Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Le loup et la Cyrène [PV:Aleks]

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Re: Le loup et la Cyrène [PV:Aleks] - Dim 5 Avr 2015 - 17:47
Le souffle puissant et profond de la Créature qui faisait face au Lannister ne s'était pas perturbé, malgré l'intervention de l'Apprentie. Cyrène lui faisait face. Sans la moindre peur. Il pouvait sentir son corps tout entier rayonner de confiance. Ses iris dorés se braquèrent dans les saphirs de la jeune fille. Pourquoi prenait-elle position pour l'humain qui se trouvait derrière elle ? Était-ce un instinct de protection envers ses congénères ? L'espace d'un instant, la rage vindicative de l'abomination, incarnation de la terreur, s'était estompée, alors qu'il fixait la main qui lui était tendue. Qu'était-ce ? Consterné, le Monstre ne réagissait pas. Il oubliait la présence du jeune homme qui s'était opposé à lui, un peu plus tôt. Ses pulsions meurtrières et son aura d'émotion négative se dissipèrent, réadoptant celle du Prédateur Alpha qui n'avait rien à voir avec celle, plus corrompue, de l'aberration animale qui massacrait comme un boucher. Le Dieu ne parvenait pas à comprendre ce que l'humaine disait. Mais rien chez elle n'animait la haine qui habitait la Bête. Curieusement, cette dernière se sentait presque... Rassurée, par la présence de cette entité. Qu'était-elle réellement ? La patte du Lycan se leva lentement, presque méfiante, se dirigeant nettement vers la main de Cyrène.

Elle ne l'atteignit jamais.

L'Apprentie fut projetée de côté par l'homme de pierre, qui enchaîna, la voie libre, par un direct en direction du museau de la Créature. Dont le sang se réchauffa soudainement. Son instinct primaire revint. Sa soif de meurtre également. C'était le retour d'une violente et malsaine aura de haine profonde. Le bras de pierre fut intercepté l'instant précédent l'impact. Les deux pattes de la Bête s'étaient refermées dessus, l'immobilisant instantanément, appuyant une pression insoutenable sur le membre supérieur de l'être humain. Ils y étaient enfin. L'exultation du combat reprenait, intense, et surtout, qui s'amplifiait. Oui. Le crescendo atteignait enfin son apogée. Les iris dorés de la Bête devinrent pure cruauté, alors que ses muscles entreprirent leur traction, chacun tirant de son côté, avec comme objectif d'emporter le bras du Lannister. Saviez-vu que même la pierre pouvait se disloquer ?

Ce qui devait arriver, arriva. Le membre explosa en morceaux, jusqu'au milieu du biceps, redevenant chair et sang au moment même où les fragments de son organisme jaillissaient dans les airs, tantôt pluie écarlate, tantôt lambeaux de chair, tantôt os broyés. L'aberration se fendait d'un grand sourire carnassier, alors que sa gueule, véritable raccourci vers les enfers les plus morbides de cet univers, s'ouvrait, dévoilant des rangées de crocs acérés. Une vision funeste. Promesse de mort. Il aurait pu arracher la tête d'un homme et la gober d'un seul coup. Son adversaire, dont l'expression horrifiée s'était muée en océan de douleur, hurlait jusqu'à enrayer sa voix et détruire sa gorge. L'étau d'acier formé par les mâchoires de l'abomination se referma sur l'épaule de l'homme-armure, qui frémit en portant une main à son moignon de roche, les crocs du monstre pénétrant sa défense sans rencontrer la moindre difficulté. Et alors, le Prédateur Alpha entreprit de le fracasser répétitivement contre la fontaine, jusqu'à ce que la moindre parcelle de son esprit implore pitié. Quel effet cela faisait-il, d'être réduit en pièces ? Mis en morceaux ? Déchiqueté par un être terrifiant dont la puissance semblait irréelle ?

La cruauté du Lycan ne semblait pas avoir de limite, alors qu'il se hissait avec sa proie au sommet de la fontaine. L'eau de cette fontaine était connue pour avoir des propriétés curatives, hein ? Libérant le corps bosselé du Lannister de ses crocs, la Bête l'empoignait à deux mains... Et le soulevait haut, au-dessus de sa tête. Qu'en serait-il, si le sang d'une ordure souillait la pureté du liquide ?

Sans perdre un instant, elle abattit ses bras devant elle. La figure de Deus
[*], ornement à sa gloire, qui était juché au sommet de la fontaine, se brisa à la rencontre de la peau de pierre, jusqu'à ce qu'enfin, la Créature atteigne son but. Modelé comme elle s'y attendait, la décoration détruite, il ne restait qu'un grand épieu tendant vers le ciel comme le bras d'un damné.

Le dos et la colonne vertébrale, ainsi que la protection du Lannister, cédèrent, à la rencontre dudit pieu, l'empalant brutalement. C'est comme si le temps s'était arrêté, alors que ses membres étaient pris d'un ultime soubresaut, et que ses poumons ne se vident enfin, laissant ses bras et jambes ballants pendre, à deux mètres cinquante du sol. Alors, son corps redevint organique, et le sang jaillit, comme pour marquer le fait que le temps ai repris son cours. A nouveau, un geyser qui, lorsqu'il retrouva la notion de gravité, chuta à la manière de l'eau de la fontaine vers cette dernière, se mêlant à ladite haut dans un concert morbide, un mélange puant, alors que le corps glissait lentement vers le bas, le trou s'ouvrant toujours plus au fur et à mesure qu'il approchait de la base de l'épieu. Rapidement, l'eau habituellement si cristalline et enchanteresse devint une putride mixture rouge et terne, abandonnant sa place au sang si joyeusement répandu par le Prédateur Alpha, qui ponctua la fin de l'affrontement par un rugissement assourdissant, perché au second étage de la fontaine.

Le visage du Lannister était figé dans une expression de terreur mêlée à une souffrance que personne ne devrait avoir à supporter. Les commissures de ses lèvres étaient teintées de carmin, témoignant du fait qu'il n'était sans aucun doute pas mort sur le coup, mais que ses poumons s'étaient noyées dans le sang, engendrant un des décès les plus brutaux et peu enviables possible.

La Loi du plus fort, encore une fois, venait de s'exprimer.
Code by Rain



[*]: Fail de moi, vu qu'on sait pas à quoi il ressemble. Du coup, figure de Raziel ? Du Grimoire de Deus ? Je savais pas donc, j'ai laissé tel quel.
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Re: Le loup et la Cyrène [PV:Aleks] - Sam 11 Avr 2015 - 12:06






Pendant un instant, pendant une toute petite seconde, Cyrène y avait cru. La patte de l'animal s'était levée avec lenteur pour prendre sa main. Pendant un minuscule moment, le temps avait ralenti pour laisser les choses se faire, pour laisser la vie prendre son temps. Et il avait tout gâché. Porté par un élan de fierté, ou de je-ne-sais-quoi, l'homme-armure s’était relevé et avait projeté Cyrène de côté, et en même temps, il avait renoncé à sa chance de survie. L'imbécile, il avait été l'instrument de sa propre mort. Si seulement il avait pu écouté.

Une fois de plus écartée de la scène, l'Apprentie ne pouvait plus rien faire. À la seconde où le Lannister avait posé sa main sur elle pour la dégager, le combat s'était terminé. Dans un dernier espoir, pourtant, la Divinité avait fait entendre sa voix. Elle avait crié, comme si elle pouvait encore changer les choses. « NON ! » C'est ce qu'elle avait dit. Rien n'avait néanmoins changé.

La mort du belliqueux, elle ne la regarda pas. Elle se contenta de cacher son visage entre ses mains. Mais, même si en agissant de la sorte, elle s'occultait la vue, son ouïe, elle, était intacte et elle pouvait entendre chacun des sons que faisait Aleksander ou sa victime. Elle entendait les grognements bestiaux du bourreau. Elle entendait les supplications presque silencieuses de l'Homme-Armure. Et elle était certaine, qu'avec un peu de concentration, elle pourrait entendre les os se briser, la chair se rompre, la vie disparaître. Et vous savez ce qui est encore pire que de voir une scène d'horreur ? C'est de se l'imaginer. Parce que, pour une certaine raison, l’esprit humain aime se torturer et s'était exactement ce qui se produisait pour Cyrène.

Dans son cerveau, naissaient des images terribles. Elle imaginait un monstre de cauchemar dépecer lentement le Lannister vivant. Elle imaginait une créature infâme ouvrir en deux la poitrine de son jouet pour lui arracher le cœur et le manger. Elle imaginait tout ce que vous ne voudriez jamais voir. Elle imaginez tout ce que vous ne voudriez jamais entendre. Le silencieux vacarme de la mort qui se rependait autour de la fontaine de Deus était assourdissant. Le cri du rien. L'appel du vide. Et puis, le rugissement de l'Homme-bête clôtura cet instant de transe. L'Apprentie se découvrit le visage, lentement elle ouvrit les yeux.

L'odeur et l'atrocité de la scène la prirent aux tripes. Un violent haut-le-cœur la secoua. Empalé sur ce qu'il restait de la décoration de la Fontaine, l'Homme-Armure pendait mollement, son sang se mêlant à l'eau, auparavant cristalline. Et à côté, il y a avait l'auteur de ce triste schéma. Les muscles d'Hollister tremblaient, pas de peur, mais d'effroi. Elle avait du mal à se concentrer, à réfléchir. Du coup, elle ne le fit tout simplement pas. Hésitante, elle marcha avec une lenteur affolante jusqu'à Aleksander. Une fois à sa hauteur, sans un mot, sans un avertissement, elle le prit sans ses bras. Plus tard, elle ne pourra jamais dire si c'était pour elle-même ou pour lui qu'elle l'avait fait.

« Ça va aller, susurra-t-elle. Je peux t'aider. Je vais t'aider. Ça va aller »

Maintenant, la Divinité pleurait. Elle sanglotait à chaudes larmes dans la fourrure sale du Loup. Ce dernier venait de mettre à mort de la façon la plus cruelle qui soit un homme et pourtant, elle parvenait encore à être convaincue qu'elle pouvait l'aider.

« Raconte-moi ton histoire. Ce que tu es. Ce qu'on t'a fait. Parle-moi pendant des heures si ça peut t'aider. Au milieu de la nuit, au lever du soleil. N'importe quand, n'importe où. Je t'aiderai, je serais là pour toi. »

Ses yeux saphir brouillés de larme, Cyrène avait vraiment l'air d'une petite enfant. C'est ce qu'elle était au fond. Une grande gamine, ni plus ni moins qui jetait sur le monde un regard vierge. Sans préjugé, sans haine. Et c'est peut-être ce genre d'innocence dont avait besoin Aleksander. En effet, malgré tout, la Chanceuse ne voyait pas son ami comme le monstre qu'il était probablement. Pour elle, il était plus, une victime d'une sorte de malédiction, incapable de lutter.

Dans sa minuscule main, l'élève serra la grande patte d'Anderson. Un très léger sourire étira ses lèvres. Même si elle pleurait, elle n'avait pas l'air triste.

« Je te l'ai déjà dis, je n'ai pas peur. Tu n'es pas tout à fait ordinaire, mais ce n'est pas grave. Si tu veux bien croire en moi, je te promets de ne jamais d'abandonner. Parce que moi, je crois en toi. »
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Re: Le loup et la Cyrène [PV:Aleks] - Sam 18 Avr 2015 - 16:42
Voilà donc la sinistre réalité des choses. Celui se vantant de surpasser l'être humain se révélait incapable d'éprouver la moindre émotion qui rendait cette espèce si unique. A la compassion, il répondait par la violence. A la bienveillance, il répondait par la haine. A l'empathie, il répondait par l'indifférence. Tout n'était qu'une froide mécanique. Une logique huilée et implacable. Il n'y avait pas de place pour la réflexion profonde, lorsque le Prédateur Alpha s'impliquait dans une situation complexe. Bestialité. Sauvagerie. Démence. Tout n'était qu'instinct. Le moment d'extase s'interrompit, arrachant la Bête à la contemplation de son oeuvre, à sa jubilation malsaine, lorsqu'une autre source de chaleur entra en contact avec lui. L'enlaçant avec une tendresse insoupçonnée. Le Repenti resta immobile, ne sachant comment réagir suite à un tel contact. Bien entendu, l'odeur si particulière de l'Apprentie était parvenue aux naseaux du Monstre bien avant qu'elle ne le touche. Simplement, il restait aussi paralysé que s'il était terrifié. Sa respiration puissante et profonde ne fut pas troublée par la soudaine étreinte de la femme à peine plus âgée que le Lycan, mais ses méningees menacèrent d'entrer en surchauffe. Comment était-il supposé réagir ? Ses oreilles pointues se dressèrent sur son crâne, alors que la voix habituellement cristalline, teintée de compassion, de Cyrène, s'élevait. De compassion ? N'était-ce pas de la pitié ?

Le Britannique n'avait même pas pu profiter de son carnage. Ces instants presque orgasmiques où, lorsqu'enfin la tension retombait, après un véritable déchaînement de violence, lui manquaient. On l'avait privé de ce droit. Aussi, il ne restait plus la moindre animosité chez l'abomination qui venait de s'adonner à un plaisir proscrit. Un vide frappant. Déprimant. Comme si toute envie, toute volonté, venait de le quitter. Statique, il écoutait distraitement la Divinité de la Chance, qui murmurait. N'était-il pas sensé ressentir le moindre bien-être ? Elle le consolait, non ? Mouillait ses poils de ses larmes ? Son élan de bonté n'avait ni queue ni tête. Alors, il ne bronchait pas. Ces événements n'avaient aucune suite logique. Probablement était-ce la raison pour laquelle l'être humain était détestable. Par moment, lui qui insistait sur la raison et la logique des choses, se révélait incohérent. Les iris dorés de la Bête, profonds, n'étaient pas luisants, contrairement à leur habitude. Son regard dans le vague, il tentait de percevoir les murmures qui étaient en réalité les préludes de ses crises de folie. Pourquoi se taisait-il ? Ce silence inhabituel troublait l'énorme loup, qui frémit de tout son être, lorsque la main de Cyrène enserra son épaisse et puissante patte. Ce même membre qui avait, un instant plus tôt, briser et déchirer l'être qui se trouvait empalé, juste devant eux. Le silence inquiétant qui s'était installé dura un moment, qui sembla s'éterniser, après que la Déesse aie cessé de s'exprimer. Il ne fut brisé que par le concert de craquements sonores qui fut produit par Aleksander, dont la silhouette ondula, se disloqua, et lentement, redevint celle d'un humain, troquant sa fourrure contre une peau couverte de transpiration, ses griffes pour des ongles, et son museau pour un visage. Les murmures revenaient. Comme un fond sonore.

« This will never end.

'Cause I want more,

More, give me more,

Give me more. »



S'arrachant à l'étreinte de Cyrène, comme en transe, il se dirigeait, nu sous les rayons accablants du soleil, vers les lambeaux de sa chemise. Il ne prêtait pas la moindre attention à ce qui se déroulait, tout autour de lui. Il ne désirait qu'une chose. Que cette chanson s'arrête. Que cet air, qu'il avait bien trop souvent chanté, se taise. Que ces souvenirs restent à leur place. Qu'ils disparaissent. S'enterrent. Arrêtent d'exister. Glissant une main dans sa poche pectorale, le Repenti en extrayait son paquet de cigarette. Tirant le briquet de celui-ci, clope entre les lèvres, il ne perdit pas un instant pour l'allumer dans un crépitement sonore, inspirant profondément, prenant un instant pour vider son esprit, puis exhala un épais nuage de fumée. Les murmures ne se dissipaient pas. En fait, ils obstruaient son esprit. Cet air qui l'avait accompagné toute une vie durant. Pivotant vers Cyrène, son regard lupin se braqua sur elle, la scrutant. Que devait-il faire d'elle ? Comment devait-il réagir ? Il ne lui raconterait rien. En fait, il ne voulait plus rien raconter à personne. A quoi cela servait-il ? Ils étaient tous des obstacles sur sa route. Et le Prédateur Alpha avait la fâcheuse manie d'exterminer tous ceux qui désiraient le ralentir sur la voie de l'évolution.

« If I had a heart I could love you,

If I had a voice I would sing,

After the night when I wake up,

I'll see what tomorrow brings. »



Il restait là. Immobile. Ses deux iris, véritables emblèmes de sa sauvagerie, braqués vers la déité qui avait tenté de lui venir en aide. Aleksander n'avait plus envie de parler. Juste un violent, inattendu, et maladif, désir de se reposer. De dormir.
Code by Rain


[Les balises me font des gros fuck en ce moment. Et pour l'air, c'est "If I had a Heart" - Fever Ray.]
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Re: Le loup et la Cyrène [PV:Aleks] - Mer 22 Avr 2015 - 21:08




Il était comme, absent. C'était comme étreindre un tronc d'arbre. Il ne bougeait pas, il ne parlait pas. Peut-être même ne respirait-il même plus. Aleksander était comme, absent. Lorsque Cyrène eut finit de parler, le serveur resta immobile et silencieux pendant de très longues secondes, puis, ignorant parfaitement ce qui se passait autour de lui, il se dégagea des bras de l'Apprentie et marcha vers les restes de ses vêtements. Le loup était redevenu homme et l'homme était absorbé par une chose que lui seul semblait percevoir. La Déesse le vit prendre quelque chose dans sa poche et, porter cette chose à sa bouche. Une cigarette. Il fumait. Cyrène le regardait, sans un bruit et Aleksander se tourna vers elle. Les deux divinités se fixaient. Pourtant, les regards qu'ils dardaient l'un sur l'autre étaient bien différents. L'élève contemplait la bête avec compassion. La bête contemplait l'élève avec interrogation. Que cherchait-il à savoir ? Il n'y avait rien à savoir, rien à comprendre, rien à donner, rien à faire. Tout ce que la jeune femme demandait à Aleksander, c'était de prendre. Prendre ce qu'elle lui offrait. Prendre son amitié.

Cyrène s'assit en tailleur, sur le sol. Il y avait un peu de sang séché là où elle décida de s'installer, mais tant pis. Elle brûlerait sans doute ses vêtements après ce jour de toute façon. Maintenant, elle ne regardait plus le serveur. Elle regardait le ciel bleu, éclatant de lumière. Elle aurait voulu dire quelque chose, parler à Aleksander, mais il n'y avait rien à dire. Le lycan ne voulait pas de l'affection de Cyrène. Il n'y avait qu'une chose à faire : attendre. Anderson était comme une bête sauvage : il était impossible de forcer les choses. Alors, il fallait s'armer de patience pour gagner sa confiance. C'était la seule chose à faire.

La jeune femme s'étira puis bailla longuement. Elle appuya son coude gauche sur sa cuisse et posa sa tête sur sa main. Les événements de la journée l'avait rendue, lasse. Ce n'était pas comme de la fatigue, c'était plutôt comme une certaine langueur qui s'emparait de vous, sans prévenir. Les deux personnes durent rester un moment, comme ça, sans parler car lorsque Cyrène rouvrit les yeux, le soleil avait déjà commencer à descendre dans le ciel orange. Elle s'était endormie. La chanceuse se mit debout, clignant des yeux. Si quelque jour auparavant, on lui avait dit qu'elle s'endormirait sur une scène de crime, elle aurait sans doute ri. Comme quoi, la vie nous réserve plein de surprise. Par ailleurs, la Hollister fut assez étonnée lorsqu'elle remarqua qu'Aleksander n'était plus là. Soupir. Il était parti. Et peut-être la déité devrait-elle en faire de même. Il n'y avait plus rien à faire ici pour elle.

De retour dans sa chambre, après une longue douche brûlante, Cyrène se laissa tomber lourdement sur son lit. Elle était éreintée, pourtant, elle mit très longtemps à s'endormir. C'était compréhensible. Après avoir assister à un meurtre, je doute que vous dormiriez comme un bébé. Et ce meurtre.. elle y pensa beaucoup. Aleksander... Elle voulait tellement bien faire, tellement l'aider, mais il semblait si loin, intouchable. L'idée même d'être dans l'incapacité de sauver le serveur de lui-même maintint la Hollister éveillée bien longtemps. Si elle ne pouvait venir en aide à un confrère divin, qu'en serait-il des hommes ?
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Re: Le loup et la Cyrène [PV:Aleks] - Dim 26 Avr 2015 - 11:33

À force de rejeter les gens les plus aimables qui soient, il finira par se retrouver vraiment seul et être rejeté. A-t-on besoin d’un serveur à l’Académie ? Est-ce réellement indispensable ? Monsieur Anderson ferait mieux de se poser des questions… quant à Miss Hollister, elle devrait jeter son dévolu sur des personnes beaucoup plus réceptives. Ce serait tellement plus simple. À moins qu’elle ne cherche quelque chose en lui… À moins qu’elle n’ait quelque chose derrière la tête… Si c’est le cas… qu’elle ne s’arrête pas à si bon chemin : c’est plutôt bien parti !
Règle #9 : Ne pas repousser les mains tendues.
Qu’ils continuent de lire, ils ont encore beaucoup à apprendre…
Et il est interdit de dégrader les fontaines de l’établissement… nom de nom !

Bon bah très bien ! Rien à dire, mis à part… « tout cela compte encore plus s’il y a une suite ». Nous ferez-vous l’honneur d’une nouvelle rencontre à la conclusion plus… piquante ? Après un début comme celui-là, il y a de quoi faire ! Chez nous, on aime les bêtes adoptées… !

Cyrène Hollister : 800 xps
Aleksander Anderson : 730 xps

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Le loup et la Cyrène [PV:Aleks]
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