Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 [Terminé] Après l'effort, le réconfort

 
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[Terminé] Après l'effort, le réconfort - Mer 4 Mar 2015 - 23:26



Après l'effort, le réconfort





A peine une demie-heure s'était écoulée que déjà, nous nous prenions une averse sur la tête. L'engin de fer avait dû continuer de brûler, protégeant dans sa carapace le feu brûlant les détritus. Ainsi protégé de la pluie, il pouvait continuer de lécher la chair des cadavres pour les réduire à néant..

Mes pas, tous comme ceux du lycan, ne se pressèrent pas plus que cela, comme si la pluie ne nous apportait aucune gêne apparente. Ce n'était pas déplaisant, de mon point de vue, de sentir la pluie se poser sur sois. Elle ruisselait en glissant sur mon corps, décrassant les blessures, le sang et les autres détritus dégueulasse qui avaient pu rester sur moi. Elle semblait bénéfique, comme présente pour venir effacé toute culpabilité et traces de nos actes. Le pardon divin ?

Nous avions regagné la ville, en silence. De toute manière, le  lycan, même en marchant tranquillement, allait plus vite que moi. Je le suivais, ne voyant devant moi que son dos. Il me faisait étrangement penser à quelqu'un , mais qui, je n'aurais su réellement le dire. Peut-être un fantôme de mon passé. Je le regardais marché en me demandant finalement ce qu'il faisait à l'académie. Il n'était pas … disons. adapté à ce genre d'endroit, de mon point de vue. Comment un tel homme pouvait continuer d'agir ainsi, alors que nous étions censé protéger ces bouseux d'humains ? Son manque de compassion à vrai dire, me faisait réfléchir.

Apprend à connaître tes ennemis.

Peut-être, comme moi avait-il souffert à cause des humains ou des dieux par le passé ? Enfin. Pour ma part, j'avais l'impression d'avoir plus subit la haine des dieux. Athéna, Poséidon, Persée le fils de Zeus.. Comme si il fallait qu'un bouc émissaire subisse leur querelles enfantines. L'histoire de la bête me reportait à la mienne. Suivant le lycan, je me laissais guider dans cette ville que je ne connaissais pas des masses. Si il voulait m'amener chez le boucher pour me faire frire comme un poulet sur une proche, je sautais les deux pieds joins dedans.

Je ne fis pas attention aux regards déplacés des passants, qui nous reluquaient tour à tour. Que ce soit a cause du lycan, avec la chemise qui lui collait à la peau, laissant entrapercevoir les formes de ses muscles, son mini short trempé qui lui moulait désormais les fesses , ou encore moi a cause de cette tenue au bord de indécence, collée à ma peau en moulant chaque forme apparente de manière affolante. Ou peut-être était ce dû au fait que nous étions nus pieds ?

Les visage désormais tourné sur le côté, je regardais les immeubles ou nous étions. Un quartier simple, avec parfois, des personnes qui ne me semblaient pas tellement fréquentable. Perdue dans ma contemplation, je ne fis pas attention à Aleksander, qui avait cessé d'avancer et percuta son dos. Retroussant le nez en le voyant se retourner, mes sourcils se froncèrent.
- … Quelle idée de vous-... de t'arrêter en plein milieu ! »

Quoi, si je ne l'avais pas fait, c'est lui qui me l'aurait sûrement reproché de toute manière ! Le lycan entra dans le bâtiment. Levant le nez, je vis un immeuble qui s’apparentait à un hôtel. Passant la porte, je me rendis auprès d'Aleksander sous le regard étonné du réceptionniste, qui semblait nous mater, tour à tour. Baissant les yeux, je regardais ma tenue, ainsi que celle d'Aleks, avant de mettre un coup de coude au loup garou.
-Je crois que tu lui as tapé dans l’œil. »

© Ethan


Dernière édition par Clarke Griffin le Mar 31 Mar 2015 - 23:29, édité 2 fois
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 5 Mar 2015 - 13:00
Le Lycan se sentait curieusement épuisé. Ce n'est pas comme si la vermine exterminée un peu plus tôt aura du suffire à assouvir sa soif, pourtant. Il se sentait comme... Endormi ? La pluie qui s'était abattue sur lui et sa compagne d'infortune était littéralement diluvienne. Elle ne le dérangeait pas. En fait, il avait l'impression qu'elle le purgeait du sang des insectes massacrés un peu plus tôt. Le temps qu'il rentre vraiment en ville, ses avant-bras et son visage avaient été rincés des impuretés, alors que le tissu lui collait à la peau. Pourquoi était-il contraint de porter des vêtements, d'abord ? Ils se déchiraient si facilement. Et voilà qu'il se sentait de nouveau à l'étroit. Son odorat lui permettait de s'assurer que la demoiselle le suivait toujours, malgré l'averse torrentielle. Les soupçons du Britannique quant à son affiliation avec les renégats s'étaient estompés. De toute manière, ça n'importait pas. Il n'avait rien à voir avec l'Académie, pour sa part. En fait, il n'avait rien à voir avec qui que ce soit. Comme toujours, il était seul, et le resterait. Tant mieux. Il n'y aurait personne pour le gêner. L'espace d'un instant, le visage d'Eren s'était manifesté dans son esprit. Secouant la tête, comme pour chasser l'évidence, Aleksander émit un grognement, et se figea. Comme il s'en doutait, elle lui rentra dedans, provoquant chez lui un soupir d'exaspération.

Il avait pivoté vers elle, avec un regard inquisiteur, et elle s'était empressée de l'interpeller. A nouveau, le Dieu de la Prédation ne put s'empêcher de sourire. Elle était distraite, mais n'avait pas perdu sa capacité à faire se manifester l'hilarité, chez lui.

« — Quelle idée de vous-... de t'arrêter en plein milieu ! »

Haussant les épaules, il avait gravi la volée de marche qui séparait le trottoir de la porte vitrée qui s'ouvrit à son approche. Débarquant dans un hall somme toute accueillant, il ne perdit pas son temps avec une inspection détaillée. C'était la énième fois qu'il franchissait ce seuil, il n'allait tout de même pas s'intéresser aux locaux à chaque fois, si ? Le réceptionniste sembla dubitatif, voire dépité, en voyant la Bête taillée comme un véritable monstre habillé comme une demoiselle. Puis, se décomposa littéralement lorsque Clarke vint se poster à ses côtés, dans l'ensemble qui laissait bien trop apercevoir sa chair. Beaucoup trop. La remarque de l'Apprentie, à nouveau, fit sourire le Repenti, qui réadopta un air froid lorsque l'employé face à lui bafouilla. Même ainsi vêtu, il restait sacrément imposant, et intimidant. Aussi, il coupa la parole à l'homme.

« — Les clés de la chambre 212, au nom de Anderson. Magne-toi. »

L'humain fut un instant stupéfait, puis, tremblant, paniqué, il pivota vers le tableau où chaque trousseau de clé était suspendu. En tournant légèrement la tête, le Serveur adressa un grand sourire à la jeune fille qui l'accompagnait, à deux doigts d'exploser de rire. Qu'ils étaient influençables, ces humains ! Peu importe ce qu'il dise, l'autre lui aurait obéi. En déposant la clé étiquetée sur le comptoir, seul rempart le séparant du Lycanthrope qui avait retrouvé une expression impassible, le réceptionniste lança un timide " Bonne soirée " avant de disparaître dans l'arrière salle, le Dieu de la Prédation s'emparant de son dû. Quelques mètres plus loin, c'était le dilemme. Deux choix s'offraient à lui. Sur son passage, les autres occupants de l'hôtel ne pouvaient retenir des murmures indignés, qui cessèrent très vite lorsqu'ils croisèrent le regard bestial de l'objet de leurs critiques. Soit il s'engouffrait dans la boîte de métal qui montait et descendait, arrivant ainsi en l'espace d'une minute devant sa chambre, soit il prenait les escaliers. Long moment d'hésitation. Puis, finalement, il s'engagea dans les marches de la cage d'escalier, dépité. Il n'allait décidément pas se laisser enfermer. Non. Il craignait trop ça pour se le permettre. Une claustrophobie aiguë, accompagnée de très mauvais souvenirs, le firent presque paniqué, alors qu'il s'appuyait sur une rambarde, avant de reprendre son ascension. En courant. Il s'était élancé avec sa férocité habituelle. Pourquoi avait-il peur ? Il ne parvenait pas à se calmer. Il n'arrivait même pas à réfléchir clairement. Aucune image n'apparaissait devant lui. Était-ce son instinct lui-même, qui paniquait ? Qui se souvenait de choses qui lui échappaient ?

Par chance, comme le numéro l'indiquait, sa chambre se trouvait au second étage. Arrivant dans un long couloir illuminé par un nombre incalculable de lampe, en raison de l'heure avancée, le Repenti démarra sa recherche. Au-dessus des portes étaient notés en gros caractères les trois chiffres qu'il recherchait. En réalité, il ne savait pas compter. Ou calculer. Tout du moins, de façon limitée. Cependant, la première fois qu'on l'y avait mené, il avait mémorisé les trois chiffres en question. Le souffle court, il enfonça la clé dans la serrure, et d'un mouvement du poignet, déverrouillait la chambre qui lui était attribuée, vacillant pour lourdement tomber à genoux dans une pièce simple quoique chic avec un lit, et une armoire, reliée à une unique autre pièce qui s'avérait être une salle de bain. Ses flancs se soulevaient comme des soufflets de forge, alors que son regard était rivé vers le sol, une main posée sur son coeur qui semblait vouloir déchirer sa poitrine. Pourquoi le simple fait d'avoir pensé à être enfermé le terrifiait ainsi ? Il avait peur. Pour la première fois depuis qu'il s'était réveillé à cette époque, il avait peur. Il était terrorisé. C'est comme si sa raison toute entière menaçait de se dessouder, volant en morceaux. Une expression d'incrédulité sur le visage, le si grand et si menaçant Lycan tremblait de tout son être, sur le seuil de sa chambre, plié en deux, à genoux. Il détestait ça. Il lui fallait de l'air. Tendant le bras vers la fenêtre, située pile face à lui, il lui manquait bien six mètres pour l'atteindre, la Bête sembla abandonner cette idée, une vague de colère et de frustration lui servant d'arme contre l'effroi qui enserrait son coeur. Hors de question de se laisser submerger. Pourtant, il ne parvenait pas à gagner, le grognement qu'il poussait par intermittent se révélant plus effrayant qu'autre chose. Pourquoi n'importe quoi pouvait le fragiliser en un instant ? Où était-elle, là, sa force monstrueuse ? Fais chier.

Foutus humains.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 5 Mar 2015 - 19:19



Après l'effort, le réconfort



Finalement, la bête à ses heures perdues ne semblait pas être un si mauvais bougre que cela, il lui arrivait même de sourire, étonnant non ? A vrai dire, je ne l'avais jamais perçu autrement que comme le « serveur sadique ». Le gars qui fait peur dès que l'on croise son regard. Je fis la moue, devant le regard stupéfait du réceptionniste. Quelque peu effrayé par Alexander, celui-ci se précipita pour lui remettre en mains ses clefs. Il devait avoir peur, dans le cas échéant, de finir la tête dans le mur. Ça semblait être le genre Anderson, non ? Le clefs récupérés, je fis un sourire au monsieur avant de m’éclipser, à la suite du lycan. Il était donc un habitué de ce lieu ? Il est vrai que je ne le voyais pas habiter dans une villa, seul. En Grèce, si il y avait habité, peut-être aurait-il eu des esclaves à son service ? Non, il les aurait probablement mangé.

Je ne fis pas attention aux personnes que nous avions croisés, trop occupé à essayer de garder en vue la bête. Il venait de me larguer là ? Clignant des yeux bêtement, je regardais le serveur se taper une barre et accélérant, montant deux à deux les marches. Il était sérieux, il voulait me semer dans un escalier ? Fatiguée, je ne pris pas a peine de me dépêcher. Il me suffisait de suivre le bruit.  Heureusement pour moi qu'il n'avait pas gravit une douzaine étage, seulement deux. Facile de suivre sa trace donc. Ouvrant la lourde porte des escaliers, je me trouvais désormais sur un nouveau palier. Il me suffisait de trouver la seule porte entrouverte, ou à défaut, de sonner au numéro 212. Était-il stupide ? Il avait probablement cru pouvoir s'échapper ou me semer ? Pas de chance pour lui, j'avais une mémoire correcte. Ce ne fut pas bien compliqué. Une seule porte était ouverte et un homme nus pieds s'y trouvait à genou. Je fis quelques pas pour le rejoindre. Avait-il décidé de bloquer la porte ?
- Si tu compte faire un mur de ton corps pour m’empêcher d'entrer, tu t'y prend très mal ! »

Déclarais-je, en passant la jambe par dessus son épaule pour l'enjamber. A genoux, aussi imposant soit-il, j'avais les jambes assez longues pour passer au dessus. Désormais dos à la bête, mon regard se posa sur la chambre , spacieuse. Elle avait qu'une simple décoration, qui ne semblait pas venir du tout du lycan, il n'avait pas du y toucher. Je doutais même qu'il y vienne très souvent. Au centre, se trouvait un lit. Une douce envie de poser mes fesses dessus pour m'étaler me prit.
- Je te préviens, je ne suis pas un animal, je ne dormirais pas sur ton tapis- …»

Déclarais-je, en me tournant de nouveau vers Aleksander. Ma voix s'estompa, incrédule. Il était toujours à genoux, sur le sol. Pire, il lâchait des.. des grognements ? L'animal reprenait le dessus ? Mes sourcils se froncèrent tandis que je revenais vers lui. Moins de cinquante centimètres me séparaient du lycan. Mes genoux se plièrent, me positionnant dans une manière accroupis, pendant que mes deux mains attrapaient le visage de la bête. Quelque chose le troublait, sans que je ne sache quoi. Son regard semblait exprimer tant d'émotions à la fois.. Levant le visage du lycan vers le mien, je l'obligeais à me regarder, plongeant mon regard dans le sien. Si il décidait de s'en prendre à moi, je pouvais toujours activer mon pourvoir pour le paralyser. Mais cela ne me semblait pas nécessaire …
- Calme-toi.»

Lui ordonnais-je d'un ton à la fois doux tout en étant autoritaire, même si dans mes yeux, seul le calme y régnait.
-Ne m'oblige pas à te foutre une raclée dans ta propre chambre.»

J'étirais un sourire sur mes lèvres. De la provocation ? Non, pas réellement. Je me savais capable de bien des choses, mais le maîtriser lui, me semblait hors de mes capacités pour l’instant. Mais dans son expression, il semblait devoir être recadré, comme le professeur Lupin à qui on devait apporter du soutient moral pour ne pas qu'il se re-transforme en bête..
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 5 Mar 2015 - 22:42
Une série d'image défila devant les yeux vides du Lycan, dont le regard inexpressif était désormais braqué dans celui de la demoiselle. Des hurlements déchirants, qui lui paraissaient curieusement familiers. Des poignets lacérés par les liens qui le retenaient. Le retenaient ? Oui, c'était bel et bien lui, enchaîné comme un animal. Il était comme un enfant qui prenait conscience de la réalité. Mais déjà, il était arraché à ses souvenirs embrumés, arrachés à ceux-ci par Clarke. La voix de Clarke, plus précisément. Clignant des yeux, ses tremblements cessèrent instantanément, au même titre que ses grognements. Durant un instant, son expression fut celle d'un jeune homme de son âge, tout à fait banal. Puis, il redevint froid, et impassible, retirant avec une douceur inattendue les mains de l'Apprentie, se redressant en un instant, faisant comme si de rien n'était.

« — Première règle : Tu salopes pas mon lit. Seconde règle : Tu t'occupes comme tu peux le temps que je me douche. Troisième règle : J'ai pas moyen de te rendre ta tenue, vu que j'en ai abandonné la moitié là-bas. Donc sers-toi dans les fringues de l'armoire. »

Ceci dit, il approchait de ladite armoire, l'entrouvrant en bâillant. Engouffrant sa main à l'intérieur sans réfléchir, il en extirpa un sac simple, et se dirigea à l'opposé de la pièce, posant une main sur la poignée de la porte de la salle de bain. Suspicieux, il pivota, avec un sourire moqueur, son sac à la main.

« — On file au bar, après. Alors, prends pas trop tes aises. Sauf si tu veux te doucher dans la foulée. Mais à ce moment-là, j'vais au bar, tu m'y rejoindras par je ne sais quel miracle de Deus. »

Ceci dit, il entrouvrit la porte, se glissa à l'intérieur, et entreprit de se défaire des vêtements trop petits pour lui. La liberté lui arracha un soupir d'aise, alors qu'il franchissait la porte-vitrée de la douche. Une simple torsion du poignet, et voilà de l'eau bouillante qui se déverse sur lui comme une averse. Le thermostat mis à fond, le liquide aurait presque pu l'ébouillanter. Cependant, il y avait quelque chose de réconfortant, dans ce torrent caniculaire, pour le Lycan, qui ferma les yeux en levant le visage. Probablement aurait-il hurlé de douleur alors que sa peau rougissait, au contact de l'eau chauffée de façon excessive, si il n'était pas lui-même. Lui arrachant quelques grognements, par moment, il rebaissa rapidement la tête, sa crinière blonde profitant à son tour des bienfaits de la douche, ses doigts glissant à travers celle-ci pour la purger de la crasse et de la sueur, alors que sa respiration s'agitait légèrement. C'était décidément bien trop. La vapeur qui avait envahi la pièce en témoignait, et, presque à regret, le Repenti baissa la température, l'eau devenant froide. Déjà, le sentiment de bien-être s'estompait. Quelques minutes passées sous l'averse, et le voilà qui ressortait, se séchant sommairement, avant d'enfiler son caleçon à tête de nounours, un jean, et une chemise blanche tout à fait standard. Ce n'était pas " un jean ". C'était " le jean ". LE. JEAN.

Sac vide sur l'épaule, à nouveau habillé comme devrait l'être un Lycan, ou, tout du moins, l'image que s'en faisait Aleksander, il débarquait à nouveau dans la pièce principale. Quel genre de connerie avait-elle bien pu faire, durant une absence de seulement dix minutes ?
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 5 Mar 2015 - 23:16



Après l'effort, le réconfort



Avais-je réussis à contrôler Lupin ? Dans les aventures de monsieur Potter, cela me semblait plus complexe. Étrange. Peut-être une crise de panique comme certains éprouve en entrant dans certaines pièces, ou après avoir vu une souris ? Aleksander se leva, m'apposant de nouvelles règles. Dodelinant de la tête, je le suivais du regard. Il agissait comme si rien ne s'était passé. Tournant la tête, je me relevais à mon tour en regardant le lit. Ne pas le saloper. Mon nez se baissa, regardant la tenue qui dégoulinait.. Je n'avais donc pas le droit de me poser dessus avec ça. Pour toute autres réponses le lycan s'engouffra dans la salle de bain. Je le suivis tout d'abord, pensant pouvoir me laver en même temps, mais la porte se ferma sous mon nez sans que je n'eus le temps de dire quoi que ce soit. Tournant la tête vers le reste de la pièce, je me demandais quoi faire. Mais cela me semblait pourtant si évident..

Traversant la pièce, je me rendis au niveau de l'armoire. Il y avait quelques vêtements qui traînaient, dont un pantalon et une chemise blanche, ça devrait faire l'affaire. Je pris également ce qui semblait être un tissus épais et un peu duveteux (entre autre, une serviette). Je me servis de cette dernière, pour essuyer une partie des mes cheveux qui avaient pris l'eau et qui désormais coulaient en gouttes sur moi. Tout en continuant de les sécher, je me rendis désormais du côté de la fenêtre et l'ouvris. Il y avait un petit balcon. A peine grand d'un mètre cinquante devant et deux mètres sur le côté, mais cela était suffisant. Je n'avais pas besoin de plus d'espace, je voulais juste ne pas salir la chambre. Sinon, Aleksander allait me disputer. A croire qu'il aimait bien paraître pour un râleur froid et arrogant, finalement. Je regrettais presque mes paroles de tout à l'heure, qui le comparait à une personne dite « normale ».

Le balcon, bien que donnant sur la ville était protégé par le balcon du dessus. Ainsi, même en s'y rendant,  la pluie ne pouvait venir me tomber dessus. A moins qu'elle ne tombe de travers, évidement, mais là... Ça serait encore un autre problème. Ceci étant, je profitais de ce lieu relativement calme que je pouvais salir pour me délester de mes vêtements. Enfin, pour y tenter, évidement. Car l'eau n'avait fait qu'empirer les choses. Déjà que la robe était particulièrement serrée contre ma peau, mais alors avec l'eau, c'était indécollable, comme une ventouse. Même en ayant défait la fermeture dans le dos, j'eus un mal fou à la faire bouger, tentant de me tortiller dans tous les sens pour la décoller.

Ma victoire face à la robe retentit. Sans même la craquer, je parvins à la retirer, me laissant désormais en sous-vêtements. Bien que cela, en soit, n'aurait pas fait une grande perte. Baissant les yeux, je vis un homme sur le trottoir, protégé par un parapluie qui s'était arrête de marcher. Il regardait dans ma direction , comme si quelque chose de grave venait de s'y passer. Fronçant alors les sourcils, je me rapprochait du balcon et m'y penchai, pour regarder en haut et en bas, voir si il y avait un incendie ou quelque chose de louche. Rien ?
- Vous cherchez quelque chose ? »

Questionnais-je alors l'inconnu, du haut de mon balcon, intriguée. Il y avait un truc grave pour qu'il me regarde si bizarrement ?
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Ven 6 Mar 2015 - 2:21
Tout d'abord, son regard balayant la pièce, Aleksander mit un instant à se rendre compte de l'anomalie. En fait, il était rentré avec une Apprentie, non ? Bien que cela ressemble à une scène curieuse qui précédait une partie de jambes en l'air dans les films, et les séries, dont il était friand, apprenant une partie du comportement humain, ce n'était pas vraiment normal qu'elle ai ainsi disparu. Dubitatif, le Lycan, son sac sur l'épaule, ne sembla pas percuté, alors que sa peau reprenait la teinte blême habituelle. D'un geste simple, il avait lâché son sac, et s'était dirigé vers la porte-fenêtre, qui donnait sur le balcon. Grande ouverte. Devant lui, une Clarke en sous-vêtement se penchait à la rambarde, pour s'adresser à quelque chose, ou quelqu'un, en bas. Ah. Second fait avec le coup du " cheval de fer ". Elle ne venait décidément pas de cette époque, tout comme lui. Se dirigeant vers elle, il l'avait saisie par la taille, et soulevée comme un sac, qu'il avait hissé sur son épaule, sans décocher un mot. Un simple regard à l'homme en bas, vers qui les iris féroces du Repenti s'étaient orientés, et celui-ci reprenait son chemin à grands pas. Se penchant pour ramasser ses fringues, il pénétrait à nouveau dans la chambre, et la balançait sur le lit, comme si elle ne pesait rien.  Puis, la bombarda avec un sourire joueur à l'aide de ses habits en guise de projectiles. S'asseyant à son tour au bord du lit, il l'interpella.

« — Apparemment, les gens de cette époque ont créé une nouvelle notion. " La pudeur ". Qui consiste à éviter de se promener nu. Je ne la comprends pas, mais au moins, je te mets au courant. C'est étrange, pour eux, d'être dévêtu. »

Ceci dit, il se redressait en bâillant. S'appuyant au mur, proche de la porte de sortie, tapotant son torse un instant. Où était son paquet de clope ? Ils avaient utilisé le briquet pour mettre feu au camion, mais, ses cigarettes..? Soupir de dépit. Il s'en passerait, visiblement. Le blond passa une main dans ses cheveux d'or, cherchant vainement à se coiffer. Abandonnant cette vaine idée, il s'intéressa à la gestuelle de Clarke durant un moment, sans arrière pensée. Il ne les comprenait pas, de toutes manières. Bien qu'étant un mâle, toutes les choses qui ne touchaient pas à la reproduction pure et simple ne l'intéressait nullement. Et étant donné que jusqu'à maintenant, aucune femelle ne s'était montrée digne de donner naissance à la descendance du Prédateur Alpha, eh bien, il ne s'y intéresserait pas. Une fois l'Apprentie en voie de finir de s'habiller, il désigna une paire de chaussure, non loin. Certaines étaient probablement à sa taille, puisqu'elles étaient infiniment plus petites que les pompes du Britannique. En fait, il n'avait pas bien compris la notion de taille, à l'origine. Puis, avait compris qu'il valait mieux les essayer, avant de les acheter. Une coïncidence, à nouveau, comme deux fois par le passé. Cette journée, ou, plus précisément, nuit, était blindée de coïncidence.

Lorsqu'enfin prête, bien qu'elle ai mis bien moins de temps que le stéréotype de la jeune femme se préparant pour sortir, le Lycan prit à nouveau la tête du duo. Deux étages plus bas, le voilà déboulant une nouvelle fois dans la rue. Cette fois, la ciel sombre avait cédé sa place aux étoiles et à l'astre lunaire. Une notion de base lui revint, citée dans l'un des films. " Toujours rester proche d'une jeune fille, la nuit. " D'un regard, il avait dévisagé Clarke, avant de se fendre d'un sourire. Cette femme n'avait rien à voir avec une vraie humaine. Il était prêt à parier que dans un combat contre quatre racailles, elle leur dessouderait la gueule avec une aisance déconcertante. Aussi, il reprit sa marche rapide, déambulant un moment dans les rues, tapant littéralement la discussion avec Clarke, cette fois. Il était... Étrangement aimable ? Enfin, ils arrivèrent à destination.

Le Lycan s'arrêta au sommet d'une volée de marches d'escalier, qui s'enfonçaient dans le pénombre, en-dessous du niveau du sol, jusqu'à un symbole. Un nom, écrit en lettres de lumière, sur une porte. " EDEN ". Depuis derrière l'épaisse porte, on pouvait déjà percevoir le tambourinement des musiques nouvelles et dynamiques. La Bête, tout sourire, s'adressait à sa compagne d'infortune.


« — J'aime pas particulièrement l'endroit, mais il y a une atmosphère qui me plaît déjà plus qu'un restaurant chiant à crever. C'est plus... Animal, si tu vois ce que je veux dire. Prête à découvrir la débauche du XXIème siècle ? »
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Ven 6 Mar 2015 - 9:34



Après l'effort, le réconfort



L’homme en bas sembla bredouiller quelque chose. Mais je n'étais pas réellement sûre de ce que j'entendais. Si il essayait de me prévenir pour l'incendie, c'était mal barré, car là, je ne comprenais vraiment rien. Je ne voyais ni fumée ni autre chose de suspect. De toute manière, avec la pluie, le feu n'aurait pas duré bien longtemps. Fronçant les sourcils, je l'observais. Venait-il de sortir de sa poche son engin numérique  (portable) ? Il voulait me l'envoyer pour le pointer vers moi d'une telle manière ? Mes questions ne trouvèrent guère de réponse, car déjà le lycan semblait être revenu de la salle de bain , constatais-je, en entre-apercevant Aleksander du coin de l’œil. Je m’apprêtais à lui demander son aide, pour mieux comprendre. Mais il en avait décidé autrement. Je me sentis basculer avant d’atterrir le ventre sur son épaule, comme si je n'étais rien qu'un morceau de linge . Tantôt sac de patate, tantôt cible vivante, mon regard se posa sur le lycan, interrogateur. Pourquoi m'avait-il ramené à l'intérieur ?

Assise sur le lit, j'enlevais la chemise que le lycan avait balancé sur ma tête pour le regarder, dubitative.
- Je vois. Ce n'était donc pas l'immeuble le soucis pour l'homme dehors, si je comprend bien.. Mais je ne voulais pas salir le sol, tu as dit toi-même que ça ne devait pas être sale. »

Quant à faire le ménage, c'était hors de question. Ça allait être embêtant toute cette histoire, pourquoi diable étaient-donc-ils tous autant coincés ? Le corps humain est quelque chose dont on doit être fier non ? Pourquoi le cacher sous tant de couche de vêtements... Le serveur se redressa, me laissant le lit pour moi. Mais ce n'était plus le moment de traîner, car il avait dit qu'il partirait sans moi si je traînais, tout à l'heure.. Non pas que la compagnie de dame solitude ne me dérangeait, mais il était tellement rare que je reste en soirée dans la ville, que cela m'intriguait. Je descendis du lit et me saisis du pantalon. Le lycan rentrait dans mes jeans, c'était un fait. Je rentrais dans les siens aussi, mais celui-ci n'étant pas tout à fait à ma taille, même boutonné, il tenait piteusement sur la moitié de mes fesses, tel un baggy. Arquant un sourcil, je le rouvris et le laissais tomber à mes chevilles avant de me rendre dans la salle de bain où le lycan se trouvait plus tôt. Le short s'y trouvait encore. Il était mouillé, mais tant pis, cela serait plus convenable. Pour ma chemise, c'était foutu, j'optais donc pour la blanche qu'il avait accepté de me prêter. Grande, elle aussi. On aurait dit qu'un enfant essayait de mettre les vêtements de ses parents. Ne boutonnant pas tous les boutons du bas, je me permis d'y faire un nœud, pour que celle-ci soit moins flottante. Mais bon, la carrure du lycan étant beaucoup plus large que la mienne, mes épaules et mes bras restaient dans le vêtement flottant. Je remontais les manches, pour atténuer l'effet avant de relever la tête vers Aleksander. Il me regardait, des ses iris dorés. Quoi, cela m’allait si mal que ça ? Pour une raison que j'ignore, le lycan me sorti des paires de chaussures. A qui était-donc ces pointures ? Pas de chaussures à talon ou autre élément casse gueule. Des chaussures plates, c'était très bien comme cela. Je pris l'élastique noir qui tenait à mon poignet et levai mes deux bras derrière ma tête afin d'attacher mes cheveux en une queue de cheval haute, laissant une partie de mes cheveux qui cadraient mon visage, libre. De toute manière, eux étaient trop courts pour être attachés avec les autres.

Sans en dire plus, le lycan attendit que je termine pour rouvrir la porte. Je pris sa suite, laissant dans la chambre le colis et mon Kopis. Je partais donc sans rien avec moi. J’espérais ne pas rencontrer trop d'ennuis, car ma main droite, brûlée en partie ne me serait pas très efficace. Plus les heures passaient, plus ma blessure était désagréable. Elle ne saignait plus, mais le début de cicatrisation était toujours dérangeant dans des endroits aussi utilisé.

Traversant les rues, mon regard se posait de tous côtés, pour voir la faune dans ces heures là. Le rendez-vous à la station essence s'était fait tard dans la soirée, alors maintenant, la nuit avait bien du commencer. La pluie s'était calmée, ne nous tombant dessus que par écart. Elle n'allait pas nous faire reprendre une douche, cette fois. Nos pas trouvèrent destination vers un étrange endroit où des jeunes de tous sexe semblaient faire la queue pour une raison que j'ignore. Nos nous approchâmes de l'entrée, sans aucune gêne apparente, doublant tout le monde. Un homme, habillé en chemise bien serré qui semblait s'occuper de la porte nous regarda, dépité. Son regard se posa sur mon visage, puis de haut en bas, avant de littéralement dévisager Aleksander. Ils avaient quoi tous, nos étions que des morceaux de viande ce soir ? Le vigile nous fit un signe tout en nous ouvrant la porte sans poser de question. Je n'avais su si c'était les vêtements ou le regard bestial sur serveur qui l'avait convaincu, mais le fait est, que nous pouvions désormais entrer. J'avais hâte de voir de mes yeux ce qu'Aleksander qualifiait de « débauche ». Les humains étaient tous coincés …

A peine venais-je d'entrer qu'un brouhaha du diable se manifesta. S'amplifia même au fur et à mesure que nous avancions. L'une de mes mains se porta contre mon oreille, comme si elle avait pu changer quoi que ce soit sur le bruit que j'entendais. Et puis là, le drame. Clignant des yeux, je regardais tous ces corps se mouvoir sur une piste. Certains étaient un peu rigide, d'autre style de danse se faisait plus provocant, plus serré. Se connaissaient-ils tous dans ce milieu ? Tournant la tête, je vis le lycan s'éloigner. Je fis quelques pas derrière avant de saisir le bas de son vêtement, pou ne pas être happée dans la foule.

Malgré le monde, il y avait quelques places de libre sur les tabourets disposés devant le bar. J'en pris un, en restant à côté du lycan. Non pas que j'avais peur de me retrouver seule dans cet endroit. Mais il ne m'inspirait pas totalement. Tous ces jeunes en train de se dandiner, certains, à moitié nu.. Bien que si, ça aurait dû m'inspirer. Mais c'était un lieu nouveau, un peu étrange.
- Le principe de ce genre d'endroit, c'est de trouver un partenaire sexuel ?»

Questionnais-je, en délaissant la foule dans mon dos pour regarder Aleksander.
- Enfin, tu sais, ta chambre d'hôtel n'est pas très grande, j'ai peur qu'à quatre dedans, nous soyons un peu à l'étroit. »

Déclarais-je, le plus naturellement possible, même si dans l'état actuel des choses, je ne me voyais pas le moins du monde dans les bras d'un homme ou de qui que ce soit. Ma tête pivota de nouveau vers le barman qui m'interpellait. Il venait de poser un verre devant moi, avec dedans un contenu pétillant. Puis, du bout des doigts, il m'indiqua une direction ou un autre jeune homme se trouvait. Voyant qu'on le regardait, il leva son verre dans notre direction.
- En plus on à le droit à des boissons gratuites ? …  »

Baissant les yeux, je regardais le contenu du verre et le tendis au lycan, si il voulait goûter.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Ven 6 Mar 2015 - 19:55
Le Lycan avait entreprit sa descente, suivi par l'Apprentie. Rapidement, une fois arrivé au niveau du hall d'entrée, ils furent confrontés à une queue. Mains dans les poches, conservant son expression peu avenante, le Repenti se fraya un chemin à coup d'épaule, bousculant sans vergogne les gens qui refusaient se décaler. Arriver face à un homme légèrement plus petit lui, mais bien plus massif, le regard du Britannique s'enfonça dans celui du videur. De ce qu'il en savait, lesdits videurs avaient pour ordre de faire rentrer à peu près le maximum de type différent. Et il était évident qu'Aleksander était assez unique dans son genre. La porte s'entrouvrant sur son passage, il incita Clarke à le suivre, et déjà, il commençait à se préparer mentalement. Déjà, le martèlement des basses lui parvenaient. La musique en perpétuelle utilisation massacrait littéralement son ouïe hors-norme. Déjà que les humains lambda pouvaient sortir de ce genre de boîte avec des acouphènes, alors, une Bête aux sens aiguisés ? Il tentait de brider ses sens, mais déjà, un rayon lumineux et aveuglant le prévint qu'ils étaient arrivés. Débarquant dans une salle gigantesque traversées de faisceaux de toutes les couleurs, le Lycan eut un mouvement de recul, plissant les yeux, lâchant un grognement inaudible au milieu du chaos sonore. Ils se trouvaient au seuil principal. Ici et là, les gens déambulaient avec leurs amis, ou se retrouvaient aux différents bars. De grands canapés disposés dans les coins et le long des murs permettaient aux gens de s'asseoir. En suivant une pente douce, on arrivait au niveau de la plus grande surface. Là, hommes et femmes se déhanchaient suivant le rythme démoniaque d'un assemblage de sons difformes et désagréables aux yeux du Dieu de la Prédation. Une piste de danse, en soi. Légèrement surélevé vis-à-vis de celle-ci, il y avait le poste encadré d'infernaux plateaux mécaniques qui servaient à l'homme masqué pour diffuser le brouahah. Ce dernier faisait par moment quelques annonces, à l'aide d'un bâton magique, pour le plus grand plaisir de la foule galvanisée. Plus loin, à l'écart, des marches d'escalier permettaient d'accéder à l'étage, sous réservation.

Déjà, Aleksander fendait la masse, suivi de près par l'Apprentie qui s'était empressée d'agripper le bas de sa chemise, afin de ne pas être séparée. Comme c'était mignon. On aurait presque dit une petite fille avec son papa. Arrachant une grimace au Britannique, qui continua sa route comme si de rien n'était, il se hissa sur un tabouret, à l'extrémité du comptoir. Trois sièges plus loin, il y avait déjà un jeune homme qui guettait l'arrivée de la demoiselle qui accompagnait le blondin. Prenant place à ses côtés, elle l'interpella.

« —  Le principe de ce genre d'endroit, c'est de trouver un partenaire sexuel ? »

Réflexion qui fit froncer les sourcils le Serveur. En fait, il ne l'avait jamais vu comme ça. Est-ce que ça importait réellement ? Il lui semblait que non. De toute manière, il estimait qu'au même titre qu'un animal, il ne pratiquait pas le sexe par plaisir, mais pas besoin de se reproduire. Et, jusqu'à maintenant, il n'avait jamais éprouvé ce besoin, et ne s'était donc jamais posé la question. Haussant les épaules, il éleva la voix, pour qu'elle l'entende à travers la musique.

« — Trouver un partenaire sexuel ? J'imagine que c'est le principe. C'est surtout un frigo à viande, ici, à mes yeux.»

Dans le pire des cas, on le prendrait pour un drogué totalement à l'Ouest. Mais le Monstre n'avait aucune intention de se dissimuler aux yeux de qui que ce soit. De toute évidence, personne ne lui prêtait attention, bien que quelques regards se faisaient insistants vis-à-vis de Clarke, et ce, à son insu.

« — Enfin, tu sais, ta chambre d'hôtel n'est pas très grande, j'ai peur qu'à quatre dedans, nous soyons un peu à l'étroit. »

Arquant un sourcil, dubitatif, un sourire fendit son visage, alors qu'il pivotait à moitié vers elle. Ils avaient déjà pris place depuis un peu plus d'un dizaine de seconde, et ce, sans commander, ce qui ne tarderait probablement pas à susciter l'intérêt du voisin de la Gorgone. Le Lycan ne se souvenait pas avoir eu droit à des consommations gratuites, les dernières fois qu'il était venu pour trouver un os à ronger.

« — Oh, je t'en prie. Aucune femelle n'est digne d'être à l'origine de la descendance du Prédateur Alpha. Et il est hors de question que tu ramènes quelqu'un dans ma chambre. »

Comme prévu, un verre glissa le long du comptoir, poussé par le barman suite à la demande du jeune homme. Amusant comme l'espèce humaine était prévisible. Tourné vers sa camarade d'aventure, il avait tout vu. Qu'il était distrayant de percevoir toute chose avant même que les événements se déroulent. C'est probablement pour cela qu'il s'était instinctivement dirigé à cette place.

« — En plus on a le droit à des boissons gratuites ? »

Doucement, le Britannique aux yeux lupins inclina légèrement la tête. En fait, il n'avait jamais bu, ici. Il se doutait que ce n'était probablement pas quelque chose qu'il avait pu boire de son vivant, aussi, il ne s'y était jamais risqué. Mais maintenant qu'elle tendait le verre vers lui, la curiosité prit le dessus, et il s'empara du récipient. A l'intérieur, le liquide pétillait, à cause des rayons de lumière projetés à travers l'immense salle. Avant d'en porter le bord à ses lèvres, il prit la peine de lui répondre.

« — Ce n'est pas une boisson gratuite, ça. C'est le mec là-bas qui te l'offre pour coucher avec toi. Indirectement. Du moins, c'est le genre de procédé que l'espèce humaine utilise, me semble-t-il. »

Déjà, voilà que la liqueur s'écoulait dans sa gorge. Une gorgée. Une seconde. Puis, déjà, il repoussait le verre en grimaçant. Sa langue, et sa gorge, étaient en feu. Une chaleur inattendue. Le verre avait beau être froid, le contact du liquide avec son corps lui donnait l'impression de brûler de l'intérieur. En soi, ce n'était pas désagréable, mais surprenant. Faisant signe à Clarke d'essayer, il clignait plusieurs fois des yeux, pour ne pas régurgiter, avec une mine déconfite.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Sam 7 Mar 2015 - 1:28



Après l'effort, le réconfort



Baissant le nez sur le verre, j'observais les bulles remonter dans son contenu. Il ne me semblait pas avoir essayé ce genre de breuvage encore. Ou du moins, ça n'allait pas tarder. Posant le coude sur le comptoir, mon menton prit appui sur ma main surélevé, pendant que j'écoutais les explications du lycan. Je ne pus m’empêcher de sourire, entendant la réflexion du serveur sur la viande gratuite. Il tenait à merveille son rôle d'animal. Même dans la suite de ses paroles. Des femmes dignes d'être enfantées par lui ? Mon sourire s'étira d'autant plus sur mes lèvres..
-Tu me semble bien prétentieux, ou à défaut, bien exigeant ! »

Je ne savais réellement si il disait ça pour blaguer, mais vu son ton, il semblait être tout à fait sérieux. Il faisait donc parti de ces personnes, se réservant pour leur seul et unique amour ? C'était une belle décision, dans un sens. A quand la bague de pureté ? J'avais fait ce choix moi aussi, il y a bien longtemps. Rien que de revoir en image l'homme qui avait été mon fiancé, un sentiment de dégoût me prit aux tripes. Je pris le verre à mon tour et portais le liquide à mes lèvres. C'était dégueulasse. Mais pour une raison que j'ignore, j'avais envie de plus et vidais ce que le lycan avait laissé dans le verre d'une traite.

Bon. Je n'avais pas amené de Divis. Quelle imbécile. Donc en gros, si je voulais avoir de nouveau de ce breuvage, il me suffisait d'aller voir des hommes en leur laissant croire que je voulais leur compagnie ce soir pour qu'ils m'en donnent ? Je fis pivoter ma chaise pour regarder les gens danser. Cette idée me paraissait répugnante en voyant ces hommes se dandiner dans tous les sens autour de quelques pauvres filles, bien trop peu habillées pour ce genre d'endroit. Rien que d'imaginer le fait de passer sous leurs corps inconnus en sueurs, ça me dégoûtait. Mon regard se stoppa sur deux filles, jaugeant leurs mouvements, leurs déplacements, leurs déhanchées... Ce ne semblait pas compliqué.
- Je te laisse 5 minutes. »

Déclarais-je, en faisant pivoter de nouveau mon siège. Puis, index planté de manière accusatrice sur le nez du lycan, mes sourcils se haussèrent pendant que j’étirais un sourire mauvais sur les lèvres.
- Tu ne fais pas de boucherie et tu ne m’abandonne pas ici, je serais terrorisée à l'idée de rentrer seule. »

Je fis un hochement de tête avant de poser pieds au sol et de m'avancer, à travers la foule qui dansait. Il me suffisait de repérer une personne. Celui qui aurait le plus gros paquet. J'avais regardé la gestuelle de l'une des filles, comme étudier comme un spécimen. Je n’appréciais en aucun cas le brouhaha diffusé en fond, mais une fois rentrée dans la foule, je fis comme eux,tel un caméléon. Mon corps se déconnecta tout en effectuant des mouvements de danse, aussi provocateur que la musique qui était diffusée. Très peu de temps s’écoulèrent avant que déjà , un poisson venait roder, se collant à moi. Parfait. Je fis mine de l'ignorer, assez longtemps pour qu'il ne désire se rapprocher plus, avant de me tourner vers lui et de danser sensuellement avec. Dos à mon partenaire, je laissais ses mains se poser sur mes hanches pendant que les miennes, baladeuses se glissèrent en arrière, sur ses fesses. Je fis mine de me redresser, tout en me tournant vers lui, faussement subjugué par ses pas de danse entraînantes. J'avais, pendant que le jeune homme, trop occupé à probablement se contrôler ses pulsions, glissé hors de sa poche mon précieux butin. Discrètement, j'avais glissé le portefeuille à l'arrière de mon short.

Après quelques minutes de plus sur la piste, je parvins à en ressortir, un peu essoufflée. J'avais dû rester, histoire de ne pas paraître suspect auprès du gars qui avait dansé avec moi. Plusieurs fois, j'avais tout de même repoussé ses mains baladeuses. Quel sans gênes. Revenant vers Aaleks, je vis que celui-ci était accompagné... Je sortis alors le portefeuille de ma poche arrière et m'incrusta entre le lycan et l'autre personne. Mon coude glissa sur le comptoir alors que je pris appuis dessus, prenant un air faussement aguicheur, ignorant totalement l'autre qui rodait autour du serveur.
- Puis-je vous offrir un verre beau mâle? »

Questionnais-je en ouvrant le portefeuille sous le nez du lycan.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 12 Mar 2015 - 15:20
Qu'avait-elle en tête ? Elle venait de vider cul-sec l'eau de feu qu'il avait difficilement bu. Puis, avait appuyée son doigt sur son nez, en le gratifiant d'un sourire mauvais, le fixant droit dans lees yeux.

« — Tu ne fais pas de boucherie et tu ne m’abandonne pas ici, je serais terrorisée à l'idée de rentrer seule. »

Sous les yeux attentifs du Lycan, l'Apprentie s'était approchée de la foule. De son bétail. D'un regard expert, elle avait analysé la gestuelle d'une jeune femme qui s'était lancée dans un corps à corps insolent avec un homme de son âge. A sa manière, elle se comportait comme un animal, une mécanique froid et logique d'apprénhension des comportements et des mentalités, afin d'en créer une réplique qui lui irait comme un gant. Adaptation. Voilà ce qui les caractérisait. Sans qu'il s'en aperçoive, un sourire se dessinait sur ses lèvres. Il en était certain. Elle n'avait rien d'une humaine. Au même titre que lui, elle était quelque chose d'autre. Tout à fait autre. Une autre espèce ? Quelque chose qui lui échappait ? Il ne parvenait pas à l'affirmer avec simplement son odeur. Elle l'intriguait plus que nécessaire. Aussi, il se demandait. Était-ce une proie à sa hauteur ? Pas un opposant, non. Mais serait-elle capable de courir, et de se défendre ? Elle n'hurlerait pas de terreur. Elle n'abandonnerait pas. Elle se battrait probablement, courait mieux que n'importe laquelle de ses victimes. Restait à savoir si la Bête préférait lui arracher la vie au terme d'une traque excitante, ou garder le meilleur pour la fin. Son règne serait sanglant, mais le Repenti ne pouvait-il pas accepter la survie de quelques spécimens ? Partagé entre son désir de prédation et une curieuse et incompréhensible sympathie, le Britannique se contentait de la regarder piéger un jeune homme. Probablement pensait-il être le maître du jeu. Alors qu'en réalité, il était pris dans les rets de Clarke. Amusant constat. Soudain, l'attention du Lycan fut captée par un mouvement sur le côté.

Une femme d'âge mûr venait se s'asseoir à un siège de distance du Dieu de la Prédation qui avait fait pivoter le tabouret sur sa base, afin regarder comme l'Apprentie se débrouillait. Les iris dorés du Lycan luisaient plus que de raison. Un morceau de viande ? Il avait et aurait toujours une place pour du supplément. Insatiable et impossible à restreindre. Même Aleksander pouvait percevoir les envies de l'humaine. Les regards en coin qu'elle lui adressait étaient révélateurs de sens. Qu'ils étaient prévisibles. Bien entendu, comme le Repenti la fixait, la cougar pivota dans sa direction, lui rendant son intense regard. Sauf que dans ses yeux se lisaient tout autre chose que les pulsions de meurtres omniprésentes de la Bête. Étant visiblement réceptive vis-à-vis de son aura bestiale naturelle, elle mima une griffure dans sa direction, faisant claquer ses dents. Ce qui eut pour unique effet d'amuser le Monstre, qui, lentement, fit s'étirer un sourire carnassier sur ses lèvres. Qui dévoila des rangées de presque-crocs. Sa dentition, anormalement pointue, accompagnée des faisceaux lumineux qui fusaient à travers la pièce, brisa, étonnement, l'engouement de la femme, qui adopta une expression qui trahissait sa stupéfaction. Incrédule, bouche béante, elle ne parvint pas à articuler quoi que ce soit, que déjà, Aleksander remballait ses crocs en sentant l'odeur de Clarke, qui se faisait plus proche.

Pivotant face au comptoir, comme pour faire mine d'avoir patiemment attendu son retour sans pour autant l'épier, il ne put à nouveau réprimer un sourire lorsque la jeune femme l'interpella.

« — Puis-je vous offrir un verre beau mâle ? »

Se contentant d'un regard en coin et de son expression amusée, il fit un léger signe de tête au barman, occupé à discuter avec la cougar déjà remise de ses émotions. Bon, et pour la suite, Mademoiselle Griffin ?
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Jeu 12 Mar 2015 - 20:13



Après l'effort, le réconfort



Bras sur le comptoir, j'avais devant moi le porte-feuille ouvert, gisant sous le nez du lycan. Magnifique porte-feuille avec pleins de bout de papier de couleur.  Tournant la tête, mon regard se posa sur le barman qui semblait occupé avec la dame de tout à l'heure. Elle était pas un peu vieille pour traîner ici ? Me questionnais-je intérieurement en arquant un sourcil. Genre,passé un certains âge, n'y avait-il pas un reste de dignité interdisant à ce genre de personne de venir fréquenter ce genre d'endroit sachant que la population avait moitié moins de son âge ? En tout cas, elle ne perdit pas son temps. A peine le barman avait-il fini de la servir qu'un autre homme débarqua à ses côtés. Disons qu'il ne lui avait pas parlé, mais elle semblait lui avoir lancé pleins de signaux car le jeune homme entama une conversation avec elle. Il devait avoir quoi, dix neuf ans ? Avait-il le fantasme de faire le coïte avec une femme plus âgée ? Cette pensée me rebuta légèrement. Tournant de nouveau mon siège vers Aleksander, je le regardais de haut en bas, avant de retrousser légèrement le nez, d'un air faussement surpris.
-Donc, c'est ton style ce genre là ? Ça craint, tu risque de pas en trouver beaucoup à l'académie, puisque tout le monde à un physique assez... jeune. »

J'avais de la chance, dans un sens. Si j'avais eu une très longue vie, j'aurais probablement fini par vieillir et être assez dégueulasse. Alors si Persée m'avait assassiné vieille, probablement serais-je revenue en vie.. Vieille. Et pour se battre, c'était pas toujours très pratique. Une drôle de pensée me vint. Je m'imaginais vieille, avec des cheveux blancs, un gros ventre et une canne. Le dos voûté et un cul énorme. Et là, je me revoyais dans le Colisée, en train de lever mes genoux pour mettre un coup dans le nez du lycan. Manque de chance, avec ma souplesse de grand mère, j'aurais loupé mon cou, sûrement. Je fis la moue. Non, même en vieillissant, j’espérais garder un minimum la ligne et un peu de souplesse. J’espérais. Mais bon, les dieux ne vieillissaient plus, non ?

Le fil de mes pensées s'interrompit lorsque le barman posa deux verres face à nous, nous demandant ce qu'on souhaitait. Je n'y connaissais fichtre rien. Baissant les yeux sur ce qui semblait être une liste. Plein de noms étranges défilaient sous mes yeux. Mais aucune traduction ou d'indication sur le contenu. Je pris un air assuré, comme si je m'y connaissais et regarda le Barman.
-On prendra deux TGV et des WARM UP.»

Le barman me regarda, en haussant les sourcils, puis nous servit sans poser de question. Je regardais faire, c'était intéressant... Le serveur posa quatre verres sur le comptoir face à Aleks et moi. Je pris l'un d'eux, tout en essayant de me souvenir des bouteilles que le barman avait utilisé. Warmup ; rhum, vodka, tabasco et gingembre. Qu'était-ce ?
- En l'honneur des bouseux décédés ce soir. »

Annonçais-je, comme pour porter un toast, sous le regard effaré du barman. Il fallait rendre honneur aux cadavres non ? Je fis mine de trinquer avec le lycan. Et avalai le contenu d'une traite. Grossière erreur. Reposant le verre un peu brutalement, ma main droite se porta devant mes lèvres alors que j'ouvrais la bouche pour souffler, tandis que ma main gauche agrippa le bras du lycan pour l'empoigner. Comme ci cela allait changer quelque chose. Ça arrachait les boyaux.
- Pour l'amour du ciel ! »

Tout en me servant de ma main pour faire de l'air, je me détournais du lycan pour pas qu'il ne voit mon air ahurie. Quelle classe.

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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Dim 15 Mar 2015 - 4:44
Le Lycan l'avait regarder retrousser son petit nez, en fixant tandis qu'elle se composait un air. Il ne comprenait toujours pas cette habitude qu'avait les humains de jongler avec des masques, en adoptant celui qui se révélait le plus convenable en fonction de la situation. Ne valait-il pas mieux afficher ses véritables intentions dès le début ? Une nouvelle preuve de la lâcheté et de la couardise de cette espèce aux yeux du Dieu de la Prédation. Déjà, elle l'interpellait, pour lui faire remarquer que la dame qui s'était intéressée à lui un peu plus tôt avait passé sa date de péremption, et qu'il était peu conseillé de consommer un tel produit. En faisant la moue, le blond acquiesça doucement, l'air de dire que même lui ne mangerait pas ce genre de malbouffe. Le barman ne tarda pas à se remanifester, prenant leur commande. Il vit Clarke promener son regard sur la liste glissée et scotchée sous la partie extérieure et transparente du comptoir, en face de chacun des sièges. L'air déconfit qui remplaça celui de surprise d'un peu plus tôt témoigna de son absence de connaissance.

En soi, la Bête n'y connaissait pas grand-chose, dans le domaine. Elle n'était jamais venue à l'Eden pour boire. Mais bien pour checker l'état de son garde-manger. Bien que sa petite chasse aux renégats habituelle lui suffisait comme repas, il lui arrivait de prendre quelques suppléments. En fait, il pouvait parfaitement s'alimenter comme un humain. Le Britannique était parfaitement omnivore, de son statut d'ancien être humain. Tout à fait adapté, il avait conservé son système digestif. Par conséquent, le Dieu de la Prédation pouvait donc survivre et subvenir à ses besoins sans la permanente soif de meurtre et de sang qui l'habitait, sans massacrer des innocents, et des Deusiens, quand ceux-ci avaient le malheur de le regarder de travers. Cependant, son instinct lui indiquait la voie de l'anthropophagie. Cela signifiait-il que la Bête était surtout et pratiquement exclusivement le Prédateur de l'Homme ?

Déjà, la Gorgone achevait la commande. L'employé ne perdait pas un instant, et entreprenait de les servir, selon les désirs de l'Apprentie. Probablement avait-elle pris n'importe quoi. Mais cela importait-il ? Les verres déposés devant eux se remplirent rapidement de liquide aux couleurs impossible à discerner en raison de la lumière changeante de la boîte. Tantôt vert, tantôt rouge, tantôt jaune. Entre ça, et le bruit assourdissant qui jaillissait des enceintes comme des hordes de démons hors des portes de l'Enfer, le Lycan en vint presque à maudire ses sens surdéveloppés. Grimaçant, il porta une main à un verre, en levant le contenu à la hauteur de son visage. D'abord, ses narines essayèrent de capter l'odeur de la boisson. Cependant, même malgré la proximité avec celle-ci, il y avait bien trop d'autres relents douteux pour la plupart qui planaient dans l'air et anesthésiaient son odorat. A ses côtés, l'Apprentie portait un toast aux déchets qui devaient déjà pourrir et se décomposer à l'arrière du camion bênne. Le plus amusant dans tout cela ? Il laissait une scène de crime amusante à en crever. Même si la pluie avait lessivé l'asphalte du sang qui s'y était répandu par litres, le fait de retrouver des individus démembrés et l'avant du camion défoncé aurait peu de chance de trouver une raison plausible.

Alors, Aleksander déposa ses lèvres sur le bord du verre, et entreprit de boire de façon modérée. D'abord, lentement, s'habituant au goût. L'explosion dans sa bouche témoignait du caractère fort de la liqueur. Clarke, elle, s'était semble-t-il fait piéger, car elle s'agrippa à son avant-bras en détournant le regard, lâchant une interjection qui aurait été inaudible si il n'était pas si proche. Sa gorge, désormais, était en feu. Mais déjà, le récipient était vide. D'un regard, vers Clarke, il s'assura de remplacer un verre plein par celui, vide, qui restait dans ses mains. Ainsi, il recommença le procédé. S'appuyant sur le comptoir, il cligna des yeux à deux reprises. Le Britannique se sentait curieusement à l'aise, lâchant un soupir sans retenue. Le son ne lui apparaissait déjà plus aussi fort. Comme s'il avait glissé dans ses oreilles du coton. Au même titre, ses doigts et ses bras lui paraissaient bien plus lourds, soudainement. C'est comme si son habituelle maîtrise sur tout son corps venait de céder sa place à du laisser-aller. C'était peu perceptible, mais le Lycan s'en rendait bien compte. Alors, il avait tourné la tête vers Clarke, fronçant les sourcils. L'avaient-ils drogué ?

Aurais-je omis le détail de vous prévenir que le blond ne tient tellement pas l'alcool qu'on en dirait une caricature ? Un peu plus, et le voilà pompette.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Dim 15 Mar 2015 - 11:11



Après l'effort, le réconfort



L'alcool et moi, c'était une grande histoire à l'époque. Les grecques ne tenaient pas leur réputation en buvant du jus de pomme non. A l'époque, nous buvions ce genre de breuvage au même titre que de l'eau aujourd’hui. Cervoise, hydromel, vin .. Mais rien de comparable à ce qui venait de me brûler les entrailles. De par l'habitude de la consommation, j'étais censé tenir relativement bien ce genre de chose, et pourtant.. Le degré d'alcool ne devait point être le même car lorsque ma tête tourna, je senti un léger étourdissement. Très léger, mais annonciateur de mauvaise chose. Ou de bonne, tout dépendait des points de vues. Ne pas boire le second verre trop vite, ce ne sont pas des « shot ». J'avais appris ce mot, en regardant les ménestrels lilliputiens dans la boite noir magique qu'ils nommaient « télévision ».

Le lycan buvait, en silence. Comme il semblait côtoyer quelque peu ce genre d'endroit, probablement avait-il l'habitude aussi de boire ce genre de breuvage. Ma bouche en feu quelque peu calmée, je fis tourner de nouveau mon siège pour observer le lycan. Aucune réaction. Genre, il ne semblai pas plus affecté par cela de la boisson horrible qu'il avait mit dans sa bouche. Ou alors, il cachait bien son jeu, car je ne l'avais pas vu ciller. Tel un magnifique pochtron, je pris entre mes doigts le second verre, en décidant de le boire plus lentement cette fois, méfiante. Après une première gorgée, ma bouche décéda. TGV : Tequila, Gin, Vodka. En soit, ce n'était pas si hardcord, mais suite à la prise de l'autre verre avec du tabasco, il ne me semblait plus avoir de papille encore fonctionnelle..
-Il y a quelque chose qui me perturbe. »

Annonçais-je, en rompant le silence qui s'était instauré au profit d'une écoute de la musique de fond. On disait que l'alcool déliait les langues. Et c'est probablement pour cela que mon interrogation resurgissait d'un coup, telle une envie de chier. Et peut-être Aleksander y répondrait plus facilement, avec la tête aussi embrouillée que la mienne ?
-Les renégats que tu as tué à la station essence, tu ne savais pas ce qu'ils étaient, tu t'en es débarrassé sans scrupules juste par envie..»

Mon ton ne se faisait pas accusateur. A vrai dire, ca aurait pu être des bonnes sœurs, je m'en souciais guère. Mais le fait est que venant du personnel de l'académie, cela sonnait étrange. Peut-être était-il à mi chemin entre mon camps et le sien ? Ne savait-il donc pas ou se situer ?
- Je me doute que tout comme moi, ils n'ont pas du se montrer tendre envers toi, de part ta nature.  »

De part sa nature, j'entendais le fait qu'il soit mi-homme, mi-bête. Un peu comme moi, dans un sens ? ET que probablement, de par ce qu'il était, nombre de gens avaient du le rejeter par ce qu'ils étaient effrayés, qu'ils ne comprenaient pas notre différence alors ils nous mettaient à l'écart. Déposant mon verre sur la table, je me servis de ma main libre pour la placer sur le cœur du lycan.
- Mais n'as-tu donc aucuns remords à les traiter de la sorte ? »

Mon regard quitta la main que je venais de poser sur le lycan pour se braquer sur son propre regard, comme à la recherche d'une quelconque réponse. Même moi, en tuant des simples innocents, j'en avais quelques peu souffert. Je n'avais pas tué par envie, j'avais tué par accès de rage car leur rejet m'avait fait souffrir. Alors venant d'une personne soit disant « repentie », je trouvais cela disons... étrange.

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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Lun 16 Mar 2015 - 14:10
Les verres s'étaient enchaînés sans la moindre prise de conscience de la part du Lycan. Désormais, la musique qui un peu plus tôt violentait ses tympans ne lui servait plus que de fond sonore. Ses sens, habituellement aiguisés, et surnaturels, s'étaient émoussés un par un, lui arrachant la maîtrise de son corps. Il se sentait lourd, et n'avait pratiquement pas de contact avec la réalité. Il ne percevait rien de ce que se déroulait autour de lui. C'est le moment que choisit Clarke pour rompre le silence qui s'était installé pendant qu'ils découvraient l'un des nouveaux bienfaits du XXIème siècle.

« — Il y a quelque chose qui me perturbe. »

D'un léger signe de la main, il lui faisait comprendre qu'elle avait toute son attention. Il avait entreprit de faire pivoter son siège, en s'accoudant lourdement contre le comptoir. Ses iris n'avaient pas perdu leur éclat, bien que l'être dans son intégralité semblait légèrement hagard. Était-ce simplement une image qu'il souhaitait donner, ou révélait-il son état de faiblesse ? A n'en pas douter, Aleksander n'était pas pour autant sans défenses. L'aura bestiale qu'il dégageait en permanence était un véritable répulsif pour l'espèce humaine.

« — Les renégats que tu as tué à la station essence, tu ne savais pas ce qu'ils étaient, tu t'en es débarrassé sans scrupules juste par envie... »

Fronçant les sourcils, le Lycan inclinait la tête. Qu'entendait-elle par là ? Quel mal y avait-il à pulvériser et broyer ? N'abandonner qu'un océan de corps dans son sillage ? Mettre un terme à sa série meurtrière ? A sa faim ? Elle n'avait encore rien vu de la sauvagerie dont était capable le véritable Monstre qu'il était. Elle n'en avait pas la moindre idée.

« — Je me doute que tout comme moi, ils n'ont pas du se montrer tendre envers toi, de part ta nature. »

Alors, elle déposa sa main sur son coeur, qui battait lentement. Puissant, régulier. Il ne voyait toujours pas où elle voulait en venir. Devant lui, le visage de la jeune femme était par moment illuminé de faisceaux lumineux, ce qui rendait difficile le fait de la fixer sans plisser les yeux. D'entre ses crocs jaillit un bâillement qui ne fut pas le moins du monde contrôlé, alors qu'enfin, elle achevait sa tirade en venant soutenir son regard.

« — Mais n'as-tu donc aucuns remords à les traiter de la sorte ? »

Consterné, la Bête fixa pendant un instant son interlocutrice. Quelques secondes qui s'étirèrent à l'infini, tandis que le cerveau du Lycan analysait la question, puis émettait plusieurs hypothèses. Enfin, avec une lenteur mesurée, il se fendit d'un sourire en pouffant de rire. Lorsqu'il eut reprit son sérieux, c'est un air carnassier qu'il arborait, braquant la jeune fille avec ses deux iris dorés.

« — Des remords ? Une raison ? Ma nature ? Je crois que tu n'appréhendes pas tous les facteurs. Je suis jaloux de ces résidus détestables. Regarde-les ! Comme ils sont heureux, pour tout, et n'importe quoi. Combien sont-ils ? Sept milliards ? Ils se comprennent tous les uns les autres. Que se passe-t-il, lorsqu'un Monstre jalouse quelqu'un ? »

Ses doigts se refermèrent autour du verre déposé un peu plus tôt par Clarke, le vidant du fond qu'il restait, alors qu'il soupirait d'aise, sans la perdre des yeux.

« — Il la tue. C'est aussi simple que ça. Pourquoi mon espèce existe-t-il ? Pourquoi en suis-je le seul représentant ? Pourquoi mon instinct me pousse-t-il à exterminer leur espèce ? Je ne sais pas. Tu veux que je te dises ? Je m'en branle. Une vie de soumission m'a suffit. Maintenant, j'agis comme bon me semble. Et celui qui me fera la moral ? Je le tuerai aussi. Le mec du coin de la rue qui m'emmerde ? Je le tue. Je les tue tous. Dès que quelque chose ne me va pas, je l'anéantis. C'est simple, clair, et net, non ? »

Son sourire s'étira. Il y avait une once de folie, désormais, au fond de son regard bestial. Peut-être enviait-il réellement les humains. Toujours est-il qu'il comptait continuer à agir de la sorte. Et ce, jusqu'à ce que quelqu'un l'arrête. La question étant désormais : Quelqu'un serait-il en mesure d'arrêter la Bête ? Ce démon continuait en permanence son évolution. Il consumait. S'adaptait. Apprenait. Et il se vouait à la voie du chaos, sans retour. Sans objectif, ou cause à défendre. Simplement assouvir le moindre de ses désirs, après avoir été bridé vingt-et-un ans.

« — Je suis né pour tuer. J'évolue pour tuer. Pour combattre. Tu vas me dire que je perturbe la paix ? Quelle paix ? Leur espèce est incapable d'instaurer le moindre équilibre. Je m'assure simplement que ça ne change pas. Tu me suis, jusque-là ? Je compte bien me battre jusqu'à ce qu'il ne me reste plus la moindre pulsion meurtrière. Si il n'y a plus de champ de bataille, alors, j'en créerai un. Car je n'existe qu'au travers du meurtre, et de la violence. Plein d'individus cherchent à devenir quelqu'un de meilleur. Moi aussi, au début. Puis je me suis rendu compte qu'il m'était bien plus aisé de massacrer sans vergogne les autres. Réduire en pièces le moindre opposant jusqu'à ce qu'ils la mettent tous en veilleuse. »

Poussant le verre vide vers l'Apprentie, il inclinait légèrement la tête, sans pour autant perdre l'expression prédatrice qu'il s'était composé, dévoilant les crocs qui lui servaient de dentition, accentuant son air lupin. Lupin ? Avait-il réellement l'air d'un loup ? N'était-ce pas plutôt un monstre difforme qui avait pris place sur ce siège ?

« — Alors non, je n'ai aucun regret quant à massacrer des innocents. Le carnage devient chose courante. Et je ne compte pas m'arrêter en si bonne route. As-tu déjà eu l'impression d'enfin être maître de ton destin ? C'est ce que je ressens aujourd'hui. Ce que j'ai ressenti hier. Ce que je ressentirai demain. Après-demain. Et pour une éternité encore. Serveur pourri dans une école de Dieux ? Arrêtez de me prendre pour un con. Je suis le monstre que tu aperçois du coin de l'oeil, dans l'ombre. Dont l'haleine putride te donne l'impression d'étouffer. Qui, de par sa simple présence, fait courir un frisson désagréable le long de ton échine. A battle, to me, is just a one way road slaughtering my opponent. Le Bien ? Le Mal ? Allez crever. Ici, c'est marche, ou crève. Et moi, je cours. »

Cette tirade conviendrait-elle à la jeune femme ? Voilà la véritable face du Dieu de la Prédation. Un homme totalement dément qui suivait une voie d'auto-destruction, s'étant enfoncé si profondément dans les ténèbres qu'il aurait tout à fait pu être la caricature de l'espèce humaine. Si seulement il n'était pas si animal, logique, et froid, dans son raisonnement.
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Re: [Terminé] Après l'effort, le réconfort - Lun 16 Mar 2015 - 21:02



Après l'effort, le réconfort



C'était presque un malaise. Du fin fond de mes tripes venait de naître une sensation étrange, de mal-être. Probablement était-ce en parti à cause de l'alcool ? Ou les paroles du lycan ? Les deux combinées me laissaient un goût amer entre les lèvres.

Je l'avais écouté, depuis son rire à moitié fou jusqu'à ses « révélations » sur son aversion envers la race humaine. Je l'avais écouté, sans parler. Je n'aurais pu de toute manière, dire quoi que ce soit. Plus ses paroles défilaient, plus je me sentais mal. Cette sensation … Son rejet, sa haine, je les comprenais. Probablement plus que je ne le devrais. C'était comme si Aleksander mettait des mots sur ce qui avait germé dans ma propre tête il y a de cela des siècles. La seule différence notable était le soutien de mes sœurs. Il n'y avait pas une, mais trois Gorgones. Pourtant nous avions nous même été dans ce même état, lorsque nous avions ravagé des contrés de la Grèce ainsi que Romaines. Mais la soif de vengeance s’estompe avec le temps, lors que nous fûmes rassasiés.  Lassées de tuer des êtres qui n'opposaient que peu de défense. Faible. Tellement faible. Trop facile à tuer.

Le regard rivé sur les prunelles du lycan, je n'avais à aucun moment changé d'expression sur mon visage. Mais je ne souriais plus, laissant place à un visage neutre. Satisfaite de ses paroles ? Comment pouvais-je l'être ? A vrai dire, je me contre-fichais du fait qu'il continue de tuer des humains. C'était plus sa douleur interne qui me faisait mal. Ce n'était en aucun cas de la pitié. Seulement ses sentiments, je les avais ressenti. Je les ressentais encore, malgré une lourde atténuation. Ma main avait délaissé son cœur pour se porter au niveau de mon ventre. Des larmes perlèrent sur mes joues, sans que je ne contrôle rien. Silencieuse.
-Tues autant de monde qu'il te semble juste, ce n'est pas moi qui pourrais t'épargner ce plaisir.»


Plaisir que moi-même, j'avais eu le besoin de ressentir. Ma voix se faisait calme, neutre. Elle ne trahissait en rien la vive douleur qui me prenait aux entrailles. Comme si entendre ses paroles faisait resurgir mes propres démons. Redressant ma main droite, je la passais sous chaque œil pour tenter d'enlever les larmes qui avaient perlé, comme si ce geste était naturel et qu'en aucun cas, je n'avais montré de faiblesse. Mais qui diable pouvait se montrer fort et tenir son bouclier tout le temps levé haut et fort pour se protéger ? Même un mur de pierre, pouvait se briser.

- En aucun cas, ce que je vais dire ne relève de la morale ..  »


Contrairement à lui, j'avais vécu la chose avec d'autres personnes, probablement cela nous avait aidé, dans le fond ? Je ne les portais toujours pas dans mon cœur, les humains, mais les tuer ne m'apportait plus grand chose ..

- Mais ne crois pas que tuer à la masse t'apportera quoi que ce soit. Ça soulage oui, dieu sait à quel point cela à pu m'aider par le passé. Le rejet, l'abandon .. Mais ce plaisir n'est que façade. Tu pense que cela va te faire sentir mieux ? Qu'ils ne méritent pas qu'on leur accorde de l'importance ? Mais tuer ne fait que t'enfoncer dans ta propre haine. Tel l’Ouroboros qui se mord la queue. Plus tu tueras , plus cela te pousseras dans ce chemin de colère.  »


J'avais conscience, que mes paroles ne le toucheraient probablement pas. Mais quoi qu'il puisse vouloir cacher derrière cette carapace, peu importe sa bestialité, il restait une part d'humanité dans son être. Mes ses mots si durs, si répulsifs … La Gorgone à dû trop abuser de l'alcool.


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[Terminé] Après l'effort, le réconfort
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