Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ?

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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mar 3 Mar 2015 - 1:21
La perception des choses du Lycan avait changé. D'un regard, il identifiait ses proies. Il ne se demandait pas ce dont elles étaient capables. Ce qu'elles pourraient faire à son encontre. Leur odeur ne trahissait pas. C'est l'odeur des faibles. L'homme dont la nuque s'était brisée suite au coup porté par Aleksander ne se relèverait pas. Suivant. Ses deux iris luisaient, en se braquant vers les deux prochains. Un jeune homme, brun, les yeux noisettes, libérait un crépitement sonore depuis sa main droite. Aucun doute que cela s'apparentait à de la foudre. Là encore, les relents de l'énergie déployée ne mentaient pas. Au même titre que la nature du son émit. Quant à l'autre...

L'autre avait déjà bougé. Plus précisément, il fonçait à la rencontre du Lycan, avec un sourire dément sur les lèvres. Avait-il peur ? Était-il inconscient ? La Bête ne prit pas la peine d'y songer. L'homme avait deux armes à feu. Qui... Changeaient selon son bon vouloir ? Tantôt armes blanches, tantôt pistolets. Déjà, un déluge de balles, d'acier, s'abattait sur le monstre. Le Lycan se campait sur ses positions, encaissant sans pouvoir riposter. Le sang jaillissait. Se répandait. En trop petite quantité. Le renégat qui se lançait dans un assaut frénétique, explosant d'un rire hystérique, n'avait aucun sens du combat. Il était simplement fou. Les impacts de balles et entailles se démultipliaient. Peu profondes. Toutes ces blessures étaient superficielles. Elles n'avaient aucun effet. Elles ne faisaient qu'alimenter la colère du Dieu de la Prédation, qui était en phase d'analyse. Ridicule. Pathétique. Indigne d'attention. Il ne visait aucun point vital. Il frappait pour frapper. Rapidement, la fourrure hérissée du monstre dégoulinait de sang. Aleksander, intérieurement, avait adopté un sourire dément.

« Isn't it your duty to take me down..? You just need more chances. A thousand more ? Ten thousand  more ? Or a million ? Mongrels won't ever be able to kill me. Give up. »

La vermine ne serait jamais en mesure de le tuer. De vaincre le Prédateur Alpha. La voilà, la raison de son existence. Exterminer cette espèce arrogante. Une faim sans pareille tiraillait déjà la Créature. Face à lui, le jeune homme semblait se fatiguer, car son rythme ralenti, alors que son compagnon le regardait faire. Le Repenti bougea. En un instant, c'était terminé. L'énorme et puissante mâchoire de la Bête se referma sur la gorge de son opposant. Le soulevant légèrement, une vulgaire pression suffit à le tuer sur le coup, dans un geyser de sang et un craquement osseux sonore. Le crépitement qui s'ensuivit prévint le Lycan, qui se servi de sa fraîche victime comme d'un mur de viande, accusant l'éclair aveuglant tiré par le frêle jeune homme, près de la jeep. Presque nonchalante, la Bête avait lâché la dépouille, pour l'empoigner d'une patte, l'éjectant avec une force irréelle droit sur le capot du véhicule qui avait permi aux renégats de venir jusqu'ici. S'y écrasant comme un pantin désarticulé, en plus d'arroser les individus à portée de liquide vital. Le brun avait suivi le vol de son défunt compagnon du regard, alors que ce dernier s'écrasait, brisé, près de lui.

Lorsqu'enfin, l'humain releva le regard, ce fut pour constater avec effroi que la Bête avait brisé la distance d'un bond prodigieux, et déjà, ses pattes se refermaient sur ses membres supérieurs. Que ferait-il, s'il n'était pas capable d'utiliser son domaine divin autrement qu'avec ses mains ? Rien. Il était frêle. Faible. Destiné à mourir. Comme tous ses congénères. Le jeune homme hurlait, en se faisant soulever de terre comme un jouet. Ses larmes se mêlaient à la morve qui coulait de son nez. Paniqué. Ses iris noisettes recelaient une peur indicible. La Bête aligna les deux bras de sa victime avec ses épaules, et lentement, entreprit de tirer. Le Prédateur se donna en spectacle. La pression exercée sur les membres de sa victime se fit plus forte, insoutenable. Ainsi tenu, le mage ne parvenait plus à remplir ses poumons d'air. C'est comme si son corps tout entier s'était résigné.

Les premiers à céder furent les muscles, accompagnés de la chair qui se tordit, et ne parvenant plus à combler l'espace toujours plus étendu, se déchira en plusieurs morceaux. Sa peau, elle, continuait de se distordre. Le drame était à l'intérieur. Aleksander sentait, sous chacun de ses doigts, le processus. Alors, les ligaments lâchèrent à leur tour.

Finalement suivis des os. Le tronc de la victime, débarrassé de ses membres supérieurs qui résidaient encore dans les pattes de la Créature, qui en porta un à ses crocs, lâchant l'autre, arrachant auxdits os la viande. C'était aussi simple que ça. Un homme rabaissé à l'état de bétail. Probablement était-il déjà décédé. Mais le Lycan n'en avait pas fini. Appuyant sa lourde patte dans le dos de sa victime, après l'avoir retourné comme un vulgaire animal mort au bord de la route, le Dieu entreprit de le défaire de ses jambes, répétant le procéder en bloquant le torse au sol sous sa patte, alors qu'il broyait le bras qui résidait dans sa gueule, se désaltérant avec le liquide poisseux et chaud qui accompagnait si bien la viande.

Débarrassé de ses membres inférieurs, son ventre s'étant ouvert et vidé de son contenu, le tronc baignait dans une mare de sang sans égale, le liquide rouge se glissant dans la moindre imperfection de l'asphalte. L'expression du jeune homme, bouche ouverte, s'était probablement figée au moment où il se vidait de son sang, dans un océan de douleur aux teintes écarlates.

La fourrure noire du Lycan dégoulinait du sang de ses victimes. Mastiquant le bras de sa victime, il pivotait, rayonnant d'une énergie farouche et féroce. Sa respiration, lourde et profonde, n'avait pas changé. La colère et l'adrénaline accumulées se résorbaient lentement. Alors, son regard inquiétant se braquait sur Clarke. La musique avait amusé la Bête, car en total contraste aveec les hurlements de souffrance de ses proies, qui s'étaient fait massacrer comme du bétail.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mar 3 Mar 2015 - 10:54



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Gonflant son poitrail, le second renégat s'approcha de moi. Il arborait un sourire vicieux. Son ventre s'était empli de quelque chose, pourtant, cela ne semblait pas être de l'air. Il aurait ouvert la bouche pour en aspirer, si ça avait été le cas. Plus qu'à un mètre ou deux de moi, le renégat ouvrit la bouche en se penchant en avant. Une fumée, telle une purée de pois en sorti embaumant l'air d'une odeur étrange, un mélange de cendre, très particulière. D'instinct, je fis un bon en arrière. Le premier renégat, au sol se trouvait désormais entre son compère et moi-même, fut le premier touché par cette étrange flagrance. Au contact de son corps, la fumée fit comme des étincelles. Le corps se mit à subir des explosions, à certains endroits, projetant morceau de chair et de sang. On se serait cru à une fête de 14 juillet, avec des pétards explosant en parti le sol sur lequel ils avaient été posé. Un cri déchirant sorti de sa bouche, comme une supplication. Une chose était sûre, je ne devais en aucun cas être touchée par cette fumée. Mon corps en subirait de sérieux dégâts. Il réitéra, gonflant de nouveau son ventre pour cracher dans ma direction, tel un dragon crachant du feu pour brûler sa proie.

Sans traîner, je me hâtais d'enjamber le cadavre, car désormais, le premier renégats dont la tête venait d'exploser par intermittence venait de rendre l'âme. Et le pire, c'est que ce n'était même pas moi, qui l'avais achevé, pensais-je, en regardant du coin de l’œil les membres calcinés du renégat. Pas très ragoutant. Je ne voulais pas ressembler moi aussi à un steack fumant. Alors que le deuxième renégat gonflait de nouveau son ventre, je franchis l'espace qui nous séparait pour tenter de porter un coup de ma lame dans sa direction .Il recula, pour esquiver, relâchant dans un même temps la substance. Non surprise, je tentais à mon tour de reculer, mais mon bras droit, porté en avant n'eut pas le temps de reculer assez vite que déjà, la fumée venait faire pétiller la chair de mon avant bras. Je pus me dégager, mais pas totalement à temps, venais-je de comprendre, en sentant ma peau se calciner, se tordre de douleur sous l'explosion. L'arme tomba sur le sol alors que sur mon visage, une grimace figeait mes traits. Ça faisait mal. Bien mal. Mais rien d'insurmontable. Ne m'avait-on pas découper ma propre tête ? Ce n'était pas une petite explosion qui allait me faire pleurer. Disons que je n'utiliserais pour l'instant plus mon Kopis.

Je ne fis pas attention à ce qu'il se passait derrière moi, mais dans un bruit qui se voulait légèrement glauque, je percevais les actions qui se déroulaient. Et honnêtement, je n'avais pas plus envie que cela de me retourner pour admirer le spectacle. Le loup-garou ne semblait en aucun cas avoir besoin d'aide, les cris n'étaient pas les siens, mais ceux des renégats désirant être pardonné de leurs péchés. Ils hurlaient. Et vu le regard du renégat face à moi, il ne semblait pas vouloir être sous les pattes de l'animal. Probablement pensait-il pouvoir s'en rechaper, une fois mon corps aurait-il explosé ? Espoir.

L'adversaire venait de me priver de mon arme, en la ramassant lui-même entre ses doigts. Il devait penser que sans elle, je n'aurais probablement pas de chance d'en ressortir. A la vérité, cette arme ne m'était pas « indispensable ». J'aimais l'avoir avec moi, m'en servir. Mais en aucun cas je n'étais une guerrière aguerrit une fois que je la tenais entre mes mains, ça non. La vérité, c'est que je connaissais, avec de la pratique derrière, les nombreux points vitaux du corps humains. Ceux que l'on pouvait briser, ceux qui coupaient le souffles, ceux provoquant une mort fatale ...

Avec un léger élan, je revins vers le renégat qui n'avait pas encore gonflé son ventre. C'était son point faible. Il mettait environs une vingtaine de secondes à réaliser cette action. Suffisamment de concentration pour que je puisse lui asséner un coup. Le processus débuta. Son ventre se mit à gonfler. Voyant que je m'approchais dangereusement, le renégat utilisa mon Kopis pour donner un coup devant lui, trancher le vent. Le problème des amateurs qui pensent qu'une lame s'utilise n'importe comment. Il avait le bras tendu, devant moi. Rejoignant mon index et mon majeur de la main gauche, mon bras passa sous le sien, frappant avec mes doigts le poignet du renégat qui lâcha l'arme, instinctivement. Je fis alors un demi-tour autour du jeune homme après avoir saisit ce même bras. Il se retrouva, bras dans le dos. Un coude est tellement facile à déboîter...  Serrant les dents, je relevais mon bras droit, calciné et meurtri, et asséna un coup de paume à l’arrière de son coude. Un craquement sinistre retentit. Le renégat se mit à hurler, relâchant dans un même temps la fumée qu'il avait accumulé. Levant la jambe, je lui mis un coup dans le dos, avec le plat de mon pied pour le pousser. Voilà qu'il entrait dans sa propre fumée, faisant exploser la chair de son corps, tel un ballet sinistre...

Faisant demi-tour, mon regard se stoppa sur le lycan. Il semblait déjà en avoir terminé. Je fis quelques pas vers lui, quelque peu méfiante. Était-il comme le professeur Lupin , une fois la mutation débutée, perdait-il toute notion d'humanité ? La bête semblait avoir pris le dessus sur l'humain, bras d'un ancien renégat dans la bouche. Baissant les yeux, je regardais son corps muté.

- Voulez-vous que je vous prête ma robe ou un quelconque vêtement pour vous rhabiller, ou vous comptez me manger moi aussi ?»

Demandais-je, en étirant un sourire sur mes lèvres.

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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mar 3 Mar 2015 - 18:51
Le Lycan avait regardé avec avidité le spectacle offert par Clarke. C'est bien. Danse pour le Roi. Pour le Monstre qui régit le monde. La Bête festoyait gaiement, comblant son appétit sans faim. Vasilis, cette fois, ne s'était pas manifesté, restant silencieux comme depuis l'incident à la Cafétéria. Aleksander profitait donc pleinement de son élan de sauvagerie, bien qu'il soit contraint de se maîtriser pour ne pas se jeter sur les survivants, y compris sa compagne d'infortune. Aussi, la Créature mastiquait chair et os, alors que son sang refroidissait. Il avait déjà réussi à reprendre forme humaine prématurément, par le passé. Probablement y arriverait-il encore, cette fois ? Ce devrait même être plus aisé, en l'absence de Vasilis. Qu'il se sentait vivant ! Tant de morts jonchant son chemin ! Qu'il aimait briser ces corps, fragiles, comme s'ils n'étaient que de vulgaires pantins. L'élève qui l'accompagnait se débrouillait bien, somme toute. Elle n'avait vraisemblablement pas un pouvoir divin aussi abusivement puissant que le sien, qui surprenait toujours, la première fois, véritable icône de terreur qui pétrifiait sur place les plus inexpérimentés. Ou alors, ceux qui disposaient encore un tant soit peu de raison.

Elle suivait un plan d'action presque similaire au sien. Neutraliser. Briser. Tuer. Et, pour quelqu'un de normalement constitué, elle se débrouillait curieusement bien. Les yeux du Repenti restaient braqués sur elle. Elle était fascinante. Son odeur, sa façon d'être, de se défendre... Tout était si différent des autres. Il la tuerait. Ici, et maintenant ? Non, non. Mais il la tuerait. Il arrachait sa chair à ses os. Ses griffes allaient lacérer ses chairs encore chaudes. La simple idée de la massacrer comme un animal fit frémir le Dieu de la Prédation. Un long frisson qui se propageait le long de son échine, alors qu'il extrayait les balles qui s'étaient fichées dans son corps grâce à la pointe de ses griffes, lâchant les douilles sur le bitume. D'un coup de pied, elle repoussait son adversaire dans ce qui s'apparentait à un nuage de fumée qui explosait au contact de matière organique. L'espèce humaine ne valait rien. Mais ce spécimen-ci, craignant visiblement pour sa vie après que son chef se soit fait massacrer comme un animal, avait lâchement tué son compagnon pour tenter d'atteindre Clarke.

Une technique futile, qui n'était parvenue qu'à le mettre en position de faiblesse. Victorieuse, elle se dirigeait vers lui, à pas lents. Elle n'était pas effrayée ? Pourquoi n'était-elle pas tétanisée ? Pourquoi ne le craignait-elle pas ? Elle semblait juste méfiante. Que se passerait-il, si il se jetait sur elle avec la ferme intention de la massacrer ? Était-elle si confiante que cela quant à la capacité du Serveur de retenir ses pulsions meurtrières ? Car, il aurait beau faire la moral à tout le monde, sa soif de sang et de violence ne seraient jamais rassasiées. Il ne tuait pas pour se nourrir. Il tuait pour son bon plaisir. Deus s'était montré clément ; il y avait pratiquement sept milliards de spécimen à mettre en pièces, ici.

« — Voulez-vous que je vous prête ma robe ou un quelconque vêtement pour vous rhabiller, ou vous comptez me manger moi aussi ? »

Pour toute réponse, la massive créature se pencha, lâchant un grondement entre ses rangées de crocs terrifiants. Et alors, la mélopée recommença. Les craquement sonores se démultiplièrent. Ses griffes se résorbèrent pour redevenir des ongles. Ses muscles réadoptèrent une forme normale. Son museau se renfonçait dans son crâne. Sa cage thoracique se brisait de part et d'autre, se redimensionnant, au même titre que sa colonne vertébrale. En un instant, un Repenti nu, couvert de sueur, la musculature saillante, suite à l'effort, dont le regard n'avait rien à envier à celui de la Créature qu'il venait de remplacer, faisait face à Clarke. Sa voix, légèrement rendue rauque par le soudain changement, s'éleva, sans gêne apparente suite à sa nudité.

« — Si t'as quelque chose sous le coude, je prends. »
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mer 4 Mar 2015 - 9:29



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Visiblement, le lycan ne semblait pas avoir perdu toute notion de jugeote, il semblait contrôler la situation. Peut-être que les aventures de monsieur Potter s'étaient déroulé il y a fort longtemps, et que du coup, les lycan avaient eu avec les années et les époques, du temps pour contrôler leurs transformation et leur maîtrise de sois ? Intéressant … Un cri à la fois long et douloureux sorti de ses lèvres. Il redevenait humain. C'était morbide, et ce bruit était peu supportable, mais pourtant, mes yeux ne le quittaient pas un seul instant, ne voulant pas perdre une miette de ce terrible spectacle. Une transformation de ce genre devait causé milles souffrances...
- Permettez ...»

Franchissant l'espace qui me séparait du serveur, je scrutais chaque parcelle de son corps. Je ne pus même empêcher de pencher légèrement en avant et de poser la main gauche sur ses côtes. Intactes. Comme si la transformation subit n'avait laissé aucune séquelle sur lui. Mes yeux clignèrent sous mon étonnement. Comment pouvait-on qualifier ce spectacle ? De la magie ? Sans gênes, je fis le tour du lycan, Mes doigts se glissèrent sur sa colonne vertébrale, comme un docteur désirant analyser un curieux spécimen. Après tout, c'était l'effet qu'il me faisait. Les corps nus, bien que cela faisait me paraissait une éternité que je n'en avais pas vu étant donné ma mort subite, ne me gênaient pas plus que cela, habituée à voir mes compères dans leur tenue d'Adam. Alors aussi bien battit que pouvait l'être le lycan, je n'eus pas de gênes à le toucher pour l'inspecter sous toutes les coutures.
- C'est fascinant.. Pas de séquelles... Même votre colonne, elle devrait s'être dessoudée et pourtant.. Seriez-vous par hasard, celui que l'on nomme « la bête du Gévaudan » ? ...»

Des siècles après mon existence, de nombreuses créatures avaient vu le jour. J'avais tenté depuis mon arrivée, d'assimiler une partie de l'histoire globale du monde, mais tellement de mythes, de légendes, de guerres... Tellement de chose à se souvenir. Cessant mon inspection pour ne pas agacer l'animal, je fis de nouveau le tour et détacha le bracelet que je portais en main. Il avait une étrange capacité, de contenir apparemment 5 vêtements en son sein. Il me suffisait de le bidouiller pour changer de vêtement, comme si j'en faisais le souhait. Deux des tenues étaient désormais inutilisables. Le sarwel troué et la robe moulante. De toute façon, je la portais déjà sur moi et je ne voyais pas le lycan la réclamer . Je pris le poignet de la bête entre mes deux mains et lui apposai l'engin. Puis, ne sachant comment cela fonctionnait, je me mis à bidouiller un peu partout dessus jusqu'à ce que quelque chose ne se produise.
- Au risque d'être étriqué dans l'un de mes vêtements pour le buste, au niveau du pantalon, ça devrait aller, vous avez un petit cul.»

Déclarais-je, tout en continuant de bidouiller jusqu'à ce que se produit « le miracle ». Par enchantement, des tissus apparaissaient sur les parcelles de peau du lycan, comme pour envelopper sa peau nue. Ils prenaient possession de son corps pour le couvrir petit à petit. Une chemise ample, à carreaux, nouée sur le bas venait de prendre possession de son buste. Donnant un effet décontracté sur une femme, elle enveloppait le lycan en l'étriquant légèrement, suivant les courbes de ses muscles. Baissant les yeux, mon regard s'attarda sur le bas du serveur. Un vêtement, court venait de  l'enrober. Comment appelait-on ceci déjà, un « mini short » ?
- Cela.. vous va .. à merveille !»

A défaut de rire, je ne pus contrôler mon sourire en enlevant le bracelet du poignet de l'homme pour le reporter sur mon propre poignet. Je ne pouvais rien, pour ses chaussures. Nous étions condamné à marcher pieds nus, dorénavant. Une goutte d'eau me tomba sur le nez. Levant les yeux légèrement au ciel, je vis que le celui-ci s'était couvert, malgré la pénombre.
- Nous ne devrions pas tarder Aleksander. Nous risquons de nous faire sanctionner, si nous passons la nuit dehors..»

Bien que je ne croyais pas un seul instant que nous puisions rentrer ce soir, étant donné l'heure qu'il était. Monsieur le passeur devait être complètement ivre mort. Serions nous contrains de dormir dehors, tel deux sans domicile fixe ?
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mer 4 Mar 2015 - 11:22
Pour la première fois depuis bien longtemps, quelqu'un venait de l'approcher sans peur, aucune. Simplement une fascination, qualifiable de malsaine, envers la Bête. Les doigts fins de la demoiselle glissait sur la peau du Repenti, qui ne bronchait pas. Qu'il était plaisant, d'être au centre de l'attention. Même pour un soit-disant misanthrope. Alors, il la laissait faire, tandis qu'elle inspectait la moindre courbe de ses muscles, qui réadoptaient leur forme de repos, l'effort passé, ainsi que sa structure osseuse. Le Britannique restait de marbre, un air froid sur le visage, presque pensif. Il réfléchissait à la suite des événements. Diverses options s'offraient à eux. Car il était peu probable qu'ils puissent retourner à l'Académie à cette heure tardive, ou que le Lycan se débarrasse de l'Apprentie. Qu'à cela ne tienne, sa compagnie, étrangement, n'était pas des plus déplaisantes. Elle était moins niaise que les autres. Savait se montrer distrayante. Et surtout, elle n'avait rien d'une humaine. Son inspection - examen, peut-être ? - achevé, elle l'interpella, le forçant à revenir sur Terre en l'arrachant à ses pensées.

« — C'est fascinant.. Pas de séquelles... Même votre colonne, elle devrait s'être dessoudée et pourtant.. Seriez-vous par hasard, celui que l'on nomme " la bête du Gévaudan " ? »

Aleksander arqua un sourcil, alors qu'une série d'événement se déroulait en accéléré, devant ses yeux, le déconnectant à nouveau, durant un instant, de la réalité. Ces réminiscences du passé le harcelait inconsciemment, lors de ses nuits les plus agitées. Ici, c'était en temps réel. Et il était bien éveillé. Vacillant, il reprit contenance lorsque Clarke s'empara de son poignet, y glissant une espèce de babiole indescriptible. Et, vraisemblablement, elle n'était pas certaine de ce qu'elle faisait. Elle semblait plus appuyer sur tout et n'importe quoi qu'avoir un but précis. Jusqu'à preuve du contraire, il n'était pas un rat de laboratoire, aussi, il allait grogner, au moment même où plusieurs tissus surgissaient de nul part pour envelopper son corps nu.

Et quel progrès. Premier réflexe de la Bête : dénouer le noeud de la chemise, et entreprendre, mécaniquement, de fermer les six premiers boutons, en plus de retrousser les manches. Rouge à carreaux, le tout aurait pu lui octroyer une apparence de bûcheron canadien, si seulement un mini short tout à fait inapproprié ne s'était pas manifesté à son tour. Le second péhnomène notable, c'est que le Lycan venait d'obtenir le grand honneur d'être également vêtu de sous-vêtements féminins. Galérant un instant l'agrafe de son soutien-gorge, glissant ses mains sous la chemise dans une lutte impitoyable avec les tissus, il finit par le déchirer, de part et d'autre, et de le balancer à côté d'un des cadavres, sur l'asphalte. En dernier lieu, ce qui remplaçait son habituel caleçon à tête de nounours avait un effet imprévu. Celui d'écraser les parties génitales du Repenti. Aussi, défaisant un instant le short, s'en séparant pour retirer le sous-vêtement, et le jeter, à son tour, à proximité des cadavres, il soupirait de soulagement. Libéré de cette pression, le monde lui semblait tout de suite plus abordable. La suite serait un problème. A moins de passer à sa chambre d'hôtel, où traînait son habituel sac à dos bourré de sandwiches, du jean dépouillé il y a bien longtemps, d'une paire de chaussures cirées, et de son caleçon si caractéristique, il serait condamner à errer dans cette tenue somme toute inconfortable. En prenant soin en refermant la braguette de son bas de fortune, le Lycan tournait la tête vers la jeune femme.

« — Nous ne devrions pas tarder Aleksander. Nous risquons de nous faire sanctionner, si nous passons la nuit dehors... »

Le Britannique ne put retenir son ricanement. Ils avaient enfreint quelque chose comme cinquante fois le règlement, depuis le début de la soirée. Une infraction de plus, ou de moins, ne changerait probablement pas grand-chose à la donne. Qui plus est, il avait un besoin d'air frais, et de liberté, vraiment pressant. Maintenant qu'il s'était défoulé, et avait festoyé, il fallait bien se distraire, n'est-ce pas ? Déjà, il tournait les talons, hélant Clarke.

« — Fais ce que tu veux. Je reste ici. Et puisque je connais plutôt bien l'endroit, je passe à ma chambre d'hôtel avant de ne plus jamais pouvoir me reproduire. Car, actuellement, mon bas-ventre hurle. Et comme j'imagine que tu vas encore me sortir ton discours du " Vous ne pouvez pas me laisser toute seule ", eh bien, amène-toi. On y va. Et tutoies-moi. Ton vouvoiement me fatigue. Et si quelqu'un se moque de ma tenue, je le tue. Toi y compris. »

A nouveau, il arborait un grand sourire. Il s'amusait, en compagnie de cette demoiselle. Ce monde était leur terrain de jeu. Un passionnant terrain de jeu, où il avait tous les droits. Et, cela va de soi, mais, malgré le caractère ridicule de la tenue du Dieu de la Prédation, sa prestance naturelle était largement suffisamment flippante pour désamorcer toute raillerie avant même qu'elles ne se manifestent.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Mer 4 Mar 2015 - 22:27



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Menton levé pour admirer le ciel, je n'avais que l'ouïe pour me rendre compte de ce qu'il se passait. Le lycan tournait les talons. Cela s'entendait à sa voix, qui paru un peu plus loin à chaque instant, même si il ne marchait pas sur un pas de course. Il avait décidé de rester sur Terre. Devais-je en faire autant ? Je me voyais mal rentrer à cette heure-ci, aussi sale que je l'étais. Trop d'interrogations se lèveraient à mon encontre. Que faisais-je dehors à cette heure-ci ? Avais-je pris connaissance du règlement ? Pourquoi étais-je aussi sale ? Et surtout, quelle était cette robe de pétasse, portée nus pieds ?

Je fis la moue, résignée, m’apprêtais à dire au serveur de m'attendre. Qu'il était en son devoir de prendre soin des élèves. Mais il m'avait devancé. De toute manière, la bête ne semblait pas être du genre à chouchouter ses petits protégés apprentis-dieux. Il préférait probablement leur envoyer leur assiette dans la figure. Tournant la tête vers la route qui désormais était un vrai lieu de massacre, je fis la moue. Partir et laisser tout en plan ? Cela risquait d'attirer l'attention .
- Accordez-moi dix minutes...»

Nous avions déjà laissé une boucherie à la station, ne devions-nous pas atténuer un peu les dégâts ? Je pris le pied d'un premier cadavre et commençai à le tirer. Il était lourd. Bien plus lourd que moi. Mais je parvins à l'amener, avec beaucoup de difficultés au camion de détritus, posté un peu plus loin. Petit à petit, je tirais les cadavres pour les y entasser.

Le lycan, tout d'abord sceptique me regarda me débrouiller, en se moquant de moi. Mais dépité de me voir galérer m'aida à amener les corps morts et à les hisser dans le camions. Je me rendis de nouveau sur les lieux du massacre, il ne restait que vêtement et sang sur le sol. Repérant le pantalon du lycan, je partis lui faire les poches pour y récupérer l’espèce de chose fumante qu'il avait utilisé tout à l'heure. Je voulais cette chose, qui faisait du feu. Mais même une fois dans mes mains, je ne parvins pas à l'actionner. Étrange mécanisme. Encore une fois, le lycan, dépité le fit pour moi, mettant le feu à l'arrière du véhicule.

L'engin de fer prit feu. Il ne restait plus que lui et l'autre véhicule à quatre roues, appartenant aux renégats. Inutile de la prendre, nous nous ferions repérer avec elle. Je fis demi-tour, ramassant mes affaires. Mon Kopis et le colis, entre-autre. Puis, tournant la tête, je cherchais des yeux Anderson. Il était déjà en marche, me laissant seule derrière. Dans un soupire , je me mis à courir derrière, pour le rattraper avant qu'il ne prenne trop d'avance.

Déjà, le camion était en feu. La pluie, qui s’annonçait se chargerait de l’éteindre, une fois les cadavres brûlés. La route elle aussi, subirait l'attaque de la pluie. Comme si le ciel lui-même souhaitait nous venir en aide et venir lécher le bitume pour nettoyer notre passage.

Je me demandais bien quel dieu avait envie de jouer avec nous.


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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Sam 7 Mar 2015 - 22:38

C’est quoi le paquet ? Qu’est-ce qu’il y a dans le paquet ? Pourquoi les renégats veulent-ils le paquet ? Est-ce qu’on aura une réponse concernant le paquet ? Il faudra lire la suite pour les révélations sur le paquet ? Ok !
En tout cas, comme souvent, deux personnes qui se trouvent parfaitement ! Clarke a un peu de mal à supporter au début… mais ça va, elle s’y fait rapidement. Pour Aleksander, on a bien compris que rien ne lui faisait peur ! Heureusement, il y a cheval à deux roues pour apporter un peu de piment… et je ne parle pas du camion-poubelle… du saut de l’ange dans les ordures… du combat contre les renégats… ni des changements de tenues… ♥

Et je n’ai rien à dire sur les textes, sinon qu’ils sont… parfaits ! ♥
Faites-nous le plaisir de recommencer quand vous voulez et autant de fois que vous le voudrez !

PS :
- Aleksander, je crois qu'il te reste un morceau d'os dans les dents.
- Clarke, une chemise de nuit pour combattre confortablement, il fallait y penser !

Clarke Griffin : 900 xps
Aleksander Anderson : 840 xps

Xps attribués : Yep
[Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ?
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