Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük]

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Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Lun 19 Jan 2015 - 10:46
Assidentem conspirati specie officii circumsteterunt, ilicoque Cimber Tillius, qui primas partes susceperat, quasi aliquid rogaturus propius accessit renuentique et gestu in aliud tempus differenti ab utroque umero togam adprehendit: deinde clamantem: "Ista quidem uis est!" alter e Cascis auersum uulnerat paulum infra iugulum.

Gregorio était assit sur son siège au milieu de la Curie de Pompée. Son regard parcourut la salle tapissée de marbre blanc et noir, puis scruta le visage de chacun des sénateurs présents en ce jour des Ides de Mars. Quand tout à coup, vingt-trois sénateurs,  s'avancèrent vers lui. Parmi eux, un sénateur du nom de Tillius Cimber s'approcha alors de l'apprenti-dieu afin de lui demander une faveur. Gregorio l'écouta, mais le congédia aussitôt. Cependant son interlocuteur saisit subitement sa toge et découvrit ses épaules. Le professeur de latin fut surpris par l'action de Cimber et s'écria : "Mais c'est un acte de violence !" Soudain sans crier gare l'un des conjurés du nom de Casca, sortit un poignard puis le frappa à la gorge. Un éclair de douleur transperça Gregorio, ce dernier voulut crier, mais aucun mot ne sortit de sa bouche. Et seul un gémissement de douleur se fit entendre.


Caesar Cascae brachium arreptum graphio traiecit conatusque prosilire alio uulnere tardatus est; utque animaduertit undique se strictis pugionibus peti, toga caput obuoluit, simul sinistra manu sinum ad ima crura deduxit, quo honestius caderet etiam inferiore corporis parte uelata.

Gregorio saisit alors le bras de son agresseur, puis le frappa avec son poinçon. L'objet transperça le bras jusqu'au sang, et Casca retira son bras hors de portée de l'apprenti-dieu. Gregorio tenta de fuir, mais un nouveau poignard le frappa au dos. La douleur fut insupportable pour le romain, qui tomba finalement par terre. Rapidement l'ancien consul vit les poignards se dressaient vers lui, et la panique gagna son cœur et son âme. Il reconnut chacun des conjurés, tous étaient d'anciens partisans de Pompée. Ils arboraient chacun un hideux rictus de haine et de colère. Le professeur de latin saisit alors sa toge et se recouvrit le corps avec, de la tête aux pieds.


Atque ita tribus et uiginti plagis confossus est uno modo ad primum ictum gemitu sine uoce edito, etsi tradiderunt quidam Marco Bruto irruenti dixisse: kai su teknon; exanimis diffugientibus cunctis aliquamdiu iacuit, donec lecticae impositum, dependente brachio, tres seruoli domum rettulerunt.

La souffrance de l'apprenti-dieu dura une éternité. Son corps se faisait transpercer de toute part, encore et encore. Gregorio pouvait entendre ses ennemis se délectaient du spectacle. Alors que ses alliés impuissants, assistaient à sa mort sans pouvoir rien faire. On pouvait entendre des sénateurs scander des paroles tel que: "A mort le tyran !", "Pour la république !" ou encore "Rome est de nouveau libre!". Mais la douleur du professeur ne s'arrêta pas là. En effet au même moment, Marcus Junius Brutus s'approcha et planta à son tour un poignard dans le corps de Gregorio. Ce dernier ne sentit pas la douleur du coup porté par Brutus... Non il ressentait la brulure au fond de son cœur causée par la trahison de son fils. Et dans un dernier élan de vie l'ancien dictateur souffla à son fils : "Kai su teknon". Un voile noir s'installa sur la vision de Gregorio. Quand soudain...

Le professeur de Latin se réveilla en sursaut dans un fauteuil, le visage pâle et transpirant. Gregorio c'était une nouvelle fois assoupi au milieu de son travail. Et avait encore fait le même cauchemar depuis son arrivée à l'Académie. Les derniers instants de sa mort revenaient sans cesse le hanter, chaque fois qu'il venait à s'endormir...

Gregorio se ressaisit puis regarda autour de lui, il était seul. Aucun allié, aucune personne en qui avoir confiance, l'ancien consul était resté isolé des autres. Il ne voulait pas une nouvelle fois connaître le goût de la trahison. Cependant la solitude était une prison qui n'apportait rien de bon. Et professeur ne connaissait pratiquement personne au sein de l'académie. Ce dernier se leva puis remit un ouvrage en place, puis se mit à déambuler vers la sortie. Il ne restait plus que quelque heures avant que le professeur aille donner son cour. Gregorio resta silencieux et laissa son regard flâner à travers les immenses rayons de l'étage. Il était difficile pour lui de vivre dans un monde moderne après deux mille ans d'errance, et la bibliothèque était pour lui le seul lieu où il se sentait en paix. Ce lieu où était rassemblé les vestiges des anciens mondes...

Le professeur sortit de la pièce et pénétra dans un long et froid corridor de la grande bibliothèque. Quand soudain le romain ressentit quelques vertiges, et perdit l'équilibre. Il tenta de s'appuyer en vain sur le mur proche de lui, mais s'effondra à même le sol. Les cauchemars et le manque de sommeil avaient finalement eu raison de lui... Ses sens étaient embrumés et sa conscience l'échappait. Décidément sa nouvelle vie ne lui laissait aucun instant de répit...
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Lun 19 Jan 2015 - 20:07
Je ne peux pas dire que j'avais vraiment envie de me mettre à les jouer les gentilles filles obéissantes mais je ne sais pas quelle mouche avait piqué la Deus mais l'infirmerie ne désemplissait pas depuis près d'une semaine. Entre les jeunes qui se croyaient plus forts que la mort et qui se faisaient démonter dans l'Arène, quelques victimes de mon loup-garou préféré éparpillées en puzzles à droite à gauche, un certains nombres de cours de survie qui avaient mal terminés et des cours de sport qui avaient multipliés les blessés graves, sans oublier une mauvaise manipulation dans une salle de chimie qui avait fait sauter la pièce avec tous ses occupants , me donnant un sérieux surplus de travail, j'avais presque prit réellement à cœur mon travail. Non pas par bonté d'âme, faut pas rêver non plus. Mais parce que la chair calcinée, les dégâts profonds et douloureux me rappelaient aussi de joyeux souvenirs. Je reste une démone, un être du malin et si mon domaine est le corps humain, ce n'est pas que pour le soulager, loin de là.

Franchement, vu l'état de certains de mes derniers pensionnaires, j'ai pris un malin plaisir à les achever personnellement afin qu'il renaisse en meilleur état. Ça m'aurait demandé trop de boulot de rester à leur chevet H24 durant plus d'une semaine et je ne suis pas l'armée du salut. Une fois définitivement mort, en une journée complète, ils étaient revenus et en parfait état d marche. d quoi m'éviter de passer ma vie par ici. Alors c'est sans remord que j'ai trancher dans le vif du sujet pour certains cas. Et enfin, l'infirmerie à désempli. C'est pas trop tôt, je commençait vraiment à en avoir ras le cul de tous ces abrutis, de la voix geignarde de cette assistante à 2 balles, du ballet incessants des visites et des nouvelles annonces de catastrophes qui ne faisaient que s’enchaîner. Du coup, je n'ai pas attendue que l'accalmie soit brisée pour trouver une excuse et abandonner mon poste.

D'abord, passer à la cafétéria et me goinfrer comme pas possible. Triple ration de crème pâtissière à la paille, il me faut au moins ça pour arriver à décolérer de tout ce temps gaspiller à ne pas pouvoir foutre la merde ni emmerder qui que ce soit. Et puis, je me dirige vers le puits de science ou sont rangés tous les ouvrages de ce lieu. Là-bas au moins, personne ne viendra m'y chercher. Je ne suis pas connue pour être un rat de bibliothèque, normal pour un chat en même temps, mais cela ne m’empêche pas de me cultiver et je suis certaine que je trouverais bien quelque chose à me mettre sous la dent une fois arrivée.

La grande porte glisse en silence sur ses gonds, s’ouvrant pour dévoiler une multitude de couloirs et des étages remplis d'ouvrages tous plus ou moins poussiéreux. Hum, y a de quoi faire, en effet. Je referme derrière moi, histoire d'avoir un maximum la paix et je m'avance tranquillement entre les rayonnages imposants. Du temps de ma jeunesse, nous avions une pièce de genre dans la cave de notre demeure. Mais elle ne comportait pas les titres célestes que je peux trouver ici. Et puis, j'aime l'odeur du vieux cuir, je sens que faire une sieste dans le coin serait parfait pour rester planquer éternellement. Voilà une idée qui me botte tiens.

Et c'est là que je suis tombée sur lui. Putain mais c’est pas vrai, ils vont arrêter de tous finir inconscient devant mes pieds? Je sais que je suis la perfection incarnée mais quand même, un minimum de tenue de leur part ne serait pas de trop. Enfin, ce ne sont que des Humains, faut pas trop leur en demander. Et il a l'air un peu pâlot celui-là. Ma bonté me perdra car je finis par le porter tel un sac à patate sur mon épaule avant de l'asseoir sur le premier siège à ma portée.

Tiens, c'est une tête que je connais pas celui-là. Encore un masqué. ils ont eu un prix de gros ou quoi à l'entrée? Allez, on vous en offre 3 pour le prix de 2, c'est une occasion en or, à saisir absolument. Bon, pas de fièvre, respiration lente mais normale, il est surtout fatigué quoi. Dormir lui fera pas de mal. Et en attendant, il est as chiant comme compagnie. Alors, je vais lire quoi pour passer le temps? Tiens, ça à l'air pas mal ça. Je suis certaine que cela intéresserait mon Arlequin d'ailleurs. Mwrrr...
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mar 20 Jan 2015 - 11:37
Gregorio gisait par terre au milieu du couloir, tel un cadavre laissait à l'abandon. Il était encore une fois tombé dans l'inconscience, et était prisonnier de ses rêves. Son cœur battait normalement, sa respiration était lente et régulière, et son corps ne semblait pas avoir souffert de la chute. Le professeur resta dans cette situation pendant de longues minutes, durant lesquelles son esprit était occupé à vaincre des barbares germains au plus profond de son rêve.

C'est alors qu'une inconnue fit son entrée dans le sanctuaire des connaissances, la jeune femme semblait en quête de paix et de tranquillité. Et chercha pendant plusieurs minutes un coin paisible où se détendre sans que personne puisse la trouver. Malheureusement pour celle-ci, elle fit la découverte de Gregorio affalé sur le sol froid de la bibliothèque. Cette dernière se saisit du professeur, et l'emmena avec elle en le portant le moins délicatement possible. Avant de le poser sur le premier siège qui s'était présenté à elle.

Le romain resta inconscient pendant au moins une bonne heure. Et pendant ces longues et fastidieuses minutes, Gregorio revivait à l'intérieur de son rêve un pan de son existence passée. Il se revoyait marcher sur les terres gauloises, bretonnes, et germaines. Avant de partir pour Rome où l'attendait la plèbe pour son triomphe. Ainsi pour la première fois depuis son arrivée, le professeur de latin avait enfin réussit à dormir sans être hanter par un désagréable cauchemar. Gregorio se réveilla finalement, alors qu'il célébrait sa victoire en compagnie de la population romaine. Il ouvrit lentement les yeux, et se rendit compte que quelqu'un l'avait transporté ailleurs.

Les souvenirs de Gregorio revinrent par petits morceaux, le cauchemars, le couloir, et l'évanouissement... Maintenant il lui restait à savoir comment, quand et surtout qui l'avait déplacé lors de son "sommeil". L'ancien consul ne bougea pas d'un poil afin de ne pas se faire remarquer, puis il reporta son regard sur la jeune femme proche de lui. Cette dernière avait le nez plongé dans un livre à la couverture de cuir. Elle semblait lire avec assez d'attention pour ne pas avoir remarquer que Gregorio s'était réveillé.

L'italien ne la connaissait évidemment pas, puisqu'il avait passé toutes ses journées à l'académie
isolé à l'écart des autres. Il ne s'inquiéta pas pour autant de la présence de celle-ci, puisqu'il ne sentait pas vraiment d'hostilité venant d'elle. Gregorio tourna la tête et vit par la fenêtre que le soleil avait avancé et donc que l'heure avait tourné rapidement sans qu'il le sache... Et sans vraiment faire attention à ses mots, le jeune homme s'adressa à sa mystérieuse samaritaine.

- Tibi gratias ago pro subsidium quod mihi...

Et voilà... Sans se rendre compte Gregorio venait de parler en latin... Il s'agissait d'une habitude qu'il n'avait pas réussit à se débarrasser dans ce nouveau monde. Il fit une nouvelle tentative et parla cette fois-ci de manière convenable, avec un légère accent italien et quelques légères difficultés.

- Merci de m'avoir aider...

Il observa alors la jeune femme en en attente d'une réaction de sa part. Et ne voyant pas d'autres options le professeur de latin tenta de connaître la personne qui avait eu la bonté de l'aider.

- Je m'appelle Gregorio... Puis-je savoir qui vous êtes ?

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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mar 20 Jan 2015 - 20:32
Eh bien, il est drôlement intéressant ce bouquin. Finalement, cette bibliothèque pourrait me plaire. Et pas que comme planque afin d'échapper à mes devoirs et tout le reste. Bon, les premières dis minutes, j'ai quand même surveillé un minimum l'état de mon patient du moment, histoire d'éviter de me retrouver avec un mort sur les bras alors que je n'y serais pour rien, ça ferait tâche dans mon CV, ce genre d'ânerie. Puis, une fois assurée qu'il ne faisait que pioncer profondément, je me suis replongée dans ma propre lecture. Franchement, je ne suis eut-être pas une enfant de chœur mais là-dedans, y a du niveau quand même. Bon, c'est un peu gnangnan à mon gout mais y a de l'idée. Beaucoup d'idées mêmes. Je ne connaissais pas les hindous mais ils me plaisent bien tout d'un coup, eux et leur Kama-sutra.

Ça, c'est un livre qui se déguste et j'avoue que je prends mon temps pour le parcourir. Enfin, du moins, le temps que l'autre inconscient daigne émergé des bras de Morphée. A croire qu'à peine arrivé, il veut faire concurrence à ce Deus à la con qui régit tout par ici. Enfin, finalement, ma Belle au Bois Dormant fini par revenir parmi nous, encore un peu perdue. Un coup d’œil rapide tandis que je termine ma page. Je l'ai attendu plus d'une heure, il peut bien patienter cinq minutes de plus, nan mais oh. C'est ça, regarde le soleil, essaie de reprendre tes esprits et quand t'auras les idées claires, tu me feras signe.

- Tibi gratias ago pro subsidium quod mihi...

Putain, manquait plus que ça. Beurk, du latin. Enfin, ce n'est pas comme si je ne connaissait pas. Les plans infernaux m'ont au moins permis ça, maîtriser à la perfection cette langue. Mais comment dire, je garde un léger ressentiment vis à vis d ces derniers alors l'entendre ici et maintenant, non, ça ne me plait pas du tout. Mais bon, je vais lui laisser le bénéfice du doute et attendre avant de lui faire avaler sa langue par les trous de nez. Décidément, je suis trop bonne aujourd'hui, je dois être malade.

- Merci de m'avoir aider...

Ah, c'est mieux comme ça. J'aurais tout à fait pu lui répondre en latin mais je risque d'être rouillée malgré tout et puis, pas envie de faire d'efforts. Alors autant que ce soit lui qui se casse la tête. Après tout, j'ai déjà fait mon quota de BA pour l'éternité, faut pas trop m'en demander.

- Je m'appelle Gregorio... Puis-je savoir qui vous êtes ?

"- Accessoirement, je suis l'infirmière de l'Académie. Tu as du bol que je sois passée par là, le sol devait pas être des plus agréable comme matelas. Sinon, tu peux m'appeler Nelsha. "

Je referme mon bouquin, prenant bien soin de garder en tête la page ou je me suis arrêtée avant de descendre d la table d'un bond agile. je m'étire un bon coup, observe moi aussi l'éclat du jour filtrant par la fenêtre avant d'en revenir à mon jouet du moment.

"- Toi, t'es nouveau, ça ne fait aucun doute. Qu'elle idée de parler latin, c'est pas comme si c'était une langue morte depuis au moins un siècle et demi. Enfin, j'en déduis que tu viens de loin. Tu me racontes un peu? Ici, c'est plein d'histoires y a rien de comparable à celle d'une existence réelle."

Vu son état, de toute façon, mon petit chéri du moment ira pas courir un marathon. Certes il a fait un gros dodo mais il ne pète pas la forme, c'est évident. Je devrais peut-être m'inquiéter de sa santé vu que c'est censé être mon boulot mais premier mais pour le moment, je m'en tape. J'ai envie d'anecdotes croustillantes, de nouveaux horizons, d'autre chose que de ce lieu de merde. Alors vas-y, raconte-moi ta vie mon chou. Je te suis toute ouïe. D'ailleurs, je m’assois sur une chaise face à lui, coude sur la table et tête posée sur mes mains croisées à hauteur de mon visage. En plus, je t'offre mon plus beau sourire alors tu ne vas pas me résister. Quoi que, cela pourrait être drôle aussi. Pour moi évidemment.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Ven 23 Jan 2015 - 21:07
Il ne fallut que quelques secondes à Gregorio pour recevoir une réponse venant de sa mystérieuse sauveuse. Cette dernier ne prit pourtant pas la peine de lever le nez de son livre, et avait répondu au professeur tout en restant river sur le contenu de l'ouvrage hindou. Elle ne semblait pas encline à quitter son livre sans avoir fini sa page.

"- Accessoirement, je suis l'infirmière de l'Académie. Tu as du bol que je sois passée par là, le sol devait pas être des plus agréable comme matelas. Sinon, tu peux m'appeler Nelsha. "

Nelsha... Un prénom bien étrange pour le romain qui n'en avait jamais vu de semblable. Gregorio tourna alors la tête afin de voir l'infirmière, et ce qu'il vit ne le laissa pas totalement indifférent. Le romain se l'avoua à lui-même, la jeune femme était ravissante...Il n'avait encore jamais vu une personne semblable par le passé, et fut frappé par l'apparence délicate et séduisante de Nelsha. Gregorio ne put d'ailleurs pas s'empêcher de trouver cette dernière plutôt féline pour une humaine. Mais ce qui retenait particulièrement son attention, c'était le regard de la demoiselle ou plutôt ses yeux vairons...

"- Toi, t'es nouveau, ça ne fait aucun doute. Qu'elle idée de parler latin, c'est pas comme si c'était une langue morte depuis au moins un siècle et demi. Enfin, j'en déduis que tu viens de loin. Tu me racontes un peu? Ici, c'est plein d'histoires y a rien de comparable à celle d'une existence réelle."

Cette dernière s'empara d'une chaise, puis s'assit en s'accoudant sur la table vernie avant de laisser reposer sa tête dans le creux de ses mains. L'infirmière adressa alors un sourire radieux à Gregorio, comme si elle voulait charmer le jeune homme comme une sirène envoûte des marins. Elle paraissait s'amuser avec lui, sans que ce dernier puisse faire quoique se soit au vue de son état. Néanmoins le romain n'accéda pas tout de suite à la requête de Nelsha.

En effet Gregorio était  réticent à l'idée de dévoiler son passé, et encore plus concernant sa véritable identité. Il ne savait pas s'il devait faire confiance à Nelsha, mais il ne pouvait pas non plus rester muet devant celle qui l'avait aidé. Le romain entreprit alors de sonder les émotions de l'infirmière et scruta minutieusement les yeux vairons de cette dernière. Chose qui s'avéra plutôt inutile, car il ne décela aucune émotion négative chez elle à son égard. De plus il éprouvait quelques difficultés à démêler les sentiments de la jeune femme, preuve qu'elle savait très bien maîtriser ses propres sentiments, et peut-être jouer avec ceux des autres. Finalement Gregorio considéra qui l'était peut-être temps de s'ouvrir un peu, car après tout il n'avait rien à gagner en restant isoler. Et il le savait très bien puisqu'il en avait fait les frais deux mille ans auparavant.

-  Je viens d'une civilisation antique, qui a jadis rayonné sur l'occident avant de sombrer dans le chaos et a destruction. Elle s'étendait des chaudes terres d’Hispanie, au désert d'Afrique du Nord, en passant par les terres d'Orient tel que l’Égypte, la Judée et la Grèce. J'ai même participé à son agrandissement en parcourant les terres celtiques au-delà des Alpes et du Rhin. Mais à cette époque rien n'était plus magnifique que la cité Rome, dressaient sur les sept collines autour du Tibre.  

Au fur et à mesure que Gregorio parlait des images lui parvinrent à l'esprit. Rome et ses temples, son capitole, et ses forums, sa patrie, tout cela lui manquait. Il n'en dit pas plus à Nelsha, considérant qu'il en avait dit assez à la jeune femme. Mais presque involontairement, comme s'il voulait laisser sa marque durant ce bref moment. Gregorio sortit une nouvelle réplique, mêlée de latin et d'orgueil comme il avait l'habitude de faire par le passé.

- Imperator Romanus Sum, et vocavit Caius Julius Caesar. Je suis un imperator romain et on me nomme Caius Julius Caesar. Et vous, qui êtes vous en réalité ? Vous n'étiez pas qu'une simple infirmière je suppose ?

Soudain le romain enleva son masque, et révéla son œil droit. Il planta alors son regard dans celui de Nelsha, comme pour lui dire qu'elle n'était pas la seule à avoir les yeux vairons.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Ven 23 Jan 2015 - 21:45
Je suis confortablement installée face à lui, attendant qu'il daigne ouvrir la bouche mais visiblement, il ne semble pas pressé. A moins qu'il n'ait fini par perdre sa langue. Faut pas croire, je suis pas aveugle, je l'ai vu la tronche qu'il attiré en me découvrant. On dirait le loup de Tex Avery, avec la langue qui se déroule en tapis rouge et les yeux qui sortent des orbites. Bon, j'exagère peut-être un petit peu mais pas tant que ça. Remarque, s'il vient tu temps des romains, comme son langage le laisserait supposer, des beautés dans mon genre, il a pas dû en croiser souvent, c'est certain.

Bon alors, ça y est? Je suis là, tu m'as observée, analysée, décortiquée dans tous les sens. Tu veux pas que je me foute à poil tant que j'y suis? Nan parce que j'ai rencontré des types qui me déshabillaient du regard en étant plus discret et bien moins insistant que lui. Alors soit il est vraiment pas doué soit il cherche quelque chose de précis. Mes yeux ont l'air de l'intriguer en tout cas. En même temps, j'en suis fière de ceux-là. Alors, vas-y, noies-toi à l'intérieur. Mais dépêche-toi de répondre parce que ma patience à ses limites.

- Je viens d'une civilisation antique, qui a jadis rayonné sur l'occident avant de sombrer dans le chaos et a destruction. Elle s'étendait des chaudes terres d’Hispanie, au désert d'Afrique du Nord, en passant par les terres d'Orient tel que l’Égypte, la Judée et la Grèce. J'ai même participé à son agrandissement en parcourant les terres celtiques au-delà des Alpes et du Rhin. Mais à cette époque rien n'était plus magnifique que la cité Rome, dressaient sur les sept collines autour du Tibre.

Bon, la thèse du latin se confirme. Romain même. Et visiblement fier de ce qu'il a fait et a été. C'est bien ça. J'aime les hommes qui ont de l'assurance. Et ça a un certain charme sa façon de parler. Ça change des autres crétins de masqués. Quoique, je ne peux pas dire que mon Arlequin soit très bavard. The Mask, par contre, c'est autre chose. Comme quoi, cette ressemblance extérieure est bien la seule chose qu'ils ont en commun. Tant mieux, j'aurais trois jouets uniques, c'est tellement plus divertissant. Bon, si j'en revenais à l'autre gladiateur qui me faisait face? Parce qu'il a beau s'être arrêté, je le sens qu'il crève d'envie de rajouter quelque chose. Alors vas-y, parle mon petit.

- Imperator Romanus Sum, et vocavit Caius Julius Caesar. Je suis un imperator romain et on me nomme Caius Julius Caesar. Et vous, qui êtes vous en réalité ? Vous n'étiez pas qu'une simple infirmière je suppose ?

"- Jules César, rien que ça. Eh bien, la Deus est tellement en galère qu'elle se met au 'People' à présent, si c'est pas malheureux. Enfin, bienvenue parmi nous.
Et joli regard au passage. "


Un clin d’œil amusé après mes derniers mots. Pour le coup, je l'apprécie beaucoup moins. J'aimais avoir la monopole de cette rareté génétique. Mais bon, il ne s'agit pas du premier crétin qui passe non plus. Alors, il a de la chance. Pour cette fois. Maintenant, il va falloir qu'il me prouve qu'il mérite cette chance que je lui laisse. Sinon, je me débrouillerais pour que personne ne puisse connaître la couleur de ce deuxième œil. Après tout, les borgnes vivent très bien avec une seule pupille.

"- En tout cas, tout grand Imperator Romanus que tu es, ici tu ne sauras qu'une pauvre âme parmi d'autre. Alors je te souhaite bien du courage. Mais bon, je ne m'en fais pas pour toi. La conquête, tu as ça dans le sang, tu sauras t'imposer, n'est-ce pas? Mon cher César."

Je laisse le silence sur les lieux tandis que je penche un peu la tête dans un sens, puis dans l'autre avant de revenir en position initiale. Oui, je sens qu’avec lui, les choses risquent de se révéler fortes Intéressantes. Comme j'aime dégoter ce genre de numéro au hasard de mes pérégrinations. Et après on va se demander pourquoi je refuse de jouer mon rôle. Mais c'est tellement évident voyons. Qu'est-ce qu'on se fait chier à obéir. Donner les ordres, les faire exécuter, manipuler, voilà la véritable essence de mon existence.

"- Qui je suis en réalité? Même si je te le disais, tu ne me croirais pas. Et il est encore trop tôt pour que tu le saches. On va encore venir me voir en me disant que je traumatise les nouveaux après."

Je souris, de toutes mes dents, dévoilant comme la naissance de légers crocs. Au bout de mes doigts, mes ongles sont légèrement pointus et avec un œil entraîné, il est aisé de se rendre compte qu'ils sont affûtés et très coupants. Je ne le cache pas, mais je n'en dis pas plus pour autant. J'aime entretenir le mystère. Et puis, s'il veut me découvrir, il va falloir qu'il me montre qu'il en vaut la peine. Je suis une joueuse, je l'ai toujours été et ce n'est pas aussi que je vais renoncé à mon plus grand défaut. Ma voix devient plus suave, envoûtante, attirante.

"- Je ne donne jamais rien sans rien. Et qu'aurais-je à gagner à tout te dire de moi? Rien. Or, j'aime jouer. Alors, amuse-moi. Joue avec moi. Et peut-être alors, je t'en dirais un peu plus...."
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Sam 24 Jan 2015 - 20:05
"- Jules César, rien que ça. Eh bien, la Deus est tellement en galère qu'elle se met au 'People' à présent, si c'est pas malheureux. Enfin, bienvenue parmi nous.
Et joli regard au passage. "


Les deux apprentis-dieux se faisaient toujours face à face. D'un côté Gregorio assit sur un fauteuil l'air impassible, et de l'autre Nelsha qui portait toujours ce même sourire malicieux depuis le début de la conversation. Elle ne paraissait pas étonner par le professeur de la latin, ni par son passé, ni son identité. Mais l'infirmière adressa tout de même un compliment au romain, qui trouva cela plutôt amusant. En effet son geste avait eu l'effet escompté, et avait rendu cette dernière légèrement contrariée. De toute évidence elle n'aimait pas voir d'autres personnes se balader avec les yeux vairons, sûrement une rareté que la jeune femme aimait mettre en valeur. Ce qui était tout le contraire de Gregorio, qui détestait dévoiler la totalité de son regard aux autres. Il fallait vraiment le mettre à bout pour l'obliger à retirer son masque. Mais cette fois-ci contre toute attente Gregorio avait pris un malin plaisir à ôter son masque.
Cependant les deux jeune gens ne s'attardèrent pas sûr les yeux de l’autre. Chacun essayait de se dresser plus haut encore plus haut, comme deux serpents qui tentent de s'intimider mutuellement. Et ce fut finalement Nelsha qui s'engagea en première, en lançant une légère pique à l'intention du professeur de latin, ou plutôt de Jules César.

"- En tout cas, tout grand Imperator Romanus que tu es, ici tu ne sauras qu'une pauvre âme parmi d'autre. Alors je te souhaite bien du courage. Mais bon, je ne m'en fais pas pour toi. La conquête, tu as ça dans le sang, tu sauras t'imposer, n'est-ce pas? Mon cher César."

Elle avait visé juste, Jules César a beau avoir marqué l'histoire des hommes, il n'était qu'une pitoyable âme perdue dans le domaine de Deus. Mais bon cela ne faisait pas peur à Gregorio, dont la détermination et l'ambition reste infaillible. Il n'était du genre à se faire abattre non il était un conquérant qui ne voyait aucune limite du possible. Le latiniste avait le regard encore posé sur Nelsha, c'était une créature fascinante, pleine de mystère et de charme. L'imperator avait toujours apprécié ces qualités en particulier chez la gente féminine. Il aimait charmé les personnes, mais encore plus se faire charmé par une autre personne. Car à vrai dire peu de personne par le passé avait un tel effet. Gregorio aimait avoir le contrôle sur les choses, mais encore voir les choses lui tenir tête. Même si cela avait tendance à le détruire lui et ses obstacles.

"- Qui je suis en réalité? Même si je te le disais, tu ne me croirais pas. Et il est encore trop tôt pour que tu le saches. On va encore venir me voir en me disant que je traumatise les nouveaux après."

Qu'est ce que ne pouvait pas croire Gregorio ? Pourquoi était-ce trop tôt pour lui de savoir ? Le romain ne put que sourire, il n'allait pas connaître son interlocutrice de si tôt. Cela paraissait prévisible d'ailleurs. Soudain il fut attirer par quelque chose de bien étrange, Nelsha lui adressait un sourire... Il était possible d'apercevoir des croc discrets mais visibles, faire leurs apparitions au sein de l'éclatant sourire de l'infirmière. Malheureusement Gregorio ne put se poser la question sur ce qu'il venait de voir, car Nelsha le happa avec ses paroles, à la fois douce et entrainante.

"- Je ne donne jamais rien sans rien. Et qu'aurais-je à gagner à tout te dire de moi? Rien. Or, j'aime jouer. Alors, amuse-moi. Joue avec moi. Et peut-être alors, je t'en dirais un peu plus...."

Jouer... Ce mot avait tiré Gregorio de sa torpeur, se rendant ainsi compte qu'il avait été un instant un simple jouet pour la demoiselle. A moins c'était le cas depuis le début de leur rencontre... Ce dernier pensa un instant, et se dit qu'il était allé là où la jeune femme voulait qu'il tombe... Dans son jeu. Toutefois le romain voulait absolument connaître la vérité derrière l'identité de Nelsha. Il avait bien l'intention de jouer, mais pas de perdre face à elle.

- Je vois que vous aimez jouer... Malheureusement je ne possède rien qui n'est assez de valeur pour être mit en jeu. A moins que...

Gregorio s'arrêta au beau milieu de sa phrase, laissant en plan son interlocutrice dont il prit de snober à la dernière minutes. Et sans crier gare le professeur se leva et se débarrassa de sa cape et de ses gants avec aisance. Il semblait avoir reprit assez de force pour se mettre debout, et pour faire se qu'il avait en tête. Le professeur continua en enlevant sa veste, puis il tira une chaîne qui était cachée derrière sa chemise. Il s'agissait là des biens les plus précieux de Grégorio, son anneau de consul et son sceau d'imperator. Car outre la valeur marchande, ses objets signifiaient bien plus à ses yeux. Il exhiba alors les deux objets pendus au bout de la chaîne à Nelsha.

Si cela vous intéresse je mets en jeu ceci, ce ne sont pas de simples bijoux. Ce sont les artéfacts qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Par conséquent si vous les possédez, vous serez alors maître de César. Cela vous convient-il ?

Le professeur était prêt à mettre en jeu sa propre vie pour pousser le jeu à l'extrême. Il voulait jouer à son tour, et ressentir les frissons qui lui avaient manqué par le passé. Et avait fait ce geste peut-être irresponsable pour attiser l'envie de jouer de la jeune femme, afin de la noyer dedans. Il attendait là devant elle, à observer le fauve qui lui faisait face. Gregorio allait devoir de faire comme au Colisée, c'est à dire se faire manger ou alors réussir à dompter la bête.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Sam 24 Jan 2015 - 21:56
Son regard ne quitte pas le mien, ou tout du moins pas le périmètre de mon visage. Il m'observe, m'analyse et essaie de me percer à jour. Tu peux essayer, Mon Jules, mais avec moi il te faudra plus que ça. Eh oui, je ne suis pas une fille facile, si tant est que j'en sois une à la base. Après tout, étant une créature du malin, puis-je entrer dans la simple catégorie de femmes? C'est une interrogation légitime. Cependant, je la range dans un coin de mon esprit, je ne suis pas là pour philosopher. J'aurais le temps de creuser cette question plus tard. Pour le moment, je suis toute à César. Enfin, tout est relatif. Disons qu'il a mon attention, ce qui est déjà pas mal en soi.

Et visiblement, j'ai réussi à capter la sienne aussi. En même temps, je me doutais qu'il réagirais au moins à mes derniers propos. Jules César est connu pour être un des plus grands conquérants qui ai jamais existé. Et il aimait les femmes. Alors, relevé le défi lancé par l'une d'entre elle, voilà qui ne pouvait pas rater. Oui, je suis une vile calculatrice et j'adore ça. Je suis contente que mon poisson ai mordu à l'hameçon. Car je suis certaine qu'il n'a pas dû apprécié que je le compare à un de mes jouets juste avant. Alors, si en plus je lui offre la possibilité de retrouver son honneur que j'ai un petit peu piqué au vif, il ne peut pas dire non.

- Je vois que vous aimez jouer... Malheureusement je ne possède rien qui n'est assez de valeur pour être mit en jeu. A moins que...

Comme si je me limitais à de basses histoires matérielles. Je vaux mieux que ça quand même. Pour le coup, tu descends dans mon estime mon cher Julius. Mais je reste d'un naturel curieux alors j'attends patiemment qu'il est trouvé ce qu'il cherche. Et je ne vais pas me cacher ni nier que j'ai apprécié le spectacle qu'il m'a offert par la même occasion. Ce n'est pas tous les jours que le plus grand Imperateur romain vous fait un début de strip-tease. En tout cas, il semblait avoir retrouver des forces déjà. Bonne nouvelle, il se remet vite.

Je suis seulement déçue que finalement il s'arrête en si bon chemin. Mais visiblement, il avait trouvé ce qu'il cherchait. Une chaîne sur laquelle est attachée un anneau ainsi qu'un objet qui ressemble à un sceau. De loin, je ne suis pas certaine mais ce dont je suis sure, c'est que ça ne doit pas être de la camelote, vu le poids qui tire sur les maillons du collier à son cou. Je me contente donc d'attendre qu'il m'en dise plus. Pas la peine que je presse, tout viendra à moi, en temps et en heure.

- Si cela vous intéresse je mets en jeu ceci, ce ne sont pas de simples bijoux. Ce sont les artéfacts qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Par conséquent si vous les possédez, vous serez alors maître de César. Cela vous convient-il ?

Pour commencer, je ne peux m'empêcher de rire. Doucement mais de façon claire et sans m'en cacher. Comme si un homme pouvait dépendre uniquement des objets qui lui appartiennent. C'est bien une réflexion humaine ça. Que ce ne soit pas de simples bijoux, je veux bien le croire mais là, il en fait un peu trop. Il n'était pas un robot donc ces derniers objets ne pouvaient pas avoir à eux seuls créer César comme il le disait si bien. Ce n'était pas cet anneau qui seul avec ces petites jambes avait envahit la Gaulle. Sinon, il a du se tromper de personnage et être issu de la sage de Tolkien. Enfin, je reprend mon calme avant de m'approcher de lui, admirant les bijoux sans chercher à les saisir avant de revenir poser mon regard sur lui.

"- L'offre est intéressante. Alléchante même, pour être tout à fait franche. La valeur marchande de ces objets n'a pas le moindre intérêt à mes yeux mais devenir 'Maître de César', j'avoue que cela sonne plutôt bien."

Oui, c'était un coup de maître dont il venait de faire preuve et cela ne faisait que me rendre plus désireuse de commencer la véritable partie. Après, je n'allais pas le laisser gagner aussi facilement mais le simple fait de défier César était en soi un acte des plus jouissifs. Je retourne m'installer à ma place, calme et amusée, un sourire machiavélique posé sur mon visage d'ange, me donnant un air plus mystérieux et sauvage encore qu'auparavant. Oui, le jeu promet d'être palpitant. Car entre vainqueurs, il va être difficile d'en faire céder un.

"- J'accepte ta mise. De mon côté, je m'engage à te révéler le secret de ma nature réelle si je venais à perdre. De toute façon, tu peux venir me fouiller si cela t'amuse, je n'ai rien à parier. Rien de plus que ma parole."

Comment ça, je le tente? Oui, et alors? Au moins, il ne pourra pas dire que je ne joue pas le jeu à fond. D'ailleurs, je me suis levée de ma chaise, écartant les bras, presque trop accueillante même. Mais il ne pourra pas dire que je n'y ai pas mis de la mauvaise volonté. Après, s'il me fait confiance tant mieux, sinon et bien, je gagnerais un câlin gratuit et lui un aperçu de mon corps de rêve. Je ne vois pas du tout où est le problème personnellement. Que les âmes prudes soient choquées, ce na me fera pas changer de comportement pour autant.

"- En tout cas, maintenant que nous sommes au clair sur les mises et les enjeux, il ne reste plus qu'à lancer la partie. Dans ma grande bonté, je te laisse l'honneur de commencer. Bonne chance, mon Jules. Et que la meilleure gagne...."

Oui, je le fais exprès pour le titiller un peu. Ce n'est pas drôle sinon, il faut bien que je le houspille histoire de voir comment il va réagir. Et puis, ce n'est pas n'importe qui que j'ai en face de moi. Pas encore un égal mais c'est mieux qu'un humain lambda. Entre nobles, nous ne pouvons que nous comprendre.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mar 3 Fév 2015 - 18:37
"- L'offre est intéressante. Alléchante même, pour être tout à fait franche. La valeur marchande de ces objets n'a pas le moindre intérêt à mes yeux mais devenir 'Maître de César', j'avoue que cela sonne plutôt bien."

Qui de Nelsha ou de Gregorio était le prédateur ? La question commençait sérieusement à trotter dans l'esprit du professeur de Latin. En effet, si la jeune femme avait réussi à l'embarquer dans son manège. Le romain avait, de son côté, réussi capter son intérêt et à attiser son envie de jouer. Tout les deux tentaient de pousser son adversaire dans leur propre filet. Mais cette fois-ci Gregorio devait impérativement faire attention, car il pouvait tout perdre. Ce n'était pas un simple jeu pour Gregorio. c'était une conquête. Car pour lui conquérir un secret était la même chose, que de conquérir des terres. Il s'agissait sans doute de sa plus dangereuse tentative comparée à celles dans sa vie antérieur. Un des deux devait ployer, il ne pouvait en rester qu'un.  Le jeu allait en conséquence bientôt commencer. Et Nelsha avait toujours cette impression de mystère et féline, qui fascinait de plus en plus l'imperator.

"- J'accepte ta mise. De mon côté, je m'engage à te révéler le secret de ma nature réelle si je venais à perdre. De toute façon, tu peux venir me fouiller si cela t'amuse, je n'ai rien à parier. Rien de plus que ma parole."

A peine la jeune femme avait prononcé ses mots, que déjà Gregorio était entrain de calculer ses perspectives de victoire. Il se demandait à quel jeu allait-il être confronter. Il resta évasif, et oublia même pendant un instant l'infirmière qui se tenait debout les bras ouverts. Lorsque Gregorio reporta son attention sur elle, il se rendit compte qu'elle essayait une nouvelle fois de le déstabiliser de façon indirecte. Mais César resta impassible...

"- En tout cas, maintenant que nous sommes au clair sur les mises et les enjeux, il ne reste plus qu'à lancer la partie. Dans ma grande bonté, je te laisse l'honneur de commencer. Bonne chance, mon Jules. Et que la meilleure gagne...."

Certes l'ancien consul avait un goût immodéré pour les femmes, mais il n'était pas du genre a cédé aussi facilement. Il afficha un sourire espiègle en la regardant, Gregorio désirait ardemment gagner. Il avait assez confiance en elle pour la croire. Mais au plus profond de lui quelque chose lui disait que Nelsha était bien plu dangereuse qu'elle ne paraissait. Il ne devait en aucun cas la sous-estimer, et devait à tout prix lui faire croire qu'elle menait la danse. Il revêtit alors son plus beau masque d'acteur, afin de cacher ses vraies intentions aux yeux félins de l'infirmière. Le professeur de latin ne connaissait rien de la jeune femme, il devait donc se montrer méfiant tout en jouant la comédie.


- Je ne connais qu'un seul jeu... Le plus populaire de la république romaine.

Gregorio s'avança tout en adressant un sourire débordant de confiance et d'orgueil à Nelsha. Ce dernier la contourna et poussa la table d'un coup de pied, puis attrapa fermement un glaive accroché à sa taille. Le romain avait la chair de poule, un frisson parcourut la totalité de son corps et l'adrénaline commençait à se faire sentir dans l'organisme de l'ancien conquérant. Il avait plus que hâte d'en découdre avec le jeune femme, découvrir son vraie visage, reprendre sa liberté. Il tira alors l'arme rutilante et la pointa vers Nelsha.

- Avé Morituris te salutant...

Et sans plus attendre Gregorio fonça vers sa féline adversaire en faisant virevolter son glaive. Un des fauteuils fut découpé en deux, mais malgré tout il n'avait pas réussit à l'atteindre directement. Le romain sourit, il était légèrement inquiet mais son visage ne montrer que de la détermination et de la confiance. Il devait la faire venir à lui, même si c'était risqué Gregorio ne voyait aucune autre solution afin de piéger Nelsha.

- Montrez-moi votre vrai visage madame l'infirmière...

Spoiler:
 
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mar 3 Fév 2015 - 21:23
-Je ne connais qu'un seul jeu... Le plus populaire de la république romaine.

Toujours bon à savoir, ça. Il était vraiment complètement dépendant d sa culture aujourd'hui devenue parfaitement obsolète. Connue et décortiquée sous tous ses angles. Donc, encore une fois, je gardais l'avantage. Je n'avais certes pas parcouru la Terre à l'époque de Jules César mais j'en savais assez sur cette ère pour deviner d'avance ce qui aller se passer. Et mon sourire s'agrandit avant même qu'il ne prenne la peine d se déplacer pour venir déplacer qu'un coup de pied agile la table qui risquait de les gêner. Un combat de gladiateurs. Il avait même déjà saisi son arme alors que je me concentrais pour ouvrir mon Coffre Dimensionnel. Il était trop attaché à son honneur pour me faire un coup bas avant même le début du duel alors c'était maintenant que je devais en profiter.

- Avé Morituris te salutant...

J'avais réussi à ouvrir ma dimension personnelle juste à temps pour y attraper mes poings américains avant de devoir bondir sur le côté pour esquiver un puissant coup de glaive. Il avait donc décider de ne pas faire semblant. Tant mieux. J'adorais ça. Mon regard se mit à briller d malice alors que je terminais de passer mes armes à mes doigts. Pas de balles, je n'ai pas chargé les pistolets et je ne m'en serait pas servi dans tous les cas. Mais je ne suis pas sans ressources. Je me redresse et le fixe à nouveau, genoux fléchis et en position de garde. Un grondement sourd rend naissance au creux de mon ventre mais pas encore assez fort pour qu'il l'entende.

- Montrez-moi votre vrai visage madame l'infirmière...

"- Il faudra faire mieux que ça alors, Jules..."

Ma voix est suave et caressante mais tel le fauve que je suis, tout dans ma posture indique que je suis prête à bondir sans la moindre forme de peur. Je ne te ferais pas de cadeaux mon chéri. Moi aussi j'ai des armes mais la plupart, tu les ignores. Je monte sur la table avant de courir dessus, prenant mon élan avant de m'élancer dans sa direction. Oui, mon saut est trop court pour arriver sur lui car ma tactique est plus vile. Je me réceptionne avec une agilité toute féline avant de me jeter entre ses jambes et, au passage, lui frapper le creux du genou droit. Je dois venir au corps à corps pour le blesser mais me tenir a distance car il a l'avantage de longueur avec son glaive.

Mon coup va forcément lui faire mal, c'est bien le propre de mon pouvoir, d'augmenter les dégâts causés par mes propres attaques. Mais je ne m'attarde pas car déjà, il tente une riposte. J'évite le gros du coup mais je sens la pointe venir frôler le bord de ma joue. Oh oui, viens. Comme si tu pouvais me blesser. Je recule à bonne distance, me permettant de souffler une seconde. Le premier assaut se solde donc par du un partout, ou presque. Parce que je ne vais pas lui laisser cette petit touche, juste par principe.

"- Hum, frapper une femme au visage ne te fais donc rien? Serais-tu sans cœur, l'Impérateur?"

Je rigole doucement tandis que ma main vient se poser sur la paie laissant couler un filet carmin le long d ma joue. une légère lumière dorée en émane et déjà, toute trace de blessure a disparu. Je garde mon regard brûlant fixé sur lui, me délectant d chacune de ses réactions. Oui, même en plein combat, je me joue de lui et sans la moindre honte. Surtout que pour le moment, je n'ai encore rien fait, je suis restée sage. Mais la donne risque de rapidement changer.

"- Puisque c'est ainsi, je vais devoir aussi me donner à fond moi aussi. J'espère que tu n'es pas trop rouillé, je n'aimerais pas que le jeu tourne trop court..."

Et je m'élance, droit sur lui. Je pare son glaive avec le creux des doigts de mon poing américain, en profitant pour venir frapper de mon autre poing en direction de de son visage. Il recule évidemment mais la lame cachée à jailli au dernier moment, venant créer sur sa joue une copie paraître de l'estafilade dont il m'avait gratifié un peu plus tôt. Bon, parer son glaive ainsi n'est pas une super idée car j'ai manquée d'y laisser un doigt alors je devrais me montrer plus prudente mais sur l'instant, je savoure cette mini victoire, le toisant avec un sourire joueur mais revenue en position de garde.

"- C'est un prêté pour un rendu. Et puis, il parait que les cicatrices plaisent aux femmes."
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Ven 6 Fév 2015 - 23:38
En -44 avant Jésus Christ Jules César fut sauvagement assassiné à la Curie Pompée. Deux mille ans plus tard l'ancien consul revint sur Terre, appelé par Deus. Pourquoi ? Gregorio l'ignorait totalement, il était un être du passé qui dépendait encore trop de sa vie antérieure. L'ancien consul était devenu considérablement vulnérable, prévisible, il était devenu une proie idéal pour Nelsha. Cette dernière prenait d'ailleurs un malin plaisir à tourmenter le professeur de latin.

"- Il faudra faire mieux que ça alors, Jules..."

Ce fut avec une aisance effrayante que Nelsha s'attaqua à Gregorio, qui avait son attention rivée sur la voie séductrice de son adversaire. Il ne vit alors pas venir le schéma qui se tramait et tomba en plein dans l'embuscade de l'infirmière. Pour le romain, la jeune femme se battait de façon peu conventionnelle, d'une manière trop moderne pour que l'ancien imperator saisisse l'ensemble des mouvement de Nelsha. Il ne comprit pas tout de suite que celle-ci ne cherchait pas l'affrontement frontal en sautant depuis le meuble verni.

Et bien sûr Gregorio se mit en posture défensive, laissant bêtement la jeune se faufile entre ses jambes et le frapper directement sur le genou droit. La douleur fut foudroyante, et instinctivement l,'italien lance un coup d'estoc afin de contre-attaquer. Gregorio encaissa la douleur avec beaucoup de difficulté et se tint encore debout malgré son genou douloureux.

"- Hum, frapper une femme au visage ne te fais donc rien ? Serais-tu sans cœur, l'Impérateur?"

Il lança alors un regard vers Nelsha et l'observa avec stupeur en train de soigner sa blessure. Le romain réprima un sourire de mépris, il n'aimait pas que l'on se moque ouvertement de lui. Si elle voulait jouer à ce jeu-là alors Gregorio était prêt à faire de même. Cette dernière le sous-estimait avec beaucoup d'imprudence, un atout non-négligeable aux yeux du latiniste s'il cherchait à l'atteindre au bon moment. Car lui aussi avait plus d'un tour dans son sac.

"- Puisque c'est ainsi, je vais devoir aussi me donner à fond moi aussi. J'espère que tu n'es pas trop rouillé, je n'aimerais pas que le jeu tourne trop court..."

Gregorio était sur le qui-vive, mais pas assez pour pouvoir arrêter Nelsha et son assaut risqué. En effet l,'infirmière n'avait pas hésité à saisir la lame aiguisée du glaive, afin de porter un coup au visage du romain. Elle lui avait infligé un blessuree au visage identique à celle qu'il avait provoqué chez elle. Une blessure bien dérisoire pour le risque encouru, Gregorio ne put que sourire face à l'audace ou plutôt l'imprudence de son adversaire. Elle le toisait avec ses yeux vairons, toute fière devant acte accomplie.

"- C'est un prêté pour un rendu. Et puis, il parait que les cicatrices plaisent aux femmes."

Le professeur gratifia alors la jeune femme d'un sourire espiègle. Si elle voulait voir des cicatrices il, suffisait d'arracher la chemise de Gregorio et elle aurait été servi. En effet le, corps de ce dernier était marqué par d'innombrables cicatrices de coups de couteaux... Mais pour l'heure le romain se concentra afin de trouver la bonne parade face à Nelsha, car pour l'instant la balance penchait en faveur de son adversaire.

- Et bien, je dois dire que vous êtes pleine de ressources... Et de charmes. Mais il en faudra plus pour faire céder l'imperator. Je ne céderais pas tant que votre secret me sera dévoilé, car je commence à douter que vous ne soyez qu'un simple femme, ou plutôt une humaine. Maintenant si vous me le permettez...

À peine avait-il terminé de parler que Gregorio fonça sur la féline infirmière avec son glaive à la main. Des tintements métalliques commencèrent à résonner dans l'ensemble de la pièce, tous les deux étaient en train de se rendre les coups un à un sans pour autant réussir à atteindre l'autre. Soudain, le professeur de latin eut une idée et lâcha son glaive. Il attrapa alors à la volée le poignet gauche de l'infirmière et plaça sa main au niveau de l'épaule droite de la demoiselle. C'est alors que le jeune homme généra une sphère de couleur jaune et la propulsa directement dans l'épaule de Nelsha. L'arcane fut envoyé à une distance tellement restreinte qu'elle souffla les deux protagonistes loin de l'autre. Gregorio se releva de son côté complètement désarmer, il avait malheureusement laissé son arme au milieu de la pièce.

- Décidément vous n'êtes pas du genre à vous laisser faire... Si je dois prendre des décisions radicales pour enfin vous atteindre, nous ne sommes pas encore sortis de ce jeu avant longtemps.Cependant, je dois dire que ceci ne me déplaît pas, au contraire, je savoure chaque instant.

La poussière retombait peu à peu, tandis que Gregorio pressait le pas pour aller prendre son glaive. Car si par malheur il venait à se faire attaquer, il ne savait s'il pouvait riposter efficacement. Mais cela ne l'inquiétait pas autant que l'on peut imaginer, le romain avait même un léger sourire. Car il n'y a rien de mieux que de dompter le fauve à main nue.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Sam 7 Fév 2015 - 14:14
- Et bien, je dois dire que vous êtes pleine de ressources... Et de charmes. Mais il en faudra plus pour faire céder l'imperator. Je ne céderais pas tant que votre secret me sera dévoilé, car je commence à douter que vous ne soyez qu'un simple femme, ou plutôt une humaine. Maintenant si vous me le permettez...

Bien, il est perspicace ce petit. Il me plait de plus en plus, je dois bien l'avouer. Bon, en même temps, il s'agit de Jules César quand même. Niveau hiérarchique, je ne pense pas qu'il atteigne les plus hautes sphères infernales que j'ai pu arriver à parasiter mais niveau humain, c'est plutôt pas mal. En tout cas, il est vivace, déterminé et autant plein d’ego que moi et ça, j'adore. Pour un peu, j'en ronronnerais de plaisir. Un petit temps d'observation, une forme de respect martial entre nous qui fait que personne n'attaquera tant que l'autre parle mais ce ne sont que des trêves éphémères, un recul pour mieux sauter à l'attaque par la suite.

Et d'ailleurs, le voilà en effet qui repasse à l'offensif. Le chant des armes est tout simplement fort agréable à mes oreilles mais je reste sur le qui vive car il garde l'avantage de la distance. Son arme est plus épaisse, plus adaptée à ce style de combat que les miennes mais j'ai la ruse et l'expérience. Alors, pour le moment, je me contente de contrer ses coups et de l'esquiver sans chercher à prendre clairement l'ascendant sur lui. Il a une bonne endurance, intéressante. Et c'est là qu'il lâcha son arme avant de venir me saisir le poignet. Sa main libre est venue préparer une attaque magique que je ne peut éviter. Mais si proche l'un de l'autre, lui non plus ne s'en sortira pas indemne.

Et en effet, le souffle de la sphère explosant à mon contact nous sépara bel et bien, la poussière servant d'écran protecteur. Ça fait mal son truc, il devait avoir honte de s'en prendre ainsi à la pauvre petite chose fragile que je suis. Mais en réalité, je jubile. Il prend ds risques, il n'hésite pas à se mettre en danger pour m'atteindre et ça, ça me mettait tout simplement en transe. Oh oui, mon Jules, vient m'attraper. Jouons au chat et à la souris ensemble, j'adore ça. Je tente de rapidement arrangé mon épaule mais je sais qu'il me faudra plus que mes aigres compétences pour tout bien remettre en place. pas grave, j'ai encore largement d quoi tenir.

- Décidément vous n'êtes pas du genre à vous laisser faire... Si je dois prendre des décisions radicales pour enfin vous atteindre, nous ne sommes pas encore sortis de ce jeu avant longtemps.Cependant, je dois dire que ceci ne me déplaît pas, au contraire, je savoure chaque instant.  

"- Eh bien comme ça, nous sommes deux. "

Oui, malgré l’avantage que me procurait la poussière encore en suspens dans l'air, je parle, lui permettant de me repérer. Mais je triche, une fois de plus. Car déjà, je me suis relevée et, en rampant rapidement au sol, toujours dissimulée par la brume d particules, j'ai récupérée son arme. maintenant, c'est moi qui vais pouvoir mener la danse. Juste pour lui faire peur, je me redresse et bondis violemment en sa direction, glaive tendu droit devant moi de ma tête, dans le but évident de l'embrocher. Mais bien sur il se déplace, alors que je ne cherche nullement à stopper mon élan. Au contraire, je laisse la lame s'enfoncer jusqu'à la garde dans le bois d'une imposante armoire. J'observe un instant mon oeuvre et me retourne en souriant.

"- Voilà. Maintenant, nous serons plus à égalité. Désolée, je n'aime pas avoir de désavantages."

Cependant, dans le même temps, j'ai ouvert mon coffre et un instant, mes mains y disparaissent avant d'en ressortir, sans plus aucune trace de mes armes. Et oui, j'e suis complètement tarée mais j'aime les combats à la loyale. Je veux le posséder certes, et j'ai beau être une tricheuse et une menteuse patentée, il est tellement plus agréable de se dire que l'on a vaincu réellement pas ses propres moyens. Et ainsi, il n'aura pas de possibilités d revenir sur ses paroles. Je veux l'acculer, le laisser réaliser qu'il a perdu avant de finir par lui faire articuler sa défaite. Là, ce sera tout bonnement jouissif.

"- Bien, comme nous sommes de nouveau à égalité, si nous reprenions là où nous étions? "

Et déjà, je reviens me jeter sur lui. Je connais son pouvoir à présent et s'il m'a surpris une fois, il ne pourra pas recommencer indéfiniment. Mon épaule semble intacte même si elle reste douloureuse. Mais ce n'est rien par rapport à ce que j'ai connu. Alors, un sourire ravageur accompagné d'un regard rempli de flammes incandescentes, je passe à l'action de nouveau. Cette fois, c'est lui qui va devoir apprendre à encaisser, car son genou a déjà morfler et je ne compte pas lui faire de cadeaux.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Lun 9 Fév 2015 - 13:19
"- Eh bien comme ça, nous sommes deux. "

Une voix surgit parmi le rideau de poussière qui se dressait face à Gregorio. C'était celle de Nelsha, qui venait de trahir sa présence derrière ce camouflage volatile. Et en toute logique le romain déduisit que son adversaire ne devait pas se trouver bien loin. Il chercha du regard son arme, son glaive avec lequel il se battait, sans lui l'imperator n'avait que de minces chances de ressortir indemnes de son duel avec l'infirmière.

Le professeur de latin aperçut alors un éclat provenant du rideau de poussière, un éclat métallique qui se diriger pile dans sa direction. Tout à coup Nelsha sortit de sa cachette et se jeta vers Gregorio avec l'intention de le transpercer avec son propre glaive. Ce dernier esquiva l'attaque surprise en faisant un pas sur le côté. Et vit Nelsha terminer sa course dans le mur à l'opposé, où elle ficha l'arme dans une armoire en bois massif. La jeune femme se tourna alors vers Gregorio avec un sourire provocateur sur les lèvres.

"- Voilà. Maintenant, nous serons plus à égalité. Désolée, je n'aime pas avoir de désavantages."

Le regard de la féline adversaire n'avait présenté aucune hésitation, lorsqu'elle avait tenté de d'empaler le professeur. Elle semblait aussi déterminer que lui à gagner la partie. L'italien ne pouvait que sourire, elle était sans la femme la plus stupéfiante qu'il avait rencontrée jusqu'à ce jour. Désormais, il n'avait plus aucune arme pour se battre, ni son adversaire qui venait de se débarrasser des siennes. Ils étaient comme qui dirait à égalité, mais pour César être à égalité ne voulait pas dire se battre à la régulière, tous les moyens sont bons pour atteindre la victoire aux yeux du Romain.

"- Bien, comme nous sommes de nouveau à égalité, si nous reprenions là où nous étions ? "

Nelsha ne laissa pas à Gregorio le temps de souffler un peu, et bondit vers le professeur tel un prédateur se jetant sur sa proie. Elle avait de toute évidence envie d'en découdre pour de bon avec lui, son visage reflétait une détermination qui brûlait jusqu'au fin fond de son regard. Cependant, César n'allait pas laissait son adversaire prendre le dessus, et il se fonça à son tour vers la jeune femme. Il ne devait pas la laisser porter le premier coup, et pour cela Gregorio devait utiliser ses connaissances de sa vie passée.

Les deux protagonistes se rapprochaient dangereusement, les poings en avant. Chacun porta des coups sans se retenir sur l'autre. Au visage, sur les membres, le tronc... Gregorio sentit plusieurs fois Nelsha atteindre son genou défaillant et dut se retenir de s'effondrer tant la douleur était peu supportable. Mais de son côté, le romain utilisait son pugilat pour frapper à plusieurs reprises l'épaule de sa féline adversaire. Au bout de quelques minutes Gregorio s'éloigna de Nelsha pour reprendre son souffle quelques secondes. Mais c'était sans compter que celle-ci n'avait pas l'intention de lâcher prise.

- Vous n'êtes pas à prendre à la légère... Qu'êtes-vous donc en réalité ? Une furie ? Une harpie ?

Gregorio ressentait des douleurs à travers tout son corps, il devait avoir une ou deux côtes cassées et des hématomes un peu partout. Mais le plus douloureux était son genou, qui était en charpie. Le professeur avait beaucoup de difficulté à se tenir debout, ce qui constituait un gros désavantage pour lui. Cependant, l'italien n'eut aucun répit puisqu'il subit un nouvel assaut de la part de Nelsha. Mais à cet instant, il aperçut une ouverture, petite mais exploitable, juste assez pour sortir Gregorio de cette mauvaise passe.

Le romain prit ses appuis et attrapa la jeune femme au niveau de sa taille, puis effectua une souplesse avant. La prise de lutte avait eut l'effet escompté, le romain réussit alors à la soulever et à la jeter durement au sol. Gregorio se releva puis s'écarta de Nelsha afin de souffler un instant. Sa blessure au genou le déchirer de l'intérieur, et l'empêcher de battre de façon optimale. Mais le professeur avait très envie de gagner, il ne pouvait pas se permettre de perdre, pas César. Il regarda la jeune femme qui se tentait visiblement de se remettre de la violente prise de lutte.

- Franchement vous ne facilitez pas la tâche... Mais j'aime les défis, comme le vôtre ma chère infirmière. Toutefois si vous voulez me soumettre alors il faudra faire mieux que ça.

Peut-être pour la première fois depuis le début du duel qui les opposait, Gregorio était en position favorable, mais pour combien de temps ? Il ne devait pas perdre l'occasion de remporter la victoire sur son adversaire. L'ancien consul s'appuya contre une étagère et continua à observer Nelsha, qui se releva finalement après l'accrochage qu'elle avait eu avec lui. Il attendit que son regard croisât celui de la jeune femme, et lui adressât un regard ampli de détermination et de défi.

Gregorio voulait la dompter, comme il avait fait par le passé avec ceux qui l'entouraient alors pourquoi pas avec elle. Il usa ainsi son pouvoir sur Nelsha lorsqu'il scruta les yeux de la belle, et entreprit de suggérer une émotion à la jeune femme. La peur, telle une étincelle qui met le feu à l'esprit des êtres, Gregorio voulait déstabiliser son adversaire afin d'en tirer un avantage. César répugnait la défaite, et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait à sa rencontre. Pour lui tout les moyens étaient bons pour gagner. Un sourire de carnassier se dessina sur les lèvres de Gregorio, il avait hâte de déguster la victoire sur son adversaire.

- Alors comptez-vous abandonner ou avez vous réellement l'intention de continuer à vous battre ?
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mar 10 Fév 2015 - 22:22
Il sait y faire, l'animal. Cela se sent qu'il a de l'expérience dans le domaine du combat au corps à corps mais cela ne fait que renforcer ma propre détermination. Le faire céder, le forcer à admettre sa défaite, comme cela serait bon. Mettre César à terre, un délice. J'en jubile rien que d'y penser. Ce Maître Conquérant devenu soudain soumis à ma volonté, rien que l'idée en elle-même m'est jouissive. mais je ne vendrais pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué car de nos échanges, s'il y a bien une chose que je retiens, c'est que son niveau de pugilat est brillant. Il est dangereux. Et j'aime ça. Enfin quelqu'un qui s'approche de mon niveau.

- Vous n'êtes pas à prendre à la légère... Qu'êtes-vous donc en réalité ? Une furie ? Une harpie ?

"- Bien pire que cela. Si tu savais... "

Un légère pause, juste le temps de souffler et de faire chacun dans notre coin le point sur notre état. Je l'ai bien amoché et son genou ne supportera pas un choc de plus. Ses côtes sont bien amochées également mais il tient encore debout, il en a dans le ventre celui-là. Un ronronnement de satisfaction passe mes lèvres qu'il n'entendra pas. Je veux lui faire la surprise alors jusqu'au bout j'entretiendrais le mystère. Et déjà, le combat reprenais de plus bel. Les coups précis et bien portés, aucun n'acceptant de céder un pouce de terrain à l'autre. J'adore, comme c'est excitant.

Mais il arrive toujours un moment ou le grain de sable revient se mêler à la mécanique bien huilée. Évidemment, je sais que comparée à lui, j'ai des lacunes mais je ne m'étais pas attendue à ce genre de coups. Alors, plutôt que de résister et de risquer très gros, je me laisser porter. Le choc est rude mais pas insurmontable. Lui aussi a besoin de souffler, cela me laisse le temps de refaire un point sur la situation.

- Franchement vous ne facilitez pas la tâche... Mais j'aime les défis, comme le vôtre ma chère infirmière. Toutefois si vous voulez me soumettre alors il faudra faire mieux que ça.

Je reste un peu au sol, le temps de m'assurer que ce sont que des ecchymoses et de simples douleurs qui me traversent. Ces mots m'arrachent un rire discret et félin. Il faudra faire mieux que ça, hein? Pourtant, tu n'as pas aussi bien portant que tu veux le faire croire, Jules. Toi aussi, ta grandeur en a pris un sacré. Impérateur trahi, tu me ressembles tellement plus que ce que tu ne peux croire. Deux branches du même bois ne se casseront pas aussi aisément.

Et puis, il y a un instant comme une vague sensation qui vient se faufiler au travers de mes pensées. Sur le coup, je ne la reconnais même pas avant de vaguement arriver à mettre un nom dessus. De la peur? Moi? Et puis quoi encore? Non, il y avait forcément quelque chose d'autre. Et ce regard si différent, ce défi brillant dans les pupilles me faisant face, j'en mettrais ma main au feu qu'elles n'y sont pas étrangères. Alors, si je jouais le jeu? Histoire d jouir de la joie de briser son sourire et de changer le chasseur en proie.

- Alors comptez-vous abandonner ou avez vous réellement l'intention de continuer à vous battre ?

"- L'abandon ne fait pas partie de mes options."

Pourtant, ma voix et mon attitude laissent deviner une certaine crainte, comme une réserve nouvelle. Oui, je fais très bien semblant et puisqu'il veut me faire peur, eh bien, je vais lui faire plaisir. Ainsi, il eut voir ses appuis se faire moins concret et la flamme dans mon regard devenir vacillante. Je continue de lui tenir tête mais je n'ai plus cette air farouche du début du combat. Et je finis même par tomber à genou au sol, respirant vivement, comme prise d'une douleur soudaine. Rien de plus normal après notre échange de coups et cette aura de peur qu'il veut m'inspirer. Sauf que tout est du chiqué.

"- Je continuerais à me battre, toujours..."

Je le sens, triomphant de sa main mise sur ma personne. Bientôt, il pourra me demander ce qu'il tient tant à savoir. Mais avant, pour que son triomphe soit complet, il faut qu'il s'approche. Comme tout bon chasseur, il lui faut être en contact avec la nouvelle proie ajoutée à son tableau de chasse. Alors c'est moi qui guette son arrivée. Je calcule ses pas, la distance qui se réduit entre nous. Et puis, lorsque je sens que l'instant est venu, je me redresse violemment, bondissant tel un fauve avant de venir le déséquilibrer et l'envoyer rouler au sol avec moi. Quelques mouvements d plus et cette fois, je le bloque, le dominant de toute ma personne.

"- Tu as peut-être conquis des peuples entiers, César, mais à moi seule je représente bien plus que tes rêves les plus fous. Alors, cesse de t'entêter. Tu avais déjà perdu avant même de commencer ce combat. "

Et pour finir de le déstabiliser, je ronronne. Fort et bruyamment, laissant tout mon corps être parcouru par l'onde de ce mouvement si naturel chez moi mais si incongru pour le genre humain. Ça y est, tu as saisi? Je ne joue pas dans la même cour que toi. Alors, pour finir d'asseoir ma suprématie sur ton être, je viens te voler un baiser. Et déjà, je te libère, rigolant comme une enfant, fière de la farce qu'elle vient de jouer à son père. Je me recule, venant m'installer sur la première chaise à ma portée le fixant toujours, le regard rieur et l'expression adorable d'une gamine joueuse sur le visage. Il n'empêche qu'avec tout ça, tu m'as bien diverti. Assez pour que je te révèle mon secret malgré tout? Peut-être. Ou pas. Allez, encore un tout petit effort, je sais que tu en es capable.
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] - Mer 11 Fév 2015 - 19:49
"- L'abandon ne fait pas partie de mes options."

Et il se rapprochait à pas lents vers sa proie, traînant avec lui un genou en miette et un sourire insolent. Gregorio voulait la victoire, il la voyait à sa portée... Où n'était-ce qu'une illusion ? Le professeur ne se rendit pas compte qu'il était en train de se faire berner par son adversaire de façon magistrale. Il n'avait pas vu le piège tendu par la jeune femme, et fonçait tout droit dans la gueule du fauve. Le romain était devenu beaucoup trop confiant en voyant disparaître la férocité qui habitait Nelsha depuis le début de leur duel. Et il s'avança vers elle sans même douter un instant de ce qui se tramer.

Le romain ne lâcha pas un instant l'infirmière de son champ de vision, il observait chaque mouvement de celle-ci. Il la vit poser un genoux à terre, relâcher un souffle rauque empreint de douleur. Il croyait la tenir entre ses mains...

"- Je continuerais à me battre, toujours..."

César se rapprochait, il n'était plus qu'à quelques mètres de sa proie, son triomphe. Il se rappela de ses victoires, ses triomphes lorsqu'il passait les portes de Rome. Vercingétorix, Arioviste, Pompée, Ptolémée, aucun d'eux n'avaient fait le poids face à lui. Il avait été l'impérator guidé par les victoires ne connaissant quasiment aucune défaite, aucun homme n'avait pu rivaliser avec lui. Mais aujourd'hui dans un monde moderne qui jugeait sa personne comme obsolète, le consul avait perdu de son aura. Les uns ne voyaient en lui qu'un tyran sans scrupule, les autres le considéraient comme un vulgaire vestige d'un lointain passé révolu.

Malheureusement pour lui, Gregorio s'était laissé aveuglé par l'envie du triomphe et était rentré dans ce jeu dangereux qu'il ne contrôlait pas du tout. Il avançait doucement au rythme de la douleur qui traversait son corps, Gregorio ne voulait surtout pas montrer sa faiblesse, l'ancien consul trouvait cela indigne de son rang. Soudain sans crier gare Nelsha se releva, puis se jeta sur l'italien toute griffe dehors. L'infirmière s'abattit alors sur lui de tout son poids et effectua quelques mouvements afin de maîtriser Gregorio. Son expression de triomphe se changea rapidement en une expression de surprise.

"- Tu as peut-être conquis des peuples entiers, César, mais à moi seule je représente bien plus que tes rêves les plus fous. Alors, cesse de t'entêter. Tu avais déjà perdu avant même de commencer ce combat. "

Elle était là, dominant Gregorio avec cette même expression farouche et féline qui fascinait tant le romain. Cependant il n'était plus aussi enthousiaste que tout à l'heure, puisqu'il était à terre immobilisée tel un gibier capturé par le chasseur. Le romain avait chuté de très haut et la désillusion fut très douloureuse pour l'impérator, qui pensait sérieusement l'emporter. Et puis Nelsha le toisait et puis se mit à ronronner... À ronronner ? Le professeur tiqua lorsqu'il s'aperçut de l'étrange manie de la jeune femme. Puis un éclair de lucidité traversa son esprit... Et si Nelsha n'avait rien d'une humaine ? Cela voulait donc dire que celle-ci jouait la comédie depuis le début... Elle était donc bien plus douée que Gregorio. Cependant dans sa conscience troublée une question persistée encore et encore : qui était vraiment Nelsha ?

Grgorio n'eut pas le temps d'y réfléchir, puisque la demoiselle s'approcha de lui pour lui voler un baiser. Puis celle-ci s'en va rigolant aux éclats, satisfaite du tour qu'elle avait joué à l'ancien consul. Elle s'assit sur une chaise et prit un malin plaisir à fixer le professeur qui gisait encore au sol, pour la seconde fois de la journée. Il se sentait pour le coup, et pour la première fois humilié depuis son arrivée à l'académie. Mais il ne laissait rien paraître aux yeux de Nelsha, il ressentait de la honte, de la colère, du dégoût... Un cocktail explosif de sentiment négatif qu'il préféra éteindre au fond de son cœur. Il fallait qu'il voie la vérité en face, il avait perdu...

César ravala sa fierté et se releva avec difficulté, son genou lui faisait souffrir le martyre, mais il ne dit rien. Il encaissait, tel un imprator, tel un romain. Et il se traîna jusqu'à son glaive pour le récupérer, avant de retourner auprès de Nelsha. Il s'arrêta devant elle et posa son regard empreint de suspicion sur elle. Il arracha alors la chaîne autour de son cou et la balança sur la table à côté de la vainqueure.

- J'admets ma défaite... Cependant ne croyez pas que je resterais sur cette fin indéfiniment.

Tout à coup l'ancien consul leva son glaive et l'abattit en direction de Nelsha. Cependant, Grégorio arrêta son cou juste au-dessus de l'épaule gauche de la demoiselle. Il n'avait jamais eu l'intention de lui faire du mal, mais juste voulu lui faire comprendre qu'il ne se laisserait pas dominer aussi facilement.

- Soyez sûr que je ne manquerais pas de vous surveiller attentivement, chacun de vos faits et gestes. Et au moindre signe de faiblesse, sachez que je n'hésiterais pas à reprendre ce qui m'appartient.

Puis il s'assit complètement exténué, lâchant son arme qui tomba par terre.

- Vous n'avez rien d'une humaine... Vous êtes quelque chose de bien plus puissant, et bien plus terrible. Et pourtant, j'ai bien cru que vous étiez qu'une simple humaine... Quelle erreur... Est-ce que je me trompe madame l'infirmière ?
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Re: Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük] -
Deux mille ans après J.C... ou la rencontre de deux vestiges [P.V Nelsha Tadjük]
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