Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks]

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Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Ven 24 Avr 2015 - 13:02
" - Pousse toi gamine "

Mes deux joues se gonflèrent tandis que je me décalais légèrement, verre de grenadine en main. Je devais faire attention, à ne pas le renverser, car étant donné le regard dont le monsieur de la buvette m'avait accordé, il n'était pas prêt de m'en resservir un nouveau. J'avais la chance, de me trouver sur ce qu'ils appelait "l'étage". Car de là où je me trouvais, je pouvais voir les gens en bas danser en faisant voler quelques gouttes de sang. Je ne comprenais pas bien ce qu'ils faisaient, mais cela semblait être une tâche dure, car ils tiraient d'horribles grimaces.

Je ne voyais pas beaucoup d'enfants ici. En fait, je devais être la seule. Peut-être était-ce pour cela que les grandes personnes me regardaient en louchant ? J'avais profité de l’absence de monsieur Thomas -le majordome- à la maison pour me rendre chez une copine avec l'accord de madame Linda -la nounou-. Mais, comme Marguerite et moi-même nous nous étions disputée lors du cours de géographie à cause du stylo violet que je ne voulais pas lui prêter, j'avais décidé de ne pas m'y rendre. Mais je ne voulais pas non plus rentrer à la maison. Je voulais me balader un peu, loin de l'affreux chien de monsieur Thomas ! Parfois, je les soupçonnais de comploter ensemble, comme si ils parlaient la même langue. Sinon, pourquoi monsieur Thomas parlerait-il parfois à son chien ? Quoi qu'il en soit, après avoir marché un peu dans les rues, j'avais fini par m'y perdre. Enfin, la ville était grande tout de même. J'avais suivi un chat, un gros chat blanc et noir et il avait disparu. Le seul endroit qui semblait animé était celui-ci. L'homme qui se trouvait à la porte m'ouvrit gentille ment. Un petit restaurent s'y trouvait. Mais désirant aller aux toilettes, je suivis un grand homme brun qui entrait par une porte au fin fond d'un couloir.. Une toute autre ambiance s'y trouvait. Des cris, des hommes en costard..

Retroussant le nez devant une odeur ambiante de transpiration, je m’avançais alors et traversa la petite foule. Un homme, sans T-shirt et le torse barré d'une cicatrice béante passa à côté de moi. Je fis la grimace, voyant du sang dégouliner devant moi. Pleins de messieurs avaient délaissé cet espèce de couloir pour avancer vers une sorte de barrière. Ce ne fut qu'en avançant à mon tour que je vis en contre bas, deux hommes en train de danser. On aurait dit qu'ils se trouvaient dans une arène pour faire combattre les chiens, comme dans ce film de cow-boy, ou les gens pariaient sur la victoire de telle ou telle bête. Tournant la tête, je vis un espace buvette et m'y rendis. Le comptoir, bien trop haut pour moi, je me maintenais sur la pointe des pieds pour y commander mon verre...


Désormais, je faisais bien tâche, parmi tous ces hommes aux nez rouges et choppe de bière en main qui s'agitaient à côté de moi. Ils étaient soit très bien habillé, soit avait la dégaine de monsieur sans domicile, alors que moi, j'étais habillée de mon uniforme scolaire. Je n'étais pas retournée à la maison, alors je n'avais pu me changer. Mais ce n'était pas grave, au moins, l'uniforme me tenais chaud. A mon tour, je me faufilais entre les grandes jambes de ces messieurs, prenant garde à ne pas renverser de la grenadine partout. J'étais désormais au premier rang, sur la pointe des pieds pour regarder ce qu'il y avait en contre bas. L'un des messieurs se faisait sortir par deux autres personnes, la tête toute rouge. Il ne restait en bas qu'un homme, brun et le sourire goguenard. Il était aussi musclé que les lutteurs que j'avais vu à la télé, dans une émission de catch. Ma bouche s'entrouvrit, à la vue de ce spectacle. Relevant le menton, j'écoutais les deux messieurs parler au dessus de moi. Ils disaient que c'était un champion. Il venait d'étaler 5 hommes d'affilés. Du coup, ils misaient leur argent sur lui.

Rabaissant la tête, mon regard se posa sur un deuxième homme. Un grand blond qui intégrait à son tour la piste. Il ne portait pas de haut lui non plus. Mais il était pâle, tout pâle comme un albinos. Heureusement, il n'était pas maigrichon. Sinon, il ferait bien peur. Aucuns cicatrices ou hématomes ne semblaient montré qu'il avait déjà fait ce genre de chose. Pourtant..

Un monsieur passa derrière moi, gueulant qu'il prenait les paris. Tous les gens autour semblaient donner le nom du monsieur brun, dans l’arène. Je pris dans ma poche mon petit porte monnaie.


" - Moi je parie sur monsieur albinos !"

Je tendis mon billet de 20 euro au monsieur, qui sembla perplexe en me regardant. Un peu comme tous les messieurs, qui semblaient tout juste se rendre compte de ma présence. Je crois que si monsieur blond gagne, et que tout le monde a miser sur l'autre monsieur brun, je devrais pouvoir m'acheter beaucoup à manger ? Fière de moi, j'attendis que le monsieur prenne note de mon choix et retourna ensuite près des petites barrières pour regarder en contre-bas.

" - Allé monsieur. Albinos ! Grâce à vous, je vais pouvoir manger du canard laqué ce soir. "
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Re: Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Sam 25 Avr 2015 - 20:06
Pénétrant dans la cage, un sourire carnassier et assuré aux lèvres, le Lycan, massif, faisait face à un véritable géant. C'était son tour. Il avait patienté, après s'être présenté sous un pseudonyme auprès de l'homme qui notait participation, et lancer les paris çà-et-là. Il n'avait aucune idée de ce qui s'était passé un peu plus tôt dans sa journée. En fait, lorsqu'il venait sur Terre, tout se déroulait si rapidement. C'en était chaotique. Agréablement chaotique. Rien n'avait de sens. Tout suivait son instinct. Il ne lui semblait pas avoir tué, aujourd'hui. Et il n'en éprouvait pas l'envie. Curieusement calme, les murmures et Vasilis le laissaient tranquille. Ironiquement, le Britannique se demanda si c'était son jour de congé autre part qu'à la cafétéria. Mais alors qu'il restait enfoncé dans ses pensées, un crochet du dos vif et inattendu vint le cueillir aux côtes, le ramenant à la réalité brutalement, alors que son dos rencontrait la grille qui composait les murs de la cage. Se fendant de côté, Aleksander évitait un direct, se glissait dans le dos de son adversaire, et remettait une distance respectable entre eux. Mais déjà, il revenait à la charge.

L'avant-bras du Lycan se levait, bloquant le poing de son opposant. Déplaçant imperceptiblement ses appuis, son tibias traçait un arc-de-cercle fulgurant, s'écrasant dans le flanc du champion, qui grimaçait sous la force de l'impact, vacillant, et déjà, remettait un mètre de sécurité entre lui et le Dieu qui le toisait avec un air inquiétant. Il n'avait pas le visage déformé par la rage ou l'anxiété de tous ceux qu'il avait affronté jusque là. En fait, il n'adoptait même pas de posture qui aurait laissé deviner le style de combat adopté. C'est comme s'il se contentait de contre-attaquer, implacable. Il arborait un calme terrifiant. Ses iris dorés scrutaient le moindre geste de l'homme massif qui lui faisait face, avec un intérêt morbide. Comme s'il se demandait quel serait l'assaut le plus douloureux. Une mécanique froide et horrifiante. Une logique impitoyable, inhumaine. Le blond au teint pâle s'enfermait dans une bulle, dans laquelle il n'incluait que son adversaire, qui frissonnait. Malgré la silhouette athlétique et équilibrée du Britannique, il était peu probable qu'il puisse manifester une force suffisante pour rivaliser avec celle du champion, véritable montagne de muscle. Or, ses côtes hurlaient, suite au dernier échange. S'arrachant à ses pensées, l'adversaire du Repenti revint à la charge, son poing droit fusant, directement vers le visage vampirique d'Aleksander. Qui, déjà, s'était soustrait à l'idée même d'être touché. Ses genoux s'étaient fléchis, lui offrant un angle parfait sur la faille proéminente dans la garde  du colosse. D'une simple pression sur ses mollets secs, le Prédateur Alpha décollait du sol. Sa paume percutait le menton de son opposant, brisant son élan, et rejetant sa tête en arrière, créant un déséquilibre manifeste. Il continua de s'élever à quelques centimètres du sol, et son poing fendit l'air, s'alignant avec l'épaule de son détenteur, forçant le passage au milieu des bras vainement agités du champion. Heurtant avec une brutalité inouïe le plexus solaire de l'homme, celui-ci se pliait en deux, sous la force du coup, par réflexe, souffle coupé, poumons comprimés, vidés. Mais l'enchaînement du redoutable pugiliste qui lui faisait face n'était pas achevé. Entraîné par son mouvement, le blond avait comblé l'écart créé par son coup entre eux, et retombant sur la partie extérieur de son pied gauche, il frappait de nouveau. Jambe droite levée, son tibias fauchait le visage mis à sa hauteur, éjectant son propriétaire directement au sol, le nez brisé, un torrent écarlate maculant ses traits, le rendant méconnaissable. Les iris lupins scrutèrent durant plusieurs secondes l'homme étendu et sonné, dont les sens étaient probablement affolés. En fait, il ne devait même pas savoir qu'il s'était effondré. Tout s'était passé si vite. Le Britannique toisait toujours son opposant, tête légèrement inclinée. Il avait l'air dérangé, dans cette position. Pas un seul instant le rythme de sa respiration n'avait changé. Un calme absolu, horrifiant.

Un tonnerre de hurlements le ramena à la réalité alors que la foule se déchaînait, tout autour de la cage. Certains, de joie. D'autres, beaucoup d'autres, d'indignation. En promenant son regard vide d'entrain sur la foule, le Lycan s'interrogea sur la raison de sa présence ici. Il avait presque l'air hagard, cherchant ses parents dans un supermarché. Entouré d'une espèce exécrable, le voilà adulé et détesté sans qu'il n'ai cherché à obtenir telle considération. C'est alors que son regard féroce s'était braqué dans des iris semblables aux siens. Et il s'était figé. Son coeur avait raté un battement, alors que ses pensées évacuaient son esprit comme un bateau en plein naufrage. Alors qu'il avait porté une main à son flanc, tâtant ses côtes qui, fort heureusement, se révélaient intactes, une douce chaleur avait envahi sa poitrine, tandis qu'il continuait de scruter le petit et fragile être, surélevé par rapport à lui, alors que des individus scandaient son nom d'emprunt, tout autour. " Monarch. Monarch. Monarch. "

Mais le Prédateur Alpha n'avait d'yeux que pour la petite créature qui lui rendait son regard.
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Re: Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Dim 26 Avr 2015 - 1:21
Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil.  Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures, un temps pour démolir et un temps pour construire. Monseigneur. Il est venu le temps du canard laqué.

Mes deux paupières se rouvrirent alors que d'un bref mouvement de la main, je faisais les signes qu'un nous avait appris au catéchisme, afin d’honorer le père, le fils et le saint-esprit. Ma main se reposa alors sur le verre tout froid contenant la grenadine. Je n'arrivais pas à détacher mon regard du faux monsieur albinos. Il avait quelque chose d'étrange. Quelque chose de pas .. De pas commun. Hormis sa couleur de peau très très pâle, là, c'était différent. Mais personne ne semblait remarquer quoi que ce soit, les messieurs autour étaient trop enthousiasmé par je ne sais quelle folie humaine. Peut-être étaient-ils tout excité de voir la fin du match ? Je me souvenais que dans Balto, les gens devenaient tout fou , tellement ils étaient à fond dans leur encouragements. Mais le fait qu'ils aient misé de l'argent devait les pousser à agir de la sorte ! Moi-même, j'étais toute contente de pouvoir imaginer le canard laqué qui m'attendrait. Car je n'en doutait pas, Monsieur Blondi allait gagner.

A aucun instant du combat, je n'avais vu ma foi ébranlée. Après tout, n'avais-je pas adressé une prière au seigneur ? Il devait l'avoir entendu, je n'en doutait pas un seul instant car l'homme écrasa le grand brun musclé. Je ne savais, si je devais me réjouir de voir un tel spectacle et de voir l'autre à terre. De toute manière, je n'avais pas pu observer toute la scène, occupée à cacher mes yeux de temps à autres car cette vue me faisait un peu peur. Il y avait du sang partout, sur le visage de l'homme à terre. Ça devait faire très mal. Dodelinant de la tête, mon regard croisa celui du monsieur Blondi. Il avait des yeux étranges. Étaient-ils semblables aux miens ? J'étais perdu dans ma contemplation de cet étrange personnage.

Une main se posa sur mon épaule, me faisant sursauter. Levant la tête , un monsieur, probablement aussi grand que Blondi me sourit, de sa mâchoire édentée et le crane orné d'un grand chapeau. Il me glissa quelques mots, en me disant que je devais aller réclamer mes gains, si je voulais m'acheter une autre grenadine. Je crois, qu'il n'étais pas méchant. Car il avait pas une tête de méchant. Tournant la tête vers l’arène, mon regard croisa celui du lutteur une dernière fois , avant que je me fasse entraîner à la suite du monsieur à l'étrange chapeau. J'étais un peu déçue, car j'aurais aimé pouvoir parler au grand monsieur blond, au moins le remercier pour mon festin de ce soir. Mais probablement ne serait-il plus dans l’arène quand je reviendrait. Peut-être allait-il venir à l'entrée lui aussi ?

C'est devant le comptoir, que le monsieur au calepin semblait sortir de sa sacoche des billets. Il arrêtait pas de beugler en disant que les paris avait  une cote de 85 contre 1, ou quelque chose du genre. Le Favori était monsieur "Boba Fett".  Le monsieur au grand chapeau me tient compagnie pendant que je faisais la queue. Il me demandait ce que je faisais ici, si j'étais seule et autres choses. Il était gentil, mais il posait beaucoup de questions auxquelles je ne pouvais répondre. Lorsque ce fut mon tour, le monsieur au calepin me regarda et fit la moue. Il sorti alors des billets qu'il me donna dans la main. Nous fîmes alors demi tour, monsieur au chapeau et moi-même -car oui, il était encore avec moi-, pour nous éloigné de la petite foule.


"- Pour rentrer chez toi et te payer un Macdo, je suppose que tu as besoin de quoi, trente euro ?"

L'homme au chapeau se baissa alors, en me souriant avant de prendre les billets dans mes mains. Il fit alors le compte sous mes yeux, et me tendis un billet de 20 et un billet de 10. Mes sourcils se froncèrent. Il n'était pas gentil, en fait.

"- C'est mon argent, il me revient. J'ai misé sur monsieur Blondi."

"- Tu n'en a pas besoin. Allé, rentre chez toi, moucheron"

Dégoûtée, je regardais le monsieur qui avait tronqué son sourire de gentillesse pour une sale tronche de mécréant. Beaucoup de gens nous regardait, mais personne ne s'interposait, comme si prendre parti pour une cause semblait avoir disparu. Monseigneur avait-il crée tous les hommes à son image ? Si tel est le cas, qu'étais-je donc, moi ?

" - Rendez-le moi ! Vous n'êtes qu'un vil gredin !"

Lâchais-je, en attrapant le bras du monsieur et pour y planter mes petites dents. Il se mit à rire, en me repoussant. Mes fesses ne s'écrasèrent pas sur le sol non, j'avais eu le bon sens de me rattraper pour ne pas tomber. Heureusement que mon verre était presque vide... Déçue, je regardais le monsieur s'éloigner pour descendre les escaliers. Trente euro... Je pourrais m'acheter un canard laqué avec ca.. ?
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Re: Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Sam 2 Mai 2015 - 2:02
Il avait surgi de la foule, avec pour seul vêtement son jean, et ses chaussures, enfilées à la va-vite. La paume de sa main percuta l'épaule de l'homme, brisant l'élan qui le menait vers les escaliers. Ce type-là puait. Et bien que l'étrange phénomène qui le liait à l'humaine importunée ne soit pas élucidé, Aleksander avait comme le sentiment qu'elle reposait sur sa responsabilité. Quant à la raison pour laquelle il était intervenu dans cette manière... Il n'y avait plus qu'à miser sur sa brutalité naturelle et instinctive. Le coup ne tarda pas. Fléchissant les genoux, il se substitua au direct du droit que lui adressait son nouvel adversaire. La tranche osseuse de son avant-bras s'écrasa directement entre deux côtes de l'homme, qui vacilla. Utilisant sa main libre pour se tenir en équilibre sur un seul de ses pieds, le second de ces derniers brisa dans un craquement sonore et sec la rotule de l'humain, qui entreprit de chuter. Mais déjà, le Britannique s'était rétabli, et dans le mouvement qui accompagnait son redressement, il propulsa son genou à la rencontre du nez de sa victime, qui s'effondrait lourdement sur le dos, non sans lâcher un gémissement plaintif avant de perdre connaissance. Aux pieds de la petite fille. Inconsciemment, le Dieu de la Prédation avait omis l'idée de retenir ses coups. Et voilà qu'un être humain normalement constitué dont la moitié du visage était ensanglantée gisait aux pieds de l'entité qui semblait lui être liée.

A nouveau, son regard farouche et exsudant de férocité se leva vers elle. D'un signe de tête, le Britannique désigna la main remplie des billets gagnés et mérités. Puis, il pivota sans attendre. Sans aucun doute que leur route se recroiserait. Mais de petites voix lui soufflaient que ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Il prit la place de l'homme qu'il venait de traumatiser sans aucun doute à vie, et s'engagea dans les escaliers. Il lui suffisait d'un simple coup d'oeil pour remarquer que les regards braqués sur lui transpiraient la peur. Qu'il appréciait ce sentiment de toute-puissance ! C'est comme si le sang dans ses veines bouillonnait et pulsait d'une énergie nouvelle. Comme s'il s'abreuvait de la terreur inspirée par ses actes. Qu'ils tremblent. N'étaient-ils pas les êtres inférieurs, en cet instant ? Qu'ils connaissent la terreur qu'inspiraient leurs armes à feu aux animaux. Le karma ferait tôt ou tard son affaire. Il fallait se rendre à l'évidence ; le Britannique serait le principal outil dudit karma. Ou alors, était-ce la folie qui le gagnait chaque jour de plus en plus, qui le poussait à ce raisonnement ? Ses lèvres s'étirent en un inquiétant rictus, alors qu'il franchissait la porte menant veers l'extérieur, une pluie battante sur son corps nu. Il avait cru entendre parler des liens entre Apprentis-Dieux et humains, durant son service, à la cafétéria. Mais de ce qu'il en avait hâtivement conclu, cela revenait à prendre sous son aile une fourmi impossible à écraser. Ce qui n'était pas dans ses préoccupations.

N'avait-il pas suffisamment à faire ? Il devait évoluer. Croître. Était-ce là l'ultime tentative de Deus de lui rendre son humanité ? Son HUMANITÉ ? L'enchaîner était-il une preuve d'humanité ? Le marquer au fer rouge ? L'utiliser comme une arme ? Le ramener à la vie pour à nouveau, tenter de l'asservir ? Un rire frénétique et psychotique jaillit de sa gorge, alors qu'il restait là, au milieu de la route, le visage orienté vers le ciel, sa chevelure blonde lui masquant les yeux, trempée. Il n'y avait aucune raison particulière à cet élan d'hilarité. Les murmures et Vasilis eux-même étaient prostrés. Perdait-il les pédales même sans leur aide ? Soudainement, il s'arrêta. Puis s'enfonça dans les entrailles de la jungle de béton qu'était la ville. Son ventre gargouillait. Quelle heure était-il ? Il n'est pas sain de manger trop tard. Cela importait-il réellement ? Une pléthore de repas s'offrait à lui, avec tellement de sympathie. Les humains avaient au moins une qualité.

Leurs os ne restaient pas entre les dents.
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Re: Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Sam 2 Mai 2015 - 17:23
Dépitée, je retins un soupire en croisant mes mains. Pourquoi les hommes agissaient de la sorte ? Étaient-ils donc tous fous et malhonnêtes ? Mes yeux se fermèrent alors que de mes lèvres sortait un imperceptible murmure.

" - Mon Dieu, permettez aux bons Esprits qui m'entourent de venir à mon aide lorsque je suis dans la peine, et de me soutenir si je chancelle..."


Le guerrier de tout à l'heure, le grand blond venait d’apparaître. Était-ce un ange gardien envoyé du ciel ?

Les juifs de l'Ancien Testament avaient écrit à l'époque qu'il y avait, des entités reliées à chacun d'entre nous, afin d'assurer protection de chaque être humain. Je n'en avais jamais réellement vu, ou eu vent d'une quelconque confirmation, mais chaque année, le 2 Octobre, nous célébrions à l'Eglise leur fête. Un peu comme pour leur rendre grâce. Après tout, ces êtes seraient présents, ayant pour but d'être les témoins de notre vie lors du jugement dernier.


" - ... Faites, Seigneur, qu'ils m'inspirent la foi, l'espérance et la charité; qu'ils soient pour moi un appui, un espoir et une preuve de votre miséricorde... "


Pourtant, ces entités n'étaient-elles pas censés êtres divines, et donc non visibles pour les mortel ? Ma tête se pencha sur le côté alors que j'observais cet homme, où que sais-je, en train de frapper l'inconnu au chapeau. Je n'étais en rien perturbée par la giclure de sang, qui vint éclabousser mon visage, non, trop obnubilée à regarder blondi. Il était serein, ses gestes me faisaient penser à ceux de monsieur Chuck Norris, en probablement moins américains. Connaissait-il le fameux coup de pied sauté ? J'étais fan de cette technique, même si je n'avais jamais pratiqué quoi que ce soit dans le genre. Je savais que, si un jour, plus grande, je me faisais attaquer, il me suffirait de faire comme monsieur Texas Ranger, un coup de pied de la sorte. Mes yeux se fermèrent, le temps que je termine.

" - ... faites enfin que je trouve près d'eux la force qui me manque dans les épreuves de la vie, et, pour résister aux suggestions du mal, la foi qui sauve et l'amour qui console. "


Bruit sourd, comme un craquement. Ma prière s'acheva. Les paupières de nouveau ouvertes, je braquais mon regard face à moi. Et il était là debout, devant le corps de l'homme qui, précédemment portait un chapeau. L'entité baissa le menton, comme pour désigner quelque chose, alors forcément, mon regard suiva. Je vis au sol, dans la main de l'homme édentée, les billets qu'il m'avait subtilisé. Relevant une dernière fois la tête, mon regard croisa celui du grand blond. Je me contentais de lui sourire, pour le remercier, car déjà, il venait de tourner le dos. Aurait-il des ennuis ? Non. Il disparaîtrait. Je fis quelques pas pour m'accroupir à côté de l'homme au chapeau et récupérais mes biens, ainsi que son couvre-chef que je mis sur ma tête. Je prenais les intérêts, dirons nous. J'aurais aimé le remercier autrement, peut-être lui donné du canard laqué ? Mais cela ne se ferait qu'une prochaine fois, oui. Je le savais.

Après avoir déposée le verre vide sur le comptoir, le monsieur qui avait la tache de servir les boissons accepta que je passe un appel avec son téléphone. Il avait, assisté à la scène, comme tous les gens ici et se sentais je crois, obligé de se montrer coopératif. De mémoire, je composais le numéro de Monsieur Jean, notre cuisinier. Il fut d'abord étonné, inquiet, puis presque en colère de me savoir seule, dans un endroit pareil. Il prit l'adresse et me promis d'arriver dans la demie-heure. Il avait même dit qu'exceptionnellement, je pourrais dormir chez lui et peut-être passer le week-end avec sa famille. Je m'en réjouissais déjà, car j'allais pouvoir jouer avec ses filles. Enfin, elles étaient plus grande que moi, mais elles étaient gentilles.


J'attendis. Une demie heure s'écoula en effet, avant que je ne puisse voir le cuisinier débarquer. En furie, il poussa quiconque traînassaient sur son passage avant de s'accroupir devant moi, en posant ses deux grandes paluches sur mes épaules. Je répondis à toutes ses interrogations. Le pourquoi du comment j'étais arrivé ici, pourquoi j'avais du sang sur la joue. Il tira même une mine horrifié lorsque je lui racontais l'épisode avec blondi. Fronçant les sourcils, monsieur Jean me pris la main et me fis marcher pour regagner sa voiture, à l’extérieur. Je dû tout de même insister, pour qu'il accepte de se rendre chez un traiteur chinois, avant de rentrer chez lui. Mais, j'étais un enfant, et j'obtenais tout, absolument tout ce que je voulais. Une fois arrivée chez lui, je pris place à table, dans la cuisine. Sa famille était déjà couché, il faut dire que je l'avais tiré du lit, à cause de mon appel. Assis en face de moi pendant que je mangeais mon canard laqué, monsieur Jean me questionna de nouveau, sur " l'entité " dont je lui parlais. Il ne semblait pas très à l'aise sur le sujet, mais me laissa tergiverser avant de m'amener dans la chambre d'ami, pour que j'aille me coucher. J'attendis qu'il sorte de la chambre pour repousser les couettes et aller à la fenêtre, pour regarder le ciel. Je m'accroupis de nouveau, avant de croiser les deux mains.

" - Esprits bien-aimés, anges gardiens, vous à qui Dieu, dans son infinie miséricorde, permet de veiller sur les hommes, soyez nos protecteurs dans les épreuves de notre vie terrestre. Donnez-nous la force, le courage et la résignation; inspirez-nous tout ce qui est bon, retenez-nous sur la pente du mal. Et vous, mon bon ange blond, ne m'abandonnez pas. Revenez à moi, je saurais être généreuse et vous offrir un bon canard laqué, où ce qu'il vous plaira."


La prière, bien qu'aménagé à ma sauce, s'acheva sur un signe de croix. Je me relevais alors, souriant bêtement et regagnais mon lit d'un soir. Demain serait une nouvelle épreuve.
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Re: Que ne ferait-on pas, pour un bon canard laqué [Aleks] - Ven 8 Mai 2015 - 17:40

"From England, weight in at one hundred and eighty-five pounds, he is the current world heavyweight champion, the Apex Predator, Aleksandeeeeer Aaaaandersooooon !"

*hum hum*

Une cote de 85 contre 1 (je ne pense pas que ça existe, parce que ça ne sert pas à grand-chose de parier 20 € multipliés par 1 ! =o), soit 1700 € de gain (si je ne me trompe pas)… c’est plutôt pas mal pour une seule soirée. Peut-être que la petite demoiselle de Puységur aurait dû donner un peu d’argent à celui qui lui en a fait gagner autant ? Rien que pour le remercier. Peut-être qu’elle aurait dû l’inviter tout de suite à manger ? La prochaine fois alors… rendez-vous pris.

J’avais confiance, je savais qu’Aleksander allait aider Marie-Mad’ ! Il ne sera pas tendre avec elle, il l’effrayera sans doute dans le futur, quand il se transformera sous ses yeux (ou alors, quand il se retrouvera en mode Pedobear, à poil après sa transformation…), alors, souhaitons bon courage à la pauvre petite humaine. Et également au courageux repenti, cela va de soi !
Continuez comme ça, comme toujours, et bonne continuation !

Marie-Madeleine Puységur : 245 xps
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