Elle me parle de cris déchirant et suppliant, si ils étaient les commanditaires de la "blague", ce n'est pas logique, à moins... A moins que ma protégée ne soit qu'une d'autre. Des enlèvements ? Cela semblait quand même gros, mais le pire restait pour quel intérêt. J'ai bien entendu parler vaguement d'une faction ennemie à la Deus academia, mais de ce que j'ai compris, ils s'en prennent principalement aux humains... Pas que ? Tout cela ne restait que de supposition, et je restais bien incapable de l'aider à sortir de ses soucis pour le moment, d'autant que, sans m'en rendre compte, je venais de sortir en dehors de l'académie et me retrouver au portail des deux dimensions. Je m'arrête devant, et reprend rapidement la parole.

- Je suis désolé  de te demander ça dans une telle situation, mais tu dois être au sein de cette école depuis plus longtemps que moi... Mais aurais-tu eu vent de bruit de couloir concernant des kidnappings à l'académie, ou autre. Et aussi, quelqu'un aurait-il des raisons de t'en vouloir... Personnellement ? Puis, dans un second temps, pour l'empêcher de trop réfléchir négativement sur les raisons qui me pousse à lui poser de telles questions. Tes pouvoirs ne peuvent-ils pas t'aider dans cette configuration ? Je suis au port des deux dimensions, pour te donner une idée de ma propre position, et je compte m'enfoncer dans la forêt, si jamais tu découvres où tu es tu pourras me donner un itinéraire.

C'était clair qu'il s'agissait à mes yeux d'un enlèvement, c'est certes évident, mais si il y avait des morts, cela pouvait être des rîtes sacrificiels, des fous désirant juste s'amuser avec leur victime... Voir pire. Il fallait maintenant que je découvre au moins si c'est personnel ou si cela était fait à l'échelle de l'académie... Ou du monde humain. Mes questions sont sans doute bêtes, anodines ou hors propos pour l'instant, mais je suis persuadé qu'elles m'aideront à la sauver. Je lui ai promis de ne pas l'abandonner, alors je le ferais. Sur l'honneur de la famille Eryel, je sauverais cette fille.

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Re: Perdus, nulle part - Mar 12 Mai 2015 - 22:41
Perdus, kidnappée
Le réseau des Dea’Portables pourrait ne plus passer… Son téléphone ou celui de son interlocuteur pourrait soudainement ne plus avoir envie de fonctionner… La demoiselle ressasse des dizaines et des dizaines de situations critiques négatives qu’elle ne peut extirper de son esprit. Midô pourra dire ce qu’il veut, essayer de la rassurer comme il peut… il n’y arrivera qu’en surface.
Au moins, Maya est contente d’avoir de la compagnie, même s’il n’y a pas vraiment de corps physique sur lequel se reposer. Une voix affirmée et déterminée, c’est toujours bon à prendre.

- Le monde entier m’en veut de simplement exister… mais habituellement, les agressions sont directes, face à face… ils veulent que je sache que je suis indésirée… Là… rien, je ne sais pas… je ne comprends rien…

Sa voix ne trahit plus son sentiment de tristesse… mais en revanche, elle vient de prononcer ces mots d’une façon tellement détachée qu’elle en devient à son tour effrayante. Se faire attaquer… semble être d’une banalité affligeante, même si la jeune femme montre des signes de dépit, résignée devant cette réalité morbide. D’habitude, les futurs dieux lui font face, se présentent et la tabassent ensuite : ils veulent que Maya sache qu’ils sont responsables, ils veulent qu’elle ait peur d’eux et ne les approche plus, ne croise plus jamais leur route. Si on avait voulu l’enterrer vivante… on l’aurait fait alors qu’elle était consciente, pour s’amuser de ses cris et de ses pleurs. C’est la vision de sa souffrance qui excite les autres, aussi cruel que cela puisse paraître. À moins… qu’on ne l’observe en ce moment même ?

Repartant pour une inspection de la petite salle à l’aide de la lumière de son portable, elle cherche, pour la troisième fois. Une caméra ? Un micro ? Non, rien, toujours rien. Peut-être directement posé sur elle ? Maya éclaire son buste et commence à se fouiller. Elle remarque que ses vêtements, sa veste et sa chemise, sont abîmés, comme s’ils avaient été trainés par terre contre du bitume. Quelques éraflures sont également à noter sur sa peau, mais elles ne sont pas douloureuses, c’est pour ça qu’elle n’avait rien remarqué jusque-là. Mis à part ces informations, rien à signaler sur la face avant. Elle pose ses mains dans son dos, essaye de voir si quelque chose traîne… mais rien non plus. Finalement, en passant par hasard ses mains dans ses cheveux, ses doigts entrent en contact avec… un corps étranger.

Bloquant son téléphone sous son aisselle, Maya entreprend de débarrasser ses cheveux de cette chose… manœuvre qui se révèle difficile tant l’objet est emmêlé n’importe comment. Finalement, elle y parvient, non sans quelques cheveux arrachés… puis regarde deux drôles d’objets qui trônent désormais dans le creux de sa main.

- J’ai… je viens de trouver une clef et une espèce de petit cube noir… ils étaient sur moi, je ne les avais pas remarqués avant. Ils ne m’appartiennent pas… vous pensez que c’est un… début d’indice ? Et… pour répondre à votre question sur les pouvoirs, non… non, je ne vois pas ce qu’ils pourraient m’apporter. Mon domaine me paraît inutile dans le noir… tout autant que les ailes divines… sauf pour me protéger. Et non… jamais entendu parler de… kidnapping non plus…

Quoique. Chez les humains, c’est fréquent… mais en général, c’est pour violer ou pour intégrer dans un réseau de prostitution, pas pour abandonner ensuite dans un endroit pareil. Faire fi du reste et réfléchir deux minutes. Elle vient de se réveiller. Ou était-elle avant ? Ça dépend de l’heure… Son téléphone affiche 11 heures 23. Alors… « l’enlèvement »… a dû se produire pendant la nuit. Elle a dû boire un somnifère, être droguée à son insu, quelque chose comme ça. Mais elle n’aurait pas été la seule ? Y avait-il une fête d’organisée à l’Académie la veille ? Impossible de se rappeler pour le moment.

- J’ai oublié : il y a… une sorte de passage dans le mur, très étroit… C’est de là que viennent les cris… sans doute de là où je viens aussi… J’ai essayé de regarder… mais… je n’éclaire pas assez loin. Pour vous donner un ordre d’idée… le trou fait environ la taille d’un… cercueil…

Il aurait été simple de trouver un autre mot, mais « cercueil » est le premier qui lui est venu à l’esprit. Son cœur bat la chamade. La pauvre femme n’est pas prête de se remettre de cette aventure… si tant est qu’elle sorte d’ici vivante et en un seul morceau.
Observant la clef, mais surtout le petit cube, elle tourne et retourne ces deux indices entre ces doigts. Si la clef permet d’ouvrir une sortie quelque part… alors elle doit en prendre bien soin. Mais ce cube noir… ?
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Re: Perdus, nulle part - Mar 26 Mai 2015 - 2:13

Le port aux deux dimensions... J'avais prévu de l'utiliser plus tard pour rejoindre ma ville natale afin de dire "adieu" à ma famille, mais les gardes à l'entrée me prirent directement dans leur champ de vision, et ne me lâchèrent plus. Autant dire qu'il était dés maintenant trop tard pour rejoindre le monde humain si jamais elle s'y trouvait. Je continue d'avancer, m’écartant rapidement de l'académie, regardant un peu partout si jamais quelqu'un pouvait me suivre ou que quelque chose capte mon attention tout en écoutant ce qu'elle avait à dire la demoiselle à l'autre bout du fil. La façon dont elle parle de "l'amour" que lui porte les gens. Je m'arrête quelques secondes, et hésite à retourner au sein de l'académie pour découvrir si cela avait un rapport vraiment. Ce qu'elle me dit sur la façon dont elle est traitée, mais malheureusement, cela ne me regarde pas, du moins pour le moment, et il y a plus urgent à l'instant.

Il est trop tard pour retourner à l'académie, il est trop tard pour continuer à réfléchir sans bouger. La forêt face à moi ne m'inspirait clairement pas confiance, mais justement. Mon instinct me pousse à m'y plonger. J'avance et remarque immédiatement le coté claustrophobe que donne le fait d'y entrer. En effet, à peine me suis-je enfoncé dans cette forêt, que j'avais l'impression que je n'en sortirais jamais. Évidemment, cela restait qu'une impression, mais l'environnement était loin d'être amicale. Ma lame à ma ceinture prête à l'emploi bien que j'aimerais éviter de gâcher son tranchant dans des combat qui ne mériterait pas son utilisation. Il restait bien mon don, mais il fallait avouer que j'avais encore du mal avec celui-ci.

- De toute façon, je n'ai pas trop le choix...

Je presse lentement ma main contre mon poignet et ferme les yeux un instant pour me concentrer sur l'instant magique où celle-ci fera effet. Je sens un léger se former sur mon poignet et remarque immédiatement la petite rosace qui me servira donc de bouclier dans cette endroit. Répétant avec un peu plus de hâte sur mon second poignet l'action, et me voilà de nouveau prêt à repartir à l'aventure. J'attrape évidemment mon téléphone pour ne pas abandonner "derrière" moi celle pour laquelle je suis entré ici, et l'écoute alors qu'elle me donne de nouvelles infos concernant sa captivité. La plupart des choses dont je lui avais demandé des infos étaient nulles. Mais son histoire de cube noir m'intriguait. Il était possible que ce soit un objet utilisé pour identifier une personne, comme les étoiles juives durant la seconde guerre mondiale. Je me trompe sans doute, mais cela reste qu'une piste.
Je continue ma progression entre les ronces et autres bruits m'entourant, alors que l'air commençait sérieusement à se faire lourd autour de moi. D'autant que je me sentais moi-même observé à mon tour. Dans une forêt, il ne serait pas étonnant de croiser des bêtes, mais je n'avais aucune idée de ce qui traine dans ce coin. Des bêtes divines je suppose..?

- Concernant ton cube, et bien, j'ai une possible piste, mais ce serait un peu tiré par les cheveux... Ah !

Je lâche mon téléphone de surprise, me retrouvant face à un chat sauvage qui m'a surpris pendant le peu de temps où j'ai laissé tombé ma garde. Néanmoins, mon cri sembla lui faire plus peur que l'inverse, et il repart de là où il semblait arrivé. Je récupère mon téléphone à terre est rassure Maya sur la situation.

- Pardonne-moi, j'ai été surpris par une bête. Rien de grave. Sinon, pour en revenir à notre discussion, tu as une clé à ce que tu m'as dis ? Elle ouvre sans doute une porte là où tu es... Mais c'est étrange, si on t'a kidnappé, pour quelles raisons te donner une clé ?

Cette question était bien compliqué à élucider à l'instant. Laissons la donc de coté pour l'instant. La découverte de ces deux objets sur elle était sans doute une bonne chose, et nous permet de nous "relaxer" un minimum sur le fait qu'il y ait une possible sortie à l'endroit où elle se trouve. D'ailleurs, il me semble que je quitte lentement la forêt et un chemin de sentier se construit lentement devant moi. Ce chemin ne semble clairement pas s'être fait naturellement, l'état du terrain est encore bien humide, Ce chemin à semble t'il était construit à la va-vite. Un début de piste ?

- Je.. Je viens de trouver un trouver un petit chemin dans la forêt. Il semble qu'il a été dégagé assez bizarrement, et semble assez récent. Cela à peut être à voir avec ton enlèvement...

Avant même qu'elle me donne son avis, je décide de prendre ce chemin, mais pas de front. Ce serait idiot et dangereux. Je me fais mon propre chemin légèrement détourné tout en m'assurant de ne surtout pas perdre de vue le chemin originel et que je puisse, si besoin est, de me cacher derrière ou sur un arbre. Cela prit part sur dix minutes avant que je n'entende des bruits non loin de l'endroit où j'étais. Je m'approche en accélérant le pas pour découvrir l'entrée d'une grotte, ou en tout cas, ce qui y ressemble. Je remarque que le chemin de celle-ci est gardée. Je garde une distance de sécurité pour ne pas être repéré, ce qui m'empêche de bien voir leurs visages. Maya me parle de nouveau, elle aurait découvert une sortie ? C'est génial ! Même si ça description de celle ci me laisse un peu perplexe. Mais avant ça...

- Je te dirais bien de suivre ce chemin, mais je viens de découvrir quelques chose et avant de tenter quoi que ce soit, je saurais tenter de te demander d'attendre encore quelques minutes. Je suis à l'entrée d'une grotte. Elle semble gardait, mais je vais chercher une possible entrée en faisant le tour, avec un peu de chance, c'est ici que tu es retenus, j'ai entendu des bruits venant d'ici. Si cela te dérange pas d'attendre un peu avant...

C'était facile pour moi de dire ça depuis ma position, mais même pour elle, qui sait où mener ce chemin. Il fallait vite que je découvre si elle était vraiment là, et tout faire pour l'en sortir si c'était le cas. Il était temps de montre ce qu'est un vrai Eryel...
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Re: Perdus, nulle part - Mar 26 Mai 2015 - 19:35
Perdus, surveillés à l'entrée
Une piste tirée par les cheveux… est-ce qu’il fait de l’humour pour se moquer d’elle ? Non, elle ne lui a pas dit que les objets, le cube et la clé, étaient attachés dans ses cheveux… enfin… elle ne croit pas. Maya doit à tout prix arrêter de voir le mal partout, même si pour le coup, il semble être tout autour d’elle, représenté par ces murs oppressants et cette obscurité étouffante.
Quelques minutes, Maya s’est tue. Ne pouvant rien faire de son côté, elle s’est assise dans un coin et s’est mise à écouter. Le cri de Midô qui lui a fait dresser les cheveux sur la tête, ses excuses quasi immédiates, ses hypothèses qui se voulaient rassurantes… le bruit de ses pas, le souffle de sa respiration contre le micro du Dea'Portable… tout ce qu’il lui faut pour visualiser la scène, même si elle n’est pas encore capable de mettre un visage et un corps sur le nom. Qu’elle puisse au moins échapper à cet enfer d’enfermement et recouvrer sa liberté, de l’air frais et des couleurs chatoyantes, au moins dans son imagination.

- Une grotte dont l’entrée est gardée ? réagit Maya, surprise par cette… peut-être bonne et mauvaise nouvelle à la fois. Par qui ? Par quoi… ? Si… si vous voyez des visages, n’hésitez pas à les prendre en photo pour qu’il y ait des preuves… ou… envoyez-les moi… je reconnaîtrais peut-être quelqu’un…

La meilleure chose qu’elle puisse faire, c’est l’aider à investiguer en étant également ses yeux… exactement ce que Midô a fait pour elle, quand il lui demandait de décrire sa prison. En raison de l’obscurité, elle n’a pas pu prendre de photos pour les lui envoyer… mais l’inverse devrait marcher ! S’il envoie des visages, elle pourrait les reconnaître ! S’il envoie des photos de parois rocheuses, elle devrait être capable de les comparer aux murs qui l’entourent, et lui confirmer sa bonne localisation ! Ces idées lui viennent à l’esprit comme une évidence, elle aurait dû commencer par là.

Mais avant de lui demander… elle va quand même essayer.
Tout en faisant glisser le petit cube entre ses doigts, Maya pianote sur l’écran tactile de son téléphone pour lancer l’application qui lui permettra d’enregistrer l’image de l’objet dans la mémoire de son engin électronique, prenant bien soin de ne pas couper la communication et de ne pas désactiver la lampe torche par mégarde en même temps. Placé entre son pouce et son index, elle tente de le cadrer au mieux devant l’objectif de la caméra. L’image sur l’écran est lumineuse, les détails sont visibles… mais elle ne peut pas s’y fier. Le résultat est toujours plus sombre. Tant pis… elle essaye.

Alors que le bruit du déclencheur se fait entendre, son pouce et son index se rejoignent. Maladroite qu’elle est ! Elle vient de laisser échapper le petit objet…

- Oh non ! Petit cube, où es-tu… ?

Elle s’est relevée et se met à chercher sur le sol, à tâtons. Rien. Elle inspecte ses vêtements, au cas où ce coquin se serait faufilé quelque part sous sa tunique. Rien. Mais alors où ? Elle n’a rien senti, ne l’a pas entendu percuter ni rebondir sur le sol… il n’a pas pu disparaître comme ça ! Vérifiant la photo, pour voir s’il lui a échappé des mains avant ou après, elle le voit… très net. Bizarrement beaucoup plus net et coloré que le reste de la photo, que ses doigts et une partie de sa main, à peine visibles dans la pénombre. Incompréhensible… mais elle a désormais une information concrète et visible à montrer à Midô.

- Allô, Midô ? J’ai perdu le cube, je ne sais pas comment... Je cherche un peu, pour voir s’il n’y a pas un trou quelque part dans le sol… mais en attendant, j’ai pu le prendre en photo. Je vous l’envoie…

En deux mouvements, l’image est envoyée sur le portable de son interlocuteur, après quoi Maya se met à quatre pattes pour mieux détailler le sol, centimètre par centimètre. Les dalles de pierre sont tellement parfaites qu’il n’y a absolument aucun écart, trou, fissure, ni même le moindre défaut. Il est impossible de passer à côté d’un cube noir sur des pierres… si claires ! À nouveau, la jeune femme fixe son écran pour regarder la photo, vérifier à quoi il ressemble… et force est de constater que l’image n’existe plus. Maya a beau regarder dans toutes les photos existantes prises récemment – et même s’il y en a un paquet, elles sont toutes très bien rangées – impossible de retrouver celle qui montre le cube.

- Je… ça va peut-être vous sembler dingue… mais je crois vous avoir envoyé le cube… pas simplement son image… mais l’objet. Aussi idiot que ça puisse paraître… je n’ai pas d’autre explication, j’ai cherché partout…

Perdre l’objet après avoir pris la photo, perdre la photo après l’avoir envoyée… trop de coïncidence. Si Midô a reçu l’image, sera-t-il capable de… rematérialiser l’objet ? À moins que Maya ne soit partie dans un délire totalement fou… et ce ne serait pas étonnant. L’obscurité la ronge déjà un peu.
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Re: Perdus, nulle part - Ven 19 Juin 2015 - 15:48

Elle souhaite des photos des personnes surveillants la grotte ? C'est vrai que c'est une bonne idée, j'y avais pensé, mais la possibilité d'être vue et pris pour cible devenait réelle, et dés lors, si elle se trouve véritablement ici, son "sauvetage" risque d'être compromise, pire, écourtée. Mais d'un autre coté, si elle arrivait à reconnaître une des personnes, cela nous aiderait grandement à savoir ce qui se trame ici... Si elle y était.

- Je n'ai rien contre prendre des photos, même avant cela, il faudrait que je trouve... Je tourne la tête de tout les côtés pour essayer de trouver une planque au sommet d'un arbre. C'est bon, j'ai trouvé.

Il y a un arbre plutôt massif à quelques mètres de l'entrée et son feuillage semble assez touffu pour me permettre de rester à couvert pendant que je prendrais les photos. Il ne reste plus qu'à monter... Je lâche un léger soupire. Décidément, ce qu'il ne faut pas faire pour aider les gens de nos jours... Mais je suppose que c'est le travail de tout dieu, non ? Je monte à l'arbre donc, prenant appui silencieusement pour en atteindre les sommets. Je restais quand même bien loin de l'entrée de la grotte et prit donc la décision de jouer au singe pour pouvoir lui offrir ce qu'elle souhaitait. C'était une opération on ne peut plus délicate, les sauts entre chaque branche étaient aussi disgracieux que dangereux. J'ai failli me ramasser au sol plus d'une fois ! Et que dire du bruit des oiseaux fuyant à mon arrivée... Mon cœur s’arrêtait à chaque fois de peur d'être découvert. J’arrivai finalement assez près pour pouvoir reprendre une photo, et enfin reprendre notre petite discussion.

- Je suis arrivé assez près sans me faire repérer. Envoie d'abord la photo et je te l'envoi juste après.

Je me prépare, elle doit m'envoyer son cube noir en photo. Celui ci m'intriguait depuis l'instant où elle en avait parlé. Il fallait que je le vois pour en être sur de mon idée. En attendant qu'elle réussisse son selfie cubique et me l'envoi. Je me pose comme le ferait un Huckelberry Finn. Il n'y avait pas besoin de se presser, notre plan d'action était prévu et je n'avais rien à faire. Je regarde mon téléphone obnubilé par la photo que je devais recevoir. Puis finalement, le vibreur se met en marche, me signalant l'arrivé du divin message. Mais je sens quelques choses tomber sur moi. Pas quelques choses de lourds, mais suffisamment pour qu'un contact soit crée entre celui-ci et mon ventre. Je regarde d'abord l'image sur mon téléphone et récupère l'OTNI. Un petit moment d'oubli pris place en moi à l'instant où je l'eu en main, c'était... Un petit cube noir ? C'est quoi cette connerie ? Je reprend mon téléphone pour demander à Maya un renseignement sur cette étrangeté. Mais elle semblait prendre les devants. Elle l'aurait perdu ? Pas vraiment...

- Euhm... Hé bien, oui,je crois que je l'ai reçu. Ils sont géniaux ces téléphones divins. Mais je doute que ce soit arrivé comme ça.

Est-ce que ces téléphones divins marchaient par des ondes comme les téléphones normaux ? Ou alors Deus nous gratifiait d'une quelconque touche divine ? En tout cas, il devait forcément avoir un lien entre les deux téléphones pour permettre un lien de téléportation d'objet ou autre ? Certainement, mais je suis là depuis bien trop peu de temps pour ce genre de connerie, passons à autre chose. C'est à mon tour de faire ma part du job. Je devais prendre une photo des gardes donc. Cela n'allait pas être chose aisée. Je suis très près d'eux, donc il faut que je réussisse à trouver un angle depuis lequel prendre une photo pas trop moche. Je tente de prendre un angle parfait parmi le feuillage. J'arrive à trouver cette perfection. La position par contre était... Osée dirons-nous. Les défenseurs de la nature n'aurait pas supporté tel affront à un arbre si il me voyait.

- Ce qu'il faut pas faire, je vous jure...

Je place mon téléphone a l'endroit où il faut, entre deux feuilles pour ne pas avoir de soucis sur la photo finale. J'ajuste le zoom pour avoir une vue parfaite de face du visage de chaque individus sur place. Il y en avait deux. Un était d'un teint mât, plutôt grand, habillé comme le commun des gens ennuyeux, donc d'un simple T-Shirt et un jean délavé. Rien de bien extravagant. Je sauvegarde son visage dans la mémoire de mon téléphone et reprend de nouveau mes cabrioles pour l'avoir dans le champ de vision de mon portable, alors que, par hasard durant celles-ci je remarque une espèce de trou, au dessus du premier, légèrement plus à l'Est. La taille de celui-ci et la façon dont les gardes la négligent me laisse penser qu'ils ne l'ont pas remarqué. Un passage secret ?

Je prend en photo le second garde, qui être semblent une jeune fille aux cheveux longs et blonds avec des formes plutôt... Disons intéressantes pour un jeune homme avec un masque aztec. Si elle souhaitait être . Évidemment, cela ne m'intéresse clairement pas. J'ai autre chose à faire en ce moment. J'enregistre cette second photo et les envoies immédiatement à Maya. J'attends quelques instants avant de lui donner les indices concernant mon plan pour la suite.

- J'arrive, j'ai découvert une espèce de passage un peu au loin de la première. Je vais passer là dedans, et te ramener ton précieux cube, qui disons le, me tracasse un peu...

En effet, plus je pensais à celui-ci, plus il me semblait évident que ce que je pensais de cet objet se semblait vrai : Il a une connexion divine. En effet, je doute sérieusement que les dieux aient besoin d'une 4G ou de toute onde magnétique pour leur téléphone. Je pense que ce cube a vraiment une sorte de faculté ou fonction à réagir en présence de quelques choses de divin, et c'est pourquoi il a pu se "téléporter" jusqu'à moi. Ce n'était encore que des suppositions, mais je ne pense pas non plus être complétement hors sujet pour l'instant. Trop de chose reste encore floue dans cette histoire, et on besoin d'être éclairci. Sur ce, je tente de me faire un chemin pour rejoindre l'arbre qui était le plus près du chemin où se trouvait l'entrée secrète. Dieu que ce fut agaçant de se manger toute ces feuilles, insectes, branches et autre toiles d'araignées dans la tronche pour arriver au point où j'en avais presque envie d'attaquer de front. Mais ma raison me dit de tenir, que je ne faisais pas ça pour le plaisir, et que, à sauver quelqu'un, il y avait une chose de noble... Connerie... Bref. J'arrive au bout de mes peines en arrivant à l'arbre le plus proche, et même, la branche qui me permettra de sauter sur le chemin. Avec une énorme chance, elle semble pouvoir tenir mon poids le temps du saut.

- J'ai l'impression d'être Tarzan... Ajoutais je dans un long soupire. Bon, go !

Je m'élance un peu, saute... Et Bim. J'ai réussi. Je me suis mal réceptionné, salissant grandement mes vêtements, mais j'ai réussi. Je prend un instant pour m'accroupir et vérifier qu'en bas et plus loin, ils ne m'ont pas vu, et je reprend ma marche.

- Allo ? Tu es toujours là ? Ne t'inquiète pas, j'ai trouvé une entrée, je ne dois plus être... Un hurlement se fait entendre dans toute la grotte, alors que mes yeux s'écarquillent devant un son aussi sourd que terrorisant... Loin.

Est ce le même cri qu'à entendu plutôt Maya, est ce bien ici que tout se passe ? Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir. Ne t'inquiète pas Maya, Shaad Skyel arrive à la rescousse ! ...Un peu en retard, mais quand là quand même...!
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Re: Perdus, nulle part - Dim 21 Juin 2015 - 15:03
Perdus, mais courageux
A-t-elle déjà vu ces visages quelque part ? Maya regarde l’écran de son téléphone en se questionnant, en fouillant dans sa mémoire. À première vue, non… mais elle ne se souvient pas exactement « comment » elle a atterri ici. Peut-être est-ce à cause de ces individus, peut-être pas. Impossible d’accuser sans preuves, la jeune femme espère que Midô ne leur fera rien tant qu’il ne sera pas sûr, lui non plus.

Le fait qu’il ait reçu le cube la soulage… et la perturbe à la fois. Prendre en photo l’objet l’aura dématérialisé, l’envoyer par texto l’aura transféré et rematérialisé de l’autre côté. C’est tout bonnement impossible… Avec les milliers de photos déjà prises avec son appareil électronique, ce genre de chose n’était jamais arrivé ! Le cube doit posséder des caractéristiques spéciales… et maintenant qu’elle le sait, Maya adorerait à nouveau le manipuler sous ses doigts, l’expérimenter. Quoi soit d’origine divine ne l’étonnerait qu’à moitié. Il aurait été créé par un matérialisateur, exactement comme elle, et servirait à… quelque chose.

- Oui, ne l’égarez pas surtout… s’il était sur moi, c’était pour que je l’utilise… je crois… Ça voudrait dire qu’on me laisse une chance de m’en tirer…

C’est pour cette raison qu’elle a son téléphone qui lui permet d’éclairer, ce cube mystérieux qui peut voyager par téléphone et cette clé… qui permettra sans doute de la délivrer ? À moins que ce ne soit une mise en scène pour faussement la rassurer, pour qu’elle y croie jusqu’au bout et finalement, perde définitivement espoir face au dernier obstacle infranchissable…
Midô a trouvé une entrée… et Maya parvient à entendre un cri dans le combiné, hurlement qui la fait sursauter. A-t-elle entendu le même hurlement au loin ? Elle ne sait pas… le bruit a été éclipsé par le haut-parleur. Que son interlocuteur ait trouvé la bonne entrée ou non, que pourra-t-il faire quant il sera… à l’autre bout du mini tunnel ? Ils se verront à une soixantaine de mètres de distance, dans deux pièces séparées. Viendra-t-il la rejoindre ? À quoi bon, s’ils devaient faire machine arrière ensuite ? Passerait-il d’ailleurs ? Elle ne connaît pas sa morphologie… et s’il est grand et costaud, il n’arrivera pas à se faufiler là-dedans, c’est beaucoup trop étroit.

- Bon… elle souffle. Je vais…

Comment peut-elle lui présenter ça ? Si lui fait des efforts pour la sauver de cette galère, elle doit faire des efforts de son côté pour avancer et ne pas le décevoir. Mais si elle change de pièce maintenant… elle va peut-être réduire ses chances de survie. Elle va peut-être avoir fait perdre du temps à Midô pour rien.

- Je vais le faire, je vais essayer d’avancer dans le passage pour venir au-devant de vous. Je ne vois pas comment on pourra faire autrement, il faudra bien y aller un jour ou l’autre… Et c’est tellement étroit que vous ne passeriez pas. J’espère vous retrouver de l’autre côté quand… j’y serai.

Maya éclaire la petite chambre, puis s’approche du passage. Elle ne pourra même pas se mettre à quatre pattes là-dedans, juste ramper… quand bien même elle est petite, fine et très souple. Par quel côté doit-elle rentrer ? Tête la première et ramper vers l’avant ? Sur le dos ou sur le ventre ? Jambes les premières ? En regardant de l’autre bout, on pourrait voir sous sa jupe… mais ce n’est pas non plus ce qui la décide à plutôt choisir la première solution : elle ne sera pas tentée de rebrousser chemin, puisqu’il sera plus facile d’avancer que de reculer. Tête la première et sur le ventre alors, pour pouvoir voir loin devant… vendu.
La jeune femme fléchit les genoux, entre ses bras, sa tête, son buste, puis commence à tirer sur ses bras pour se glisser entièrement dans le passage. Ses épaules touchent presque les extrémités du passage, et comme elle le pensait, elle n’a pas non plus la possibilité de lever le popotin bien haut. Elle va donc devoir avancer en frottant sa peau contre la pierre tout du long… bonjour la souffrance et les écorchures à l’arrivée.

Il lui faut tenter plusieurs positions pour trouver laquelle sera la plus confortable… et surtout la plus efficace. Maya essaye de poser ses pieds sur les parois pour pousser avec ses jambes, mais la pierre est trop lisse, il n’y a aucune prise. Même chose avec les genoux. Non, elle n’a pas le choix : elle va devoir utiliser ses avant-bras pour avancer centimètres par centimètres, en raclant tout son buste, ventre et ses cuisses contre la roche. Le pire dans cette histoire, c’est qu’elle doit s’arrêter toutes les dix secondes pour éclairer au loin avec son portable, vérifiant qu’il n’y a aucun obstacle ni aucune bestiole susceptible de lui monter dessus. L’avancée risque d’être horriblement longue… et la jeune adolescente est déjà en difficulté.

- Ra… racontez-moi des choses… des histoires… essayez de me distraire, je vous en prie…

Ce n’est pas facile, mieux vaut qu’elle pense à autre chose plutôt qu’à sa peur effrénée des espaces restreints. Qui est Midô ? À quoi ressemble-t-il, si elle finit par le voir au bout du passage ? Peut-il lui raconter des choses amusantes, plaisanter joyeusement malgré la situation ? Ce n’est peut-être pas le genre d’homme…
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Re: Perdus, nulle part - Mer 15 Juil 2015 - 15:40

l'entrée "secrète" de la grotte était très restreinte, je devais me placer de coté pour pouvoir passer et entrer à l'intérieur. L'espace pour passer était terriblement restreint, mon corps ne faisant qu'un avec le trou dans la fissure. je me glisse entre avec un peu de difficulté, les roches me lacérant du bout de leurs pointes aiguisés. Je ne connais rien aux roches, et sachant qu'il semble que le passé et le présent du monde humain se mélange ici, pas possible de savoir si c'est la pierre utilisé pour faire, en tout cas, elle en avait les qualités en termes de tranchant. J'arrive sous de légères supplices inaudibles par la demoiselle au bout du téléphone.

Parlant d'elle, il semblait qu'elle se soit décidée à avancer aussi. Alors que je la rejoignait sans doute, elle souhaite se déplacer. Cela m’inquiétait pour elle, elle ne semblait pas vraiment, de ce que je pouvais entendre, faites pour le système D, comme la plupart des Dieux en faites dans un sens. Mais qui suis-je pour l'empêcher d'essayer de s'en sortir de ses propres moyens ? Si je suis ici, c'est pour l'aider à fuir son cauchemar, si elle y arrive sans moi, ce sera encore mieux. Et qu'importe moi. Je ne fais pas ça par orgueil.

- Je ne peux que te souhaiter bon courage, ne coupe surtout pas ton téléphone, qu'importe les circonstances.

Je pense qu'elle s'en doutait de cela, mais il ne fallait surtout pas qu'elle coupe le contact, mais à entendre sa voix, il semblait évident qu'elle n'était pas dans la position pour raccrocher si je peux me permettre, la peur se sentait dans sa voix, jusque là, rien d'anormal, tout le long de notre discussion, ce fut ainsi, le seul moment, où la faiblesse est la peur n'était plus aussi pesante, présente autour d'elle fut quand elle m'a décrit l'amour que lui porte les membres de l'académie. Certes elle ne semblait pas plus affecté plus que ça dans sa voix, mais si vraiment elle avait abandonné tout lien avec l'académie, pourquoi elle aurait accepté mon aide, alors que je lui ai clairement dis en venir, il y avait largement de quoi pour elle rebrousser chemin depuis ce temps. A moins que sa vie ne vaut plus que son orgueil, ce qui serait normal pour un humaine, mais pour une déesse... Mais quand même, autre chose me dérangeait, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

*Tant pis* pensais-je, avant de ranger le cube dans ma poche de ma veste.

J'observe les alentours à la recherche d'indice sur l'endroit où je me trouve. Une grotte, super, et ensuite ? Il fait extrêmement clair. cela en est étrange. Je veux bien que la lumière du trou puisse permettre de voir à l'intérieur, mais il y a un peu exagération là, on y voit comme si le passage par lequel je suis passé était béant et laisser absolument tout passer. Personnellement, j'aurais aimé, cela m'aurait empêcher de gâcher cette veste hors de prix. Mais ce n'était pas le cas, et ça rendait l'endroit beaucoup plus suspect. Mais il faut avouer que je n'avais pas vraiment le luxe de chercher une réponse à une telle énigme maintenant, donc j'avance. La lumière restait constante, malgré le fait que je semblais m'enfoncer dans les profondeurs de la Terre, le téléphone à la main, alors que Maya semble lentement elle aussi s'enfoncer quelques parts, mais des territoires bien plus horrible que les miens, d'ailleurs, sa demande de divertissement devait totalement avoir avec ceci.

- Hé bien, avec plaisir, mais par contre, je te propose d'arrêter de me vouvoyer. Je ne suis pas un être exceptionnel, et je n'ai pas l'intention de te vouvoyer lorsqu'on se rencontrera, donc évite dés maintenant de le faire, s'il te plait. Ça me gène un peu...

Dans une rencontre normale, j'aurais apprécié qu'elle prenne la peine de me vouvoyer, mais là, ce n'était clairement pas bon. le vouvoiement laisse une certaine distance entre nous, et nous n'avons pas vraiment besoin de ça. Le tutoiement est plus vulgaire, et beaucoup plus conforme à la situation. J'étais assez dur dans ma façon de le demander, mais je suis sur qu'elle comprendra que c'est pour la forcer à le faire et briser la barrière.

- Sinon, et bien tu sais déjà comment je m'appelle n'est ce pas ? Si tu es de l'époque contemporaine, tu dois forcément en avoir entendu parler non ? Si cela t'intéresse, je peux t'apprendre une anecdote importante sur ma famille, tu serais la seule personne hors de ma famille à la connaître, je te ferais un grand honneur. Je rigole légèrement. avant de reprendre ma discussion et ma marche. Tu es depuis longtemps à l'académie ? Si c'est le cas, je te propose de devenir ma guide une fois sortie d'ici. J'ai deux-trois endroits que j'aimerais visiter. Si tu acceptes, tu ne regretteras pas.

J'espère que cela l'aidera à réfléchir à autre chose, nous allions sortir d'ici, je ne laissais peu de place au doute. Même si dans un sens, le bruit que j'entends depuis tout ne m'inspire pas confiance. En effet, depuis que j'ai commencé ma descente, un léger bruit se fait entendre. Je n'arrive pas à mettre un mot dessus, mais plus je m'approche plus celui-ci grandit, ce n'est pas encore de la violence du cri que j'avais entendu plus tôt, mais il est maintenant clair que ce n'est pas exclusivement dans ma tête. Je m'abstiens de le dire à Maya, pour ne pas l’inquiéter outre mesure et la ramener dans les abysses de la peur. Le son ressemblait à un espèce de roulement. Si je devais le décrire, je dirais qu'un roulement un peu grinçant. En tout cas, rien de bien rassurant. Mais pour l'instant, ce n'est qu'une possibilité. Il est inutile de se monter des idées plus effrayantes les unes que les autres, nous sommes déjà pas beaucoup confiant, si en plus mon imagination grandissante me joue des tours...

- Tu es toujours là ? Ne t'inquiètes pas, j'arrive, je sens que je suis proche quelque chose.

Vrai ? Faux ? Qu'importe, sur le coup, plus que la réconforter, j'essayais un minimum de me réconforter moi même...

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Re: Perdus, nulle part - Ven 17 Juil 2015 - 21:42
Perdus, figés
Maya se fige. Une souris passe à côté, puis sous elle. Elle la sent se frotter contre ses vêtements puis le long de sa jambe en continuant sa route. L’important, c’est de ne pas bouger pour ne pas la blesser… ni l’énerver.
Un soupire de soulagement, puis la jeune femme recommence à ramper. Elle écoute son interlocuteur au téléphone avec la plus grande attention, pour oublier sa situation. Il tente justement de les rapprocher, aussi bien physiquement qu’amicalement, en lui proposant de le tutoyer… chose qui ne sera pas aisée dans un premier temps, l’éducation de Maya l’empêchant d’être familière envers des personnes plus âgées qu’elle. Ce serait comme demander à un Anglais de vouvoyer… c’est impossible, ça n’existe pas. Soit, elle essayera tout de même. Il parle ensuite un peu de lui, un peu de l’académie… En l’écoutant, Maya réalise qu’il n’est peut-être pas si vieux qu’elle l’imaginait… en tout cas, pas en tant qu’être divin ressuscité d’entre les morts.

- Oui, c’est d’accord, je vous ferai visiter ce que vous voulez pour vous remercier…

Elle doit déjà faire des efforts pour se concentrer et ne pas paniquer, ce n’est pas pour se rappeler qu’il lui a demandé de le tutoyer… ce qui représenterait un effort de concentration supplémentaire non négligeable.

- Parlez de ce que vous voulez, je ne vous oblige à rien. reprend-elle, très poliment. N’importe quelle anecdote, n’importe quelle histoire, je m’en satisferai. Dans… dans la limite du raisonnable… pas quelque chose de triste ou d’oppressant… juste une histoire. Moi, je… oui, ça fait plusieurs années que je suis arrivée à l’académie, même s’il y a eu un… vide important durant cette période. Je ne sais pas si je pourrai vous apprendre quoi que ce soit, mais… j’essayerai très volontiers. Ah… ! Je… je vous ai vouvoyé… ?

C’est à se maudire… Maya espère vraiment qu’il ne le prendra pas mal. Elle ne veut pas se moquer, elle ne tente pas de le provoquer… il est juste très difficile de changer ses habitudes et de réfléchir correctement, comprimée comme elle l’est.
Cette fois, c’est une colonie d’araignées qui se dirige vers elle. La pauvre fille ne peut contenir un cri, qu’elle parvient cependant à étouffer en posant sa main libre devant sa bouche… mais à cause du sursaut qu’elle a eu, sa tête s’est cognée contre le plafond du passage. Elle se frotte l’arrière du crâne… puis se fige une nouvelle fois quand les araignées commencent à lui grimper dessus. Elle leur souffle dessus, les chasse avec son bras et parvient à s’en débarrasser… elle l’espère en tout cas. Et, sans perdre un instant, la voilà repartie pour ramper. Regardant au bout du passage, puis vers l’arrière, elle constate qu’elle est approximativement au milieu du chemin. La pression monte, puisqu’il s’agit de l’endroit le plus critique du parcours… celui qui est le plus à même de provoquer chez elle une crise de claustrophobie.

- Je suis une fille simple, pas forte… ni trop faible. réagit-elle, la voix tremblante. J’ai beaucoup plus à apprendre des autres qu’à… transmettre… mais je ferai ce que je peux, vous avez ma parole Midô.

Son ton est quasiment… négociant, comme si elle devait lui promettre une récompense pour qu’il la sauve. À moins que ce ne soit séducteur, encore une fois dans le même but ? Maya n’est qu’une gamine, ses intentions louables, mais forcées et suppliantes, se verront à des kilomètres à la ronde.

Nouveau cri au bout du passage : désormais, elle l’entend plus distinctement. Une sorte de déchirement suivi d’un hurlement, encore une fois féminin. Maya, paralysée, est parcourue d’une série de frissons plus désagréables les uns que les autres. Elle tend l’oreille, mais le silence a repris ses droits. Ce n’était pas un ultime râle avant la mort pourtant… ce n’était qu’un cri. Pourquoi cesse-t-il aussi vite qu’il a commencé ? Pourquoi n’est-il pas continu ? Pourquoi Maya n’entend-elle pas de respirations ou de pleurs ? Pourquoi ce silence inquiétant ? Est-ce qu’au bout de ce couloir… ce sera à son tour… d’être… ?

Tant pis, elle continue… et elle mourra au bout du couloir si Midô n’est pas là pour la sauver. Midô… pourquoi lui ? Est-ce une histoire de destin ? Sera-t-il son sauveur ? Maya continue, plus vite encore, se râpant les avant-bras contre la pierre pour accélérer. Elle écoute la voix au téléphone, qui, même si elle ne la rassure pas, lui donne matière à s’évader. Au moins mentalement, alors qu’elle souffre le martyre.
Elle espère qu’à la fin de son histoire, elle sera enfin sortie… et devant lui.
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[Reprise] - Mar 18 Oct 2016 - 14:59
Perdus, nulle part

- Ma chambre? Comme à l'auberge?
- Heu oui, disons cela, sauf que tu ne paieras pas bien sûr, ni la redevance TV d'ailleurs, haha.
- La..?
Il s'en va, j'ouvre la porte
- Nom de dieu.. [1]
Je m'assois sur le lit quelque secondes, puis un frisson glacé m'envahis



- Ainsi, c'est là que tu te trouvais?
Cette voix, camouflée, introuvable pourtant bien présente, avait suffit à me terrifier.
-T.. Toi! C'est ton oeuvre?
Il régnait dans la pièce comme une odeur de fer et de sel
- Après tout ce temps...
L'odeur s'en était allé, et la pression écrasante de la pièce avec elle, je me précipite vers la porte et la passe rapidement.

Un palais de miroirs, qui semble grand comme une plaine s'étendant à perte de vue. Sans surprise la porte derrière moi a disparu. Je me décide à avancer, en essayant d'ignorer le fait qu’apparemment plus j’avance plus la pression se fait écrasante, jusqu'à me mettre à terre. Des pas, dans ma direction, qui s'arrêtent devant ma tête.

- Cet endroit ne t'aidera pas, d'ailleurs, rien ne t'aidera.
La pression ne change rien, je suis paralysé de terreur. Il pose sa main sur ma tête.

Des flashs. Douloureux et approximatifs, j'entrevois des visages, des lieux, des connaissances, puis plus rien, tout s'évapore et je me retrouve dans le couloir menant à ma chambre.

Une école pour dieux hein? Dans le futur en plus? C'est quoi ces foutues conneries?! Moi prof pour une bande de jeune sensé devenir des divinités? Ils étaient ou ces dieux quand un golem de chair détruisait un village proche de ma maison? Ils étaient ou pendant la peste noire? Ils nous regardaient, d'ici? En rigolant peut-être sur notre sort misérable? Ça doit être cette femme avant d'entrer chez moi, qui m'avais jeté un mauvais sort alambiqué basé sur la peur, c'est l'unique explication.

J'arrive dehors, cela ressemble à une cour, je l'avais déjà vue en venant mais rien ne semble réel. Que ce soit l'architecture, les vêtements que portent tous le monde, même l'air sent fondamentalement différent. Je m'agenouille sur le côté de l'entrée et rend un semblant de repas.

Réfléchis, réfléchis.
J'ai déjà été forcé de faire un voyage astral, mais c'était différent.
Réfléchis bordel!

Je laisse mes yeux se promener sur le décor... Un guide! Il manque le guide. Pour toute projection forcée ou non, le guide est l'émanation de la pensée profonde de l'individu, en la comprenant et en l'acceptant on peut sortir de la stase onirique. Je doute cependant que cette illusion soit assez sympathique pour me tenir par la main.

Et pourtant.

A ce moment même, ce qui semblait être un jeune homme avait sauté de son arbre et courrait inexplicablement vers ce qui ressemblait à une sortie.



- Chier!

Je le prend en chasse, aucune chance qu'un truc pareil soit une coïncidence, qui plus est, sa main est comme collée à son oreille et il semble parler à quelqu'un ou quelque chose d'invisible. Ma théorie se fait de plus en plus probable.

Après quelque minute de course, il s'arrête enfin devant ce qui semble être un.. portail? Gardé qui plus est.. Il finit par le franchir, il ne semble même pas se douter que je suis à ses trousses mais encore une fois, c'est trop gros pour être une coïncidence. Je franchis le portail droit après lui après avoir assommé par surprise le troisième garde qui ne l'avait toujours pas franchis, lui.

Je le repère facilement "de l'autre côté", toujours en course en direction d'une forêt, mais je le voyais très clairement, d'ailleurs c'est quoi cette vision de malade? Je dépasse les gardes restants sans grand mal et continue à le prendre en chasse. La lumière et l'air devenaient plus faibles, mais je connaissais bien cet environnement, le moindre faux pas, la moindre blessure, le moindre manque d'attention peut se révéler fatal. J'en profite pour observer mon "guide" alors que celui-ci se retourne brusquement.

Pas possible, il m'a remarqué?

Il se méfie, mais peut-être qu'il ne s'est jamais retrouvé au beau milieu de la forêt et que ce n'est qu'un pur hasard ou de la paranoïa. Je me déplace quand même par précaution dans un fourré non loin, en tâchant de ne pas faire de bruits.

- ... ton cube ... mais ce serait un peu ... par les cheveux... Ah !
Merde! Cette branche je savais qu'elle était là en plus! D'ailleurs comment je le savais? Le guide se retourne
- Pardonne-moi, j'ai été surpris par une bête. Rien de grave.
Sauvé par un chat.

Il prend finalement le sentier qu'il a loupé pendant près de 5 minutes, toujours en se précipitant. Je dois avouer que je ne comprend rien à ce qui ce passe, mais si je le suis et que je lui met la main dessus, peut-être que tout s'arrêtera pas vrai? Non c'est une certitude, ma femme m'engueulera car je lui ai fait peur, et je jouerai avec Lars avant de manger. C'est une certitude.

Il arrive devant une grotte, se dandine un peu puis se décide à monter à un arbre. Je m'approche également. Un homme et une femme qui gardent l'entrée, plus un homme qui se repose assis dans le couloir à 5m derrière l'entrée.

Hein?

Comment je peux savoir ça?! Le troisième "garde" est couvert par un épais mur en pierre, aucune chance de le voir. C'est peut-être un "coup de pouce" de la vision, ou au contraire elle essaie de m'induire en erreur. Quoi qu'il en soit je n'aime pas du tout cela. Je me met rapidement à couvert quand j'entend le guide casser une branche d'arbre, il va immédiatement se faire repérer cet amateur.

Un cris de terreur et de douleur provenant de la grotte, poussé avec force.

Mon guide descend de son arbre et se dirige, non sans discrétion vers les flancs de la grotte, puis plus aucun visuel. Et si c'était réel? Il y a peut être réellement quelqu'un en danger là-dedans. Non. De la magie j'en ai vu, rien ne pourrait être assez puissant pour ramener une âme, alors dans le futur.. Je me positionne devant les gardes et... et MERDE! UNE ARME!

Une arme espèce de con! Tu l'as complètement oubliée!

Au même moment, une lueur verte et brune envahis et tourbillonne autour de ma main, au bout de quelque secondes, un arc se forme. Puissant, solide, léger, je sens comme un tourbillon d’énergie qui fait vibrer ma main. Je le contemple pendant quelque secondes.

C'est définitivement un rêve.

Je tend mon autre main comme si j'avais parfaitement conscience de ce que je faisais et une flèche s'y installe, d'un matériau dur comme la roche et pourtant tellement léger. Je vise la femme garde, et en même temps elle semble s'illuminer d'un rouge sanguin, je me met à couvert. Dos à elle je la ressent, je sens son cœur battre de plus en plus rapidement, sa respiration se saccader. Il ne m'en faut pas plus pour comprendre et je la met immédiatement en joue et lui décoche un parfait tir en pleine tête. Je me déplace vers la droite pendant que son camarade s'est rué sur elle pour lui porter secours. Cette fois c'est à son tour de se revêtir d'une aura rouge sang, son cœur s'accélère également, sa pression sanguine, sa respiration, bon sang que j'adore la chasse. Une autre flèche se matérialise dans ma main, c'est à son tour, puis à l'hypothétique garde qui dort dans un coin.

[...]

J'entre finalement dans la grotte après avoir caché les corps, je ressent son architecture, ses couloirs intestins et où ils mènent. Le guide a laissé des traces de pas à certains endroits, je remonte la piste. Les traces s'arrêtent finalement, au même endroit qu'un objet qui semble créer de la lumière. Je met un coup de pied à l'objet et le tiens en joue. Une voix presque inaudible semble en sortir, je m'approche.

Pas de doutes ça vient de là.

Je ramasse l'objet en question et le pose sur mon oreille en imitant le guide, quand un cri strident rempli la grotte de façon brutale. Je lâche l'objet, qui semble se fissurer, au bord de la crise de nerf.

- OU TU ES BORDEL? AMÈNE TOI, GUIDE!

---------------------------------------
[1] : C'était propre, pas une tâche, pas un rat ou un cafard caché dans les coins..

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Re: Perdus, nulle part - Lun 24 Oct 2016 - 16:03
Perdus, angoissés
Plus elle approche du bout, plus Maya stresse. À quelques mètres du but, elle commence à voir des lueurs, une lumière… comme si une bougie était allumée et éclairait la nouvelle salle. Est-ce que ses bourreaux l’attendent ? Est-ce qu’on torture une femme ici ? À moins que cette nouvelle pièce ne soit vide ? Elle aurait le temps de se poser mille et une questions, d’imaginer le pire… mais elle sait que ça ne servira à rien d’autre qu’à la faire paniquer encore davantage.
Maya éteint la lampe torche de son téléphone.
Tant pis si elle se fait capturer : au moins, elle sera sortie de cet endroit exigu.

Plus que quelques mètres… centimètres… et les mains de la jeune femme saisissent enfin un rebord, signe qu’elle arrive au bout du tunnel. Elle jette un coup d’œil rapide dans la salle, constate qu’il n’y a pas âme qui vive, et elle s’extrait du passage surélevé sans attendre une seconde de plus. Se laissant tomber sur le dos, elle regarde le plafond en respirant bruyamment, puis elle lâche un léger soupire de satisfaction.

- Ouf… ouf… enfin sortie… c’est b…

Elle entend un craquement au niveau de son bassin. Vient-elle de se casser une côte ? Non, elle parvient à se redresser sans douleur et sans difficulté, pour constater que le bruit doit avoir pour origine son téléphone, qui gît là, à ses côtés. Elle le récupère, le retourne dans tous les sens, ne constate aucun éclat... alors, elle risque :

- A… Allô ? Midô… ?

Aucune réponse à l’autre bout du fil. La jeune femme répète le prénom de son interlocuteur, le haut-parleur du téléphone restant irrémédiablement silencieux. Retour de l’angoisse. Lui est-il arrivé quelque chose ? S’est-il fait finalement prendre ? Est-il engagé dans un combat en ce moment même ? Maya ne sait pas quoi faire… elle ne sait plus quoi faire… bon Dieu, que faire ? La seule idée qui lui vient à l’esprit, c’est répéter ce nom dans le micro, encore et encore, pour se convaincre que non, Midô ne l’a pas abandonnée à son tour.
Et c’est ensuite qu’elle entend cette voix, qui la fait tressaillir. « Amène-toi, guide ! ». L’intonation employée n’est pas la même que celle qu’utilisait l’Académicien qui l’aidait jusque-là… quelqu’un d’autre vient de s’emparer du téléphone. Qui ? Pourquoi ? C’est sûrement un ennemi. Le plus perturbant dans cette affaire, c’est cette référence à un guide. La première chose qui vient à l’esprit de la jeune femme, c’est l’évocation religieuse d’un « guide spirituel ». De fil en aiguille, il est alors facile d’en déduire qu’elle s’est fait enlever par un groupe d’humains qui a souhaité enfermer une déesse dans un de leurs temples. Pour qu’elle leur apporte prospérité… ou ne pas qu’elle soit la cause de leur malheur. Réflexion faite, Maya tourne la tête pour observer cette salle… et les signes validant l’hypothèse sont nombreux : peintures sur les murs, pierres de granit… du peu qu’elle voit grâce à la lumière d’une torche, cet endroit ressemble à s’y méprendre à… un temple, oui.

Après s’être relevée et avoir évalué ses blessures – saignements mineurs, ça devrait aller –, la jeune femme détaille mieux la nouvelle salle : aussi petite que la « prison » dans laquelle elle s’est réveillée, cette salle possède un encadrement permettant de passer dans la pièce suivante. Mis à part une torche qui brûle, il n’y a pas de source de lumière.
Les dessins tapissant les murs représentent des animaux, des signes… Maya est absolument incapable de les comprendre. Incapable de les reconnaître non plus, à croire qu’ils sortent tout droit d’un esprit tordu. En touchant le granit, elle se rend également compte que ces dessins sont en relief, composés de différentes couches de textures… Du travail de qualité.

Un nouveau râle lointain la sort de ses songes. Elle tourne la tête, se rappelant que cet endroit est dangereux, qu’elle risque de se faire torturer ou tuer si on vient à la retrouver. Rapportant son attention sur le téléphone, elle va pour questionner Midô… tout en se rappelant que ce n’est plus lui, à l’autre bout du fil, mais un ennemi. Pourrait-elle… tenter de négocier ?

- Allô… ? Qui que vous soyez, laissez-moi sortir d’ici… Je ferai tout ce que vous voudrez, je vous le promets… Mais laissez-moi m’en aller… je… j’angoisse sous terre… je veux voir la lumière du jour, je vous en prie…

Elle aurait pu tenter l’intimidation, mais elle préfère la négociation. Il est toujours difficile de parlementer avec des fanatiques religieux, plus encore s’ils la prennent pour un Démon ou une créature nuisible… mais ce n’est pas ce qu’elle est. Maya n’est bonne à rien, elle est à peine capable de faire du mal à une mouche… on ne peut décemment pas avoir peur de ses pouvoirs. Encore moins après s’être débarrassé d’une personne telle que Midô.

Tout en parlant, Maya s’est emparée de la torche et commence à marcher, se dirigeant vers la prochaine salle… prudemment.
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Re: Perdus, nulle part - Lun 24 Oct 2016 - 17:24
Quiproquo


Les genoux qui faiblissent, le corps qui s'affaisse. Combien de temps suis-je resté planté là, agenouillé dans cette grotte froide et humide? Mon cri aurait dû rameuter une armée sur 1km à la ronde et peut-être qu'inconsciemment, c'est ce que je souhaitais à ce moment là. Mais dans les faits, c'est le calme plat, a l’exception de l'objet à mes pieds répétant inlassablement "Midô?" J'ai mal à la tête. Je veux une bonne bière, je veux rentrer chez moi, je veux embrasser ma femme et porter mon fils. Je veux retrouver mon guide, je veux qu'il mette fin à ce cauchemars, combien de temps cette plaisanterie à mon égard va-t-elle encore continuer?

Et si?

Non, cela ne peut pas être réel, ce cauchemars regroupe tous ce que je redoute. Être entouré de gens, devoir dormir dans un endroit exigu, cette grotte qui semble gigantesque mais pourtant si oppressante et la perte de ma famille. Et Lui[1], caché quelque part attendant de tomber sur moi comme une araignée sur une mouche.

Je me relève, en reprenant un peu mes esprits. Cette farce pourrait ne pas être onirique mais réelle, cela dit, la quantité de magie qu'il faudrait mobiliser doit être colossale.

Mais ce n'est pas impossible

En effet, cela dit si j'en suis ma première piste, le guide qui s'évapore quand je suis à deux doigts de mettre la main dessus est un peu gros comme coïncidence. Même si il m'a laissé cet objet dans la foulée. Minute, peut-être que je me trompe depuis le début et qu'on m'a juste amené ici dans un but précis. Essayons d'en voir le bout, et sans craquer cette fois. Dans le pire des cas il y a vraiment quelqu'un qui se fait séquestrer ici [2]. Je reprend l'objet.

- Allô… ? Qui que vous soyez, laissez-moi sortir d’ici… Je ferai tout ce que vous voudrez, je vous le promets… Mais laissez-moi m’en aller… je… j’angoisse sous terre… je veux voir la lumière du jour, je vous en prie…
Voyant qu'elle reprend son souffle
- Écoute, ferme la deux secondes et laisse moi parler. Il y avec toi un jeune homme? Celui à qui appartenait cet objet, il est avec toi?
Aucune idée si cet objet fonctionne dans les deux sens, j'attend donc quelques secondes attentivement.

Observant une réponse négative, mais qui voulait se prolonger je reprend la parole.

- Je vais faire beaucoup de bruit, tu n'auras qu'à te diriger vers celui-ci et je te promet de te faire sortir sans encombre, si tu respecte toi aussi ta part du marché et que tu me laisse retourner vers ma famille.

En attendant une réponse, je reste là quelque secondes pour cartographier mentalement les couloirs dans ma direction. Il y en a beaucoup, parfait.
---------------------------------------
[1] : A défaut de lui trouver un nom je l'ai appelé comme ça.
[2] : Et à dire vrai, ça m'aurait fait une belle jambe dans un contexte "normal".

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Re: Perdus, nulle part - Ven 28 Oct 2016 - 16:35
Perdus, terrorisé
Ouch… Maya grimace. Elle se fait engueuler par un inconnu… Quand on sait que le précédent interlocuteur était dans un registre plutôt doux et protecteur, le changement est aussi radical que perturbant… mais elle n’en attendait pas moins de la part de l’un de ses agresseurs.

Curieusement, cette nouvelle personne ne sait pas où se trouve Midô. S’il l’avait attaqué pour prendre le téléphone, il ne poserait pas ces questions… Dans ce cas, Maya ne ferait-elle pas mieux d’ignorer la question ? De le laisser dans le doute ?

- Non, je suis seule…

Voix faible, intimidée, elle s’est tout de même décidée à répondre. Par ailleurs, elle se garde de lancer des commentaires plus acerbes tel que « sinon je ne serais pas en train de l’appeler », tout comme elle se retient de le désigner comme étant une « andouille » ou autre « tête de nœud ». Mieux vaut ne pas s’engager dans le même registre lexical que lui… elle peut se faire commander ou insulter, ce n’est rien comparé au fait de rester coincée ici. La réponse qui suit la laisse d’ailleurs sans voix : faire le plus de bruit possible pour la faire sortir d’ici ? Ce n’est pas un agresseur… ? Dans ce cas, il est fou à lier… qui sait combien d’ennemis vont lui tomber dessus s’il agit ainsi !

Maya déglutit, reste silencieuse, et hoche simplement la tête. C’est idiot, puisqu’il ne la voit pas faire… mais aucun son ne peut sortir de sa bouche, tant la surprise et l’incompréhension sont grandes. Qui est cette personne ? Que fait-elle… là où était Midô ? Est-ce que Midô est bien sorti de l’Académie ? Par où s’est-il dirigé ? La jeune femme ne comprend absolument rien à ce qui est en train de se passer. Son imagination, souvent débordante, lui fait cette fois défaut.

Reprenant contenance, elle s’exclame… tout en chuchotant dans le micro de son appareil électronique :

- Vous êtes fous ! Vous allez vous faire tuer ! Et je ne comprends rien à ce que vous racontez : vous laisser retourner vers votre famille ? Je n’ai kidnappé personne, c’est moi qui me suis fait enlever !

Il ne faudrait pas non plus qu’il se ravise… elle a besoin d’aide, mais n’a pas grand-chose à lui apporter en retour. Peut-être vaudrait-il mieux qu’il le pense… ?

- Je… je… par contre, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider, vous avez ma parole.

De son côté, elle s’est arrêtée de marcher. Peu importe d’où viendra le bruit que produira l’autre type, Maya n’a pas d’autre choix que d’avancer pour l’instant… puisque vers l’arrière, là d’où elle vient, le chemin est bouché. Mais ce confinement l’inquiète. Les murs sont très épais, cet endroit a l’air très grand, très sombre… à tel point que si les sons produits par cet inconnu arrivent réellement jusqu’à elle, ça tiendra du miracle. Ça voudra dire que n’importe lequel de ses agresseurs l’entend… et elle en rencontrera forcément sur sa route. Comment fera-t-elle alors, y a-t-il seulement réfléchi ? Il ne sait même pas à qui il s’adresse ! Est-elle capable de bouger, de courir, de se défendre ? Ces détails ne l’intéressent vraiment pas ?

- Attendez… fait-elle après avoir remarqué un détail. Je ne sais pas pour vous mais ça sent… l’humidité. Pas l’herbe, mais le renfermé, l’humide et… la… bouffe ? Un peu comme s’ils cuisaient des… brochettes, quelque chose comme ça… c’est pareil de votre côté ?

Un peu de salive se déverse dans sa bouche, son ventre gargouille… comme si c’était le moment. 11h33 affiche désormais le téléphone, et Maya n’a rien avalé depuis la veille au soir. Doit-elle vraiment improviser un pique-nique en territoire ennemi ?
Prenant son courage à deux mains, elle avance. De toute façon, elle n’a pas le choix. La pièce suivante est vide, mais possède une autre porte que la jeune femme s’empresse de franchir, pour arriver dans une troisième salle.
Un corps pendu par les pieds la regarde, alors que son sang s’écoule par sa gorge dans une bassine. Maya retient un hurlement, et fait machine arrière pour se cacher dans la pièce précédente. Adossée au mur, elle tremble comme jamais.
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