Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Promenons-nous dans les bois....

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Promenons-nous dans les bois.... - Jeu 15 Jan 2015 - 21:04
Promenons-nous dans les bois....

Je suis restée longtemps debout à simplement les regarder. Les grilles anciennes et ouvragées marquant la limite entre l'Académie et les zones dites sauvages; interdites. Derrière, c'était l'autre côté, là où le danger rôdait partout, à chaque seconde. je le savais très bien et pourtant, j'avais une envie irrésistible de les franchir. Déjà pour me prouver que j'en étais capable. Tout bêtement. Et puis aussi parce que j'avais des souvenirs aussi de ce côté interdit. Celui d'une rencontre dans l'observatoire entre autre. La toute première que j'avais fait ici. Trish. Elle avait disparu depuis longtemps mais moi, je suis toujours là. Et je me souviens. Alors, je voudrais y aller mais j'hésite. J'ai peur au fond de moi car finalement, je ne suis pas plus forte que ce jour-là, je le sais. Mais je n'avancerais jamais si je continue à réfléchir comme ça. je dois me détacher du passé et aller de l'avant. Est-ce ce que tu fais, Tanya? La raison pour laquelle nous nous voyons si peu? Sans doute.

Alors, j'ai avalé ma salive, pris une grande respiration avant de souffler profondément et je me suis lancée. Le grincement du portail m'a tiré une grimace mais une fois passé le seuil, je l'ai refermée derrière moi malgré tout. Je ne voulais pas qu'on vienne me chercher. Pas tout de suite. Je devais me prouver des choses d'abord. Du moins, j'espérais en être capable. Je me suis tournée dos à la Deus et je me suis enfoncée vers l'inconnu, pas vraiment rassurée mais pas inquiète pour autant. J'ai fredonné, très bas, pour être la seule à m'entendre afin de me donner du courage et j'ai progressé, toujours plus avant. Jusqu'à l'observatoire.

J'y suis montée et à mesure que je le revisitais, je revivais cette nuit-là. Et quelque part, cela m'a attristé. Combien d'autres personnes avais-je fréquentée ici avant de les perdre? Je ne savais rien d'elles et pourtant, du jour au lendemain, c'était comme si elles avaient été rayées de la carte du monde. De mon monde. Et je m'en voulais. De n'avoir pas pu leur dire au-revoir, de n'avoir su être qu'un poids pour elles. De ne pas avoir eu le temps de leur montrer que j'étais capable moi aussi de faire des choses bien ou de protéger les autres.

Je suis redescendue et dans la pleine journée, je me suis dirigée vers une forêt proche de l'observatoire. Non, je n'avais pas envie de rentrer en fait. Non, je ne compte pas m'enfuir, je sais bien que mes chances de survie seule sont en-dessous de zéro, mais j'ai besoin de prendre l'air. D'être ailleurs, tout simplement. Alors, la lueur rouge que je suis se perd dans le vert profond des bois qui lentement m'absorbe. Il fait doux, pas de danger à l'horizon et j'en oublie où je me trouve. Je sautille, ma bonne humeur revenue, me mettant à chantonner gaiement, accompagnée par les oiseaux alentours. Jusqu'à ce que je reçoive un petit projectile qui m'arrache un Aïe, plus de surprise que de douleur.

Ils sont 5 devants moi. Des espèces de petites boules pleines de picots, qui parlent bizarrement et qui semblent un peu énervées. Elles sautent partout aussi, me faisant penser à des puces. Je crois que je les ai dérangées parce qu'elles me fixent avant de m'invectiver de leurs voix nasillardes et enfantines. Un nouveau projectiles, suivit d'un autre puis une lance, que j'évite simplement parce que j'ai trébuché et que du coup je me suis raccrochée à une souche proche. Eh mais, ils rigolent pas. Les voilà même qui m'en balancent un des leur dessus. Que je reçois dans les jambes. Ouille, ça pique!! Je shoote dedans, pour m'en débarrasser avant de me mettre à reculer.

Non, je ne veux pas avoir peur. Alors, adossée à un arbre, je fronce les sourcils et serre les poings, avant de prendre mon air le plus méchant possible et de leur crier dessus.

"- Ça suffit, maintenant. Je ne vous ai rien fait alors allez-vous en avant que je ne me fâche pour de vrai!"

Un instant de silence, je tente de renforcer mon air mauvais et les voilà qui semblent se décomposer. Et hop, ils fuient, à toute vitesse. Sur le coup, j'ouvre grand les yeux avant de sourire. J'ai réussi, je leur ai fait peur, pour de vrai. Mais je n'ai pas le temps de me réjouir car il y a quelque chose qui me gêne. C'est quoi, ce courant chaud dans mon dos, soudain. Et ça, ce n'est pas le grondement du tonnerre. Et c'est près. Très près. Je me retourne à peine que je découvre deux gueules béantes, me fixant avec des yeux gourmands. Et soudain, j'ai l'impression d'être le petit Chaperon rouge devant le grand méchant loup. Sauf que moi, je n'ai pas de chasseur pour venir me sauver.

Tout est en suspens et puis soudain, je me mets à courir. Droit devant moi, bêtement. Comme si j'avais la moindre chance. J'ai juste gagné quelques secondes grâce à l'effet de surprise et l'arbre qui nous séparait. Mais déjà, je le sais à mes trousses, je le sens se rapprocher et la panique me dévore. Je trébuche sur un tronc et m'étale lourdement au sol, légèrement sonnée. Je vois l'ombre se rapprocher et l'animal armer son saut mais tout ce que je peux faire c'est le regarder. Tout se passe au ralenti et je n'ai pas la moindre issue.

La seule chose qui pourrait encore me sauver, ce serait un miracle...
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Ven 16 Jan 2015 - 15:21
Rules of Nature

Le sang battait à ses tempes, rythme infernal qui engendrait une migraine. C'était comme une musique entraînante. Qui le gorgeait de fureur. De rage. Le même liquide carmin s'écoulait de son bras, pris dans un étau, entre les crocs d'une des têtes de la Bête. Les iris rougeâtres de la Créature se braquèrent dans ceux du jeune homme, dorés, et farouches. Aussi, elle sembla flancher un instant, stupéfaite. Oui, elle en avait conscience. Ce qui fendit le visage du Dieu de la Prédation d'un sourire carnassier. Il sentait ses propres os se disloquer, sous la pression exercée par la puissante mâchoire. C'était une douleur lancinante qui ne faisait que renforcer les violentes pulsions qui commençaient déjà à se démultiplier. La véritable Bête arrivait à la surface. D'un coup d'oeil, le blond aux yeux étincelants s'assura de l'état de la demoiselle en détresse, ses lèvres remuant, comme pour l'avertir. La confrontation pouvait débuter.

*****

La journée avait mal commencé. Le réveil, fraîchement réparé, avait fait sortir le Repenti de ses gonds, pour finir à nouveau en pièces détachées, contre le mur de sa chambre. L'habituelle toilette réalisée, relativement frais et dispo, Aleksander était malheureusement tombé sur le miroir qui renfermait son double. Ce dernier le fixait, à travers le verre. Non plus pour le narguer. Mais pour simplement pour le fixer. C'est comme si il contemplait son évolution. Peuh'. Proprement une idée fictive que le Serveur s'était mis en tête par il ne savait quel genre de procédé. Quoi qu'il en soit, il abandonna le miroir sur son bureau, et se sortit, en direction du portail. Son reflet, hein ? Un soudain besoin de liberté se fit pressant, chez le jeune homme, qui ne prit pas la peine d'avertir ses collègues de travail qu'aujourd'hui encore, il ne serait pas présent. Vingt-sept absences sur trente-et-un jours. Pas trop mal, comme ratio.

L'Académie était encore à moitié plongée dans les limbes du sommeil, lorsque le Dieu s'était glissé dehors, pour le simple et bon plaisir de respirer l'air matinal, et de simplement regarder le soleil se lever, à l'horizon. Tant de petites et inutiles choses auxquelles il n'avait pas prêté attention ces derniers temps. Par miracle, il avait cette fois été prévoyant, et avait embarqué avec un lui un sac à dos contenant un pique-nique, si jamais il s'éternisait là-bas, en plus de sous-vêtements, du jean récupéré sur terre, lavé, et dépouillé de son odeur humaine, et de chaussures de rechange. On sait jamais. Desfois qu'il fasse une rencontre... Divertissante.

Une fois en pleine forêt, il s'était hissé au sommet d'un arbre. Et déjà, il somnolait, s'attachant avec une corde qu'il ne lui semblait pas avoir pris, mais qu'il fut ravi de trouver là. Clarté d'esprit, peut-être ? Attachant ses jambes à une branche assez épaisse, il s'adossa au tronc, et reprit son petit somme, après avoir contemplé un long moment l'ascension de l'astre solaire.

Combien de temps s'était écoulé ? Une demi-heure ? Une heure ? Deux, peut-être ? Une odeur dérangeante fit émerger le Repenti, qui, d'un geste simple et mécanique, se défit de la corde, qu'il abandonna dans l'arbre, en bondissant pour retrouver la terre ferme. Il sentait le désarroi. Puis, non loin, une peur étouffante. Le blondinet se mit à courir, son sac sur l'épaule. C'est là qu'il vit la jeune fille s'effondrer, trébuchant, et le canin bicéphale ramasser sa musculature, pour bondir, et la broyer entre ses mâchoires. Vraiment... Sa nature humaine reprenait une nouvelle fois le dessus, alors qu'il s'interposait, entre la proie, et le chasseur.

C'était l'heure de reprendre les bonnes habitudes. Traquer le traqueur. Tuer le tueur. Et de mettre en pièces un vassal impertinent qui venait de refermer ses crocs sur l'avant-bras du Serveur.

*****

« — Je m'occupe de ça. »

Se tordant de douleur, non pas à cause de la profondeur de la morsure de la Chose au niveau de son bras, mais car tout son être amorçait la métamorphose. Les bruit si caractéristiques des os qui se brisent, de la chair qui se tord, formaient une mélopée horrifiante et morbide. Sa silhouette changeait. Mutait. Déjà, la Bête qui se tenait à la place du Repenti dominait le Lyncheur, ses deux iris sauvages et cruels braqués dans ceux, rubis et teintés d'une absence d'intelligence remarquable. Cependant, son instinct lui hurla probablement de battre en retraite, puisqu'il relâcha son emprise sur le Lycan, remettant une distance raisonnable entre eux.

La fourrure noire et hérissée du Dieu frémissait, à l'idée d'un combat bestial. Cependant, il y avait une étrange lucidité, qui avait percé à travers le voile démentiel. Aleksander était aux commandes. Son bras gauche était mutilé, mais déjà, il commençait à se remettre d'aplomb. Le rugissement bestial qui jaillit de sa gueule était d'une rare puissance, se répercutant contre tous les arbres, comme un choc assourdissant, les feuilles prises d'un bruissement paniqué.

Ce brutal déchaînement de puissance s'ensuivit de la ruée du Repenti droit en direction du Monstre, qu'il renversa d'un coup d'épaule inattendu. Toute sa masse musculaire se ramassa, alors qu'il effectuait un bond prodigieux en direction de sa proie, qui semblait à sa merci. C'était sans compter sur la queue qui siffla, se révélant être un serpent. Celui-ci fouetta l'air, avant d'essayer d'atteindre la gorge du Lycan. Qui, d'un réflexe fulgurant, parvint à éviter la morsure... Et à sectionner le reptile du reste de son corps d'un coup de mâchoire.

La gueule ouverte à quelques centimètres du visage de la rouquine était un abîme béant bordé de crocs, exhalant d'une haleine putride et étouffante, mêlée au souffle chaud qui jaillissait de ses naseaux comme un geyser de vapeur nauséabonde. De ses gencives s'écoulait un liquide carmin à l'odeur fétide. Du sang. Son sang. Le Lyncheur Alpha était retenu par la simple force du Repenti, qui avait rattrapé in extremis son opposant, enfonçant ses griffes à l'intérieur de sa bouche, sur la partie inférieure et supérieure de la mâchoire. Le Titan surpassait la Créature en terme de puissance pure, tant et si bien que Soniya, qui aurait dû être happée par la gueule, venait d'assister à l'intervention du Lycan. Aleksander affermit sa prise, et amorça sa traction, attirant la chose loin de la jeune fille. Les pattes de sa proie, solidement ancrées dans le sol, labourèrent la terre, laissant de profonds sillons. Les rubis lui servant d'yeux, sur ses deux têtes, se teintèrent d'un éclat de peur.

Ca y est. Elle avait enfin perçu l'échéance de l'affrontement. Prit conscience de son erreur. El était le prix à payer, pour un soi-disant prédateur, incapable de jauger ceux à qui il s'attaquait. Ses appuis cédèrent, face à la force surnaturelle du Lycanthrope, qui le rejetait au loin, haletant lourdement. Le Monstre s'écroula lourdement, entre deux arbres, ballotté sur quelques mètres. L'Homme-Loup tourna le museau, portant son regard en direction de l'Apprentie, la lueur cruelle au fond de ses iris s'évaporant, durant cet instant de lucidité.

Dans les secondes qui suivirent, le Dieu bondit, masse de férocité à l'état brut. Le combat s'intensifia, en même temps qu'une fureur guerrière galvanisait les deux opposants, comme si leurs instincts s'étaient mués, jusqu'à devenir une frénésie sanguine, véritable démonstration de violence animale. Le verrou retenant leurs pulsions meurtrières de tueurs venait de céder. Ils n'étaient plus des chasseurs, mais bel et bien des tueurs, en cet instant. Chacun cherchait à faire tomber l'autre, et ceci fait, lui sauter à la gorge. Tout était une question de concentration. Le moindre faux-pas entraînerait une mort brutale et sans appel.

D'un geste sec, usant de toute sa puissance, le Prédateur Alpha déboîta l'une des mâchoires de la tête gauche, laissant celle-ci pendre dans le vide, désarticulée, et inutilisable. S'ensuivit un nouvel échange d'une sauvagerie inouïe. Ils happaient, grondaient, déchiraient... Les griffes dansaient dans le sang. Les os se brisaient. Les crocs, agrippant les membres, dépossédaient ces derniers d'énormes et poisseux lambeaux de chair, et le manteau de feuilles, au sol, prenait la couleur écarlate du liquide vital qui se répandait çà et là, projeté à chacun des coups portés. Le tapis naturel, devenu rouge, participait à ce ballet morbide,  à chaque pas, chaque muscle roulant sous d'épaisses fourrures, chaque fois qu'un des deux tombait, il rugissait, se débattait, se relevait, et reprenait la lutte.

Mais l'issue semblait déjà certaine. Une mâchoire démolie, la queue arrachée, le Lyncheur boitait, en se repositionnant, alors que le Lycan semblait constamment en demander plus, comme si la douleur de ses plaies qui saignaient abondamment le confortait dans ses pulsions de violences. Avec un énième rugissement, d'une puissance terrifiante, il percuta le flanc de son opposant, le propulsant à trois mètres de là. Ce dernier, perdant pied, bascula, et roula en bas, au niveau inférieur du plateau, d'où Aleksander venait. Le Dieu ne perdit pas un instant. Déjà, il se juchait au sommet du Lyncheur qui était mutilé, saignant de toute part. Plaqué par la masse musculaire que représentait le Repenti, l'affrontement venait d'arriver à son terme.

C'était l'ultime soubresaut de la Créature, qui tentait d'happer la gorge du Lycanthrope, entre ses crocs. Celui-ci asséna une série de coup sur le crâne de sa proie, agonisante, éclatant littéralement la tête de gauche, dont la mâchoire était encore valide. Quelques convulsions, et ce fut le dernier souffle du Monstre, mit en pièces et dominé par une espèce supérieure. Aleksander adopta le silence, seule sa respiration saccadée brisant ce dernier, alors qu'accompagnée de l'habituelle et attendue souffrance, son corps s'affaiblit, réadoptant forme humaine.

Son sac à dos était tombé proche de la jeune fille, les lanières déchirées par la croissance de ses épaules. S'effondrant à genoux, nu, luisant de sueur, le Dieu cherchait son souffle. Alors, tu vois, Deus ? Même les chiens chiens surdimensionnés qui traînent dans ta forêt ne font pas le poids. Une migraine infâme concassait son crâne, alors qu'il restait dans cette position, attendant que la brise vienne apaiser la chaleur qui menaçait de surchauffer son corps. Tout d'abord, il devait évacuer les pulsions de meurtres inassouvies. Avec disparaîtrait l'énergie qui transformait sa chair en fournaise.

Ses iris dorés se promenaient, devant lui, à la recherche d'un quelconque signe de la demoiselle à qui il venait de prêter main-forte.
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Ven 16 Jan 2015 - 18:50
Promenons-nous dans les bois....

Est-ce que quelque part, j'aurais une bonne étoile qui viendrait soudain de se réveiller? Je ne sais pas mais cette silhouette devant moi qui s'est interposée entre la gueule du monstre et mon corps qui devait lui servir de futur repas me force à revoir ma position. Je ne voulais plus croire mais à part être envoyé de ma marraine bonne fée qui a dû oublier mon existence durant toutes ces années, je ne vois pas ce qui expliquerais sa présence. Ici et maintenant. Juste pour me sauver. Mon coeur ne bat plus, en apnée alors que mon regard écarquillé fixe la scène, incrédule. Je nsuis incapable de réfléchir ou même simplement de remuer, tellement tout ceci est improbable. Mais non, je ne suis pas morte. Pas encore. Pas cette fois.

« — Je m'occupe de ça. »

Sa voix me fait violemment sursauter et je remarque alors la blessure à son bras. C'est ma faute. Et le craquement que j'entends me fait craindre le pire. Le lyncheur est en train de lui broyer le bras et tout ça à cause de moi. Non, il faut que je réagisse, que je fasse quelque chose. Mais quoi? Je sais, j'ai mon avatar divin. Et avec ma lyre, je pourrais peut-être le protéger un peu. Pourtant, je n'ai pas le temps de réfléchir plus avant. les craquements sont de plus en plus proches et funèbres. c n'est pas un os, ce n'est pas possible. Et là, je réalise seulement ce qu'il se passe devant moi. Ce n'est pas la créature qui fait ce bruit-là. Mais la personne qui vient de me sauver la vie.

Non, je ne rêve pas, il est bel et bien en train de se transformer en... Loup-garou? Non, ce n'est pas possible, il y a forcément une erreur quelque part. J'esquisse l'ombre d'un mouvement mais son hurlement me plaque littéralement au sol. Et encore, je ne suis que dans son dos. Le Lyncheur semble moins assuré soudain mais il a de quoi. Et déjà, les voilà qui se jette l'un sur l'autre, tels des fauves avides de sang et de chair. Je suis le spectacle, parfaitement clouée sur place. Mes muscles ne répondent pas, mes nerfs sont comme anesthésié. Je suis prisonnière de ce ballet macabre.

A tel point que c'est à peine si je me suis rendue compte que je suis de nouveau passée très proche de la mort. Je m'étais légèrement redressée et soudain, mon parcours se stoppa net, une main poilue et munie de griffes immenses et rougeoyantes qui venaient d'empaler la tête du monstre qui avait tenté de venir finir le travail qu'elle avait commencé mais qu'il avait déjà interrompu. Cela dura quoi? Trois secondes tout au plus? Mais une éternité aurait pu s'écouler que je ne m'en serais pas rendue compte. Hypnotisée, terrifiée, pétrifiée, j'étais là en spectatrice passive, comme une simple partie du décor.

Et puis, le temps reprit son cours et le monstre fut catapulté au loin par la Bête qui venait de me sauver. Le reste du combat, je ne l'ai pas vraiment suivi. Car à présent, j'étais couverte de sang. Éclaboussé sur mon visage, mes vêtements, mes cheveux et surtout, mes mains. Et en les relevant doucement, le son a disparu autour de moi alors que mon regard devenait perdu. Lointain. Des souvenirs se superposent à la réalité et ma Tanya apparaît, étendue sur de la neige fraîche, beauté pure et claire devenue froide et absente. Non, je ne veux pas. Ne me laisse pas. Pas encore.

Je ne sais pas combien de temps je me suis retrouvée ainsi prisonnière de ce passé toujours aussi douloureux lorsque j'ai réalisé que soudain, la forêt était plongée dans un silence profond. Inquiétant. J'ai relevé la tête mais je ne voyais plus personne. Alors là, j'ai vraiment paniquée. Je me suis redressée à toute vitesse avant de faire quelques pas hésitants. Mais à seulement quelques mètres plus bas, j'ai repéré la silhouette du lycan qui s'effaçait? Oui, on dirait bien. Ah non, le loup était juste parti et le monsieur était revenu à sa place. Je descends pour venir à sa hauteur, lentement et sans gestes brusques.

"- Monsieur... Est-ce que... Ça va?..."

Oui, il est tout nu mais je vois pas où est le problème. En tout cas, il ne semble pas trop blessé. Je suis plus recouverte de sang que lui, c'est pour dire. Mais il a l'air franchement fatigué. Je me souviens qu'il avait quelque chose avec lui en arrivant alors, je retourne sur mes pas et remarque le sac à dos que je m'empresse d'aller récupérer pour aller le lui donner.

"- Je crois que c'est à vous. Tenez."

Je suis moins apeurée à présent mais le cadavre du Lyncheur Alpha à côté de nous me fait encore frémir. Brrr, quelle horrible bestiole. Bon, je sais qu'il y a des trucs bizarres ici mais quand même. Deus, il fait des choses merveilleuses alors il était pas obligé de faire des trucs aussi méchant que ça.

"- Dis, comme il est parti le loup, tu pourras le remercier pour moi? Parce que sans lui, je serais au fond de l'estomac de celui-là. Alors voilà."
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Dim 18 Jan 2015 - 3:17
La jeune fille aux cheveux flamboyants n'avait pas tardé à se manifester. Quelques minutes, peut-être, s'était écoulée, alors qu'il avait jeté des regards dans ce qu'il croyait être la bonne direction. Elle était alors apparue, descendant pour se mettre à la hauteur du Repenti, qui se redressait difficilement. Il n'était pas gêné par sa nudité. Parfait. La demoiselle non plus. Reprenant le contrôle de son organisme et de sa respiration, il s'étirait, sous l'oeil attentif de celle qu'il venait de sauver.

« — Monsieur... Est-ce que... Ça va?... »

Au moins, elle était redevable, et s'inquiétait. Bien. Quelqu'un d'agréable, en soi. Sa colonne vertébrale émit un craquement horrible, alors qu'il lui semblait reprendre de l'aplomb. Aussi, il adressa un hochement de tête à l'Apprentie. Alors, elle se détournait de lui, filant à toute allure au sommet de la petite colline, redescendant quelques secondes plus tard avec son sac à dos. Qu'elle avait l'air fragile, sous cet aspect. On aurait dit une poupée en porcelaine. Ouvrant à la va-vite son sac à dos, il s'emparait d'un caleçon constellé de têtes d'ourson, avant d'enfiler le jean, et ses chaussures toutes neuves. Bon, au moins, cette situation était un petit peu moins tordue. D'un geste de la main, il repoussait sa crinière blonde en arrière, plantant ses deux yeux dorés dans ceux, tout aussi curieux, de celle qui venait de lui apporter un coup de main. L'odeur de la nourriture, dans le fin fond du sac, alléchait déjà le Lycanthrope. Le déjeuner frugal qu'il prenait habituellement n'était même pas dans son estomac. Il était parti sans réfléchir. Mais il avait été clairvoyant, au moins. Un pique-nique et des fringues. Et derrière lui, le cadavre encore chaud d'un lyncheur alpha réduit en morceaux. Sale merde. Agresser une pauvre gamine, et se faire tuer par un prédateur supérieur. Quelle putain de grosse blague.

« — Dis, comme il est parti le loup, tu pourras le remercier pour moi? Parce que sans lui, je serais au fond de l'estomac de celui-là. Alors voilà. »

C'est le moment où le Repenti hésite. Soit elle est conne, soit elle est touchante, mignonne, et attachante. Parce qu'à ce point-là, c'est soit être con, soit niais de façon trop cute, comme dirait l'autre. Bon, admettons qu'on évite de la catégoriser trop vite. Aleksander se compose le même air enfantin qu'à l'habitude, amusé et stupéfait par toute chose. Il explosait de rire, pendant un instant, avant de calmer sa crise en émettant un bâillement. Sacré réveil, quand même. Quelle heure était-il ? En tout cas, il avait faim.

« — C'est moi, le Loup. Enfin, quinze minutes par jour. Pas cool, hein ? Les gens trouvent ça monstrueux. Moi, je m'éclate bien. Content d'avoir pu te rendre service. Aleksander Anderson, j'suis un Repenti de l'Académie. En tant que Serveur. Donc, la prochaine fois que tu colles un chewing-gum sous une table, une chaise, ou un plateau... Je te fais pareil. »

A nouveau, le Dieu cherche à conserver son sérieux. Chose réussie pendant à peu près un millième de seconde. Il recommence à se fendre la gueule, ce temps écoulé. Secouant la tête, il revient à des choses sérieuses. Manger.

« — Je rigole, je rigole. Même si c'est emmerdant, ce genre d'élève. T'es une bonne fille, hein ? Pas besoin de sortir le grand méchant loup, alors. Dis-moi, ça te botte, un pique-nique ? Je crève la dalle. Et j'me sentirai vraiment mal de manger l'espèce de truc immonde derrière moi. Non, c'est pas toi que je compte. Oui, j'ai des sandwiches. Et oui, j'ai un talent inné pour la cuisine. Non, là, encore, j'déconne. Mais ils sont bons, j'te jure. Bon, alors, on remonte là-haut, et on mange tranquillement en se racontant mutuellement nos vies, nos objectifs, tout ça, tout ça, comme le font les personnages dans les livres, les séries, et ce genre de trucs ? »
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Dim 18 Jan 2015 - 13:32
Promenons-nous dans les bois....

Je ne comprend pas trop pourquoi le monsieur en face de moi s'est mis à rire soudainement à la fin de mes paroles. J'ai pourtant rien dit de drôle. J'essaye de me rappeler mais non, je ne vois vraiment pas de raison. C'est à cause qu'il s'est habillé et que j'ai pas réagi alors? Peut-être. En tout cas, c'était sympa le caleçon à nounours, j'aimerais en avoir un comme ça moi aussi. Faudra que je lui demande ou il l'a trouvé mais d'abord, j'attends qu'il se calme un peu parce que j'aimerais bien une explication à son éclat de rire moi.

« — C'est moi, le Loup. Enfin, quinze minutes par jour. Pas cool, hein ? Les gens trouvent ça monstrueux. Moi, je m'éclate bien. Content d'avoir pu te rendre service. Aleksander Anderson, j'suis un Repenti de l'Académie. En tant que Serveur. Donc, la prochaine fois que tu colles un chewing-gum sous une table, une chaise, ou un plateau... Je te fais pareil. »

Bon, je sais que je suis pas très maligne mais j'avais compris que lui et le loup c'était la même personne. Je trouvais juste normal de remercier mon sauveur. Alors il est repenti et serveur lui. Aleksander Anderson. Oulà, c'est long, je vais jamais arriver à retenir tout ça moi. Faudra que je lui trouve un diminutif. Aleks', ça lui ira bien. Ou Monsieur le Loup? Par contre, j'avoue que je n'ai pas trop compris son histoire des chewing-gum. Il me fera pareil. Mais pareil quoi? Il me collera un truc sur moi? Ou il me fera comme à la vilaine bestiole qu'il a déchiqueté? Brrr, je crois que j'ai pas envie de le savoir en faite. Et il recommence à rigoler avant de secouer la tête et de reprendre la parole d'un air plus sérieux.

« — Je rigole, je rigole. Même si c'est emmerdant, ce genre d'élève. T'es une bonne fille, hein ? Pas besoin de sortir le grand méchant loup, alors. Dis-moi, ça te botte, un pique-nique ? Je crève la dalle. Et j'me sentirai vraiment mal de manger l'espèce de truc immonde derrière moi. Non, c'est pas toi que je compte. Oui, j'ai des sandwiches. Et oui, j'ai un talent inné pour la cuisine. Non, là, encore, j'déconne. Mais ils sont bons, j'te jure. Bon, alors, on remonte là-haut, et on mange tranquillement en se racontant mutuellement nos vies, nos objectifs, tout ça, tout ça, comme le font les personnages dans les livres, les séries, et ce genre de trucs ? »

"- Ouais, c'est super les piques-niques. Mais je suis d'accord pour pas rester à côté de lui là. Même mort, il me fait un peu peur. Je suis pas une grande combattante moi. Ni une grande cuisinière mais j'ai une corne d'abondance qui me donne des bonbons illimités. Et une grosse barbe à papa aussi. On pourra partager si tu veux."

Je e suis remise à sourire et j'entame doucement mon ascension de la ente, afin de laisser derrière moi les restes de la créature qui a faillit m'avaler toute crue. N'empêche, cette histoire me ferait presque penser au Petit Chaperon Rouge. moi, je suis la petite fille, le lyncheur c'était le loup et le loup à jouer le rôle du bûcheron. Bon, c'est pas très clair et y avait pas de mère grand dans mon histoire mais bon, ça y ressemble quand même un peu, même de loin.

"- Moi, je m'appelle Soniya Siankov. Je suis apprentie-déesse et mon domaine divin c'est la musique. Ca doit faire plus d'un an que je suis là maintenant mais je ne me suis pas vraiment améliorée. Enfin, j'ai eu beaucoup de chance parce que je suis jamais re-morte encore. Et aujourd'hui c'est grâce à toi. Enfin, à vous. Euh... Enfin, t'as compris, quoi."

Oulà, je suis un peu en train de me perdre là. Alors je me tais. une fois remontée, j'attend Aleks', qui va bien plus vite que moi, et on ensemble s'installer au niveau de la souche qui m'avait fait trébucher tout à l'heure. Elle fait une super table et autour c'est bien dégagé alors ça donne un super coin de pique-nique. Et mine de rien, avec tous les événements, je commence à avoir faim moi aussi. D'ailleurs, mon ventre se manifeste légèrement.

"- Ah, je crois que moi aussi je commence à avoir faim. On est bien ici pour manger, tu trouves pas? "

Je n'ai pas attendu sa réponse et déjà, je me concentre pour ouvrir mon Coffre Dimensionnel et en sortir ma corne d'abondance et la grosse barbe à papa que j'avais casé dans un coin. Vu sa taille, on ne sera pas trop de deux pour la manger. En tout cas, j'ai les yeux qui brillent en la sortant. Elle est trop belle. Puis, je laisse mon Coffre disparaître avant de poser le tout sur ma table improvisée.

"- Tadam! T'as vu, c'est chouette hein? C'est Deus qui m'a permis de faire ça. C'est drôlement pratique parce que comme j'ai l'habitude de tout perdre, comme ça je suis de toujours garder mes affaires sous la main.
On commence par quoi du coup? On mange d'abord et on discute ensuite? Ou l'inverse? A moins qu'on fasse les deux en même temps, c'est possible aussi. T'as pas froid comme ça? Je peux te passer mon pull sinon. Enfin, je sais pas si sera à ta taille mais tu peux toujours l'essayer pour voir."


Ça y est, le mode cascade de questions est engagé. je souris toujours, tenant difficilement en place, comme à mon habitude. Je devrais peut-être avoir peur de lui, à cause du gros loup de tout à l'heure mais moi, je le trouve gentil. Et puis, il m'a sauvé la vie alors il est forcément quelqu'un de bien.
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Dim 18 Jan 2015 - 19:19
« — Ouais, c'est super les piques-niques. Mais je suis d'accord pour pas rester à côté de lui là. Même mort, il me fait un peu peur. Je suis pas une grande combattante moi. Ni une grande cuisinière mais j'ai une corne d'abondance qui me donne des bonbons illimités. Et une grosse barbe à papa aussi. On pourra partager si tu veux. »

Et alors, un sourire avait illuminé son visage. Au moins, elle n'était pas terrifiée, en détresse, ou quoi que ce soit. Ni traumatisée. Et ne semblait pas gênée par son statut de Lycan. Sans perdre un instant, la demoiselle avait démarré son ascension jusqu'au sommet de la colline, presque pensive. Mais elle semblait avoir retrouvé une sorte de joie caractéristique chez elle. Elle lui semblait enfantine. Et extrêmement naturelle. Quelqu'un dont la compagnie était plaisante, en soi.

« — Moi, je m'appelle Soniya Siankov. Je suis apprentie-déesse et mon domaine divin c'est la musique. Ça doit faire plus d'un an que je suis là maintenant mais je ne me suis pas vraiment améliorée. Enfin, j'ai eu beaucoup de chance parce que je suis jamais re-morte encore. Et aujourd'hui c'est grâce à toi. Enfin, à vous. Euh... Enfin, t'as compris, quoi. »

Ouais. Soniya Siankov, hein ? Ça sonne un peu russe. Mais c'est agréable à prononcer. Pas de soucis, allons-y pour Soniya. Elle était déjà là depuis un an ? Wow. C'était son aînée, donc ? Elle avait galéré, à la fin, pour les désigner, lui, et la Bête. Amusant. Au moins, elle n'était pas arrogante, égocentrique, et fière que les autres élèves qu'il avait eu l'occasion de croiser. Et de démolir. Quoi qu'il en soit... Qu'est-ce que c'était, une barbe à papa ? Ils se dirigent vers la souche traîtresse qui avait quelques minutes plus tôt fait tomber Soniya, alors que le Lyncheur se jetait sur elle pour la dévorer. Il est vrai qu'il s'agissait d'une splendide table, maintenant qu'elle n'essayait plus de tuer la jeune fille. Le ventre de cette dernière se manifeste par des grondements gutturaux, ce qui vaut à Aleksander un grand sourire.

« — Ah, je crois que moi aussi je commence à avoir faim. On est bien ici pour manger, tu trouves pas ? »

Le Repenti hausse les épaules, toujours torse nu, profitait de la fraîcheur de l'endroit. Tout était devenu si calme, après un tel déchaînement de férocité. C'est comme si le combat entre les deux créatures avait apeuré les autres, qui se dissimulaient, terrifiées à l'idée de faire face au Lycanthrope à la force physique monstrueuse. L'aura prédatrice et supérieure de la Bête rôdait encore dans la forêt, la terre rougie de sang témoignant de son appartenance au territoire de cette dernière.

« — C'est pas trop mal. J'ai trois sandwiches et-... »

Le Dieu de la Prédation s'était arrêté dans son élan en voyant une énorme forme rôsatre jaillir du " coffre dimensionnel " de la jeune fille. Wow. Balèze, la barbe à papa. Accompagnée d'une corne d'abondance, donc. Aleksander se décomposait à moitié, avec ses trois vieux sandwiches, il ne faisait décidément pas le poids, face à la jeune fille et ses sucreries.

« — Tadam! T'as vu, c'est chouette hein? C'est Deus qui m'a permis de faire ça. C'est drôlement pratique parce que comme j'ai l'habitude de tout perdre, comme ça je suis de toujours garder mes affaires sous la main. 
On commence par quoi du coup? On mange d'abord et on discute ensuite? Ou l'inverse? A moins qu'on fasse les deux en même temps, c'est possible aussi. T'as pas froid comme ça? Je peux te passer mon pull sinon. Enfin, je sais pas si sera à ta taille mais tu peux toujours l'essayer pour voir. »

Du calme. Du caaalme. Aleksander retenait un sourire hilare, devant l'avalanche d'interrogation et de parole. Elle ne perdait pas une minute. Hyperactive ? Peut-être. Quoi qu'il en soit, elle était en train de matérialiser une infinité de sucrerie. Or, même le Prédateur savait que ce genre de chose n'était pas excessivement bon pour sa santé. Du style, pas du tout. Alors en cette quantité ? Certes, tout ça avait l'air alléchant, et tout doux... Non, des traîtres. Des traîtres infâmes qui cherchaient à l'attirer dans leur traquenard ! Immondices ! Abominations ! Mais, tout de même, juste un..?

« — C'est sympa, ouais. Deus ? Il me montre rien, moi. Tu perds tout ? Bah bravo. Pas très responsable, jeune fille. On commence par parler pendant qu'on démarre le repas. Parce que je crève de faim, mais j'ai pas vraiment envie de manger en silence, vois-tu. Non, ça va aller. Je n'ai pas envie de le déchirer, t'en fais pas. Tu sais que c'est pas très bon pour la santé, autant de sucrerie, hein ? Des traîtres. Des fourbes. Des fourbasses, même. Sournois, et perfides. Il faut se méfier de tels opposants. Ils peuvent se montrer redoutables. »

Sac déposé sur la souche, c'est alors qu'il l'avait vue. Cette petite créature, dotée d'un nombre incalculable de pattes, qui frétillaient, alors que ses yeux, en bien trop grand nombre, devaient se fixer sur lui. Se redressant... Bondissant en arrière, plutôt, en poussant un grondement, il s'écartait de la minuscule et ridicule araignée qui se promenait au centre de la souche comme si de rien n'était, alors que le Prédateur Alpha frissonnait, dérangé par cette présence, dégoûté. Horrifié. Comme il s'y attendait, la voix de Vasilis résonna, dans un recoin de son esprit, bien que somnolant, en raison de sa récente transformation.

« Le grand Aleksander Anderson, vaniteux, arrogant, tout-puissant... Terrassé et terrifié par une araignée, dépossédé de son territoire par un vulgaire arachnide... Pas mal, mon grand. Pas mal. Tu resteras dans les annales pour ça. »

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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Dim 18 Jan 2015 - 21:06
Promenons-nous dans les bois....

« — C'est sympa, ouais. Deus ? Il me montre rien, moi. Tu perds tout ? Bah bravo. Pas très responsable, jeune fille. On commence par parler pendant qu'on démarre le repas. Parce que je crève de faim, mais j'ai pas vraiment envie de manger en silence, vois-tu. Non, ça va aller. Je n'ai pas envie de le déchirer, t'en fais pas. Tu sais que c'est pas très bon pour la santé, autant de sucrerie, hein ? Des traîtres. Des fourbes. Des fourbasses, même. Sournois, et perfides. Il faut se méfier de tels opposants. Ils peuvent se montrer redoutables. »

"- Tu verras, parfois, tu auras une envie soudaine de retourner au Temple et après, bah, tu pourras faire des choses nouvelles. Ça arrive à tout le monde, toi aussi tu y auras droit. Et oui, je suis un peu très en l'air. Alors mon Coffre, j'y tiens, il est drôlement pratique."

Bon, pour le coup du pull, il a sérieusement raison. Même si j'avais voulu me montrer gentille, je devais rester réaliste. Si à moi il me sert de tunique, à lui il lui aurait à peine servi de manche alors bon. En tout cas, l'idée d manger en parlant me va très bien. Déjà parce que je suis assez bavarde de nature mais aussi parce que j'ai faim et que j'ai hâte de commencer à entamer ce pique-nique. Moi aussi, je n'aime pas beaucoup le silence. Je préfère quand il y a un bruit de fond, un brouhaha léger mais là, il a fait peur même aux oiseaux alors sans aucuns sons, ça fait un eu moins sympathique la forêt.

"- Et oui, je sais bien qu'il faut as manger que des sucreries. C'est 5 fruits et légumes par jour, par trop gras/trop sucré/trop salé, faire de l'exercice et alterner la viande et le poisson aussi. Mais ceux-là, ce sont des cadeaux. La corne, je l'ai remportée à la loterie d'Halloween et c'était la première fois que j'ai gagné quelque chose. Et puis, j'en avais pas sur Terre des bonbons alors j'en profite maintenant, c'est vrai."

Là, je n'ai pas trop compris ce qu'il s'est passé. Le monsieur loup-garou il terminait de déposer son sac lorsqu'il a bondit en arrière en grognant. Comme le font les chiens, les vrais. Il ne semblait vraiment pas bien en tout cas et regardait fixement le centre la table improvisée. Pourtant, il n'y avait rien de spécial dessus. Ma corne, la barbe à papa et une araignée. Araignée?

"- Ah tiens, on a une invitée surprise. C'est elle qui te gêne? Attends, je vais m'en occuper pour toi, tu vas voir. Allez, viens par là ma petite."

J'ai récupéré une feuille qui traînait par terre et, avec la paume de mon autre main, je l'ai dirigée dessus. Ça m'a pris un peu de temps parce qu'elle serait bien restée je crois mais finalement, une fois à bord de son bateau végétal, je me suis relevée tout doucement et je me suis éloignée dans la direction opposée à Aleksander. J'ai attendu de ne presque plus le voir avant de la déposer sur un arbre, déposant ma feuille sur une branche à ma hauteur avant de revenir m'installer joyeusement.

"- Voilà, elle ne nous embêtera plus maintenant. Tu as de la chance, les araignées elles me font pas peur à moi. Enfin, les petites comme ça, ça va. Elles, j'ai l'habitude, y en avait partout à l'orphelinat."

Je ne peux plus compter le nombre de petites bêtes de ce genre dont je me suis occupée. juste parc que les plus petits ou des gouvernantes en avaient peur. Au début, on me le faisait faire de force et finalement, j'aimais me sentir au moins capable de faire ça pour les autres, c'est nul, je sais. Mais au moins, je me sentais un minimum utile. Bon, c'est as le moment de penser à tout ça. Le pique-nique n'attend pas.

"- Dis, c'est bien d'être serveur? Tu dois être drôlement agile. Et avoir de l'équilibre. Moi je suis trop maladroite pour faire ce genre de choses. Et sinon, tu viens d'où? T'es mort quand? Et comment?
T'as le droit de pas répondre si tu veux pas, hein? Et de m'arrêter aussi. Je sais que quand je suis partie, c'est compliqué des fois. Je me vexerais pas, promis. Alors hésite pas à me dire de me taire."
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Lun 19 Jan 2015 - 23:16
Soniya s'était penchée, pour ramasser une feuille, qui servirait probablement pour transférer l'immonde créature. Aleksander frissonnait légèrement, alerte, comme s'il venait de rencontrer son plus grand rival, qui lui inspirait mépris et dégoût. Sa façon de réagir témoignait d'une peur panique de ces créatures. Même lui ne savait pas d'où elle venait. C'était simplement son côté humain qui ressortait. Et pas le plus viril, bien entendu. C'aurait été trop simple. Serait-il un jour apte à devenir un véritable Dieu ? Telle était la question. Le Dieu de la Prédation, terrifié par des araignées... Honteux, comme connotation supposément héroïque. A moins qu'on invente une légende qui donnerait une raison à tout ceci, hein ? Vasilis ne perdit pas un instant pour le tacler à nouveau. Ce qui ne parvint qu'à arracher un sourire au Repenti. Cet être était donc une déformation de sa personnalité. Étrangement, elle semblait bien plus mature que le Dieu lui-même. L'Apprentie aux resplendissants cheveux flamboyants  était partie tout de même très loin, attentionnée, dans le but d'éviter que l'arachnide ne perturbe plus son compagnon de repas. Ce dernier s'était paisiblement rassis, rassuré d'avoir été débarassé de son opposante. Il restait légèrement gêné, d'avoir ainsi été secouru par une jeune fille, mais qu'importe.

« — Voilà, elle ne nous embêtera plus maintenant. Tu as de la chance, les araignées elles me font pas peur à moi. Enfin, les petites comme ça, ça va. Elles, j'ai l'habitude, y en avait partout à l'orphelinat. »

Confortablement réinstallé, déballant ses trois sandwiches, qui étaient à quatre-vingt pourcents composés de viande entassée de façon inconcevable, à la limite de déborder d'entre les tranches de pain. Il avait hoché la tête. Lui, il n'était pas très doué avec les insectes. C'est dégueulasse, un insecte, de toute manière. Non ? Vous êtes un surhomme. Oui, vous, celui ou celle qui se promène dans la tête d'Aleksander en permanence depuis son arrivée à la Deus Academia. Violeur d'intimité. Il va vous trouver, un jour, hein. Quoi qu'il en soit, le Repenti apprit donc que la jeune fille était orpheline. C'est alors qu'un flot ininterrompu se remit à jaillir d'entre les lèvres de Soniya.

« — Dis, c'est bien d'être serveur? Tu dois être drôlement agile. Et avoir de l'équilibre. Moi je suis trop maladroite pour faire ce genre de choses. Et sinon, tu viens d'où? T'es mort quand? Et comment?
T'as le droit de pas répondre si tu veux pas, hein? Et de m'arrêter aussi. Je sais que quand je suis partie, c'est compliqué des fois. Je me vexerais pas, promis. Alors hésite pas à me dire de me taire. »

Agile ? Adroit ? Équilibré ? Physiquement, ouais. Probablement. Mentalement ? Socialement ? Une toute autre histoire, lui semblait-il. Le visage du Dieu s'assombrit un instant. Sa mort, hein ? Brûlé. Lapidé. Insulté. Rabaissé plus bas que terre. Même s'il manquait un fragment, c'est probablement comme ça, que ça s'était passé. Tout ça n'était que le passé. Il cicatriserait. Comme les blessures qu'il subissait en permanence. Rien de tout ça ne l'affecterait bien longtemps. Il venait de débuter son ascension, de toute évidence. Il n'accepterait pas cette réalité. Ni aucune autre qu'on lui imposerait. C'est avec un sourire amer que le blondinet lui répond.

« — Quand tu apprécies les gens, j'imagine que ça doit être plaisant. Ce n'est pas mon cas. Agile ? Probablement. J'imagine que ce n'est pas facile tous les jours, d'être maladroite. Je viens des Terres du Nord, et je suis mort aux alentours du XIVème siècle. Brûlé. Et empalé. Je ne te dirai pas de te taire, car il n'y a aucun mal à poser de telles questions, à quelqu'un que l'on désire connaître. Rares sont les individus qui m'adressent la parole, autant en profiter, n'est-ce pas ? Quant à toi, que t'est-il arrivé ? Où es-tu née ? Qu'as-tu vécu, Soniya ? Que comptes-tu accomplir dans le futur ? Quels sont les objectifs de ta seconde vie ? Tu n'es pas obligée de répondre. J'estime simplement que ça m'aidera à te cerner. »

C'est sur ces mots qu'il avait planté ses dents dans la croûte, hostile aux gencives, car dure et consistante, de son premier sandwich, en tendant un à sa compagne de repas. Il avait son idée de ce qu'il ferait de son avenir. Une voie toute tracée. Un désir profond de racheter une existence futile.

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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Mar 20 Jan 2015 - 10:31
Promenons-nous dans les bois....

« — Quand tu apprécies les gens, j'imagine que ça doit être plaisant. Ce n'est pas mon cas. Agile ? Probablement. J'imagine que ce n'est pas facile tous les jours, d'être maladroite. Je viens des Terres du Nord, et je suis mort aux alentours du XIVème siècle. Brûlé. Et empalé. Je ne te dirai pas de te taire, car il n'y a aucun mal à poser de telles questions, à quelqu'un que l'on désire connaître. Rares sont les individus qui m'adressent la parole, autant en profiter, n'est-ce pas ? Quant à toi, que t'est-il arrivé ? Où es-tu née ? Qu'as-tu vécu, Soniya ? Que comptes-tu accomplir dans le futur ? Quels sont les objectifs de ta seconde vie ? Tu n'es pas obligée de répondre. J'estime simplement que ça m'aidera à te cerner.  »

Ah, il aime pas les gens? Pourtant, il est drôlement gentil avec moi. Je dois avoir de la chance alors. C'est bien ça, pour une fois, ça change. je me contente de sourire comme une gamine lorsqu'il parle de ma maladresse. oui, c'est ça, c'est pas facile tous les jours. Mort au XIVème, c'est avant le Louis croix-v-bâton ou pas? Oui, il me semble. En tout cas, ça fait froid dans le dos. Brûlé, je sais ce que c'est. Empalé, pas vraiment mais je crois que j'ai pas envie de savoir alors je demanderais pas. En tout cas, moi je le trouve drôlement sympa, il va pas me dire de me taire, c'est chouette je trouve. Et du coup, je comprends pas pourquoi les gens lui parlent pas. En tout cas, il discute avec moi alors je vais en profiter aussi, comme il a dit.

Je regarde le sandwich qu'il me tend avec curiosité. D'habitude, moi aussi je mets plein de trucs différent dedans mais là, c’est vraiment un truc de carnivore. viande, viande, viande.... j'avais jamais vu ça. C'est impressionnant. J'ai essayé de croquer dedans mais il est super dur alors, je l'ouvre et je m'amuse à prendre les tranches une par une pour les mastiquer longuement. il doit avoir de super bonnes dents lui. Remarque, vu comment il a presque mangé le méchant de toute à l'heure, je crois que j'ai ma réponse en fait.

"- Oh, moi, j'ai rien de très intéressant à raconter tu sais. Je suis née en Russie et j'y ai passé toute ma vie. Moi et ma Tanya, on s'est jamais quitté et même dans la mort, Deus il nous a laissé ensemble alors on a eu beaucoup de chance sur ce coup-là. J'ai été tué pendant la guerre, parce qu'on a essayé de s'enfuir ma sœur et moi. C'est tout."

Oui, j'ai fait un peu très court mais je n'aime pas trop raconté ça. Simplement parce que je me sens toujours aussi coupable en repensant à la mort de ma jumelle. Cela restera à jamais ma faute, on crime et je ne e le pardonnerais sans doute jamais mais je continue à avancer quand même. Et puis, je reviens à la suite de ses questions. je ne me souviens pas me les être déjà posée pour de vrai en fait. Qu'est-ce que je compte accomplir maintenant que j'ai une autre chance? Quels sont mes objectifs? J'avoue que je n'en sais pas grand chose. Enfin si, il y a au moins chose dont je suis certaine.

"- Mon objectif premier est de devenir plus forte. Comme ça, je pourrais protéger ma Tanya et l'aider comme elle l'a toujours fait pour moi. Je suis pas très douée ni rien alors, je voudrais qu'elle puisse être fière de moi malgré tout, au moins une fois."

Ouais, c'est un peu nul comme objectif mais c'est celui qui me tient le plus à cœur. D'ailleurs, je m'étais quasiment levée durant mon envolée lyrique sur ma volonté de vouloir protéger ma jumelle. Je n'ai toujours été qu'un poids pour elle, je ne veux pas que cela continue éternellement ainsi. Même si mes efforts ne semblent pas beaucoup me faire avancer, au moins j'aurais eu le courage d'essayer. Et qui sait, peut-être qu'un jour, Deus il acceptera de m'aider pour de vrai et il me rendra enfin plus forte. Capable d'aider les gens pour de bon.

"- Ce que je compte accomplir dans le futur, hein? Hum... Rester en vie, ça compte? Parce que visiblement, à part m'attirer des ennuis et causer ds soucis aux autres, je sais pas faire grand chose d'autre. Sinon, je voudrais pourvoir apprendre à jouer de tous les instruments de musique qui existent. Et apprendre encore pleins de chansons et découvrir des tas d'histoires, de contes et autres récits."

Je me souviens alors de ces jours difficiles, du froid et de la grisaille qui enveloppait notre quotidien, à moi et ma chère sœur. Et puis, des sourires ds plus petits, des rires des enfants qui assistaient à nos spectacles, des remerciements des gouvernantes pour notre petit cirque. Malgré toutes les difficultés, c'était comme des instants de bonheur volés à la dure réalité de la vie. Et j'y tenais, à ces petits bouts de souvenirs chaleureux.

"- On voulait créer un cirque, ma sœur et moi. Elle faisait des marionnettes, de la ventriloquie et de la magie. Moi, je chantais, jouait de la musique, racontait des histoires. On devenait des 'Vendeuses de Rêve' et j'adorais ça. Maintenant, j'essaye surtout de devenir une apprentie déesse convenable. Je crois que j'ai un laissé es propre rêves de côté.
C'est mal?"


C'était peut-être un peu bête comme question mais cela faisait si longtemps que je n'avais pas parler aussi librement avec quelqu'un. Alors oui, j'en profitais. Je mords dans un nouveau morceau de viande, peinant à le mâchouiller comme il faut. Est-ce que j'ai grandi? Peut-être un peu au final. Par obligation. Mais finalement oui, tout ce passé révolu me manque encore.

"- Je me suis un peu étalée. Désolée, c'était as très intéressant tout ça. Bon, maintenant que j'ai répondu, c'est à ton tour. Tu as des projets toi déjà? Tu parles pas à beaucoup de gens mais t'as des amis quand même? Tu as de la famille ou tu en avais une? Tu aimais ta vie d'avant? C'est quoi, ton rêve à toi?"
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Mar 20 Jan 2015 - 11:27

Aleksander avait enchaîné les hochements de tête, suite aux déclarations de sa compagne de repas. Pure, douce, et gentille. Il se sentait étrangement corrompu, égoïste, mauvais, à côté d'un tel petit ange. Elle ne semblait pas être capable de ressentir toutes les émotions négatives qui faisaient sa force. Sa Tanya ? Sa sœur, donc. Elle semblait éprouver une dévotion sans limite envers cette dernière. Pourquoi n'avait-il personne pour qui vouloir risquer sa vie ? La seule chose qui l'attirait était sa propre soif de pouvoir. Sa volonté de combattre. Sas soif de violence. N'était-ce pas triste, au final ? Curieux, comme une jeune fille si innocente était capable de le remettre en question avec quelques simples paroles. D'un seul coup, il se sentait vide de sensation. Survivre. Voilà son objectif. Car le monde était cruel. Inégal. Pourquoi s'était-il relevé avec une puissance naturelle monstrueuse, alors que la pauvre jeune fille, probablement bien plus expérimentée que lui, dans tout ce qui concernait cette Académie, était-elle en déroute, face au Lyncheur ?  Est-ce que c'était ça, la sélection naturelle ? Pour la première fois, le jeune homme ressentit un curieux sentiment d'injustice. Avec colère. Mépris. Était-ce sur un monde aussi injuste que la Bête voulait régner ? Ce n'était pas son cas. Une idée commençait à germer dans son esprit, alors qu'il gardait le silence.

Soniya n'était pas la seule dans ce cas-là. D'autres étaient peut-être morts sans que le Repenti n'en ai conscience. Tous ne méritaient pas d'être sauvés. Mais pour ceux qui, eux, le méritaient, hein ? Deus ne faisait rien ? Il les laissait se débrouiller ? La simple idée qu'une créature aussi innocente que l'Apprentie lui faisant face finisse broyée entre les mâchoires d'un monstre difforme lui donnait la nausée. N'était-il pas le Dieu de la Prédation ? Il pouvait y faire quelque chose. Pas maintenant. Pas dans les jours qui suivraient. Mais durant l'éternité qui l'attendait..? Le Prédateur Alpha était destiné à devenir l'une des plus puissantes entités ayant jamais foulé cet univers. Alors, soit. Il pacifierait ce monde. La voilà, sa première résolution, en tant que Tyran. Cette Académie et cette planète n'était-elles pas son terrain de jeu, de toutes manières ? Libre à lui de l'aménager. Si il décidait de tuer jusqu'à la dernière des Créatures dangereuses qui vivaient ici bas, il en avait le droit. Combien de dictateurs avaient perpétrés des génocides ? En voilà un énième. Qui prendrait des années à être mis en place. Peut-être des siècles. Mais il les traquerait tous. Jusqu'au dernier. Et quand tous les monstres auront été anéantis...

Il faudra purger l'humanité, pas vrai ?

« — Je me suis un peu étalée. Désolée, c'était as très intéressant tout ça. Bon, maintenant que j'ai répondu, c'est à ton tour. Tu as des projets toi déjà ? Tu parles pas à beaucoup de gens mais t'as des amis quand même ? Tu as de la famille ou tu en avais une ? Tu aimais ta vie d'avant? C'est quoi, ton rêve à toi ? »

Pourquoi semblait-elle persuadée qu'elle l'ennuyait ? Ce n'était pas le cas. Il n'avait rencontré jusque là que des êtres neutres, ou chaotiques, comme l'Infirmière. Enfin, il subissait l'influence d'un individu de nature quasiment angélique. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il sentait soudainement sa nature humaine rejaillir, avec ses rêves d'enfant fou. Des rêves..? Ce n'en était plus, en réalité, n'est-ce pas ? Il avait désormais la puissance de réaliser ce dont il avait envie. Il était le Maître du ridicule et pathétique jeu qu'était la vie. Il pouvait donner la mort, comme laisser la vie, à quiconque. Ce n'était pas de l'arrogance, ou un égocentrisme surdéveloppé. C'était un constat. Une prise de conscience. Il en apprenait tellement, en permanence ! C'en était distrayant, et lui faisait oublier ses désirs de meurtres. Une famille ? Non. Des... Amis ? Aleksander levait une main, vers son visage, comptant à l'aide de ses doigts. Son poing fermé vit son pouce, et son index, se tendre. Son majeur, hésitant, en fit de même, pendant un instant, puis se rabattit. Non, l'Infirmière n'était pas une amie. C'était... Une connaissance. Simplement. Sans se défaire de son sourire amer, le Dieu inclina la tête.

« — Au milieu des vivants, je me sentais comme mort. Je cherchais la justice... Mais elle ne s'est jamais présentée. J'étais à la recherche d'aide, aussi. Mais cette aide était bien loin de moi. C'est alors que j'ai décidé que je changerai les choses. Personne ne prêtait attention à Aleksander, hm ? Eh bien, je ferai le premier pas. Avec ma propre force. Et ma justice personnelle pour me maintenir debout. Ma soif sera mon indéfectible armure, et mon instinct, mes armes. Je m'habillerai avec la Vengeance. Et j'achèverai mon accoutrement avec une cape de passion. J'abandonnerai la paix. Pour la première fois, je ressentirai la douleur. Je me lance dans une croisade. Je ne suis pas quelqu'un de fréquentable, Soniya. Car je ne sers que mes propres intérêts. Mes désirs. Mon Instinct. Pour cette raison... Je serai une Légende. Destiné à laisser une marque, balafre purulente, sur la face de ce monde. Mais pour la dernière heure, je me rendrai compte que je suis né pour ça. Avec les armes dans mes mains. Dans mon âme. Je briserai les lignes, sur le champ de bataille. Qui seront noyées, étouffées, par le découragement, et le désespoir. Qu'est-ce qu'il me reste à dire ? A faire ? Nos aînés ont-ils déjà tout fait ? Tout accompli ? Non. Le Temps rencontre sa Fin. C'est maintenant, prochainement, ou jamais. Vois-tu, ma mission, aujourd'hui, est claire. La défaite n'est plus une option. La victoire, un éclatant triomphe, est la seule chose qui illumine ma voie. Ce n'est peut-être pas compréhensible pour les autres. Mais je resterai dans les mémoires. En bien, en mal... Qu'importe. Je vais simplement graver mon nom dans l'histoire. Me hisser au sommet avec les cadavres de ceux qui s'opposeront à mon ascension. Que ferais-tu, Soniya ? Mon amour pour la violence a racheté mon coeur. Quand il n'y aura plus de champ de bataille, de guerre, à laquelle participer... Je n'aurai qu'à en créer un nouveau. Je n'ai pas de famille. Je n'ai pas d'amis. Je n'aimais pas ma vie d'avant. Mon rêve est de comprendre pourquoi Deus m'a envoyé ici. Alors que je ne vis désormais plus que pour me battre. Chasser. Dominer. »

Bâillement. Son discours était tellement ... Sérieux. Cela ne lui ressemblait pas du tout. Ses dents s'enfoncèrent à nouveau dans le pain, alors qu'il mastiquait patiemment.
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Mar 20 Jan 2015 - 22:47
Promenons-nous dans les bois....

« — Au milieu des vivants, je me sentais comme mort. Je cherchais la justice... Mais elle ne s'est jamais présentée. J'étais à la recherche d'aide, aussi. Mais cette aide était bien loin de moi. C'est alors que j'ai décidé que je changerai les choses. Personne ne prêtait attention à Aleksander, hm ? Eh bien, je ferai le premier pas. Avec ma propre force. Et ma justice personnelle pour me maintenir debout. Ma soif sera mon indéfectible armure, et mon instinct, mes armes. Je m'habillerai avec la Vengeance. Et j'achèverai mon accoutrement avec une cape de passion. J'abandonnerai la paix. Pour la première fois, je ressentirai la douleur. Je me lance dans une croisade. Je ne suis pas quelqu'un de fréquentable, Soniya. Car je ne sers que mes propres intérêts. Mes désirs. Mon Instinct. Pour cette raison... Je serai une Légende. Destiné à laisser une marque, balafre purulente, sur la face de ce monde. Mais pour la dernière heure, je me rendrai compte que je suis né pour ça. Avec les armes dans mes mains. Dans mon âme. Je briserai les lignes, sur le champ de bataille. Qui seront noyées, étouffées, par le découragement, et le désespoir. Qu'est-ce qu'il me reste à dire ? A faire ? Nos aînés ont-ils déjà tout fait ? Tout accompli ? Non. Le Temps rencontre sa Fin. C'est maintenant, prochainement, ou jamais. Vois-tu, ma mission, aujourd'hui, est claire. La défaite n'est plus une option. La victoire, un éclatant triomphe, est la seule chose qui illumine ma voie. Ce n'est peut-être pas compréhensible pour les autres. Mais je resterai dans les mémoires. En bien, en mal... Qu'importe. Je vais simplement graver mon nom dans l'histoire. Me hisser au sommet avec les cadavres de ceux qui s'opposeront à mon ascension. Que ferais-tu, Soniya ? Mon amour pour la violence a racheté mon coeur. Quand il n'y aura plus de champ de bataille, de guerre, à laquelle participer... Je n'aurai qu'à en créer un nouveau. Je n'ai pas de famille. Je n'ai pas d'amis. Je n'aimais pas ma vie d'avant. Mon rêve est de comprendre pourquoi Deus m'a envoyé ici. Alors que je ne vis désormais plus que pour me battre. Chasser. Dominer. »

Wouah! Alors là, il m'en a bouché un coin. Ça c'est du discours ou je ne m'y connais pas. Bon, j'ai bien compris qu'il ne parlait pas de truc très gais parce que bon visiblement, y a beaucoup de violence, de vengeance, de mort et tout dans son histoire mais malgré tout, d'une certaine façon, j'ai trouvé ça joli. Parce que ça sonne juste. Parce qu'il y croit, à tout ce qu'il dit. Parce qu'il sait de quoi il parle, il le vit, au plus profond de lui-même, cela se sent. Et c'est cette plénitude, cette entièreté que moi, je cherche à atteindre à travers ma musique et les histoires que je raconte.

Même si le tableau qu'il dépeint est très sombre, la nuit et les ténèbres peuvent être belles aussi, à leur manière. Combien de fois ne les ais-je pas contemplées, seule ou en compagnie de a jumelle, les priant de nous apporter ne serait-ce qu'un brin d'espoir, afin de nous prouver que le vie pouvait aussi être belle et douce. Oui, quelque part, les paroles d'Aleksander me font peur. Se Battre, chasser, dominer... Ce sont de tels idéaux qui ont précipités notre fin à toutes les deux et pourtant, il est venu m'aider, alors que je n'avais rien demandé. Donc, il ne peut pas être si méchant que ça, dans le fond.

"- Je trouve pas que tu sois pas fréquentable, moi. Après tout, je te dois la vie et rien ne t'obligeais à m'aider. T'aurais même pu laisser le loup me manger mais non, tu m'as protégée. Alors, si tu as pas d'amis, bah moi je veux bien être la tienne. Parce que toi je te considère comme mon ami."

Je souris, naïve et touchante. Oui, j'avoue, je n'ai sans doute pas dû tout saisir des subtilités de son monologue mais après tout, c'est ça aussi des amis. Ça ne juge pas, ça écoute et ça partage tout, le pire comme le meilleur. Et puis, j'ai l'impression qu'on se ressemble un peu. Lui aussi, il a pas eu beaucoup de chance. Se sentir mort parmi les vivants, ça doit être tellement triste au fond. Je reviens fixer mon regard sur lui, après avoir terminé de me battre contre une tranche de viande qui a manqué avoir eu raison de moi avant de rajouter, simplement.

"- Tu sais, je t'admire vraiment. Tu es fort, tu sais ce que tu veux faire, tu n'as peur de rien parce que à ce niveau-là, les araignées ça compte plus et tu n'as pas peur d'affronter les choses en face. J'aimerais bien être capable de faire la même chose moi mais c'est pas possible, je le sais bien. Je commence à croire qu'il y a des gens qui sont faits pour gagner, comme toi. Et d'autre destinés à perdre. Systématiquement."

*Comme moi...* Je ne l'ai pas dit, mais je l'ai pensé tellement fort que j'ai peur qu'il l'ai entendu. Du coup, je noie mon regard dans la contemplation de mon sandwich. je n'en ai pas avalé la moitié et je n'ai déjà plus faim du tout alors, je le repose. Si Aleksander à faim, il pourra toujours le terminer. Moi, je prends un bonbon que je fais jouer dans ma bouche, plus pour m'occuper et penser à autre chose que parce que j'ai réellement envie de sucre. En fait, j'ai honte de mon comportement. Ce n'est pas en réagissant ainsi que je m'améliorerais. Si seulement j'étais comme lui.

"- Dis... Tu voudrais bien m'apprendre? A être forte moi aussi? A devenir un peu comme toi?"

Oui, je n'ai rien trouver de mieux comme idée et sur le coup, je trouve ça parfaitement génial de ma part. Il a tout ce que je voudrais être alors c'est la personne idéale à qui demander de m’entraîner. Je lui demande ça avec une expression pleine de supplique, espérant de tout mon cœur qu'il accepte. Je sais bien qu'il doit avoir autre chose à faire dans sa conquête du monde que de se préoccuper d'une gamine comme moi mais je ne perds rien à essayer. Au moins, j'aurais tenté le coup. Et puis, s'il disait oui? Alors, ce serait super. Je ne sais même pas comment je réagirais en fait. Parce qu'en fait, j'ai tellement l'habitude des refus, que l'on se moque de moi ou que l'on m'envoie balader qu'au fond, je ne sais pas me préparer à autre chose qu'à une déception.

"- Enfin, je comprendrais que tu sois trop pris par ton travail et tout ce dont tu m'as parlé avant, hein? Je le prendrais pas mal, qu'importe ta réponse."

Enfin, je me forcerais à faire comme si cela ne me faisait rien. Une fois de plus. Mais je sais que je ne suis qu'une piètre menteuse et qu'au simple son de ma voix et à mon expression, j'ai trahi le fait qu'une déception me ferait bien plus mal que je ne voulais l'admettre haut et fort.
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Mer 21 Jan 2015 - 23:08
« — Je trouve pas que tu sois pas fréquentable, moi. Après tout, je te dois la vie et rien ne t'obligeais à m'aider. T'aurais même pu laisser le loup me manger mais non, tu m'as protégée. Alors, si tu as pas d'amis, bah moi je veux bien être la tienne. Parce que toi je te considère comme mon ami. »

Pourquoi donc tout ce qu'Aleksander faisait était si controversé ? Sa personnalité contrastait avec l'autre d'un jour à l'heure. C'était stupéfiant, et peu crédible. Était-il cet espèce de conquérant sombre, et impitoyable, ou bien simplement un sorte de gosse en manque d'attention ? Il n'aurait pas sa réponse avant un moment. Rien ne l'obligeait à aider cette fille, à l'origine. Pourtant, son instinct, lui, avait hurlé. Il n'avait pas hésité, un seul instant. Alors, qu'était-il ? Ombre, ou Lumière ? Un étrange mélange des deux ? C'était à n'y rien comprendre. Il lui semblait s'être cerné, avec cette petite escapade sur Terre, et la discussion avec la Bête. Mais il n'en était rien. Il savait simplement qui était Vasilis, cela dit, aucune autre réponse ne lui parvenait. Devait-il servir une quelconque cause, ou, au contraire, plutôt ne penser qu'à lui, et agir comme il l'entendait ? La Chose qui l'habitait aurait pu tuer la jeune fille. Pourtant, il était resté lucide, en mutant. Ainsi, il ne s'était pas attaqué à l'innocente petite créature. Elle voulait être son... Ami ? N'avait-elle pas vu ce dont il était capable ? La Monstruosité qu'il était réellement ? C'était dément. Pris au dépourvu, Aleksander se contenta de bafouiller. Pour sa part, elle bataillait avec une des tranche de viande, peut-être un peu épaisse, avant de revenir poser ses deux iris ambres sur lui.

« — Tu sais, je t'admire vraiment. Tu es fort, tu sais ce que tu veux faire, tu n'as peur de rien parce que à ce niveau-là, les araignées ça compte plus et tu n'as pas peur d'affronter les choses en face. J'aimerais bien être capable de faire la même chose moi mais c'est pas possible, je le sais bien. Je commence à croire qu'il y a des gens qui sont faits pour gagner, comme toi. Et d'autre destinés à perdre. Systématiquement. »

Les araignées, ça ne fait pas peur. C'est écoeurant. Pas pareil. Non mais oh. Quelque chose chez cette Apprentie intriguait le Lycan. Elle n'était pas seulement d'une bonté irréelle, et d'une sympathie touchante. Quelque chose d'autre résidait au fond de cette même personne. Un désir ardent de croître. Grandir. Évoluer. Tout comme lui. Sauf qu'elle n'avait pas les mêmes prédispositions que lui. Au final, tout ce qu'il pensait, au sujet de la loi du plus fort, était fondé. Fondé, hein..? N'était-il pas temps de perturber l'équilibre de la nature ? D'éradiquer cette loi insensée qu'il avait pourtant toujours prônée jusque-là ? Il n'avait jamais gagné, jusque là. C'est depuis son arrivée ici que tout lui réussissait. Ce qui ne durait probablement plus très longtemps. Il avait fracassé bien des opposants, et nul doute que le retour de flammes serait douloureux. Il finirait bien par rencontrer quelqu'un capable de le mettre à terre sans effort. Que ferait-il, à ce moment-là ? Il serait perdu. Désespéré. Si même sa force n'était pas suffisante, que lui restait-il ?

« — Dis... Tu voudrais bien m'apprendre ? A être forte moi aussi ? A devenir un peu comme toi ? »

Comme... Lui ? N'avait-elle aucune peur qu'il l'entraîne avec lui dans sa chute vers la folie, inexorable échéance de la voie qu'il avait choisi ? A semer des cadavres tout autour de lui, un jour, il finirait par s'effondrer. C'était évident. Mais, devrait-il refuser ? Visiblement, elle ne savait pas se défendre. Et, soudainement, il se sentait d'une importance capitale dans l'existence d'un autre être vivant. Pour le moment, il conservait le silence, ses iris dorés braqués dans ceux, d'une autre teinte de couleur, de sa compagne de repas, qui avait délaissé son sandwich. Elle n'était rien d'autre qu'une gamine. Une gamine ? Elle avait approximativement son âge lorsqu'il était devenu la Bête. Peut-être qu'en lui apprenant les bases, elle parviendrait à éviter de suivre un chemin aussi dangereux que le sien ? Soniya avait l'air, somme toute, d'être une jeune fille adorable, et attachante. Loin du monstre que le Repenti était en réalité.

« — Enfin, je comprendrais que tu sois trop pris par ton travail et tout ce dont tu m'as parlé avant, hein ? Je le prendrais pas mal, qu'importe ta réponse. »

Étrangement, le Lycan secoua le tête, en mordant dans son sandwich. Il mastiqua un long moment, achevant sa réflexion, puis laissa son visage de se fendre d'un grand sourire alors qu'il avalait la viande qu'il venait de broyer. Il n'avait aucune envie de la décevoir. Quelque chose chez cette Apprentie était particulièrement touchant. Aussi, il n'avait aucune raison de lui refuser ça, pas vrai ? La prochaine fois, elle pourrait se défendre contre un Lyncheur. Il ne serait pas toujours là, après tout. Et elle ressemblait tellement à une enfant qu'il serait mauvais pour sa conscience de la laisser repartir sans la moindre capacité de combat dans un monde aussi hostile. Même Vasilis semblait approuver, étrangement. Peut-être pensait-il que cela apporterait quelque chose à son hôte ?

« — J'accepte de te montrer. Si ça peut te faire plaisir, j'imagine que ça me coûte rien, pas vrai ? Mais, vous n'avez pas de professeur sensé vous apprendre à vous défendre, en tant qu'Apprenti ? Bordel, elle sert à quoi cette Académie ? »
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Ven 23 Jan 2015 - 18:37
Promenons-nous dans les bois....

« — J'accepte de te montrer. Si ça peut te faire plaisir, j'imagine que ça me coûte rien, pas vrai ? Mais, vous n'avez pas de professeur sensé vous apprendre à vous défendre, en tant qu'Apprenti ? Bordel, elle sert à quoi cette Académie ? »

Il avait semblé hésité un moment et sur le coup, je 'étais sentie un peu bête. C'est vrai quoi, sil le voulait vraiment, il pourrait me tuer là tout d suite et maintenant, sans faire de gros efforts, j'en suis persuadée. Et encore plus vite avec le Loup. Bon, si j'avais compris, maintenant que la Bête était sortie, il ne pouvait plus la faire venir de la journée mais bon, il restait quand même sacrément plus fort que moi, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Alors, de le voir sourire comme ça avant de me répondre positivement, ça m'a fait super plaisir. D'ailleurs, si je n'ai pas sautillé partout, c'est parce que j'étais assise. Du coup, je n'ai fait remuer dans tous les sens.

"- Des Professeurs? Oh si. Il y en a pour tout d'ailleurs. Les mathématiques, l'histoire, la physique/chimie qui m'avait bien plu celui-là, le sport aussi, beaucoup même. Et puis, les cours de combat. Au corps à corps, aux armes à feu, aux armes blanches. Et pires, les cours de survie en milieu hostile."

Je suis certaine que j'en ai oublié plein mais pour le moment, je ne vois que ceux-là. C'est surtout ceux que j'ai eu où dont j'ai entendu parler par les autres. Ah si, y a la philosophie, avec le professeur qui m'avait aidé avec mon autre moi dans le bâtiment abandonné mais lui aussi il a disparu maintenant. En fait, y a beaucoup de monde qui a disparu depuis que je suis arrivée. mais je m'égare-là. Alors, je me re-concentre sur la question. C'était quoi déjà à la base? Ah oui, si y avait des professeurs pour nous apprendre à nous défendre.

"- Je crois que ces mêmes dans le domaine du combat de toute les sortes qu'il y a le plus d'enseignants au final. Mais... J'ai déjà essayé et... Disons que ça s'est jamais bien passé... Et en groupe, les autres... Ils finissent par m'abandonner car je suis trop un poids. Ils ont raison, je ferais pareil d'ailleurs..."

Je m'arrête là car je sens bien que je m'enfonce. Bon, le pire dans tout ça, c'est que je ne raconte que la pure vérité mais à part me cacher, fuir, courir, me faire blesser, être un appât et tout ce qui ressemble de prêt ou de loin aux erreurs à ne pas faire que je fais systématiquement, je crois que le portrait est bien assez parlant. Je baisse le regard sur es pieds, tortillant mes doigts avant de prendre un bonbon que je mastique avec force. Oui, je ne me suis définitivement pas améliorée. C'est désespérant, même pour moi. Je soupir un peu avant de reprendre, un peu gênée malgré tout.

"- Alors, comme je voulais devenir forte, je me suis dit que j'allais m’entraîner toute seule. Mais ca marche pas mieux. J'ai même l'impression que c'est pire en fait. Pourtant, je fais vraiment des efforts, j'essaye. De tout mon cœur. Mais je sais pas, ça bloque quelque part."

Ca bloque partout surtout, autant être réaliste. Je serre les poings tandis que je me mors la lèvre. non, je n'ai pas le droit de craquer. C'est ça aussi être forte, affronter la réalité. Si je veux pouvoir aider ma Tanya, me protéger et devenir meilleure, je dois grandir. Même si c'est dur. Très dur. Je respire un grand coup pour chasser toutes ces pensées parasites et revenir à l'essentiel. Je passe négligemment la main sur mon visage, comme pour en chasser les mèches de cheveux qui viennent l'envahir pas me sécher les yeux, avant de me redresser.

"- Je dois devenir une déesse, même si dans le fond, je sais pas pourquoi moi. Je veux le faire, au moins pour pouvoir protéger ma Tanya. Elle a déjà trop souffert par a faute. Moi aussi, je veux être capable de la sauver, comme elle l'a fait tant de fois avec moi. "

Je le fixe droit dans les yeux, essayant de me montrer déterminée et convaincante. Mais je serais plus désolée et suppliante qu'autre chose. Je me sentirais presque frustrée de me montrer comme ça. En plus, je lui raconte ma vie alors qu'il s'en fiche. Sonou, arrête là le désastre et tais-toi, ça ne pourra pas empirer les choses. Je reviens à ma barbe à papa et croque à pleines dents dedans, me collant des fils de sucre partout sur la frimousse. Je dois être encore plus crédible comme ça. Mais bon, je ne suis plus à ça prêt maintenant. J'espère juste qu'Aleksander n'aura pas changé d'avis.
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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Dim 25 Jan 2015 - 23:01
Elle avait commencé à faire une liste interminable de professeurs. Donc, il y avait bel et bien des enseignants. La plupart ne servaient visiblement à rien. Physique, sciences, toutes ces choses... Avaient-ils été réanimés pour obtenir un prix nobel ? Il ne lui semblait pas. Il ne savait pas lire, ni écrire. Mais cela importait-il vraiment ? Avait-il eu besoin de savoir faire une multiplication pour massacrer le Lyncheur Alpha, et sauver la demoiselle ? Probablement savait-elle le faire. Est-ce que, pour autant, elle aurait été en mesure de l'affronter ? Rien n'était moins certain. Elle semblait inoffensive.

« — Je crois que ces mêmes dans le domaine du combat de toute les sortes qu'il y a le plus d'enseignants au final. Mais... J'ai déjà essayé et... Disons que ça s'est jamais bien passé... Et en groupe, les autres... Ils finissent par m'abandonner car je suis trop un poids. Ils ont raison, je ferais pareil d'ailleurs... »

Finalement, cette Académie était tout autant un repaire de déchet que la Terre. Quel genre d'individu abandonnait ses congénères sous prétexte qu'ils le ralentissaient ? Dégoûtant. Si rien de tout ce qui lui avait été appris n'avait fonctionné, pourquoi ne pas avoir essayé autre chose ? Ils auraient pu trouver de nouvelles méthodes d'apprentissages. Personne n'est destiné à perdre. Il n'y a que certaines exceptions, telles que lui, qui étaient destinées à gagner. Et que se passait-il, si quelqu'un dans son genre décider d'épauler un " faible " ? Qu'adviendrait-il de la loi du plus fort ? Serait-elle bouleversée ? L'idée même de renverser les fondements de ce monde lui paraissait agréable. C'est avec un grand sourire qu'il tendait l'oreille, intéressé par le discours de Soniya, qui semblait, somme toute, juste être une gamine perdue.

« — Alors, comme je voulais devenir forte, je me suis dit que j'allais m’entraîner toute seule. Mais ca marche pas mieux. J'ai même l'impression que c'est pire en fait. Pourtant, je fais vraiment des efforts, j'essaye. De tout mon cœur. Mais je sais pas, ça bloque quelque part. »

Le Repenti inclina la tête. Qu'essayait-elle d'insinuer ? Elle ne parvenait pas à faire du mal aux autres ? N'était-ce pas la nature profonde de son espèce, d'empiéter sur les autres, de piétiner leurs cadavres, et de s'en servir pour s'élever dans l'échelle sociale ? Il semblait surpris, un instant. Incertain. Pour s'occuper les mains, il avait commencé à ranger les sandwiches qu'il restait. Alors, elle avait poursuivi, achevant sa tirade.

« — Je dois devenir une déesse, même si dans le fond, je sais pas pourquoi moi. Je veux le faire, au moins pour pouvoir protéger ma Tanya. Elle a déjà trop souffert par a faute. Moi aussi, je veux être capable de la sauver, comme elle l'a fait tant de fois avec moi. »

Il avait poussé un long soupir, involontairement. Son sac à dos refermé, une main appuyée contre son visage, sa respiration était profonde, alors qu'il était plongé dans un débat interne avec Vasilis. Quelqu'un à défendre, hein ? Même une gamine qui, pour le moment, était incompétente, avait un coeur bien plus grand que lui, qui était supposé être un pêcheur qui se devait de rattraper sa vie passée. Mais au final, il ne faisait qu'empirer la situation des choses. Il massacrait sans vergogne ses opposants, avec une ferveur sanguinaire et démentielle, qui semblait chaque jour l'enfoncer un peu plus dans la folie. Pour le moment, le style de vision du Zoo ne s'était pas reproduit. Combien de temps s'écoulerait encore avant que ça ne se reproduise ? Il frissonnait, à l'idée même de revivre cette terrible expérience. Y repenser suffit pour sentir le goût de la bile noirâtre dans sa bouche. Un sentiment de vide l'étreignait. Il ne se battait que pour lui, pas vrai ? Alors pourquoi avait-il aidé cette gamine ? Certes, elle était adorable, gentille, et il était content d'avoir pu partager sa compagnie. Elle était d'une pureté surprenante. Probablement la seule de son espèce. Pourquoi se plongeait-il de lui-même dans de telles interrogations ? Pourquoi avait-elle quelqu'un à défendre, et en était incapable, alors qu'il était capable de telles choses, mais n'avait personne à qui prêter attention ? Elle avait dit être son amie, un peu plus tôt, n'est-ce pas ? Comment devait-il traiter ses amis ? Hel Caedes. Eren Morgan. Soniya..?

Il se composa un sourire, en se redressant, toujours torse nu, se composant un grand sourire.

« — En attendant que je t'apprennes à te battre par toi-même, je peux peut-être rendre service à mon amie, n'est-ce pas ? Donne-moi une photo de ta soeur, Tanya. Jusqu'à ce que tu sois en mesure de t'en occuper, je veillerai sur vous deux. C'est comme ça que ça marche, un ami, pas vrai ? Alors, d'ici à ce que je transforme en machine à tuer immortelle qui pète des rotules à coup de batte... Fais-moi confiance. J'ferai de mon mieux. Et dans la mesure du possible. Ceci dit, on va devoir retourner à l'Académie. Je commence mon service dans pas longtemps... Normalement. »

Aussi, il s'était relevé, ce qu'il restait de son sac en bandouillère. Il avait adressé un clin d'oeil à l'Apprentie, et lui avait intimé de le suivre. Bien entendu, il n'aurait pas arrêté de parler durant tout le trajet, jusqu'à l'Académie, où enfin, il aurait quitté la demoiselle. Étrangement apaisé.

Son amie, hein..?

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Re: Promenons-nous dans les bois.... - Lun 26 Jan 2015 - 19:54
Promenons-nous dans les bois....

Alors que je finissais de parler, j'avais bien vu que le monsieur Loup face à moi avait commencé à récupérer le reste d ses affaires. Quelque part, je commençais à craindre d'en avoir trop dit et que finalement, il ne veuille plus m'aider. J'avoue que je n'avais pas dresser un portrait très flatteur de ma personne mais au moins, il était honnête et réaliste, c'était déjà ça. Pourtant, lorsqu'il a fini par se remettre à sourire après le grand soupir qu'il avait poussé plus tôt, je me suis sentie rassurée quand même. Au moins un peu.

« — En attendant que je t'apprennes à te battre par toi-même, je peux peut-être rendre service à mon amie, n'est-ce pas ? Donne-moi une photo de ta sœur, Tanya. Jusqu'à ce que tu sois en mesure de t'en occuper, je veillerai sur vous deux. C'est comme ça que ça marche, un ami, pas vrai ? Alors, d'ici à ce que je transforme en machine à tuer immortelle qui pète des rotules à coup de batte... Fais-moi confiance. J'ferai de mon mieux. Et dans la mesure du possible. Ceci dit, on va devoir retourner à l'Académie. Je commence mon service dans pas longtemps... Normalement. »

"- C'est vrai? Tu ferais vraiment ça pour moi? Oh, merci. T'es le meilleur!!!"

Et hop, ma voilà débout à lui sauter au cou et à le serrer dans mes bras sans lui laisser la possibilité de m'esquiver. Oui, pour ça, je suis pire qu'un lyncheur alpha. Ça doit être la seule chose que je ne rate jamais, prendre les gens par surprise comme ça. En tout cas, si je ne m'étais pas forcée à respirer très fort, je crois que j'aurais pleurer tellement j'étais heureuse de l'entendre dire ça. 'Mon amie'. Et puis, il allait m'aider à protéger Tanya. C'était le plus beau cadeau que l'on puisse me faire, il ne réalisait pas la portée de ses mots pour moi. Enfin, je finis par le relâcher et je recule un peu, le sourire jusqu'aux oreilles et les yeux légèrement brillants.

"- Pour ma Tanya, t'as pas besoin de photo. C'est ma jumelle, on est des vrais copies l'une de l'autre. Alors, si tu vois une autre moi, tu sauras que c'est elle. Elle fait plus forte, plus déterminée et plus jolie que moi mais sinon, on a vraiment exactement la même tête alors tu risques pas de te tromper."

C'est l'avantage d'être de vraies jumelles. On est vraiment pareil. La preuve, c'était Lyra qui m'avait prise pour ma sœur la première fois qu'on s'est croisée. Et les professeurs régulièrement, ils nous confondent. En même temps, à rester tout le temps ensemble, on ne les aide pas beaucoup non plus mais bon. En attendant, je finis de ranger ma corne à bonbon et le reste de ma barbe à papa dans mon Coffre Dimensionnel parce que je n'ai pas oublié ce qu'il a dit. il va devoir rentrer parce qu'il doit aller prendre son service. Et en y réfléchissant un peu, je dois bien avoir des cours moi aussi.

"- Voilà, ça y est. J'ai tout fini de ranger aussi de mon côté. On peut y aller. Je voudrais pas que tu sois en retard ou que tu es des ennuis par ma faute. Euh... Je te suis? Tu es un Loup, nan? Donc tu dois avoir un super sens de l'orientation."

En tout cas, ce ne sera pas difficile pour lui d'être plus doué que moi à ce jeu-là. Oui, je ne l'ai dis clairement mais je suis tout bonnement parfaitement paumée. La course avec le Lyncheur avait fini de me faire perdre le peu de repères que j'avais trouvés et si je voulais avoir une chance de rentrer par mes propres moyens, j'aurais du attendre la nuit et les étoiles. mais là, si en plus je pouvais être escortée, je ne dirais pas non. Pas spécialement envie de risquer de finir à nouveau entre les crocs d'une créature de ce genre. D'ailleurs, c'est Aleksander qui e fait signe de le suivre et je lui emboîte le pas sans me faire prier.

"- Dis, c'est quoi ton parfum? Tu en mets pas un peu trop? Enfin, moi je m'en fiche, j'adore cette odeur mais pour ton travail, ça gêne pas? Je pourrais venir te voir pendant ton service? Est-ce que tu crois que.... "

Oui, de tout le chemin du retour, je n'ai pas arrêté de le bombarder à nouveau de questions diverses et variées, auxquelles il a répondu de son mieux. Enfin de retour à l'Académie, je me suis dirigée vers les salles de classes tandis que Aleksander s'est rendu à son travail. J'étais regonflée à bloc mais en découvrant le premier cours sur mon emploi du temps, j'ai frémis. Maîtrise des armes à feu. Allez, un peu de courage ma grande, n'importe qui peut appuyer sur une gâchette après tout. Et tu as promis de faire des efforts, non? Alors, au travail maintenant.
Promenons-nous dans les bois....
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