Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un bond dans le passé ou retour à Pharsale (quête)

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Un bond dans le passé ou retour à Pharsale (quête) - Jeu 2 Avr 2015 - 18:29



Un bond dans le passé
ou retour à Pharsale (quête)





Ce qui en l'apparence est bon à manger, ne l'est pas forcément en réalité... En effet, Caesar l'avait appris à ses dépens, lorsqu'il décida de s'octroyer une gourmandise après une dure journée de travail. Ce dernier n'avait pas réussi à résister à la tentation de croquer dans cette sublime tartelette aux abricots. Et pourtant, cette pâtisserie, qui semblait banale aux premiers abords, lui joua un bien mauvais tour. Puisque le professeur était désormais cloué au lit, prit de maux de ventre et tremblant comme une feuille.

Le calvaire de Gregorio avait commencé en début de soirée par des crampes d'estomac, avant d'être pris par des horribles frissons, ainsi que des vomissements. L'italien n'arrêtait pas de maudire le cuisinier de la cafétéria, tandis qu'il effectuait des allers-retours entre son lit et les toilettes de sa chambre. Il ne se souvenait pas de s'être senti aussi mal après avoir mangé. Il n'avait mangé qu'un tartelette, et le voilà à l'agonie... En effet, Caesar l'avait appris à ses dépens, lorsqu'il décida de s'octroyer une gourmandise après une dure journée de travail.

Malheureusement, l'ancien consul n'était pas au bout de ses peines, car il fut pris par de vertiges, qui n'arrangeaient en rien son état actuel. Vaincu par un tarte... Quoi de pire pour le consul, qui se satisfaisait de voir que personne ne le voit dans une telle situation. Finalement, l'albino s'endormit péniblement, et plongea dans les bras de Morphée. Il se laissa bercer par le silence, qui l'emportait doucement vers une autre monde... Quand soudain une voix vint briser cette harmonie fragile.

-Caesar... Caesar... Réveillez-vous...

Le romain ouvrit subitement les yeux, et se redressa légèrement. Il s'était assoupi quelques secondes dans sa tente. En face, lui se tenait Marcus Antonius, son bras droit. Ce dernier s'était penché sur le dictateur, qui avait fini par s'endormir sur son siège devant une table recouverte de cartes et de manuscrit. Reprenant doucement ses esprit, le Iulli se tourna vers son subordonné l'air fatigué.

-Qui y a-t-il Marcus... Les préparatifs pour le repli vers sont-ils terminés ?

Le jeune homme fit une moue inquiète, et sorti un papier et le tendit à Caesar.

-Non Caesar... Je crains qu'il ne soit plus possible de se replier, Pompée est à notre poursuite, ses troupes sont déjà en ordre de bataille. Domitius Calvinus est parti en éclaireur, et d'après son premier rapport, Pompée n'est plus qu'à quelques dizaines kilomètres de notre camp, ô Caesar...

Le commandant saisit alors le document, et parcourut rapidement les quelques lignes écrites en latin. Le danger était imminent, surtout proche. Il ne devait il y avoir qu'une journée de marche entre l'armée de Pompée, et celle de Caesar. Un jour, un temps bien trop court pour organiser une dizaine de légions pour une bataille, mais pas pour le consul rompu à l'art de la guerre depuis toujours. Il replia le papier et le posa sur la table, avant de se lever et de sortir de sa tente en compagnie de Marcus Antonius.

-Marcus, fais rappeler Domitius Calvinus au camp le plus rapidement possible, je veux vous voir dans ma tente quand la lune sera levée, afin de discuter avec vous de la tactique à suivre.

-À vos ordres, ô Caesar.

Tout de suite après avoir donné ses directives, le second du consul partit exécuter ses tâches. Tandis que le commandant romain marchait en direction des campements de ses légions. En voyant leur chef entrer devant eux, plusieurs soldats firent un salut martial et escortèrent ce dernier dans son parcours. Il fit alors appeler tous ses centurions, légionnaires, mais aussi techniciens et esclaves. Une masse hétérogène se rassembla autour d'une estrade, d'où se tenait Caesar, magistral et imposant dans sa tenue militaire. Le soleil couchant, recouvrit le Romain d'un sublime halo de lumière, qui se réfléchissait sur son plastron doré. Les regards étaient rivés sur sa personne, des murmures s'élevaient de part et d'autre de la foule. Tout à coup, le chant des cors firent taire les légionnaires, qui se tournèrent tous vers leur leader. Un page annonça alors le Romain, puis l'ensemble des soldats le saluèrent.




-Avé Caesar !

-Avé Légionnaires !

Onze légions se dressaient devant lui, il y avait des cavaliers romains, des infanteries germaines, ou encore des gaulois. Tous des fidèles partisans de Caesar, prêts à se battre jusqu'au bout pour lui. Ils étaient son fer de lance, inflexible et tranchant. Jamais ils n'avaient été vaincus depuis le début de la guerre civile contre Pompée... Enfin, jusqu'à hier. En effet, la journée précédente, l'armée césarienne avait été battue à Dyrrachium et poussée au repli vers la Thessalie. Toutefois, les césariens avaient eu de la chance et réussirent à gagner leurs camps, puisque Pompée n'avait pas poursuivit Caesar. Le Iule se souvint ce qu'il avait dit à ses hommes avant de rentrer dans sa tente et de s'assoupir : « La victoire était aujourd'hui assurée aux ennemis, si leur chef avait su vaincre. » Ils avaient échappé à une défaite totale, car l'ennemi avait été trop clément... Grosse erreur, car le descendant de Vénus n'allait pas commettre les mêmes erreurs. Caesar regarda la foule, puis s'empressa de s'adresser à elle dans son meilleur latin, afin de lui redonner confiance.

-Mes camarades ! Sachez à quel point je suis fier de vous ! Je n'ai jamais vu dans mon existence, une armée aussi vaillante que la mienne. Et bien que nous ayons goûtés à la défaite, il ne faut pas se laisser abattre... Pompée et ses hommes nous ont obligé à reculer, et maintenant, ils sont à notre poursuite pour prendre nos têtes. Mais allons-nous les laisser faire ?

-Non, clama la marée humaine à l'unisson.

-Allons-nous laisser la victoire nous échapper encore une fois ? Où allons-nous baisser les bras, alors que la victoire se tient devant nous !

-La victoire, ô Caesar ! La victoire ! La victoire !

-Au nom de Rome, et de tous ses citoyens, nous allons nous battre et écraser Pompée et ses rebelles. Demain, ce n'est pas la défaite que trouveront nos ennemis, ce sera la mort ! Et vous ! Aussi intrépide que les armées de Mars et de Jupiter !

Les pilums et les cris de soutiens se multiplièrent, il entendait son nom, scandé par une bonne partie de ses supporters. Il leva les bras, et fini son discours.

-Légionnaires ! Ce soir préparez-vous pour la bataille ! Priez les dieux, mangez et buvez, tant qu'il est encore temps ! Car demain, nous irons répandre la terreur dans le cœur de nos ennemis. Pour Rome !

-Pour Rome !

Caesar descendit de la plate-forme, puis saisit un étendard qu'il planta devant l'ensemble des spectateurs. Ces derniers laissèrent exploser la clameur, avant de se disperser. En quelques heures, le camp devint aussi vivant qu'une ruche. Les légionnaires s'affairaient sans s'arrêter, alternant exercice, préparation de matériels et sieste. Tout le monde attendait avec impatience le combat futur.

Quant au consul, il retourna dans sa tente dans l'attente de voir arriver son état-major. Ce n'est qu'à la nuit tombée que Marcus Antonius, accompagné de Domitius Calvinius et Cornelius Sulla. Ses généraux prirent à ses côtés autour de la carte, qui dominé le centre de l'espace et saluèrent Caesar.

-Généraux, je suppose que vous connaissez la situation... Pompée est à nos trousses, et son armée et bien plus grande que la nôtre. Cependant, nos légionnaires ont l'expérience, alors que les leurs, ne sont que des plébéiens engagés sur le vif. Ce qui veut dire que nous serons à armes égales. Avez-vous des nouvelles ou des suggestions à apporter ?

Marc-Antoine se tourna vers le dictateur et prit la parole, en pointant la carte du doigt.

-Moi Caesar, il semblerait que Pompée atteigne Pharsale dès demain à l'aube. Il semble qu'il veuille utiliser le fleuve Épire, à son avantage pour protéger son aile droite et pour acculer nos troupes afin de briser nos lignes. Cependant, nous avons une parade, car notre flotte venant de Brindes arrivera dès demain à Pharsale, si nous les avertissons dès ce soir, nous aurons des renforts pour faire basculer la bataille.

-Pharsale... Je reconnais bien là Pompée, toujours prêt à utiliser le terrain à son avantage. Fais ce qui est nécessaire, tant que cela nous mène à la victoire. Toutefois, il ne se contentera pas d'exploiter le terrain... Il s'attaquera à notre point faible, la cavalerie.

Le jeune Sulla s'avança alors à son tour et prit la parole.

-Et bien utilisons ce défaut à notre avantage... Si nous plaçons la Quatrième ligne sur le flanc droit. Alors nous pourrons dérouter la cavalerie Pompéienne.

-Tandis que les trois premières lignes seront en confrontation avec les forces de Pompée... Hmm... Bonne idée, Sulla, tu prendras le commandement du flanc droit. Tu seras chargé de protéger la quatrième ligne, que je dirigerai contre leur cavalerie.

-À vos ordres Caesar.

Les quatre hommes passèrent la soirée à discuter tactiques militaires, avant de se séparer au milieu de la nuit. La nuit fut courte pour tout le monde, y compris pour Caesar. Son armée était déjà sur le qui-vive à l'aube. Ses légions fières et nobles étaient toutes prêtes à marcher en avant vers la victoire. Les généraux se rassemblèrent une dernière fois, avant de rejoindre leurs postes respectifs. Caesar rejoint la Quatrième ligne en compagnie de Sulla. Il donna alors l'ordre de marcher sur Pharsale. Et es cors se mirent à chanter, tel les chants guerriers de Mars, qui accompagnent les valeureux combattants sur le champ de bataille. Ceux, qui verront leurs sangs couler et imbiber le sol couleur sienne, avant de devenir écarlate. Caesar regarda le ciel un instant. Sa destinée ne faisait que commencer, puis le soleil éblouit ses yeux, qui se fermèrent instinctivement.

Puis Gregorio les rouvrit, Pharsale avait disparu, laissant place au plafond de sa chambre. Il y a longtemps qu'il n'avait pas remémoré ses souvenirs-là, un rêve bien doux comparé aux cauchemars qu'il faisait chaque soir. Un signe du destin ? Ou simple rêve ? Le professeur ne savait pas quoi en penser, mais une chose était certaine. Il n'allait pas toucher à une tarte aux abricots avant longtemps.
 
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Re: Un bond dans le passé ou retour à Pharsale (quête) - Dim 5 Avr 2015 - 15:39

« La bataille de Pharsale est un affrontement se déroulant en Thessalie, près de la ville du même nom, le 9 août 48 avant J.-C, pendant la guerre civile romaine. Il oppose les troupes de César à celles de Pompée. En gagnant cette bataille avec des troupes très inférieures en nombre, Jules César prit un avantage décisif sur le camp adverse. », Wikipédia.
Ce rêve serait un signe… mais un signe de quoi ? D’une future bataille épique ou… de la fuite de César, suivie d’une poursuite ? À moins que ce ne soit la grande victoire, au bout de la guerre ? Quoi qu’il en soit, Gregorio devrait revenir sur sa décision finale : manger des tartes aux abricots hallucinogènes, cela semble avoir du bon sur lui !

Merci pour ce petit moment d’histoire, ça fait toujours plaisir ! C’est bien raconté, bien joli, bien tactique… alors que demande le peuple romain, si ce n’est « plus ». La chose seule regrettable, c’est… hum… ah, c’est qu’il n’y a aucune citation en latin ! Je sais, c’est traduit pour la compréhension du commun des mortels (comme moi)… mais pour un prof de latin, c’est dommage ! *ouf, j’ai réussi à trouver quelque chose*
Quête réussie !

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