Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

[Quête - Prendre un coup de vieux] Un secret bien gardé

Invité
avatar
Invité
[Quête - Prendre un coup de vieux] Un secret bien gardé - Sam 28 Fév 2015 - 17:14
Tic tac.

Le cliquetis familier d'une horloge qui égrène les heures, les minutes, les secondes.

Tic tac.

Celui qui avance inlassablement, les ailes ouvertes sur le monde et qui a la patience de lutter infiniment, de pousser ses adversaires dans leurs derniers retranchements.

Tic tac.

Quelqu'un a-t-il pu un jour vaincre le Temps ?

Elione regarda l'horloge arrêtée une fois de plus. Pourquoi personne ne la réparait ? Pourquoi personne n'entretenait cet espoir fugace pour pouvoir vivre une seconde vie sans fin ? Était-ce volontaire, pour rappeler aux apprentis-dieux qu'un jour leur heure viendrait à nouveau ? Elle soupira.

Le temps était pour elle une grande question. Elle avait vécu ce qu'elle estimait être sa "vraie" vie pendant quatre-vingts longues années, remplies de joies, de crises, de droiture et d'infidélité, de piété et de défi envers le Très-Haut, de toutes sortes d'émotions, d'actions contradictoires. Elle avait vécu en se disant qu'elle s'éteindrait pour ne plus jamais revenir et veiller sur les siens depuis le ciel. Jamais pourtant elle n'avait vu le ciel. Elle avait erré de par le monde, observé, écouté huit siècles durant. Et elle était finalement revenue à l'état de chair et d'os vivants, son corps rajeuni de même que sa volonté. Quel âge avait-elle en fin de compte ? Quatre-vingts ans ? Huit cent quatre-vingts ? Peut-être neuf cents si l'ont comptait les années déjà écoulés dans cette enveloppe ? Devait-elle le décider elle-même ?

Une sorte de sanglot la tira de cette réflexion épineuse. Elle se tourna de côté pour voir un apprenti-dieu à ses côtés, regardant lui aussi l'horloge. L'aura qu'il dégageait était plus forte que la sienne mais elle ne se démontait plus devant ce genre de personnes. Plus depuis qu'elle s'était battue aux côtés de certaines d'entre elles. Son visage était celui d'un homme d'une trentaine d'années au sommet de sa forme. Les pommettes roses, les joues bien dessinées, le nez droit, les yeux alertes. Pourtant... Pourtant il se retenait de pleurer.

A cette heure de l'après-midi, ils étaient seuls. La plupart des élèves étaient en cours ou dans les jardins à paresser au soleil. Elione, encyclopédie en main, avait pris le chemin de la bibliothèque pour emprunter de nouvelles choses, quand l'horloge avait stoppé ses pas. Mais depuis quand était-il arrivé ?

Il se tourna vers elle, essuyant ses larmes d'un revers de manche.


"Vous aussi, vous vous demandez ce que nous allons devenir ?"

Surprise, l'ancienne reine ne sut que répondre. Elle se tourna vers lui, hocha la tête.

"Je suis à la fois reconnaissant envers Deus et à la fois en colère après lui pour nous avoir ressuscités en tant que dieux sans nous donner l'éternité ! Le propre d'un dieu n'est-il pas de guider à jamais les êtres de l'autre monde ?
-L'autre monde ?
-Celui des humains. Notre ancien monde en quelque sorte.
-Je ne sais pas... J'ai toujours cru en Dieu sans savoir réellement qui il était. La simple pensée de savoir qu'il était là quelque part et veillait sur nous me suffisait, et parfois m'irritait. Je n'avais jamais pensé auparavant que lui, le Très-Haut, le Tout-Puissant, pouvait vieillir comme n'importe quel Homme.
-Ce que je ne comprends pas, c'est que Deus nous a offert un nouveau départ, avec la conscience de nos précédentes existences. Il nous a également donné du pouvoir et le moyen d'apprendre à le contrôler. Cette académie est parfaite pour créer des dieux sans défaut et malgré tout nous vieillissons ! Un jour nous mourrons, et il lui faudra tout recommencer ! Pourquoi ? Nous avons été choisis... et pourtant... nous allons mourir de nouveau...
-S'il n'y avait pas la mort, nous la créerions en nous battant pour acquérir des terres, de l'espace où vivre. Grâce à la fin, nous savourons chaque instant... je suppose.
-Je suis mort à l'âge de treize ans. Dans un accident de bus. J'ai vécu plus longtemps dans cette vie que dans la précédente, et pourtant j'ai l'impression de n'avoir rien vu du monde et que je pourrai jamais en voir assez pour être satisfait. C'est pourquoi j'ai fait des recherches. Il y a peut-être un moyen de contrecarrer cela ! Mais j'ai besoin d'aide pour y parvenir..."

L'apprentie-déesse écarquilla les yeux et se figea. Essayait-il de la faire marcher ou bien existait-il vraiment quelque chose pour cesser de vieillir ? Mais pourquoi lui en parler à elle alors ? Comme ça, en pleine allée ? Malgré elle, elle se rapprocha de lui, hypnotisée par cette promesse d'acquérir du temps. Rien qu'un peu plus de temps...

"Quel genre d'aide vous faut-il ?
-Vous seriez prête à me suivre ?
-Je... J'avais certaines croyances avant d'arriver ici, que ce lieu m'a enlevées... S'il existe un moyen de ralentir notre vieillissement, je souhaite le connaître ! Ainsi je pourrai décider si je veux enfin connaître le repos ou pas encore...
-Mieux ! J'ai trouvé bien mieux ! Il ne s'agit pas de ralentir le temps, mais de l'arrêter. Vous cesserez de vieillir. A tout jamais.
-Vraiment ?"

Lui faisant signe d'être discrète, l'homme l'entraîna dans un endroit un peu plus isolé et sortit de sa veste un morceau de papier froissé. Étaient inscrits dessus des dates, des lieux, des événements. Elle entrevit le nom de Nicolas Flamel parmi d'autres, se demandant ce que cela pouvait signifier.

Pendant une bonne heure, l'apprenti-dieu lui expliqua que de nombreuses recherches avaient été menées depuis l'Antiquité pour découvrir le secret de la vie éternelle. Les Grecs procédaient régulièrement à des offrandes pour Hadès, les Égyptiens édifiaient de véritables labyrinthes magiques surprotégés pour leurs pharaons, seuls dignes de perdurer dans l'invisible, les Romains adoptaient les premiers principes de magie noire, qui avaient perduré pendant le Moyen-âge et donné lieu aux exécutions des sorcières, et des assemblées obscures étaient parvenues à perdurer pendant les temps suivants, plus secrètes et difficiles à retrouver les unes que les autres.
Après trois longues années de recherche, l'apprenti entrevoyait la possibilité qu'un ouvrage subsiste dans la bibliothèque de Deus mais il ne pouvait pas y accéder à cause d'une barrière magique limitant l'âge et un certain niveau de pratique de la zone dans lequel il était entreposé. Sans compter les possibles autres protections. En clair, il avait besoin d'un complice plus jeune pour mettre la main dessus. L'idée dérangeait la souveraine. Elle allait prendre le risque qu'on la soupçonne de vouloir tromper Dieu lui-même sans être certaine de trouver la plus petite information. Néanmoins elle accepta d'aider l'apprenti. L'histoire la dépassait et la fascinait en même temps.

Les jours suivants, elle s'appliqua à chercher autant que son temps libre le lui permettait. Sa zone de recherche, extrêmement précise, était effectivement par de nombreuses restrictions : puissance, ancienneté dans l'établissement, taux de fréquentation de la bibliothèque recommandation des professeurs, et d'autres encore... Si les critères généraux ne posaient aucun problème, elle avait juste ce qu'il fallait pour pouvoir poser le pied dans l'endroit demandé. Les sujets étaient plus occultes les uns que les autres, et lorsqu'elle devait se justifier pour les explorer, elle ne savait pas toujours quoi répondre. Les enseignants des matières théoriques avec lesquels elle s'entendait bien et qui avaient apposé leur accord au bas des formulaires de demandes mettaient tout cela sur le besoin de savoir qu'elle démontrait depuis le premier jour où elle avait poussé les portes de la bibliothèque. Leur offrir des demi-vérités comme elle le faisait dérangeait sa conscience, au point que son sommeil s'était détérioré et qu'elle ne fermait presque plus l’œil de la nuit.

Et puis, par hasard, elle tomba sur un ouvrage intitulé "Livre de Vérité" un matin. Tout d'or et de cuir d'une rare qualité, le livre la mit d'abord en confiance, puis instaura un sentiment de malaise en elle. Comme si elle savait qu'il contenait ce qu'elle voulait mais la mettait à l'épreuve de l'ouvrir. En regardant bien, elle avait découvert des scellés qui indiquaient la présence d'un sortilège se déclenchant à l'ouverture. Celui-là cependant, elle ne l'avait jamais vu et ignorait quelle condition il exigeait.

Elle retint son souffle. C'était un ouvrage qu'elle ne pouvait pas emprunter, bien sûr, aussi devait-elle tenter l'expérience en pleine salle de réserve, avec le risque qu'on la surprenne comme une voleuse. Elle avait promit à l'apprenti, mais de là à aller jusqu'au bout d'une affaire aussi louche... devait-elle le faire ?
Elle posa le livre sur une table, l'ouvrit.

Une formidable lumière la baigna de son rayonnement doré, elle eut le sentiment qu'un esprit ou quelque chose du genre la sondait, se promenait à travers son corps sous forme d'une sensation chaude et sans frontière. Tâchant de la supporter, elle tourna les pages patiemment, oubliant presque le but de sa recherche. Le simple fait de poser les doigts sur les pages était un mystère en lui-même, il y avait quelque chose de magnifique à cela. Elle étudia le livre des jours durant, prenant son temps pour en mémoriser chaque ligne, quand bien même elles n'avaient aucun rapport avec son objectif de départ. Il traitait des vérités du monde comme elle ne l'avait jamais imaginé, exposant la vérité nue sur de nombreux phénomènes pour les expliquer ensuite sous un angle plus... divin.
Lorsqu'elle referma la dernière page, un étrange sentiment de plénitude l'avait envahie. Elle ne craignait plus la poursuite de sa quête, mais l'abordait avec plus de sagesse. Il existait bel et bien une potion capable de stopper les effets de la vieillesse, et le nom d'Anselme d'Arbogastro apparaissait à plusieurs reprises. La question était de savoir où trouver ce personnage, disparu des mémoires depuis longtemps déjà.

Plutôt que d'en parler à son camarade apprenti qui désespérait d'avoir la réponse à son mal-être, Elione décida de poursuivre ses investigations. Personne dans la bibliothèque ne connaissait cet homme. Les professeurs qu'elle interrogea non plus. Aucune trace de lui dans les archives ou le registre des élèves, pas plus que dans les arènes ou les clubs. Il était tout simplement introuvable.

Ne sachant plus trop où chercher, le belle blonde en arriva même à errer dans les endroits qu'elle savait louches, comme cette allée où elle avait rencontré la gluante créature qui était devenue sa "jumelle", ou ce couloir dans laquelle elle avait été transformée en statue durant la nuit. Elle s'approcha même des jardins entortillés et du fameux labyrinthe de tous les dangers où seuls les plus aguerris osaient s'aventurer. Rien.

Ce fut un jour qu'elle se promenait sur le marché pour remplacer ses tenues de combat usées qu'elle remarqua une vieille boutique poussiéreuse dans une ruelle délaissée par la foule. C'était un antiquaire qui collectionnait les objets de tous les temps, depuis la tablette d'argile mésopotamienne soigneusement encadrée sous verre jusqu'à la machine à écrire hoquetant dès qu'on appuyait sur un reste de touche. Il avait un livre en main,
De la Mort et de ses secrets, sur lequel elle reconnut le sceau de celui de la bibliothèque et ne put s'empêcher de l'observer. L'antiquaire leva les yeux vers elle au bout d'un moment, suivit son regard et un sourire énigmatique naquit sur ses lèvres.

"On s'intéresse aux frontières les plus méconnues de la magie jeune fille ?
-Comment ? Non c'est juste que... j'ai déjà vu ce symbole. Je me demandais à quoi il correspond.
-Déjà vu hein ? Vous faites donc partie des initiés.
-Des initiés ?
-Ce symbole est une marque que seuls les grands ce monde peuvent voir et braver. Les personnes que l'Histoire a retenu pour ce qu'elles ont accompli, qu'il s'agisse de massacres ou d'actes de foi extraordinaire, de fait d'armes ou de règne pacifique tel qu'on voudrait en vivre pour toujours. C'est une sorte de sceau de reconnaissance si je puis dire. Cela signifie que votre main est noble et votre cœur transcendé par son existence première. Qui étiez-vous autrefois, jeune apprentie-déesse ?
-Je... Ce n'est pas important...
-Bien sûr que ça l'est ! Vous êtes à la recherche de l'immortalité, et celle-ci n'est pas accordée à n'importe qui ! Si vous n'en êtes pas digne, vous vous brûlerez les ailes..."

La reine resta un instant interdite, le regard passant de la marque aux yeux perçants de cet intrigant antiquaire. Il vérifia que personne ne pourrait les entendre, puis l'invita à le suivre dans l'arrière-boutique, où de multiples pierres et objets plus incongrus et indescriptibles les uns que les autres s'entassaient.

"Si vous parle d'un certain Anselme d'Arbogastro, cela vous évoque-t-il quelque chose ?
-Le créateur de la fiole d'éternité !
-Chut ! Eh bien oui... c'est moi.
-VOUS ?! Mais vous devriez être mort depuis... depuis des siècles !
-Pas si fort voyons ! Comme vous... si je ne m'abuse.
-Certes oui mais... même en tant que dieu vous... les dates ne correspondent pas... à moins...
-J'ai créé ce sceau de façon à ce que seules les personnes comme vous puissent remonter à moi, et j'ai créé cette fiole pour pouvoir vous enseigner à tous la terrible vérité de l'immortalité... Asseyez-vous je vous prie, je vais vous servir du thé."

Elione obtempéra, ne cherchant pas à comprendre l'impensable moment qu'elle était en train de vivre. Cet homme avait le pouvoir de rendre tous les dieux éternellement jeunes, de leur garantir l'immortalité du temps, et il vivait là comme un simple antiquaire gagnant mal sa vie dans une rue sombre et douteuse. Elle le remercia pour le thé puis attendit qu'il daigne parler de nouveau :

"Les gens pensent tous que la jeunesse éternelle est un cadeau. En vérité, voir ceux que l'on aime mourir les uns après les autres, le monde qui change sans vous, attirer la suspicion et la convoitise... vous devez déjà connaître tout cela je suppose ?
-Oui... En effet... pourtant j'ai été heureuse de revenir... De recommencer...
-Et vous vous en lasserez sûrement plus tard, quand vous penserez être arrivée au bout de vos peines et de vos découvertes. Pour quelle raison cherchez-vous ce secret dans ce cas ? Soyez honnête.
-Je voulais aider une personne qui n'a pas connu la vieillesse dans sa précédente existence. Je pensais qu'elle... Je pensais à... Il m'a émue voilà tout ! Je n'ai pas réfléchi..."

L'antiquaire sourit. Et ce simple mouvement de lèvres lui fit remarquer combien elle n'arrivait pas à mettre d'âge sur son visage. Ses rides, il en avait, étaient à peine marquées. Ses yeux riaient comme ceux d'un enfant curieux, ses mains semblaient calleuses comme celles d'un vieillard, sa voix était à la frontière entre la maturité et la fraîcheur de l'adolescence. Chaque partie de lui semblait doté d'un temps différent. Il prit sa main dans la sienne, ouvrit le livre De la Mort et de ses secrets, et le lui tendit sans le lui faire toucher. A la surprise de la jeune femme, les pages étaient vides. Elle le regarda sans comprendre.

"Votre geste est compréhensible, mais sachez ceci : la potion de j'ai mise au point n'a pas le même effet sur tout le monde. La nature de chaque être humain diffère, et cette différence peut s'accentuer suivant les actes accomplis pendant le précédent vécu. Ma formule ne fonctionne que sur les humains déjà choisis par Deus pour un nouveau destin, et mieux encore sur ceux, comme vous, qui aviez une part du monde entre vos mains et qui avez acquis l'immortalité une première fois en marquant les mémoires de tout un peuple, voire plusieurs. Sachez également qu'il existe d'autres hommes comme moi qui ont tenté d'approcher Deus d'un peu trop près. Ils ont réussi à offrir la jeunesse à d'autres qui ne le méritaient pas. Vous en rencontrerez possiblement. Vous en avez même peut-être déjà croisés. Et ces personnes utiliseront ce cadeau de diverses manières. Mais n'oubliez jamais ce que vous étiez dans le passé si vous buvez le contenu de cette fiole ! Car si votre nature profonde change... vous tomberez aussitôt en poussière !"

D'un mouvement brusque, il fit plonger le bras de la souveraine dans le livre, et il s'y enfonça comme dans un sable mouvant. Elione prit peur et tenta de le retirer, mais la poigne de l'antiquaire l'en empêcha. C'est alors qu'elle sentit quelque chose qui ressemblait à du verre sous ses doigts. L'homme lui souriait toujours. Le sceau sembla réagir à ce contact inattendu et la même lumière dorée que dans la bibliothèque surgit pour venir baigner l'apprentie-déesse de ses sensations bienfaisantes. La reine aux lys et aux léopards s'empara des objets sous ses doigts et retira lentement son bras de l'ouvrage, qui cessa alors de briller. Le nom d'Aliénor d'Aquitaine s'inscrivit en lettres carolines sur l'ouvrage vierge, avant de disparaître Deus seul savait où.

"Le sceau vous a reconnue et accordé ce que vous cherchiez, Votre Altesse. Reste à savoir si vous en ferez usage pour le meilleur ou pour le pire. Vous pouvez aussi ne pas en faire usage. Quant à votre ami, une goutte par jour, pas une seule de plus, lui permettra de stopper sa vieillesse d'un an. Mais vous pouvez omettre de lui raconter ce détail. Le flacon contient exactement 100 gouttes. Pour vous, dès la première goutte, l'effet sera immédiat. Bonne chance."

Elione baissa la tête pour s'apercevoir qu'elle tenait deux fioles dans la main, remplies d'un liquide bleu lapis-lazuli qu'elle n'avait jamais vu nulle part. Le temps de relever la tête pour lui poser des questions, l'antiquaire avait disparu. Elle sortit de la boutique, vide, cachant les précieuses fioles dans une poche intérieure de sa tunique, puis retourna à l'académie. Quelle étrange rencontre était-ce là... Quel homme insondable était cet Anselme...
Suivant son conseil, elle expliqua à l'apprenti qui l'avait mis sur la route de toute cette histoire de ne prendre qu'une goutte par jour jusqu'à ce que le flacon soit vide, sans préciser les effets du breuvage, puis, après avoir été mille fois remerciée, retourna dans sa chambre. Là elle examina le flacon sous toutes ces coutures. Devait-elle l'utiliser ? La jeunesse éternelle...

Elle avait peut-être l'éternité pour se décider.
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 20
♠ Petits messages : 830

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
8043/2000  (8043/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Quête - Prendre un coup de vieux] Un secret bien gardé - Dim 1 Mar 2015 - 17:22

Faut-il vraiment faire confiance à ces gens si facilement ? Qu’est-ce qui prouve que ce que ce marchand a raconté à Elione est vrai ? Un tour de passe-passe et une explication capillotractée suffisent à convaincre cette noble dame ? Naïve ! La seule chose sûre, c’est que l’apprentie a donné la potion au commanditaire sans même la tester auparavant… de ce fait, elle a peut-être aidé un dangereux renégat à tuer un apprenti dieu. Et peut-être sera-t-elle empoisonnée à son tour quand elle décidera de l’utiliser sur elle.
Non ? Et pourquoi pas ?

Tic tac.

Alors, prendra ou prendra pas ?
:devil:

Dans tous les cas, le texte est propre et la petite histoire est très sympathique !
Et comme on peut toujours faire mieux que mieux, nous attendons tous la suite avec impatience !

Elione d'Elande : 385 xps + 200 xps bonus quête

Xps attribués : Yep
[Quête - Prendre un coup de vieux] Un secret bien gardé
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Quête] Prendre un coup de vieux [Solo]
» [Quête - Prendre un coup de vieux] Une potion de jeunesse?
» [Quête] Prendre un coup de vieux : à la recherche de la pierre Philosophale
» Attends-toi à te prendre un coup de pied invisible dans le cul.
» Coup de vieux l blé et kali

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Place de l'Horloge-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page