Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

[Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
[Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Lun 16 Fév 2015 - 1:25



Viens mon enfant



« Ce n'est pas encore l'heure, Griffin ». Je le savais tout ceci, alors pourquoi prendre le risque de me convoquer au sein même de l'académie, de me dire de sortir de là, de venir dans le monde des humains, pour au final me dire « ce n'est pas encore l'heure »... Agacée de me déplacer pour rien, je décidais néanmoins de rester un peu sur place. Maintenant que j'avais fait le déplacement, je n'avais pas envie de rentrer là haut tout de suite. Ça m’amènerait à quoi ? Me questionnais-je, en avançant dans la rue. Ce n'est pas comme si quelqu'un m'attendais là haut, mis à part ma vengeance personnelle. Mais cela pouvait attendre. Un homme me percuta pendant que je sortais de la ruelle. Il regardait son appareil électronique. Encore un avec cet engin, ça avait le don de m’insupporter. L'homme me regarda, de haut en bas de manière grivoise. Dégueulasse. J'avais envie de prendre son joli visage et de lui faire racler le bitume.

Au lieu de quoi, je repris mon chemin. Non Clarke, pas de bêtises. Il y a des apprentis dieux qui se baladent par ici. Fais toi prendre à tabasser un humain et c'est fini pour toi, tu passeras pour une hystéro-renégate.

- … »


Débouchant de la grande place, je venais de pénétrer dans le quartier des affaires. Mon cœur manqua un battement. J'avais cru apercevoir une silhouette d'une grande beauté. Je la cherchais désormais des yeux, mais plus rien. Elle avait disparue. Secouant la tête, je reportais mon attention sur mon environnement. Il y avait beaucoup d'hommes, bien habillés. Enfin, je crois que c'est le terme qui convient, car personnellement, je trouvais ça plutôt laid, comme manière de s'habiller. Un costard, qu'ils appellent cela ? A mes yeux, rien ne mettait plus en valeur le corps d'une femme qu'un chiton grec, sans manches. Quant aux hommes, l'exomide, la variation du chiton pour homme, était tout ce qu'il y avait de plus attirant, laissant une épaule nue (même si en soit, cet habit était destiné aux ouvriers et aux esclaves). Mais non. Les habits aujourd’hui se portaient près du corps. Plus de liberté du corps. Je posais mon regard ici et là, détaillant chaque vêtement, chaque corpulence. Remontant mon bras contre mon cœur, je fis une halte devant ce qu'on pourrait nommer « un commerce ambulant ». Devant moi se trouvait ce qui semblait être un vendeur de gourmandises ?

- … Gaufre ? »


Haussement de sourcil. Qu'est ce que c'était, gaufre ? Sur la défensive, je m'approchais quelque peu. Que faisait cet homme dans le quartier des affaires ? Son engin de couleur bleue ciel avec pleins de dessins dessus m'intriguait. Musique. Il faisait de la musique maintenant ? Je fis un bond en entendant les premières notes sortirent de cet engin. Comme l'aurait fait un chat, j'avais pris du recul, me cachant à moitié derrière une grosse sculpture en forme de cône jaune, avec deux boules de couleurs qui en sortaient. Intriguée, mon regard allait et venait entre la sculpture d'un mètre quarante derrière laquelle je me cachais de manière pas discrète étant donné que je la dépassais de beaucoup, et le truc bleu qui faisait de la musique. Quel était donc cette sorcellerie ? Contournant la sculpture, je revins à la charge, sur la pointes des pieds et en doublant toute la file d'attente pour me positionner pile devant les protection en verre. Celle-ci semblaient protéger ce qui avait l'air d'être de la nourriture. Dans mon dos, j'entendais déjà pester les personnes qui se tenaient en file indienne. Qu'avaient-ils donc à rouspéter encore ? Les humains sont d'un barbant ! Ils sont plus utiles quand ils font la guerre que lorsqu'ils braillent pour rien dire. Leur taper dessus ? J'en rêvais aussi, tout ce qui râlent pour rien méritaient une correction. Mais non. D'un petit demi-tour, j'esquissais un sourire gêné et balbutia quelques mots.

- Excusez-moi .. Je... je voulais juste regarder ces mets.. je ne connais pas ... »


Cet air mijaurée ne collait pas du tout à ma personnalité. Mais si l'on ne connaissait pas mon passé, le talent d'actrice était parfait. Les badauds cessèrent alors de râler, presque attendri, et  me laissèrent admirer ce qu'était « gaufre ».
© Ethan


Dernière édition par Clarke Griffin le Mer 11 Mar 2015 - 22:24, édité 1 fois
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Lun 16 Fév 2015 - 21:50


Collée à son écran de portable, Maya envoie des SMS, par-ci, par-là. Contrairement à beaucoup d’autres êtres vivants dotés de ces machines diaboliques, qui se promènent d’ailleurs en ce moment même sur cette Grand-Place, la déesse s’est arrêtée et s’est adossée à un mur avant de pianoter sur l’écran tactile… question de politesse et de bon sens. Il existe bien des voies réservées à ceux qui ont les yeux fixés sur leur téléphone - voies par ailleurs partagées avec les personnes fortement alcoolisées -, mais il ne faut pas abuser. Quand on a une éternité devant soi, on peut bien prendre trois-quatre minutes pour s’arrêter et bien faire les choses, non ?

Vêtue de sa veste blanche, de sa robe bleu et noir et de ses collants noirs, la jeune femme se fond parfaitement dans le paysage, même si elle pourrait apparaître extravagante aux yeux de certains. Quelques regards se tournent vers elle pour la reluquer, mais pas trop. Les gens sont pressés, certains courent même dans tous les sens pour ne pas rester dans la rue trop longtemps. Après les attaques et avec les menaces constantes qui pèsent sur leurs villes, les humains ont sûrement raison de paniquer… même si la mort n’a rien d’horrible ni d’extraordinaire, les dieux en conviendront. Pour le reste, ce sont des touristes qui prennent n’importe quoi en photo, à commencer par les hauts buildings… et les jeunes femmes qui s’y adossent en même temps, au passage, sans faire exprès.

- Allô ? Oui, c’est moi, je suis sur place. Vous dites ? Trop tard ? Déjà… ? Mais… mais… j’étais censée être toute seule… pourquoi est-ce que quelqu’un d’autre… ? Comment voulez-vous que… Oui… Oui… D’accord… ce n’est pas grave, je ne vous en veux pas… Merci…


Elle raccroche et soupire un bon coup, dégoutée : une mission échouée, une. Quelqu’un d’autre, de bien intentionné ou non, a fait le job à sa place. Comment a-t-il été mis au courant d’une mission que Maya devait accomplir seule dans le monde des humains ? Pourquoi l’empêche-t-on de travailler, d’engranger de l’expérience et tenter de s’améliorer ? Mystère.
Maya glisse son portable dans sa poche et soupire encore. La voilà qui se met à marcher sur le trottoir, les yeux baissés, attendant la suite des événements comme on vient de le lui demander. En gros, cela signifie « quartiers libres jusqu’à nouvel ordre ». Peut-être qu’elle ferait bien de prendre la route de l’académie dès maintenant pour se reposer dans sa chambre ou s’amuser avec Yanina… ou peut-être qu’elle doit plutôt rester disponible et sérieuse, au cas où quelque chose viendrait à arriver.


Après tout, ce ne sera que du temps perdu bêtement… comme toujours… ce n’est pas grave.

La mélodie du marchand de glaces ambulant résonne bientôt dans la rue. Bizarrement, le cerveau de la demoiselle extrait un souvenir de sa mémoire, un goût, une saveur de vanille qui vient directement se loger sur sa langue, entraînant un début de sécrétion de salive dans sa bouche et un message de son estomac qui crie… « je suis vide, accorde-moi une gourmandise ». La jeune femme déglutit en se touchant le ventre, se demandant comment on peut avoir envie de manger une glace par un temps pareil. Ce n’est pas l’été, il ne fait pas si chaud… ce n’est donc pas le moment. Mais, encore une fois, trop tard, ses jambes ont fait le boulot à sa place : la voilà près de la camionnette bleue, à regarder les gourmandises proposées.

Maya sort à nouveau son portable, lance l’application de son appareil photo, vise le comptoir et capture l’image de ces délices dans la mémoire de son téléphone. Parmi ces merveilles de beauté et d’appétissance, elle a également capturé par mégarde l’image de cette femme… et elle ne s’en aperçoit qu’après avoir envoyé la photo à sa collègue de chambre, accompagné du message « Yanina, je te souhaite un bon appétit ! À ce soir ! ».

- E… excusez-moi madame, je vous ai pris en photo sans faire exprès. fait-elle, poliment, en s’adressant à cette femme. J’espère que ça ne vous dérange pas, je visais juste les…


En plongeant ses yeux dans les siens, elle ressent tout de même quelque chose d’incroyable, tout à coup. Quelque chose à base de brouillard rose, de cœurs qui flottent, de roses qui s’ouvrent, de Cupidon tirant des flèches et transperçant des cœurs au hasard à tout va… Et, après avoir elle-même été touchée, elle secoue la tête et se frotte les yeux, avant de les rouvrir sur un monde redevenu… normal. Pendant quelques secondes, on peut dire que ça aura été… électrique.

- … les… choses… appétissantes, pour faire envie à une amie. D’ailleurs, j’espère qu’elle n’interprétera pas mal mon message quand je dis « appétissante »…

Elle reporte son attention sur son portable, se demandant si elle ne doit pas envoyer un second message pour corriger… mais ça se verrait trop, ce n’est juste pas possible. Mieux vaut espérer que ça passe inaperçu.


Dernière édition par Maya Tensho le Mar 17 Fév 2015 - 20:27, édité 1 fois
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Lun 16 Fév 2015 - 23:59



Viens mon enfant



Gaufre au sucre, au nutella ou à la confiture ? Qu'était ce nutella ? Ce pays allait me rendre folle ! Autant confiture, je pouvais presque le comprendre, car de ce que j'avais compris, il y avait des fruits dedans. Mais alors nutella... Était-ce une sorte de pâtée de miel brûlée ? La couleur marron faisait penser à un vieux bourguignon. Pourtant la texture.. Peut-importe. De toute manière, je ne possédais pas de quoi troquer leur nourriture. Comment appelaient-ils cela déjà, des euros ? Non, cela dépendait des pays ou je me trouvais. A vrai dire, je ne savais même pas réellement ou je me trouvais. La Grèce me manquait. Mais vraiment. Tournant la tête, je me décidais à quitter les lieux. De toute manière, je devrais bien m'esquiver à un moment.

Baissant les yeux, le temps semblait s’arrêter. Mon regarde venait de croiser la chose la plus merveilleuse qui soit, gaufre avec pâtée marron dessus, des morceaux de fruits (banane je crois?) et une sorte de mousse blanche. Diantre, que ça avait l'air appétissant. Telle deux étoiles, pupilles regardaient, ou devrais-je dire, dévisageaient le met. C'était trop pour moi. D'un geste, je pris la gaufre des mains de son propriétaire qui me gratifia d'un « Eh, non mais ça va pas ! ». Je me retournais, en catastrophe et fit deux pas sur le côté pour me retrouver nez à nez avec la deuxième plus belle chose que j'aurais pu voir en deux minutes. J'ouvris la bouche pour lui dire de s'ôter de mon chemin, mais mon cœur sembla manquer un battement. Elle sembla s'excuser, mais de quoi, je ne comprenais pas bien. Était -ce parce qu'elle avait brandit son engin électronique dans ma direction ? Ah, n 'était-ce pas ses engins qui pouvait voler une partie de votre âme en vous piégeant dans leur écran ?
- Rend moi ma gaufre ! Si je vous attrape toutes les deux ..! »

Repris l'autre nouille, qui semblait lui aussi mourir de faim. Il posa son bras sur mon épaule, d'un air menaçant. Pivotant légèrement la tête vers lui, je croisais son regard. Misérable créature. Avait-il osé me toucher ? Un sourire s'étira sur mes lèvres pendant que derechef, je lui mis un coup dans l'estomac. Déconcerté, l'homme se plia en deux. Venais-je de commettre un vol ? A mon époque, le vol était puni. Mais il suffisait de bien se débrouiller, et échapper à la peine était d'une facilitée déconcertante. Pas même besoin des pouvoirs, il suffisait juste d'avoir de bonnes jambes. Je m’apprêtais à partir en laissant la jeune fille ici, ça aurait ralenti mon assaillant. Mais.. Mais son regard.. Arh. C'était trop pour mon cœur. Je n'arrivais même pas a jouer ma comédie habituelle , laissant mon caractère reprendre peu à peu le dessus.
- Viens avec moi. »

Adressais-je à la jeune fille, tout en prenant son bras pour qu'elle me suive. Maintenant que j'avais mis un coup à l'autre malotru, il allait s'en prendre aussi à elle, pensant qu'elle me connaissait. Hors de question de laisser ce beau visage se faire toucher. Peu m'importe si c'était une humaine. Elle penserait juste que je suis quelqu'un de.. de.. euh .. gentil … ou juste affamée. J’entraînais l'humaine dans ma course, en espérant qu’elle ne crie pas « au secours ». Une fois quelques rues passées, je m’arrêtais de courir petit à petit et me tourna face à la jeune fille.
- Ce.. ce n'est pas un kidnapping ! Je .. J'avais juste .. Très faim.. »

Tentais-je de bredouiller, en adoptant le ton le plus coupable qui soit. Je m'attendais presque a ce que l'humaine attende que je la lâche pour se barrer en courant. Baissant légèrement la tête, je regardais gaufre qui se trouvait dans ma main. La mousse qui avait si belle allure s'était écrasée dans ma course, et quelque morceaux de bananes venaient de se faire la malles. Bon, gaufre était entière, c'était le principal !
© Ethan
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Mar 17 Fév 2015 - 20:29
Mais… ? Il s’est passé quelque chose, mais le temps qu’elle comprenne, Maya était déjà entraînée dans une course folle. D’ailleurs, dit en passant, quand cette femme lui agrippe le bras, quand leur peau entre en contact, l’adolescente reçoit un coup de jus assez intense. L’environnement doit être propice à la production d’électricité statique… bref, peu importe, même si ça fait mal.

Elles courent, toutes les deux. Une rue, deux rues, trois rues… la petite déesse ne s’inquiète pas plus que ça. Elle cherche plutôt à garder son équilibre, à ne pas faire tomber son téléphone et à courir vite pour échapper à l’homme qui les poursuit. Elle sait qu’il n’y a absolument aucun danger, elle voit d’ailleurs plutôt cette fuite comme un mauvais jeu auquel elle aurait préféré ne pas participer. La seule chose positive dans cette situation, c’est qu’en s’enfuyant ainsi, cette femme a aidé Maya à vaincre la gourmandise : la camionnette a disparu de leur champ de vision et Maya, elle, n’est pas du genre à baver sur le repas des autres. Bon… si… mais pas du genre à voler.
Finalement, sans doute assez éloignées du danger, elles finissent par ralentir et s’arrêter. Sans la lâcher, la femme se retourne vers Maya, plonge son regard – et quel regard ! – dans le sien et s’excuse… tandis que l’adolescente va plutôt y aller à l’honnêteté. Ce n’est pas parce qu’elle se morfond en excuses que…

- Mmh… Vous l’avez volée… ? Ce n’est… pas… très correct… répond Maya en reprenant sa respiration.


Bon Dieu, ce que cette femme doit s’en vouloir après une remarque aussi blessante…
En tout cas, Maya a directement éludé la partie kidnapping de son esprit. Elle a beau avoir l’apparence d’une jeune fille humaine d’à peine 18 ans, elle n’en reste pas moins apprentie déesse… et elle n’a plus peur d’être enlevée depuis belle lurette. Elle sait se défendre maintenant… avec quelques gestes d’arts martiaux, mais surtout, grâce à ses ailes divines qui la protègent contre tout danger. D’ailleurs… depuis quand n’a-t-elle plus peur ? Depuis quand peut-elle suivre de parfaites inconnues et faire comme si de rien n’était ? Est-elle devenue naïve et imprudente ? Trop confiante ? Ou alors, ne donne-t-elle vraiment aucune valeur à sa vie ?

- Vous devriez y retourner pour vous excuser et rembourser le monsieur. Attendez… je peux… fait-elle en fouillant sa poche et en sortant une piécette de 2 euros, qu’elle dépose dans la main de la voleuse. Voilà, 2 euros, c’est le prix de ce plat, je crois. Comme ça, vous n’aurez pas à vous sentir coupable. Et si vous lui faites un petit numéro de charme… je suis sûre qu’il ne vous en voudra même pas et que tout sera pardonné. Ce serait sympathique, non ?

C’est presque comme si elle la prenait pour une sorte de mendiante… une femme sans domicile fixe qui n’aurait pas d’argent et qui se baladerait dans les rues, volant sa nourriture par-ci par-là pour subsister. L’image ne colle pas trop au personnage, cette femme étant indéniablement jolie et bien habillée… mais comme on dit, il ne faut pas se fier aux apparences. Et, attendrie par sa propre imagination, Maya est prête à faire une bonne action et aider la voleuse à s’en sortir, au moins pour cette fois. Qui sait… avec de la chance, elle sera effectivement pardonnée par sa victime, elle sera remarquée par un autre individu qui l’aidera à son tour, qui l’accompagnera, elle trouvera un job, gagnera de l’argent, achètera une maison et… cessera de voler. C’est tout ce que l’on attend d’elle.


Reste que sans cette pièce de monnaie, Maya peut dire adieu à son goûter. C’est sa cohabitante qui va pouvoir bien se moquer d’elle maintenant…

- En tout cas, bon appétit…

Maintenant que cette femme l’a emportée avec elle, impossible de faire marche arrière. Prisonnière de ses mains, il ne lui reste plus qu’à caresser son butin sous ses doigts, à le porter à ses lèvres, à y glisser sa langue, à le déguster, à le savourer… Maya la regarde également avec envie… oh oui, beaucoup d’envie. Comme si un enchantement, une malédiction venait de s’abattre sur elle et l’empêchait de penser à autre chose.
Résiste Maya… résiste à l’appel de la gaufre chantilly.

Elle soupire… et finalement, détourne les yeux en se touchant une nouvelle fois le ventre.
Bon Dieu… ce que cette sensation de ballonnement est étrange…
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Mer 18 Fév 2015 - 20:48



Viens mon enfant



Bon déjà, l'humaine n'était pas partie en courant, c'était déjà ça, je ne l'avais pas effrayé. Qui serais effrayé par un visage tel que le mien de toute manière ? Ce n'est pas comme si j'avais des airs de famille avec Hardgay, rien qui pourrait effrayer des enfants. Enfin, je crois. A moins que les mœurs de nos jours incluait des tueurs en séries ou des fantômes avec le visage apeuré que je semblais refléter. Dodelinant de la tête, je regardais l'humaine qui me disait que le mieux était d'aller s'excuser et de rendre gaufre. Et le rembourser ? Avec quoi, je n'étais pas de ce monde. Je pouvais toujours faire du troc ! Et si je lui donnais … mh... une mèche de cheveux ?, Il pourrait toujours aller le revendre à une sorcière. Mais non, en fait non, cette idée ne me tentais pas. Deus sait ce qu''une sorcière serait capable de faire subir à ma pauvre tignasse. C'est pas comme si la gorgone que je suis n'avait pas déjà assez enduré de chose horrible concernant mes cheveux. Baissant les yeux, je regardais la piécette. Je ne connaissais pas sa valeur, mais ça semblait valoir gaufre. Désormais, je me retrouvais avec le beurre et l'argent du beurre. Quelle bonne laitière je faisais, pensais-je en émettant le désir de partir de là vite fait bien fait. Après son bon appétit, je me décidais à prendre la fuite. Je fis alors demi tour pour commencer à partir. Mais non. Il aurait fallut que je ne tourne pas la tête une dernière fois dans sa direction.
- Je ne pense pas que ce roublard ai besoin que je lui rende quoi que ce soit. Il a poussé la mamie qui se trouvait derrière lui et ne s'est pas excusé »

Non non je vous assure, je l'avais vu dans le reflet de la vitre où je bavais en regardant les mets entreposés. Seulement je n'avais rien fait, car leurs vies ne me concernait pas. Avaient-il pu se mettre nu et se lancer dans une danse de séduction ou de duel a mort, je n'aurais en aucuns cas pris la peine d'intervenir. Les humains sont si pathétiques.Je ne comptais dans tous les cas pas rendre gaufre, à moi ! Ce que je ne comprenais pas par contre, c'était le geste de cette fille. Pourquoi m'avait elle donner de l'argent ? Avais-je des allures d'un chat errant, volant pour me nourrir ? A bien y réfléchir en fait elle avait pas tout a fait tord. On m'avait donné quelques piécettes, pour payer des choses sur terres. Mais je les avais gaspillé bêtement. Hors je me trouvais sur terre et parfois, même le plus adroit des guerriers peut perdre le combat face à son estomac. C'était mon cas. Il était trop fort, bien trop puissant face à moi.

Clignant bêtement des yeux, je regardais la jeune fille, détacha une partie de la gaufre et lui en mit directement dans le bec, comme si elle venait de perdre l'usage de ses mains. Non pas qu'elle me faisait de la peine, mais mon ventre semblait comprendre le sien. Finalement, je coupais du mieux que je pus la gaufre en deux et lui en tendis une part en même temps que sa piécettes. J’eus un mal fou à ne pas m'en mettre partout, chantilly étant une terrible adversaire. J'engloutis à mon tour la part que j'avais gardé. Je n'avais plus rien de mignon a manger comme un ogre. Une fois terminé, mon regard s'attarda sur les habits de l'humaine. Elle avait pas l'air pauvre. Pourtant elle avait la peau sur les os...
Viens petit oisillon, on va aller se faire un gros goûter. »

Proclamais-je, en me mettant en chemin, persuadé que l'humaine allait me suivre. Me voilà ambassadrice proclamée de la cause des oisillons affamés.
© Ethan


Dernière édition par Clarke Griffin le Sam 21 Fév 2015 - 17:46, édité 2 fois
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Ven 20 Fév 2015 - 22:44
Que le type ait bousculé une mamie ou non, ce n’est pas une raison suffisante pour…
… mais Maya n’aura pas l’occasion de réfléchir plus longtemps à la question : elle vient de recevoir un morceau de gaufre directement dans la bouche. Elle n’aurait pas dû l’entrouvrir pour tenter de répliquer… ou peut-être que si, elle a bien fait. Dans tous les cas, surprise, elle manque de peu d’avaler le morceau d’une traite et de s’étouffer avec, voire de le recracher. Ce serait du gâchis, n’est-ce pas ? Alors, d’abord, elle ne bouge pas d’un pouce, goûtant uniquement la chose avec sa langue et son palais. Elle tourne la tête et regarde la femme avec de grands yeux, se demandant si elle a vraiment le droit de manger de la nourriture volée… mais à priori, il est trop tard pour faire marche arrière. Alors, elle plante ses dents dedans, mastique longuement le délice… et avale.

Entre les milliers d’étoiles qui apparaissent dans ses yeux et son air surexcité qui donne l’impression qu’elle va se mettre à sautiller dans tous les sens, notre jeune adolescente est très communicative sans même avoir à ouvrir la bouche. Ça fait très « gamine », certes… mais elle peut difficilement s’en empêcher. Et quand la dame coupe la gaufre en deux pour lui en donner la moitié, c’est le bouquet. L’orgasme, presque. Il ne lui faut vraiment pas grand-chose.

- Merci madame ! fait-elle en la saluant, façon asiatique.

Après avoir rangé la pièce dans sa poche, sans se demander pourquoi elle a atterri dans sa main elle aussi, elle mord dans la demi-gaufre reçue et la déguste tout en étalant involontairement plein de chantilly et de Nutella sur ses lèvres. Ce que c’est bon. Ce qu’elle a bien fait de faire la malheureuse… même si son corps pourrait le lui faire regretter plus tard. Comme on dit, il suffit de bouger et d’une bonne séance de sport pour éliminer tout excès, même si Maya n’a jamais eu besoin de le faire, naturellement fraîche, légère et sportive. Justement sans doute parce qu’elle a sans arrêt la bougeotte…


Quand la voleuse lui demande de la suivre, Maya lui emboîte le pas sans hésiter. « Ne jamais suivre les inconnus qui t’offrent des bonbons »… ah, si elle savait. Les adultes font exactement tout le contraire de ce qu’ils enseignent à leurs enfants. Sauf Isanagi, le père de la jeune apprentie, rencontré à l’académie, qui ne lui a jamais vraiment prodigué le moindre conseil. Pas de recommandation, pas d’obligation, aucune instruction : elle était libre… et peut-être est-ce l’éducation qui a fait d’elle la fille naïve et insouciante qu’elle est devenue aujourd’hui.
Non… elle a toujours été comme ça. Et elle est loin d’être idiote.

- Je m’appelle Maya. fait-elle, souhaitant renseigner son accompagnatrice pour ne pas qu’elle continue de l’appeler par un surnom, par manque d’information. Vous allez encore voler pour… notre goûter ? Parce que si c’est ce que vous avez en tête, moi, je m’en vais… même si vous me dîtes que vous ne volez qu’aux riches ou aux criminels.


Après s’être léché les babines pour gommer toute trace de résidu, elle court quelques mètres pour rattraper l’autre femme. Une fois à côté d’elle, elle se met à la dévisager avec énormément d’insistance. Elle n’essaye pas de froncer les sourcils pour avoir l’air menaçante, ce serait plutôt de la curiosité. Elle imprime les détails du visage dans son esprit pour ne pas l’oublier… même si elle possède une photo d’elle dans son téléphone maintenant. Ne manque plus qu’un nom pour l’enregistrer définitivement dans sa base de registres.

- Pourquoi est-ce que vous volez ? reprend-elle, très insistante sur le sujet. Vous n’avez pas l’air d’une méchante pourtant… je ne comprends pas.

Il faut savoir une chose : Maya sait pertinemment qu’elle ne changera pas le comportement de cette personne. Une voleuse restera une voleuse, quoi qu’on dise, quoiqu’on fasse. Mais quitte à être avec elle en ce moment, autant lui demander des précisions. Si c’est une mauvaise réponse… pourquoi ne pas appeler la police humaine pour qu’elle s’en occupe directement ? Pourquoi ne pas… s’occuper de son cas, d’une façon ou d’une autre ? Punir des gens mauvais, après tout, c’est le rôle des dieux.
Maya avance encore un peu, se retourne, se met à marcher à reculons et lui adresse un grand sourire.

- Vous êtes une criminelle ?
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Sam 21 Fév 2015 - 17:31



Viens mon enfant



Avancant de manière nonchalante, je me remis à penser à sa réaction de tout à l'heure. Quelle était cette étrange manière de se courber ? Etait-ce une nouvelle coutume de remerciement inventé par les habitants de ce siècle ? Devais-je moi aussi me courber pour lui rendre son salut ? Et si, en ait, c'était une coutume qui devait signifier quelque chose de plus.. Etait-ce synonyme de mécontentement ? Non, elle semblait sourire. Ou alors de drague ? Mes deux mains se plaquèrent sur mes joues. Qu'aurais-je du faire ? Si ca se trouve, ne pas lui répondre avait été un signe malpoli ? Peut-être que désormais, j'étais fiché, tout le monde allait savoir que j'étais.. Beaucoup plus vieille que ce que je ne pouvais paraitre. Rrreste calme, reste calme. Elle n'a pas l'air de se soucier de quoi que ce soit la petite humaine. La voix de la jeune fille me dévia de mes pensées. Tournant la tête vers elle, je la devisageais. Je devais avoir l'air bien con, les deux mains plaquées sur mes joues, c'est pourquoi dans la hâte, je les rabaissais comme si de rien. Maya. Ca sonnait très... très peu grec. Comme tous les autres noms que j'avais pu entendre ici, de toute manière. Même le mien sonnait faux, avec les mêmes origines que cette merveilleuse chose qui se nomme "Coca-cola". La petite Maya me stoppa. Voler les riches et les criminelles ? Cela me faisait penser à un conte pour enfant que j'avais lu à l'académie durant  mes heures perdues.

Je ne répondis pas sur le coup, me contentant de dodeliner de la tête face à ses questions. Elle semblait de nature très droite, et le simple fait de faire une bêtise semblait être un crime terrible à ses yeux. Ses parents devaient être fier de leur éducation, elle ne devait pas être le genre à tricher à l'école ou dans la vie de tous les jours. Elle était vouée a faire des a faire uniquement des bonnes actions. On ne se ressemblait  pas vraiment sur ce point, pensais-je en me remémorant le nombre de personne qui avaient succombé par le passé après avoir croisé le regard de la Gorgone. Je me mis à rire. J'avais certes eu quelques périodes difficiles, mais de là à me condamner pour des crimes du passé... Des crimes remontant à plus de ... Comment dater l'indatable ? Dire en quelle année j'avais croisé le chemin des dieux de l'Olympe me semblait compliqué. Avec grand peine, je portais la main devant mes lèvres pour tenter de cesser de rire.
- Non, je ne suis pas un tueur en série. Mais je ne suis pas non plus Robin des bois ... Je m'appelle Clarke. »

Annonçais-je en dodelinant de la tête de nouveau.
- Et si je vole c'est que ...»

Que je n'habite pas sur terre car en fait, je suis d'une autre époque. Je suis ici car un jeune homme à voulu ma mort et m'a décapité. Mais Deus, qui apparemment à eu pitié de mon cas à décider de me ramener à la vie et de me faire passer du grade de monstre mythologique a demi-dieu pour que peut-être je puise me venger. Aahahaha
- euh...»

Non mais sérieusement, dire la vérité ? Cela me semblait encore une fois très très compliqué. Mais pourtant, à voir son petit air innocent et adorable, j'avais du mal à le lui cacher. Sa réaction était tellement mignonne.
- Je ne viens pas d'ici, en fait. Je suis venu par une barque dans ce pays et euh .. mon argent ne correspond pas à celui d'ici. Tiens regarde, je ne suis pas un vaurien ! »

Déclarais-je en trifouillant dans ma poche. Je parvins à tirer des divis et lui mis sous le nez. Je n'avais pas menti comme ça. J'avais juste un peu arrangé la vérité. Et puis, en lui montrant les divis, ça prouvait que j'étais honnête. Et à moins qu'elle soit experte en pièce ou collectionneuse, elle ne risquait pas de connaitre ces piécettes.

© Ethan
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Dim 22 Fév 2015 - 17:31
Ça va… les mimiques et le discours de Clarke sont convaincants. Elle bouge, elle rit… mais ce n’est pas de la moquerie, ce sont des réactions naturelles et spontanées : elle réagit simplement très honnêtement aux réflexions de Maya, et celles-ci l’amusent beaucoup, parce que très loin de la réalité. La vérité sort alors de sa bouche : elle n’a rien d’une criminelle.
La suite est plus cocasse : si elle vole, c’est pour… ? L’adolescente attend avec impatience la suite d’arguments saugrenus qui va avoir pour but de la convaincre. Elle sourit radieusement pour l’encourager, préparant dans sa tête toutes les réponses possibles et imaginables pour réduire en miettes n’importe quel raisonnement que cette femme pourrait développer. C’est alors que l’adulte déballe tout et sort une poignée de pièces dorées de sa poche, puis les place directement sous le nez de Maya…

- Hum… ? Des div… ?

Elle s’arrête en collant ses mains devant sa bouche, interdite. Elle regarde les pièces… puis Clarke… puis les pièces, encore une fois. Elle n’y croit pas… mais une fois décidée, la jeune femme attrape le poignet de son accompagnatrice et la force à la suivre vers le porche d’un immeuble, là où personne n’aura l’idée d’aller les écouter… ni de les entendre.

- Des divis ! Vous avez des divis ! s’exclame-t-elle. Alors… soit vous êtes une déesse… je dirais même… une repentie ou une… renégate… fait-elle après avoir dégluti… soit vous êtes une voleuse et vous avez dérobé l’argent d’un d…


Ou alors, peut-être qu’elle a trouvé ces pièces par terre par le plus grand des hasards – et peut-être que Maya est en train de faire la bourde de sa vie – mais si c’était vraiment le cas, c’est ce qu’elle aurait raconté. Ou pas… c’est sûr que ça aurait eu l’air très suspect, encore une fois. Mais le coup de la barque, c’est l’indice définitif : l’inventer et tomber si juste, ce serait vraiment avoir un coup de chance insolent !

Puisqu’il est difficile d’imaginer qu’un apprenti dieu puisse être un voleur se comportant mal avec les êtres humains, même si c’est tout à fait plausible, Maya a tout de suite décidé de classer cette femme comme étant soit une repentie, soit une renégate. Maintenant, les sourcils froncés, notre enquêtrice va mener son petit interrogatoire… non sans rester, aux yeux de Clarke, une mignonne petite adolescente inoffensive qui prête à sourire, avec son air faussement sérieux.

- Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les divis peuvent être changés en monnaie humaine en fonction du pays où vous vous trouvez… C’est de la monnaie magique… Et si vous en avez, vous n’avez pas besoin de voler…


Si, elle est très certainement au courant… à moins qu’elle ne soit nouvelle mais dans ce cas, elle n’aurait rien à faire ici, dans le monde des humains. Toujours est-il que c’est pourtant également envisageable… Maya ayant déjà accompagné un jeune garçon dans un musée pour le lui faire visiter. Voilà qui ne fait pas avancer les choses… sauf si Maya ne l’avoue pas. Sauf si Maya tente de bousculer un peu Clarke pour la pousser à avouer la vérité, encore une fois…

- Mais… dites-moi plutôt madame Clarke… qui êtes-vous ? Avec qui êtes-vous… ? J’aimerais penser que vous êtes repentie… puisque nous savons toutes les deux comment cela fonctionne et quel lourd passé ils partagent tous… ce qui fait d’ailleurs d’eux des repentis plutôt que des apprentis… mais peut-être que vous êtes avec l’ennemi. Ou peut-être êtes-vous en train de vous perdre… Parce que… vous êtes… enfin… physiquement… vous paraissez digne de confiance… mais… du coup…

Qui est-ce qui parlait de ne pas se fier aux apparences ? Ce n’est pas parce que cette dame a un joli minois qu’elle ne peut pas être… la plus grande terreur que la Terre ait connu. Néanmoins… les renégats, c’est définitivement autre chose. Ce sont des Hango, des Kym… des Jhoken... pas des jolies Clarke. Ils sont manipulateurs, assoiffés de sang et de meurtres… pas des voleurs à la sauvette qui vengent des mamies bousculées par des idiots. Et ils ne mangent ni ne partagent leur gaufre, c’est une certitude. Alors, cette femme n’est pas renégate… cela soulage Maya qui se détend et reprend un air plus tranquille, presque sereine. D’ailleurs, elle se met à rire de sa bêtise, et de bon cœur.

- Olala, excusez-moi !

En espérant ne pas avoir été… trop rude.
À bien y repenser, l’acte de voler n’est pas si grave finalement, même s’il reste condamnable.
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Dim 22 Fév 2015 - 19:49



Viens mon enfant



L'avantage de cet argent, c'est qu'au moins, personne ne le connaissais. Je pouvais inventer quelque chose à ma sauce pour justifier que je venais d'un pays lointain. Penchée sur cette réflexion, je fis appel à mes souvenirs, qu'avais-je donc lu à la bibliothèque ? J'avais pu ausculter de long en large un livre de « géographie ». De mon époque, nous savions que d'autres pays existaient par delà les mers, mais quant à les trouver, c'était une autre paire de manche. Désormais, grâce à je ne sais quelle technologie, c'était possible. Je me rappelais vaguement quelques continents et certains noms, mais toutes ces connaissances à rattraper, c'était énorme. Je pourrais toujours dire que je viens d'Ouzbékistan, ou de Russie/ Enfin du moins, c'est ce que je pensais, avant que la petite n'ouvre de grands yeux. C'était son tour de coller ses mains devant sa bouche, tout comme moi il y a dix minutes. Merde. Elle connaissait les Divis ? Et si c'était une traqueuse de renégats ? Et qu'elle avait la mission de- … Pas le temps de réfléchir plus que sa petite main m'attrapa le poignet pour me tirer plus loin. A croire que cette manie est contagieuse. ; Maya, car c'est comme ça qu'elle s’appelait, commença à me faire part de ses... de ses inquiétudes disons, me suspectant tour à tour d'être tantôt gentil, tantôt méchant, mais dans tous les cas, pas humaine. Bon, si elle pensait de moi que je venais pas d'ici, c'est que soit elle avait connaissance de l’existence d'êtres supérieur -et dans ces cas là, je suis dans une merde pas possible-, soit qu'elle même est passée de l'autre côté. Dodelinant de la tête, je me demandais, si c'était le deuxième cas, comment une enfant avait pu mourir si jeune., J'ouvris la bouche pour riposter, mais la petite non-humaine m'expliqua l'avantage des divis... Baissant les yeux, je regardais bêtement la monnaie qui se trouvait dans ma main. Vraiment ? Ça se changeait en un argent différent ? Était-ce encore de la sorcellerie ? En tant que gorgone, plus rien ne devrait m'étonner, mais là, j'avoue, je restais en mode abrutie. Je fis tourner l'une des deux pièces entre mon index et mon pouce pour l'observer. Étonnant. Ingénieux...

Relevant le nez, mon regard se reporta sur Maya qui avait repris son questionnement. Elle était... Drôlement bavarde. Je n’appréciais pas toujours parler pour ne rien dire, mais dans la bouche de cette fille, ça me semblait mélodieux. Le pire, c'est que ça me faisait sourire. Depuis quand je me ramollissais devant une adorable petite gamine ?
- Je ne l'ai pas volé, elle m'appartient … »

Déclarais-je, d'un ton plus assuré.
- A vrai dire, je suis une apprentis. Disons que j'ai vécu dans une époque bien antérieur, et pour une raison que j'ignore, je ne suis revenue d'entre les morts qu'il y a peu de temps. Alors j'avoue avoir beaucoup de lacune. Je ne connaissais pas cette propriété des divis... C'est tellement ingénieux.. »

Annonçais-je, en montrant une dernière fois la pièce avant de la remettre dans ma poche, avec ses copines.
- C'est comme cette chose … Parfois, sans que je comprenne pourquoi, il se met à faire du brouhaha du diable alors qu'il se trouve dans ma poche ! »

Avouais-je en sortant mon engin portable -appelé téléphone portable-  de mon autre poche. Je ne savais pourquoi je le trimbalais avec moi, mais cela, inconsciemment me semblait nécessaire. Tout le monde à cette époque le trimbalait et l'avait sur lui, alors je devais en faire autant. Même si je ne comprenais pourquoi. Même si je ne comprenais pas qu'un engin tactile puisse faire de la musique. Et quelle horreur. Plissant légèrement les yeux, un sourire s'étira sur mes lèvres pendant que je croisais les bras de manières à faire de mon interlocutrice, une suspecte. Une adorable petite suspecte. Quel criminel je fais en lui imposant ça.
- Et toi dis-moi … A quel camps appartiens-tu ? »

Plusieurs options possibles donc . Si elle avait trépassé, peut-être faisait elle partie de ces écervelés d'apprentis-dieu, ou alors.. elle faisait parti des renégats et elle me testait ? Dans tous les cas, ma couverture en devait pas tomber. Je comptais bien lui faire le même interrogatoire que le sien.
- Serais-tu une renégate qui veut tester la gentille personne que je suis ? Car non hein, un vol auprès de quelqu'un de pas bien ,c'est moitié pardonné ! Robin des bois, on l'acclamait de son temps ! Pourtant il volait les riches ! »

Et il le donnait au pauvre. La seule pauvresse que je connaissais, c'était moi. C'est déjà pas mal non ?
© Ethan
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Dim 22 Fév 2015 - 23:44
Une apprentie… une femme qui vivait, il y a très longtemps de cela. Voilà l’explication : comment peut-on assimiler le vol comme étant un crime quand on vivait dans une civilisation totalement différente du monde moderne ? Peut-être n’avait-elle rien, peut-être que les pauvres n’avaient d’autres choix que de voler aux riches pour vivre… à moins que ce ne soit les riches qui dépouillaient les pauvres de tout ce qu’ils possédaient. Les paysans qui travaillaient dur sur des terres ne leur appartenant pas, et qui devaient payer, reverser le fruit de leur dur labeur à des bourgeois voleurs et profiteurs, avides de plus de richesse encore…
Ce n’est plus amusant… Maya grimace et lui adresse un regard fuyant, désolée.
À partir de là, ce n’est plus pareil. Quand Clarke sort son téléphone et le maudit de faire un bouquant du diable sans raison, l’adolescente devrait éclater de rire, en pleurer même… mais non, elle esquisse à peine un sourire. Autrefois, les gens n’avaient pas de si belles vies que maintenant… quoique… tout dépend des gens, bien sûr… mais cette femme n’a pas dû vivre très heureuse. Alors qu’est-ce qu’une gamine vient lui faire la morale ? Qu’y connaît-elle à la vie ? Elle ferait mieux de fermer son clapet… c’est la conclusion de l’adolescente sur son propre comportement.


Maya soupire…
Jusqu’à ce que Clarke croise les bras. Elle sourit et… paraît soudainement plus malicieuse. Et c’est toute amusée qu’elle retourne la situation à son avantage, qu’elle tente de reprendre les devants. Maya aime ça… oh oui, elle aime et relève le défi. Impossible de cacher ni retenir ce sourire réjoui… quasi synonyme de complicité. Elle place ses mains derrière la tête. Elle sait parfaitement que l’argument qu’elle va présenter n’a absolument aucune valeur pour quelqu’un qui serait nouveau à l’académie. Il n’en a d’ailleurs pour personne… tellement il s’en déduit l’inverse de ce qu’elle veut prouver.
Reprenant son sérieux, elle regarde la femme dans les yeux et ne s’en détache plus une seule seconde. Plus jusqu’à la fin de son récit en tout cas.

- Je ne sais pas si vous connaissez le nom de famille « Tensho ». Ça doit vous dire quelque chose… Isanagi Tensho. C’est la personne qui a créé un beau bazar à l’académie quand il est parti. C’est aussi lui qui est à l’origine du groupe des renégats.

Puisque Clarke connaît les renégats, elle sait forcément comment et pourquoi cette communauté s’est formée. Et si elle n’a pas tous les détails de l’histoire en tête… Maya est justement là pour les lui apprendre ou les lui remémorer.

- Dans cette histoire, la fille s’est dressée contre son père. Elle ne l’a pas attaqué frontalement, elle s’est simplement mise sur son chemin, espérant ainsi l’empêcher de tuer. Il ne l’a pas écoutée. Ils se sont donc séparés, chacun de leur côté, chacun voulant prouver à l’autre que son monde pourrait les accueillir tous les deux… un monde où ils pourraient vivre ensemble, en paix, heureux jusqu’à la fin.


Un rêve désormais devenu inatteignable… parce que tous les deux ont fini par se perdre. Ils ont fait leur vie, chacun de leur côté. Leurs alliances, leurs erreurs, les ont conduits à la triste situation que nous connaissons aujourd’hui. De la part de Maya, aucune haine… juste des regrets.

- Je suis Maya. Maya Tensho, apprentie déesse. Ennemie du camp d’en face, mais également ennemie dans son propre camp. Enchantée madame Clarke !

Voilà comment on répond à ce type d’interrogatoire ! Il suffit de ne rien dire… juste d’intimer quel comportement doivent avoir les autres à son égard. En l’occurrence… la haine et la violence. Mais ce n’est pas obligatoire… après tout, Maya ne fait que « tester la gentille personne qu’elle est ». Et la gentille personne qu’elle est ne l’attaquera pas, pas vrai ? À nouveau, c’est un large sourire qui se dessine sur le visage de la déesse.

- Que dîtes-vous de ça ? Je vous ai bien eue, n’est-ce pas ? Allez, à mon tour, je vous propose un marché : maintenant que vous avez beaucoup d’argent… vous me payez le goûter… et je vous montre comment fonctionne votre téléphone en retour. Marché conclu ?

Pour un premier rendez-vous… c’est bien l’autre qui invite, non ?
En manipulant le téléphone, elle pourra facilement en récupérer quelques informations… comme un numéro. Coquine et le teint rosissant d’amusement, Maya ? Depuis qu’elle a vu Clarke, ça ne s’arrange pas. Au contraire. Bizarre.
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Lun 23 Fév 2015 - 16:41



Viens mon enfant



Pour une raison que j'ignore, la jeune fille ne sembla pas plus emballée que ca à mon discours, me prenant sûrement pur un truand. Mais je ne pouvais lui en vouloir, je ne lui avais montré que le côté voleur de ma personne. Était-ce un crime ? D'avoir réussis à la peiné, oui, je méritais sûrement d'être enfermée ! Encore heureux qu'elle se remette à sourire après, je ne me le serais pas pardonné. Bras croisés, j'observais désormais Maya qui positionna ses mains derrière son tour, comme pour se donner de l'importance. Mais ce n'était pas nécessaire, elle avait déjà toute mon attention. Pour une raison que j'ignore, je me serais vendue corps et âmes pour entendre son récit. Récit qui me mit un sacré coup de poutre. J'avais l'impression qu'une masse énorme venait de me frapper le haut du crâne. Elle parlait de l'homme qui me permettait de réaliser mon funeste dessein. Pourtant, je pouvais sentir une pointe de regret, ou quelque chose qui s'y apparentait. La fille d'Isanagi devait être sacrément courageuse et aimer son père, pour se mettre en travers de son chemin, ainsi. Je me demandais quelle aurait été ma réaction, si cela m'étais arrivé. Si l'un de mes enfants.. Mon cœur se serra à la pensée de ces deux êtres qui m'avaient été arrachés. Mais je n'en fis rien paraître, écoutant Maya qui se révélait être la fille courageuse de l'histoire.  Elle me regarda avant de sourire de plus belle. M'avoir eue ? C'était une blague ? Je n'y croyais nullement. Qui voudrait rire d'une telle histoire ?

- Enchantée, melle Tenshô. »

Mon sourire ne désemplit pas, s'élargissant de plus belle lorsqu'elle me proposa son offre. M'apprendre à me servir de l'engin électronique en échange de nourriture ? Cela me semblait correct. Je payais ainsi d'une manière ou d'une autre un service rendu. J'hochais de la tête.
- Marché conclu. Tu m'expliqueras pourquoi cet engin d'Hades se met parfois à chanter sans que je ne lui demande quoi que ce soit … J'ai repéré une affiche avec ce qu'ils nomment PIZZA dessus, je veux essayer. »

Il y avait bien évidement beaucoup d'autres choses a manger dans ce genre d'endroit, c'était un soit disant restaurent Italien. Alors imaginez ma jubilation lorsque j'engloutirais leur repas et me gausserais de son infecte goût ! Je ne connaissais pas ces plats, mais de part leur origines, ça ne pourrait être que mauvais, car les Italiens sont mauvais. - Les romains surtout-. J'étais sure que dans leur cuisine, il y avait de yeux de gorilles dans une soupe aux vermicelles.

Je ne savais pas que pour conclure un marché, il fallait serrer la main de quelqu'un, c'est pourquoi, une fois les conditions posées, je remis l'engin dans ma poche et ouvrit le chemin vers le lieu qui exposait ses mets italiens. Arrivé devant, quelques quelques minutes, je me trouvais devant une carte avec écrit beaucoup de chose. Je ne comprenais pas tout ce charabia. Glace, pate carbonnara, pizza végétarienne, brownies... Tout portait de drôle de noms. J'attendis que l'homme de la.. la Taverne vienne nous réceptionner et nous placer. Ce qui en soit, arriva rapidement. Déjà, je m’attelais à la traduction de la liste gourmande.
- Pizza chef. Crème fraîche, viande haché, oignons, patate, fromage … Mis à part la moitié des ingrédients qui me semblent étranges, je pense prendre ça. Et toi .. Que puis-je te prendre pour nourrir tes petites pâtes d'oiseau ? »

J'avais envie de salé maintenant, comme si mon ventre, à l'appel de la nourriture se changeait en un trou noir béant ne cherchant qu'une chose : se remplir. Abaissant la carte, car mon choix était fait, -il ne restait plus qu'a commander auprès du serveur-, mon regard se fis suspicieux.
- Mais dis moi.. Je n'ai pas sais tes propos tout à l'heure. Tu as dis être ennemi de ton propre camps, pourquoi ? »

Pourquoi serait elle ennemie des apprenti-dieu alors qu'elle a renié les idéaux -aussi merveilleux soit-ils- de son cher père ?
© Ethan
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Mar 24 Fév 2015 - 23:41
Buh… un restaurant italien… ? Pour un goûter ? Qu’est-ce qui lui passe par la tête ?
Après avoir marché quelques minutes et s’être arrêtées devant le panneau menu dudit restaurant, Clarke se décide à entrer. Suivie par une Maya désabusée. Elles sont alors placées à l’une des meilleures tables – parmi celles qui se trouvent près d’un chauffage – par un serveur, tandis qu’elles peuvent constater que l’endroit est quasiment vide… ce qui n’a rien d’étonnant quand on connaît l’habitude de la plupart des humains… modernes. Un dîner, c’est censé être beaucoup plus tard dans la journée. Et regardez-la trouver comme bonne idée de commander une pizza…
Et cette histoire de petites pattes d’oiseaux… ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Est-ce que c’est une critique… ? Maya ne peut s’empêcher de regarder ses jambes, sans comprendre. Assise, elle serre les cuisses. Elles ne sont pas si fines… elles sont suffisamment bien entraînées pour lui permettre de faire tout ce qu’elle désire avec. Gymnastique, arts martiaux… mais tant pis, peut-être qu’elle cache mieux son jeu qu’elle ne l’imagine.

- Mais ce n’est pas… je veux dire… un goûter, c’est… mais… Je… je vais plutôt prendre une glace à l’italienne à la vanille, un… un tiramisu de fruits à l’Alkermès d’Italie et… une part de marbré italien… et une panna cotta aux fruits rouges aussi. fait la grosse gourmande en lisant le menu et en choisissant des desserts au hasard, sans regarder les prix. Et un thé glacé à la pêche comme boisson… s’il vous plaît.

Ce qu’elle a voulu dire à cette dame, venue d’elle ne sait encore où, c’est qu’au goûter, on mange plutôt sucré que salé. Mais pourquoi pas… c’était peut-être dans les habitudes de cette femme de manger tôt le soir et de se coucher en même temps que le soleil… ça n’aurait finalement rien d’étonnant. Pour ne pas gâcher les bougies, c’est comme ça qu’ils faisaient… alors que de nos jours, même un téléphone peut servir de lampe torche de fortune…


Alors que Maya a baissé le regard, se demandant si celle qui l’accompagne la juge sur ce qu’elle vient de sélectionner sur la carte, un silence gênant s’installe. Pas pour longtemps heureusement, Clarke jugeant bon d’enquêter plus en profondeur sur l’histoire que l’adolescente vient de lui raconter. Et pour le coup, c’est une interrogation pour le moins inhabituelle qui sort de sa bouche… Question qui a le mérite de déstabiliser celle qui se croit, par défaut, détestée de tous.

- Ben… ? Euh… jusqu’à… maintenant, j’aurais pensé que c’était… que ça coulait de source… non ?

Fille, père, relation familiale… vérité, mensonge, doute… facilité ? C’est sans aucun doute une question de stresse, de sécurité : tout le monde a peur d’Isanagi Tensho, personne n’a peur de Maya Tensho… alors, le moyen de se venger du père, c’est de haïr et de détruire sa fille ? À moins que ce ne soit une vengeance… Que la fille, censée être douce et gentille, n’ait pas réussi à attendrir et adoucir le père… elle aurait alors échoué dans son rôle femme, et ne serait par conséquent plus digne de vivre. Quelque chose comme ça ?

- Ce sont les histoires autour de ça. La fille et le père qui font semblant de se séparer, une fausse dispute pour partir chacun de son côté, mais garder un œil sur l’académie grâce à la part féminine, sensible et inoffensive du couple, qui montre une soif de justice inversement proportionnelle au désir de destruction de l’autre… ou encore, la fille manipulée par le père qui lui donne des informations malgré elle… ou… la fille qui deviendra inéluctablement comme son père… il ne faut pas chercher très loin… Bien qu’erronée, c’est la logique humaine basique recalquée sur les dieux.


C’était la même chose dans les salles de classe, quand Maya était au collège ou au lycée : il y a toujours un garçon ou une fille qui n’a rien demandé à personne, mais qui devient le souffre-douleur pour le plaisir des autres… ces mêmes autres qui ont besoin de s’affirmer, d’exhiber leur personnalité, de montrer qu’ils sont forts, d’impressionner… Ce sont ces mêmes gens qui sont devenus des dieux, leur comportement reste donc le même. À ceci près que…

- Enfin… je voulais dire… c’est le « comportement classique des temps modernes »… Diriger le mal contre la personne la moins… à même à se défendre, pour pouvoir se défouler. Je suis aussi indésirable que mon père… parce que dans les esprits, je dois devenir comme lui. Mieux vaut éliminer le mal tant qu’il reste dans l’œuf… voilà.

Elle ne remonte plus le regard, qui reste bloqué sur la table.

- Vous n’aviez pas… conclu la même chose ? Ce n’est pas comme si j’étais surprise, j’ai quelques amis tout de même… que j’espère de tout cœur dignes de confiance. Mais vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Vous n’êtes pas… « moderne » si j’ai bien compris ? Vous avez peut-être une manière différente de voir les choses ?

C’est quasiment une invitation à devenir une amie : il suffit de répondre quelque chose de gentil et d’inattendu, quelque chose qui ne ressemble en rien au comportement stupide qu’elle vient de décrire et hop… Clarke ne quittera plus son répertoire de numéros enregistrés sur son téléphone portable. Ceci dit, ce n’est peut-être pas une si bonne idée… parce qu’ensuite, ce sera le harcèlement intensif…
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Jeu 26 Fév 2015 - 0:15



Viens mon enfant



Basculant la tête sur le côté, je regardais Maya énoncer ce qu'elle voulait. Une commande, deux, trois.. Ce qui me surpris le plus, c'était pas tellement le fait qu'elle en prenne plus que de raison pour son petit ventre, mais plutôt qu'elle connaisse autant de nom ! Était-elle une habituée de ce genre d'endroit ? C'est vrai que cet époque lui était plus adapté qu'à moi, puisqu'elle semblait y avoir vécu. Mais tout de même, c'est que ce genre de mets devait être.. bon ? Alors elle était du camps des romains.  Mon cœur se senti trahit. Non, elle ne pouvait pas me faire ça à moi ! Cruel conflit interne. Ce n'était pas de sa faute, je ne pouvais lui en vouloir, tentais-je de me convaincre. Elle ne connaissait pas la rivalité de nos deux peuples, grecs et romains ! Le fait qu'il n'y en ai plus depuis des siècle ne m'avait à vrai dire, même pas effleurer.

Froncement de sourcil. Qu'est ce qui coulait de source ? J'avais du mal à saisir ses propos, car même avec ses explications, je trouvais ça encore plus bizarre. Plutôt que d'être traité en parjure, elle devrait être traité en héro, non ? N'avait-elle pas été jusqu'à se séparer de son cher père, d'entraver son chemin afin de le stopper ? Les deux bras posés sur la table je me permis d'en relever un, coude sur la table, pour me servir de ma main comme perchoir de menton. On m'avait dit une fois qu'à cette époque, cela était mal polie. Mais je n'en avais pas grand chose à faire.
- De mon époque aussi, il y avait des gens persécutés. »

Disons que j'en avais plus ou moins fait partie, une fois que madame Athena avait décidé de ruiner ma vie.
- Mais les gens ne sont pas censé être tolérant, aujourdhui ? Ne prime-t-on pas la liberté et l'égalité ? J'ai du mal à saisir toutes les coutumes de ce peuple.  »

Délaissant mon menton, mon index et mon pouce me pincèrent l’arrête du nez. Mes paupières s’abaissèrent. Étaient-ils donc tous stupides ? Si j'étais un apprenti-dieux, je garderais Maya dans mon camps, ne serait-ce que par soucis stratégique. Elle était la fille de son père, si quelqu'un pouvait motiver des troupes en guise de rébellions pour contrer les Renégat, elle serait la plus apte à diriger. Car elle connaît son père, elle connaît ses faiblesses. Peut-être même aurait-il un moment de faiblesse en se trouvant nez à nez avec elle, car personne ne peut tuer la chair de sa chair sans éprouver un pincement au cœur. Et puis.. Elle était tellement mignonne, que je défiais quiconque de lui dire des choses obscènes sans le regretter en repensant à son visage triste. J'ouvris les yeux en entendant le serveur qui venait prendre la commande.

J'étais résigné à prendre Pizza chef et avec ça, j'avais même commandé Tiramisu. Je voulais goûter moi aussi. Avec un peu de mal et sollicitant l'aide de ma compagne du jour, nous primes également sa commande. Le serveur haussa un sourcil en nous regardant tour à tour puis partit en cuisine. Etait-il étonné que nous puissions manger ceci à nous deux ?
- Je pense qu'il faut être vraiment stupide, pour répercuter la faute de quelqu'un sur son enfant. Tu es apprenti-déesse, alors il faudra que ces petits morveux l'acceptent à un moment ou un autre.  »

Ou alors, si il ne le font pas, je serais ravie d'ouvrir grand mes bras pour que tu puisse venir t'y consoler, avec nous, renégat... Chose que je ne pouvais dire oralement. Plus rapide que prévu, le serveur revint avec un gros plateau ou fumait Pizza. Il me la déposa sous le nez et déposa d'emblée plusieurs petites assiettes devant maya. J'avais un peu de mal avec les ustensiles pour manger, mais comme le plat était déjà pré-découpé, il me suffisait de tirer légèrement dessus pour avoir une part entre les doigts. Je croquais désormais dedans. Bordel, ce que c'était bon.. Entre deux bouchés, je tendis l'index vers le plafond et pris un air mal-aimable.
- Le prochain qui t’embête, tu me donne son nom. J'irais le voir moi ce petit rigolo. »

Et le faire disparaître. Plus aucuns d'eux n'iraient se moquer de cette gamine maintenant, j'allais tous leur faire leur fête en rentrant la haut. Discrétion assurée.
© Ethan
♦ Rose ou chou ? : Rose
♦ Combien de rides ? : 21
♠ Petits messages : 841

Feuille de personnage
Niveau:
15/30  (15/30)
Expériences :
14033/2000  (14033/2000)
Votre domaine: Matérialisation/Dématérialisation
avatar
Délégué(e) de la Communication
Délégué(e) de la Communication
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Jeu 26 Fév 2015 - 22:55
Très étrange… cette façon de se tenir, cette position… mais d’ailleurs, quel âge a cette femme ? Elle fait très mûre en tout cas. Et encore une fois, cette posture, ça ressemble à celle qu’utilisent les femmes pour draguer les hommes… des postures de charme, de séduction. Clarke serait-elle également… une voleuse de cœur ?

- En fait, c’est compliqué. commence Maya, espérant réussir à trouver les mots au fur et à mesure de l’explication. Je crois que chez la plupart des gens, la liberté et l’égalité des autres s’arrêtent là où commence leur propre sécurité. Les gens ont peur d’Isanagi parce qu’il est très puissant. Imaginez… que le plus puissant des dieux arrive à l’académie en disant « Livrez-moi ma fille ou je réduis l’académie en poussière ». Moi, je refuse de le suivre. Bon… c’est faux… puisque pour le bien des autres, je le ferais… mais admettons.

Sur sa chaise, Maya est du genre à être bien droite… soit tout le contraire d’affalée. Ses mains sont glissées entre ses cuisses, ses jambes serrées se balancent d’avant en arrière, sa tête est légèrement penchée en avant pour que son regard soit naturellement tourné vers la table… et mis à part ça, elle reste figée, s’empêchant d’adopter le même genre de posture que Clarke. Dans ses pensées, elle visualise puis raconte, récite ce qui, selon elle, se passerait.

- Il va se former deux groupes : ceux qui voudront me livrer et ceux qui voudront me protéger en combattant mon père. La logique… de notre époque est telle que si je n’ai aucun lien affectif avec une personne, elle sera plus à même à vouloir me livrer qu’à imaginer me protéger. Isanagi fort, Maya faible. Vous voyez ? Sa propre sécurité avant la liberté de l’autre. « Que coûte la vie de Maya Tensho par rapport à la mienne ? »


Les plats arrivent… et c’est à partir de ce moment que la gourmande, qui a les yeux plus gros que le ventre, se demande si tout cela va rentrer. Oh oui, très certainement, elle n’en laissera pas une miette. Par contre, pour le dîner de ce soir… il faudra certainement annuler !

Maya bouge, s’excite et sautille bêtement sur sa chaise, non sans oublier de remercier le serveur avec un grand sourire. La voilà qui ressort son instrument de l’enfer. Rebelote : application appareil photo, elle cadre tous les desserts, modifie quelques réglages en faisant glisser son doigt sur l’écran… puis prend la photo, déclenchant ce « clic » si caractéristique. Puis, elle vise Clarke et sa pizza pour la prendre également en photo… cela lui servira pour ses explications à venir. Désormais deux photos d’elle… et non, elle ne lui a toujours pas volé son âme.
Elle ramène son téléphone devant ses yeux, ouvre son application de messagerie, sélectionne l’image montrant les gourmandises sur une table et ajoute un petit commentaire. « J’ai un peu faim, pas toi ? (^_^)v ». Yanina Lando sera jalouse, ce soir… son expression boudeuse sera sûrement très amusante à regarder ! Message envoyé !


Plaisanter… ça n’empêche pas Maya de ranger son téléphone et de redevenir sérieuse pour pouvoir continuer. Elle passe si facilement de la joie au sérieux ou à la tristesse… et c’est pourtant si vrai, si naturel…

- Qui serait à mes côtés à ce moment-là ? Mes amis, ou ceux qui pensent qu’une déesse comme moi pourrait apporter quelque chose… à un moment donné. Ceux qui croient en tous les élèves également, nos chers directeurs… et peut-être nos membres du conseil.

« Une déesse comme moi »… elle montre qu’elle n’a pas une très grande opinion d’elle-même. Mais tout va bien, puisqu’elle peut quand même imaginer que certains la protégeraient, à commencer par les plus parfaits des inconnus : directeurs et membres du conseil de l’académie. Des personnes exceptionnelles, des alliés de taille… tant qu’ils sont courageux et correctement choisis. Reste que, comme Maya l’a dit dès le départ, elle refuserait leur aide et se livrerait d’elle-même.
Plongeant sa petite cuillère dans le ramequin contenant la panna cotta, elle regarde la crème fraîche et la petite myrtille qu’elle vient d’attraper, avant de mettre sa cuillère en bouche, regarder sur le côté puis en l’air, touiller le mélange avec sa langue, écraser le fruit contre son palais… regarder Clarke avec de grands yeux… et pouffer de rire, ravie. Elle découpe ensuite un petit morceau de marbré et le goûte avec tout autant de joie et d’appétit.

- Mais je ne demande pas non plus de l’aide, vous savez. Je refuse la vôtre, même si je vous remercie de me l’avoir proposée. fait-elle en fermant les yeux et en souriant très largement. On se débrouille, on vit avec… À partir d’un moment, il faut savoir se comporter comme une déesse et s’occuper de ses problèmes. Si jamais je vous demandais de l’aide… ce serait pour rentrer dans le tas à deux !

De mémoire, d’ailleurs, peu de gens lui en veulent vraiment. La haine envers elle n’est visible qu’à travers les groupes. À plusieurs, ils discutent, puis aperçoivent Maya marcher pas loin d’eux… ils pestent et sourient… et c’est à partir de ce moment-là qu’ils peuvent frapper. Tous ensembles. La faute ne revient alors à personne, personne n’est responsable : le fautif, c’est la psychologie de la foule.

- Avec un téléphone, on peut se contacter sans avoir besoin d’être proche, l’une de l’autre. Prêtez-moi votre Dea’Portable s’il vous plaît, que je puisse vous montrer.

Elle pose sa cuillère et va tenter de lui apprendre. Photos, messages, appels, sonneries, jeux, Internet… peut-être pas tout, mais le principal, ce que Clarke pourra retenir. Et quand elle lui enverra la photo d’elle dégustant sa pizza, Maya récupèrera son numéro ! Pas bête…
♦ Rose ou chou ? : rose
♦ Combien de rides ? : 23
♠ Petits messages : 359

Feuille de personnage
Niveau:
14/30  (14/30)
Expériences :
1855/2000  (1855/2000)
Votre domaine: La Vision
avatar
Renégat(e)
Renégat(e)
Voir le profil de l'utilisateur
Re: [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone - Ven 27 Fév 2015 - 12:55



Viens mon enfant



Pourquoi diable riait-elle à ma déclaration de guerre ? Je comptais remonter la haut et mettre en péril la vie de ces affreux, tel Achille venant s'emparer de Troy en pointant sa lame devant l'ennemi, et Maya, elle riait ? Je clignais bêtement des yeux et re-croqua dans Pizza. Elle semblait résigné à être dans un sens, non tolérée par les autres étudiants. Pourquoi dans un sens, son histoire semblait quelque peu similaire à la mienne ? Disons, pas par les actions, mais beaucoup plus par les faits. J'avais vécue en reclus à cause de la malédiction d’Athéna, poussant les autres à me fuir, à me haïr sans n'avoir rien fait à leur encontre. Maya subissait la « malédiction » de son père, être rejetée pour ce qu'elle est, sans pourtant n'avoir rien provoqué qui le mérite. A la différence, moi j'avais fini du mauvais côté, j'avais tué. Et le pire, c'est que j'en avais éprouvée un certains plaisir. Mais Maya, elle... Elle avait comme une aura rayonnante autour d'elle. Elle ne n’ôterait pas la vie d'autrui.. Pire, elle avait même penser à se rendre elle-même, si nécessaire. Ma tête se pencha sur le côté. Moi qui avait si mal vécue ma propre situation à l'époque, alors que j'étais déjà un peu plus vieille...  Comment une jeune fille pouvait accepter un tel fardeau ? Elle y était contrainte, c'est sur. Mais d'autres aurait tenter d'échapper à leur propre destin, ils auraient fuis, changer de prénom ou d'identité je suppose..
- Quel genre d'être peut se prétendre apprenti-dieu et se révéler aussi lâche.. Aussi.. »

Je ne trouvais pas les mots à ce désarroi. Ne valaient-ils pas mieux que les autres ? Comment des apprentis-dieux pouvaient ainsi se comporter envers ceux qui sont sensé être leur alliées, leur force ? Plus j'écoutais Maya, plus je me disais que les renier avait été le meilleur choix que j'avais pu faire en arrivant la-haut. Quelle bande d’hypocrite. Ils ne défendent que leurs propres intérêts. Comme les renégats, dans le fond. Ils se prétendent mieux que nous, et pourtant..
- Si tu veux leur rentrer dans le tas, sache que tu aura mon aide, de site même si il le faut. C'est contraire aux principes que je conçois des apprentis-dieux. Si même eux sont aussi  stupide, je me demande quel dieux deviendront-ils..
»

Les dieux de la connerie. 
Baissant les yeux, je regardais le verre de vin devant moi. Il semblait.. pétillant.. ? Et sa couleur était.. Très foncé. Je n'avais rien commandé d’ailleurs, pourquoi diable avais-je un verre ? Résigné, je pris le verre après avoir fini ma part de Pizza et bu. Pétillant.. Ça n'avait en aucun cas le goût du vin cette chose ! Quelle arnaque ! Plissant légèrement les yeux, je regardais d'un mauvais œil « coca », avant de relever le nez vers Maya. Elle tenait entre ses mains son engin électronique. Tout à l'heure, elle avait même pris un cliché de mon âme. Voulait-elle faire des incantations bizarres avec ? Je n'avais pas posé de question, et même fait semblant que cela ne m'avait pas gênée. Alors qu'en fait, intérieurement, j'avais beaucoup paniquée lorsqu’elle avait pointée l'outil vers moi, tout  l'heure..
- Oh je vois.. C'est donc plus rapide qu'un coursier alors ! »

Déclarais-je, lorsque la jeune apprentie-déesse me parla de l'engin. Croquant dans une nouvelle part de Pizza, je me mis à écouter attentivement ses explications. Tout d'abord la partie contact donc. Elle m'avait clairement expliquée que chaque personne ayant un appareil, possédait ce quelle appelait, un « numéro ». Et en échangeant ces numéros avec les autres, il était possible de communiquer. Un peu comme à l'époque avec les lettres et les coursiers, me semble-t il. A la différence, c'est que les messages pouvaient mettre une semaines, un mois, voir plusieurs mois à venir à mon époque. Que maintenant, c'était « instantané ». Comment ça marchait exactement ? Je n'avais pas tout compris. Le fait est, que si j'envoyais un « message écrit » adressé à une personne de mon répertoire, celui-ci pouvait le lire. Comme si je lui parlais.
- Serait-ce de la sorcellerie ? Comment un message immatériel peut passer de mon engin pour atterrir dans le tiens ?»

Questionnais-je, en clignant des yeux de nouveau bêtement. J'avais arrêté de manger Pizza, intriguée par cette étrange moyen de communication. Les humains, même s'ils peuvent se montrer arrogants et stupides avaient à leur patrimoine de sacré inventions.
© Ethan
[Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Sujets similaires
-
» [Terminé][Event St Valentin] - Viens mon enfant, viens te coller à la gorgone
» [Terminé][Piscine] [Event St-Valentin] "La vie n'est que des choix: continuer son chemin ou plonger" [Fletcher Salir/Aël T. Demareck]
» Event de la Saint Valentin : Pokémon Go !
» ◮ EVENT ST VALENTIN — lillias nicolson et jaimie thompson
» ◮ EVENT ST VALENTIN — luzia ozores et sean mclloyd

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: Le Monde des Humains :: Au cœur de la ville :: Quartier des affaires-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page