Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg)

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Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Dim 29 Mar 2015 - 17:31



Compter, c'est tricher ?





Bien étrange nuit que celle-ci.
Qui aurait cru que trois entités aussi étranges et différentes que le Lycan, l'empereur déchue et une Gorgone puissent faire un bout de chemin ensemble ? Cela me faisait penser à notre rencontre, au Colisée, finalement. Aleksander et moi-même au coude à coude afin de défendre cet imbécile mégalo. Et le pire ? C'est que j'avais probablement plus apprécier de jouer ce rôle que ce que j'acceptais de montrer.

Sorti du commissariat grâce à l'aide du romain, qui gracieusement, avait « payé » une caution pour le lycan et moi-même, nous venions de pénétrer dans la chambre du lycan. Alessandrini avait été clair. La nuit ne s’achèverait pas sur ces fausses notes. Il préparait un sale coup. Et pour se faire, nous avait demandé au lycan et moi-même de nous habiller correctement. Je n'avais plus grand chose. D'un pas lent, j'entrais de nouveau dans la chambre d’hôtel, à la suite de son propriétaire. Mon short n'était pas acceptables, la moitié de mes tenues étaient fichues. Il ne me restait plus que la robe de tout à l'heure, que j'avais laissé sécher sur le balcon. Je la vis, du coin de l’œil et me dirigea de nouveau vers la fenêtre tout en  déboutonnant la chemise. Après avoir récupérer mon dû sur le balcon, je rentrais de nouveau dans la chambre. Plus question de se changer  dehors, il faisait bien trop froid. Sans gênes apparentes, j'enlevais la chemise et le short,que j'envoyais au romain. Il était probablement le seul a ne pas se changer, alors autant qu'il serve à quelque chose.

- Vous pouvez les mettre au sale s'il vous plait ? »


Les mots du lycan me revinrent, sur la pudeur. Mais il était tard , et personne n'allait venir à son balcon pour mater une femme en soutiens-gorge dans une chambre d’hôtel. Le lycan ne voyait pas la nudité comme une gêne. Quant au romain, il n'en était pas à sa première femme à moitié nue, je n'en doutais point. Vu sa réputation, ça devait lui passer au dessus. Dans un soupire, je regardais de nouveau la robe. Bien trop courte, bien trop serrée. Mais je n'avais que cela à porté de main. Et je n'étais pas assez douée pour créer une robe a partir d'une chemise. Heureusement, la robe avait séchée, entre temps. Je l'enfilais, sans trop de mal. Tant que la fermeture dans le dos restait ouvert, je pouvais respirer et rentrer aisément. Par contre pour la refermer... Mon regard se posa tour à tour sur le repenti et le professeur.  

-Une âme charitable ?»


L'un deux daigna m'aider, encore heureux. Une fois prête, une pensée me revint. Ma tête bascula, regardant le colis pour lequel j'étais parti en mission. Tout en m'excusant de passer au toilettes, je pris le paquet entre mes doigts et l'emmena. La porte de la salle de bain se ferma derrière moi. Nez à nez avec mon reflet, je me mis à rire. Quelle tête de sauvageonne. Trêve de plaisanterie.. Posant le paquet sur l’évier, mes doigts le déchiquetèrent soigneusement. Mes yeux se plissèrent observant une boite, plaqué de feuille métallique. Je l'ouvris et observa son contenu.  Un morceau de métal argenté, avec la forme d'un gros bracelet. Du plutonium.

Je fis la grimace. Radioactif, métaux lourd, toxique, rare .. Tout pour plaire. Comment je m'y connaissais ? J'avais entendu parler de l'arrivée de ce futur matériau. Mais de là à me le trimbaler moi, cela était autre chose. Je ne connaissais sa réelle utilisation, mis à part peut-être la réalisation d'une bombe nucléaire. Mais il était désormais indéniable que je ne  le laisse ici. Je pris le gros bracelet et le plaçais sur mon propre poignet. Il était gros. Quant à son aspect, il faisait penser à ses énormes bijoux égyptiens en or. Bien que là, ils soit en métal argenté. Bon , son port devait être limité, dans tous les cas. Mais Il me suffisait simplement de ne pas rester accrocher a cette chose durant des années. Quelques heures ne devraient pas m'affecter plus que cela.

Je ressortis de la salle de bain, après avoir soigneusement tiré la chasse d'eau, histoire de. Le regard posé sur les deux hommes, un sourire étira mes lèvres.

-Alors, ce casino, nous y allons ? »


Nous n'avions plus qu'a attendre que l'empereur daigne nous conduire au lieu dit..
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mer 1 Avr 2015 - 15:20



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S'il y avait bien une chose que Gregorio appréciait après les femmes et le vin, c'était, bien sûr, le luxe. Le droit de pouvoir s'afficher avec ostentation aux yeux du monde, en toute impunité. Et si Deus devait punir toutes les personnes coupables d'ostentation, il était certain que le romain aurait été puni sur-le-champ.

Monaco, une petite principauté bordée par la France, l'Italie et la Méditerranée. Gregorio n'y était jamais allait, mais la description sur la brochure qu'il avait entre les mains le faisait rêver. Hôtels de luxe, grands restaurants, casinos, et belles plages, tout ce que le romain aimait en somme, mais qu'il ne pouvait pas se payer avec son salaire misérable.

Néanmoins, ce dernier avait tout prévu puisqu'il avait gracieusement emprunté une coquette somme d'argent à sa précédente compagne, avant de la quitter il y a tout juste quelques heures... Et pourtant même si les six zéros sur son compte en banque le mettaient à l'abri d'imprévu, comme l'arrestation de Clarke et Aleksander, l'italien n'était pas totalement satisfait. Il en voulait plus, voilà pourquoi Gregorio avait si facilement cédait aux chants des sirènes de Monaco. Il voulait jouer, exploser ses gains, les faire fructifier. Car après tout, dans le monde humain seul ceux qui possèdent l'argent, possèdent le pouvoir.

Cependant, il fallait que l'ancien empereur attende encore un peu, car lui et ses deux compagnons étaient enfermés dans une chambre d'hôtel en quête de tenues convenables pour les deux ex-détenus. Le professeur et millionnaire d'un soir attendait dans la chambre avec ses lunettes de soleils vissées sur son nez. Une chose complètement inutile dans un tel lieu, surtout que le soleil venait se coucher. Les mains dans les poches, ce dernier patientait sans rien faire, jusqu'à ce que Clarke ne lui jette ses habits à la figure, lui demandant de mettre ses affaires dans le panier à linge. Gregorio s'exécuta et parti dans la salle de bains, une soirée à Monaco valait bien quelques petits efforts après tout.

Le jeune homme revint aussi vite qu'il était parti, et ne put s'empêcher de laisser son regard se balader sur la jeune femme qui était en train de s'habiller. Cela ne le déranger pas le moins du monde de voir qu'une femme se changer devant lui... Il en avait tellement vu dans sa vie antérieure, que c'était devenu une chose anodine pour le consul, qui admira en silence le spectacle. Il laissa d'ailleurs à Aleksander le plaisir d'aider sa camarade à refermer sa tenue.

Gregorio commença à s'impatienter, et commença à regarder nerveusement l'aiguille de sa montre tourner. Cela devait faire plusieurs longues minutes que la grecque s'était enfermé dans la salle de bains. Et ne voyant toujours personne en sortir, le romain sortit alors son portable et alluma internet. Sa page s'ouvrit directement sur le site internet de la Compagnie Monégasque de Banque, d'où il consultait l'état de son compte financier. Douze millions, cinq cent cinquante-sept mille huit cent soixante-treize euros, l'albino s'assurait chaque heures que l'argent qu'il avait placé n'avait pas été retiré par sa précédente maîtresse. Il se souvenait très bien de sa séparation, lui l'avait bien pris, mais pas elle... Elle avait d'ailleurs menacer Gregorio de tout lui reprendre, mais l'italien avait pris les devants en faisant transférer l'argent sur un compte secret à Monaco. S'enfuir avec l'argent du casino, une solution extrême, mais qui pouvait marcher, si les trois collaborés sans faire de bavure. C'est pour ça qu'il avait décidé d'embarquer Clarke et Aleksander avec lui, pour pouvoir liquider au plus vite la fortune et gagner un maximum pour sauvegarder ses fonds. Et en cas d'urgence... S'enfuir avec l'argent du casino, une solution extrême, mais qui pouvait marcher, si les trois collaboraient sans faire de bavure.

Finalement, Clarke sortit enfin de l'antre, qui servait de salle de bains. Il jeta un dernier regard sur ses deux camarades, et jugea qu'ils étaient dans une tenue suffisamment convenable pour être acceptés.

-Bien allons-y messieurs, dames !

Les trois compagnons remontèrent à bord de l'appareil volant, qui décolla expressément en direction de Monaco. Gregorio leva les bras pour laisser le vent caresser son corps, puis il se tourna vers Aleksander et Clarke. Derrière lui se dressait les côtes illuminées de Monte Carlo.

-Nous voici à destination, bienvenue à Monaco !

Finalement, le navire se gara dans la baie, à proximité du casino. Un endroit idéal et bien placé pour les amoureux de la mer. Des lumières jaillissaient de la bâtisse, tandis que des personnes appartenant au gratin de l'élite de Monaco, s'empressaient de rejoindre l'intérieur du bâtiment. Gregorio fit signe à ses camarades de descendre du bateau.

-Et bien, qu'attendons-nous ? Je crois que c'est à nous de rejoindre l'entrée de ce paradis. Au passage, votre robe vous va à ravir ma chère Clarke..

 
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Dim 5 Avr 2015 - 15:35
La bonne nouvelle ? Il était enfin sorti de cet endroit putride rempli d'humain. La mauvaise ? Il crevait la dalle. Et il ne se passait jamais rien de bien, lorsque le Prédateur Alpha avait faim. Une soif de nourriture, de nutrition, de viande, pure et simple. Bien que ses permanentes pulsions de violence et de meurtre répondaient à l'appel, le seul et unique intérêt du Lycan à l'heure actuelle, c'était de dévorer quelqu'un. Sentir la chair juteuse pressée entre ses crocs emplir sa bouche du liquide vital de sa proie encore chaude, qui gisait à ses pieds... C'était probablement l'un des sentiments les plus agréables que le Repenti ressentait. Repenti ? Lui ? Il avait essayé, à son arrivée, de se pardonner. Mais le gentil Aleksander était déjà mort et enterré. On l'avait traité de monstre. Repoussé. Qu'à cela ne tienne, depuis ce jour-ci, ils en verraient un vrai, de Monstre. Clarke et l'Imperator n'avait encore aucune foutue idée de ce dont était capable l'Aberration qui se tenait à leurs côtés. Son aura bestiale n'avait rien à voir avec la véritable Bête qui rôdait dans les tréfonds de son être.

La demande de Clarke le ramena à la réalité, alors qu'elle désirait de l'aide pour s'occuper de la fermeture de son dos. Gregorio lui lança un regard tellement appuyé que le Lycan poussa un soupir profond, en se dirigeant vers elle. Appuyant l'une de ses mains contre l'omoplate de la jeune fille, il entreprit de comprendre le mécanisme. Après quelques secondes de galère dont l'Apprentie dut avoir conscience, le Serveur accomplit sa tâche, avant de retourner à sa place. Il ne se changerait pas. Se changer pour quoi, de toute façon ? Il ne venait pas d'un milieu aisé. N'agirait pas comme tel. Et si ça posait un problème, il n'aurait qu'à briser la nuque à celui qui s'opposerait à lui. Que la vie de Dieu de la Prédation était simple ! Tout se résumer à oblitérer la moindre adversité. Lorsqu'enfin, ils se mirent en route, après quelques tergiversions, pendant que le Britannique était ancré dans ses pensées, et ne vit donc pas le temps passer, le Repenti s'accrocha solidement au bastingage.

La Bête n'appréciait pas tous ces véhicules modernes, si ce n'était le destrier d'acier du début de la soirée. Il ne s'en décrocha pas, et resta prostré dans son fort intérieur, sans adresser la moindre attention à qui que ce soit. L'unique sujet de réflexion du Monstre portait sur son prochain repas. Et la façon dont il se le procurerait. Son corps tout entier frémissait, frissonnait, à la simple idée de démembrer quelqu'un à l'instant même. Les battements de son coeur suivaient un rythme effréné, alors qu'il s'interrogeait sur la suite des événements. Vasilis ne semblait pas désirer se manifester, jugeant vraisemblablement qu'il semait assez de chaos pour deux. Et c'était sans aucun doute bien vrai. Combien d'individu avait-il exterminé, ce soir ? De combien avait-il ruiné la soirée ? La vie ?

Au même moment, l'homme qui les avait épié, le camionneur du début de la soirée, se pendait. Il avait vu un Lycan démembrer des gens. La folie l'avait envahi. Et, trop faible pour tenir la cadence, il avait cédé à ses pulsions suicidaires. Cette vie, ce monde, était une erreur. Les humains n'étaient pas heureux. Mais ça, le Dieu de la Prédation ne l'appréhenderait jamais. Non. Toutes ces notions lui échappaient. Tout ce qui comptait, c'était sa survie. Son évolution. Il n'était encore que l'embryon impuissant du véritable Prédateur Alpha. Qui surgirait bien assez tôt. Et ce jour-là, l'humanité, et l'Académie, comprendraient enfin ce que signifie la rancune d'une Bête. Ils lui avaient refilé un job miteux. Il servait des petits cons. Des néophytes qui n'étaient même pas capables d'être maîtres de leur destin.

Non. Il n'était pas comme eux. Le Britannique était le Maître du Jeu, après avoir été un pion durant sa vie antérieure. Si Deus s'opposait à lui, qu'il descende sur Terre. Qu'il vienne à sa rencontre. Et qu'il découvre l'abomination qu'il avait créé. Il le broierait entre ses crocs. Briserait tous ses os. Détruirait son enveloppe charnelle. Prendrait sa place sur le Trône. Et alors, il commencerait le grand nettoyage. L'Épuration. Il les supprimerait tous autant qu'ils étaient bien assez tôt, à n'en pas douter. Mais déjà, ils arrivaient à destination. Et le Lycan, une lueur de folie toujours plus présente dans le regard, emboîta le pas à l'Imperator.

La Chasse recommençait, après un court battement d'inactivité. Il croissait. Et il ne s'arrêterait pas avant d'avoir imposé son existence aux yeux de tous comme le Prédateur suprême.
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Dim 5 Avr 2015 - 18:59



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«  Un endroit idéal et bien placé pour les amoureux de la mer. » Bon dieu quel horreur. Il aurait pu être n'importe où, mais l avait fallut que ce maudit endroit se trouve au bord de la mer. Je fis un tête un peu rebutée, en observant les lieux. Si il se passait quoi que ce soit, et que dans l'immédiat, nous devions fuir, je ne m'imaginais pas un seul instant courir pour plonger dans la mer. Non, je resterais sur place. Soit je tenterais de casser les dents des affreux qui voudraient obtenir justice, soit je me barrerais en courant, à l'opposé. Car c'était mort, je ne nagerais pas. Rien que l'idée me rendit un peu pâlotte. Pire qu'une piscine, « ce » maudit dieu y avait accès.

Dans un léger soupire, je rejoins le lycan et l'empereur, me glissant entre les deux. Quel défilé. Qui aurait cru que trois « dieux » aussi différent les uns des autres se trouveraient ici à marcher côtes à côtes ? A vrai dire, heureusement que je ne tenais pas le bras du romain. Sinon, nous aurions eu l'air d'un trio des plus étranges. Un riche snobinard accompagné d'une catin des bois à son bras et de son fidèle garde du corps, prêt à défoncer le visage du malotru qui oserait reluquer ou faire offense à son maître et employeur. Mais j'avais autre chose à penser, ce qui m’inquiétais le plus, c'était les mauvaises intentions du professeur. Cette idée saugrenue de venir ici me semblait plus que suspecte.

Mes sourcils se haussèrent légèrement au compliment du romain. Irrécupérable. Je le voyais comme un vice, un vice à lui seule, la luxure. Argent, femme... Dans son passé, il avait du connaître cela et plus, et ses mauvaises habitudes ne semblaient l'avoir quitté. Mais qui lui en voudrait, c'était un romain, je suppose que c'était donc dan sa nature.

Nous arrivâmes à l'entrée, et comme je l'avais imaginé, l'homme qui la gardait nous regarda en haussant légèrement les sourcils. Mais il ne broncha pas et nous gratifia d'un sourire accompagné d'une politesse de bienvenue. C'est alors que nous entrâmes. Tout était dorés, les machines qui faisait glingling avec une manivelle et qui mangeaient des sous, les rideaux, le décors. La lumière se reflétait dessus pour donner une impression de richesse et de luxe. Les personnes présentes, les clients, étaient bien habillés, tirés à quatre épingles. Enfin, bien habillé, tout est question de point de vue. Je préférais la toge à cet accoutrement mais là n'était pas la question. Gregorio nous expliqua le principe, on échange de l'argent contre des jetons propre à l'établissement, on mise les jetons, on gagne où on perd et on ré-échange les jetons contre de l'argent à la fin. Il me restait quelques divis en poche que j'échangeais alors, auprès d'une hôtesse prévue à cet effet que le romain m'indiqua. J'avais en tout et pour tout échanger quarante euro, ce qui me donnait 5 jetons gris (= 1€x5) 3 jetons rouges (= 5€x3), 2 jetons bleu (= 10€x2). J'étais contente sur l'instant, en constatant que je possédais 10 jetons. Mais c'était avant de voir le seau à demi-rempli de l'homme à ma droite qui venait de faire un transfert. Autant dire que j'avais l'impression de n'être qu'une pauvresse. J'attendis que le romain et le lycan fasse leur échange et observa la salle.

- C'est la première fois que je viens dans ce genre d'endroit... »


Intriguée par un lieu que je n'avais encore jamais fréquenté, délaissais alors mes deux compagnons pour aller dans la direction d'une table, ou deux hommes étaient debout contre la table, entourés d'une petite foule. J'avais pris cette direction car il y avait un homme avec une chemise noir, tel un magnifique pingouin,qui portait dans sa main, un plateau de petit four. Stoppant le jeune homme, j'en pris un entre mes deux doigts et le jeta entre mes deux lèvres.  

-Nom de Zeus. Cette merde c'est ..»


Magnifique. Le serveur me regarda surpris par le langage avant de tourner les talons. Mes doigts agrippèrent la chemise du jeune homme qui tentait de partir pour le garder à côté de moi. Puis, levant ma seconde main, je fis coucou à Aleks.

-Tu devrais tester, les mets sont succulents !»


Reprenais-je, en faisant mine de faire attention à mon langage, cette fois. Je pris le plateau du serveur et le garda avec moi pendant que je me faufilais entre les badauds. En fait non, ils s'écartaient un peu en me voyant débarquer. Voilà que j'étais désormais debout, à observer le jeu qui se déroulait. Fronçant les sourcils, je regardais à mon tour le jeu, tout en mangeant les petits fours que j'avais piqué. Il y avait une roulette et un petit tableau avec des chiffres sur la table. Les deux hommes plaçaient leur argent sur la la table, sur différente case. Fronçant les sourcils, j'attendis cinq parties en observant, que les  deux hommes terminent de jouer ensemble, avant de m'incruster, et caser à mon tour, fièrement , QUATRE jetons de 1€ sur quatre numéro. 14-15-17-18. Carré, qu'ils appellent ça. J'étais trop fière, avec mes vieux jetons.
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mar 14 Avr 2015 - 3:02



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Pour un homme comme Gregorio, gravir les marches de ce casino, revenait à monter les marches d'un paradis de plaisir. Il répétait intérieurement, à chacun de ses pas, un vers tiré d'une pièce qu'il avait récemment vu : « Mais j'aime le vin, le jeu et les filles ; comprends-tu cela ? ». Oui, il était un homme de débauche et de plaisir, mais que pouvait-il y faire ? Depuis l'antiquité, le professeur n'avait pas cessé d'aller de pêcher en pêcher, et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait changer. Vivre le plaisir était plus qu'un habitude... C'était devenu un art de vivre chez le romain.

Ainsi, les trois deusiens s'empressèrent des grimper escaliers et de franchir les immenses portes dorées du casino. Plusieurs regards se tournèrent vers Gregorio et ses compagnons, tandis qu'ils traversaient le hall d'entrée. Le romain était aux anges, il sentait déjà le parfum de l'argent, de l'alcool, et des femmes. La soirée se devait d'être fastueuse, mais il ne devait pas perdre de vue la véritable raison de sa venue : brasser de l'argent... Il se tourna alors vers Clarke et Aleksander.

-Ici, l'argent est roi. Dans ce lieu, vous allez échanger votre argent contre la devise de l'établissement. Vous aurez alors la possibilité de louer votre argent à différentes tables. Mais attention... Vous pouvez gagner comme tout perdre. Vous pourrez échanger vos divis au comptoir prévu à cet effet.

Gregorio se dirigea alors vers le guichet pour faire son transfert. Il attendit quelques minutes avant de pouvoir de se retrouver nez à nez avec l'employée du casino. L'italien lui fit alors un sourire à la caissière et lui tendit sa carte bancaire. La jeune femme au guichet rendit un sourire nerveux au professeur, face au regard du professeur. L'empereur reluqua l'employée, avant de saisir le montant de son transfert.

Cinq minutes plus tard, le romain se retrouvait avec un demi-million d'euros de jetons entre les mains, contenu dans une mallette. Il avait choisi de débuter la soirée doucement, car il n'avait nul besoin d'attirer l'attention avec une somme pharaonique. Bien sûr, il préférait attirer l'attention de la gente féminine présente dans le casino. Le romain ne passa pas inaperçu avec ses jetons, puisque de nombreuses personnes jetèrent leurs regards sur le consul et son chargement. Caesar profita d'ailleurs de l'occasion pour exposer son sourire ravageur... À des femmes mariées ou en couple... Provoquant la jalousie de certains hommes...

Finalement, Gregorio retrouva Clarke et Aleksander un peu plus loin aux alentours d'une table de roulette. Il se rendit alors compte que sa camarade s'était lancé dans le jeu, et avait misé une somme. Le professeur eut un léger rire en observant sa camarade, elle faisait preuve d'une candeur déconcertante, ce qui tôt ou tard allait lui coûter très cher. Car les jeux d'argent sont parsemés d'embûches et de travers vicieux, qui finissent par nous faire tomber de très haut.

Le romain observa alors le jeu débuter, il tenait à voir si la grecque allait l'emporter ou si elle allait finir sur la paille. Et sans grande surprise, la mise de Clarke finit dans les mains de la banque, puisque la bille était tombée sur le numéro 29. Gregorio se délecta de la mine dépitée de son associée, et en profita pour se faufiler jusqu'à avec un sourire narquois sur le visage.

-Et bien, je vois que vous avez découvert les joies de la roulette... À votre place, je serais allé jouer au Black Jack ou au Poker cela vous ira beaucoup mieux...

Il ouvrit alors sa mallette et en sortie deux rouleaux de jetons, avant de les tendre vers son élève. Il venait de confier cinquante mille euros entre les mains de cette dernière.

-Tenez voici de quoi vous requinquer... N'hésitez pas à venir me voir si vous êtes à court de crédit, mais évitez quand même de jeter l'argent par la fenêtre.

Sur ce, Gregorio quitta ses deux compagnons et rejoignit une table de Poker. Il profita sur le chemin, pour s'emparer d'un rafraîchissement, et pour sortir ses lunettes de soleil. Les choses sérieuses ne faisaient que commencer pour l'empereur déchu.


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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Ven 24 Avr 2015 - 20:07



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Croisant les bras, j'attendais le résultat du jeu. Gagné, perdu ? Je regardais  fièrement la petite bille métallique rouler, rouler, se poser dans l'un de mes cas... Avant de sauter sur le côté pour indiquer un autre chiffre, me raflant tous mes gains. Le monsieur, en charge de cette table me regarda, sourire aux lèvres en ramassant mon maigre butin. Autant dire que j'allais être contraindre à ne jouer uniquement qu'au machine à sous, à la portée de mon porte-monnaie. Dépitée, mon regard se posa sur le romain, qui, ravi de me voir ruinée semblait m'offrir comme réconfort de maigres paroles hypocrites. Ou presque. Mon nez se retroussa, pour peu, je lui aurais tiré la langue. Mais je n'en fis rien. Surtout qu'il venait de me sortir deux rouleaux de jetons. Haussement de sourcils. Pourquoi diable se révélait-il si sympathique ? Je fis la moue, tournant la tête vers le lycan.

Ma bouche s'entrouvrit, constatant que le blondinet semblait avoir trouvé chaussures à son pied. Il était debout, planté devant une machine à sous. Il insérait quelques pièces, une à une, tout en restant concentré sur le plateau remplis de petits fours qu'il avait subtilisé à un serveur. Y'en à qui ne s’embête pas dis donc, pensais-je, en soupirant. Plissant légèrement les yeux, je vis deux filles  côtés, pouffer de rire tel deux pucelles. N'avaient-elles donc jamais vu un blondinet jouer aux machines à sous, ou bien étaient-elles trop perturbée à mater son derrière ? Car non, il n'aimait vraiment pas faire comme tout le monde et avait dégagé le tabouret plus loin. Je le vis grimacer, encore. Il avait probablement encore perdu. Combien de temps tiendrait-il, avant de détruire la machine ? Je me mis à sourire devant cette pensée en lui tournant le dos. Si jamais, j'entend un boucan du diable, je saurais qu'Aleks a perdu tout son fric, et qu'il serait en train de détruire la machine pour qu'elle recrache son butin, pensais-je.

Délaissant le lycan, je partis en direction du romain. J'étais intriguée de savoir de quoi il parlait, lorsqu'il avait nommé le jeu "Black Jack ou Poker". Était ce un jeu de stratégie ou de hasard ? Si cela débouchait sur de la réflexion, pour sur, je comprendrais bien assez tôt les règles du jeu. M'en avait-il parlé car il pensait que j'allais me faire plumé ? Probablement. Il semblait jubiler de me voir en situation de détresse. En chemin, je regardais les tables et les jeux à disposition. Je pensais rejoindre le romain rapidement, mais c'était sans compter cette présence étrangère et incongrue sur mes fesses. Tournant le visage, je vis un homme, épais, avec une chemise trop serré pour son gars du ventre qui me souriait. Dégoutant. Il me lâcha un commentaire vaseux, en me demandant combien je prenais. Je dus me faire violence pour ne pas attraper sa foutue main et la lui casser.  Respire Clarke. L'homme me fit un clin d’œil, en me disant qu'il était attendu à sa table, mais que dans tous les cas, j'y étais fort conviée, maintenant, ou plus tard dans la soirée. Lui cracher au visage ?

Déjà assis à la table, Alessandrini était entouré de trois pimbêches qui pouffaient légèrement de rire à ses côtés. J'avais tourné les talons, pour ne plus voir cet infâme gros porc mais j'étais désormais dépitée de cette scène. J'avais pour intention d’abréger cette triste mascarade en les dégageant, une à une. J'avais, dans l'idée, penser à agripper leurs beaux cheveux et écraser leur sale nez refait contre la table, mais, on m'avait dit de rester calme et discrète. Je me contentais alors de m'approcher et de leur parler avec courtoisie.

- Si mesdemoiselles les gourgandines daignaient pousser leur séant de monsieur mon partenaire, cela m'éviterait, en toute amabilité, de devoir appeler leurs parents, dans un futur proche, pour leur signaler que leurs gentilles et adorables filles se trouvent à l'hôpital. »


Les trois jeunes femmes me regardèrent, puis tour à tour se dévisagèrent, l'air d'incompréhension mêlé à une pointe de peur dans leur yeux. Mon ton se voulait menaçant, même si un sourire mal venue étirait mes lèvres. D'un pas, je franchis alors l'espace qui me séparait de la table. Postée dorénavant  côté du romain, je pensais observer, avant de m'y mettre  à mon tour. Mais ceci, avant de voir cet étrange attribut sur le nez du professeur.

-Êtes vous sérieux ? Vos accessoires ont des verres foncés. On va voir vos cartes dans le reflet.»


Lâchais-je à l'intention du romain, en croisant les bras. Était-il bête ou l'avait-il fait exprès pour tenter de se donner un genre ? Vu les pimbêches que je venais de jerter, probablement. N'ayant pas de serveur à disposition, je pris le verre qui s'offrait à moi, autrement dit, celui du professeur et y trempa mes lèvres pour goûter..

-Montrez moi comment on joue, et je vous jure que je vais aller déplumer gras-double, de la table d'à côté.»


Annonçais-je, en lorgnant légèrement la table d'à côté pour mater gras-double.
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Ven 1 Mai 2015 - 19:25



Compter, c'est tricher ?
(Aleks & Greg)



 

Dans le pays où l'argent est roi, il ne faut montrer aucun remords à dévorer son adversaire. Soit on traque la proie, soit on est la proie, et dans ce genre de lieu, il valait mieux ne pas être le petit poisson dans la piscine pleine de requin. Gregorio était, quant à lui, un prédateur de la pire espèce. Mais il ne mangeait pas de petites proies, lui préférait voir un grand, il était du genre à manger une baleine bouchée par bouchée s'il le fallait. Il aimait jouer, c'était sa troisième passion après la séduction et l'art. L'italien adorait le frisson du hasard, il était prêt à miser gros rien que pour sentir cette sensation lorsqu'il se risquait à perdre ou gagner.

Le latiniste était désormais assis à une table en compagnie de cinq autres joueurs. Chacun se regardait avec dédain et mépris, et même s'ils ne l'exprimaient pas ouvertement sur leurs visages, Gregorio pouvait parfaitement lire les émotions de chacun de ses adversaires. Il n'avait d'ailleurs aucune gêne à utiliser ses talents divins pour prendre l'avantage sur ses adversaires, car pour lui, il ne fallait jamais négliger un moyen qui quelconque qui menait à la victoire. Sur le tapis vert, les six participants avaient disposé l'ensemble de leurs jetons pour la partie, les millions entassés pouvaient se compter à vue d'œil, tous avaient des fortunes plus au moins conséquentes. Et parmi les joueurs, le professeur de latin semblait être le petit poucet de la partie, car son tas ne dépassait pas la moitié des autres qui avaient à leurs côtés plusieurs millions en réserve.

Ces pauvres inconscients ne savaient pas avec qui, ils avaient affaire. Ils étaient persuadés que Gregorio allait tomber en premier, qu'il finirait ruiner et serait hors-jeu avant même le début de la partie. Mais il en était rien, le romain ne montrait qu'un décor de sa personne, son visage était neutre et ne traduisait aucune émotion. Il ne cachait rien derrière ses lunettes de soleil, et pourtant le romain manipulait bien ses émotions. Car si on lui avait effectivement retiré la possibilité de jouer avec les émotions des autres, mais toujours est-il que l'empereur pouvait réguler ses propres émotions. Une arme redoutable dans ce jeu où chaque geste, chaque signe, et chaque mot étaient scrutés et analysés.

Finalement, le jeu commença sur les chapeaux de roue. Le croupier, qui se tenait en face des joueurs tel un chien de garde, distribua les cartes aux joueurs. Gregorio savait parfaitement comment jouer à ce jeu malgré le fait d'être un homme d'un passé lointain. Il avait d'ailleurs récemment dans la salle des profs en présence de ses collègues, durant les moments de pause. Et à ses débuts, le consul admettait qu'il était un joueur médiocre, car à plusieurs reprises, il avait fini plumé par ses collègues ou en sous-vêtements. Toutefois, au fil des parties et des défaites, l'italien avait fini par développer ses propres stratégies, le rendant redoutable. En effet, il utilisait ses pouvoirs divins, afin de tromper ses adversaires et de jouer le bluff à la perfection.

Rapidement, la partie pencha en la faveur du romain, pour ne pas dire qu'elle tourna court. En effet, ses adversaires l'avaient trop pris à la légère, et n'avaient pas vu venir les divers coups de bluffs du professeur. Il trompait aisément les autres membres de la table, il bluffait lorsque sa main lui était défavorable, et même lorsque qu'il avait un jeu avantageux. Gregorio dominait la table et pillait un à un les participants jusqu'au dernier sous. Bientôt des clients intrigués par la scène qui se déroulait, vinrent se rassembler autour de la table afin d'observer le romain dévorer ses adversaires. Il se retrouva d'ailleurs en charmante compagnie, puisque trois jolies monégasques vinrent se coller au romain afin de le courtiser. Ce dernier, bien sûr, ne resta pas indifférent et laissa libre cours à son désir, et se permit d'embrasser la plus proche qui vint se poser sur ses genoux.

Toutefois, l'instant de plaisir ne dura pas, car sans crier gare Clarke se rapprocha de Gregorio et chassa les jeunes femmes qui l'entouraient. Ce dernier exaspéré par le comportement de son associée se mit alors à soupirer et se retourna vers la table de jeu. Au début, le romain ne fit pas attention aux remarques la grecque,et la rapprocha de lui en la saisissant par la taille. Puis il lui murmura à l'oreille de façon à ce qu'absolument personne ne puisse entendre.

-Vous voulez apprendre ? Alors observez et écoutez, et surtout ne tirez une tête d'enterrement ou sinon les personnes vont trouver cela très louche.

Le croupier distribua les cartes, et Gregorio reçut deux cartes. Un Roi de Carreaux et un As de Trèfle.

-Dans ce jeu, il y a plusieurs manières de gagner, soit on attend les opportunités... Soit, on créé l'opportunité...

Il suivit, puis il relança, tandis que d'autres couchèrent ou continuèrent.

-Le but est simple, il faut remporter le plus de jetons possibles au cours des parties. Et pour cela vous devez faire la meilleure combinaison possible avec vos deux cartes.

Les cartes sortirent, Trois de Cœur, Reine de Trèfle, As de Pique. Gregorio relança rapidement, et d'autres joueurs le suivirent.

-Lorsque que vous êtes en possession d'une paire, d'un brelan, ou d'une autre combinaison gagnante, relancez. Si votre main possède une combinaison, mais faible, abandonnez. Il vaut mieux se retirer dans certains cas pour ne pas tout perdre.

Une autre carte sortit, un As de Coeur...

-Couchez-vous dès le départ si vous sentez votre main vulnérable, et observez vos adversaires. Notez leurs tics, leurs gestes, leurs façons de sourire, de regarder les autres... Vous devez les décrypter pour bluffer.

Il relança à nouveau, un autre joueur se coucha... Ils n'étaient plus que trois en lice.

-Ainsi lorsque vous n'avez absolument rien... Vous pouvez jouer la carte du bluff... Faire croire à l'autre que vous êtes en position de forces, et l'obliger à abandonner... Mais vous pouvez le faire aussi quand vous avez une main intéressante, afin de leurrer vos adversaires. Mais attention, vous ne devez pas vous trahir, ne laissez pas vos émotions transparaître, sinon vous avez perdu...

L'italien continua, il gonfla la mise... Ses adversaires ne lâchaient pas.

-Déstabilisez vos adversaires, jouez avec leurs émotions, et surtout... Mettez-vos deux atouts en avant, ça fait un malheur chez les hommes vous en ferez tomber plus d'un.

Et il glissa doucement sa main sur le ventre de la jeune femme et vint se placer juste en dessous de sa poitrine. Il se moqua légèrement de Clarke, en la voyant retenir sa colère. Puis, il enleva sa main et saisit ses cartes pour les retourner. Le croupier sortit une nouvelle carte, un As de Pique... Un grand sourire dessina sur le visage de Gregorio, tandis que le visage des autres joueurs se décomposèrent. Le croupier annonça la victoire du professeur, et poussa la totalité des jetons avec son râteau en direction du gagnant.

-Si vous voulez battre votre "gras-double", vous devez être prêt à être impitoyables. C'est comme ça que l'on mange une baleine, bouchée part bouchée. Un conseil... Arrêtez de vous montrer aussi coincé, ça ne vous va pas du tout...


Il relâcha la jeune femme et la laissa descendre de ses genoux. Et lui tendit sa mallette de jetons, le romain lui souffla quelques mots à l'oreille avant de partir.

-Pour ce qui est du jeu, je vous ai donné mes conseils. Vous ne pouvez découvrir le jeu que par vous-même. Mais je vous laisse un petit cadeau pour la route, tâchez d'en faire bon usage, Clarke...

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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Sam 2 Mai 2015 - 0:12



Compter, c'est tricher ?



Ce romain.. Cherchait-il à mourir deux fois plus vite ? Ne voulant pas déclencher d'émeute en lui éclatant son joli nez sur la table, je ne fis rien lorsque ce dernier m'attira sur ses genoux. Tout d'abord agacé, je n'en fus pas moins contente qu'il m'explique les règles en image. Enfin, il aurait pu me les dire, à haute voix, ou je ne sais de quelle manière, à la fin de la partie peut-être, mais cela n'était pas du Alessandrini. Fermant mon clapet, j'observais tour à tour les joueurs, leur tas de jetons ainsi que les cartes de l'empereur.

Ses explications, ainsi que le jeu me donnait une idée de la chose. En terme de paire, il avait les deux as, si je comprenais bien. Je fis la moue, tout en feignant des sales cartes. Manipulation faciale, ça, c'était dans mes cordes. Il me suffirait de deux, ou trois partie pour mettre à sec gras-double. Si je me lançais je.. Mes pensées se stoppèrent, en sentant la main du professeur se faufiler tel un serpent contre mon ventre. Je fis une tête, dépitée. Me prenait-il pour ces greluches qui lui tenaient compagnie tout à l'heure ? Il aurait pu seulement le dire, pas besoin de me montrer, je savais encore ce qu'étaient les atouts féminins, car je n'allais pas, je ne pensais pas, mettre mon cul en avant pour le poser sur la table. Ca serait pas très pratique, pour jouer. Redescendant des genoux du professeur, je le gratifiais d'un hochement de tête, pour le remercier. Ou du moins, avant d'entendre son commentaire. Je levais alors le bras, pour approcher ma main de son visage. Pichenette sur le front. De cette même main, je pris le menton du romain entre mon index et mon pour pour l'obliger à lever la tête vers moi.

- Excusez moi de ne pas me comporter comme ces femmes de petites vertus pour votre bon vouloir. Maintenant, ne vous inquiétez pas. Je ferais bon usage de cette mallette et vous la rendrais intacte. »


Je pris le verre du romain, comme ci celui-ci m'appartenait et fila vers la table de mon effronté. J'avais donc en ma possession de ma mallette... Gras double m'aperçut et ne pus s’empêcher de relever le nez pour me faire un de ses sourire de vicelards. Je ne lui rendis pas, contentant de lorgner sur le jeu. Ce n'était pas le même. Non... Debout, je laissais le temps s'écouler. Une partie, deux parties, trois, quatre.. Cinq joueurs étaient assis face à un homme qui distribuait les carte. Tout était calcul. Les cartes valaient la sommes indiquées. Les visages eux, Roi, reine et cavalier valait 10 point. Quand à l'as , il valait 1 ou 11. Deux autres parties s’écoulèrent. Ayant remarquée que le croupier n'avaient pas re-mélangé, j'avais pris soin de mémoriser les cartes. A raison de cinq joueurs ayant à chaque fois 2 cartes pour commencer face au croupier qui en tire deux tout au long du jeu, puis les deux black jack des le début du jeu, plus le troisième tire de 4 des joueurs ainsi que la quatrième carte pioché sur 3 partie de 2 joueurs, 102 cartes venaient de tomber. L'homme du casino avait en sa possession 3 jeux de cartes, soit 156 cartes, moins celles qui venaient de tomber. Il ne restait en lice que 54 cartes, soit un peu plus d'un paquet. Gras double, accompagné d'un homme se trouvant a côté, n’arrêtait pas de lorgner sur moi, ca se voyait clair et net. J'entendais, par moment, sa grosse voix rauque me donnant de magnifique compliment. Exacerbant. Je ne tins plus et pris place à mon tour, pour rejoindre les joueurs. Le croupier me regarda avant de distribuer. La mise était de 100, d'emblée. Je posais, moi aussi. Petits joueurs. Mon regard se posa tour à tour sur les cartes qui étaient donnés aux autres joueurs, ainsi que les miennes. Un 8 et un 4. Le croupier lui, avait un Roi. Tour à tour, il s'occupa de distribuer les cartes aux autres qui voulaient gonfler leur gains. Mais la plus part dépassaient 21 ou avait trop peur de le dépasser. D’après mes calcul, mais surtout, si ma mémoire s'avérait exacte, je savais qu'il n'y avait plus de neuf jeu. Les probabilité que je dire un 10 ou un 11 étaient élevés, mais toujours moins qu'une carte plus basse. Levant les yeux vers le croupier, je réfléchissais quant à mes chances de gagner face à lui, avant e doubler ma mise. Le roi étant de onze, il lui fait pour gagner un 10. Il en restait que deux en jeu, dorénavant, et 18 cartes venaient de tomber sur la table. Il n'avait que 5,8% de chance de gagner en une carte. Quand bien même il tirerait, n'ayant point de 9 à disposition, sa plus grande chance serait de tirer un 8 pour faire 19. Moi même, j'avais plus de chance d'obtenir la carte puisque je jouais avant. Baissant la tête, je fis signe au croupier de tirer une carte de plus moi, après avoir doublé ma mise. 8. J'étais à 20 points, ne tentons pas le diable, surtout que dans l’hypothèse ou le croupier tenterait un 21, il risquait de se planter. Chose dites, chose faite, le croupier tira une carte et se stoppa à 18 points. Seulement deux joueurs avaient une mise supérieur, gras-double et moi-même. Notre mise nous fut rendu fois 1,5. 300€. Le croupier ramassa les cartes et les re-mélangea, toutes, cette fois-ci.. Je comptais bien faire appel à ma chance.

Sur les six parties qui s’enchaînaient ensuite, je ne perdis qu'une partie. Le croupier ayant joueur deux fois au dessus de la somme 21. Ce qui me réjouissait d'autant plus, c'est que mon ami au double menton voyait sa petite fortune s'amenuiser, petit à petit. Je n'y étais pas pour grand chose, mais ses jetons, au final venaient à moi. Était-ce dû au fait que j'avais, comme suggéré par le romain, abaisser le décolleté de la robe ? Allez savoir. Quoi qu'il en soit, mes mises ne faisaient qu'enfler, petit à petit. Plus les cartes tombaient, plus je mémorisaient. Alors moins de chances de perdre. Au total, j'avais amassé plus de 1 500 euro, si l'on compte la précédente partie. Ce que j'avais oublié néanmoins, c'est qu'ici, il ne fallait pas compter. Car la triche, c'est mal. Mais qui diable pourrait penser qu'une pauvre femme puisse compter autant de cartes ?

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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mar 5 Mai 2015 - 13:51



Compter, c'est tricher ?
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Un jour, un poète grec avait dit : "on se lasse de tout, sauf de l'argent.". Et bien Gregorio ne pouvait qu'être on ne peut plus d'accord avec cet homme. En effet, le romain pouvait aisément se débarrasser d'une voiture, d'un produit de luxe, et même d'une femme... Mais en aucun, ce dernier n'aurait osé jeter de l'argent inutilement, surtout dans cette nouvelle époque où l'argent n'avait jamais autant rimé avec pouvoir. Un tas monumental trônait devant l'empereur, en l'espace d'une bonne heure de jeu, le romain était passé de quelques milliers d'euros à près d'un million. L'italien avait enchaîné les victoires et les défaites de façon ingénieuse, afin de couvrir le plus de gain possible. Et pourtant, malgré sa chance le romain ne pouvait s'empêcher de ressentir un léger malaise, qui naquit après sa troisième heures de jeu.


Le romain quitta finalement la table de poker avec l'ensemble de ses gains en poche, puis se dirigea vers le guichet de change pour convertir ses jetons en argent liquide. Anxieux, le bel homme commençait à sortir son portable afin de vérifier l'état de son compte en banque, pour s'assurer que sa fortune n'avait pas disparu. Une longue queue s'étendait devant le guichet des changes au grand damne de Gregorio, qui commençait à croire que le sort s'acharnait sur lui. Celui-ci avait de plus en plus le sentiment d'être observé, une chose qu'il n'appréciait pas en somme, car dans la majorité des cas, il tombait dans une sale affaire ou autres galères en tous genre.

Et cette fois encore, l'ancien empereur n'avait pas tort de s'inquiéter. Puisque dans la salle de surveillance du casino, une femme scrutait avec attention les écrans, son regard était posé sur deux individus en particulier. Cette blonde à la silhouette féline et aux lèvres pulpeuses eut alors un rictus mauvais, en regardant les deux deusiens qui vaquaient insouciamment dans l'établissement. Un voleur et une tricheuse, dans les casinos, ce genre de personnes étaient rarement bienvenues, et si ce n'avait tenu qu'à elle, elle les aurait fait jeter en prison pour avoir osé pénétrer dans son antre. L'inconnue saisit alors un talkie-walkie et murmura quelques mots avec un léger accent italien, puis elle sortit de la salle en claquant la porte. Elle était partie à la chasse.

Gregorio avait enfin réussi à échanger ses jetons en argent après de longues et interminables minutes d'attente. Ce qui en soit n'avait pas arrangé son anxiété qui n'avait pas cessé de croître, malgré ses tentatives pour inhiber l'adrénaline qui explosait dans son cerveau. Ce dernier partit alors à la recherche de ses deux camarades, avec cette même inquiétude qui lui collait à la peau. Il marchait à travers la foule tel un suricate en alerte, et tenait avec frénésie la valise pleine de billets qu'il gardé précieusement auprès de lui. Il chercha, encore et encore, jusqu'à ce qu'il tombât enfin sur la grecque qui était attablée à une table de Black Jack.

Celui-ci, pressé par l'envie de partir, se dirigea vers son élève dans l'intention de l'emmener avec lui. Soudain, une voix à l'accent typique du sud de l'Italie, s'exclama à l'intention de Gregorio, qui se figea en entendant l'appel.

-Gregorio ... che sorpresa vederti qui !
Spoiler:
 
Il était maudit, pensa Gregorio durant un instant. Pourquoi diable ce type de situation n'arrivait qu'à lui ? Il avait été imprudent, il l'avait sous-estimé, et pourtant, il s'était maintes fois de ne pas prendre à la légère les femmes qu'il fréquentait. Et en venant dans ce casino, il avait complètement oublié à qui appartenait cet endroit... Le romain, quelque peu embarrassé, se retourna alors vers la femme à la chevelure blonde. Il n'y avait rien de pire que de tomber sur son ex quelques heures après l'avoir quitter...

-Felicita ! Non sapevo che tu fossi qui ! Se avessi saputo ...
Spoiler:
 
Une main vola en direction de Gregorio, et lui asséna une gifle tonitruante sur le visage. Ce dernier coupé dans son discours, bascula dans une colère froide, abandonnant ainsi la nervosité qui l'avait envahit précédemment. Il n'aimait pas se faire marcher de dessus, mais parfois, il valait mieux se taire, plutôt que de rajouter de l'huile sur le feu.

-Non prendetemi per un idiota ! Hai preso approfittato di me , del mio denaro , e il coraggio vieni nel mio casinò con una scia ... Infine , non avrei preso il treno da Napoli a nulla . Ora pagherai per quello che fate per me .

Spoiler:
 

-Non commettere l'errore che si potrebbe rimpiangere Felicita ...

Spoiler:
 


-Un ladro e un imbroglione ... Il tuo percorso non esce troppo male con le carte , peccato che amatoriale , lo ha fatto non a me. Non nel mio casino ! Sai cosa? Mi è piaciuto vedere marcire in prigione , ma vi lascio un'ultima possibilità . Hai lasciato che cagna , e ti inginocchi davanti a me mi chiedo perdono . E forse io accetterei di perdonarti e prendere con me .
Spoiler:
 

Pour l'italien, la jeune femme avait dépassé les bornes, cependant il ne pouvait rien lui faire. Pas devant autant de monde, et encore moins devant les gorilles de cette dernière, qui étaient postés non loin d'elle. Caesar se met à genoux devant personne, pas même les dieux et encore moins les hommes. Il avait subit cette humiliation une seule fois, et n'avait pas l'intention de recommencer.

- Si può andare morire ... Io non sono il vostro cane.

Spoiler:
 

-Risposta sbagliata, ora vedrai come ci si sente di robato...

Spoiler:
 

Soudain, telle une furie venue de nulle part, l'ex compagne de Gregorio se dirigea vers Clarke les poings serrés. Et profitant de l'effet de surprise, elle saisit la grecque par les épaules, puis la renversa sans aucune délicatesse. Le romain resta inerte et regarda son associée tomber et s'écraser au sol... Et se dit en voyant la scène, qu'elle allait déguster. Pas la deusienne, mais son ex...

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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mer 6 Mai 2015 - 0:48



Compter, c'est tricher ?



Les fesses au sol, je scrutais le regard de cette femme. Une belle dame, rien n'est moins sur. Elle avait du caractère, pas le genre a se laisser faire. Pourtant elle semblait agacée, énervée. Pourquoi diable m'aurait-elle fait tomber au sol volontairement, mis à part pour se venger d'une quelconque traîtrise? Du coin de l'oeil, je vis Alessandrini qui lui aussi, paraissait agacé. Pourtant, il ne daignait bouger son petit cul. L'avait-il laisser délibérément me faire tomber? Je ne comprenais fichtre rien de leur conversation, pourtant, vu le doigt accusateur pointé dans ma direction, je me doutais de la chose. Encore l'une de ses conquêtes, je présume? En furie de le trouver avec une autre ? Pour qui diable me prenait-elle, une catin des forêt qui se jette sur tous les hommes avec un tant soit peu de jugeote et d'argent en main ? Etre associé aux trois gourgandines de tout à l'heure ne me plaisait guère, pourtant, je n'en montrais rien, laissant une expression d'incompréhension et apeurée se dessiner sur mon fasciés. Je fis mine de me relever, doucement et laissais mes expressions parler pour moi. Montrer que je ne comprenais en rien la situation. La jolie blonde continua à piailler et se tourna vers moi. Elle franchis alors de nouveau l'espace qui nous séparait et posa une main sur mon épaule, dédaigneuse pour tenter de m'expliquer, dans son magnifique accent anglais, par ou se trouvait la sortie la plus proche. Mes paupières papillonnèrent devant une telle réflexion.

- Il doit y avoir méprise ... »


Déclarais-je, faussement intimidé devant cette femme, tout en posant mes deux mains contre ma bouche, comme désolé d'une chose que j'ignorais. Elle fronça les sourcils, puis tourna le visage vers Gregorio, me laissant alors carte blanche. Mes deux mains, dans un seul mouvement délaissèrent mon visage pour venir près du visage de la jeune femme blonde. Elle vit du coin de l'oeil mon mouvement et tourna vivement la tête vers moi en se reculant. Mauvais choix. Mes index, tous deux désormais glissés dans chacun des longs anneaux pendus à ses oreilles s'écartèrent en même temps que mes bras. D'un mouvement vif, je les éloignais au plus vite de leur propriétaire, laissant un cri sortir de ses lèvres lorsque la chair de ses lobes céda pour laisser les anneaux en or entre mes doigts. La jeune femme porta ses mains à chaque oreille et releva la tête vers moi, décidément énervée. Je fis la moue avant de lui infliger à nouveau un coup de boule avant qu'elle ne tente quoi que ce soit. Lorsqu'elle tomba sur les fesses, je vis deux hommes approcher de moi. Tachez encore de me porter une main dessus, et c'est votre boite crânienne que j'exploserais, pensais-je, avec dédain en portant mes doigts contre mon front. Sur mes lèvres, un sourire mauvais s'étira alors que je me penchais légèrement en avant, pour regarder la bonne femme.

- Pardon de vous l'apprendre, mais cet homme à simplement passé du bon temps avec vous. Comme avec de nombreuses autres. Il vous a promis la lune ? Pitié. Il le fait à toute les bonnes poires qui voulaient boire ses paroles ma chère coprolithe. Maintenant, si vous voulez bien nous excusez, nous souhaitons nous isoler dans un endroit plus calme, pour forniquer en paix et nous saouler avec autre chose que de la piquette.»


Ma tête s'inclina alors sur le côté, faisant dans un même temps, un regard assez suggestif. La femme, ayant délaissé ses oreilles pour contenir de ses doigts le sang qui lui coulait du nez baragouina quelque chose à son escorte. Vu le ton adopté, elle devait les engueuler, de ne pas être intervenu plus tôt. Je me redressais alors, et sans gênes, ramassais mes piles de jetons pour les fourrer en vrac dans la valise. Le croupier protesta, ainsi que les autres joueurs. Mais peu importait. Néanmoins, mon geste fut arrêter. Une main venait de se poser sur mon épaule, forte poigne. Surement l'un des gorille en noir. Toute la table semblait s'être arrêté de jouer et nous regardait. Gras double se leva à son tour pour se placer à côté de moi.

- Allons allons, ne lui faites pas de mal. Elle est avec moi. »


Le gorille me relâcha l'épaule. Probablement monsieur le mal élevé était-il un riche habitué. En fait, j'aurais presque pu trouver cela"gentil", si cet affreux n'avait pas posé sa grosse main sur mon derrière. La chose fut rapide. Je fis volte face vers lui et frappa son visage avec la mallette. Plutôt copuler avec un singe que de ce taper cette horreur, pensais-je avec dégoût. Mais l'heure n'était pas aux réjouissances. Je fis quelques pas pour me poster derrière le romain.

- Pensez vous Alessandrini, que c'est le moment de fuir en courrant ? »


La deuxième option était simple, les étaler, la maintenant... Mais n'avions nous pas fait déjà assez de dégâts ces derniers jours?
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Ven 15 Mai 2015 - 23:53



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En temps normal Gregorio aurait largement apprécié de voir deux femmes se battre à cause de lui. Mais pas cette fois, car il savait très bien comment cela allait se terminer. Car, bien que son ex-compagne soit la patronne d'un casino, douée d'un QI de 167 et qui en plus pratique le karaté, elle ne faisait pas le poids face à Clarke, qui pouvait se montrer très imprévisible et donc doublement dangereuse. Le spectacle qui se déroula sous ses yeux l'embarrassa au plus haut point, cela devait bien être la première fois qu'il ressentait de honte. C'était bien la première fois qu'une femme venait lui rendre des comptes en public. Il regrettait déjà la docilité des femmes dans l'ancien temps, où l'homme dominait sa conjointe sans aucune vergogne...

Un frisson désagréable parcourut l'échine de Gregorio. Il fronça involontairement des sourcils, tandis que ses paupières se tendirent ostensiblement. Enfin, un sourire nerveux naquit le long de ses lèvres. Caesar n'a jamais été infaillible, et même si aujourd'hui le romain n'avait plus rien d'humain, cela ne l'empêchait pas de ressentir la plus terrible des émotions qu'était la peur. Son regard croisa celui de la grecque. Il était froid, rempli de colère et haine, l'italien avait des sueurs froides à l'idée de s'imaginer le sort de la pauvre humaine qui se dressait face à son associée. Et ce que redoutait Gregorio arriva bien plus rapidement que prévu.

Ce qui déroula par la suite était digne d'un film d'action, car en à peine quelques secondes, Clarke mit à terre l'ex-compagne de l'italien qui se retrouva avec la figure en sang. Et bien évidemment les hommes de main de cette dernière rappliquèrent, lorsque la blonde se mit à lancer des ordres dans un langage ordurier. Tandis que la grecque se moqua ouvertement de la jeune blonde qui était couché devant elle. L'apprentie-dieu n'y était pas allée de main morte, elle avait été aussi corrosive que de l'acide fluorique... Si Gregorio avait été à la place de son ex, il aurait été sûrement offensé. Mais heureusement pour lui, ce n'était pas le cas.

-Cogliere esso! Questa puttana non dovrebbe uscire di qui ! Voglio battere lui in persona!

Spoiler:
 
Aussitôt que la patronne du casino commença à crier, une horde d'hommes en noir se rapprocha de Clarke, qui tenta de s'enfuir avec son butin. Gregorio commença à reculer de quelques pas, priant en même temps pour que les dieux la protègent, Jupiter, Pluton, même Neptune... Tout ce qu'il espérait, c'était s'en aller sain et sauf. Et comme si les dieux romains l'avaient entendu, la grecque réussit à parvenir jusqu'à lui sans aucun dégât, après avoir étalé un homme avec la mallette en aluminium qu'elle tenait fermement. Le romain répondit alors à son associée, pendant que les deux se mirent à courir vers la sortie.


-À votre avis ? Est-ce que c'est une option ? Et je crois que vous devriez vous débarrasser de vos escarpins, parce que courir avec, est tout sauf pratique !

Les deux comparses parcoururent plusieurs centaines de mètres en direction de la sortie, qui leur tendait les bras. Mais à leur grand damne, une clôture métallique commença à s'abaisser, privant aux deux deusiens toute chance de sortie... Par ailleurs, la situation se compliqua, lorsque des membres de la sécurité commencèrent à les rattraper. Gregorio regardait avec inquiétude les hommes qui les talonnaient, puis grimaça en pensant à la seule solution capable de les ralentir. L'italien saisit alors la valise dans la main de Clarke et lui remit la sienne, qui contenait ses précieux gains.

-Clarke... Je suis désolé de faire ça !

Soudain, Gregorio ouvrit brusquement la mallette et jeta les jetons derrière lui. L'effet fut immédiat, puisque des clients se jetèrent au milieu du chemin afin de ramasser les pièces, coupant ainsi le chemin aux poursuivants. Gregorio constata avec désarroi l'issue close, et pinça des lèvres. Il balaya du regard sur les rangées de machines, et les lieux qui s'ouvraient à lui, et trouva sa sortie de secours. Il saisit alors la main de Clarke et la tira, pour la diriger vers une autre voie.

-Vous souhaitiez un endroit idéal pour forniquer ? Et bien, j'ai trouvé parfait pour vous mettre à l'aise, dit-il avec sarcasme.

Et sans perdre de temps, Gregorio s'engouffra en compagnie de Clarke, dans le luxueux couloir qui menait à la partie hôtel du casino. Tout à coup, un homme, probablement membre de la sécurité, se mit en travers du chemin des deux fuyards. Ni une, ni deux, Gregorio s'arrêta pile devant le colosse, puis dégaina son meilleur pugilat. Il lui asséna alors un direct du droit entre les deux yeux, qui laissa le pauvre homme inconscient. Gregorio profita d'une seconde pour réajuster sa cravate avant de se retourner vers sa comparse.

-La voie royale de madame est avancée, maintenant trouvons la sortie avant de nous faire pincer...

Ne voulant ainsi perdre aucune seconde, l'italien se remit à courir avec la jeune femme à ses côtés.
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mar 19 Mai 2015 - 11:04



Compter, c'est tricher ?



Si j'avais su, j'aurais mieux agripper la mallette de jeton, quitte à ùe jeter dessus... A u lieu de quoi, mon dérangé de partenaire décida de s'en servir comme diversion. Idée à la fois relevant du génie, mais également de la démence pure. Jeter l'argent par la fenêtre aurait presque pu coller, comme expression. Presque déroutée, je fis la moue avant de reprendre mon chemin.Jusque là, j'avais réussi un grand exploit, courir avec ses affreux talons. Mais le temps gagné à jeter les jetons, j'en avais profité pour enlever les chaussures de mes pieds. Une chose de moins à se soucier. Mais de là à les jeter en arrière ? Tout de même, non. Je gardais ce projectile pour plus tard. Mais a peine venais-je de les ôter que le romain m'attrapa la main pour m’entraîner à sa suite. Sourcil droit arqué, j'en devenais réticente. Non mais ce n'était pas vrai, lorsque je parlais du coït, évidement. Pourquoi diable en parlait-il maintenant ? Était-ce un message codé ? Je n'avais pas beaucoup d'option, de toutes façon, constatais-je.

- Eh bien, je constate que vous aussi, vous avez des talents caché, feu empereur.»


Déclarais-je, en l’observant donné ce qui semblait être un magnifique uppercut dans le fasciés de ce pauvre homme. Quelle idée saugrenue, de poursuivre des gens tels que nous. E quelle idée encore plus saugrenue, de fuir face à de tel abomination. Des rats. Les humains ne méritaient pas de statut plus luxurieux non, ils n'étaient que déchets, êtres inférieurs... Pourquoi donc courir alors que l'on pouvait les tuer avec nos pouvoirs ? J'avais hâte de développer mes aptitudes, vraiment. Bientôt, je pourrais laisser libre cours à mon imagination pour me débarrasser de ces insectes de manière plus subtile.. Mais pour l'instant... Il me fallait laisser croire à l'académie que je ne voulais aucuns mal aux humains. En buter devant un professeur serait probablement bien stupide; Bien que ce dernier n'était pas totalement blanc non plus.. Pauvre Jenny.

Une sortie serait bien trop visible, pour sur, maintenant, on nous attendait à l'entrée. Tendant le bras, je pris entre mes doigts le poignet du romain pour le faire cesser de courir petit à petit. J'attendis que nous fumes à l’arrêt avant de me tourner vers une porte et toquer. Pas de réponse. Je réitérais alors le geste sur une seconde. Un homme en peignoir s'adressa à moi en ouvrant la porte, très légèrement, méfiant.

- Service de chambre bonj-..»


L'homme tenta de refermer la porte en m'envoyant au diable. Retroussant le nez, je toquais de nouveau.

- Nous savons que vous trompez actuellement votre femme. C'est elle qui nous envoie, avec les papiers du divorce. »


Déclarais-je d'une voix nette et forte. Des pas tournèrent devant la porte. Murmures.. Puis finalement, elle se rouvrit. L'homme parla dans un anglais correct, il bredouilla des plaintes, se justifia. Mais je n'en avais cure. J'en profitais alors pour entrer et lui coller ma paume au niveau de la tempe. Mais là. Une greluche se mit à brailler. A moitié à poil, une blonde décoloré nous regardait, . Elle se mit à débiter conneries sur conneries, disant qu'il l'avait forcé, qu'elle ne le connaissait pas, qu'elle voulait rentrer chez elle ...

- Mais boucle-la. »


Soufflais-je, dépitée d'entendre autant de conneries débitées en si peu de temps. Je n'attendis pas plus longtemps et t traversais la pièce pour me rendre près de la fenêtre avant de l'ouvrir et de l'y pencher. La mer. Retroussant le nez je reculais alors et me rendis vers une autre fenêtre, vers la droite. Poubelle.

- Mon cher ami, préférez vous vous noyez dans la mer ou dans un tas d'ordures ? »

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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mer 20 Mai 2015 - 1:43



Compter, c'est tricher ?
(Aleks & Greg)






Les couloirs luxuriants et éclairés n'en finissaient pas. Du blanc, du doré, du blanc... Gregorio commençait à avoir la migraine à force de lire les numéros de portes, et de devoir supporter les couloirs abominables de la moquette qui repoussait l'empereur. Franchement, le romain se dit que son ex-compagne devait avoir vraiment un très mauvais goût en matière de décoration, qui aurait eu l'idée de mettre un revêtement vert sapin pour les couloirs d'un hôtel... Lui-même aurait choisi une couleur moins horrible, comme la pourpre, ou le bleu océan... Mais trêve de sottise, les deux comparses devaient à tout prix trouver une sortie au plus vite. Et alors que l'italien se dirigeait vers les escaliers de secours au bout de l'allée, Clarke agrippa le poignet du professeur afin de le stopper dans son élan.

Elle lui jeta un regard, puis montra la porte dont elle s'approcha sans faire de bruit. Gregorio resta tranquille et ne dit pas un mot, se contentant de reprendre son souffle. Ensuite, la grecque toqua une première fois... Rien. La jeune femme frappa une nouvelle fois, et tout à coup, le latiniste entendit un grognement distinct, avant que la porte ne s'ouvrît brusquement. L'empereur détourna du regard au moment où un homme en peignoir montra le bout de son nez. Gregorio fut répugnait par la vision de ce quinquagénaire au crâne dégarni, s'exposant en peignoir devant lui et Clarke. Il n'osait même pas imaginer si l'occupant de la chambre portait quelque chose dessous... Puis à son grand soulagement, ce dernier claqua la porte au nez de sa partenaire.

Gregorio, pensant que son associée en avait terminé, tourna les talons afin de partir vers la sortie. Mais il avait eu tort, puisque Clarke réitéra son action à son grand damne. Des bruits de pas commencèrent à se faire entendre. Beaucoup de pas... Aux moins six paires de chaussures, toutes en cuir, cousues mains en Italie ... Bref, les membres de la sécurité étaient en train d'arriver. Ce qui mit l'empereur dans un état d'anxiété, il vit alors la caméra qui était braquée sur eux, et comprit de suite comment ils avaient retrouvé leurs traces dans ce méandre de couloirs. Et comme seule réaction, Gregorio enleva sa chaussure, puis fit un geste déplacé à l'objectif avant de frapper l'objet avec sa Gucci pointure 44. Et lorsqu'il fut assuré que la caméra était hors-service, l'italien rejoint Clarke dans la chambre du vieil homme, qu'il vit tomber lorsque cette dernière lui infligea un coup à la tempe.

-Joli coup, dit le professeur en refermant la porte derrière lui, vous devriez faire taire sa compagne... Enfin en douceur si c'est possible.

Soudain, son portable vibra, le romain intrigué par cet appel sortit le mobile de sa poche et constata qu'il s'agissait d'un appel de la banque, qui hébergeait la fortune qu'il avait acquise. Il était partagé par l'envie de répondre et part la volonté de retourner auprès de Clarke. Mais sa décision fut vite décidée, lorsqu'il vit la grecque s'adresser à lui. Mer ou ordures ? Le romain ne comprit pas tout de suite, mais uniquement lorsqu'il passa la tête par les deux fenêtres. Il avait alors compris la suggestion de cette dernière, qui était de sauter par l'une des deux fenêtres. Gregorio fut réticent en voyant les détritus qui les attendaient à la seconde fenêtre, et se rabattit sur la première où s'étendait une vaste couverture bleue. La distance qui séparait la fenêtre et la mer semblait convenable à vue d’œil, mais rien ne disait si le fond n'était pas tapissé de rochers. Le plongeon serait cher payé si les eux comparses devaient mourir.

Tout à coup, l'empereur déchu eut une idée et posa sa valise de billet, avant de s'approcher de la femme terrorisée qui était encore dans le lit. Gregorio saisit alors son poignet et la força à s'avancer vers la fenêtre.

-Allons du calme, nous allons vous faire aucun de mal ! À moins que vous nous y forciez... Maintenant, je vous demande simplement de sauter par cette fenêtre et de vous enfuir, c'est simple, non ?

La femme se mit alors à redoubler ses cries, et le romain comme lassé de devoir attendre, ne se gêna pas pour la jeter sous les yeux consternés de Clarke.

-Quoi ? Il faut bien savoir si c'est sûr de sauter dans l'eau depuis ici ?

Les deux attendirent, dix secondes... Vingt, toujours rien... Trente, aucun signe de vie... Quarante-Cinq, la femme refait surface en panique totale...

-Merveilleux ! Elle est vivante, maintenant à votre tour ! Je dois faire une chose, avant de partir.

Sur ce, Gregorio se dirigea vers l'armoire et fouilla pour dégoter un sac plastique, où il fourra les billets avant de les remettre dans la valise. Il ne voulait en aucun cas, voir sa fortune se dilapider dans l'eau de mer. Son téléphone vibra une nouvelle fois, mais il ignora, bien que cela commençât à lui courir sur le système. Et c'est là qu'il vit Clarke, pâle comme un drap blanc, agrippant à la poignée de la fenêtre...

-Attendez... Ne me dites pas que vous refusez de sauter Clarke... C'est que de l'eau, vous ne craignez rien !

Rien y faisait, elle ne semblait pas prête à sauter. Mais le pire restait à venir, puisque des bruits de pas se rapprochèrent de la porte. Les hommes de son ex ne semblaient plus très loin.

-Vous ne me laissez pas le choix...

Et sans crier gare, Gregorio s'empara de bras de Clarke et la tira de toutes ses forces jusqu'à la fenêtre et la poussa dans le vide, non sans y avoir laissé des bleues... Il regarda son amie tomber dans l'eau et s'engouffrer dans les vagues. Toutefois, il ne s'attarda pas pour constater si elle avait survécu. Et le romain s'écarta alors de la fenêtre pour chercher sa valise. Quand soudain, la porte s'ouvrit avec fracas. Puis sans attendre les nouvelles venues, l'italien s'empara de la mallette, et se précipita vers la première ouverture, enjamba l'armature et sauta... Clarke et lui avaient de nouveau échappés à leurs poursuivants, sauf que dans sa précipitation ce gredin de romain avait commis une erreur... Il s'était trompé de fenêtre... Il ne se dirigeait donc pas vers une étendue d'eau salée, mais vers une marée d'immondice pestilentielle. Le professeur soupira de nouveau, son costume allait être tout tâché. Il eut une pensée pour sa comparse, et pensa qu'elle avait bien de la chance. Quand soudain, une question traversa son esprit... Est-ce que cette dernière savait nager ?

Sur le coup, Gregorio pria Neptune pour que sa crainte soit infondée.
   



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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Mer 20 Mai 2015 - 19:19



Compter, c'est tricher ?



Le regard posé sur le romain, j'observais sa réaction. L'idée de se jeter dans un tas d'ordure ne semblait guère l'enchanter.  A contrario, me jeter dans la mer ne me plaisait pas. Arquant un sourcil, mes iris se braquèrent sur la demoiselle. Était-il sérieux en lui disant cela ? Quelle idée... de génie. Non contente de laisser cette pauvre cruche servir de cobaye, je m'empressais d'ouvrir la fenêtre de a poubelle pour que Gregorio ne se débarrasse de son fardeau. Mais il en jugea autrement, se démenant pour pousser celle qui donnait sur la mer. Et plouf. Plus de petite blonde décolorée. Je rejoignis le feu empereur, voir comment notre nouvelle amie s'en tirait. Tel un spectre errant, son cuir chevelu flottait désormais à la surface alors que de sa bouche sortait de nombreux cris et injures. Qu'elle la boucle elle allait nous faire repérer. Enfin, si Alessandrini voulait passer par là, qu'il le fasse, moi je prendrais la benne à ordures, pensais-je, en m’avançant près de la fenêtre. Mon visage se décomposa, m'imaginant en train de sauter dans cette maudite eau. Chose que le romain ne pus s’empêcher de remarquer. Je n'eus pas le temps de reculer pour me diriger vers l'autre fenêtre que ce satané romain m’agrippa. Plus il me forçait, plus je bloquais, les mots refusant de sortir de mes lèvres. Je lui aurait mis un coup de boule, si seulement cet abruti ne m'avait pas fait tomber en arrière...

La chute me paru interminable, sans parler de mon entrée dans l'eau. Mon corps était tombé tel une lourde pierre pour venir s'écraser à la surface de l'eau. Pas de plongeon, pas d'entrée en douceur non. Mais le plat que m'infligea le romain ne fut rien comparé à l'abomination qui me prit sous l'eau. Des images, des sons, des sentiments refoulés me revinrent comme un sentiment amer et aigre. Et plus mon corps restait dans l'eau, plus je le sentait se tétaniser... J'eu la chance de trouver à proximité, le bras de la jeune femme que Gregorio avait poussé à l'eau et  serra mes doigts, telles des serres de rapaces sur sa proie. Elle ne m'échapperais pas. Si je la lâchais, je ne pourrais sortir de là. D'une présence d'esprit que je n'aurais soupçonné, je me servis de son corps pour remonter et m'accrocha à elle. Elle tenta tout d'abord de me dégager, mais mes ongles s'enfoncèrent dans sa peau, l'obligeant à cesser.

- Sors moi de là, ou je te promet que tu t'y noieras avec moi. »


Murmurais-je à la jeune femme, alors que mes lèvres se trouvaient à quelques centimètres de son oreille. La jeune femme n'eus pas le choix. Elle obtempéra, non sans pester quelque peu. Mais que diable en avais-je à faire ? Je préférais le doux son de ses insultes qu'une éternité dans ces eaux maudites. Elle galéra, clairement. Mais la jeune femme parvint à nous ramener vers ce qui semblait être la terre ferme. Ce n'était pas trop tôt, car je ne sentais absolument plus aucunes forces dans ce corps inutiles. Un homme était debout, il semblait nous attendre. Je ne sus comment j'avais réussis à me ternir à la greluche, et encore moins comment j'avais réussis à m'extraire de l'eau, mais je soupçonnais le romain d' avoir participer. Enfin, légèrement. Il me fallut ben 5 minutes avant de reprendre contenance. 5 minutes auxquelles la petite blonde me servit de béquille. Avait-elle le choix ? Non. Nous reprîmes le chemin inverse de notre arrivée, et bientôt, je pus m'asseoir dans l'engin qui nous avait servit de transport... Mon coeur était au bord de la rupture, comme la chemise de cet homme que j'avais vu la bas, dont les boutons menaçaient de se faire la malle.

Le lycan se trouvait déjà là, il râlait en nous disant qu'il nous attendait depuis belle lurette. Ou du moins, c'est ce qu'il tentait de faire croire car j'avais entendu une discussion sur le chemin, ou deux hommes racontaient qu'un blondinet avait cassé une machine à sous et menacé deux hommes de la sécurité. Par chance, il n'avait rien fait. Ou du moins, pas en public. Car deux hommes avaient été retrouvé gisant à coté d'une poubelle, dans leur beau costumes de vigiles. Arquant un sourcil, je dévisageais Aleks à mon tour, puis le Romain, qui prenait place à la place du conducteur, ayant laissé la blonde dehors, en nuisette. Car oui, c'est bel et bien la seule chose qu'elle portait. Une nuisette blanche, bravo.

- Si cet abruti de professeur ne m'avait pas jeté par une fenêtre, dans la mer, oui, on aurait été plus vite ! »


Déclarais-je, en croisant les bras, pestant contre le romain.
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Re: Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg) - Dim 24 Mai 2015 - 16:07



Compter, c'est tricher ?
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Un idiot, un imbécile... Gregorio continuait à pester contre lui-même. S'il avait su plus tôt qu'il chuterait vers une benne à ordures, le romain n'aurait pas sauté comme un sot par la première fenêtre à sa portée. Il regrettait déjà d'avoir jeté sa partenaire dans la mer, et aurait largement préférer voir la grecque sauter avec lui dans cette mer de détritus, plutôt que dans l'étendue saline. La chute dura à peine plus de vingt secondes. L'empereur déchu tomba lourdement dans la benne, qui émit un bruit à la fois effroyable et ragoûtant. Puis un gémissement de colère se fit entendre. Le romain était dans un état déplorable, à tel point qu'il ne put se retenir de lâcher un râle de contrariété. Son costume était dans un état lamentable, sale, abîmé... Il ressemblait plus à un homme licencié et sans domicile fixe qu'à un gentleman habitué au soirée mondaine...

Une odeur immonde, voir insupportable commençait à émerger du conteneur au grand désarroi de l'italien , qui s'empressa de sortir de ce qu'il appela volontiers... L'enfer... Le professeur se débarrassa de sa veste, empestant la mozzarella périmée, et la jeta dans la benne. Avant de se rendre compte qu'il avait son téléphone et sa mallette étaient restés dans le bac. Et bis repetita, Gregorio remit les pieds dans les poubelles afin de reprendre ses affaires, salissant au passage ses chaussures de luxe qui n'avaient plus rien de luxueux à ce moment-là. En tout, il fallut dix bonnes minutes au romain, pour mettre la main sur la valise de billet, encore intacte, puis sur son portable. Et comme par coïncidence l'appareil vibra dans la main de Gregorio, qui décrocha sans plus tarder.

-Allô, ici Alessandrini à l'appareil.

-Monsieur Alessandrini ? Ici, Monsieur Lemonnier de Compagnie Monégasque de Banque, j'essaye de vous joindre depuis plus d'une heure.

La banque... L'empereur l'avait complètement oublié. Il se rappelait des quelques appels de cette dernière, mais à chaque fois le feu de l'action l'avait empêché de répondre... Sur le coup, l'albino croyait avoir affaire à une mauvaise nouvelle. Et il n'avait pas tout à fait tort, puisque son interlocuteur prit un ton grave. Gregorio serrait des dents, il espérait que rien de mauvais n'était à prévoir.

-Veuillez m'excuser, j'étais en rendez-vous et je ne pouvais pas vous répondre... Sinon que puis-je pour vous dès à présent ?

-En faite, je vous appelle pour vous informer que votre fortune a été gelée.

-Geler, vous dites ???

-C'est exact, nous avons reçu un appel nous indiquant que vos fonds ne sont pas votre propriété.

-...

-Et par conséquent, notre établissement a été contraint de suspendre votre compte, afin de vérifier la légalité et la provenance de votre argent.

-...

-Monsieur Alessandrini ? Êtes-vous toujours là ? Monsieur ?

Gregorio raccrocha sans répondre, puis sortit de la benne avant de jeter le téléphone par terre et de la piétiner. Il n'en revenait toujours pas que l'argent qu'il avait si chèrement obtenu, lui soit retirer des mains. S'en était trop pour lui, qu'il n’avait pas supporté de parler plus longtemps avec l'idiot d'humain qui l'avait servi de conseiller financier. Au moins, il lui restait les gains qu'il avait remportés durant la soirée, soit un peu moins d'un dixième de sa fortune d'origine. Une maigre consolation, pour l'ancien consul qui était habitué aux montagnes d'or et d'argent. Et ce fut avec un air morose que le romain se dirigea vers le navire dimensionnel, là où l'attendait sûrement la grecque et le lycan.

Mais à sa grande surprise, Gregorio ne trouva personne. Ni Clarke, ni Aleksander, ne semblaient être encore arrivés. Et ne trouvant rien d'autre à faire, ce dernier partit se vautrer dans la cabine et déposa sa valise à l'abri des regards indiscrets. La soirée avait était désastreuse, pour ne pas dire calamiteuse. Tout d'abord, il avait oublié que son ex-compagne allait se rendre ici... Puis il y avait eu la course-poursuite... Et enfin la chute et la perte de sa petite fortune. Bref, c'tait un mauvais jour, bien pire que d'habitude. Du bruit se fit entendre, obligeant le romain à sortir de la cabine, pour se rendre compte que le repenti était déjà rentrait depuis bien longtemps et que celui-i était resté dans la cuisine à se restaurer. L'empereur ne se sentant pas d'humeur à rester inerte, prit alors l'initiative de sortir afin de retrouver son associée qui n'était toujours pas rentrée.

Et ce fut aux bords de la plage que le romain retrouva la grecque, l'air hagard, s'agrippant de toutes ses forces à la jeune débraillée que Gregorio avait précédemment balancé. Un sourire narquois se dessina sur son visage, et il laissa la grecque se démenait, afin d'atteindre la terre. Puis, se souvenant de son acte dans la chambre d'hôtel, l'italien s'avança pour aider Clarke, afin de se repentir auprès d'elle. Elle ne semblait pas totalement dans son assiette, à tel point qu'il fallut à Gregorio l'aide de l'humaine pour emmener son élève jusqu'au navire. Et lorsqu'il parvint enfin à déposer cette dernière tout ce qu'il reçut, après avoir congédié la jeune femme qui l'avait aidé, fut un reproche amer de la grecque, auquel il rétorqua avec une voix marqué par la fatigue et l'exaspération.

-Vous savez quoi ? La prochaine fois, nous prendrons l'escalier... Vous n'allez tout de même pas m'en vouloir, parce que vous ne savez pas nager ? Bien... Oublions cette soirée effroyable et rentrons. Car, je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai du travail qui m'attend.

Sur ce, le romain fit démarrer le bateau, qui fila tout droit vers l'Académie sans craindre de rencontrer un embouteillage.








Compter, c'est tricher ? (Aleks & Greg)
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