Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Don't give up, your hero is coming

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Don't give up, your hero is coming - Dim 26 Avr 2015 - 12:37


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___Il y a des fois, je me dis que tu fais de drôles de choses, rien que pour un peu te bouger de ton lit. Faire des trucs, des machins, des choses que les autres étudiants font pour essayer d’être un peu normale, juste un peu plus car ce n’est pas gagné avec toi, comme tous les autres.
___Oui, enfin, je dis tout ça moi, mais aujourd’hui, tu as plus ou moins une raison d’aller ouvrir ton casier poussiéreux et parcouru de tags. Tu as été en cours ! En cours quoi ! J’y crois toujours pas moi-même. Ça a toujours quelque chose d’extraordinaire, avec toi, ce genre d'évènement. Bon, tu as dormi la plupart du temps, mais ce n’est pas ça l’important, au final, tu as dormi sur un banc de cours, donc c’est un exploit. On refera ça dans deux trois jours, c’est bien ça. Une petite heure d’ennui et de sommeil tous les deux jours, j’aime bien.

___Ainsi donc, tu as dû prendre un livre, livre qui se trouvait dans ton casier. Et qui va y retourner presto parce qu’il serait vraiment impensable que tu reviennes dans ta chambre avec un tel poids ! Impossible. Alors, tu es repartie à ton casier, a relu encore les tags stupides parlant d’une certaine folle dingue, du poisson mort, ou du bébé, - je me demande bien de qui on parle ! - et tu as cherché pendant dix minutes ton code. Pas facile, quand on n’utilise jamais son casier, n’est-ce pas. Y a-t-il trois chiffres ? Quatre ? C’est un deux le premier chiffre, non ?
___Qu’est-ce que je me marre !
___Les élèves derrière toi, pendant ce temps, passent. Certains ralentissent, intrigués par la poupée en yakuta tout coloré, long à manches tombant à ses poignets, qui tente vainement d’ouvrir un misérable casier. Ils la reconnaissent, ou pas, ils passent leurs chemins, peu après ou pas. Et c’est ce ou pas qui pose problème, malheureusement. Certaines élèves ne passent pas leurs chemins.
___Il y en a trois qui s’approchent, grands, avec leurs styles de vilains garçons et leur sourire qui ne laisse présager qu’un mauvais coup. Tu les sens arriver, parce que leurs ricanements sont reconnaissables, à force. Tu soupires doucement, maintenant que tu peux soupirer. Tu peux le faire, c’est bizarre. Enfin, je ne vais pas trop me questionner la dessus, ça va encore me travailler, et tu vas encore avoir l’air tout à fait déconnectée de la réalité parce que tu ne seras forcément pas d’accord avec moi. J’ai raison, tu trouves, pour une fois ? Bah oui, je sais, comme souvent.

___Soudainement, une main s’écrase sur un casier, assez brutalement pour te faire sursauter. Sursauter ? Ealia, ils sont là depuis le début, tu aurais pu le prévoir ! Enfin, outre cette déception, tu te retournes. Ils sont bien trois, grands, menaçants. Ils se marrent, s’approchent fort près. L’un deux te tapote la tête en toute impunité. Un autre te tire une mèche de cheveux. Bien sûr, tu ne réagis pas, tu restes impassible, contre ton gré. Patientant. Ils vont se lasser, ils vont se lasser, à un moment. Leurs paroles glissent sur toi, ou rentrent pour sortir directement.

« Regarde là ! On dirait vraiment qu’elle est morte !
- Elle sent la douleur tu crois ?
- Essaie de la faire pleurer !
- Heeey, coucou, t’es là la folle dingue ? »


___Une main se secoue devant ton champ de vision, assez vite et près pour que tu recules instinctivement la tête. Et du coup, une vague d’exclamations surprises s’élève des trois étudiants.

« Elle a bougé ! »


___Ils rient tous en coeur. Un de tes bourreaux enfonce un doigt dans ta joue, sûrement pour te faire réagir. Qu’ils sont insupportables. Et tous les autres qui passent, sans rien dire, comme s’ils ne voyaient rien. Qu’ils te poussent, se marrent, te mettent des petites claques. Qu’est-ce que c’est amusant, en plus de ça. Tu commences un peu à en avoir marre. Même si tu restes obstinément immobile, lèvres cousues, hermétique. Que pourrais-tu faire pour les faire partir ? Si tu te débats, c’est certain qu’ils vont encore plus s’amuser.
___Tiens, encore les insectes ? Mais c’est souvent qu’ils gratouillent dans ta tête ces temps-ci. Ça m’ennuie tu sais, pense un peu à moi, j’y suis aussi, dans ta tête, tu sais ! Avec Aleana, même si elle fuit souvent quand ils sont là. Puis elle râle, tout le temps, je me demande ce qu’elle a.
___Tu réfléchis un peu et.... Tiens, une idée. Une drôle d’idée, c’est vrai. Pourquoi ne pas utiliser ton domaine divin ? C’est interdit, tu crois ? Non, je ne pense pas. Alors vas-y, fais toi plaisir. Tu rassembles ton énergie, désormais, ce n’est plus difficile de maitriser l’activation ou non de ton pouvoir. De quoi les déconcentrer un peu. Leurs brouiller les idées, pendant trente petites secondes, qui peuvent s’avérer très longues, dans certaines situations. Ils semblent s’arrêter, comme si quelque chose les dérangeait.

« Hum, je… Pourquoi on fait ça ?
- J’sais pas trop
- J’me sens bizarre les mecs.
- Ouais moi aussi. »


___Ils se lancent des regards, puis reviennent sur toi. Ca marche, ils te laissent tranquilles ! Peut-être qu’ils vont partir, maintenant. Un silence s’en suit. Trop long.

« Hey, toi, la folle, qu’est-c’que t’as fait ?
- C’est toi, hein, p’tite conne. »


___En fait, c’était une mauvaise idée.


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Re: Don't give up, your hero is coming - Dim 26 Avr 2015 - 14:15
Le Prédateur Alpha avait sans aucun doute un don pour flairer les ennuis. Déambulant durant sa pause, il errait çà-et-là, jetait des regards mauvais aux élèves qui lui portaient de l'attention, ces derniers décampant dans la seconde qui suivait. Que c'était distrayant, de voir ce qu'une terreur indicible inspirée par des rumeurs et les échos d'actes, sans aucun doute aggravés, pouvait créer comme culte de la personne. Le Tyran du Réfectoire, hein ? Il est vrai que certains de ses élans de violence s'étaient soldés par une boucherie sans nom. Était-ce réellement sa faute ? Le voilà, son alibi. Jugé troublé psychologiquement, doublé de schizophrénie et d'ASMR, avec un pouvoir incontrôlable, il était sanctionné de travaux d'intérêts généraux, se devait de réparer et nettoyer les lieux ravagés par ses déchaînements, en plus de porter les cadavres mutilés à l'infirmerie. Et de présenter ses excuses. En réalité, rares étaient ceux ayant rencontré la Bête désirait à nouveau faire face au Britannique. Mais, c'était insensé. Selon ses comptes, bien six élèves avaient été mis à mort par le Lycanthrope. Et bon nombre de structures, telles que la cafétéria en question, avaient été saccagées lors de ses crises de colère. La question était donc : Que faisait l'administration ? Un climat de crainte s'était instauré, autour du mythe du Dieu de la Prédation. Un relativement nouveau-né arrivait, et imposait sa loi. Qu'est-ce que c'était donc que ça ? La Bête n'allait pas s'en plaindre. Il était hors de question qu'il vienne à subir à nouveau la soumission au genre humain.

Après tout, n'était-il pas d'une espèce bien supérieur ? La loi du plus fort se manifesterait tôt ou tard. Et, en l'occurrence, il était l'entité la plus puissante. C'était évident. Ce n'était pas par orgueil, mais par instinct. Sa façon d'être lui était dictée par un sentiment élémentaire, inscrit dans ses gênes. Il était un boucher infâme, et impitoyable, qui, lorsqu'il se libérait enfin, s'adonnait à des séries meurtrières. Lui, et l'autre. L'autre ? Vasilis. Celui qu'il était par le passé, avant d'arriver ici, s'était scindé en deux. Une face humaine, et une face bestiale. Cruelle, malsaine, sadique. Il était un véritable concentré d'émotions négatives qui se voulait contagieux. Et il y parvenait. Aleksander, la face humaine, sombrait chaque jour de plus en plus. Visions, délires, murmures... Toutes ces petites choses s'ancraient dans son être, une par une, l'enchaînant dans les profondeurs de la démence. Chose qui ne semblait pas déranger plus que cela le Repenti qui ne cherchait pas réellement la rédemption, manifestement. Deus n'avait-il pas été injuste, en le ramenant ici sous la forme d'un monstre plus terrifiant encore qu'il n'était par le passé ? Tourmenté par deux personnalités, qu'était-il réellement ? Pas d'appels à l'aide. Simplement une vengeance détestable qui s'abattrait, comme une malédiction, sur tous les favoris du " Dieu ". Cette injustice serait réparée. Il cracherait sa haine au visage des responsables, si c'était nécessaire.

C'est avec un visage inexpressif, et un regard hagard, qu'il pénétra dans le centre névralgique des bâtiments de classe. Les casiers. Son nez se retroussa légèrement, alors qu'il humait l'air. Les passants lui lançait des regards craintifs, s'écartant de son chemin. Ses iris lupins, inquisiteurs, et perçants, balayèrent la salle, sans qu'il n'accorde la moindre attention aux élèves terrifiés qui mettaient le plus de distance possible entre eux et lui. Alors, il les vit. La tension dans l'air, l'agressivité presque palpable. Les hyènes. Une forme bien plus insidieuse de mal que celle que le Britannique dispensait à qui le voulait. Lâche et détestable. La façade jusque là vide du Lycan se brisa en un instant, alors que les commissures de ses lèvres s'arquaient, dévoilant sa dentition atypique. Arborant un sourire carnassier inquiétant, exsudant de folie, les yeux écarquillés, luisant de cruauté, le Lycan franchit la distance en silence qui le séparait des trois élèves harcelant un être à l'odeur bien plus curieuse, et intriguante. Désirait-il rendre service ? Non. Pas le moins du monde. S'attribuer les mérites d'un sauveur, tout en délivrant sa rage et sa colère sur les auteurs du crime. Un concept amusant. L'acuité visuelle et auditive surnaturelle du Lycan lui avait permis de suivre l'échange. Et il arrivait au moment importun. Englobant le quatuor d'élève dans son aura prédatrice oppressante et asphyxiante, sa main saisissait le poignet brandit, immobilisant le poing qui allait sans aucun doute s'écraser dans le visage de la jeune fille faisant face au délinquant. Tous levèrent un regard vers lui, élément perturbateur de leur rite exécrable. Et il leur rendit un regard angoissant, avant de tordre le bras de l'Apprenti avec une aisance effroyable, dans un craquement sonore horrible. Celui-ci ne tarda pas à s'effondrer lourdement sur ses genoux, alors que les deux autres pivotaient pleinement vers le blond. Grand. Il semblait gigantesque, ne mesurant pourtant qu'un mètre quatre-vingt dix. Il émanait d'une suprématie presque dérangeante. Son sourire se brisa un instant, alors que sa voix s'élevait, au milieu des gémissements plaintifs de sa première victime, son regard lupin glissant lentement de visage en visage.

« — Barrez-vous, les hyènes. »
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Re: Don't give up, your hero is coming - Lun 27 Avr 2015 - 19:02


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___Bizarrement, alors que désormais tu te surprends - surtout moi - à soupirer, il semblerait que la peur se fait de plus en plus petite en ton sein.
___Pas celui-là, non.
___Ils vont te tabasser, c’est sûr. J’en suis sûr, ils sont de ce genre, frapper des filles. Après tout, l’infirmerie permet de ressusciter les autres, non ? Ils peuvent bien se permettre de tabasser quelqu’un à mort et partir avant que quelqu’un ne les voit, quelqu’un d’autre que tous les élèves qui passent, bien sûr ! Mais ceux là ne comptent pas, voyons. Aveugle, muet et sourd. Toi-même, Ealia, tu passes parfois devant un lynchage public. Après tout, que pourrais-tu faire pour aider ? Cela n’amènerait que de la souffrance pour plus de personnes. Et ce n’est pas ce que tu veux, n’est-ce pas ? En général, en tout cas. Parce que bon, là, si tu pouvais le faire, tu aurais bien cassé la gueule de ces petits monstres, mais tu ne le peux pas.
___Tu n’es même pas censée penser à cela, d’ailleurs. Tu le fais exprès, avoue. Rien que pour m’embêter. Je suis sûr aussi que les insectes qui rôdent partout ils sont là parce que tu le veux seulement. Rien que pour m’embêter.
___Hein, c’est pour juste m’embêter..!

___Voilà qu’un arme son poing, en arrière, pendant que les autres te retiennent avant que tu ne t’enfuies en te voyant bouger. Je coupe court à ma réflexion, oui, il y a plus important. Ce futur poing dans ta jolie figure, par exemple. Tu fermes les yeux, et même, tu mets les mains devant ton visage, comme si elles allaient pouvoir amortir le choc des phalanges contre ton oeil ou ta pommette. Faites que cela passe vite. Que tu puisses simplement souffrir rapidement, faire la morte et espérer qu’ils en aient fini après simplement t’avoir assommée. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, remarque. L’habitude pour cela aussi, commence à t’envahir. La routine, la monotonie des jours sans fin. Ton coeur se met à battre plus fort, l’adrénaline tente d’arriver le plus vite possible afin d’atténuer la douleur quand il sera temps.
___Mais il faudrait qu’elle arrive.
___Hey ?
___Non ?
___Tu écartes deux doigts afin de te permettre d’y voir quelque chose. Tu captes alors la diminution du fond sonore, de l’immobilité de tes bourreaux mais surtout, surtout la grande silhouette qui semble avoir stoppé le geste de violence. Tu rabaisses les mains, un peu, doucement, comme un animal qui se décide de sortir le museau de sa cachette. C’est un surveillant ? Il te dit vaguement quelque chose. A moi aussi d’ailleurs. Comment s’appelle-t-il ? Mais si, c’est celui que tout le monde craint là. C’est la première fois que tu le vois. Tu te demandes s’il est vraiment aussi vilain que les rumeurs le disent…
___Hum.
___Bon, il l’est.
___Pour tordre ainsi le bras d’un gosse, je dois avouer qu’il l’est ! Et ne te cache pas de nouveau les yeux, je veux voir moi ! Allez quoi ! Tu entends des gémissements masculins, sûrement la hyène qui découvre les affres du karma au sol. Regarde je te dis !

« Barrez-vous, les hyènes. »


___Je dois avouer que la voix de ton sauveur de surveillant n’est pas la voix la plus douce et gentille. En fait, elle est même tout le contraire. Le principal, c’est qu’il semblerait que cela marche. La queue entre les jambes, les deux acolytes de la brute fuient en abandonnant leur chef à son sort. Quels lâches ils font, te dis-tu après avoir de nouveau écartés les doigts pour laisser te laisser le loisir, d’un oeil, d’observer la scène. Tu poses le regard sur le jeune qui se tortille au sol. Une envie te prend soudainement.
___Enfin, c’est Aleana, qui te dit ça, non ? Il ne te prendrait pas l’idée de te venger, impossible. Tu te laisses simplement influencer, ça doit être une nouvelle de ses combines. Je lui ai donnée plus de liberté après tout, c’est elle qui décide de ton débit de parole, par exemple, c’est marrant, non ? On se croirait au gouvernement dans ta tête. Mais en fait, t’entends juste des voix. Ce n’est pas grave, tu sais, tout le monde entend des voix, il parait.
___Allez, te venge pas, quoi.
___Tu lèves le pied, discrètement, il est proche de toi. Il suffirait de… Tu lances ton pied dans sa direction, vers le bras qu’il tient contre lui. La déflagration, vraiment ? C’est fourbe, Ealia. Une onde de choc silencieuse s’abat sur le bras déjà blessé. Il gémit d’autant plus, lui.
Il ne pouvait pas faire moins de bruit, sérieux ?
___Tu remets ton pied à sa place, toujours comme si de rien était. Espérons que personne n’ai rien vu. En même temps, avec le large kimono, tes gestes passent plus vite inaperçus. Tu lèves le seul oeil visible vers le surveillant. Tu en profites pour le regarder mieux.
___Tu n’aurais pas dû.
___Tiens, plus d’insectes, merci, surveillant.
___Tu prends peur, se tends et recouvres aussitôt l’oeil pourpre. Mais il fait peur, vraiment peur ! Ses yeux, son air, son sourire ! Tu comprends soudainement sa réputation. Et on sait bien que, en temps normal, tu prends vite peur. J’aime bien, quand je peux te retrouver comme j’ai l’habitude de te voir, tremblotante comme une souris coincée dans de la colle à souris et qui sent son bourreau approcher inexorablement avec la ferme intention de mettre fin à sa vie. Tu tentes de te fondre dans ton casier, mais la physique te ferme la porte à la traverse des matières.
La vilaine physique.

___Pitié, qu’il fuye, pitié, qu’il ne te frappe pas. Qu’il ne te reconnaisse pas comme une des meilleures sècheuses de l’académie. Qu’il ne se souvienne pas que de toi comme de celle qui s’est faite virée de sa chambre solitaire et mise dans une chambre en colocation pour la punir. Pitié, pitié, non.
___Tu voudrais disparaitre.
___Mais, Ealia, souviens-toi, la physique, la physique.
___Non, ce n’est pas gentil, je sais.


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Re: Don't give up, your hero is coming - Lun 27 Avr 2015 - 20:52
Ses iris dorés restaient braqués dans le dos des deux fuyards, qui avaient pris la fuite l'instant suivant la sommation du Repenti. Sans un regard pour leur compagnon, gisant aux pieds du Serveur, se tordant de douleur. Le sourire jusque là carnassier du Lycan s'effaça en un instant, alors qu'il réadoptait un air presque déprimé. Des hyènes qui s'étaient enfuies, abandonnant la charogne à leur Roi. Cette pensée lui était détestable. Que des humains, putrescents et misérables, se considèrent comme des vassaux. Comme des entités à part entière dans la chaîne alimentaire sur laquelle il régnait comme un tyran impitoyable. Fixant sa victime, il remarqua la perturbation dans l'espace qui engendra un reflux de souffrance chez l'élève. Ou plutôt, il reconnut le pouvoir que lui aussi, avait tendance à utiliser. Il s'était naturellement manifesté, lors des interminables séances où le Repenti pratiquait sa gestuelle si particulière. L'esquisse d'un sourire se manifestant sur son visage, il promena son regard autour de lui, et remarquant un casier grand ouvert, le cadenas soigneusement déposé à côté, sans aucun doute par un élève qui s'était également barré en courant en voyant que les choses dégénéraient, une idée vint à son esprit tordu. Se penchant, il ramassa l'Apprenti par le col, et la ceinture, avant de le balancer tête la première dans ledit casier. Claquant la porte juste ensuite, il verrouilla le loquet avec le cadenas vu précédemment, enfermant à l'envers le jeune homme qui avait eu des tendances prédatrices envers un de ses congénères.

Résultat des courses, le voilà défoulé. Poussant un profond soupir, il portait une main à sa tempe, à la recherche de la branche de ses lunettes noires. Qu'il avait, vraisemblablement, oublié dans sa chambre, puisqu'elles étaient absentes. Enfin, il revint à ce qui aurait dû être sa priorité. La jeune fille, vêtue aussi étrangement que possible, lui faisant face. Il avait brièvement aperçu ce genre de tenue, dans les ouvrages imaginés qu'il tentait vainement de lire, abandonnant rapidement cette tâche pour se consacrer à la contemplation des peintures et photos disséminées ici et là dans les bouquins. Son nez se retroussant légèrement, il braquait son regard doré dans celui de l'Apprentie, glissant une main derrière sa tête, grattant sa chevelure blonde. Son odeur se révélait moins désagréable qu'il ne s'y était attendu. En temps normal, dans les séries visionnées par le Britannique, le type qui intervenait au service d'une femelle se trouvait une raison de le faire. Sauf qu'il n'en avait aucune. Et il n'avait pas plus envie d'en inventer une. Alors, il restait là, face à elle, plongé dans sa réflexion, avec un air dépité. A sa gauche, le casier remuait, alors que des gémissements plaintifs étaient émis par le captif. N'avait-il pas voulu jouer avec le feu ? L'élève aurait dû lui être reconnaissant de ne pas l'avoir démembré sur place, plutôt que de se plaindre de son sort maintenant. Ses iris farouches se promenaient, détaillant son interlocutrice avec laquelle il n'avait pas encore échangé le moindre mot. Que c'était atypique, comme rencontre. En même temps, le Lycan ne pouvait pas se plaindre de la monotonie de son quotidien. En fait, rien de ce qu'il entreprenait ne se passait comme prévu. Et tout finissait en concert de craquements osseux, de chair tordue et déchirée, et de hurlements horrifiés. Bien qu'elle couvrait son visage, le blond au teint pâle remarqua qu'elle partageait les cernes dont il disposait également, certains jours où les délires, visions, et murmures, se faisaient trop oppressants pour qu'il ne puisse dormir. A la manière de certaines rares autres personnes, il se retrouvait chez elle. Ce qui le courrouçait atrocement habituellement. Or, il se sentait juste comme touché. Harcelée et frappée par ses congénères, hein ?

Au vu de la façon qu'elle avait de se presser contre le casier contre lequel elle était adossée, Aleksander pouvait aisément en conclure qu'elle était terrifiée par leur rencontre. Arborant toujours le même air de géant un peu benêt. Tout du moins, on aurait pu lui attribuer cet air sot si seulement il ne dégageait par une aura aussi présente. Sa voix, qui s'était révélée dure et cassante, tendit vers quelque chose de plus sympathique et chaleureux. Celle qu'il utilisait à son arrivée. Encore armé de bonnes intentions. D'envie de se repentir. De changer. Lorsqu'il se fourvoyait.

« — Tu vas arriver à te débrouiller, maintenant ? M'est d'avis qu'ils ne risquent pas de rôder dans les parages. »
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Re: Don't give up, your hero is coming - Jeu 30 Avr 2015 - 18:18


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___L’autorité est toujours difficile à avaler, surtout quand on est un délinquant de bas étage. Ceux qui sont tout puissants seulement quand personne n’est là pour tenter de les arrêter. Au fond, ils cherchent un peu d’attention. Et quand on est pas le plus charismatique, quand on est pas le plus intelligent et bien, on s’appuie sur la règle principale qui gère le monde, la loi du plus fort.
___Sauf que la, le plus fort se retrouve aussi être l’autorité. Et il l’a bien senti passer, le chef de la petite bande. Toi qui voulais rentrer dans le mur, il l’a fait à ta place ! C’est plutôt amusant, non, de voir ainsi le karma faire effet ?
Non ? Pourtant, ces temps-ci, tu es plus du genre Aleana, non ? C’est bizarre. Tu es assez instable, c’est étrange. Peut-être que la vraie peur à vraiment chasser la folie pendant quelques instants ? ___Les yeux de prédateurs, le sourire dérangé. Il me ferait presque penser à Aleana. L’Aleana active, plutôt. En plus puissant, en plus grand, en plus méchant. Toi aussi, n’est-ce pas ? Tu abaisses les mains afin de le jauger. Son regard, ses gestes, son attitude. Il dégage quelque chose de malsain. Comme s’il était fou, aussi ?
___Tu n’aimes pas les fous, tu ne t’aimes pas toi, tu ne m’aimes pas - méchant d’ailleurs hein - ni Aleana. Il faut combattre les fous, leur faire entendre raison, n’est-ce pas ? C’est un surveillant et il est plus agressif que les petites brutes qui lui ont servi de défouloir.


« Tu vas arriver à te débrouiller, maintenant ? M'est d'avis qu'ils ne risquent pas de rôder dans les parages. »


___Son ton est moins menaçant. Mais cela ne te convient soudainement pas. T’a-t-il soudainement aider ? Tiens, revoilà la Ealia que j’aime. Celle qui est trop gentille, qui aime pas les méchants. Tu cherches à froncer les sourcils, sans succès, bien sûr.
___Ah, tiens, salut, Aleana, ça va ? Bizarre, ces temps-ci, hein. Tu parles pas beaucoup, toi. Je te laisse tranquille, ça va.
___Tu le jauges, encore, de tes grands yeux noirs un rien plissés à cause de l’effort vain pour froncer tes sourcils. Aaah, je t’aime bien, quand tu vas aussi à l’encontre des autorités, parce que tu es de nouveau gentille comme tout. Ainsi te diriges-tu vers le casier/prison pour l’ouvrir, et laisser ainsi sortir ton bourreau. Alors quoi, syndrome de Stokolm ? Une envie de te révolter ? Te faire pardonner de ta tentative de les influencer ? Montrer au surveillant comme faire son travail ? Un peu de tout ? Rien de ça ? J’ai du mal à te comprendre parfois.
___Ce que je comprends surtout, c’est que la victime blessée à décamper aussitôt, sans même te porter un regard, en trébuchant un peu au passage, avant de disparaître en prenant un tournant. Satisfaite de ta bonne action, tu te retournes vers l’homme, toujours aussi intimidant. Mais toi, tu as décidé que tu ne serais plus une poule mouillée, ou alors il s’agit juste des deux trois insectes qui rôdent, ici et là. Quoi encore, ils veulent quoi, ces trucs ?
___Et toi, depuis quand tu veux apprendre la vie aux autres ?
___Tu te plantes devant lui, pas trop près, quand même.


« C’est… P-pas comme ça qu-qu’on fait… ch-changer les gens… »


___C’est juste, petite Ealia, t’as peut-être une meilleure idée, non ? Il va te casser la gueule, maintenant, pour cet affront.

« J-j-j’ai pas peur… »


___Ahah, c’est trop pas crédible.

« V-vous n’aidez p-p-per...personne comme ç-ç-ça ..! »


___Tu baisses la tête, pas vraiment capable de soutenir celui de l’autre. C’est dommage, si tu pouvais parler normalement, ça aurait un peu mieux, mais c’est pas trop le cas, là. Tu bégaies tellement avec ta petite voix qu’une personne qui ne ferait pas d’effort ne pourrait pas comprendre la moitié. Tu forces en plus, maintenant tu as mal à la tête, c’est bien malin.
___N’empêche, je suis étonné que tu puisses sortir une partie d’Aleana pour t’en sortir. Tu es bien plus compétente que je ne le croyais, quand tu es lucide.
Je sais, que tu l’absorbes, tu me prends pour qui ? Je suis là, je le vois. Tu n’y croyais pas ? ___J’arrête de faire genre, c’est tout. Pour t’encourager à me prouver le contraire, mais tu dépasses mes espérances.
___La peur te rend lucide, aussi. Ça permet de vider les insectes, comme une grosse onde de choc.
___Mais l’effet inverse peut marcher aussi, je suis sûr.

___Revenons en au surveillant. Parce que c’est bien beau, de vouloir mettre les choses au clair et dire ce que tu veux à qui tu veux, c’est bien beau de vouloir faire en sorte qu’il fasse mieux son travail pour tout le monde, mais je te rappelle que ce même homme a mis un élève dans un casier sans le moindre scrupule.
___Tu t’en fiches ?
___On verra ça quand tu seras dans le noir !

___Tu baisses encore un peu la tête, un peu intimidée. Mais relève là, quoi, jusqu’au bout, petite apprentie, déchaîne toi, on se marre trop ! Tu te décides à planter ton regard de poisson rouge vers les siens, histoire de confronter deux sortes de dérangement mentaux, face à face.
___Let’s fight yeah !


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Re: Don't give up, your hero is coming - Jeu 30 Avr 2015 - 21:58
Eh ? Qu'est-ce que venait de baver cette vermine ? Les yeux dorés du Lycan s'était progressivement écarquillés, alors qu'elle libérait sa victime et le réprimandait. Il ne bougeait pas, stupéfait, son visage se fendant lentement d'un sourire incrédule, les commissures de ses lèvres convulsant légèrement, témoignant du fait que malgré sa lente prise de conscience, une rage délirante se manifestait déjà. Sa main droite, gantée, vit son pouce faire pression sur le métacarpe du majeur, celui-ci émettant un craquement sonore désagréable, alors qu'il s'inclinait dans un angle à quatre-vingt dix degrés. Dans ses iris bestiaux pouvait déjà se lire le destin funeste et cruel qu'il adressait à l'Apprentie qui lui faisait face. Son sourire s'était accentué, devenant le rictus d'un prédateur pris d'une crise de folie, dévoilant les crocs qui remplaçait la dentition qu'aurait dû avoir le Britannique. Cette étincelle, si caractéristique, qui luisait au fond de son regard, traduisait la soif de violence qui venait brutalement d'être ranimée chez l'hôte de la Bête. Dont le poing s'encastra brutalement dans la porte du casier à proximité, renfonçant en partie l'acier. Le geste, bien que convulsif, avait été effectué avec une rapidité d'action surprenante, pour un individu de la carrure du Repenti, qui n'avait pas perdu du regard l'Apprentie lui faisant face, malgré la douleur qui irradiait maintenant à travers les os de sa main.

Qu'est-ce qu'elle venait de baver ? La tête du Prédateur Alpha s'inclinait légèrement, alors qu'il cherchait à appréhender la situation avec logique. C'était insensé, de se faire cracher dessus verbalement après avoir rendu service. Non ? Ils étaient tous comme des fourmis. Se faufilant partout. Increvables. Des parasites vivants aux dépens des déchets laissés çà-et-là par les autres. Charognards de la vie. La colère vindicative faisait presque trembler le Dieu de la Prédation. Les murmures et la voix de Vasilis, au creux de son esprit, l'harcelaient. Sa respiration, habituellement si calme et maîtrisée, s'emballait, alors frappait de nouveau dans la porte du casier déjà endommagé. Cette fois, une perturbation dans l'air accompagna la déflagration de quatrième palier qui défonça littéralement les plaques d'acier, ne laissant qu'un battant ballant, ne tenant que grâce au gond du bas, épargné par le déchaînement de puissance. Et soudainement, plus rien.

Les épaules du Repenti s'affaissèrent, son sourire inquiétant s'effaça, et son visage redevint inexpressif, alors qu'il abaissait le bras qui avait servi à démolir le compartiment. Seuls ses yeux luisaient encore d'une animosité impressionnante. Comme s'il était dans un état instable qui pouvait virer d'un extrême à un autre en un instant. Il était peu commun que le Lycan retrouve un tant soit peu son sang-froid pour décider de régler ses litiges. Bien que l'Autre ne cesse de lui hurler de céder à ses pulsions meurtrières, le Britannique détourna lentement le regard. Comme déprimé. Il aurait pu anéantir sur place celle qui tentait si misérablement de lui tenir tête. Au lieu de cela, sa voix s'éleva, teintée d'amertume, et de rancoeur.

« — Votre espèce détestable ne changera pas. Elle ne changera jamais. Pas dans cette vie. Pas dans la prochaine. Il n'y a que la loi du plus fort que votre race comprend. »

Son regard s'était un instant perdu dans le vague, puis revint, intense, vers Ealia. Transpirant de cruauté, comme à l'habituel. D'un geste sec, il avait réorienté l'un de ses doigts qui avait pris un axe peu probable, suite au premier impact avec l'acier, l'ombre d'une grimace furetant sur son visage aux traits cicatrisés. Sa tirade reprit, dégoulinante de mépris et de haine.

« — Je ne cherche pas à t'aider. Toi, ou ton genre. Vous pourriez crever dans un fossé sur le bord de la route que je ne m'arrêterai pas un instant pour vous faire l'honneur d'achever vos souffrances. Allez-y, pourrissez dans votre bonheur fictif. Vous comprendrez tôt ou tard que les ennuis ne font que commencer. Et que la vaste erreur de la nature qu'est l'espèce humaine sera la première à être corrigée. Et supprimée. »

Ses derniers mots avaient été martelés. Sans animosité. Comme s'il s'agissait simplement d'un constat. D'une évidence. Le regard lupin et oppressant rivé sur l'élève attendait une réaction. Scrutait le moindre de ses gestes. En alerte. Un mouvement brusque, et il était probable que la Bête se manifeste, sa simple apparition se révélant être une icône de la terreur, mythe horrifiant de la culture humaine.

Que comptait-elle répondre ?
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Re: Don't give up, your hero is coming - Lun 4 Mai 2015 - 17:45


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___Tu sais Ealia, j’ai toujours cru en toi. Je t’ai toujours - plus ou moins - soutenue dans tes actes, parce qu’après tout, j’y mets toujours mon grain de sel. ___Mais là.
___Enfin.
___Voilà quoi.
___Rien qu’à voir son regard, je peux te dire que tu vas salement ramasser. Tu as fait tellement le mauvais choix. Je te l’ai dit, hein ! Rappelle toi. C’était la mauvaise décision, de vouloir jouer là gentille. Tu te plaques un peu plus sur le casier, son sourire, son regard, moi, il me ferait bien peur, c’est sûr. Mais alors là, toi, visiblement, tu t’en contre fiches. Tu continues de construire la pompe en travers du fossé pour retrouver toutes tes facultés. L’adrénaline t’aide, peu à peu. Il est fou, ce repenti, n’est-ce pas ? Mais d’une autre manière. Quelque chose de plus destructeur que tes pulsions étranges et parfois inoffensives. Sauf celle-ci qui te dicte, au fond de ton crâne comme une cloche, de le faire faire et de le raisonner. ___Qu’importait le prix que cela allait…
___Wow !
___Ola. Putain. J’ai failli faire une crise cardiaque ! J’ai cru qu’on allait y passer, franchement. Mais, regarde, quoi. Le casier ! Cela aurait pu être ta tête ! Tu t’en fiches ?
___Non, toi, tu n’as même pas cillé. T’en es incapable, tu peux juste un peu sursauté, ce que tu as fait, mais trop peu par rapport à ce que ça m’a fait ! Il est dangereux, Ealia, il est dangereux ! Repli stratégique, on compte nos morts, on refait notre tactique ! Ealia ? Tu m’écoutes ou quoi ? Limite tes cheveux se sont envolés sous la puissance du geste, tu te rends pas compte contre qui tu te bats. T’aurais du laisser l’inconscience à Aleana quand tu faisais la pompe, t’es devenue folle.
___Folle.
___Ahahah.
___Enfin. Hum.
___Ealia ! Cours merde, un truc, fuis, excuse toi, pleure, va chercher quelqu’un ! Mais reste pas là, limite provocante avec ton air de poupée ! Et non, ce n’est pas parce qu’il reprend un air pareil au tien qu’il est moins dangereux. Il va te buter, il va te buter. J’en suis sûr, certain, impossible que cela ne soit pas le cas.
___Moi une couille molle ? Ben je t’emmerde hein, aussi.
___Tu clignes, une fois pour diriger tes yeux sur le casier qui ne ressemble désormais plus à rien, une autre fois pour observer de nouveau le repenti, l’air de t’en foutre. Putain, tu maîtrises trop bien les deux parties de l’âme originelle. Comme c’est possible ? Je pensais que tout ça allait se retourner sur moi.
___Heu, non, pas moi.
___Héhé. Pas moi, le hasard.
___Oui oui, le hasard.
___Recentre toi, s’il te plait ?
___En tout cas, pour que tu parviennes à trier comme ça ce que tu veux et ce que tu ne veux pas, faut gérer. Je ne pense pas que je pourrais le faire. Par contre, je crois que sans l’adrénaline de la situation, rien de tout cela ne pourrait arriver. L’adrénaline, cette potion de vie, quand même. Ou de mort, en l’occurrence, vu qu’il va se défoncer le crâne avec un seul coup de poing !

« Votre espèce détestable ne changera pas. Elle ne changera jamais. Pas dans cette vie. Pas dans la prochaine. Il n'y a que la loi du plus fort que votre race comprend. »


___Il n’a pas tord. Même si, bon, le “espèce” pour toi… Ça ne veut rien dire. Tu n’es d’aucune espèce, tu as vécue seule, dans une grande maison, tout le monde t’évitait, toi-même, tu aurais voulu t’éviter. Si tu crois au changement des gens, c’est parce que toi-même, tu as changé - pas en bien ? Bon, ok, en bien, parfois. Oui oui, là, en bien, petite fille - Mais bon ! Il faut avouer qu’il a raison, c’est la loi du plus fort qui prédomine, partout. A moins que cela soit l’espoir ? Qu’est-ce qu’on en sait, nous, on était tous les trois ensemble, fusionnés, on a rien vécu de tel. Il a ses croyances, on a les nôtres.
___Han, regarde comme il a l’air méchant.
___Repli ?
___Ça va, ça va, je la ferme.

« Je ne cherche pas à t'aider. Toi, ou ton genre. Vous pourriez crever dans un fossé sur le bord de la route que je ne m'arrêterai pas un instant pour vous faire l'honneur d'achever vos souffrances. Allez-y, pourrissez dans votre bonheur fictif. Vous comprendrez tôt ou tard que les ennuis ne font que commencer. Et que la vaste erreur de la nature qu'est l'espèce humaine sera la première à être corrigée. Et supprimée. »


___Bizarrement, tu es d’accord. Ce n’est pas si bizarre, en fait, tout ton village attendait simplement que tu sortes de chez toi pour te chasser comme un mauvais esprit, ce qu’il a réussi, tu n’as pas vraiment de compassion pour les êtres humains. Mais là, on ne parle plus d’êtres humains, blablabla, je sais.
___Quand à son truc de bonheur fictif, on est deux à ne rien y comprendre, vu que on sait bien, toi et moi, que tu es tout sauf heureuse. Toi, tu vis, point.
___Du coup, sans lâcher son regard, tu hoches, puis dodelines. Finalement, il n’est pas tout à fait stupide ! Par contre, je crois que parler, là, c’est mort. C’est pas un truc que tu vas facilement pomper chez Aleana. Surtout que là, ton coeur bat moins vite, il est trop calme, l’autre repenti là, ça devient dur de maintenir la confiance en toi. Tu glisses donc ta main par l’ouverture que le casier tordu à fait, saisis un carnet au hasard et de quoi écrire - un stylo - voilà qui sera plus facile pour communiquer. Tes yeux restent grands ouverts, toi, silencieuse. Comme tout le couloir qui suit, inconsciemment, la confrontation d’un oeil, ou d’une oreille seulement.
___Te voilà équipée, c’est mieux, quand même, pour s’exprimer. Mais que dire ? Qu’il a raison sur un point ? Non, ce serait avouer ta défaite, impossible. Tu ne vas pas faire cela.
___Non, pas de provocation !
___Il a calmé le jeu, change de sujet, fais demi tour ! Ne fais rien qui puisse le fâcher, surtout. Evite tout ce qu'il a dit au sujet de crever. Ou qu'il n'en a rien à faire. Oui, rien de tout cela. Voilà, pas de supprimer ou de punir. Rien, parfait.
___Un truc simple, tu as raison.
___Tu montres le carnet en penchant un peu la tête. Tu sais qu’il reste plein d’insectes dans ton crâne ? Oui ?

Quel bonheur fictif ? Personne n’est heureux ici. Surtout pas avec vous dans les parages...


___Ealia merde ! Je t’ai dit pas de provocation !
___Bon, c’est vrai, bien sûr.
___Mais merde quand même ! Tu vas manger tes dents, maintenant. Et ce n’est pas avec cet air innocent que tu vas y changer quelque chose. C’est peut-être vrai, mademoiselle, mais ce n’est pas une chose à dire.
___Voilà ce qui arrive quand on prend la franchise d’Aleana ainsi que sa confiance mais qu’on garde ta curiosité et ton besoin de communiquer.
___De l’anarchie.
___Pourquoi tu crois que j’ai séparé ça comme ça !
___Enfin, le hasard.
___Oui, le hasard.


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Re: Don't give up, your hero is coming - Jeu 7 Mai 2015 - 17:48
Sous les yeux attentifs, presque scrutateurs du Repenti, Ealia s'était emparée d'un carnet. Et avait commencé à noter. Patiemment, contrairement à sa nature, le blond avait attendu, malgré la pression qu'exerçaient les murmures, et Vasilis, sur son esprit. Le moindre instant de déconcentration, et il y aurait fort à parier qu'il faudrait extraire une bouillie rosâtre de l'acier du casier sur lequel le corps de la jeune fille aux goûts vestimentairees douteux aurait été vaporisé. Alors, elle avait pointé sous son nez un carnet, sur lequel était griffonnées trois phrases que le Lycan mit du temps à appréhender, en raison de sa pauvre éducation. Lorsqu'enfin, les lettres s'emboitèrent les unes aux autres dans son esprit, son plan de travail, un sourire inquiétant naquit sur ses lèvres, alors qu'il éclatait de rire, remettant un mètre de distance entre lui et la femme. Soudainement, les murmures se turent, mais la voix de Vasilis, elle, se manifesta. Claire. Comme une évidence, là encore.

« Time to take a shower. And it'll be a bloodbath. »

Moment de pause, alors que la partie bestiale et vicieuse de son être jubilait, au même titre que l'entité de chair qui se trouvait devant l'Apprentie. Moment de pause. Presque théâtral. La voix gutturale s'éleva à nouveau, sonnant comme une sentence. Comme une malédiction.

« Défonce-la. »

Le droite monstrueuse qu'Aleksander décocha avec une vivacité terrifiante acheva la discussion. Ses hanches avaient accompagné son coup, alors que son bras s'alignait avec son épaule, son corps tout entier amplifiant sa force physique de base déjà effroyable. Quatre de ses phalanges s'écrasèrent juste en-dessous de l'orbite où reposaient les yeux si particuliers de la jeune fille, la fracassant contre le battant en acier du casier. Ceci fait, sa main glissait jusqu'à la gorge de l'Apprentie, et d'une pression sèche, la décollait du sol, ses doigts percutant sa mâchoire inférieure dans le processus. Ses genoux fléchissaient, puis se redressaient, alors qu'il amorçait une traction inexorable, un étau de fer oblitérant la jugulaire de la jeune fille. Puis, il réinversait la vapeur, déplaçant ses appuis, la rabattant brutalement vers le sol. Ou plutôt, l'éclatant sans vergogne à ses pieds, après lui avait fait perdre l'équilibre en la soulevant comme une poupée désarticulée. Son visage arborait un air cruel, ses iris lupins luisant, transpirant de mépris et de haine. Sans aucun doute l'avait-il brisée. Il avait volé leur place aux tortionnaires de la jeune fille. Mais l'étincelle de démence au fond de ses yeux ne justifiait-elle pas le manque de sens dans ses actions ? Il n'y avait qu'une seule réponse à cette question. L'instinct. Le Prédateur Alpha était au final tout autant victime de son instinct que ses proies. Bien qu'il exsudait d'une suprématie asphyxiante, n'était-il pas prisonnier de sa propre soif de violence ? Isolé, au milieu d'un nombre incalculable de cadavre, entassés ici pour donner un sens à sa vie. Le Britannique pivotait, sans perdre sa face prédatrice, s'écartant de quelques pas de l'Apprentie qui venait de faire connaissance avec les pulsions meurtrières qui habitaient en permanence le Lycanthrope. Un regard par-dessus son épaule, s'assurant qu'aucune représailles ne serait engagées. Ou plutôt, un espoir qu'il y en ai. Le Dieu de la Prédation n'avait pas fini de jouer. Sans aucun respect pour toute forme de vie qui passait entre ses mains.

N'étaient-ils pas tous ses jouets, après tout ? Deus l'avait torturé en l'envoyant ici, mais peut-être désirait-il se faire pardonner en mettant à sa disposition autant de poupées de chair ? Ces détestables créatures qui se brisaient si facilement entre ses doigts. Qui hurlaient lorsque ses griffes parcouraient leurs corps, les transformant en lambeaux. Taillés à vif. Que l'élève lève les yeux au ciel, si elle en avait encore la force. Il ne lui restait d'humain que l'apparence. Bientôt, sans aucun doute, serait-elle comme lui. Pire, encore. Qu'elle implore son Dieu. Qui sait combien de temps leur restait-il ? N'étaient-ils pas des créatures folles et éphémères ? Enchaînés dans les ténèbres de la démence ? Un ricanement nerveux de la part du Lycan, et enfin, il arrachait son regard à la contemplation de la jeune fille, au même titre que le peu de dignité qu'il lui restait. Ne te lève pas. Pour sa part, il était préférable de filer avant que des responsables ne se pointent.

La loi du plus fort.
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[HRP : Sera vu avec Ealia, afin de ne pas anti-RP en la tabassant sans qu'elle ai son mot à dire. o/]


Dernière édition par Aleksander Anderson le Lun 25 Mai 2015 - 13:33, édité 1 fois
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Re: Don't give up, your hero is coming - Mer 20 Mai 2015 - 16:06


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___Tu sais ce qui est parfaitement un hasard ? C’est de tomber sur un homme - une bête - sanguinaire qui ne pense qu’à taper tout ce qu’il trouve, y compris toi, pour le coup. Coup ! C’est le cas de le dire ! Qu’est-ce que je suis drôle, tu ne crois pas ! Allez, rigole. Je sais que tu as envie de mourir tellement tu as mal et qu’il y a plus d’insectes que je n’en ai jamais vu jusqu’à maintenant, mais quand même ! Rigole, c’est drôle, la souffrance, surtout quand on ne la ressent pas, et surtout quand la personne qui la ressent l’a totalement cherchée. Tu trembles, au sol, à moitié assommée, ridicule, frêle, inutile. Une poupée mécanique toute cassée. Tu revois encore ses iris canins te transpercer de part en part. Tu entends encore sa voix venue d’outre-tombe faire grimper le rythme des battements de ton coeur. Et surtout, tu as l’impression que ses doigts seront à jamais enfoncés dans ton visage, comme une marque au fer chaud, en encore plus douloureux.
___Tant de douleurs, moi, je sais ce que ça veut dire, malheureusement. Malheureusement pour toi, bien sûr. Car même si tu aurais voulu lui arracher la glotte pour la dévorer, tu ne le pourrais pas. Parce que tu es telle une poupée mécanique délivrée à un enfant violent ; un jouet. Un ridicule jouet, aussi provoquant soit-il, qui ne pourrait jamais rien faire d’autres que de subir, en continuant malgré tout de déblatérer ses phrases pré-enregistrées dans la petite boite cachée au fond d’elle-même. Alors, est-elle toujours intacte, cette boite ? Tu te tortilles, les pattes et les ailes des insectes raisonnent par milliers, par million dans la cavité qui aurait décidément pu exploser sous la pression du coup que représente ton crâne. Sans arrêt, un bruit, lancinant, usant ta raison jusqu’à la moelle, pour la dévorer, la faire disparaître après l’avoir enseveli.
___Un de tes yeux parvient à s’ouvrir sur le surveillant qui s’en va, tel un lâche, avant de t’avoir achevée.

___C’aurait été tellement plus facile, s’il l’avait fait. S’il avait simplement brisé ta nuque, ou explosé ton crâne de son talon. Cela n’aurait surement pas été bien difficile, d’achever une pauvre demoiselle, pour un animal qui n’a aucun scrupule à s’attaquer au plus faible, et sûrement uniquement çà ceux-ci ! Quel péché d’orgeuil de l’avoir fait. Et quel plus grand pêché d’orgeuil que de vouloir continuer de lutter, ma chère Ealia. Si tu es vraiment Ealia, et pas une toute autre entité, recollage chaotique et malsain d’une âme fractionnée. Alors, rions, ensemble, pour fêter tout cela ! Il fuit, il fuit ! Mais non. Tu ne veux même pas le laisser fuir. Car, même si tu as perdu, tu n’as plus perdu. Car il n’y a ni vainqueur ni perdant quand il n’y a plus de cohérence. Le blanc devient noir. Le bon devient mauvais. Le ciel devient arbre et la terre nuage. Peu importe ! Tout est si beau, la dedans. Le prédateur peut devenir inférieur, après tout ! Un large sourire se dessine sur tes lèvres vacillantes à cause de la douleur.
___Tu te sens libre, forte. Ce que tu n’es pas, pas physiquement. Mais je sais que même moi, je ne peux plus te raisonner. Il n’y a plus personne qui le peut. Si ce n’est la peur, la surprise, des pensées, des paroles apaisantes. La mort.
___Non, pas la mort. Personne ne veut mourir, personne ne veut que tu en arrives là. Pas même moi, même Aleana n’aurait pas voulu, si elle avait encore été là. Tu pousses sur tes petits bras tremblant. Tu aurais pu jurer que ta tête désormais était aplatie, que tu n’étais plus qu’un monstre aux yeux rouges, dont le sang qui coule de ton crâne tentent d’embrouiller. Embrouiller encore plus, faire rougir le monde entier. Faire de la réalité un lieu chaud, épais et pourpre où toi même, tu auras le pouvoir de te dresser devant un prédateur. Un rire s’élève de ta gorge, puissant. Car le prédateur doit entendre, même si il est loin. Loin, près ? La distance ne semble même plus être un principe que tu connais. Le temps, l’espace, à quoi bon ! Inversons les deux. Faisons des mètres des heures et des heures des mètres ! Changeons la facette du monde. Remplissons la d’insectes par millions, brûlons les forts, honorons les faibles. Tuons ceux qui n’entre pas dans ces catégories. Rions quand nous voulons pleurer, crions quand nous voulons nous taire.
___Le rire s’étrangle dans une gorge essoufflée. Le sol est toujours si proche. La tête te tourne, comme si tu avais bu des litres d’alcool, même l’envie de vomir est là. Le sol est confortable et accueillant. Il est là, il t’enlace pour doucement te protéger des personnes rouges qui sont autour, dont les yeux forment chacun des bouches qui rient de la situation. Dont la bouche tordue dans un sourire hilare se moque de la stupidité de cette situation. Du plafond tombe des insectes, sur ta main, sur les monstres rieurs.
___J’espère te récupérer un jour, Ealia. Les élèves sont partis trouver de l’aide. Tes grands yeux ouverts suivent tes fantasmes délétères du regard, ta respiration sacadée donne du fil à retorde à ton coeur qui tente difficilement de suivre le rythme. Ton grand sourire trop enjoué, d’une toute autre mesure que celui que tu comptes bien ramener à toi, tes cheveux collés au sang de la plaie ouverte sur ton front.

« Cela… Ca ne sert à rien, rien, haha !  Le prédateur est voué à être chassé, chassé… Aplatit par les siens et par les grands monstres rieurs, hihi, ILS SONT LA, tout autour… Près de nous, autour… Là ! Et là ! Et… Tout près, en cercle rectangle isocèle, prêts à t’égorger avec leurs dents… Moi aussi… Hihihi… Moi aussi, je ris, hihi, tu as perdu cette bataille… Ceux qui frappent ils… Se frappent eux-même, mais dans le futur, comme, un paradoxe… Une bombe à retardement, haha ! La poupée est toujours en marche, elle ne s’incline pas… haha… devant les méchants… Ceux qui chassent pour juste… faire du mal. DEVANT LES LÂCHES ! Tu es si lâche, hihihi. Mais pourtant, si courageux… De vouloir faire respecter ta… petite petite petite et ri-di-cu-le loi du plus fort. Il se croit… Oui, il se croit malin, oui, haha. Tu ne feras jamais plier personne ! Per-sonne ! Car la violence ne fait pas taire la haine, elle l’attise… Oui… Hihi… Elle… La fait grandir, comme un petit poussin grandit dans son oeuf… avant de, BOUM, le faire exploser pour se révolter contre ce petit monde ! »


___Je ne sais pas quoi penser. La, dans mon petit coin, noyé sous les bêtes à ailes et à six pattes. Tes paroles, bien qu’hésitantes - mais pour une autre raison - s'enchaînent, s’emmêlent, se mélangent parfois même. Des rires s’interposent devant les mots. Tes mains caressent tantôt tes cheveux, tantôt s’envolent pour mimer une explosion ou encore gratter bêtement le sol pour tenter de creuser à travers ce tapis d’insectes qui tombent toujours du plafond pour retrouver le doux sol qui t’avait prise dans ses gras bras carrelés pour te rassurer. Tout ton petit corps semble animé par une vive énergie, telle une décharge électrique, mais tes blessures, désormais bleuies, les saccadent, les arrêtent, les font dévier.
___Une poupée, mécanique, défectueuse. Cassée, mais réparée comme on avait pu. Tu continues de rigoler comme un enfant. Tes paroles ont fait effet sur les « grands monstres rieurs », mais reste à savoir si ta vraie cible, elle, a été piquée au vif. Assez en tout cas pour que les professeurs et autres surveillants n’arrivent pour le prendre la main dans le sac. Oui, peut-être que toi, tu n’y as pas pensé, perdue dans un monde rien qu’à toi, que je peux voir à travers tes yeux, mais moi, moi qui ne suis que la Voix dans ton crâne, je sais que c’est une manière de le faire payer, même si ces adultes savent sûrement déjà pertinemment ce qu’il fait aux élèves.
___Et j’aimerai surtout qu’on t’emmène toi, te soigner et te calmer.
___Ou t'assommer une bonne fois.
___Avant que les choses n’empirent.


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Re: Don't give up, your hero is coming - Lun 25 Mai 2015 - 22:10
Les mains du Lycan convulsaient. Ses doigts ondulaient presque, comme si leur constitution osseuse elle-même était perturbée. Son visage était figé dans une expression de rage pure. Ses traits étaient tirés. Ses mâchoires, carrées, contractées. Ses yeux transpiraient d'une férocité croissante, alors qu'ils menaçaient de jaillir hors de leurs orbites sous l'afflux sanguin massif. Le Dieu Prédateur, dont l'aura n'était jusque là que sauvage et décalée, céda sa place à un aspect bien plus sombre, et humain, en un sens. Un concentré d'émotion négative qui ternissait le tableau de la puissance sauvage qu'offrait le Repenti. Une haine et une rancune si ardente qu'elle consumait tout ce qui osait se dresser. Le moindre instinct humain. La déclaration de la femelle l'avait frappé comme un coup de masse, le faisant entrer dans une frénésie sanguine terrifiante alors que sa respiration se faisait haletante, alors que les informations parvenaient progressivement jusqu'à son cerveau. Soudainement, le monde tout autour devint silencieux. Un silence oblitérant. Insupportable. Seul le sang battant à ses tempes, et le vrombissement omniprésent des murmures, qui se révélaient tellement naturels qu'il en avait pris l'habitude, résonnaient encore à ses oreilles.

La colère emplissait la moindre de ses pensées. Entachait la moindre de ses idées. Souillait la moindre des images qui lui venait à l'esprit. Entravait son mental tout entier, l'enchaînant dans les profondeurs de la folie, et de la violence qui accompagnait cette dernière. C'est comme si son être tout entier se déchirait brutalement, déversant sur le monde comme une déferlante de rage. Pendant un instant, il lui semblait que sa peau se craquelait, et que son sang rendu hostile, plein d'animosité, cherchait l'air libre. Une intense souffrance lui transperça la poitrine, alors qu'il cherchait son souffle, littéralement submergé par un élan destructeur inattendu. Un curieux stade où il était à mi-chemin entre la Bête et l'homme, ne sachant pas se situer, littéralement perdu en terrain inconnu. Sa rage était telle en cet instant qu'il ne parvenait plus à savoir ce qu'il devait faire. Reprenant brutalement contact avec la réalité, comme s'il émergeait d'une très longue apnée, il fit par un en avant, ses poings contractés et exerçant une pression qui aurait eu tôt fait de broyer les vertèbres de l'Apprentie démente.

Durant un instant, il semblait qu'il allait exploser. Muter. Cracher sa haine. Détruire. Laisser libre cours à sa bestialité. Qui se traduisait par une fureur indescriptible. Sans pareille. Il exsudait d'une soif de meurtre sans pareille, palpable même pour l'être le plus innocent qui soi. " Il va me tuer. " Voilà la conviction qui s'insinuait dans le coeur de ceux qui assistaient à tel déchaînement. Une certitude qui s'ancrait, s'imprimait, dans l'esprit, comme une marque au fer rouge. Et alors qu'il se penchait pour ramasser sa musculature, deux paires de bras venaient le retenir. La réaction fut instantanée. Une mécanique huilée. Perfectionnée par les siècles, des décennies d'évolution. Le Chasseur Suprême.

Légèrement torsion vers l'avant, et voilà que ses assaillants perdaient l'équilibre. Son bras, d'un geste brusque, fragilisait l'emprise qu'un de ses opposants exerçait sur lui. Voilà que son coude, prestement armé, s'enfonçait dans le plexus solaire du Professeur venu à la rescousse, avec une précision chirurgicale qui l'envoya au sol, souffle coupé, stupéfait par la violence de l'assaut. Profitant du moment de stupeur chez son dernier adversaire, il entraînait celui-ci avec lui, fracassant son dos et l'homme qui tentait de lui faire une clé de bras contre les casiers. Désorienté, il enroulait son bras désormais libre autour du cou de sa victime, et l'abaissait brutalement, dressant son genou dans le sens inverse. Genou qui eut tôt fait de lui fracasser le nez, déchaînant un déluge de sang qui tâcha la manche du Repenti. Se défaisant de l'assaillant, il l'acheva en frappant du revers du poing, toutes ses phalanges défonçant à moitié la mâchoire du professeur, qui s'effondra aux côtés de son compagnon, tous deux se tordant de douleur.

Puis, son regard ambré et farouche s'orienta vers la folle. Acéré, comme celui d'un rapace repérant une charogne de laquelle il aurait aisément pu se repaître. Mais déjà, l'adrénaline et la colère s'estompaient progressivement, ses bras perdaient leur force, et ses sens s'émoussaient. Balayant d'un coup d'oeil les deux professeurs qu'il venait de mettre à terre en l'espace d'un instant, les neutralisant avec une efficacité redoutable digne d'un soldat entraîné et rompu à l'art du combat.

Puis, étrangement, le Lycan poussa un profond soupir, pivotant, les spectateurs qui avaient débarqué entre temps pour contempler la rixe s'écartant de son passage, l'ombre de la peur sur leur visage, et après avoir tourné les talons, il glissa les mains dans ses poches, se dirigeant vers l'extérieur. Sans aucun doute l'Apprentie serait-elle assommée afin de mettre un terme à sa crise de folie. Cependant, l'intérêt que lui portait le Prédateur Alpha s'était dissipé. Et, de toute évidence, il s'était défoulé jusqu'à plus soif, pour le moment. C'est avec un sourire satisfait qu'il quittait les lieux, réfléchissant déjà à la manière avec laquelle il pourrait déclencher un autre affrontement, afin d'assouvir son appétit de destruction, insatiable.

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Re: Don't give up, your hero is coming - Sam 30 Mai 2015 - 19:32

Mieux vaut ne pas provoquer ni tenter d’attaquer une bête aussi sauvage, c’est peine perdue. Il faut l’approcher lentement, faire naître une confiance, une complicité… puis lui passer le collier et la laisse au cou ! La démente provocatrice, c’était une mauvaise idée… une chance qu’Ealia n’ait pas finie enfermée dans un casier, elle aussi. Pour retrouver le corps, c’est moins facile…

Une bonne approche que je n’avais encore jamais vue ! De quoi avoir déstabilisé Aleksander, qui y réfléchira à deux fois avant de sauver quelqu’un la prochaine fois… même une femme (ou une poupée…) en détresse. Arriverait-il à un tournant de sa seconde vie ? Côté Ealia… espérons qu’elle apprenne que la franchise n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus adapté face… « au plus fort ». J’ai aimé et il n’y a que des points positifs dans ce RP, alors… foncez, continuez !

Ealia Vaylond : 450 xps
Aleksander Anderson : 430 xps

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Don't give up, your hero is coming
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