Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ?

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[Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Sam 28 Fév 2015 - 19:29



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



« Te voilà enfin. Je ne puis me rendre à deux endroits à la fois, c'est pourquoi j'ai besoin que tu te rende à une station essence pour moi. Deux renégats sont censé m'y retrouver d'ici une heure. Ils ont un paquet pour moi. Récupère le et amène le moi. Ici, ce n'est pas leur secteur, ils ne doivent pas être vu. Toi, tu viens de l'académie, personne ne fera attention à toi. Discrétion. Tu m'entends ? »

Hochement de tête. Levant les yeux, mon regard s’arrêta sur ce qu'on nommait une « pendule ». Il était 22 heures. D'ici une heure, les deux renégats se trouveraient donc sur place. Je fis un signe de tête envers l'homme encapuchonné et partie de mon côté. Je me rendis dans ma chambre, dans la base, à la recherche de quelques affaires.

Il m'arrivait de partir de l'académie, mais j'essayais de faire en sorte que cela ne soit pas régulier, histoire que l'on ne me soupçonne de rien. Le passeur me regardait à chaque fois avec un grand sourire.  J'avais trouvée une parade pour qu'il me lâche.. Une bouteille de rhum. J'aurais très bien pu lui montrer ma poitrine, mais sincèrement, l'idée ne m'enchantait pas plus que cela. C'était visiblement un plaisir auquel le passeur ne semblait pas avoir droit très souvent, qu'il en profite.

Une fois mes affaires ramassées, je me mis en route. Pour l’occasion, l'une des renégates m'avait donné des affaires à porter. Elle m'avait dit qu'avec ça, je passerais incognito. Alors, c'est avec un « sarwel », un pull par dessus un débardeur et mes sandales grecques que je partie en quête. Dans mes poches se trouvait l'engin portable, et mon Kopis quand à lui avait été accroché avec une sorte de ceinture par dessus le pantalon. Étrangement, les gens me lançaient de drôles de regards. Je ne compris pas et continuai mon chemin. Les regards insistants continuèrent. Ça devenait presque gênant. Baissant les yeux, je regardais mon haut. La tenue était descente non ? On ne voyait pas de morceau de chair provoquant ou ce genre de chose. Ça ne devait donc pas venir de mon haut. Mon inspection continua pendant que je marchais. Le pantalon large lui, était peut-être la cause de ces regards ? J'avais l'impression de flotter dans des vêtements trop grand, heureusement que le pantalon me serait la taille. C'est au bout qu’une vingtaine de minutes que je me rendis compte que peut-être, peut-être était ce mon Kopis que les gens regardaient. Stoppant ma marche, mes mains se posèrent autour de l'arme pour la détacher. Mais elle ne me servit à menacer personne non, simplement, j'allais lui trouver un autre endroit ou tenir. A l'abri des regards. Tournant la tête de droite à gauche, je vérifiais que personne ne se tenait près de moi. Puis, dans un geste, ma main tira sur l’élastique du pantalon pendant que j’insérais l'arme contre ma jambe gauche. Discrétion assurée. Avec un peu de mal, je parvins à accrocher la garde à la ceinture. Bon. On est repartis.

Désormais, les gens ne me regardaient plus à cause de l'arme qui était attaché à ma jambe, mais plus à cause de mon étrange démarche. Marcher avec une arme qui vous frappe la cuisse, c'est pas terrible. Mais bon, le calvaire se stoppa. Je venais d'arriver devant l'enseigne lumineuse...
- The Bloody Beetroots  .. ? »

Répétais-je bêtement. Je ne comprenais pas tout, mais ça semblait être nom qui faisait froid dans le dos. Il y avait deux hommes baraqués sur la parking, avec deux gros engins à deux roues qui faisaient un boucan du diable. Ils s’apprêtaient à partir je crois, mais riaient grassement en me voyant débarquer. Je leur fis un doigts et entra dans la boutique de la station essence. On m'avait dit que ce signe, « le doigt d'honneur » était fait pour dire merde aux autres. C'était mon état d'esprit, ça me semblait tout adapté. Levant le nez, je vis une horloge. Il me restait dix minutes.

Divis dans la poche, j'en profitais pour acheter quelque chose à manger. Je n'y connaissais rien à tout ces trucs, alors c'est avec grande curiosité que je pris des petites « cuisses » de poulet et une boisson. « monster ». Ça sonnait bien. Mon achat fait, je ressortis sur le parking. Un bruit attira mon attention, un peu plus loin. Le lampadaire n'éclairait pas toute la station, et la-bas, il me semblait voir quelque chose. Plissant les sourcils, je fis un pas tout en portant l'un des petits poulets tout chaud entre mes dents. Le lampadaire qui se trouvait dans le fond marchait par intermittence. Quelque chose se trouvait sur le sol. Tout en faisant attention à ne pas faire tomber mon sachet, mon corps se courba pendant que je ramassais le bras.
- C'est une connerie, c'est ça...»

Je fis un pas en avant, vers la masse sombre qui s'agitait plus loin, avec dans ma main, ce qui semblait être un faux bras ensanglanté.
- Vous ne devriez pas faire ce genre de blague, c'est vraiment pas drôle.»

Lançais-je, en agitant le bras mort en direction de la personne en face. Je ne voyais pas tout ce qui se passait, ou du moins, pas avant que le lampadaire se mette à grésiller, émettant des halos de lumières..

© Ethan


Dernière édition par Clarke Griffin le Mer 4 Mar 2015 - 22:28, édité 1 fois
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Sam 28 Fév 2015 - 20:28
En garde, ses deux poings fermés levés au niveau de son visage, la totalité des muscles de ses bras contractés, il se tenait à distance respectable des trois apprentis. Les gouttes glacées étaient comme des aiguillons de givre, qui s'enfonçait patiemment dans sa chair, tentant vainement de l'ankyloser. La sensation de l'eau, coulant le long de sa colonne vertébrale, était des plus désagréable. Il sentait bon nombre de regards braqués sur lui. Comme s'il était une bête de foire. Ses iris dorés s'étaient verrouillés sur les jeunes adultes qui lui faisaient face. Curieusement, ils semblaient persuadés d'être capable de venir à bout de lui, à trois. Sans être rompu à l'art de la guerre. Cela se voyait. Se percevait. Ils n'avaient ni la posture, ni l'attitude de combattants. Octroyer des pouvoirs à d'irresponsables et faiblards êtres humains tels que ceux-là étaient une pure folie. Cependant, qui était-il, pour juger quelqu'un irresponsable, après tout ? N'était-il pas un enfant immature, et égaré ? Simplement doté de pouvoirs dépassant l'imagination la plus folle de quelqu'un de son âge ? Ne s'était-il pas séparé du genre humain, avec dégoût et condescendance ? Ils l'écoeuraient. Car désormais, il pouvait sentir leur hypocrisie, leurs mensonges, comme une odeur âcre et désagréable. Toutes ces pensées parasites furent évacuées en un instant. Car son instinct reprenait le dessus. Un combat n'était qu'un seul geste. Qu'il dure une seconde, ou une heure. Qu'il l'oppose à un ennemi, ou à dix. Un seul geste. Un seul souffle.

Chacun de ses mouvements témoignaient de son talent pour tuer. Ce n'était pas une danse martiale, comme certain l’appellerait. Cette gestuelle était d'une pureté frappante, brutale, sauvage. Nul frémissement, ou frisson, sur ses muscles, n'était involontaire. C'est comme si une lucidité surnaturelle s'était emparée de lui, lui octroyant une clairvoyance et une maîtrise parfaite de son corps. Ses pieds traçaient de grands arc-de-cercles, sur le sable trempé, tandis qu'il restait en perpétuel déplacement. Impossible de rester statique. Il exultait, ses yeux dorés profitant de leur acuité sensorielle pour le guider, en analysant toute chose dans un rayon de cinq mètres. Il se mouvait comme un spectre intangible, qu'il était impossible d'atteindre. Lorsqu'un coup semblait l'effleurer, voilà qu'il était bloqué par un avant-bras, un genou,  ou un autre poing, venu de nul part, figeant le temps pour s'interposer. Sa tête blonde dégoulinait d'eau, alors qu'il poursuivait le combat, une absence surprenante d'expression sur son visage. En ce moment-même, il aurait dû arborer la même expression prédatrice qu'à l'habituelle. Mais sa concentration était si intense, que ses yeux, mi-clos, était la seule chose qui trahissait le fait qu'il ne soit pas endormi. Il imposait un rythme effréné, alors qu'il jaugeait ses adversaires qui le harcelait de tous les côtés, sans ne serait-ce que pouvoir le toucher. Ils ne semblaient pas réellement à l'aise avec la pugilat. Et si ils n'étaient pas en mesure de frapper, il leur serait impossible de contrer la riposte dévastatrice qui prenait déjà forme dans l'esprit du Repenti.

Alors que son pied gauche s'appuyait derrière lui, faisant mine d'être déséquilibré, sa jambe droite prenait de l'élan. Fléchissant sur son appui restant, il décolla du sol. L'individu devant lui restait stupéfié, alors que le tibias d'Aleksander fendait l'air comme un couperet, avec le même sifflement caractéristique. Interposant ses deux avant-bras, persuadé d'avoir suffisamment de force pour contrer l'assaut, celui-ci fit sa dernière erreur. La puissance avec laquelle le coup fut porté se fracassa comme un roulement de tonnerre contre les os, faiblards, qui se brisèrent, n'ayant qu'obstrué la route de l'impitoyable Dieu. Expulsant à un mètre de là celui qui venait d'encaisser pareille contre-attaque, ce dernier se remettait déjà en position, face aux deux restants qui n'avaient jusque là qu'étaient capables de regarder leur camarade se faire broyer. L'assaut avait été lancé avec une telle violence et une précision si écoeurante que même leur orgueil s'inclina face à ceci. Ils avaient provoqué la Bête. Et bien que cette dernière ne se lance pas dans une frénésie meurtrière, elle était en mesure de les mettre à genoux. Tous autant qu'ils étaient. Et ce, en conservant sa soi-disante humanité.

La valse martiale reprit, comme un cours sur l'art de la guerre en image. Les parades du blondinet semblaient former une défense impénétrable, pour quelqu'un sans arme. Tous ses muscles contractés, il n'avait pas eu à encaisser le moindre dégât, depuis le début  de la rixe. Et la fatigue guettait ses deux opposants, en plus d'une peur naturelle et instinctive. Ils ralentissaient, alors que le Lycan, lui, ne faisait que conserver la même célérité dans l'exécution du moindre de ses mouvements. Une symphonie résonnait à ses oreilles, et faisait bouillir son sang, son corps retranscrivant la moindre pensée. Il n'était plus aussi complexe qu'un esprit humain. Il réagissait, en cohésion total avec l'espace autour de lui. Le Repenti bondissait, bloquait, voltigeait, usant aussi bien de son propre corps que de celui de ses deux adversaires pour se propulser dans les airs, se glissant derrière eux et leur garde avec l'aura sinistre d'une ombre. Intangible, inhumain. Comme un trait. Une flèche. Il n'avait qu'un seul dessein, maintenant que ses cibles avaient atteint le point de non-retour.

La Neutralisation. Alors qu'il avait réadopté sa posture passive, et ses mouvements rapides d'esquive, le voilà qui préparait une nouvelle contre-attaque ravageuse. Un bras se tendant vers lui pour l'agripper se retrouva tordu dans un angle curieux, alors que son genou rencontrait un visage, s'écrasant contre celui-ci en explosant le nez dans un torrent écarlate. Déjà, il se retrouvait au sol, se rattrapant sur les mains aussi bien que les pieds. D'un geste d'une simplicité effroyable, le voilà qui fauchait les appuis du dernier individu debout. La surprise aussi bien que la terreur se lisait dans ses iris, alors qu'Aleksander se redressait. Ses longs cheveux blonds masquant la partie supérieure de sa tête, seuls ses deux yeux dorés mi-visibles scintillaient doucement, donnant consistance à cet homme qui semblait être né pour combattre. Et tuer. Cependant, c'est comme s'il était parvenu à refréner ses instincts. Les élèves étaient toujours en vie. Ils se tordaient de douleur, ou grognait en s'étouffant avec leur propre sang. Mais ils survivraient. Son regard bestial se braqua dans celui qui était dominé, pétrifié par la peur. Ce dernier ne soutint qu'un bref instant la pression de l'échange.

Ce qui lui valut une rotule brisée d'un sec coup de pied, et d'une droite qui laissa des marques dans la dentition de l'adolescent. Mais déjà, l'abandonnant à ses hurlements et ses jurons, le Dieu de la Prédation retournait près de l'entrée de la Cafétéria, faisant jouer sa musculature. Il conservait cet air si sérieux, qui ne lui allait pourtant pas, de vétéran. Ce n'est pas comme s'il en était réellement un. Se dirigeant vers son veston, et sa chemise, soigneusement pliés et déposés sur le rebord à côté de la porte principale, il s'emparait de son paquet de cigarette, en extrayant une d'un geste sec du poignet, la réceptionnant au coin des lèvres. Voilà, il avait trop chaud, malgré la pluie battante qui s'abattait en permanence sur ses muscles nus, et encore bombés par l'effort. Il détestait ça. En plus, ses cheveux dégoulinaient. D'un mouvement de la tête, il essorait ces derniers en aspergeant à moitié ceux qui rentraient à la hâte, suite au spectacle donné par le Serveur. A l'aide du briquet logé avec le paquet, le voilà qui en allumait une première, à l'abri sous le seuil. Son froc était trempé. Et ses chaussures, dégueulassées par le sable. Inspirant une première fois, la pointe de la cigarette se consumant en un instant avec un crépitement inaudible et pourtant si caractéristique, il poussa un profond soupir, accompagné de volutes de fumée. Bande de petits cons. Contemplant la pluie marteler avec lourdeur le corps de ses victimes, qui gisaient là, au milieu du sable devenu boue, tentant vainement de se redresser, il conservait cet air déprimé qu'il n'arborait pourtant jamais. Que se passait-il, aujourd'hui ? Était-ce le temps, qui l'étouffait ainsi ?

Ou la monotonie des choses ? Chaque jour, il se levait. Se douchait. S'habillait. Essuyait des remarques quant à son retard. Puis se mettait à servir les élèves et professeurs. Il touchait au but. Voilà donc ce qui le rongeait. Le déprimait. 

******

Il se sentait enfin vivant. Ses chaussures pataugeaient dans un liquide collant et visqueux. Sa respiration, profonde et puissante, faisait fond sonore. Une lumière malade l'éclairait, par intermittence. Avec un bourdonnement propre aux lampadaires défectueux. Il avait perdu son veston sombre, durant la rixe. La rixe ? La boucherie. C'était une véritable mer de sang qui s'étendait tout autour de lui, dans un rayon de trois mètres. Manches immaculées retroussées jusqu'au dessus du coude, ses mains et avant-bras dégoulinaient, au même titre que sa bouche. Les gouttes écarlates roulaient le long de l'arête de sa mâchoire. Puis salissaient son col, imprégnant le tissu coûteux. Il n'avait plus ses gants, non plus.

Le Repenti restait là, immobile, son regard lupin obnubilant perçant la pénombre laissée par l'éclairage faiblard avec une aisance terrifiante. Deux cadavres, plus proches de l'amas de chair broyée qu'autre chose, étaient à l'origine de la mare sombre. Seule l'une des têtes était encore entière. Et l'expression qu'elle arborait reflétait une terreur indicible. Avec un long soupir, le Dieu s'était penchée, vers un bras sectionné. Sectionné ? Arraché. Les ligaments avaient été tranchés de façon inégale, témoignant que tout dépendait de leur solidité quant à la pression qui avait été exercée sur eux.

Ses mâchoires s'actionnaient, mastiquant avec un bruit succin ce qu'il restait de son prélèvement. De son festin. Peut-être en avait-il trop fait ? Ce qu'il restait ne l'intéressait déjà plus. D'un geste sec, il avait projeté le bras loin de lui. Soulevant un pied, puis l'autre, nonchalant, il avait grimacé. Ses pompes étaient foutues. Son expression était impassible. Ou plutôt... Déprimée ? Ses lunettes, en morceaux, gisaient à ses pieds. Moment de silence, et de réflexion. Puis, le Lycan avait craché. Sa salive était rouge, témoignant de sa dernière morsure.

Il ne lui semblait pas s'être transformé. Mais il avait agi tout comme. L'odeur des deux hommes - ou quoi qu'ils étaient -, l'avait attiré jusque là. Avec une soif de violence, et des pulsions meurtrières, comme il n'en avait probablement jamais eu. Son état se dégradait-il ? Qu'à cela ne tienne. Les Deusiens se noyaient dans leur propre sang. Deusiens ? Il n'avait pas la même odeur que ceux de l'Académie. Étaient-ils les fameux " renégats ", dont il entendait parler, à la Cafétéria ?

Son visage était barbouillé d'écarlate. Ou plutôt, la partie basse. C'est comme si un filet de sang sous autre pression avait fouetté l'oeil gauche du Britannique. Ou était-ce parce qu'il avait planté ses crocs dans une artère ? La fuite l'aurait donc aspergée de telle manière. Lentement, les éléments s'étaient remis dans l'ordre, dans son esprit. Mais déjà, la curieuse impression d'être fixé le tirait de ses pensées. Le clignotement du lampadaire se révélant être agaçant au possible, et douloureux pour sa vue, il fracassa le revers de son poing dans celui-ci. N'était-ce pas la stratégie à adopter, pour faire marcher les machines défaillantes ?

Alors, la lumière inonda le macabre spectacle, qui en aurait fait vomir plus d'un. C'était une véritable boucherie. Des entrailles éparses, des morceaux de chair non identifiables, et même une artère fémorale, arrachée à son possesseur, qui devait déjà être mort, pour en arriver là. Le blond braqua son regard vers l'arrivante, en même temps qu'elle l'interpellait.

« — Vous ne devriez pas faire ce genre de blague, c'est vraiment pas drôle. »


En poussant un grondement qui n'avait rien d'humain, Aleksander avait conservé ses deux iris braqués sur l'inconnue. Dorés, et luisant d'un éclat cruel et oppressant. Tout chez le jeune homme, habillé comme un serveur, était écrasant de suprématie. Monstrueux. Il inspirait la Peur. C'est bien ça. En premier lieu, il ne prit pas la peine de répondre. Probablement parce que l'horrible constat parlait de lui-même. L'expression froide du Repenti était, quant à elle, inhabituelle. Qui était-elle ? Il était persuadé d'avoir déjà senti son odeur. Particulière. Était-ce une élève ?

En se penchant, il retira de son veston gorgé de sang son paquet de cigarette, miraculeusement intact. Glissant l'une de ses dernières entre ses lèvres, une brève flamme illuminant son visage ensanglanté, il inspira profondément, en reglissant le paquet dans son pantalon. Exhalant une fumée âcre, et épaisse, Aleksander resta immobile, laissant s'égoutter ses bras. Sa cigarette avait également été tâchée, mais heureusement, pas suffisamment pour empêcher le tabac d'être tiré.

Sa voix, grave, résonna comme un roulement de tonnerre. Ou était-ce la contemplation de ce Monstre qui la rendait si forte, l'amplifiait ? Le bourdonnement incessant du lampadaire derrière lui avait désormais remplacé le son régulier de sa respiration.

« — Je trouvais pourtant cela assez amusant. Mais j'ose croire que ces deux-là partagent votre avis. »
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 1:56



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Si j'avais su que ce bras n'était pas un faux fait en résine et en silicone, je crois que jamais, je ne l'aurais pris entre mes doigts. Ce fut comme un éclair, une vision macabre. Le lampadaire ayant décidé de se jouer de moi venait de grésiller, comme pour me montrer la direction que je prenais. Comme pour me dire qu'il était désormais trop tard pour faire demi tour. Baisant légèrement les yeux, je regardais ce triste spectacle. Jambes, chaussures, tout et n'importe quoi traînait. Comme si on avait découpé tous ces membres, les avait secoué dans un shaker et qu'on les avait versé avec un jus d'accompagnement sanglant. Clignant des yeux, mon regard se reporta un peu plus loin, sur ce qui me semblait être une masse auparavant et qui venait de me lâcher un .. Un hurlement.

J'avoue, sur le moment, un sourire s'étira sur mes lèvres. On se foutait réellement de ma tronche ? Maintenant, cet homme se prenait pour un loup ? Il voulait appeler la Team Jacob avec les louveteaux ou quoi ?

Plus j'approchais, plus mon sourire s'amenuisait devant pareille horreur. Je ne savais ce qui était le pire, ce triste spectacle, ou le regard que me lançait cet homme là-bas. Qui que ce soit, il n'inspirait rien de bon. Et lorsque l'éclaire de son briquet vint illuminer son visage, cela avait tout l'air d'être un envoyé d’Hadès. Ou peut-être était-ce Cerbère ? Cette réflexion me fit hausser les sourcils. Il n'avait pas la carrure, ni les trois têtes. Mais bon, qui sait, peut-être les cachait-il sous sa chemise pleine de sang ? Bon dieu que c'était répugnant. Mais à la fois … Une si belle chemise blanche tachée de vermeille. La couleur était vraiment belle. Esquivant la jambe qui se dressait sur mon chemin je continuais mon approche. La voix de l'homme sembla surgir de l'ombre. Il aurait pu jouer au théâtre, il aurait eu une belle voix porteuse. Son ton confirma mes petites craintes. Mes yeux se fermèrent pendant que de dégoût, je laissais tomber le morceau de viande froide qui me pissait sur les mains.
- Ils ne seront plus là pour témoigner, de toute façon... Vous permettez ? »

Dans un soupire, je les rouvris et me pencha sur le tas de morceaux découpés. On se croirait au marché. Retroussant le nez, c'est avec un léger dégoût que je posais mon sac sur le sol. Mes petits morceaux de poulets allaient attendre encore un peu désormais. L’homme ne m semblant pas hostile, ou du moins, il avait du avoir sa dose de sauvagerie, je me permis de reporter mon attention sur les deux cadavres. En fait, je ne savais pas vraiment à combien de personnes ça appartenait. Moi, je cherchais juste le tatouage sur le cou de l'un d'eux. Le renégat qui portait le tatouage avait avec lui le paquet. Inspectant les têtes et les troncs apparents, je me mis en quête de l'homme. Et c'est à quatre patte que je parvins à extraire la tête que je cherchais. Caché sous un tronc, j'avais eu un peu de mal à le trouver, et ce n'était qu'en repoussant celui-ci sur le coté que je venais d'y arriver. Saisissant la tête de mes deux mains, je la tendis vers la lumière, tel un magnifique trophée. L'araignée y était tatouée. Bingo
- Je te tiens toi ! »

La tête. J'avais la tête du renégat. C'était déjà ça. Éclair de génie. Attend, tu es con ma pauvre fille ? Tes alliés sont sur le sol, démembrés, et toi, tu cherche que ton putain de colis, alors qu'il y a un psychopathe bizarre a coté de toi qui fume sa clope ? Abaissant mes deux mains, je reposais la tête sur le sol. Mais au lieu de dégainer mon arme comme le voudrait toute la logique, je me contentais de tourner la tête bêtement et de regarder l'homme debout. Ce visage, cette dégaine. Putain mais quelle cruche, comment diable ne l'avais-je pas reconnu avant ? Le tyran.
- Attendez... Anderson ? »

Bon. Académie. Il peut me demander ce que je fous là. Pourquoi je fouille le cadavre. Il pourrait même vouloir me jeter dans les égouts pour cacher son méfait. Mais après tout, il avait buter des renégats, il ne pouvait être condamné pour ça. C'est moi qui serait châtiée si il comprenait qu'ils étaient venus pour moi. Quelle connerie.

Accroupie au dessus d'un cadavre, je le regarde , penchant la tête sur le côté.
- C'est pour le dîner de demain ? »

S'assurer qu'il va pas nous buter et qu'il est de bonne humeur : ok.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 3:23
Elle s'était approchée de lui, à pas lents, enjambant son massacre. Puis, avait laissé tomber le bras qu'il avait lancé, un moment plus tôt. Amusant. Était-elle le chien, dans cette histoire ? L'air froid qu'il arborait ne trahissait pas son amusement, alors qu'elle agréeait à ses dires, en se penchant, triturant les morceaux de chair qu'il avait massacré et mutilé un peu plus tôt. Elle était dégoûtée. Mais pas apeurée. Elle... Cherchait quelque chose. Inclinant la tête, le Lycan s'intéressa à ce qu'elle faisait. En l'occurence, elle venait de trouver son plaisir. Soulevant la tête intacte, avec une expression de terreur figée sur le visage, elle retint difficilement un cri de soulagement. A l'aide de la lumière déclinante émise par le lampadaire, elle semblait vérifier quelque chose.

Le tatouage ? Une araignée ? Donc elle connaissait cet homme. Ou alors, elle avait quelque chose à faire avec. Doucement, elle avait commencé à reposer la tête à ses pieds, la rendant à la mare de sang d'où elle l'avait extraite. Niaise, elle avait tourné la tête vers lui, incrédule. L'avait longuement fixé. Avait hésité. Puis, l'avait interpellé.

« — Attendez... Anderson ? »

C'est bien ce qui lui semblait. C'était probablement une élève de l'Académie. Pourtant, elle ne sentait pas comme ces derniers. Lentement, les choses se remirent en place, dans l'esprit du Lycan, dont l'aura inquiétante n'avait rien à voir avec celle que la jeune femme avait déjà pu apercevoir, ou subir. Elle était bien plus oppressante. C'est comme si le Repenti vouait une haine sans limite à toute forme de vie. Qu'il était né pour tuer. Dans le dos d'Aleksander se trouvait une nuage à moitié masquée par les nuages. Les rayons argentés de l'astre enveloppaient le Britannique d'une lumière presque apaisante.

Presque. Même si le sang séchait lentement, sa mâchoire repeinte en rouge n'était pas très rassurante. Patiemment, il avait entreprit de reboutonné légèrement sa chemise, afin d'être un tant soit peu présentable, bien que le tissu neige soit imbibé d'écarlate. Son regard inquisiteur, et acéré, restait braqué sur elle. Comme des armes à feu prêtes à la fusiller au moindre faux pas.

« — C'est pour le dîner de demain ? »

Cette demande, bien qu'incongrue, eut l'honneur d'arracher au Lycan un sourire. A nouveau, il tira profondément sur la cigarette, cette dernière crépitant de façon sonore. Il prenait son temps, pour répondre. De sa bouche entrouverte s'était glissée vers le ciel un voile de fumée. Oh, ça lui revenait. Il s'était battu contre elle, dans le Colisée. A armes égales. Mais ici, maintenant, ils n'étaient pas à armes égales. Il était persuadé que la frapper briserait ses os avec une aisance stupéfiante. Fragile. Comme les autres. Au moins, elle se révélait amusante. Distrayante. Et elle n'avait pas la même nature que les autres. Elle l'intriguait, plus qu'elle ne lui donnait envie de la tuer.

« — Je t'aurai volontiers appelée par ton nom. Mais il m'échappe. J'estime donc que tu ne t'es jamais présentée. Premier point noir pour toi, demoiselle. De plus, tu m'as fait face, au Colisée. Second point noir. Et maintenant, tu enfreins les règles de couvre-feu, du moins, je crois, puisque je n'ai pas vraiment l'heure, et tu venais à la rencontre de deux individus. De cet individu, tout du moins. Je me trompe ? Tu n'aurais pas cherché à l'identifier, sinon. De plus, tu ne sembles pas aussi fragile que tu devrais l'être. Pourquoi n'es-tu pas partie en courant en voyant ce spectacle, hm ? Je n'ai pas pour habitude de me mêler de l'histoire des autres. Tu les connaissais ? Tu veux peut-être les enterrer ? Les venger ? Te battre contre moi ? J'en serai ravi. Ce n'est pas parce que j'ai eu des difficultés pendant les Jeux qu'il en sera de même ici. Qu'en penses-tu ? Prends-tu ce pari ? Ou préfères-tu assouvir ma soif de connaissance ? Ne me mens pas. Je saurai si tu mens. Tu sais, j'ai la fâcheuse tendance de percevoir le battement du coeur de mes interlocuteurs. Dans les séries policières que je regarde, il est dit que lorsqu'on ment, notre coeur accélère. Alors ? Raconte-moi tout. Je t'écoute. »

C'est avec un grand sourire que le Repenti s'était assis sur un tronc démembré, sans perdre des yeux la demoiselle, se mettant à la hauteur de cette dernière.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 11:19



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Par les dieux. Si  l'on m'avait dit qu'un jour ce gars aurait pu sourire par l'un de mes propos, je me serais gausser de vous. Lui, le tyran de l'académie. A croire que dans le personnel, l'administration s'était tapé un délire et avait décidé d'engager que des fous-furieux. Délaissant mon cadavre du regard, je clignais des yeux presque bêtement en écoutant le serveur. Il aurait vraiment pu jouer au théâtre, pensais-je, alors qu'il entamait une longue tirade. J'aurais préféré qu'il me la joue sérénade, en l'honneur de ma personne, plutôt que de me sortir tant d'accusation et de question. Avait-il à peine fini de parler que je me laissais basculer vers l'arrière pour poser mes fesses sur le sol. C'était pas des plus agréable, je sentais désormais le liquide visqueux et froid imbiber par endroit mon pantalon petit à petit. Heureusement que j'en avais pris un noir.  La recherche du colis allait attendre un peu. Peut-être pourrais-je les fouiller une fois qu'il serait parti ? Cette idée me semblait bien, mais je doutais, très sincèrement, qu'Anderson ne souhaite me laisser ici seule au milieu des cadavres. Il se ferait probablement une joie de me traîner par la peau du cul à l'académie. Mes deux mains vinrent se placer devant moi pendant que je les agitais en les croisant, comme pour signifier au serveur qu'il se plantait sur toute la ligne.
- Clarke, je m’appelle Clarke. Et je ne souhaite en aucun cas me battre contre vous. Je ne veux pas finir démembrer à mon tour, monsieur Anderson. »

Ah ca non, je me rappelais encore de mes blessures du Colisée comme d'un souvenir, et pourtant, il me paraissait bien trop réel. Par réflexe, ma main droite se posa sur mon thorax. Je me souvenais plus que bien de la blessure qui m'avait barré le torse, causé par le premier gladiateur. Du coup de pied d'Aleksander .. De sa bestialité. Et désormais débridé, je ne souhaitais en aucun cas finir démembrer à mon tour.
- Et puis les venger, à quoi bon ? Je ne les connaissais pas. Ces mecs ont volé un paquet à l'une de mes amies, Alice. Mais elle était trop peureuse pou vouloir sortir de l'académie le soir, alors j'y suis allé à sa place. Ils avaient volé le colis en pensant faire pression sur elle et lui avait donné rendez-vous. Je suis donc venue en avance et j'ai décidé de m'acheter un truc à manger. Le fait est que je n'avais pas vu leur visage encore, la seule marque distinctive était cette araignée, dans le cou de cet homme Je pensais les prendre par surprise, puisqu'il ne connaissait en aucuns cas mon visage..»

Tendant légèrement le bras, je désignais la tête de l'homme que j'avais pris en trophée tout à l'heure. L'araignée. Me venger de quoi ? Je ne les connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Il n'était pas grand chose pour moi, tout comme la plupart des renégats. Ce n'était pas parce que j’appartenais à ce groupe que j'avais envie de mettre ma peau en jeu pour des inconnus. L'auraient-ils fait pour moi ? Les venger aiderait ma vengeance personnelle à avancer ? En aucun cas, elle mourrait avec moi. Mes paroles mélangeaient vérité et mensonges à la  fois, mais je n'avais pas peur des conséquences. Mentir était une seconde nature, je le faisais à longueur de journée. Alors pourquoi mon cœur s'emballerait-il alors que c'est un quotidien ? Penchant la tête en arrière, je regardais mon sachet de courses un peu plus loin. Je me fis alors basculer en arrière, tendant le bras le plus loin possible. Par miracle, j'eus la chance d'avoir suffisamment d'abdo pour me retenir de tomber comme une merde sur le tas de viande.  Le sachet de nouveau dans mes mains, je me redressais tout en l'ouvrant. Mes doigts se glissèrent dans l'emballage, saisissant un morceau de poulet que je portais à mes lèvres. Mes doigts étaient couvert de sang froid et d'autres joyeuseté. Mais vous savez quoi ? J'en avais rien à faire. Quand on a faim, on a faim. Mes dents se refermèrent sur le poulet.
- Et vous m'chieu ? Chi ch'est pas indichret, pourquoi leur avoir fait leur fête ? »

Demandais-je, en mâchant la chair blanche du poulet. Je sortis le sachet et lui tendis.
- Poulet ? »

Questionnais-je, en agitant légèrement le sachet. Première Approche...
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 17:32
Le Lycan fit la moue, un instant. Son coeur battait normalement. Peut-être fallait-il qu'il arrête de croire tout ce qui se disait dans les séries policières ? Il examinait la jeune fille. Le moindre de ses faits et gestes. Amusante, sa gestuelle. Décidément, la tuer serait du gâchis. Clarke, hein ? Au moins, elle avait conscience de son statut. Néanmoins, la façon récurrente qu'elle avait de lui témoigner du respect lui déplaisait. Il ne demandait pas du respect. Le respect était destiné aux pompeux. Tout ce qu'il réclamait, c'était que les gens connaissent leur place, vis-à-vis de lui. La manière qu'ils avaient de lui parler ne lui importer nullement, tant que la provocation n'était pas de mise. L'aura angoissante du Repenti englobait désormais pleinement la jeune fille, alors que ses deux yeux dorés étaient braqués dans les siens. Acérés. Elle s'était assise, sans gêne, dans le sens. Intéressant. Au moins, ce n'était pas une froussarde. Sans quoi, elle aurait décampé en un instant. Mais elle était là. Face à l'auteur de ce carnage. Elle semblait encore se souvenir des passes d'armes qu'ils avaient effectué. Du magistral coup de pied frontal qu'il lui avait administré. Et en ce temps-là, il était réduit à son statut d'humain. Pas de force herculéenne. Sa voix s'élevait, à nouveau. On aurait pu la considérer mélodieuse, si le grognement qu'il avait lâché au début de leur rencontre ne se faisait pas si pressant, comme une séquelle laissée dans l'esprit, marquée d'une pierre blanche. Le grésillement du lampadaire se faisait désagréable, mais le Lycan sut le couvrir.

« — Par pitié. Pas plus de " Monsieur Anderson ". Appelle-moi Aleksander. Qui plus est, si j'avais la motivation de te démembrer, ce serait déjà fait, tu ne crois pas ? »

Et c'était vrai. Bien qu'à sa manière, la jeune fille ne semblait pas sans défense, il doutait de sa capacité à lui faire face, dans un combat singulier, dans ces conditions. Le terrain, dégagé, du parking, ne serait pas à son avantage. Et il était peu probable qu'elle puisse semer un Lycanthrope en course libre. Et alors, elle avait commencé à lui raconter toute l'histoire. Dubitatif, il l'avait écouté, avec la même mine dénuée d'expression. Lui-même ne comprenait pas pourquoi il était ainsi. Cette Apprentie avait au moins le mérite de la distraire, lui arrachant un sourire de temps à autre. Enfin un individu amusant. Oui. Il ne fallait pas la saigner comme du bétail, celle-ci.

« — Et puis les venger, à quoi bon ? Je ne les connaissais pas. Ces mecs ont volé un paquet à l'une de mes amies, Alice. Mais elle était trop peureuse pour vouloir sortir de l'académie le soir, alors j'y suis allée à sa place. Ils avaient volé le colis en pensant faire pression sur elle et lui avaient donné rendez-vous. Je suis donc venue en avance et j'ai décidé de m'acheter un truc à manger. Le fait est que je n'avais pas vu leur visage encore, la seule marque distinctive était cette araignée, dans le cou de cet homme. Je pensais les prendre par surprise, puisqu'ils ne connaissaient en aucun cas mon visage... »

Oh, ce paquet ? Au moins, elle n'avait pas l'air de se moquer de lui. Il ne percevait aucune irrégularité au niveau de ses battements. Ou alors, mentait-elle comme elle respirait. Cela importait-il, finalement ? Il ne comptait pas la mettre à mort. Alors, il garda le silence, alors qu'elle lui racontait tout cela. Le léger sourire qui déformait ses lèvres devait probablement le rendre encore plus inquiétant, malgré la nature franche de ce sourire. Il devrait la ranger la case " jouet ", celle-ci. Passer du temps avec elle était curieusement agréable. Et il fallait admettre qu'elle avait une façon de s'exprimer, de bouger, et d'agir, qui était amusante. N'était-ce pas sordide, de catégoriser les gens ainsi ? Au moins, il s'en souvenait. Alors, elle s'était lancée dans un jeu d'équilibre, récupérant le sachet qu'elle avait déposé à son arrivée. Glissant ses doigts qui devaient être maculés de sang à l'intérieur, elle en avait extrait un cuissot à l'odeur des plus alléchantes. Peut-être avait-elle remarqué son regard quelque peu insistant. Quel genre de viande était-ce ? Celle des humains, consommées un peu plus tôt, avait un goût ignoble. Qu'avaient-ils mangé, la veille ? Était-ce en rapport avec la consistance de leur chair ? Leur état de santé, peut-être ? Leur dernier sentiment avant de mourir ? Tant de question que le Lycan se posait, à la recherche d'un repas plus intéressant. D'un véritable festin. Et cette Clarke, quelle était sa saveur ?

« — Et vous m'chieu ? Chi ch'est pas indichret, pourquoi leur avoir fait leur fête ? »

La réponse fut immédiate, alors qu'il lançait ça avec tout le naturel du monde, inclinant légèrement la tête, ne faisant qu'accentuer l'incongruité de la situation. N'avait-il pas l'innocence d'un gosse, par moment..?

« — Je ne sais pas. J'avais juste envie de les tuer. Penses-tu que ce n'est pas une raison suffisante ? Les êtres humains ne sont là que pour servir de distraction. Ne t'accordes-tu pas avec moi sur ce point ? Dieux, mortels... Ils sont tous aussi fragiles. Mais les premiers ont au moins la possibilité de se défendre. Ceux-là n'ont rien fait. Ils étaient comme.. Pétrifiés. N'est-ce pas un spectacle lamentable ? Les mâles ne sont-ils pas sensés être capable de se défendre ? »

Son sourire se dissipa. Mais alors, elle lui tendit le sachet. Presque avec avidité, après une brève hésitation, il avait glissé sa main qui ne dégoulinait plus, le sang ayant séché, dans le paquet. Avec une étonnante précaution, dans le but de ne pas saloper ce dernier, et les autres cuisses. Il en avait extrait un morceau, après s'être penché en avant, usant à son tour de ses abdominaux pour retrouver son équilibre sur le tronc démembré. Glissant sa cigarette dans sa main libre, il l'avait inspecté, se désintéressant un instant de la Déesse, puis avait jeté la cuisse entre ses mâchoires. Entière. En un instant, ses dents rencontrèrent l'os. Moment d'immobilité, puis, craquement sonore. Le Lycan était en train de mastiquer l'os, au même titre que la viande, avec une facilité déconcertante. Ainsi, il mâchonnait patiemment, avant de déglutir, avant l'amas d'os broyé et de chair blanche. Interposant sa clope entre ses lèvres, il avait à nouveau tiré, exhalant encore une fois un nuage âcre, avant d'éjecter le tabac d'une pichenette de l'index, qui émit un bruit sonore en s'éteignant dans le sang. De nouveau, Clarke avait toute son attention..
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 18:13



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Mon regard suivait la main de monsieur Anderson. Ou du moins, d 'Aleksander. Étrange appellation pour moi, qui n'avait pas l'habitude de le nommer ainsi. A vrai dire, lorsque je le croisais, tous surnoms confondus imbibés mon esprit « tyran , psychopathe, animal .. » Mais aleksander. Non de nom. Et plus je l'écoutais, plus son discourt me semblait vraiment pas net. Il butait des gens comme cela, sans scrupules ? Tentant de croiser mes jambes, mon kopis me gênait. Index en l'air, je fis une intervention avant de lui répondre.

- Permettez ? »

Dans une grâce magistrale, mon corps bascula de nouveau en arrière. J'avais presque pris appuis sur une jambe que déjà, je tirais l’élastique de mon pantalon légèrement en l'air pour y introduire ma main. Malgré quelques galères , je parvins à y extraire mon arme, auparavant accroché à ma cuisse. Posant l'arme à côté de moi, je relâchais alors mon pantalon et me redressa, pour m'asseoir en tailleur avant de reprendre un poulet. Digne d'une sauvageonne.
- Je vous rejoindrais bien sur ce point, mais étant de l’académie, je crois que je dois mettre mon pouvoir au service des autres. Alors les tuer, en soit, c'est contre les principes que l'ont nous inculque.. Non ?»

La position était plus pratique pour manger. Mais mes paroles semblaient mélanger vérité et questionnement. Personnellement, j'en avais rien à faire de tous ces humains. Plus tard, ils ne m'aideraient aucunement. Si inutiles et dénoué d’intérêt.  Je me mis à rire, légèrement, en regardant en face de moi la pénombre, comme perdue sur un point fixe, avant de tourner la tête vers le serveur.
- Ne devriez vous pas tenir des propos moins agressif envers les humains, étant de l'académie vous aussi ? »

Questionnais-je, en prenant l'air d'une ingénue un peu naïve. Je repris, sans lui laisser le plaisir de me répondre.
- Si ça ne tenait qu'a moi, j'en tabasserais bien quelques -uns parfois. Ils sont tellement arrogants. Mais bon, les apprentis-dieux aussi. Parfois je me demande pourquoi Deus m'a redonné la vie. Peut-être pour me tourmenter avec des abrutis ? »

Dans un soupire, je repris mon poulet. Mon nez se retroussa, à la vue de l'action du lycanthrope. Il venait de faire quoi là ? De mettre dans son mec le poulet avec l'os ? Je fis une moue un peu dégoûtée lorsque le bruit de l'os brisé se fit entendre, comme si entre mes dents, l'os venait s'y craqueler. Heureusement que non, je n'avais pas envie d'essayer de me casser une dent, personnellement. J'avais du mal à m'imaginer en train de sourire, avec une dent en moins. Un visage perdait beaucoup de son côté harmonieux, dans ces cas la.. Mais j'avoue que de m'imaginer en train de sourire, lèvre retroussée avec une dizaine de dents en moins eut le don de me faire presque rire. Seule évidement, car le serveur ne lisait pas mes pensées. J'ouvris la canette de « Monster » avec grande difficulté. Encore une invention du diable, pesais-je, en portant son contenu à mes lèvres. Je fis la moue. Et en un instant, tout ce que j'avais mis dans ma bouche fut recracher sur le tronc devant moi pendant que je me redressais, dégoûtée.
- Mais quelle horreur cette chose !  »

La canette dans la main gauche, j'essuyais mes lèvres avec mon bras droit. Bon fini le casse-croute. On va chercher le colis. Canette monstrueuse en main, je la reposais par terre, à côté des petits poulets. Et croisa les bras, en détaillant chaque membre décomposé sur le sol. Bon, quel tronc pouvait appartenir à celui de l'homme à l'araignée ? Je fis le tour des cadavres, rien. Il ne me restait qu'un tronc. Ce fut donc à genou, a côté du serveur que je commençais a tripoter l'amas de chair humain sur lequel il était assis.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 18:58
Le Lycanthrope ne l'avait pas lâché des yeux, alors qu'elle glissait une main dans son curieux pantalon. Tentait-elle de s'en prendre à lui ? Elle ne l'aurait probablement pas prévenu. Sortant un couteau de taille tout à fait respectable, qu'elle déposa à ses côtés, elle lui répondit, en s'asseyant dans une position que le Lycan ne prit pas le temps d'analyser. Préférant se concentrer sur la réponse de celle qui se faisait passer pour une Apprentie. Aleksander reprit une posture normale, en balançant sa cigarette de côté avec dédain, une lueur cruelle au fond de son regard lupin. Il conservait un léger sourire, désormais. Cette demoiselle avait un don pour le distraire. C'aurait été du gâchis de la mettre à mort, au même titre que les deux bouffons qui gisaient, en pièces détachées, tout autour de lui.

« — Je vous rejoindrai bien sur ce point, mais étant de l’académie, je crois que je dois mettre mon pouvoir au service des autres. Alors les tuer, en soi, c'est contre les principes que l'on nous inculque.. Non ? »

Les principes ? Quels principes ? Il n'en avait pas. Ou plutôt, il n'en avait plus. C'était probablement cela, qui constituait son effrayante prestance. Écrasante et inhumaine. Il était clair que le Repenti n'était pas complètement fou. Plutôt... Instable ? En un instant, il semblait capable d'exploser, et de réduire à néant tout ce qui se trouvait à proximité de lui. Cependant, à l'heure actuelle, il semblait tout compte fait relativement calme, bien que son étrange attitude octroie à ses dires une consonance tout à fait malsaine.

« — Qu'importe ce qu'ils cherchent à nous apprendre. Ou plutôt, à t'apprendre. Car, en mon rôle de Repenti, je n'ai pour unique tâche que de servir de petits cons ravis d'être devenus des Dieux. Et tout ceci me rend malade. Quel dommage, d'avoir acquis cette nouvelle vie. Elle ne me plaît pas énormément. Ce n'est ni mon temps, ni une époque que j'avais envie de découvrir. Regarder tous ces insectes se vautrer dans leur propre merde... Ils me dégoûtent. Leur espèce me dégoûte. Ils feraient tout aussi bien de disparaître. »

Le Serveur soupirait profondément. Pourquoi devrait-il défendre le genre humain ? Ils l'avaient asservi, par le passé. Il s'était vengé, avant de mourir. Et maintenant, le voilà à devoir réparer ses crimes ? Et eux ? Quand se repentiraient-ils ? Oh, c'était évident. Jamais. Car il y avait bien trop à faire pardonner. Cet espèce abominable et vile n'avait aucun droit. Aucune raison de vivre. Ils se pensaient supérieurs à toute chose ? Qu'à cela ne tienne. Bientôt, la Bête leur montrerait que si, il existe une espèce supérieure à la leur. Et que la seule raison de son existence, c'était bel et bien de purger ce monde du parasite qu'est l'Humanité.

« — Ne devriez vous pas tenir des propos moins agressif envers les humains, étant de l'académie vous aussi ? »

Le Britannique arqua un sourcil, dubitatif. Était-ce une réelle question ? Pendant un instant, elle semblait naïve. Stupide. Presque candide. Toutes ces choses qui irritaient atrocement le Dieu de la Prédation, qui n'était pas connu pour son pragmatisme, et son côté penseur. Mais déjà, elle se reprenait, au grand plaisir d'Aleksander, qui, durant un instant, semblait presque déçu.

« — Si ça ne tenait qu'a moi, j'en tabasserai bien quelques-uns parfois. Ils sont tellement arrogants. Mais bon, les apprentis-dieux aussi. Parfois je me demande pourquoi Deus m'a redonné la vie. Peut-être pour me tourmenter avec des abrutis ? »

Le regard luisant, le Repenti conservait toute son attention braquée sur Clarke. Comme ce jour, où, assoiffé de sang, ils s'étaient battus avec une hargne terrifiante. Frénétique, ses coups se fracassaient avec une violence et une force inouïe. Mais elle l'avait tenu en respect. Qu'il la comprenait. Elle n'était pas humaine. Mais elle n'était pas comme lui pour autant. Le nez plissé, il huma l'air. Impossible de réellement savoir, avec le sang de toute cette vermine répandu autour d'eux. Quelqu'un n'y étant pas habitué aurait probablement tourné de l'oeil. Ou vomit, devant cette boucherie. Mais elle avait à peine bronché. Surprenante. Ses lèvres s'étirant pour reprendre son éternel sourire, il la dévisagea.

« — Deus est un être totalement incompréhensible. Certains te diront que c'est parce qu'il nous est supérieur. Moi, je te dirai simplement qu'il est fou. Et qu'il s'amuse. Sincèrement, penses-tu cohérent de réanimer un Lycan dont les pulsions meurtrières incontrôlables le poussent à tuer sans discernement dès que quelque chose ne lui va pas ? Il met en danger ses propres protégés. N'est-ce pas de l'ironie ? Quelle blague de mauvais goût. »

Une canette, étiquetée " Monster ", et ornée de lacérations verdâtres, venait d'être décapsulée avec un bruit de dépressurisation sonore. Inclinant la tête, il la regarda en porter le bord à ses lèvres, s'en abreuvant durant un instant. Avant de tout recracher, d'un coup. Arrachant un léger rire au Lycan devant cette situation saugrenue. Elle fit le tour du massacre, avant de s'approcher de son perchoir. Se redressant, il s'accroupit sur la pointe des pieds, afin de ne pas encore plus se saloper, s'emparant de la canette. Elle n'en voulait plus de toute évidence. Aussi, il en porta à son tour les bords à ses lèvres. Le goût sucré, et acidulé, le prit par surprise. Alors qu'il continuait de s'en abreuver. Sa langue, en premier lieu, lui donna l'impression de brûler. Et quand le liquide s'attaqua à sa gorge, il vacilla un instant. C'était fort. Mais bon. Surprenant. Mais agréable. En un instant, il consomma la canette, laissant sa langue et sa gorge anesthésiée, pendant un instant. C'est comme si elles étaient en feu. Du regard, il assimila l'apparence de la canette. Cinq-cents millilitres, hein ? La jetant de côté, il se redressait.

Tout lui revenait. Un homme attendait avec un sac. Et lorsqu'Aleksander leur était tombé dessus, il l'avait projeté un peu plus loin, vers les poubelles. Or, elles venaient d'être vidées. A cette heure tardive. Ce qui, en soi, n'était pas vraiment normal, comme façon de procéder. Un simple regard, et il identifia le camion qui transportait les déchets. Dire qu'ils n'avaient pas fait attention à tout ceci, durant leur discussion. Et que personne n'avait prêté attention à l'hécatombe autour d'eux. Pointant du doigt le véhicule de service, il interpella la demoiselle.

« — Si ton colis était dans un sac, je suis navré de t'apprendre qu'il est en train de s'éloigner de nous à une vitesse de trente kilomètres heure. »
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 21:22



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Des petits cons. C'est donc ainsi que le serveur considérait le apprentis-dieux ? Il ne valait pas mieux que moi à ce niveau là, probablement aurait-il du venir chez nous, renégats, au lieu de perdre son temps là haut. Sa hargne et son tempérament convenaient totalement. Et puis, au moins, si un travail lui était donné, j'étais persuadée qu'il serait fait. Très bien fait même. Au centième près.
- Un lycan ? … Ne dit-on pas qu'il vaut mieux avoir ses ennemis près de soit ?»

Je me rappelais avoir lu ça quelque part. N’était-ce pas dans les aventures de Monsieur Potter ? Avec ce professeur, Remus Lupin qui, lors de la peine lune, se transformait en loup-garou ? Semi-homme, semi-bête. Une chose en expliquait une autre. Voilà d’où il tirait son aura bestiale. Et le pire, c'est que ses propos étaient justes. Faudrait-il être stupide pour mettre près de ses protégés, une bête assoiffée de sang ? Car Monsieur Lupin, lui, lors de sa transformation ne semblait plus se contrôler. Était-ce le cas d'Aleksander ? Dans un sens, nous semblions avoir un point commun, alors. Enfin, si l'on considére que mes jambes étaient auparavant aussi flasque que le corps d'un serpent, n'étais-je pas moi même mi-femme, mi-bête ?

Mes mains se hâtèrent sur le corps inanimé, pendant qu'Aleksander, dans son extrême bonté, eut l'obligeance de lever ses fesses pour me laisser fouiner. Il n'y avait pas l'air d'y avoir grand chose. Le serveur s'occupa en vidant la canette. De toute manière , c'était dégelasse. Enfin, c'est ce que je trouvais. Il ne semblait en avoir rien a faire. Ou alors, il avait grand soif. Peut-être qu'un petit massacre donnait des envies de boissons ? D 'aussi loin que je me souvienne, il ne me semblait jamais avoir ressenti ce genre de chose. Après ce genre de massacres, j'avais pus avoir bien des envies, alcool, sexe, feu de cheminée.. Mais boire un truc aussi répugnant ? Non merci.

Accroupie, voilà que je glissais ma main sou le tronc. Peut-être était-il passé en dessous ? Quelque chose, de dur. Du bout des doigts, j'effleurais cette étrange surface pour venir l'empoigner, et l'y extraire. Fière de moi, je contemplait le DVD de Johnny Halliday ? Qu'était-ce ? Vu sa veste en cuir et ses lunettes noirs, il devait être chef de gang. Mais le colis ne me semblait pas être.. cet objet..  Ma tête pivota vers le lycan.
- Pardon ? Alors cette chose ...»

Le colis était parti ? Je lâchais le « DVD » et me redressa. Il avait dit que le colis était parti, ce qui signifiait qu'il avait été emmené par une boite métallique qui roule. A moins que ce ne soit un coursier ? Courir à trente kilomètre-heure, c'était pire qu'un cheval, le bougre. Je devais alors vite réagir, pensais-je en m'écartant du lycan pour me pencher plus loin et ramasser mon Kopis. Croisant le regard d'Aleksander, un large sourire s'étira sur mes lèvres.
- Savez vous monter ? »

Questionnais-je alors le serveur, tout en lui tournant le dos. J'avais pris au passage le sachet pas tout à fait terminé de poulet. Tout en marchant, je me dirigeais vers l'entrée du magasin où j'avais fais mes achats tout à l'heure. Pour n'effrayer personne, je remis le Kopis dans mon pantalon,ne laissant sortir que le manche. J'avais l'air bien con, pour changer. Après quelques pas, nous étions de nouveau sous l'éclairage de la station essence. Les deux hommes de tout à l'heure riaient grassement sur le parking. Encore. Contrairement à tout à l'heure, lorsque leur regard se porta dans ma direction , je leur souris. Ou du moins, vainement. L'un des engin était assez bas. Je ne savais son nom, mais il restait à porté de jambe. Parfait.
- Ôtez vous de ce cheval de fer ! »

Ordonnais-je à l'homme devant moi. Il regarda son ami, bêtement, et se mit à rire. Bouche entre-ouverte, l'homme sembla vouloir retoquer quelque chose.
- Pourquoi, tu voudrais la monter toi aussi ma jolie ?

Sa réponse, comme prévu, ne fut pas celle escompté. Ce fut avec joie, que ma jambe recula légèrement. Je fis alors pivoter mon corps pour me donner un peu plus de force et frappa avec la paume de ma main le creux, pile au milieu de ses deux  clavicules. L'homme ne comprit pas. Le coup le repoussa sur le moment puis il se replia sur lui-même. Souffle coupé. Grande gueule, grande carrure, ptite merde, pensais-je, en lui flanquant un coup de coude pour le faire basculer par terre. Son ami me regarda, bêtement. Il ne semblait pas très content, et pourtant ne réagit pas plus. Peut-être était-ce à cause de la peur ? Ah non, plutôt à cause de la paralysie que je venais de lui provoquer, lorsqu'il avait croisé mon regard, rendant immobile l'une de ses jambes. Je pris place sur l'engin mécanique, sous les injures de l'homme encore valide et fis un signe au serveur. Évidement qu'il allait me suivre, avait-il le choix ? Laisserait-il une élève dehors, seule ? C'était une faute presque professionnelle, pensais-je.
Assise à l'avant du cheval de fer, je me sentais bien con et mis un cou de genou sur le flanc de la bécane.
- Ça marche comment cet engin...  »

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Dernière édition par Clarke Griffin le Lun 2 Mar 2015 - 11:27, édité 1 fois
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 22:37
« — Savez-vous monter ? »

Vraiment ? C'est la seule question qu'elle avait trouvé ? A un Lycan aux allures humaines, dont la chemise aux manches retroussées était maculée de sang, au même titre que ses bras jusqu'au niveau des coudes, et de son visage traversé par une ligne de liquide vital sec ? Encore une fois, elle se révélait surprenante. Se fendant d'un sourire, il l'avait suivie, alors qu'elle s'approchait et ... Lattait la gueule à un motard. C'est bien cela, non ? Une moto, le curieux assemblage de fer derrière lui ? Il en avait vu pas mal, à travers les séries et film qu'il regardait en permanence, dès qu'il y avait un trou dans son emploi du temps bordé de massacre et de bain de sang. Même sans qu'ils n'aient aperçu l'homme gigantesque aux allures de psychopathe ensanglantés, elle venait de leur coller une branlée qu'ils n'étaient pas prêts d'oublier. Ce qui permit au Repenti d'examiner la gestuelle de l'Apprentie.

Pas de doute, ce n'était pas vraiment une débutante. Précise. Concise. Elle frappait pour neutraliser. Encore un point en commun. Il appréciait, la manière qu'elle avait de se mouvoir, et de s'exprimer. En fait, elle le faisait rire. Il ne parvenait pas à s'arrêter, alors que l'autre homme semblait pétrifié. Il s'approchait à pas lents de ce dernier, pendant que Clarke enfourchait leur monture d'acier. Alors, il était passé des éclats de rire à une expression glaciale, en décochant une droite titanesque à l'être humain qui semblait cloué sur place, l'expédiant contre sa propre bécane, qui bascula lors du choc.

D'un geste sec, il fit craquer sa nuque, en gardant son regard lupin braqué sur le type qui ferait probablement de mauvais rêves. Il ne se relèverait pas. Avec cette certitude, il enjamba leur destrier de fortune, en se calant derrière Clarke, sur le siège. Trop loin, il poussait légèrement le postérieur de cette dernière un peu plus vers l'avant, se situant enfin au centre de la selle. C'est alors que le fantastique talent d'adaptation du Lycanthrope prit le dessus. Ses yeux analysaient la moindre parcelle d'acier noir du véhicule à deux roues. Ces dernières, énormes, assuraient une bonne adhésion à l'asphalte qui composait la route. Le guidon, lui, arborait deux prises, qui semblaient pouvoir bouger. Au niveau de ses jambes, une barre de fer. Le.. Pied de bielle ? Oui, c'est ça, qui permettait de faire coulisser la pièce cylindre recevant les gaz. Ça aussi, il l'avait vu. Maintenant, restait à savoir comment faire fonctionner l'accélérateur, au niveau du manche. Moment de réflexion. Le temps pressait. Et, instinctivement, Aleksander avait accepté d'aider la jeune fille. Ou peut-être était-ce simplement un nouveau moyen de se défouler ?

Déjà, avec les maigres connaissances qu'il avait, et son analyse écourtée, il pensait détenir la solution. Plusieurs tentatives, qui se soldèrent par un gargouillis de mauvaise augure. Puis, en même temps qu'il faisait tourner le manche dans sa main droite, il rabattait sèchement son pied sur ce qui servait au piston pour démarrer. Ronflement sonore. Le moteur venait de s'éveiller, comme une bête sauvage. L'alliage de pièce métallique tremblait sous la puissance de ce dernier. Encore une légère pression, et il plaçait solidement son pied au sol. Un grand sourire fendait son visage. Il avait réussi à démarrer. Par chance, sans qu'il ne s'en aperçoive, les clés étaient restées enclenchées. Sans quoi, il était peu probable que le Lycan réussisse jamais à la faire démarrer. Ronronnant, le voilà qui accélérait en faisant tourner sur son axe le manche. Son pied, encore au sol, lui permit de faire pivoter la moto. Mais déjà, elle partait à un rythme infernale. Car, faute d'avoir la notion de passer les vitesses, le Britannique avait tourné le second manche, grillant ces dernières. Le véhicule aurait probablement dû caler, mais il n'en fut rien, et elle fila à toute vitesse en rejoignant la route.

La prise en main fut légèrement plus difficile que prévue. Pas vraiment habitué à la notion de guidon, Aleksander fut presque pris de panique un instant, renversant une poubelle. Par chance, il reprit le contrôle grâce à un éclair de lucidité, et le voilà qui emmerdait toute notion de restriction de vitesse. Malgré l'avance du camion-poubelle, ils ne mirent pas bien longtemps à le rattraper, le ronronnement du moteur ayant cédé place à un grondement puissant et frénétique. Que c'était excitant ! On aurait dit un film d'action. En se rapprochant à grande vitesse du véhicule poursuivi, qui sembla accélérer légèrement en voyant une bécane noire et un type aux allures peu amicale conduisant cette dernière, avec une jeune fille se tenant sur le réservoir.

Adaptant sa vitesse à celle du véhicule de service, Aleksander décéléra jusqu'à ce qu'ils se trouvent à quelques centimètres de l'arrière du camion. De là, la jeune fille pourrait se jeter, avec suffisamment de courage, directement dans les ordures. Le Britannique, lui, de son côté, arborait une expression de concentration extrême. Déjà, il pensait à la suite. Surprenant, qu'un monstre tel que lui se révèle si stratège, dans l'action.

« — Fonce. J'arrête le conducteur. »
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Dim 1 Mar 2015 - 23:43



Personne ne le tient en laisse l'animal ?




Jambe contre le flanc de la bête mécanique, je m'attendais à une quelconque réaction de sa part. Aucune. La machine semblait inanimé, juste un bon vieux tas de ferrail. Je n'étais pas très à l'aise dessus, écartant du mieux que je pouvais cet étrange pantalon large. Sans parler de mon arme qui me collait la jambe. Penchée légèrement en avant, mes mains se posèrent sur ce qui ressemblaient à deux manches mécaniques sur le guidon. Même en les touchant, il n'y avait pas plus de réaction que cela. Du coin de l’œil, je vis le lycanthrope asséner un coup de poing dans l'affreux. Il l'avait plus que mérité. De part ses injures à mon encontre. Qu'avais-je fais ? Juste demandé à l'autre de se pousser et lui m'avait ri au nez. Il avait mérité son sort. Autant que l'autre. Délit de sale gueule, ça aurait dû suffire à le faire enfermer. Il faisait moins le malin au sol, avec son copain. Reportant mon attention sur le guidon, je ne vis pas le serveur se glisser à l’arrière. Je fis la moue, lorsqu'il me poussa en avant, pour prendre ma place. C’était moins confortable d'un coup. Mais bon, s'il savait diriger et faire fonctionner cette chose, je le tolérerais. Il passa ses bras de chaque côté, empoignant les deux manches. Baissant légèrement la tête, je regardais ma nouvelle prison. Impossible de bouger désormais, avec ses deux barreaux de chair qui me retenaient captive. Mais bon. Si c'était comme ça que ça marchait, je n'allais pas m'y opposer.

Après quelques instants, le cheval de fer se mit à vibrer et démarrer, un peu sauvagement. Je pensais que vu sa manière de faire, le serveur savait s'y prendre et le contrôler ? Ouai, vite fait, pensais-je, alors que nous percutâmes une poubelle au passage. Bon. C'était pas trop ça. Mais au moins, il se maintenait relativement droit sans basculer sur les côtés. Rapidement, nous rattrapâmes le véhicule vert. Il était « ouvert » légèrement en hauteur, c'est donc probablement là qu'étaient les détritus. Placé derrière l'engin de fer, Aleksander se mit à gueuler derrière moi.

Sauter dedans ? Genre, me mettre debout, là maintenant et sauter dans le véhicule en marche ? Me prenait-il pour une équilibriste ? L'idée me paru saugrenue. Pourtant, cela semblait bien sérieux... Dans un soupire, je me décidais. Une nouvelle expérience .. Avec toutes les précautions possibles, je parvins à remonter mes jambes et à les passer sous moi, une à une. Je n'étais pas très confiante de part le peu d'espace que m'offrait l'appui, mais ça devrait suffire. Puis, mains accrochés au guidon, je me hissais désormais accroupie. Mes sourcils se froncèrent. C'était le moment.

- J'espère que vous en m'en voudrez pas trop ..


Déclarais-je, en me mettant debout. Positionnant ma jambe droite plus en arrière, je la plaçais sur l'assise ou se trouvait le lycan, entre ses deux jambes. Ainsi, je pouvais caler ma jambe contre son buste, sans perdre l'équilibre. Mes deux jambes étaient donc en décalé, pour maintenir une position stable. Et là.. La vitesse, aussi faible soit-elle, l'adrénaline, mes yeux se fermèrent tandis que j'écartais les bras, telle une mère accueillant son fils le vent dans ses bras. Mes yeux se fermèrent, c'était agréable comme sensation. On se sentait.. Vivant. Le cheval de fer oscilla, me faisant perdre équilibre. Mais plutôt que de gueuler, je me mis à rire en plongeant dans le camion.

Le saut de l'ange.

Les détritus m'attendaient, bras grands ouverts quand je parvins à me hisser dedans. Mauvaise idée de rire en percutant l’amas de déchue, constatais-je en recevant une étrange saveur contre mes lèvres. Je me redressais alors, regardant de tous côté. A nous deux, colis disparu.
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Dernière édition par Clarke Griffin le Lun 2 Mar 2015 - 21:26, édité 3 fois
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Lun 2 Mar 2015 - 18:13
Qu'elle avait pris son temps, pour réagir. C'en était désagréable. Ne pouvait-elle pas agir plus vite ? Durant un instant, il avait semblé au Lycan que sa partenaire hésitait. Il ne demandait pas de la confiance, ça, non. Mais tout de même, n'était-il pas capable du meilleur ? Il foirait rarement, après tout. Ce genre d'action n'était que calcul et prévision. L'intelligence générale du Repenti n'avait rien à voir avec son intelligence au combat. C'était une chasse. Et n'était-ce pas son domaine, à lui, le Dieu de la Prédation ? Ca y est. Elle se décidait enfin. Durant un instant, la route fut masquée par Clarke, qui se levait. Fort heureusement, la voie était droite, et à cette heure tardive, peu de personne empruntait ce chemin. Coïncidence sur coïncidence, n'est-ce pas ?

Ce qui ne plut pas des masses au Serveur, c'est que l'Apprentie se servit de lui comme d'un rebord, utilisant son corps pour se stabiliser. Si, justement, il n'avait pas eu une constitution extraordinaire, il était peu probable qu'il soit parvenu à conduire dans ces conditions. Cependant, la patience du Britannique avait déjà atteint ses limites. Un brusque coup vers la droite, et la voilà qui s'envolait vers l'arrière du camion. Une bonne chose de faite. Son cri avait été masqué par le hurlement de la moto, mais il l'avait tout de même insupporté. Freinant sèchement pour remettre de la distance entre lui et le véhicule de service, le blond se mettait bien en vue du rétroviseur. Il le voyait. Le conducteur. Aleksander utilisait le rétro pour braquer son regard dans celui de l'humain, qui ne réagit pas. Il la sentait, cette odeur de panique, à travers les effluves immondes des ordures.

D'un mouvement du poignet, rapidement suivi d'un autre, plus sec, la bécane hurla. Clarke avait fait tout un cirque, alors qu'ils ne roulaient qu'à trente kilomètres heures. Hallucinant. Un instant suffit à sa moto pour avaler la distance, se hissant à la hauteur de la place conducteur. Bien, et maintenant, que faire pour l'arrêter ? Avec simplement sa force brute, il n'arriverait jamais à arrêter un tel titan d'acier. Tout du moins, il en doutait. Aussi, dégageant sa main gauche du guidon, le Lycan mima le fait d'actionner une manivelle. Car, en effet, il voyait l'homme qui conduisait, à travers la vitre. Ce dernier lui lançait des regards apeurés. Effectivement, se faire poursuivre par un duo alors qu'on faisait simplement le ramassage des ordures, ça ne devait pas faire parti du quotidien.

Doucement, la vitre s'abaissa, alors que l'homme en uniforme, somme toute assez normal, bien que plutôt grand, ne le regardait qu'en coin. Au moins, il gardait un oeil sur la route. C'était déjà ça. La voix du Dieu de la Prédation résonna comme un roulement de tonnerre, alors qu'il se rapprochait de la portière.

« — ARRÊTE-TOI. »

Ce n'était probablement pas la meilleure chose à faire. Cependant, l'homme décéléra, au grand dam du blondinet, qui se préparait à faire quelque chose d'héroïque, comme dans tout bon film d'action qui se respecte. Cet être humain se révélait curieusement raisonnable, contrairement à ce qu'il avait pu voir jusque là. En fait, on aurait même pu dire que c'était une réaction... Normale..? Se reconcentrant sur sa conduite avant d'aller emboutir un mur, le Lycan arrêta son véhicule. Ou plutôt, il stationna sur place un instant, puis, épuisé à l'idée de trouver comment arrêter le moteur, s'en était écarté, et l'avait laissée tomber sur l'asphalte. Son moteur ronronnait encore que le blond se dirigeait vers le conducteur, qui descendait également de son camion. Il semblait légèrement inquiet, anxieux, à l'idée de se confronter à Aleksander. Cependant, celui-ci ne fit montre d'aucune hostilité, aussi étonnant que cela puisse paraître.

« — Merci. La demoiselle que j'ai déposé dans ton vide ordure avait oublié un colis. Dès qu'elle en sortira, on te laissera tranquille. J'aurai pu dire " désolé du dérangement ", mais c'est pas vraiment mon genre. »

Sur ces mots, il extrayait son paquet de cigarette. Et, bien évidemment, en alluma une en la glissant entre ses lèvres. Il était rare qu'il fume autant en une journée. Mais, aujourd'hui, c'était excitant. Et la suite promettait. Tendant son paquet au camionneur qui emmêlait ses doigts, toujours aussi mal à l'aise, adossé à la portière de son véhicule, qui refusa une clope, le blond commençait à s'impatienter.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Lun 2 Mar 2015 - 19:33



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Joie. Le sac noir, je venais de le trouver, et ce n'était pas pour me déplaire. Après avoir atterrit dans l'amas de détritus, je me mis en quête du colis. Ce n'était pas compliqué. Il n'était pas énorme et était emballé dans un sac noir. Même si la pénombre avait envahi les lieux, la lumière des réverbères que nous dépassions à bord de l'engin me permettait de voir par intermittence ce que je faisais. Le camion était relativement bien rempli, mais sachant que les poubelles de la Station essence étaient les dernières qu'ils avaient ramassé, je devais fouiller dans les décombres superficiels. Le plaisir qui m'avait envahi lors de mon saut de l'ange m'avait vite déserté, une fois l'odeur ayant chatouillé mes narines. Pourtant, j'arrivais tout de même à trouver ça relativement drôle, imaginant que je nageais dans quelque chose de plus glorieux. Certains possédaient assez de richesse pour emplir une pièce d'or et de pièce ayant énormément de valeur pour se rouler dedans. Moi, j'avais mes détritus. Mais je n'eus pas le courage de mettre la tête dedans. A quoi bon ? Il me suffisait de renverser les trucs de ça et delà. Empoignant les détritus à pleine main, je les relançais en arrière, tel un chien-humanisé, cherchant à creuser un trou. C'est à ce moment là, que le colis m’apparu. Tel un divin objet, une auréole jaunâtre l'entourait. Je ne su pas ce que c'était, mais je ne pris pas la peine d'y toucher pour me renseigner. Colis en mains, je me remis debout et tenta d'avancer vers la sortie, pour me jeter dehors.

Mais j'avais commis la faute. La faute irréparable de poser mon pied sur quelque chose d'instable, entraînant ma chute dans les ordures. Tombée piteusement sur les fesses, je tentais de me redresser. Mais une force invisible sembla me retenir. Je fis alors un effort grandiose pour me remettre debout, arrachant un crissement étrange. Ça ne venait pas de moi et pourtant.. Je senti un courant d'air me chatouiller le bas de la fesse droite. Colis dans la main gauche, ma main droite se hâta de se porter à l’arrière de mon pantalon. Un énorme trou béant s'y trouvait. Baissant les yeux, je vis une partie de mon pantalon accroché sur un objet crochu.
- Par les enfers..»

Le destin lui-même semblait rire de moi. Mais ce qu'il avait oublié, c'est que j'avais en ma possession une nouvelle acquisition, un bracelet censé pouvoir changer mes affaires. Mais.. Je ne savais pas vraiment comment ça marchait. Je me mis à triturer l'outil jusqu'à ce qu'une tenue se greffe sur moi. Je commençais presque à regretter mon ancienne tenue, maintenant que je me retrouvais dans cette chose étrange bleu nuit qui me collait à la peau. Le vêtement était composé d'une seule pièce, bras nu, décolleté et qui s’arrêtait juste sous mes fesses. Mais qui diable avait mis cette affreuse chose dans mon bracelet ? Pour mon grand bonheur, le véhicule s'immobilisa. Et tant mieux, car je ne me voyais pas sauter avec une telle horreur. Si je la déchirais, je risquais de ne plus rien avoir sur moi.

C'est avec la grâce d'un phoque handicapé et que je parvins à m'extraire de l'engin de fer. J'avais même perdue dans la bataille, l'une de mes chaussures. Dépitée, je retirais l'autre et la garda dans ma main, avec mon arme. Je fis le tour de la camionnette pour rejoindre Aleksander. Le conducteur me regarda étrangement. Était-ce à cause de ma tenue, ou de la crasse qui couvraient désormais certaines parcelles de mon corps ? Je n'aurais su le dire. Mon regard se posa sur le lycan .
- Moi aussi, j'ai des traces de guerre maintenant !»

Déclarais-je, en parlant de cette sauce étrange et rouge sucré qui m'avait tartiné à certains endroit. Tel un Hot-dog.
Je n'eus pas le temps d'en dire plus que je vis au loin un engin à quatre roues arriver à toute allure avant de se garer à quelques pas. Environs cinq personne se trouvaient dedans, mais deux d'entre eux seulement en sortirent pour l'instant.
Pourquoi est-elle couverte de sang cette conne ?

Mes sourcils se haussèrent en les regardant. Ils s'étaient garé en plein milieu de la route. Ah. Ça me revient. Ces deux là, je les avais déjà croisé.. Des renégats rebelles. Ils aimaient bien s'attirer les bonnes grâces des supérieurs et agissaient pourtant pour leur propres intérêts. A en croire certaines armes dans leur voiture, ils avaient probablement eu dans l'idée de me faire ma fête avant que je ne rentre avec le colis. Ennuyeux. Ma tête pivota alors sur le côté, regardant le lycan. Je ne voulais pas l'impliquer la dedans, mais j'étais prête à parier qu'il foncerait dans le tas sans hésiter.
- Si je suis sur le point de me faire tabasser, séquestrer, violer, démembrer. Vous interviendrez, Aleksander ? Parce qu'ils n'ont pas de bonnes intentions envers moi, j'imagine. Ça doit être a cause de cette tenue aguicheuse. Pensez vous que j'ai l'air de faire le tapin ?»

Questionnais-je alors le serveur, en tirant légèrement sur le bas de la robe, tout en étirant un sourire mauvais sur mes lèvres. J'en oubliais presque le conducteur du camion poubelle, sur le côté.
- J'en prend deux, vous prenez les deux autres ?»

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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Lun 2 Mar 2015 - 21:50
Alors c'était ça, l'odeur désagréable qu'il avait ressenti, quelques minutes plus tôt ? Ces relents putrescents et écoeurants ? D'autres renégats, hein ? Au moins, ils n'avaient pas l'air de venir pour lui. Quelques instants plus tôt, Clarke, sa camarade de péripétie, était ressortie de l'arrière du camion, dans une espèce de robe d'apparat, à moitié dégueulassée par les ordures. Deux d'entre eux descendirent avec une mine patibulaire, alors que les deux portières arrières s'ouvraient à leur tour. Déjà, une tension presque palpable s'était installée. L'autre appuyé contre son camion avait l'air terrifié. Tout ceci devait lui apparaître comme un règlement de compte entre deux gangs. Et visiblement, il était du mauvais côté. D'un signe du menton, il désignait la moto. Sans perdre un instant, le camionneur courait vers cette dernière, la remettait droite, et filait. Il reviendrait dans une heure ou deux, récupérer son camion.

Voilà qu'ils s'adressent à elle comme à un chien. Ceci ne concernant pas vraiment le Lycan, ce dernier concentra toute son attention sur l'Apprentie. Comment comptait-elle réagir ? Il fut surpris de constater qu'en réalité, elle lui demandait son aide. Stupéfait, et déçu. N'était-elle pas indépendante ? Elle en avait tout l'air. Ne pouvait-elle pas s'occuper de ces types toute seule ? Elle n'avait même pas blêmi devant la boucherie qui avait précédé leur rencontre. Ce n'était sans doute pas ces branleurs arrogants, persuadés d'être les maîtres du monde, qui auraient dû la refroidir. Cependant, l'aura du Dieu qui s'était jusque là résorbée, redevint oppressante, angoissante. Il n'avait pas envie de combattre. Mais sa simple présence aurait dû dissuader quiconque d'un tant soit peu raisonnable d'abandonner l'idée de se battre ici.

« — Si je suis sur le point de me faire tabasser, séquestrer, violer, démembrer. Vous interviendrez, Aleksander ? Parce qu'ils n'ont pas de bonnes intentions envers moi, j'imagine. Ça doit être a cause de cette tenue aguicheuse. Pensez vous que j'ai l'air de faire le tapin ? »

Les deux iris de la Bête luisaient. Les événements s'étaient tous rapidement enchaînés. Il n'avait à l'heure actuelle aucune envie de faire face à de nouveaux opposants. De plus, il était rassasié, de son festin de tout à l'heure.  Doucement, il avait secoué la tête, tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, bras croisés, de ses narines s'extirpant deux langues de fumée. 

« — Je n'ai pas envie de les tuer. »

C'est vrai. Après tout, il ne devait rien à cette fille. Si elle mourait ici, ce serait dommage, mais ça ne le regardait pas. Il l'avait déjà aidée parce qu'elle l'avait bien fait rire, et que c'était amusant. Mais encore combattre ?

Le Britannique comprit l'étendu de sa bêtise, après avoir tourné les talons, il s'était immobilisé. Si, il avait envie de les tuer. Il avait toujours envie de tuer. Il lui fallait en permanence un exutoire à sa violence. A sa colère. A ses pulsions meurtrières. En pivotant, il avait vu l'un des renégats se pencher vers ce qui s'apparentait au chef, avec un air méprisant sur le visage. Visiblement, ils le connaissaient. En avaient entendu parler. Ou alors, l'avait rencontré, avant de rejoindre ce petit groupe de merdeux qu'était la Guilde Noire. Soufflant à nouveau après avoir tiré sur la cigarette, il achevait sa réflexion. Déjà, il lui semblait que son sang, et son corps tout entier, se réchauffait, à l'idée de combattre. La tension était à son comble.

Alors, le chef de la petite bande braqua une arme de poing vers lui, et pressa la détente. Le Lycan n'avait perçu le désir de meurtre qu'à la dernière seconde, et n'eut pas le temps de réagir que déjà, sa chemise s'imbibait de sang, au niveau de son flanc. Le Repenti vacilla, alors que son persécuteur s'approchait à pas lents de lui, riant grassement.

« — Bah alors ? C'est ça, le Tyran ? Le " Dieu de la Prédation " ? Une pauvre merde qui n'est même pas capable de crier quand on le blesse ? »

Silence. Lentement, le blond se pliait en deux, grognant. Des images passaient à la vitesse de la lumière, devant ses yeux, alors qu'une onde de douleur se répandait à travers tout son corps. Qu'il était réceptif, à ce genre de chose. Il ne percevait plus ce qui se passait autour de lui. C'est comme si le sang qui battait à ses tempes, et son coeur qui accélérait lentement, couvrait même ses pensées. Il ne fallait pas être un génie pour considérer le changement dans l'aura du Repenti. On passait de quelque chose de passablement supportable à une atmosphère écrasante, oblitérante. Comme une mélodie sinistre dont les premières notes donnaient déjà un avant-goût. Un silence étonnamment assourdissant s'était abattu sur la scène. Comme si tous retenaient leur souffle. Les plus réceptifs s'étaient figés d'effroi. Ce type-là n'était pas quelqu'un avec qui on pouvait déconner. Il n'était pas humain. C'était un véritable monstre. Le murmure proféré par Aleksander fut audible de tous.

« — C'est bon. J'ai envie de les tuer, maintenant. Tu prends les ... Deux de gauche. »

Trop rapide. Et précis. Il s'était redressé. Avait fait volte-face, pour rencontrer le géant en treillis militaire qui servait de chef. Son visage balafré témoignait d'une expérience certaine. Mais déjà, une droite d'une force inouïe embouti son visage, l'éjectant à trois mètres de là, directement vers la portière conducteur du camion de l'éboueur. Le choc fut tel que l'acier plia, la vitre explosa sous la pression. Le regard du Lycan n'avait plus rien à voir. Il était fascinant. Presque étincelant. Il dégageait une férocité terrifiante. La lueur de cruauté et la soif de meurtre étaient aussi évidentes que le nez au milieu de la figure. Il se tenait droit, bras balants, sa cigarette à ses pieds. Son expression avait changé. Un sourire carnassier déformait ses lèvres. Il transpirait de menaces de mort. De... Menaces ? C'était bien plus insidieux que ça. Il s'agissait de promesses. Il s'enténébrait.

Il ricanait. Se contorsionnant, il rigolait doucement. Un rire hystérique. Il avait déjà passé le point de non-retour. Même pour tous ceux qui le côtoyaient chaque jour, c'était du nouveau. Les mains écrasées sur ses tempes et son visage. Comme si en cet instant précis, la Démence-même avait décidé d'investir un corps, qui se trouvait être celui du Dieu de la Prédation. Il n'était plus qu'une seule pensée, presque palpable, tant l'air devenait lourd, l'atmosphère oppressée par une force irréelle. Tout ça n'avait plus rien de normal. C'était comme si le Repenti émanait d'une peur primaire et instinctive, qui saisissait au coeur tous les individus trop proches de lui. Conservant sa tête entre ses doigts, alternant entre chuchotements incompréhensibles et rires à mi-chemin entre l'hystérie la plus profonde et le sadisme le plus malsain. Il transpirait de toutes les horreurs dont était capable le genre humain. C'était ça, ce qu'était Vasilis. Toute la noirceur de l'âme du Lycan. Caricature même de la Bête sauvage et cruelle. Car c'était ce qu'il était en train de devenir.


Ses vêtements se déchiraient, alors que des craquements sonores témoignaient du changement. Cette mélopée sépulcrale n'avait rien à voir avec le fait de craquer ses doigts, ou quoi que ce soit du genre. C'était son être tout entier qui semblait se déformer, alors que ses muscles frissonnaient, enflant. Son visage n'avait plus rien d'humain, alors qu'il était prit de violents spasmes, poussant des grognements de douleur. Il souffrait le martyre. C'est ce qu'impliquait de faire muter son corps. Sentir la moindre parcelle de son organisme éprouver le désir de tuer, et se façonner de manière à être optimisé dans cette optique... Il poussait des plaintes déchirantes, en se tordant en deux, sa voix brisée par le fleuve de souffrance qui brisait son corps.

Deux oreilles pointes se dressèrent, au sommet de sa tête, alors que son corps, nu, au milieu des lambeaux de vêtements déchirés, se couvrait d'une épaisse fourrure noire et hérissée. Ses mâchoires se disloquaient, se brisaient, se réajustaient, devenant un abîme putride bordé de crocs vicieux, tandis que ses muscles roulaient, achevant leur croissance. Les craquements se firent de moins en moins fort, alors que ce qui se tenait à la place du Serveur rejetait la tête en arrière. Ce fut d'abord une voix humaine, qui gémissait de douleur. Puis...

Le rugissement assourdissant qui jaillit de sa gueule aurait cloué sur place n'importe qui. Résonnant de puissance. En même temps, le tableau de bord du camion se détraqua, après l'impact. L'homme qui l'avait percuté, avant de s'effondrer sur l'asphalte, désarticulé comme une poupée de cire, la nuque brisée, avait probablement légèrement déformé l'avant du véhicule. Aussi, un DVD déjà à l'intérieur se mit en marche, contrastant atrocement avec la situation. Et ça promettait.


La Bête ramassait sa musculature. Elle était immense. Presque deux mètres et demi. Une machine de guerre. Il fallait être fou pour faire face à un tel monstre, dont la gueule s'entrouvrit sur des rangées de crocs abominables.

It's hunting time.
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Re: [Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ? - Lun 2 Mar 2015 - 23:10



Personne ne le tient en laisse l'animal ?



Un hochement de tête ? Sérieusement, il allait me laisser les cinq nabots pour moi seule ? Mon nez se retroussa légèrement. C'était à mon tour d'être déçue. Je lui répondis par un simple haussement d'épaule avant de lui tourner le dos et de m'avancer d'un pas. Bon admettons. Deux seulement étaient sortis. Je connaissais le pouvoir de quatre d'entre eux. Il me suffisait donc de m'en prendre au plus balèze pour commencer, ou du moins, celui qui avait des attaques les plus agressives, celles qui me feraient le plus de dégâts. Ensuite, si je paralysais l'un des membres d'un des gars, la surprise le gagnerait, je pourrais donc m'en servir. Ce n'était pas infaisable. Seulement, les dommages collatéraux se feraient probablement plus lourds. Plus conséquents. Cette fois, si l'on me brisait un bras, il ne réapparaîtrait pas comme à la fin d'une simulation … Risque à prendre. Dans tous les cas, je ne savais ni conduire le cheval à deux roues, ni courir plus vite qu'un engin de fer. Connaissant Silas, il ne me laisserait pas partir, dans tous les cas. Il pouvait être stupide et arrogant, avec quatre renégats sous ses ordres et un engin de fer qu'il savait piloter, je ne risquais pas de les semer.

En parlant de Silas, celui-ci sorti à son tour de l'engin de fer. J’eus un léger recul, en entendant cet étrange bruit qui sortait de l'outil que le chef des renégat venait de pointer en direction du serveur. Qu'était-ce donc ? Tournant la tête pour regarder derrière, je vis le lycan, avec ce qui s'apparentait à une nouvelle blessure. Du sang frais venait engorgé sa chemise. Ça allait être difficile à récupérer à force, j’espère qu'il avait une esclave douée pour lui laver tout ça. J'ouvris la bouche, pour demander à Aleksander si ça allait, mais un frisson me donna la chair de poule sur les avant bras. Sa vitesse.. Sa force..
- Fascinant .. »

Lâchais-je, dans une contemplation dubitative, alors que le lycan venait de soulever Silas pour le dégager dans un vol plané. J'observais, tandis que Aleksander se tordait désormais dans tous les sens. Faisait-il une crise d'épilepsie ? Sourcils légèrement froncés, je ne pouvais qu'être témoin de la scène, comme les autres spectateur du camps d'en face. Cette manière de se mouvoir.. Mes deux mains remontèrent sur mes lèvres alors qu'un sourire naissait de nouveau sur mon visage. Je regardais l'homme devenir bête. Merveilleux. Cette douce agonie, ce chant d'ossement craqué... Autant cela aurait pu me dégoutter quelque peu, autant sur ce coup .. C'était ma première fois. La première fois que je voyais un homme bête depuis mon retour dans ce monde. J'avais vu pas mal de chose lors de ma vie en Grèce antique. Mais un homme-loup, espèce inconnue au bataillon. Seul en témoignait les livres et les films.

Abaissant mes dix doigts, je fis alors demi-tour, moi aussi. Menu fretin au dîner, pensais-je alors que surgit de nul part, un étrange chant. Je fis de nouveau un pas en avant, délaissant le lycan. Avait-il besoin de moi ? Non, les renégats devraient plutôt s'en prendre à moi, si ils avaient l'espoir de rester en vie. Lâchant le colis sur le sol, je me mis en marche en direction de la voiture. Il ne me restait que deux encombrements. Mon Kopis et ma chaussure. L'homme qui m'avait insulté tout à l'heure avait le regardé légèrement tourné, vers Aleksander. J'en étais presque vexé, lui balançant la chaussure qu'il me restait dans les mains, en plein dans sa tête d’affreux.

Le renégat tira une sale tronche et mit la main de sa poche. Il en tira un étrange objet métallique dont il arma sa main (poing américain). Je fis la moue en m'approchant. La musique semblait assez comique en arrière plan, mais je ne devais pas me déconcentrer sur un détail pensais-je, en mouvant mon corps sur le coté gauche, alors que le gars venait de lancer son poing vers moi. Esquive esquive, rien de bien difficile, pensais-je, en me baissant légèrement, pour parer un éventuel coup. Enfin, tout est relatif. Avec une « robe » aussi moulante qui collait autant à ma peau, c'était limite génant. Légèrement sous le renégat, je me servis de mon élan pour me redresser pour lui coller une droite dans la mâchoire. Trop facile. Enfin, si les pouvoirs du renégats n'étaient pas si chiant. Il n'était pas bien fort, mais chaque coup donné risquait de me faire mal. Son corps était aussi chaud que de la braise, c'est pourquoi, après l'avoir frappé, j'esquissais un mouvement de recul, secouant ma main droite. L'enfoiré. On devinait les marques d'une futur brûlure sur mes phalanges. Je ne pouvais le toucher de mes mains, mais mon Kopis, lui, le pourrait. Le renégat, bien qu'un peu sonné se ressaisit vite et m'adressa un royal sourire.

Je fis changer mon arme de main, passant à l'offensive. Le Kopis, bien encré dans ma paume se mit à danser dans les airs, suivant les mouvements que je lui faisais faire. Le renégat, ne sachant pas réellement comment se débarrasser de l'arme tentait de donner des coups dans ma lame. Je fis distraction. Trop connecté à viser ma main droite, le renégat, également droitier, se pencha en avant en essayant de cogner cette dernière. Je fis alors tourner légèrement mon corps, sur la droite, afin de me retrouver de profil au renégat. Mon coude gauche cogna derechef le plexus de l'homme. Il recula, souffle coupé. Pendant que de nouveau, je tournais de nouveau, sens inverse, pour venir cogner sa tempe avec le manche de mon Kopis. A peine venait-il de s'écrouler au sol que mon pied en remis une couche, frappant son ventre. Mais je regrettais déjà mon geste.
- Ayayaya ! »

Bredouillais-je, en essayant de souffler sur mon coude en sautant sur place, comme pour apaiser la brûlure de mon coude.
© Ethan


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[Terminé] Personne ne le tient en laisse l'animal ?
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