Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Larve et Poison

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Larve et Poison - Dim 15 Mar 2015 - 18:02



Larves et poison
Feat. Ethan Abberline




Hong Kong... Cette cité chinoise aux portes de la mer de Chine méridionale, est le symbole d'un empire qui a jadis était le plus rayonnant durant la fin du dix neuvième siècle. Aujourd'hui, la ville est de loin l'une des plus prospère au monde, tant elle jouit d'une certaine liberté que lui a été accordé. Cette dernière est ainsi devenue l'une des plaques tournantes du commerce et de l'économie mondiales, et bien malheureusement du crime organisé par la même occasion. Car depuis plusieurs années, les triades chinoises se sont largement implantées au sein de l'île. À tel point que ces dernières ont fait main basse sur plusieurs quartiers, et ont réussit à imposer leurs influences sur les autorités locales.

Ce phénomène bien que peu inquiétant à son début commença à alerter l'Académie, qui voyait d'un mauvais œil la montée exponentielle du crime dans la Chine Méridionale. Et afin de mettre un terme à cela, le conseil avec l'accord du directeur, décidèrent d'envoyer en mission de reconnaissance plusieurs apprentis dieux. Le hasard fit que le professeur de latin, Gregorio Alessandrini, soit désigné pour cette tâche. On lui assigna d'ailleurs un partenaire dans le but de l'épauler, bien que le romain prétendait pouvoir s'en sortir amplement seul. Cependant, après plusieurs avertissements et rappels à l'ordre, le professeur accepta de prendre avec lui une personne, qui ne fut autre qu'Ethan Abberline... Le second empathes de l'Académie. L'italien n'accueillit pas la nouvelle avec enthousiasme, puisqu'il considérait plus l'élève comme un poids, plutôt qu'un soutien. Même si au fond de lui-même, Gregorio savait qu'il représentait un handicap majeur à l'équipe puisque ses pouvoirs avaient été bridés.

L'élève et le professeur partirent le jour même au crépuscule pour la cité portuaire. Gregorio qui n'était pas encore d'humeur à se montrer tendre avec le jeune homme qui l'accompagnait, ne lui adressa pas la parole pendant tout le trajet qui les menait en Chine. L'italien préférait ne pas avoir à passer ses nerfs sur Ethan, et resta silencieux durant le voyage. Il fallait dire qu'il n'aimait pas se voir surveiller en permanence par le Conseil depuis l'incident du Colisée, de plus cette mission et l'interdiction d'emmener son glaive dans le monde humain, avaient vite fait d'énerver le romain.

Les deux apprentis dieux arrivèrent à Hong Kong, alors que la nuit était tombée sur la cité portuaire. Ils passèrent devant Victoria Peaks et Kowloon, illuminés par les dizaines de milliers de lumières, qui brillaient autour d'eux. Gregorio oublia un instant ses soucis et contempla le spectacle. Il avait déjà voyagé dans le monde moderne, et pourtant, il était toujours impressionné de voir à quel point le monde avait changé... A côté de Hong Kong, sa Rome natale paraissait bien désuet.

Le navire entra dans le port Victoria, et s'amarra à un quai, entre un yacht et un bateau de pêche. Gregorio fut le premier à poser le pied sur la terre ferme. Il sentit alors l'air marin porté par le vent du Sud, au moment où il posa pied à terre. Cette odeur lui rappela celle des ports du Latium, en bordure de la Méditerranée, ce qui eut pour effet de le calmer. Il jeta alors coup d'œil en direction de l'effervescente cité méridionale, avant de se tourner vers Ethan, qui descendait à son tour du navire.

-Il est temps d'y aller Ethan... Surtout ne t'éloignes pas trop et appelles moi par mon prénom, se sera plus simple pour se fondre dans la masse.

Et c'est ainsi que Gregorio et son camarade d'un jour débutèrent leur mission. D'ailleurs, Gregorio avait spécialement changé de tenue pour l'occasion et avait troqué son habituelle de la Renaissance, pour une tenue plus moderne et décontractée. Le professeur de latin et son élève pénétrèrent dans l'immense ville, et se mêlèrent au flot incessant de passants. Mais contrairement à la majorité de ces personnes, Gregorio et Ethan se dirigeaient vers le quartier pauvre de Hong Kong, là où pullulait le crime telle la peste qui décime un empire.




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Re: Larve et Poison - Mar 31 Mar 2015 - 14:19



Hong Kong



L’ordre était tombé et déjà Ethan serrait les dents de frustrations. On venait encore une fois de lui donner une mission sans qu’il ne demande rien. Etait-ce véritablement normal qu’un apprenti dieu prenne part à ça ? Il n’en avait aucune idée mais étant donné que les hautes autorités le demandaient il n’avait pas d’autre choix que d’y obéir. Il espérait cependant que son partenaire de mission soit plus compréhensif que Rain. Mais quand on lui annonça la participation de Gregorio Alessandrini son maigre espoir fut anéantit. Son don était déjà compliqué à gérer et les directeurs n’avaient rien trouvé de mieux que de lui coller le professeur empathe comme tuteur.  Autant dire que cela risquait de compliquer les choses en vue de leur pouvoir respectivement similaire. Il devrait donc faire très attention à ne pas utiliser son don sur le professeur au risque que ce dernier ne lui renvoie ses propres émotions.

L’apprenti divinité des émotions était donc définitivement agacé et sachant qu’il partirait pour le monde des humains au crépuscule il décida de passer le reste de sa journée à s’entraîner une fois de plus au lancé de couteaux. Cela faisait quelques semaines qu’il s’y exerçait et il ne se trouvait pas mauvais. Loin de toucher toujours la cible mais avec des résultats concluant tout de même. Autant dire qu’il était assez satisfait de lui-même. Il fallait dire qu’il se sentait changer de jour en jour. Le processus était long et difficile mais démarré.
Il en était ainsi depuis des millénaires, tout était en constante évolution. Il arrivait cependant à un moment que les changements soit plus brusque et spectaculaire. Le bourgeon devient fleur épanouie, la chenille prend son envol de papillon, une civilisation barbare devient soudainement solidaire. Cette métamorphose ne se fait pas sans douleur, elle arrive par spasme, par contraction violente et il n’est pas rare de vouloir l’empêcher. On aime à toujours rester dans une forme connu craignant de voir la possible forme que l’on peut prendre. Pourtant si ses forces anti-évolutives sont présentes elles n’empêchent en rien l’évolution. L’être ne peut rester sous une même forme et est obligé de se développer pour ne pas se voir détruit. Ainsi le serpent change de peau pour devenir plus fort et la chenille laisse derrière elle son cocon pour ouvrir ses ailes. Il ne reste alors après évolution que des enveloppes vides, des photos jaunis, des dates dans les livres d’histoires, des souvenirs d’une vie passé et un être nouveau montrant son véritable potentiel.  

Ethan lui espérait voir la révélation de son potentiel. Il voyait que son idée d’entraînement aux techniques de combat était une bonne approche de la chose. Ne plus compter que sur lui-même était quelque chose de gratifiant pour le jeune homme qui ne c’était que trop reposé sur les autres selon son avis. Il ne pouvait compter chaque jour sur son meilleur ami Tenshi et était bien obligé de voler de ses propres ailes.  Il l’avait depuis bien longtemps compris mais savoir ses faiblesses ce n’était pas pour autant les combler. Il c’était donc décidé à se prendre en main et devenir le dieu qu’il était censé devenir. Dur labeur, mais s’il était dans cette académie, si lui avait été choisis il était naturel qu’il fasse de son mieux, pour lui, pour Deus, pour l’humanité.
Une humanité qu’il allait de nouveau affronter ce soir. Lui qui ressentait les émotions savait à quel point une étrange gangrène était en train de naitre dans le cœur des hommes. Une maladie vicieuse qui faisait pourrir les bons sentiments en un miasme immonde de rancœur et de folie. Ethan voulait être un purificateur, éliminer les mauvais sentiments, ou du moins les contrôler, pour qu’enfin le monde mortel puisse vivre dans une harmonie tant désiré. Priam lui avait donné autrefois la voie à suivre pour qu’il parvienne à ce but, il avait été son mentor, en quelque sorte, et il était intéressant de voir comme deux êtres pouvaient si bien se comprendre en échangeant que quelques mots sous la voute céleste. Manier le chaos pour qu’après le désordre apparaisse l’ordre. C’était le crédo de l’apprenti dieu du Chaos et Ethan le trouvait juste en plusieurs points. Il ne savait pas cependant s’il se tiendrait à cette réplique qui était lourde de responsabilité.

Le couteau ne toucha pas la cible et vint à se figer dans le sol. Le jeune homme avait bien trop de pensés en tête. Il alla le chercher et le rangea dans l’étui accroché à sa jambe, là où été aligné les autres lames jumelles. Le soleil commençait à décliné il était temps pour lui d’aller au port.

***

L’apprenti divinité attendait son tuteur sur le ponton, les bras croisé sur sa longue veste kaki et l’écharpe autour de son cou de couleur kaki battant dans l’air. Une silhouette vint à se détacher de l’horizon et le jeune homme reconnu Gregorio. Ethan avait déjà assisté à ses cours et tout le monde était au courant de « l’incident du colisée ». Il n’y avait pas participé mais il savait que cela c’était plus tôt mal passé pour pas mal d’élève. L’infirmerie avait été bondée ce jour-là et le professeur c’était fait taper sur les doigts. Il fallait avouer que l’idée d’organiser des jeux de gladiateurs n’était sans doute pas la meilleur à présenter à l’administration.  

- Bonsoir professeur.

Il n’eut pour réponse qu’un simple hochement de tête tandis que ce dernier passait à côté de lui. De toute évidence l’homme était contrarié et l’élève ne s’en offusqua pas, bien au contraire cela l’arrangeait. Suivant son tuteur il s’installa dans l’embarcation que le passeur fit rapidement glisser sur l’eau en direction du monde des humains. La mission était simple tous deux étaient chargé d’enquêter sur une nouvelle drogue extraordinaire aux effets surnaturels et d’endiguer son expansion. Ethan était toujours agacé et il ne voyait pas en quoi cela revenait à un élève de faire ce genre de travail. Il prit alors l’un des couteaux accroché à sa jambe et se mit à jongler avec d’une main. C’était un nouveau tic qu’il avait développé à force de s’entraîner et cela avait pour effet de le calmer et d’augmenter sa dextérité avec l’arme. Il attendit ainsi tout le temps du trajet ne prononçant aucun mot comme le faisait le professeur.

Le monde humain se dessina sous leurs yeux. Ethan était toujours perturbé par l’étrange manière dont on pouvait retourner sur Terre. C’était magique et pour cette raison cela était totalement déconcertant. Trouver une raison à tout était une logique tout bonnement humaine et il se disait qu’en mourant et en accédant à l’académie il avait élevé son niveau de conscience à un tout autre niveau. Ainsi la magie était maintenant une part de sa vie. Sa logique était autre et même s’il était toujours autant surpris par la manifestation de telle chose il arrivait plus rapidement à l’accepter. Le fait est que de voir se dessiner sous ses yeux le paysage qu’offrait la ville de Hong Kong de nuit était quelque chose de beau et de nouveau. Mortel il n’avait jamais voyagé dans autant de contrée que depuis qu’il était devenu un apprenti dieu. C’était risible mais il était courant de dire que l’on savait ce qu’on perdait que quand nous le perdions.
Le bateau vint à accoster entre un yacht et un bateau de pêche. Contraste étonnant et qui marquait bien la différence social au sein même de la ville. Les triades chinoises étaient depuis bien longtemps mondialement connues et Ethan craignait quelque peu la rencontre fatidique qui allait se dérouler cette nuit. Il rangea son arme tandis que Gregorio descendit pour mettre pied à terre, il sembla humer l’air avant de se retourner vers lui pour lui dire :

- Il est temps d'y aller Ethan... Surtout ne t'éloignes pas trop et appelles moi par mon prénom, se sera plus simple pour se fondre dans la masse.

Ethan prit le temps de descendre et d’ordonner au passeur de partir avant de répondre à son ainée :

- Comme vous voudrez mais je doute que nous passions inaperçu, nous restons des étrangers au milieu de tous ses chinois.

Ils partirent cependant se mêler à la foule. Ethan suivait les conseils de Gregorio et restait non loin de lui, de plus il semblait connaître le chemin. Il avait cependant pris soin de refermer sui lui son manteau afin de cacher les couteaux de lancés accroché à sa jambe. Cela ne manquerait pas d’attirer l’attention si quelqu’un les voyaient. Le visage à moitié camouflé par son écharpe il essayait de se fondre dans la masse au maximum. C’était chose une chose aisée à faire étant donné la densité de la population. L’heure avait beau être tardive les rues ne désemplissait pas on aurait presque cru le contraire. Des lumières clignotaient partout et on pouvait apercevoir un marché nocturne non loin de là. Autant dire que la ville de Hong Kong semblait plus nocturne qu’autre chose. Le jeune apprenti dieu se demandait d’ailleurs comment pouvait être la ville de jour. Le fait est que pour l’heure il devait se concentrer sur sa mission et ses yeux se mirent à fouiller la foule et les ruelles à la recherche d’un informateur. Son regard de braise tomba sur des silhouettes féminines très peu vêtus et de manière provocante. Des prostitués à n’en pas douté étant donné que l’une d’entre elle était penché sur la fenêtre d’une voiture qui venait de s’arrêter à côté d’elle.
Si les triades chinoises étaient connues pour leur trafic de drogue il était aussi de coutume qu’elles usent de beaucoup de moyen pour avoir de l’argent y compris la prostitution.
D’un hochement de tête Ethan fit comprendre à son camarade que c’était vers elles qu’il fallait aller. Après tout il y avait de grande chance qu’elles soient au courant de quelque chose même s’il y avait peu de chance qu’elles lâchent leur secret. Deux empathes devaient sûrement suffirent pour ça.

© Ethan


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Re: Larve et Poison - Mar 7 Avr 2015 - 23:28



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Les quartiers pauvres de Hong Kong rappelaient énormément à Gregorio, les antiques quartiers de Subures à Rome. Des lieux qui prenaient vie à la nuit tombée, alors que le reste de la ville s'endormait doucement. Et à l'heure où les bureaux et les banques ferment, les bars et les boîtes de strip-tease se réveillent, dévoilant une autre facette du port aux parfums. On pouvait facilement trouver de quoi satisfaire les désirs les plus simples, aux fantasmes les plus fous. Les deux empathes marchaient discrètement, parmi les chinois et les quelques européens venus s'enivrer dans les quartiers chauds de la cité méridionale. Jeux, sexe, alcool et drogue, les triades chinoises avaient bâti véritable vrai empire dans les bas-fonds de la ville. Et il y avait nul doute, que ces endroits devaient foisonner d'information concernant la mafia hongkongaise. Il suffisait juste de trouver la bonne personne à qui s'adresser.

Les deux deusiens finirent par croiser le chemin de quelques prostituées en train de racoler les âmes en manque d'affection. Ethan fit alors un hochement de tête pour signifier à Gregorio, qu'ils devaient commencer par voir du côté de ces jeunes filles. Une bonne idée aux premiers abords, car les prostituées étaient souvent bien informées sur les activités du monde criminel. Cependant, il était rare qu'elles acceptent de parler facilement, à moins d'avoir un porte-feuille bien rempli. Chose que Gregorio n'avait pas en sa possession à l'heure actuelle.
Caesar et son compagnon se rapprochèrent donc des prostituées, qui remarquèrent tout de suite la venue des deux apprentis dieux. Immédiatement, plusieurs d'entre elles vinrent se coller aux deux hommes sans aucune gêne. Le romain sourit en voyant la mise en scène de ces dernières, il n'y avait pas de doutes, elles savaient s'y prendre pour attirer les clients.

-Bonsoir messieurs, est-ce que l'un de vous aurez besoin de nos service pour la nuit. Mais attention, nous ne sommes pas données, susurra l'une des femmes à l'oreille de Gregorio.

-Désolées mesdames, mais nous ne cherchons pas ce type de service ce soir... Je cherche plutôt des informations, sur la mafia qui réside dans cette ville.

Les femmes s'écartèrent brusquement d'un air hostile, et tournèrent le dos aux deux étrangers.

-Dégagez de là, nous ne savons rien. Et puis si nous savions quelques choses, nous ne parlerions pas. Passez votre chemin, nous ne voulons pas traiter avec vous.

Mauvaises nouvelles pour le Gregorio et Ethan, leur enquête débutait plutôt mal puisque les premières personnes interrogées ne semblaient pas vouloir coopérer. Il était d'ailleurs inutile d'insister, car celles-ci avaient l'intention de rester muettes comme des tombes. Le professeur fit signe à son élève et tout deux repartirent déambuler dans les rues de Hong Kong. Les heures défilèrent, et malgré plusieurs tentatives auprès d'autres habitants, ils étaient encore bredouilles. Les gens avaient peur, tellement peur que même si les empathes avaient fait pression avec leurs pouvoirs, cela n'aurait pratiquement rien changé. Gregrorio et son co-équipier finirent par s'affaler sur un banc, ils avaient affaire à quelque chose qui les dépassaient de loin, une organisation puissante, discrète, capable de maintenir sous l'omerta une ville tout entière. 

Bizarrement, l'italien commençait à se sentir observer, pas comme si une personne le regardait de loin. Mais plutôt comme si plusieurs personnes étaient en train de le scruter. Gregorio se rendit compte qu'ils avaient commis une erreur en interpellant les gens dans la rue. En effet, ils avaient indirectement envoyé un signal comme quoi il cherchait les triades. Une chose insensée à ne pas faire, si on ne voulait pas mourir. Dans tous les cas, la mafia allait tôt ou tard partir à la recherche d'Ethan et de Gregorio. Ce qui n'est pas une si mauvaise chose en fin de compte, puisqu'ils trouveraient enfin les informations qu'ils convoitaient. Autant faire venir le poisson à soi, plutôt que de le poursuivre la proie pendant des heures.


Réfléchissant à cette idée en long et en large, le romain partit un instant acheter de quoi se restaurer. Il s'arrêta devant un stand de Snacks et commanda à emporter. Tout à coup un crie retentit, le professeur tourna alors la tête et se rendit compte que son élève avait disparu. L'enseignant craint le pire pendant un instant, et courut vers le banc avant d'apercevoir la silhouette de ce dernier s'engouffrait dans une ruelle. Gregorio mit quelques secondes à comprendre qu'Ethan était sauf, puis il se mit à la poursuite du second empathe. Il finit par le trouver en compagnie d'une jeune femme qui paraissait terrifier, le romain était capable de lire la peur dans tout le corps de fille.

Toutefois, il ne s'attarda, puisque Ethan lui indiqua de courir à l'angle opposé de la ruelle. Caesar exécuta l'ordre au pas, et atteint le virage en moins de deux. Il aperçut au loin une silhouette sombre, quasiment noire, s'enfuir en courant. L'albino n'alla pas plus loin et revint sur ses pas auprès de son camarade. Celui-ci était encore avec la mystérieuse femme de tout à l'heure. Et en voyant sa tenue légère, il en conclut qu'il s'agissait d'une prostituée. Une aubaine pour les deux deusiens, qui allaient peut-être pouvoir lui retirer des informations. Cependant, la femme était en état de choc, et donc inapte à répondre à quoique ce soit.

Gregorio pesta un instant de ne pas pouvoir utiliser ses pouvoirs. Mais cela importait peu puisqu'il pouvait s'en passer, et posa sa veste sur les épaules de la prostituée avant de lui tendre une petite bouteille d'eau acheter préalablement.

-Calmez-vous mademoiselle, respirez doucement... Tenez, buvez cela vous fera du bien.

La jeune fille accepta timidement la bouteille, et la porta à la bouche avant de prendre quelques petites gorgées. Sa respiration se calma difficilement, mais elle avait repris des couleurs et semblait en meilleure forme. À vue d'œil Gregorio ne lui donna pas plus de dix-huit ans, la pauvre fille devait faire partie d'un réseau de la mafia hong kongaise, qui l'avait forcée de livrer son corps à la prostitution. Elle avait les yeux gonflés par les larmes, portait des traces de sévices corporelles. Une horreur que Caesar avait trop souvent vue, mais auquel il avait participé dans le passé. Le professeur prit alors une voix blanche et s'adressa à cette dernière.

-Je vois que vous allez mieux, maintenant, je voudrais que vous nous racontiez à moi et à mon camarade ce qu'il s'est passé...

-Je... Je... Je me souviens pas très bien, mais je sais que j'étais seule dans la rue. Il faisait sombre, et puis il y a eu un bruit. J'ai cru au début que c'était un rat, jusqu'à ce qu'il vienne se jeter sur moi.

La respiration de la demoiselle repartit de plus belle.

-Son visage était noir... Son corps entier... Je crois que c'est un consommateur de Black Lotus...

-Du Black Lotus ?

La jeune fille hocha la tête, et prit un air légèrement effrayé.

-C'est une nouvelle drogue qui est apparue en ville... On reconnaît ceux qui en prennent, car ils finissent par devenir accro et ne peuvent plus s'arrêter de consommer. Et quand ils ne peuvent pas avoir leur dose, ces gens perdent la raison... Et deviennent noirs...

Finalement, la première information venait de tomber entre les mains de Gregorio et Ethan, ils avaient le nom et les effets de la drogue. Il ne manquait plus que le nom du fournisseur, pour compléter le tout.

-Et est-ce que tu sais qui fournis du Black Lotus à Hong Kong ?

La prostituée se figea, comme si le temps s'était arrêté pour elle en l'espace d'une seconde.

-Si je vous le dis, promettez-moi de ne rien dire à personne... Jurez-le-moi.

Gregorio jeta un regard à Ethan, et hocha la tête avant de reporter son regard sur la prostituée.

-C'est juré, nous ne dirons absolument rien...

-.... La drogue est vendue par les triades de Hong Kong... La mafia Kunlun la fabrique depuis plusieurs mois, quelque part dans la ville. Tout le monde le sait, même la police. Cependant, les autorités sont corrompues et tellement effrayées, qu'elles ne font rien pour arrêter ces criminels.

-Bien... Et, sais-tu où je pourrais trouver du Black Lotus à cette heure-ci ?

La jeune fille tendit alors la main en direction du Nord de la ville.

-Les patrons du bar "Xiao Feng"... Les frères Tang... Ce sont les chefs de Kunlun... Il n'y qu'à leur bar où l'on peut se fournir. Pitié ne dites pas que je vous ai parlé, sinon les hommes des triades me tueront...

La jeune fille éclata de nouveau en sanglots, et tenta de se lever maladroitement. Et partit en silence, après avoir glissé un remerciement à Ethan et Gregorio. Grâce à elle, ils avaient enfin une piste sérieuse et crédible pour se lancer dans la lutte contre cette nouvelle drogue. Gregorio et Ethan rejoignirent alors la rue principale, soudain une berline noire fonça vers eux et s'arrêta dans un horrible crissement de pneu. Des hommes en uniforme noirs sortirent de la voiture, et coururent dans leurs directions. Il fallut quelques secondes à Gregorio, pour comprendre que s'était des hommes de Kunlun. Les deux deusiens avaient dû certainement se faire remarquer, en cherchant des informations tout à l'heure. Une erreur grossière, qui allait certainement coûter gros aux deux apprentis-dieux. Le romain agrippa alors l'épaule d'Ethan et le tira vers la direction opposée.

-Cours ! Tu sais où me rejoindre, alors séparons-nous !

Une course-poursuite s'entama alors dans les ruelles de Hong Kong, entre les hommes des triades chinoises et deux deusiens trop curieux. Gregorio avait couru, bifurqué, grimpé, sauté un nombre incalculable de fois en quelques minutes. Toutefois, ses poursuivants connaissaient la ville mieux comme leur poche, et finirent par le coincer dans un cul-de-sac. L'italien fut alors attrapé et embarqué dans le coffre d'une voiture. L'empereur était inconscient, et il n'avait pas idée de l'endroit où il était emmené. Espérons seulement que ses agresseurs, ne le jette pas dans la baie avec un poids accroché aux pieds.




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Re: Larve et Poison - Sam 18 Avr 2015 - 12:45



Xiao Feng



Les deux hommes se rapprochèrent des prostituées qui s’empressèrent de les encerclés afin de les tenir un peu plus dans leur filet. Si le professeur était tout souriant ce n’était pas pour autant le cas d’Ethan. Il ne portait pas un grand intérêt au plaisir charnel et voir ses chinoises à moitié nue prendre des poses aguicheuses devant lui le laissait de marbre. L’une d’elle s’approcha de Gregorio au point de le frôler sans le toucher et de pouvoir lui parler à l’oreille. Une de ses compagnes vint en faire de même avec le jeune anglais qui la regarda avec un sourcil levé. Elle se mit elle aussi à lui dire quelque chose à l’oreille. Il fut ravi de constater que sa nouvelle acquisition au sein de l’académie, un collier multi-langues dissimulé sous son écharpe, était bel et bien capable de traduire n’importe quelle langue même s’il ne la maîtrisait pas.

- Bonsoir, tu es beau avec tes mèches qui te tombent devant les yeux. Tu as besoin de compagnie ?

Ethan n’eut même pas le temps de répondre que son mentor le fit pour lui.

- Désolées mesdames, mais nous ne cherchons pas ce type de service ce soir... Je cherche plutôt des informations, sur la mafia qui réside dans cette ville.

La phrase eut un effet répulsif impressionnant car toutes les femmes s’écartèrent d’eux comme s’ils étaient porteurs d’un message de mort. Ethan se doutait qu’il ne serait pas facile de savoir où se trouvait la triade mais il espérait qu’il puisse utiliser ses pouvoirs pour enquêter et que son partenaire de mission en face tout autant.

- Dégagez de là, nous ne savons rien. Et puis si nous savions quelques choses, nous ne parlerions pas. Passez votre chemin, nous ne voulons pas traiter avec vous.

Les prostitués n’allaient donc pas leur être d’une grande aide. Il plongea son regard dans celle d’entre elle qui était la plus proche de lui. Une femme aux cheveux noirs dont les pointes étaient colorées de rouge. Elle portait un mini short en jean ainsi qu’un débardeur noir mettant en valeur une poitrine généreuse. Ce qui lui servait de veste était une étoffe fine et transparente à motif fleurie. Ethan aurait pu lui trouver un certain charme si elle portait beaucoup moins de maquillage et si leur rencontre c’était faite dans d’autres circonstances avec des conditions différentes pour eux deux.
Il sentit s’écouler en lui des émotions qui n’étaient pas les siennes. Il était maintenant tout à fait habitué à cette sensation même si cela restait désagréable. S’il n’y prêtait pas attention il se sentait devenir une « éponge » d’émotion et ne savait plus qu’elle était ses véritables sentiments. Son don était véritablement à manier avec beaucoup de précaution.
La jeune femme avait peur. C’était une émotion forte qui ne laissait aucun doute sur son interprétation. Ethan poussa un soupire. Il était inutile d’espérer quelque chose de ses personnes. Gregorio semblait le comprendre lui aussi et sur un petit signe de la main il l’invita à continuer leur route. Le jeune homme ne se fit pas prier pour se mêler de nouveau à la foule. Le poids de ses lames qu’il sentait à sa jambe le rassurait quelque peu. Il était fou de penser comme il pouvait se sentir à l’aise avec de telles armes alors qu’il en avait une forte répulsion. Il avait en quelque sorte perdu son innocence et il se le disait assez régulièrement. Ethan l’humain n’était plus et ses sentiments de timide maladif et de victime avaient sombrés dans le néant. Il ne restait donc plus, après cette métamorphose, que le corps d’un humain habité par l’esprit d’un apprenti dieu torturé. Une créature des plus étranges qui sillonnait les rues de Hong Kong.

Les heures passèrent, les interrogatoires des passants également. Si Ethan ne jugeait pas cela utile son partenaire semblait penser que c’était une bonne chose. Le jeune homme céda donc au caprice de son mentor, non sans montrer son insatisfaction face à cela. Ils se trouvaient tous deux au cœur d’une ville ou dans l’ombre un dragon tirait les ficelles. Il allait être bien difficile de couper la tête de cette organisation si l’on n’était pas capable d’un minimum de discrétion. L’apprenti dieu des émotions avait très vite appris la leçon d’autant plus quand celle-ci avait eu lieu avec Rain.
Le professeur Alessandrini décida de stopper les recherches et de les obliger à faire une halte sur un banc un peu à l’écart des voies passantes. Le britanique n’était pas contre et il s’installa sur les planches bien décidé à profiter un peu de se calme et de se vide d’émotion qui n’arrêtait pas de jaillir en lui. Il était bien difficile pour un empathe comme lui, dont le pouvoir se déclenchait en un simple contact visuel, de se retrouver au milieu d’une foule. Son crâne le faisait souffrir et il aurait bien aimé avoir un sac de glaçon sous la main pour se le mettre sur le front.
Son camarade lui signala alors qu’il avait faim et il partit en quête de nourriture. Un sourcil levé de la part d’Ethan fut sa seule réponse. Le voyant partir vers un stand de Snack il laissa choir sa tête en arrière pour contempler la voûte céleste. Le ciel terrestre, cela faisait combien de temps qu’il ne l’avait pas vu ? Bien longtemps si il se posait la question. Il avait beaucoup observé les étoiles à l’académie et il était maintenant à même de pouvoir constater les différences. Sa nouvelle vie d’apprenti dieu avait bien lieu dans un autre monde, si différent, si… Un crie vint à retentir ce qui fit se lever d’un bon le jeune homme qui porta aussitôt la main à ses couteaux. Il chercha d’où pouvait provenir le danger et son regard accrocha l’une des ruelles adjacentes. Le crie ne pouvait provenir que de là.
Ne cherchant pas véritablement à comprendre ce qu’il se passait il se précipita dans la direction qu’il avait repéré délaissant totalement son camarade devant son stand. La rue sombre lui fit plisser les yeux mais il pouvait apercevoir deux silhouettes se détachant dans la lumière d’un néon bleu. Il mit sa main droite sous son manteau prêt à dégainer et lancer l’un de ses couteaux. Un nouveau crie plus ténue eu lieu et il pressa le pas pour arriver à l’angle. Une jeune femme était au sol et levait les mains devant elle pour se protéger tout en détournant le regard. Juste en face d’elle se tenait un être noir de la tête au pied. Une couleur sombre ne laissant paraître que par sa blancheur ses dents et ses pupilles.
Ethan lança directement un de ses couteaux qui vint se planter entre les deux individus. Lui qui avait visé la créature avait loupé son coup mais cela suffit pour que cette dernière prenne la fuite. Il alla donc quérir la demoiselle qui en vue de sa courte tenu n’était autre qu’une prostitué. Il s’accroupit à côté d’elle et la prit dans ses bras quand il vit ses yeux emplie de terreur. Il sentait d’ailleurs ce sentiment puissant couler en lui ce qui lui provoqua des vagues de frissons. Il essaya de reprendre contenance et vit alors Gregorio débarquer. Le fixant d’un regard froid il désigna la voie emprunter par la créature.

- Par-là vite ! Capturez-le !

Le capturez, mais pourquoi ? Ethan n’en avait aucune idée mais il lui semblait étrange qu’une telle créature puisse exister sur Terre. Un être surnaturel ne pouvait avoir qu’un rapport avec l’académie ou autre chose. En tout cas cela n’avait pas l’air humain. Le professeur ne sembla pas chercher lui non plus à comprendre et se précipita dans la direction indiqué. Le jeune élève essayait quant à lui de calmer la jeune femme en lui disant des phrases de consolation typique tel que « tout va bien » ou encore « c’est finit il est partit ». Il n’était certainement pas diplômé de psychologie mais il savait reconnaître un état de choc quand il en voyait un. Il faudrait sans doute plusieurs minutes pour que la prostituée reprenne ses esprits.

Gregorio revint en peu de temps les bras ballants. Il n’avait pas réussi à rattraper l’assaillant et semblait de méchante humeur. Ethan essaya d’éviter au maximum de ressentir ses émotions pour se concentrer sur les siennes qui étaient déjà pas mal en désordre à cause du contact physique avec la demoiselle. Le romain enleva sa veste pour la poser sur les épaules de la jeune femme tandis qu’Ethan essayait de la faire se relever. Le professeur vint alors lui tendre une bouteille d’eau que la prostituée pris sans rechigner.

- Calmez-vous mademoiselle, respirez doucement... Tenez, buvez cela vous fera du bien.

Elle s’exécuta tel un pantin désarticulé aux mains du marionnettiste. Elle prit plusieurs petites gorgées et son teint pâle reprit des couleurs humaines. Sa respiration avait du mal à reprendre un rythme normal et Ethan tâchait de la tenir debout la prenant par les épaules d’une prise ferme. Outre le fait de soutenir cela marquait son emprise sur elle car il était évident que les deux comparses allaient lui poser des questions. Gregorio ne se fit d’ailleurs pas prier pour commencer « l’interrogatoire ».

- Je vois que vous allez mieux, maintenant, je voudrais que vous nous racontiez à moi et à mon camarade ce qu'il s'est passé...

- Je... Je... Je me souviens pas très bien, mais je sais que j'étais seule dans la rue. Il faisait sombre, et puis il y a eu un bruit. J'ai cru au début que c'était un rat, jusqu'à ce qu'il vienne se jeter sur moi.

La respiration de la jeune femme s’accéléra tandis que ses paupières papillonnèrent comme si elle était en train de revivre la scène. Ethan maintient sa prise sur ses épaules en serrant un peu plus fort pour la refaire prendre conscience de la réalité.

- Son visage était noir... Son corps entier... Je crois que c'est un consommateur de Black Lotus...

- Du Black Lotus ?

- C'est une nouvelle drogue qui est apparue en ville... On reconnaît ceux qui en prennent, car ils finissent par devenir accro et ne peuvent plus s'arrêter de consommer. Et quand ils ne peuvent pas avoir leur dose, ces gens perdent la raison... Et deviennent noirs...

Ethan cligna des yeux pour être sûr d’avoir bien compris. Il y avait une nouvelle drogue capable de transformer les gens en… monstre ? Qu’elle drôle d’idée. Pourtant en sentant les sentiments de la jeune femme traversé son esprit il ne pouvait pas nier qu’elle disait la vérité ou du moins ce qu’elle pensait l’être. Il y avait tout même une infime possibilité que celle-ci se soit imaginé une histoire, mais cela était tellement peu probable que le jeune homme préféra prendre pour argent comptant les paroles de la prostituée.
Le professeur lui demanda alors qui était le fournisseur de cette nouvelle substance. La jeune femme eut un mouvement de recul tandis qu’une nouvelle fois elle manifestait le sentiment de peur. Ethan lâcha prise ne trouvant plus de raison de la garder debout étant donné qu’elle avait assez repris conscience d’elle-même pour se tenir sur ses pieds seule. Elle refusa de dire qui était le fournisseur ayant sans doute peur qu’on la tue, elle chercha alors à avoir la parole des deux hommes sur leur silence. Gregorio après un rapide coup d’œil vers Ethan promit qu’aucun d’eux ne diraient rien.

- La drogue est vendue par les triades de Hong Kong... La mafia Kunlun la fabrique depuis plusieurs mois, quelque part dans la ville. Tout le monde le sait, même la police. Cependant, les autorités sont corrompues et tellement effrayées, qu'elles ne font rien pour arrêter ces criminels.

- -Bien... Et, sais-tu où je pourrais trouver du Black Lotus à cette heure-ci ?

- Les patrons du bar "Xiao Feng"... Les frères Tang... Ce sont les chefs de Kunlun... Il n'y qu'à leur bar où l'on peut se fournir. Pitié ne dites pas que je vous ai parlé, sinon les hommes des triades me tueront...

La jeune femme se mit à éclater en sanglot. La pression était sans doute trop forte pour elle, beaucoup de chose c’était passé cette nuit et elle devait sans doute continuer à travailler pour son mac. Elle partit en silence en remerciant d’une petite voix les deux hommes tout en tendant au professeur sa veste. Ethan alla chercher son couteau qui était encore au sol et d’un commun accord les deux partenaires rejoignirent la rue principale.

- Nous avons enfin une piste sérieuse professeur, après toutes ces heures c’est…

L’académicien n’eut même pas le temps de terminer sa phrase qu’une berline noir fit un freinage magistral juste devant eux. Les vitres teintés ne laissaient rien présager de bon et Ethan ouvrit de gros yeux ronds tandis que des hommes en uniforme noir sortirent du véhicule pour se précipiter vers eux. Le rapprochement fût rapidement fait dans l’esprit du jeune homme, ils venaient de se faire repérer par la triade qu’ils étaient censé traquer. Gregorio agrippa alors son épaule et le tira dans la direction opposé. Ils se mirent tous deux à courir dans l’intention de sauver leurs peaux.

-  Cours ! Tu sais où me rejoindre, alors séparons-nous !

Ethan hocha la tête et bifurqua sur la droite à l’intersection suivante. Des hommes le suivirent comme il si attendait. Il continua de courir, sautant les obstacles qu’ils croisaient et essayant de bloquer la route de ses poursuivants avec tout ce qui lui tombait sous la main : poubelles, planches, cageots… Si au début il restait dans les petites ruelles il vit la lueur d’une grande avenue comme une bénédiction. Il ne connaissait pas aussi bien la ville qu’eux mais il lui serait facile de se cacher dans une foule. Se retournant et constatant qu’il avait un peu d’avance, il se mêla au flot continue des passant tout en se débarrassant de sa veste devenue trop repérable et de son écharpe. Le froid qu’il ressentit lui donna un frisson mais c’était peu de chose en comparaison de ce que ses hommes pourraient lui faire. Marchent d’un pas mesurer tout en ébouriffant sa tignasse brune il remonta la rue tout en jetant des coups d’œil dans son dos. De toute évidence il avait réussi à les semer, mais pour combien de temps ? Un étranger comme lui allait facilement attirer l’attention.
Il n’y avait pas beaucoup d’options qui se présentaient à lui. Ne sachant pas si le professeur Alessandrini avait réussi ou non à semer ses poursuivants, il devait considérer qu’il était maintenant seul pour exécuter la mission. Dans le pire des scénarios qu’il put s’imaginé soit il se faisait capturer soit c’était le cas de son partenaire. Ils avaient cependant un atout non négligeable : ils étaient des apprentis dieux avec des dons particuliers. Le jeune homme décida donc de ne pas trop s’en faire et d’aller au lieu de rendez-vous fixé, le bar Xiao Feng. Il demanda plusieurs fois aux passants où étaient ce fameux bar et tomba sur un marché nocturne de grande importance.
Passant devant les stands en faisant mine de s’intéresser il tomba sur un marchand de vêtement où il acheta une nouvelle veste assez longue pour dissimuler ses couteaux. Pour l’heure personne n’avait semblé choqué de le voir se trimbaler avec un tel arsenal mais il préférait éviter les soupçons en entrant dans l’établissement. Il y avait déjà de forte chance qu’il se face dévisager, d’autant plus si le lieu était la plateforme tournante d’une nouvelle drogue à la mode. C’était donc tout dans son intérêt de cacher ses armes.
Ajustant sur son dos sa nouvelle veste noire il pénétra dans le bar dont l’enseigne rouge clignotait comme prête à s’éteindre. Comme il fallait sans douter tous les habitués le dévisagèrent. Un petit groupe installer à une table du fond bougea nerveusement. Posant ses pupilles rouges sur eux il sentit leur agacement. Soit un étranger gênait dans ce lieu soit il s’agissait de ses poursuivants de tantôt. Difficile de le dire car le jeune homme n’avait pas pris soin d’enregistrer leurs portraits mais les uniformes noirs correspondaient tout de même. Il s’installa tout de même à une table faisant mine de rien et quand la serveuse se précipita vers lui, après qu’un homme lui ait dit quelque chose à l’oreille, il sentit que la tension dans la pièce montait d’un cran. La jeune femme en tenue de rouge et d’or le plateau au bras fut d’une politesse remarquable.

- Bonsoir monsieur que souhaitez-vous boire ?

- Un verre de whisky avec des glaçons.

- Très bien c’est noté. C’est la première fois que je vous vois dans notre établissement vous êtes en vacances ?

Ethan ne fut pas surpris par la question mais il ne s’attendait pas à sentir autant de confiance dans la jeune femme. Elle n’avait aucune crainte de sa réponse ni de ce qu’il pouvait faire.

- Je suis là pour affaire.

La serveuse se contenta de la réponse et levant le crayon de son carnet partit sans demander son reste. Une nouvelle fois un homme vint l’accoster et Ethan compris que c’était pour savoir ce qu’il avait dit. Dans un même temps le groupe de nerveux vint se rapprocher de sa table pour jouer à un jeu de fléchette. Excuse parfaite pour se rapprocher de l’ennemi. Il laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres tandis que le premier des quatre joueurs loupait le centre de la cible. La serveuse lui déposa son verre et il la remercia poliment tout en continuant de regarder la scène qui se déroulait à côté de lui. Faisant tourner ses glaçons dans son verre il savait très bien qu’il n’en boirait pas une goutte. Les émotions qu’il ressentait n’étaient que nervosité. Les hommes costumés savaient qu’il les dévisageait littéralement sans se cacher. Il devait maintenant faire monter la pression d’un cran de plus. Passant sa main droite sous sa veste il décrocha un couteau à sa jambe. Il prit son temps s’écarta de sa table de quelques centimètres et levant le bras il lança son couteau droit sur la cible qu’il toucha en plein centre. Il était facile pour lui de viser quelque chose d’inerte étant donné ses dures entraînements. Les hommes surpris se tournèrent vers lui tandis que plus aucune conversation ne se fit dans l’établissement.

- J’en ai marre d’attendre. Où sont les patrons ?

Ethan savait qu’il jouait à un jeu dangereux mais il n’avait pas d’autre choix. Pourvu que le professeur ne tarde pas à arriver il aurait sans doute besoin de lui.

© Ethan


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Re: Larve et Poison - Jeu 23 Avr 2015 - 18:28



Larves et poison
feat Ethan Abberline




Les hommes de la mafia Kunlun n'étaient pas allés de main morte pour embarquer Gregorio. Il l'avait tout bonnement été passé à tabac, avant d'être plaqué contre la carrosserie brûlante du véhicule et jeter dans un sombre coffre qui sentait l'huile de moteur. En temps normal, le romain se serait bien contenter de proférer des injures ou de se plaindre du confort précaire de l'arrière de la berline. Malheureusement pour lui, les circonstances présentes ne laissaient nulles places aux sarcasmes et autres plaintes. Le calvaire du professeur ne faisait d'ailleurs que commencer, car si les hommes de Kunlun avaient cessé de le frapper, la berline se chargeait bien de la maltraiter durant le trajet à coups de cassis-dos d'âne, ainsi que de virages légèrement serrés. Honnêtement, Gregorio ne se sentait pas en mesure d'estimer ce qu'il devait faire dans l'immédiat, ce qui était en soi une très mauvaise chose. Cependant, l'italien croyait savoir où il allait être emmené, et il espérait de tout cœur de ne pas se tromper. Car il ne voulait en aucun cas, terminer comme nourriture pour les poissons de la baie de Hong Kong.

La voiture roula sans s'arrêter à travers les rues de Xianggang, fonçant à toute vitesse sur le bitume jusqu'au nord de la ville. Pas une seule fois, les forces de l'ordre présentes dans la rue n'osèrent poursuivre la berline, qui avait passé outre le code de la route. Car de toute évidence, les policiers n'avaient pas très envie de se retrouver nez à nez avec des membres de la pègre locale. Le convoi ralenti finalement aux abords d'un grillage, juste à proximité du bar "Xiao Feng". Et lorsque l'automobile finit par s'arrêter, les mafieux, après s'être assurés qu'aucun témoin ne rôdait, sortirent Gregorio avec le moins de délicatesse possible. Le professeur s'était réveillé au beau milieu de l'obscurité, et avait eu du mal à se remémorer ce qu'il lui arriver. Mais depuis qu'ils étaient arrivés à destination le romain avait regagné sa lucidité, mais malgré ça, il n'avait toujours aucun plan pour se sortir de cette très mauvaise passe.

Des canons de pistolets et d'armes automatiques sortirent soudainement et se pointèrent sur l'italien, qui ne broncha pas à la vue des armes à feu. Ce dernier connaissait d'ailleurs parfaitement le fonctionnement de ces engins. En effet, il avait pris le soin de mettre à jour ses connaissances en matière militaire et défensive, et avait appris à se servir d'armes à feu avant de partir en mission. Car si l'Académie lui avait confisqué son glaive, cette dernière avait choisi de lui confier une arme afin de se défendre en cas d'urgence. Le conseil avait beau avoir Gregorio dans son viseur, il était toutefois hors de question de laisser le professeur sans moyen de défense. Ce dernier gardait précieusement un Beretta M9 dans un holster derrière le revers de sa veste.

Forcé de coopérer, l'italien marcha en direction de la porte indiquée par ses agresseurs. Les chinois ouvrirent alors l'entrée, et le poussèrent à travers un couloir sombre jusque dans les sous-sols de l'immeuble où s'entassaient des cargaisons de d'alcool, d'armes, et même de drogue. Et à l'instant où Gregorio passa l'encadrement de la porte, un homme en costume lui asséna un coup au niveau du crâne, avant de le traîner jusqu'à une chaise où il fut déposé sans nonchalance. Un autre mafieux se rapprocha du latiniste, puis le liât à la chaise avec une paire de menottes. Ce dernier ria au nez de Gregorio qui le foudroya du regard, il ne les aimer pas, mais alors pas du tout. C'étaient des personnes avec qui il ne fallait pas négocier, et de toute façon après le traitement qu'il venait de subir, le romain n'était plus d'humeur à se montrer généreux. Une colère froide avait envahi l'ensemble de son être, prête à surgir à tous moment et à déchiqueter la première personne qui s'approchait de trop prêt de lui.

Un nouveau venu fit son entrée, un chinois en costard blanc, le chef en toute vraisemblance. Car l'ensemble des hommes de Kunlun s'inclinèrent devant lui avant de le saluer a capella dans un baragouin que Gregorio peinait à comprendre. Ce dernier dans ses chaussures de luxe cirées et son costume Versace se planta en face de Gregorio les bras croisés et un sourire mesquin aux lèvres.

-Tiens, tiens, tiens... Qu'avons-nous là ? Ne serait-ce pas un autre européen perdu dans ma belle ville de Hong Kong ? Pourrais-je avoir l'amabilité de connaître votre nom ? Cela m'éviterait à vous l'arracher de mes propres mains....

-Gregorio... Gregorio Alessandrini, pour vous servir... Monsieur ?

-Monsieur Tang... Maintenant monsieur Alessandrini, je vous demanderais de répondre à quelques questions, sans quoi vous me verriez contraint d'utiliser la manière forte pour vous y forcer. Pourquoi êtes-vous venu à Hong Kong ?

-Ma raison ? Le tourisme... C'est une vraie passion chez moi. Je ne peux m'empêcher de visiter les lieux quand je suis à l'étranger.

La réponse insolente et peu crédible ne fit pas rire le chef des triades hongkongaises, qui réagit en frappa le visage de Gregorio avec le dos de sa main droite. L'apprenti-dieu eut alors la lèvre ouverte, notamment à cause de la bague proéminente que portait Monsieur Tang.

-Je suis un homme très peu patient, monsieur Alessandrini, je n'ai pas tout mon temps à vous consacrer. Alors soit vous parlez, soit je laisse mes hommes s'occuper de vous. Réfléchissez bien...

-J'ai pris ma décision... Vous et vos hommes, vous pouvez toujours me faire crever, je ne parlerais pas, dit Gregorio avec un sourire plein d'orgueil. Le romain offensa d'avantage l'assemblée, lorsqu'il lâcha un crachat sur les chaussures du boss de la mafia.

Un rictus de colère et de mépris envahit le visage de l'interlocuteur de Gregorio, qui aussitôt aboya à ses hommes un ordre en chinois. Puis il s'adressa au deusien avec un voix empreint de rage.

-Je ne donne pas de troisième chance... Maintenant, je laisse à mes hommes le soin de s'occuper de vous personnellement.

Puis il lui tourna le dos, et disparut par la même porte où il était apparu. Soudain, un éclair de douleur transperça l'italien, un des hommes de Kunlun venait de le frapper au visage et lui ouvrit l'arcade sourcilière gauche par la même occasion. Gregorio ne réagit pas tout de suite et garda la tête baissée, comme si le coup l'avait complètement sonné. Il lui fallait une issue, un moyen de sortir, il jeta alors un regard à la menotte accrochée à son poignet, puis sourit. Le romain releva alors la tête et adressa aux hommes un regard méprisant.

-C'est tout ce que vous avez dans le ventre ? À ce train, vous ne réussirez jamais à m'achever !

Les hommes avaient parfaitement compris la remarque de l'ancien consul, puisque que le collier de Gregorio permettait de traduire tout ce qu'il disait. Et d'un coup, plusieurs se rapprochèrent de l'italien telle une meute de requins affamés, tournant autour d'un repas frétillant de vie. Un coup parti, puis un deuxième et un autre et encore. Il s'acharnait à plusieurs sur l'albino, qui gardait étrangement un sourire sur ses lèvres. De quoi énerver encore plus les mafieux, qui prenaient cela comme un affront. Mais ce qu'ils ignoraient, c'était que Gregorio avait subtilisé à leurs insu, la clé des menottes qui se trouvait dans la poche de l'un des sbires. Ce dernier avait profité du passage à tabac pour pouvoir la prendre en toute discrétion. Mais à quel prix... Il avait le nez cassé, les deux arcades ouvertes, et sa bouche baignait dans le sang.

A partir de ce moment, le professeur de latin choisit de faire balancer la situation en sa faveur. Et sans attendre, ce dernier se libéra sous les yeux atterrés de ses adversaires, que Gregorio repoussa à l'aide de son pouvoir d'arcane. Il envoya alors une sphère qui mit à terre plusieurs hommes, puis il sortit son arme à feu qu'il pointa sur un autre sbire. Il retira alors le cran de sûreté, et tira. La balle traversa la poitrine du sbire qui s'effondra à terre. Paniqué, un autre tenta de se saisir une arme à feu pour se défendre, mais Gregorio ne lui laissa pas le temps et lui troua le crâne d'une balle. Soudain, la poignée de porte grinça, et le romain pointa son arme par précaution. Il espérait au plus profond de lui-même que ce n'était pas le reste des hommes de Kunlun, mais l'espoir s'amoindrissait chez lui de seconde en seconde.



Dernière édition par Gregorio Alessandrini le Lun 22 Juin 2015 - 4:05, édité 2 fois
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Re: Larve et Poison - Lun 22 Juin 2015 - 1:31



Négoce



Jouer avec le feu, voilà quelque chose dont Ethan n’avait pas véritablement l’habitude de faire mais il savait qu’il n’avait pas véritablement le choix. Le professeur Alessandrini n’était toujours pas là et il fallait tout de même qu’il poursuive la mission. Il lui vint à l’esprit que son tuteur pouvait s’être fait kidnappé mais étant donné qu’ils étaient tous deux empathes, il pensait bien que si c’était le cas ce dernier serait certainement s’échapper en jouant avec les émotions de ses ravisseurs. Pour l’heure l’apprenti dieu était lui aussi face à des adversaires de tailles. Les hommes en costumes n’avaient pas appréciés son petit tour du lanceur de couteaux et ils étaient tous réunit autour de sa table les bras croisés et le regard haineux. Ethan fit comme si de rien était et croisait lui aussi les bras tout en poussant des petits soupirs agacés. Il était tendu au possible mais essayait de paraître sûr de lui au possible. Il ne savait pas grand-chose de la mafia et de ses coutumes mais il était certain que ces hommes pouvaient tuer de sang-froid et donc qu’il devait se montrer aussi insensible qu’eux.

L’attente fut longue mais Ethan savait que cela était voulu. Les patrons n’allaient tout de même pas se montrer comme ça à la vue de tous. Même si ce bar était leur planque et leur « lieu de travail » ils étaient plus qu’évident que la sécurité était solide afin de protéger leurs vies. L’apprenti divinité ne se laissa pas impressionner quand il vie arriver vers lui un chinois quelque peu bedonnant au costard blanc et chaussures cirés. Le gros poisson était maintenant à la vue de tous. Le jeune homme décroisa les bras et avec un grand sourire lança :

- Vous voilà enfin monsieur Tang ! Je désespéré de vous voir venir à ma table.

Imposture désinvolte et presque insultante, mais Ethan n’était pas chinois et il souhaitait mettre en avant sa différence de nationalité. Dans un même temps ses mains étaient venues se porter sur ses jambes au cas où il devrait sortir un couteau rapidement. Il savait que la manœuvre était tout de même risquée car il avait bien vue que son voisin costumé le plus proche braquait sur lui un pistolet en dessous de la table.
Le patron s’installa sur la seule chaise qu’il restait de vide, juste en face du jeune homme.

- Il ne me semble pas vous connaître monsieur ?

- Abberline. Ethan Abberline. Il est normal que vous ne me connaissiez pas je viens d’Angleterre ou mes affaires sont florissantes. J’ai eu vent de vos activités et je suis très intéressé pour passer un accord avec vous. Il n’a pas été facile de vous trouver car j’ai connu le Black Lotus bien avant de savoir votre nom. Vos gorilles se sont cependant chargés de me montrer que vous n’étiez pas un homme très accessible.

Ethan espérait que son mensonge tiendrait la route, après tout ils n’avaient aucune information sur lui et c’était sans doute pour ça qu’ils ne l’avaient pas attaché avec des chaînes et jeter dans la baie de Hong Kong quand il avait passé la porte du bar. Monsieur Tang lui répondit par un grand sourire.

- Excusez-moi monsieur Abberline je suis déjà très étonné que vous parliez aussi bien chinois sans même un accent, mais j’ai du mal à croire que vous possédiez une affaire en vue de votre accoutrement.

Il se mit à rire et fut tout de suite imité par ses hommes. Tout cela sonnait tellement faux qu’Ethan ne put que sourire. Sa couverture n’était pas encore grillée, ils avaient des doutes.

- Je ne suis pas très au fait des coutumes chinoises mais arriver habillé chic en étant étranger c’est prendre le risque de se faire dévaliser dans une petite ruelle. Oh je sais très bien me défendre mais je préfère éviter de trop attirer l’attention. Vous comme moi nous préférons rester dans l’ombre et ne pas se salir les mains. Je vous parais sans doute jeune mais à Londres ces choses-là ne comptent pas.

Ethan sentit de l’agacement chez son interlocuteur. Quelque chose n’allait pas. Il avait peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas mais il était un étranger et on ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas connaître les us et coutume du pays. Son père aurait sans doute vu rouge s’il lui avait dit qu’il profitait de sa différence culturel, lui qui c’était toujours attaché à respecter la culture de ses clients et avait une bibliothèque rempli sur les manières de vivres dans différents pays. Un maigre sourire vint se dessiner sur ses lèvres. Si seulement son père savait ce qu’il était devenu. Il n’était retourné qu’une seul fois sur les lieux de son enfance et c’était pour que ses cauchemars cesse et qu’il accepte enfin la mort d’Emma.

- Vous n’êtes pas très doué monsieur Abberline pour ne pas attirer l’attention. Demander où nous trouver n’était pas discret surtout quand on sait jusqu’où s’étend le réseau de mon affaire.
Ethan ne montra rien mais intérieurement il fit une grimace. Le professeur Alessandrini avait dut être capturé par ces types cela ne faisait plus aucun doute. Comment cela avait-il pu avoir lieu ? Cet homme était-il aussi incompétent que ça ? Il avait suivi ses cours il semblait intelligent malgré son incartade dans l’arène quand il avait voulu faire une reconstitution de combat de gladiateur. C’était trop, beaucoup trop et l’académie était de cet avis. Ethan n’avait bien entendu pas participé ne voyant pas l’intérêt d’une telle chose. Il n’avait jamais pris de vie et ne souhaitait pas le faire aujourd’hui. Pourtant il savait que si on l’attaquait il se défendrait. En attendant il devait essayer de gagner du temps et se sortir de cette situation tortueuse. Il ne pouvait pas gagner face à autant d’homme surtout quand ceux-ci étaient armé d’un pistolet et lui de simples couteaux.

- Il n’était pas question de discrétion. Comment vous aurais-je trouvé si j’étais resté terré dans mon hôtel ? Je n’ai pas de temps pour ça. Je souhaite conclure un accord avec vous. Je veux acquérir du Black Lotus en quantité pour l’expatrier dans mon pays. Je suis prêt à y mettre le prix ou de vous échanger mes marchandises.

L’homme se mit à rire, suivi par ses hommes comme la première fois. Ethan le regarda perplexe. Y avait-il quelque chose de drôle ? Uniquement pour lui. L’apprenti divinité serra les poings. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait depuis le début de cette conversation et il était presque certain que cela était en rapport avec Gregorio Alessandrini.

- Il n’y aura aucune négociation avec vous monsieur Abberline surtout quand vous cherché à me mentir de la sorte. Nous avons votre camarade avec nous et il ne m’a pas dit la même version que vous.

Il déposa un revolver à la crosse blanche sur la table.

- Maintenant vous allez me dire qui vous êtes et pourquoi vous êtes là où vous subirez le même sort que votre ami albinos.

Il avait raison, son incompétent professeur c’était fait capturer et soit disant tué. Il ne manquait plus que ça ! L’homme censé le surveiller et être son appui pour cette mission c’était fait tuer. Bien entendu il n’y avait rien de certain mais tout de même, il y avait de forte chance qu’il se soit fait avoir et qu’il ait raconté n’importe quoi pour se sortir de là. Quoi que connaissant l’homme il leur aura sans doute sortit des répliques sarcastiques. Un sourire vint se peindre sur les lèvres du jeune homme.

- Oh vous avez donc rencontré Gregorio ! Un homme charmant très… Sarcastique, typiquement italien. J’ai cependant des doutes sur le fait que vous ayez réussit à le tuer. Il à la peau dur. Quant au reste je ne sais pas ce qu’il a pu vous dire mais ce n’était pas à lui de négocier et si vous pensez me faire peur avec votre flingue c’est que vous n’avez pas fréquenté les mêmes rues de Londres que moi.

Ce fut au tour d’Ethan de rire. Un rire qui se voulait franc mais qui ne l’était pas pour cette raison. La situation était comique en un sens. Le jeune homme se retrouvait avec des couteaux face à un groupe de flingueurs hors pair et ça ne faisait que quelques semaines qu’il commençait à maîtriser son armement. Quelle ironie. Il c’était véritablement jeter dans la gueule du loup et s’amusait à jouer les mafieux.
Monsieur Tang semblait perplexe et fit une grimace avant d’aboyer à l’un de ses gorilles :

- Va me chercher l’étranger !

Ainsi donc l’italien n’était pas mort ? Peut-être allait-il lui montrer son cadavre. Ethan n’en savait rien mais il suivit du regard l’homme au costume qui se dirigeait vers une porte derrière le comptoir. Quand il l’ouvrit il ne put qu’être surpris comme le jeune homme. L’albinos se trouvait derrière la porte couvert de sang. Que faisait-il là ? Il c’était échappé ?
Ethan ne savait pas quoi faire. Il resta quelques instants muet les yeux écarquillés. Puis il se décida à prendre l’un de ses couteaux en mains en attendent… quelque chose. Quoi ? Il n’en savait rien. Un signe sans doute. La situation était compliquée. Il pouvait continuer à jouer les mafieux ou profité que son camarade se soit libérer pour déclencher la guerre. Mais quel était son pourcentage de réussite en cas de conflit ? C’était maigre.

- Je vous avais bien dit que mon ami avait la peau dure. Je crois qu’il c’est débarrassé de vos gorilles.

Tout le monde tourna la tête vers Gregorio et Ethan en profita pour planter son couteau dans la jambe de l’homme à côté de lui. Celui-ci poussa un crie et il fut facile pour le jeune homme de prendre l’arme qu’il tenait en main pour mettre en joue Tang devant lui. Tous les hommes costumés se remirent de leur stupeur crée par l’arrivé de Gregorio et sortirent eux aussi leurs armes pour mettre en joue Ethan.

- Je n’apprécie pas que l’on face du mal à mes associés monsieur Tang et encore moins qu’on essaie de me manipuler en les faisant passer pour mort.

Ethan fit tourner l’arme dans sa main pour que le canon soit face à lui et déposa le pistolet sur la table. Il regarda avec un sourire monsieur Tan qui n’avait pas bougé ne comprenant sans doute rien de la situation. Son arme n’avait pas bougé de la table et il lançait des regards furieux à ses hommes qui abaissèrent aussitôt leurs armes. Il siffla comme l’on faisait pour rappeler des chiens et la serveuse et autres membres du personnel s’activèrent pour fermer l’établissement. Les clients partirent tous en hâte. Les négociations devaient donc officiellement commencer. La serveuse ferma à clef la porte du bar et monsieur Tang se tourna vers l’apprenti dieu.

- Vous avez du cran monsieur Abberline. Je suppose que votre ami va se joindre à nous pour le reste des négociations ?

Le jeune homme hocha la tête. Il espérait pouvoir à un moment ou à un autre faire tourner la situation en sa faveur. Cela semblait toutefois bien compliqué.
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Re: Larve et Poison - Mar 7 Juil 2015 - 23:58



Larves et poison
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Le goût métallique du sang persistait encore dans la bouche du professeur de latin. Autour de lui gisaient des hommes de Kunlun, certains visiblement morts, tandis que d'autres restaient à terre complètement sonnés. Gregorio n'était pas dans un meilleur état. Le visage ensanglanté et le corps électrifié par la douleur, ce dernier tenait miraculeusement debout, porté par l'adrénaline qui parcourait son sang. L'instinct de survie avait pris le pas sur sa personne, il ne voulait pas mourir, surtout pas ici.

Tous ses sens étaient en alerte, à l'affût du moindre danger à proximité de sa position. Sept balles, un chargeur et un pistolet, c'était tout ce que le romain avait pour se défendre contre les hommes de la triade. Un armement totalement dérisoire, comparé à l'arsenal automatique que possédaient les truands. Son arme était braquée sur la porte, prête à cracher de la poudre et des étincelles à la première menace venue. Il tenait fermement son pistolet, sans même trembler, l'italien n'avait pas de scrupules à abattre un homme surtout si sa vie en dépendait. Soudain, la porte s'ouvrit brusquement, dévoilant à l'embrasure un homme en costume noir, un sbire de Kunlun. Gregorio faillit trouer le chinois d'une balle dans le ventre, et avait donc retenu son doigt sur la gâchette.

L'apparition inattendue de l'italien en avait étonné plus d'un. En fait, personne ne s'attendait à le voir encore debout, et encore moins avec une arme à la main. La surprise pouvait se lire sur tout les visages, y compris sur la face de Gregorio qui n'en revenait pas de voir Ethan dans ce bar. Puis la stupeur sur le visage de l'italien, laissa place à son sourire célèbre narquois. Son élève était sain et sauf, du moins pour le moment.

- Je vous avais bien dit que mon ami avait la peau dure. Je crois qu’il s’est débarrassé de vos gorilles.

La peau dure ? C'était exactement l'expression, après ce qu'il venait de subis. Le romain ne baissa pas son Beretta et garda en joue l'homme en face de lui, qui recula doucement. Il espérait de l'aide provenant de ses camarades. Mais peine perdue, aucun ne semblait se résoudre à le sortir de là, tous étaient estomaqués de voir le professeur de latin ressortir vivant de la cave. Monsieur Tang resta bouche bée en voyant l'italien en sang. Cela voulait dire qu'une chose, ses hommes avaient reçu une correction. Le chef des mafieux tenta de décrocher un mot, mais il n'en eut pas l'occasion puisqu'un cri de douleur transcenda la salle. Quelques secondes plus tard, le chef Kunlun se retrouvait en joue par Ethan, une arme pointée sous son nez... Immédiatement, une ribambelle d'armes sortirent et menacèrent l'élève, qui garda cette assurance quasi-insolente.

- Je n’apprécie pas que l’on face du mal à mes associés monsieur Tang et encore moins qu’on essaie de me manipuler en les faisant passer pour mort.

Suicidaire ou audacieux ? Gregorio ne trouva pas d'autres adjectifs pour qualifier le comportement de l'empathe. Mais il n'en resta pas moins impressionné par ce dernier, Ethan avait du cran et du talent. Peu de personnes auraient tenu tête à de tels truands, surtout en jouant un d'acteur aussi réaliste. En tout cas, les mafieux étaient tombés dans le panneau, totalement subjuguer par la force et la détermination dont faisait preuve le britannique. La tension était à son comble, il suffisait d'un signe de la part du boss, pour que les deux deusiens finissent cribler de balles. Mais il n'en fut rien, car l'homme bedonnant ordonna, d'un regard, de baisser les armes. Il était le maître des lieux, et en fit la démonstration lorsqu'il fit fermer son bar sans même dire un mot. En quelques minutes, le comptoir fut nettoyé et vidé, tandis que les tables et chaises étaient rabattues sur les côtés. Les portes furent fermées à clé, et le rideau de fer se baissa dans un bruit strident.

- Vous avez du cran monsieur Abberline. Je suppose que votre ami va se joindre à nous pour le reste des négociations ?

Négocier avec des criminels comme monsieur Tang ? Cela semblait tellement facile aux premiers abords, même un peu trop. Certes, ils avaient réussi à forcer la main des chinois, afin de les amener à discuter. Allait-il jouer un jeu sincère ? Peu sûr, il était naïf de penser que de tels hommes accepteraient de céder aussi facilement. Jusqu'ici, le tour de force du britannique avait eu son effet. Mais tôt ou tard, Kunlun se rendra compte de la supercherie. Faire une erreur ne pardonnait pas dans cette situation, surtout qu'ils n'avaient rien de bien crédible à proposer. L'italien fit un pas en avant, puis un autre avant de baisser son arme. Il fallait qu'il trouve un moyen de sortir d'ici au plus vite.

- Je suis heureux de vous voir monsieur Alessandrini, mes hommes vous ont bien traité à ce que je vois.

Le trait d'humour de monsieur Tang provoqua l'hilarité chez les sbires derrière le chef de Kunlun. Si la pique avait pour but de mettre le romain hors de lui, c'était raté. Au lieu de ça, Gregorio rendit aux chinois un sourire narquois et hautain, qui fit taire les gangsters.

- En effet, je vais très bien, monsieur Tang. Hélas, je crains que ce ne soit pas le cas de vos hommes. Ils sont, comme qui dirait, hors-jeu pour un bon bout de temps.

Du mépris et de la colère naquirent dans le regard de membres de la triade. Ils n'aimaient pas le ton de Gregorio, et encore moins sa personne. Mais une nouvelle fois, leur chef les rappela à l'ordre, et congédia même certains de ses chiens de garde. Sans un mot, l'italien s'assit aux côtés de son élève. Une employée s'approcha alors et posa des tasses de thé fumant sur la table, puis tendit une serviette humide à Gregorio, afin que celui-ci puisse se débarrasser du sang sur son visage. Dès lors, les négociations pouvaient enfin débuter.

-Je suppose que nous pouvons commencer ? Prenez vos aises, vous êtes ici comme mes invités.

-Vous savez ce que nous recherchons monsieur Tang. Alors parlez nous un peu de votre merveilleux produit, Le Black Lotus.

-Ah je vois que vous cherchez à faire de bonnes affaires, et bien laissez moi vous faire une petite présentation de notre production.

Le chef de la triade présenta le Black Lotus comme l'un des meilleurs stupéfiants du marché asiatique, une drogue pas cher à produire et efficace, les consommateurs devenaient rapidement dépendants et réclamaient toujours plus de marchandises. Il était effroyable de voir des hommes et des femmes aliénés par une simple drogue.

-Mon frère et moi sommes toujours en quête de nouveaux partenaires commerciaux. Et je dois dire que votre venue et une grande opportunité pour exporter le Black Lotus en Europe. Je serais prêt à conclure avec vous des ce soir.

Un frère... Gregorio se souvint de ce qu'avait dit la prostituée, la triade Kunlun était dirigée par deux frères, un dragon à deux têtes. Et pourtant, ils n'avaient que devant eux une seule personne. Ce petit détail, qui en somme paraissait futile, était peut-être la clé qui permettrait de prendre le pas et s'échapper vivant de ce guêpier.

-Votre frère ? Je suis curieux de savoir pourquoi il n'est pas ici, alors que des négociations sont en cours.

Quelque peu embarrassé, leur interlocuteur toussa avant de se reprendre.

-Je vous prie d'excuser mon frère pour son absence, mais il est encore dans son jet qui est censé revenir de Singapour. Si vous étiez venus me voir plus tard, il aurait été possible de le rencontrer.

Gregorio jugea le moment idéal pour couper l'herbe en dessous des pieds du mafieux. Peu importe la réaction de son partenaire, ils devaient s'en aller. Les deux étaient restés trop longtemps dans la tanière de ces criminels, et rester une minute de plus réduisait grandement leurs chances de s'en sortir saufs.

-Bien. Dans ce cas, je suis désolé de vous annoncer que les discussions resteront suspendues jusqu'à l'arrivée de votre frère.

Le visage du chinois se décomposa en un éclair, il ne s'attendait pas à voir Gregorio et Ethan se retirer de la table aussi tôt. Et comme pour appuyer ses dires, l'italien se leva et rangea son arme dans son holster. Puis jeta un regard sérieux à l'homme en costume blanc.

-Mon associé et moi-même tenons à rencontrer votre frère. Les négociations se feront avec lui, ou elles n'auront pas lieux. Avez-vous un inconvénient avec cela, monsieur Tang ?

Le patron du bar pinça des lèvres et soupira.

-Aucun...  Mon frère jumeau est censé atterrir à Hong Kong dans quelques heures. Vous pourrez le rencontrer dès demain soir, il sera ravi de vous accueillir en personne.

-Parfait, nous prenons congé pour le reste de la soirée. D'ici là portez vous bien monsieur Tang.

La pression dans la pièce retomba d'un coup, et chacun se détendit lorsque Gregorio et Ethan serrèrent la main du chef des triades. Les deux hommes purent ressortir de l'établissement sans craindre de se faire tirer dessus. Tout, c'était déroulé sans accro. Les deux empathes étaient vivants, mais ce n'était pas pour autant qu'ils allaient se reposer. En effet, l'italien avait eu une idée, après être sorti du Xiao Feng.

Un étrange silence s'était installé entre le professeur et son élève, depuis quelques minutes. Pas un mot ne sortait de leurs bouches, alors qu'ils remontaient une artère animée de la cité portuaire. Le romain marchait en serrant les dents, son corps ne s'était pas tout à fait remis du mauvais traitement dont il avait été. Mais cela n'inquiéta pas le romain, qui se préoccupait plus pour son élève. Finalement, l'albino fut le premier à briser ce silence, qui pesait entre les deux apprentis.

-Tu as bien joué ton rôle Ethan, avec beaucoup d'adresse je dois dire. Cependant, il ne faut pas oublier où sont nos limites. À trop vouloir jouer le jeu, on finit par s'y perdre. Si les négociations étaient allées trop loin, ces hommes auraient fini par se douter de quelques choses. Ce ne sont pas des gens qui se laissent berner facilement, et s'ils avaient fini par nous attraper... Qui sait quel sort nous aurions subi ?

Ils arrivèrent finalement sur le boulevard encore éveillé, malgré l'heure tardive. Dans un coin, un chauffeur taxi attendait tranquillement des clients, au volant de son véhicule. Le professeur et son élève se rapprochèrent de l'automobile rouge avec discrétion. Regardant à gauche, puis à droite pour s'assurer de ne pas être surveillé, Gregorio se tourna vers le britannique et se mit à parler à voix basse de façon à ne pas être entendu par des oreilles indiscrètes.

-Notre petite visite n'a pas été aussi fructueuse que l'on pouvait imaginer. Néanmoins, nous savons désormais, à qui nous avons affaires.

L'italien colla une main sur la carroserie encore chaude de la voiture.

-La nuit n'est pas encore fini pour nous. Il faut qu'on aille à la chasse au dragon. Si on ne peut pas s'attaquer au premier frère, alors nous devons nous en prendre au second. Nous arracherons à cet homme ce que nous voudrons, pour détruire ce réseau pièce par pièce... Mais en attendant, ce que tu sais dompter ce genre d'engin ?

D'un mouvement de tête, il désigna le taxi au britannique et le chauffeur dont il fallait se débarrasser. Ils n'avaient pas besoin de témoin gênant dans leurs pattes. Et sans perdre un instant, Gregorio se servit de son arme pour faire sortir l'humain à la tête du véhicule.

-Allons y, nous ne devons pas perdre de temps.






Dernière édition par Gregorio Alessandrini le Jeu 23 Juil 2015 - 13:12, édité 1 fois
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Re: Larve et Poison - Lun 20 Juil 2015 - 14:11



Fin des Négoces



Ethan observa le professeur l’arme à la main avec un œil intrigué. Il se demandait comment l’homme s’en était sorti ? Il semblait en piteux état tout de même et il devait avoir eu du mal à se débarrasser de ses agresseurs. N’avait-il donc pas fait appel à son don ? Il lui aurait été facile d’implanter une émotion de terreur dans le crâne de ses adversaires et de se débarrasser d’eux facilement. Ethan savait que les professeurs avaient un tout autre niveau comparé aux élèves et il lui semblait donc logique pour lui que Gregorio ait une meilleure maîtrise de l’empathie que lui.

- Je suis heureux de vous voir monsieur Alessandrini, mes hommes vous ont bien traité à ce que je vois.

Monsieur Tang se permit donc de faire de l’ironie ce qui crispa quelque peu Ethan. Ces « négociations » allaient mal tourner c’était maintenant chose certaine. Les hommes de main du chinois se mirent à rire comme si cela avait véritablement été drôle. Le jeune homme ne voyait vraiment pas pourquoi il devait rire. Ces hommes ne venaient-ils pas de mourir ? Après tout si Gregorio était là cela ne pouvait signifier que cette éventualité. Pour le coup ce fut Ethan qui afficha un sourire moqueur tout comme le faisait le professeur au même instant.

- En effet, je vais très bien, monsieur Tang. Hélas, je crains que ce ne soit pas le cas de vos hommes. Ils sont, comme qui dirait, hors-jeu pour un bon bout de temps.

Ethan ne put empêcher un rire de vouloir sortir de sa gorge. Il fit de son mieux pour le contenir mais cela ne pouvait pas passer inaperçu. Etait-il judicieux de se moquer de ses hommes ? Non, mais on ne pouvait pas jouer au coq sans montrer la taille de sa crête. Monsieur Tang était empli de colère et de mépris. Des émotions peux encline à favoriser les négociations. Les hommes costumés semblaient quant à eux prêt à en découdre mais leur patron les rappela à l’ordre alors que certains avaient amorcés des gestes d’attaques. Il fut ordonné aux plus énervés de quitter la pièce, laissant alors des places de libres autour de la table. Le professeur ne se fit pas prier pour si installer.
La serveuse qui avait accosté Ethan un peu plus tôt arriva avec un plateau chargé de tasse de thé. Elle en déposa une devant monsieur Tang, le professeur et son élève. Bien entendu le jeune homme n’allait pas y toucher. Il se trouvait tout de même au cœur d’une affaire de drogue et du GHB ça se cachait facilement dans les liquides.
Une serviette fut apportée à son mentor et celui-ci se débarbouilla volontiers le visage couvert de sang. Il devait avoir mal car son visage était en grande partie couvert d’auréole bleu et jaune. Les négociations prient forme quand celui-ci retrouva un teint convenable.

- Je suppose que nous pouvons commencer ? Prenez vos aises, vous êtes ici comme mes invités.

Le professeur Alessandrini prit en main les négociations. Ethan aurait bien souhaité le faire mais celui-ci semblait vouloir en découdre avec monsieur Tang. Il espérait cependant ne pas devoir intervenir pour rattraper une erreur de son camarade qui n’avait pas été là pour assisté au début de la conversation. Il n’en fut rien et Gregorio sans sortit à merveille, pour sa défense monsieur Tang faisait comme s’il était au courant lâchant au passage les informations nécessaire pour que le professeur s’adapte à son discours.
Le chef de la triade présenta le Black Lotus comme une des plus puissante drogue de ses laboratoires. Créant une dépendance quasi immédiate chez le consommateur qui en demandait toujours plus. Une arme d’aliénation massive qui aurait tiré un soupire à Ethan en d’autre circonstance. Les humains étaient vraiment étranges à devoir se réfugier dans des choses aussi futiles que l’alcool, la drogue ou le sexe.

- Mon frère et moi sommes toujours en quêtes de nouveaux partenaires commerciaux. Et je dois dire que votre venue et une grande opportunité pour exporter le Black Lotus en Europe. Je serais prêt à conclure avec vous ce soir.

- Votre frère ? Je suis curieux de savoir pourquoi il n’est pas ici, alors que des négociations sont en cours.

Le deuxième chef de la triade, Ethan l’avait totalement oublié pourtant la prostitué les avaient bien informé de ça. Il décida d’appuyer un peu plus l’argument de Gregorio même si il ne voyait pas ou celui-ci voulait en venir.

- Nous avons l’habitude de traiter avec tous les dirigeants monsieur Tang et pas avec un seul. Cette situation est gênante.

Le chef du Kunlun semblait embarrassé, sans doute pensait-il que son marché était en train de lui filer sous les doigts. Il attendit quelque peu et prit même le temps de tousser pour se donner contenance.

- Je vous prie de d’excuser mon frère pour son absence, mais il est encore dans son jet qui est censé revenir de Singapour. Si vous étiez venus me voir plus tard, il aurait été possible de le rencontrer.

L’information avait été donné si gentiment qu’Ethan faillit laisser apparaître un sourire de mépris. Ils avaient en face d’eux l’une des têtes du dragon et savait maintenant ou trouver la deuxième, ce n’était vraiment pas judicieux de sa part d’en dire autant à des inconnus. Toutefois le jeune homme ne savait toujours pas comment couper la première tête devant lui. S’il sortait ses couteaux maintenant cela risquait de leurs portés préjudice à tous.

- Bien. Dans ce cas, je suis désolé de vous anoncer que les discussions resteront suspendues jusqu’à l’arrivée de votre frère.

Quoi ?
Ethan n’en revenait pas. Avait-il véritablement l’intention de quitter la table et de laisser l’homme leur filer entre les mains ? De toute évidence oui car le professeur se leva rangea son arme dans son étui et affirma une nouvelle fois sa position de non-négociation à monsieur Tang. L’élève fulmina quelque peu face à la réaction de son mentor mais il comprit rapidement que si lui se sentait capable d’affronter ses hommes ce n’était peut-être pas son cas. Une petite voix dans sa tête lui fit se demander s’il était vraiment prêt à livrer un tel combat. Il n’avait encore jamais pris de vie et avait pris soin d’éviter ce genre de chose jusqu’à maintenant. Ne pas déclencher la guerre ouverte avait donc l’avantage de ne pas le pousser à tuer. Il aurait cependant souhaité que Gregorio lui serve de bras armé.
La pression de la pièce était retombé quand Ethan c’était levé pour suivre son professeur et avait serré la main du chef de la triade qui semblait décontenancer par la tournure des évènements. Il devait trouver les occidentaux bien étranges pour pratiquer des négociations ainsi.

L’apprenti divinité et son professeur quittèrent sans mal le Xiao Feng, ils passèrent de rues en rues sans dire un mot. Ethan était quelque peu perdu dans ses pensées il se demandait ce que Gregorio souhaitait faire. Il ouvrait la marche naturellement et semblait savoir où aller, bien que l’apprenti divinité derrière lui en doutait énormément. Il le laissa faire comme bon lui semblait et ce n’est qu’une fois qu’ils furent dans une artère plus animé de la ville portuaire que l’albinos brisa le silence qui c’était installé.

- Tu as bien joué ton rôle Ethan, avec beaucoup d’adresse je dois dire. Cependant, il ne faut pas oublier où sont nos limites. A trop vouloir jouer le jeu, on finit par s’y perdre. Si les négociations étaient allées trop loin, ces hommes auraient fini par se douter de quelques choses. Ce ne sont pas des gens qui se laissent berner facilement, et s’ils avaient fini par nous attraper… Qui sait quel sort nous aurions subi ?

- Merci de vos compliments mais il fallait tout de même que je tente quelque chose, nous nous étions donné rendez-vous là-bas après tout. En plus c’est vous qui vous êtes fait attrapé pas moi. Manque de chance mes poursuivants étaient dans le bar et il a bien fallu improviser un jeu au risque de perdre. Je suis d’accord avec vous cependant. Ils sont vraiment pas facile à berner j’ai dues utiliser un de mes couteaux pour les persuader.

Ethan avait pris une attitude désinvolte mais il n’aimait pas spécialement qu’on lui fasse la leçon, surtout quand cela venait de quelqu’un qui c’était capturé et tabasser alors qu’il possède des dons extraordinaire. Comment le professeur avait-il fait pour finir dans un tel état ? C’était incompréhensible, à croire que ce dernier jouait la comédie.

Ils arrivèrent dans un boulevard encore éveillé, tout laissait à croire que cette ville ne dormait jamais. Dans un coin il y avait une voiture rouge de garé dont le conducteur semblait attendre quelqu’un. Cela devait sans doute être un taxi. Le professeur se rapprocha du véhicule avec discrétion et son élève le suivit en faisant tout autant. Gregorio avait-il l’intention de prendre un chauffeur ?

- Notre petite visite n’a pas été aussi fructueuse que l’on pouvait imaginer. Néanmoins, nous savons désormais, à qui nous avons affaires.

Il colla ensuite la main sur le véhicule comme si de rien était.

- La nuit n’est pas encore finir pour nous. Il faut qu’on aille à la chasse au dragon. Si on ne peut pas s’attaquer au premier frère, alors nous devons nous en prendre au second. Nous arracherons à cet homme ce que nous voudrons, pour détruire ce réseau pièce par pièce… Mais en attendant, ce que tu sais dompter ce genre d’engin ?

Désignant de la tête le véhicule sur lequel il c’était appuyé il attendit la réponse d’Ethan.

- Oui j’ai eu mon permis.

Gregorio sortit son arme et mis en joue le conducteur qui écarquilla les yeux de terreur. Il lui fit signe de la tête de sortir de son taxi et de s’éloigner de quelques pas.

- Allons y, nous ne devons pas perdre de temps.  

Ethan prit la place du conducteur et attendit que le professeur monte du côté passager. Quand cela fut fait il démarra en trompe. Il ne souhaitait pas que le propriétaire du véhicule vienne à appeler la police et qu’ils se fassent arrêter en ayant fait moins d’un kilomètre.
Par chance pour le britanique à Hong Kong on conduisait également à gauche. Méthode de conduite peu courante mais qui l’arrangea. Il prit la décision de parcourir une petite distance avant de se garer dans une ruelle sombre. Le professeur le regarda d’un air surpris.

- Savoir conduire ne veux pas dire savoir où aller et vous avez pris le seul taxi de Hong Kong qui n’a pas de GPS.

Il avait eu beau regarder tout le tableau de bord il n’y avait aucun GPS. Cela aurait été utile pour trouver l’aéroport même s’il n’était pas certain de comprendre la voix électronique la flèche coloré aurait sans doute suffit à le diriger. Par malchance il n’était pas question de s’encombrer de ça.
Le jeune homme ouvrit la boite à gant devant Gregorio et eu la chance d’y trouver une carte plié ainsi que divers babioles sans importances. Il déplia le papier sur les genoux de son coéquipier l’observa quelques instants et se dit qu’ils n’avaient tous pas le temps.

- J’espère que vous savez lire une carte professeur. Une carte moderne j’entends.

Ne disant rien de plus Ethan délégua à son mentor le rôle de guide. Il reprit le véhicule en main et le relança sur la route au milieu des autres. Si au début trouver la bonne direction était compliqué à trouver à cause d’un guide peu compétent, celui-ci pris très vite ses marques et réussit à lui indiquer la bonne voie à suivre. Ils arrivèrent au bout d’une heure de trajet à trouver l’aéroport. Ethan se gara dans la file prévu pour les taxis.

- Nous voilà arrivé. Le seul problème c’est que je pense que nous sommes obligés d’attendre ici. Je ne peux pas passer la sécurité de l’aéroport avec mes armes et je ne compte pas les laisser ici. Je ne sais pas ce que vous comptez faire mais il va falloir se décider rapidement je pense qu’il ne doit pas rester beaucoup de temps avant que son jet n’atterrisse.

Ethan avait beaucoup d’idée sur la manière d’agir mais il se demandait laquelle Gregorio allait choisir. Il n’y avait pas trente-six façons de procéder. Toutefois l’apprenti divinité se posait une autre question qui lui semblait importante pour le reste de cette mission. Une question dont il avait murement réfléchis la réponse.

- Professeur vous a-t-on bridé vos pouvoirs ?

Il espérait que la réponse soit négative mais tout lui indiquait le contraire. Son compagnon d’aventure était-il un boulet à traîner ou quelqu’un de puissant sur qui il pouvait compter ?

© Ethan


J'effeuille un Chrysanthème pour connaître mon amour de l'humanité.~Fiche ~ Ma couleur : #3d696c ~  Theme ~
Larve et Poison
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