Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


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 [PV : Nelsha] - Better run, here she comes.

 
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[PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Lun 5 Jan 2015 - 22:20
Better run, here she comes !
Un sourire carnassier fendait encore son visage, devant les mines stupéfaites des élèves qu'il croisait dans les couloirs de l'Académie. Dans son sillage était laissée une longue et morbide trace de sang, comme si un corps mutilé et condamné, s'accrochant encore à la vie, rampait de toutes ses forces. Il y avait du vrai, dans cette image. Ses cheveux blonds plaqués sur son crâne par la transpiration, ses deux iris sauvages teintés d'un feu farouche et affamé, le bras gauche ballant, Aleksander tentait de se repérer. Où était-ce, bon sang ? Son corps tremblait encore d'excitation, convulsant par moment. Son élégant jean, et ses chaussures cirées, étaient, étonnamment, dans un bon état. En revanche, son torse musculeux luisait, à l'air libre. Même la brise qui s'engouffrait par les fenêtres grandes ouvertes, véhiculant par moment l'odeur étouffante du sang jusqu'à ses narines. De sa main valide, il tenait une énorme sac de soie beige, lourd, d'apparence, qui avait pris une teinte écarlate par endroit, sous forme de tâches nauséeuses à la couleur douteuse. Et, visiblement, c'était bien l'origine du sang répandu à travers l'édifice.
A l'heure actuelle, le Dieu n'était qu'un amas de charogne mentale. Pendant quinze minutes, Vasilis avait eu un contrôle total sur ses faits et gestes, déchaînant toute la colère de la Bête, et toutes les pulsions meurtrières et violentes refoulées jusque là. La Chose s'était libérée, avec un plaisir malsain, ce qui résidait dans le sac en ayant visiblement fait les frais. Briser. Déchirer. Dévorer. Ce quartier d'heure avait probablement ressemblé à un enfer pour les victimes du Lycan. Mais il s'en souvenait encore. Cela ne s'apparentait en rien aux sensations de son vivant. Il avait ressenti une satisfaction, un écho tourmenté de plaisir, quasiment orgasmique, en sentant ses griffes fendre la chair avec la même efficacité qu'une lame. Ces sinistres émotions contradictoires, lorsqu'il s'était éveillé, avait refoulé la Bête. Il avait constamment repoussé Vasilis et ses accusations. Était-ce réellement sa véritable nature ? Il s'était senti si apaisé, si soulagé, lorsqu'enfin ses crocs avaient concassé les os des apprentis, avec une aisance écœurante. C'était aussi simple que briser des branches de bois sec. Pourquoi avait-il assisté à tout ceci ? Était-ce volontaire de la part de la Créature qui habitait les tréfonds tordus et démentiels de son âme ?
S'arrêtant devant une porte, Aleksander reprit doucement conscience avec la réalité. Il ne parvenait pas à effacer son sourire. Bien qu'il le désirait, il n'y arrivait pas. C'était probablement car il ne regrettait nullement ses actes. La haine pure qui avait rejailli à la surface, soudainement, lorsqu'ils avaient posé leurs yeux méprisants sur lui. L'explosion de rage, l'acceptation sans conditions de laisser les rênes à Vasilis... Oui. Tout cela lui ressemblait. En fin de compte, c'était même évident.
Il était un Monstre, après tout. Ses opposants lui avaient hurlé, alors qu'il avait brisé, puis arraché, leurs membres. Leurs hurlements couverts par la mélodie sépulcrale, le concert de craquements osseux, la Bête avait ressenti cela pratiquement comme un plaisir sexuel déformé, et horrifiant. Ses muscles étaient dans leur intégralité tendus, l'effort et le choc émotionnel provoqué par une telle perte de contrôle les raidissant contre sa volonté. Ses iris perdirent lentement leur éclat, bien que conservant leur aura farouche. Jetant un coup d'oeil à son bras gauche, le Repenti soupira longuement. Sa chair, brûlée par un éclair, ne semblait pas cicatriser très bien. L'intérieur de son avant-bras voyait ses veines virer à un noir inquiétant. Probablement empoisonné, ou infecté, de quelque façon que ce soit. Un coup sournois. Son torse n'était pas en meilleur état, luisant de sueur. Le sang séché empestant, repoussant, déplaisant même à celui à qui il appartenait, s'était écoulé de nombreuses estafilades, plus ou moins profondes, sur la partie supérieure de son thorax, juste en-dessous du coup. Au moins, ils avaient eu la bienséance de laisser son visage intact.
Il restait là, comme un épouvantail, devant la porte. Reprenant lentement sa maîtrise habituelle sur sa respiration, il patientait. Qu'attendait-il ? Une remarque de Vasilis, peut-être ? Mais ce dernier restait muet. Était-ce pour repousser l'échéance ? Une engueulade millénaire. Des hurlements. Des réprimandes. Des insultes, peut-être ? Il devrait se tenir. Se dompter. Refouler ses instincts. Inspirant profondément, puis expirant de la même manière, il ouvrit la porte de son mieux, avec son poignet droit. Ceci fait, il poussait le sac devant lui, qui s'écrasait dans un bruit succion et de broiement si caractéristique de la chair entassée. Il devait bien lui arriver aux genoux, tassé ainsi. Pénétrant de l'immuable paysage blanchâtre et immaculé de l'infirmerie - Deus seul savait quel talent ce dernier avait pour lui filer une migraine -, Aleksander balayait la pièce de son regard fauve. Personne.
Parfait. Pas de blâmes. Pas d'ennuis. Quelle chance. Soupirant de soulagement, il passa à nouveau en revue la lieu, qu'il n'affectionnait pas particulièrement. Pas du tout, en fait. C'était là où il avait fini, à son arrivée à l'Académie. Pas vraiment agréable, comme souvenir. C'est alors qu'il l'aperçut. Laissant le sac rempli de fragments humains générer sa propre petite flaque écarlate, il s'approcha d'un des lits face à l'entrée. Quel ne fut pas son bonheur, couplé à une surprise manifeste, lorsqu'il découvrit, somnolant à moitié, ou jouant le jeu pour ne pas être embêté, un félin.
Son pelage, gris, semblait accueillant, pour une main. Ou était-ce les désirs d'enfant, et de son affection portée à la famille des félidés qui le poussait à penser ça. Quoi qu'il en soit, Aleksander s'approchait lentement, à une vitesse modérée, comme pour ne pas effrayer la ravissante petite créature. Mâle ou femelle ? Qu'importait. Allons-y pour une femelle. S'accroupissant à côté du lit, il tendait la main droite, la faisant passer devant le minois de l'élégante petite créature, avant de la glisser dans le dos de cette dernière, frottant cette dernière dans le sens du poil, puis, à l'aide de son index, grattouillant son menton.
Déjà, le Repenti avait remarqué les yeux vairons de la créature. Particulier, et intense, comme regard. Elle semblait presque l'épier, ou se faisait-il un idée? Se fendant d'un sourire simple, et réjoui, abandonnant enfin pendant un instant la tragédie et le massacre dont il était à l'origine, il continuait de s'occuper de l'animal. Il conservait son regard sauvage sur la bête, ses iris dorés luisant d'intérêt.

« — Hey. Salut ma belle. Qu'est-ce que tu fais là, hm ? J'imagine que c'est ton territoire. Navré de t'importuner dans ton sommeil réparateur. Hm, au vu de l'élégance dont tu fais preuve, je devrais peut-être t'appeler " My Lady ", comme avez pour habitude de faire les... Comment appellent-ils ça ? Les Gentlemen ? Qu'importe. Tes yeux se marient plutôt bien avec ton pelage, malgré leur particularité. J'apprécierai avoir les mêmes, honnêtement. Peu communs, et splendides. Aleksander Anderson, ravi de te rencontrer, ma grande. »
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mar 6 Jan 2015 - 9:52
Une nuit mes amis. Si je vous la racontais, je suis persuadée que vous seriez horrifiée. Bon, pour moi, ça n'a rien d'exceptionnel, c'est juste normal mais vous, vous êtes des petites natures, des âmes sensibles et tout ce qui ve de pair avec ce genre de qualificatif alors je vais vous faire grâce des détails. Pourtant, vous ne savez pas ce que vous perdez. C'est dans les détails que réside la lie de ce monde. De celui-ci comme de tous les autres d'ailleurs, je sais de quoi je parle puisque je les ai tous testé. Enfin, là n'est pas la question, où en étais-je déjà?

Ah oui, mes derniers exploits. Rien que d'y repenser, j'en frémis toute seule. Mwrrr, j'adore ce lieu, définitivement. Enfin, tout est relatif, faut pas croire non plus que je suis disposée à servir l'autre crétin d'absent pour autant. Hum? J'aurais parlé de vous raconter tout ça? Nan, plus envie. Je préfère garder tout ça pour moi. Oh, mais faut pas être déçu voyons, la vie est injuste et avec 9 morts à mon compteur, je suis bien placée pour le savoir. Et sérieusement, vous vous attendiez à quoi de la part de la pouffiasse que je suis, hein?

Enfin, toujours est-il que maintenant, j'en profite pour rattraper de ma nuit mouvementée. Je me suis rendue à l'infirmerie pour faire semblant de faire preuve d'un peu de bonne volonté avant de reprendre ma forme favorite. Oui, je suis plus minette qu'Humaine il faut croire. Et personnellement, ça me va très bien comme ça. Mon esclave , enfin mon assistante mais cela revient au même, m'a fait un compte-rendu des derniers événements avant de m'annoncer qu'elle avait cours. parfait. je l'ai laissé s'en aller et maintenant qu'elle à disparu, je vais m'installer à mon gré. Un lit douillet aux draps changés, un rayon de soleil et c’est parti pour une bonne sieste.

C'est l'odeur qui a attiré mon intention en premier. Le sang. Lourd et puissant, avec des relents d'aigreur. Et merde, ça sent le taff à plein nez ça. Je fais semblant de n'avoir rien remarqué et j'attends un peu. Un type, grand et visiblement amoché s'avance avec un sac à la main. Au bruit que fait ce dernier, je devine parfaitement ce qu'il contient. Des puzzles humains, à tous les coups. Mais ça ne semble nullement le déranger. Intéressant. Il m'intrigue ce gars. Il a le profil parfait du tueur psychopathe avec son bras déchiqueté et son torse blessé pourtant, visiblement, il n'y a que moi qui l'attire à cet instant.

Et le voilà qui s'agenouille à côté de moi, un sourire aux lèvres avant d commencer à me poupougner comme le ferait n'importe quel gamin avec sa peluche préféré. il en prends soin et la protège. Là, c'est la même. Vu le carnage qu'il a fait, il est assez étrange de le voir doux comme un agneau à me chouchouter mais je ne me plaindrais pas, j'adore ses petites attentions. Alors, je le laisse faire, profitant outrageusement de ses caresses et de toute l'attention qu'il m'offre. Et ouais, même sous forme féline, je suis irrésistible. La preuve.

« — Hey. Salut ma belle. Qu'est-ce que tu fais là, hm ? J'imagine que c'est ton territoire. Navré de t'importuner dans ton sommeil réparateur. Hm, au vu de l'élégance dont tu fais preuve, je devrais peut-être t'appeler " My Lady ", comme avez pour habitude de faire les... Comment appellent-ils ça ? Les Gentlemen ? Qu'importe. Tes yeux se marient plutôt bien avec ton pelage, malgré leur particularité. J'apprécierai avoir les mêmes, honnêtement. Peu communs, et splendides. Aleksander Anderson, ravi de te rencontrer, ma grande. »

Vil flatteur que tu es, mon petit. Mais vas-y, ne te gênes surtout pas. J'aime que l'on me brosse dans le sens du poil. 'My Lady', c'est une idée, je vais la garder en stock celle-là. En tout cas, en voilà un qui sait faire preuve d'un brin d'éducation. moi qui commençait à croire qu'ici je ne pourrais rencontrer que des cas plus ou moins avancés de dégénérescence, me voilà rassurée. Après, je ne recherche pas quelqu'un à ma hauteur, je suis trop parfaite pour cela. Mais au moins lui ne commence pas à moins 150 000. C'est appréciable. Sans broncher, je me contente de planter mon regard dans le sien tandis qu'un sourire joueur et mystérieux prend le temps de s'épanouir sur mon visage. Avant que je ne me décide à ouvrir la bouche.

"- Tu es un beau parleur, mon cher Alek, mais tu as de la chance, j'aime ça. 'My Lady' est très bien trouvé, tu peux le garder sans souci. Et oui, c'est mon territoire ici. D'ailleurs, si tu es là, je suppose que c'est parce que tu as besoin de mes services. Et accessoirement, eux aussi..."

Un mouvement de tête et un coup d’œil rapide au sac resté posté dans l'entrée qui continue d'étaler sa flaque carmin sur le carrelage éclatant. Mais déjà, je reviens à mon interlocuteur du moment. Je me contente de me redresser pour m'étirer, absolument pas pressée avant de m'asseoir face à lui. Un mouvement de nez, oui il sent super fort un mélange de parfum bon marché et d'autre chose. On dirait vaguement un odeur de chien d'ailleurs. Et le brûlé aussi mais ça, je sais d'où ça vient. Y a qu'à regarder son bras pour comprendre.

"- Alors, mon chou, dis-moi tout. Vu comment t'es amoché, t'as pas juste trébuché dans l'escalier. Et tu sens la sueur et l'aigreur de ceux qui ont frappés dans le tas. Tu me racontes? Je serais curieuse de savoir pourquoi tu as fini dans un tel état. Sans oublier la présence du sac, évidemment."

Hein, quoi? Je suis censée le soigner? Oui, je sais mais rien ne presse. Tranquillement installée, je reste à distance correcte. Juste assez proche pour qu'il puise continuer à me caresser mais il me suffit d'un bond pour me mettre hors de portée. Ma queue oscille doucement sur le drap, marquant un tempo régulier tandis qu'un ronron léger se meurt dans ma gorge. Allez, raconte-moi.


Dernière édition par Nelsha Tadjük le Jeu 8 Jan 2015 - 10:06, édité 1 fois
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mar 6 Jan 2015 - 12:49
Instinct

Quelque chose clochait. Une lueur s'était allumée, au fond du regard du chat. Le moment de fascination s'estompait lentement, laissant place à une interrogation. Pourquoi n'avait-il pas encore quitté les lieux ? Le Repenti craignait des remontrances. Il ne voulait absolument pas subir de sanction parce qu'il avait réglé leurs comptes à trois apprentis trop imprudents. Était-ce sa faute si il les avait taillés en pièces ? Non. La loi du plus fort. Ils l'ont provoqué sans être certains qu'il ne pourrait pas les vaincre. Ils auraient dû courir à partir du moment où ils avait réalisé leur erreur.
Ou alors, pensaient-ils qu'il n'aurait pas osé les blesser ? Avaient-ils déjà fait face à un animal dont ils étaient sûrs qu'elle ne mordrait pas ? Insensé. Aleksander Anderson, Dieu de la Prédation. Bientôt, ce nom serait aussi terrifiant que la foudre. La foudre ? Non. La foudre frappait en un instant, et alors, c'était terminé. Non. Il fallait qu'il soit assimilé au tonnerre. Le tonnerre. C'était lui, qui résonnait dans les vallons comme un écho écrasant de puissance, qui terrorisait ceux qui l'entendait. C'est ça. Il devait être craint avant même que l'on ne l'aperçoive. Était-ce Vasilis qui glissait ces pensées, plaisantes, dans son esprit ? L'espace d'un instant, l’ego du Dieu enfla, malgré les meurtres épouvantables qu'il venait de perpétrer.

« — Tu es un beau parleur, mon cher Alek, mais tu as de la chance, j'aime ça. 'My Lady' est très bien trouvé, tu peux le garder sans souci. Et oui, c'est mon territoire ici. D'ailleurs, si tu es là, je suppose que c'est parce que tu as besoin de mes services. Et accessoirement, eux aussi... »

De retour à la réalité, Aleksander arqua un sourcil. Son ouïe était trop bonne pour le tromper. Donc, ce chat était l'infirmière. Certes, sa voix n'était pas déplaisante. Mais il était pris au piège. Ridicule. Lui, le traqueur, la Bête toute-puissante... Venait de se faire coincer en quelques secondes. Par un animal. Bon, un félydé infirmier. Au moins, c'était peu commun. Sous ses yeux, son interlocutrice se redresse, profitant de l'espace sur le lit pour s'étirer, tranquillement. Comme si c'était naturel, en fait. Pendant un instant, il lui vint à l'idée de s'enfuir. Mais le Repenti n'était nullement de ceux qui fuyait. Il chassait. C'était le Prédateur Alpha, n'est-ce pas ? Pas moyen qu'il laisse un chaton, aussi magnifique, tout doux, et trop mignon soit-il, le détrôner. Étant donné que c'était une femelle, elle atterissait immédiatement dans la case " jolie fille ". C'était un chat, merde quoi. Comment voulez-vous ne serait-ce qu'imaginer un chat moche ? Impossible. Inconcevable. Mais son tortionnaire enchaîna, alors qu'il tentait de réorganiser son esprit.

« — Alors, mon chou, dis-moi tout. Vu comment t'es amoché, t'as pas juste trébuché dans l'escalier. Et tu sens la sueur et l'aigreur de ceux qui ont frappés dans le tas. Tu me racontes? Je serais curieuse de savoir pourquoi tu as fini dans un tel état. Sans oublier la présence du sac, évidemment. »

Première chose, il détestait les choux-fleurs. C'était vraiment, vraiment, un des choses qui le terrifiait dans la vie. Avec les insectes. Bon, faute d'y avoir pensé, il continuait de caresser doucement la fragile petite créature. C'était presque instinctif. Ou alors, était-ce l'humain, totalement dégénéré et infantile, qui lui intimait de poursuivre. Et puis, cela ne le dérangeait pas plus que ça. Le toucher était soyeux, chaud, et agréable. En soi, ça lui remontait le moral, après ce qu'il avait fait. Aussi, il ne pouvait pas juste dire qu'il était tombé dans les escaliers, alors que cela semblait être une excuse tout à fait acceptable, au début. Vasilis gardait le silence, au lieu de rabrouer son hôte, comme à son habitude. Peut-être était-il temporairement rassasié ? Quoi qu'il en soit, Aleksander se sentait épuisé, mais étrangement reposé en même temps. La fatigue psychologique avait cédé sa place et à un poids physique, ce qui était vraiment préférable. Ses iris dorés restaient vissés dans ceux de l'adorable petite créature, qu'il aurait pu briser d'une simple pression, si ce dernier ne semblait pas vigilant. Une pulsion se manifesta, avec sa pensée, avant d'être rapidement étouffée par la conscience humaine du Dieu. Du calme, Aleksander. Ce n'est pas comme si elle avait l'air hostile à l'idée que tu aies broyé plusieurs élèves dans tes élans de violences psychotiques et démentiels. Putain, ce qu'il sentait la sueur. Jetant un coup d'oeil à son torse, il voyait les coupures qui finissaient de cicatriser, et qui s'effaçaient comme de mauvais rêves. Ses veines, rendues noirâtres par le poison qui y circulait, avait à peine commencé à s'éclaircir, d'elles-mêmes. Parfait, un truc de moins à gérer. Sans cesser de s'occuper de la câline infirmière, il reporta toute son attention sur elle. A sa grande surprise, il se prit au jeu. C'était aisé, et plaisant, de deviser avec quelqu'un en tentant d'atténuer les faits, tout en conservant la portée monstrueuse et effrayante de la chose.

« — Dois-je vraiment tout raconter ? Les élèves sont diminués mentalement, pour provoquer une Bête. Je pensais que mon nom avait déjà fait le tour de l'Académie. C'est le cas. Mais pas dans le sens attendu. C'est comme si ils s'étaient mis en tête de partir à la chasse à l'homme. Une première fois, je n'ai pas eu l'envie de détruire leurs frêles et repoussantes enveloppes charnelles. Lorsqu'ils sont revenus, les choses avaient... Changé. J'entends par là que je ne suis pas en mesure de refouler toutes mes pulsions, my lady. Briser des os... Lacérer la chair... Tant de plaisirs interdits ! Je pense qu'en raison du fait qu'ils soient " illégaux ", et proscrits, j'en tire des sensations malsaines qui en valent la peine. Ces tremblements d'excitation, alors que j'arrachais leurs membres pendant qu'ils hurlaient au meurtrier. Le savez-vous ? Personne n'est venu les aider. C'était un grand dilemme. Je pensais être quelqu'un de bon, au fond. Mais il semblerait que je sois capable de retourner ma veste aisément. Quant à mes blessures, je ne vous demanderai pas d'aide. Je n'ai besoin de l'aide de personne. Je suis indépendant. Me pensez-vous dégénéré ? Ou, psychotique, peut-être ? »

Mais, que disait-il ? Il semblerait que les séquelles cérébrales laissées par les faits récents lui brouillent l'esprit. Ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire, hein ? Tout du moins, il l'espérait. Ces propos cruels, mauvais, sanguins... Ils n'étaient pas à la hauteur de ce qu'il avait éprouvé. C'était un plaisir maudit, dépassant de loin toutes les expériences sexuelles qu'il avait pu avoir jusque là. Le sentiment de liberté, d'impunité totale, déchirant, dévorant. La chair encore chaude, dégoulinante, entre ses crocs. Qu'il avait mastiqué, devant les yeux horrifiés, dégoûtés, des faibles. Il lui semblait changer de personnalité chaque jour. Comme s'il évoluait de ses expériences. Cela lui plaisait, étrangement. Ne pas avoir à se justifier, déchaîner sa colère comme bon lui semblait... Ce n'était pas raisonnable. Mais lui prodiguait un bien fou. Un léger sourire, en songeant aux émotions éprouvées lors de son carnage, se dessina sur ses lèvres. Pas un rictus digne d'un psychopathe, ou d'un film d'horreur. Juste un air de satisfaction profonde. C'était d'une pureté, d'une clarté... Ce qui allait probablement le hanter pendant des nuits et des nuits les prochains mois de sa vie. De son ascension. Repu de violence, et de chair. Dans son estomac se trouvait encore probablement des organes humains, à moitié digérés. Étrangement, il ne se sentait pas nauséeux à cette idée. C'est comme si... C'était évident. Anodin. Banal. D'un ton neutre, qui aurait pu le faire douter lui-même de sa propre santé mentale, il acheva sa tirade.

« — C'est simplement la Loi la plus élémentaire qui soit. Le plus fort consume le plus faible. Suis-je devenu fou, my lady ? Je ne pense. Au contraire, je pense que tout est clair. Tout est une question... d'Instinct. »
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mar 6 Jan 2015 - 21:33
Bon, un bon point pour lui. Il reste silencieux suite à ma question mais continue son travail méthodique lié au déplacement de ses doigts sur mon pelage doux et soyeux. Il devait déjà aimer ça de son vivant parce qu'il sait s'y faire le bonhomme. Et ces relents de transpiration pourraient presque réveiller de vieilles velléités chez moi mais je me montre sage et docile. Sur le qui-vive malgré tout, prête à réagir à la moindre ébauche de menace mais pour le moment, je le fascine trop pour cela. Et j'en suis fière. Oui, clairement.

Cependant, même si je me laisse bercer par ses douces attentions, je n'en perds pas le nord loin de là. Comme le fait que ses plaise se cicatrisent lentement mais surement. Et toutes seules. Régénération, aucun lien avec un pouvoir divin ça. Voilà qui ne le rend que plus intéressant encore à mon regard expert. Je sens que j'ai fait une bonne pêche avec ce type, et comble de tout, je n'y suis pour rien. Il est venu à moi tout seul, si c'est pas beau la mort. Ah, pour un peu, je me laisserais aller à ronronner tiens mais d'abord, rassasier ma curiosité dévorante.

« — Dois-je vraiment tout raconter ? Les élèves sont diminués mentalement, pour provoquer une Bête. Je pensais que mon nom avait déjà fait le tour de l'Académie. C'est le cas. Mais pas dans le sens attendu. C'est comme si ils s'étaient mis en tête de partir à la chasse à l'homme. Une première fois, je n'ai pas eu l'envie de détruire leurs frêles et repoussantes enveloppes charnelles. Lorsqu'ils sont revenus, les choses avaient... Changé. J'entends par là que je ne suis pas en mesure de refouler toutes mes pulsions, my lady. Briser des os... Lacérer la chair... Tant de plaisirs interdits ! Je pense qu'en raison du fait qu'ils soient " illégaux ", et proscrits, j'en tire des sensations malsaines qui en valent la peine. Ces tremblements d'excitation, alors que j'arrachais leurs membres pendant qu'ils hurlaient au meurtrier. Le savez-vous ? Personne n'est venu les aider. C'était un grand dilemme. Je pensais être quelqu'un de bon, au fond. Mais il semblerait que je sois capable de retourner ma veste aisément. Quant à mes blessures, je ne vous demanderai pas d'aide. Je n'ai besoin de l'aide de personne. Je suis indépendant. Me pensez-vous dégénéré ? Ou, psychotique, peut-être ? »

Je l'ai écouté, avec beaucoup d'attention. Une lueur avide à percée dans mon regard. Briser les os, lacérer la chair, s'il savait comme je le comprends. Et encore, ça c'est du travail de sagouin, moi j'ai déjà fait bien pire. Oh oui, les plaisirs interdits sont les meilleurs qui soient, il n'existe rien de plus jouissifs que de transgresser les règles, encore et toujours davantage. Serait-ce d'ailleurs la raison de mon appartenance aux repentis? Peut-être, mais je ne me sens nullement coupable alors je ne vois ce que j'aurais à me reprocher. Si ce n'est ds milliers de meurtres, des tortures innombrables, des homicides et même l'idée et la mise en place des camps d'extermination mais ça, ce n'est qu'un détail.

"- Bon ou mauvais, ça ne veut rien dire. Il y a les survivants et les morts. Personnellement, je fais partie de la première catégorie et toi également, c'est la seule chose qui m'intéresse. Quand aux apprentis-dieux, diminués mentalement, tu es trop gentil avec eux. Ils sont complètements à côtés de la plaque tous autant qu'ils sont, à s'y croire avec leur foutue destinée et leur Deus à la con."

Je n'ai même pas pris la peine de bouger. Ses paroles étaient eut-être crues mais les miennes le sont tout autant. Réalistes, froides et cruelles. Acerbes mais pleines de véracité. Empreintes d'une certaine forme de sagesse liée à mon expérience doublement millénaire. Tout ce qui m'intéresse c'est de voir jusqu'à quel point on se ressemble lui et moi. Ce frisson qui vous parcourt de part en part lorsqu'enfin la proie expire entre vos griffes, après une lutte aussi brève qu'acharnée, c'est un délice pour le corps et l'esprit capable d'en ressentir toute la beauté et la puissance. La sensation de contrôle total, cette certitude que tout est terminé alors que les autres n'ont pas encore compris que la chasse était déjà terminée. Oui, j'aime cela et ses paroles sont claires. Lui aussi. Un camarade prédateur dans toute sa splendeur, un petit plus pour cette éternité qui s'annonce.

« — C'est simplement la Loi la plus élémentaire qui soit. Le plus fort consume le plus faible. Suis-je devenu fou, my lady ? Je ne pense. Au contraire, je pense que tout est clair. Tout est une question... d'Instinct. »

"- D'instinct, oui. C'est le mot qui convient. Et tu es loin d'être fou, rassure-toi. Tu es seulement un de ces rares êtres capables de transcender la violence et le cruel pour y discerner la perfection de la mise à mort. Le sublime de la victoire à tout prix."  

Ma voix s'est faite de miel, enjôleuse et caressante. Comme un baume à appliquer sur ses blessures qui continuent de se refermer d'elles-mêmes. Je suis un monstre et je l'assume parfaitement. Mon sourire est carnassier, ravageur, mes ronronnements sont puissants et profonds alors que mes crocs luisent d'un éclat malsain. Tout mon être suinte de cette cruauté dont je sais faire preuve pour arriver à mes fins. Car tous les moyens sont bons pour cela et je ne lésine jamais sur ces derniers lorsque je désire quelque chose.

"- Ces crétins n'ont eu que ce qu'ils méritaient. Peut-être retiendront-ils la leçon, bien que j'en doute. Les Humains sont tellement stupides. Si prévisibles et manipulables. Tout juste bon à servir de chair  pâté. Enfin, il y a ceux qui essaye et ceux qui réussissent à tous les coups. Comme nous..."

Qu'est-ce que je fais? je l'appâte, tout simplement. Je veux en savoir plus, en découvrir davantage. Il sent trop fort le chien sous son parfum entêtant que je n'ai presque plus de doute mais ce serait tellement plus drôle qu'il le dise de lui-même. Alors, je vais devoir ruser. J'ai envie de jouer.

"- Enfin, comme tu es passé par ici, il va falloir que je fasse semblant de travailler. Alors, Mister Aleksander, me laisseras-tu t'examiner? Prends ton temps avant de répondre surtout, je ne suis pas pressée. "

Comme il est mode réparation automatique, pourquoi se précipiter? Mon sourire lui fait comprendre à lui seul mon sous-entendu. S'il s'attendait à des remontrances ou des trucs du style, avec moi, c'est râpé.


Dernière édition par Nelsha Tadjük le Jeu 8 Jan 2015 - 10:07, édité 1 fois
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mar 6 Jan 2015 - 22:30
The Beast
C'est étrange. Il avait l'impression d'avoir toujours eu tout ceci sur les épaules. Et enfin, il libérait ses pensées, les laissait flotter jusqu'aux oreilles de son interlocutrice. Oui. C'est ça. Aleksander percevait presque la lueur émanant des crocs de Vasilis, babines retroussées, pour former un rictus mauvais. Visiblement, il allait dans le sens de la Bête. Ce qui n'était pas vraiment un problème, à l'heure actuelle. Cela lui convenait. Peut-être qu'au final, il parviendrait à trouver un terrain d'entente avec la Chose qui somnolait au fond de lui, bien plus alerte et proche de l'éveil que jamais. Cette sensation de puissance sans pareille. L'impression qu'il était au-dessus de tous les autres. Unique. Implacable. C'est comme si la peur, la tristesse, et toutes ces émotions faibles s'était évaporées en un instant. Peu à peu, il prenait conscience de ce que la Créature tentait de lui inculquer, au travers de cette conversation avec l'Infirmière. Le Repenti suintait de l'aura animale, bestiale, et menaçante, propre à son espèce. Son espèce ? Non. Il était seul. Il n'avait pas de " congénères ". Cette notion lui échappait, désormais. Sa main, occupée à lisser la fourrure de la demoiselle, se figea. Avait-elle peur de lui ? Elle semblait être aux aguets. Prête à s'enfuir. S'enfuir ? Ne venait-elle pas de dire qu'elle faisait également parti des survivants ? En ce cas, elle devait avoir le même brutal et inné ressenti de n'avoir aucun égal. Pourtant, c'est comme si elle le hissait à sa hauteur..?

« — D'instinct, oui. C'est le mot qui convient. Et tu es loin d'être fou, rassure-toi. Tu es seulement un de ces rares êtres capables de transcender la violence et le cruel pour y discerner la perfection de la mise à mort. Le sublime de la victoire à tout prix. »

Transcender la violence, et le cruel ? Lui parlait-elle d'art ? Rien de tout ceci ne s'apparentait à ce qu'il avait jamais ressenti. C'était bien plus... Primaire. Moins développé. Moins descriptible. C'était impossible à retranscrire. Il fallait l'éprouver, sur le moment. Et, au fil du temps, la beauté de la chose s'estompait doucement. Se ternissait. Il se devait de la garder irriguée. Avec du sang. Beaucoup de sang. C'est ce que lui dictait son instinct. Aleksander ne pouvait que l'approuver. Ce désir mauvais, aussi pressant qu'une pulsion sexuelle, ou quoi que ce soit de ce genre, était une addiction. La plus forte, et la plus vive des drogues. La violence. La douleur. Oui. Il aimait ressentir la souffrance, autant qu'en infliger. Là encore, qui réfléchissait ? La Bête, ou le Dieu ? La limite s'était doucement effacée, avec ce débat interne et externe, qui prenait des proportions surprenantes. L'infirmière le comprenait. Probablement à cause de son statut de bête, elle aussi. Qu'était-elle ? Cela importait-il réellement ?
Quelque chose clochait, en elle. Pas seulement sa façon de s'exprimer. Qu'est-ce qui se cachait, derrière son petit museau félidé ? De la cruauté ? De la soif de sang ? Il n'avait rien à voir avec elle. Il avait pensé, un instant, rencontrer quelqu'un qui soit digne de lui. A qui il aurait pu se confier. Éprouver autre chose qu'une gêne profonde, et un sentiment de vide. Encore une fois, il s'était fait des idées. La Bête ne tuait pas par cruauté, bien qu'elle tire un plaisir malsain de ses funestes actes. C'était juste... Inexorable. Aussi évident que la mort elle-même. Elle rétablissait l'équilibre. Une force indomptable, impossible à contenir, qui ne laissait dans son sillage que la Peur. Elle chassait pour voir la Peur. Et car c'était logique. Elle était un prédateur parfait. Puissant. Rapide. Sans égal. Pourquoi devrait-elle ne pas en profiter ? Faire comme bon lui sembler ? Transgresser sans cesse les stupides règles qu'on lui " imposait " ? Qui lui imposait ces règles ? Elle avait le plein pouvoir.

« — Ces crétins n'ont eu que ce qu'ils méritaient. Peut-être retiendront-ils la leçon, bien que j'en doute. Les Humains sont tellement stupides. Si prévisibles et manipulables. Tout juste bon à servir de chair  pâté. Enfin, il y a ceux qui essaye et ceux qui réussissent à tous les coups. Comme nous... »

Un sourire carnassier trancha en deux l'expression jusque là froide, bien que teintée d'un rictus stupéfiant mêlant le soulagement et l'aise. Comme... Eux ? Pourquoi le pensait-elle son égal ? Le rabaissait-elle autant ? C'était presque de l'insolence. Une atteinte directe à son existence même. Lentement, il s'arracha au contact du poil de l'animal, son regard bestial vissé dans celui de son interlocutrice. Une flamme courroucée naquit, dans les tréfonds des iris dorés du Lycan, qui se redressait doucement, son bras gauche toujours ballant. Désormais, il fixait de haut l'infirmière, qui ne tarda pas à enchaîner.

« — Enfin, comme tu es passé par ici, il va falloir que je fasse semblant de travailler. Alors, Mister Aleksander, me laisseras-tu t'examiner? Prends ton temps avant de répondre surtout, je ne suis pas pressée. »

Désormais, il ne savait plus quoi penser. Colère ? Hilarité ? Stupéfaction ? Était-ce une vaste blague ? Une farce, peut-être ? Il pouvait prendre son temps, avant de répondre, c'est ça ? Déglutissant, il réfléchissait. Quelle réplique serait assez cinglante pour lui répondre ? Il ne ressentait pas de mépris à son égard. C'était autre chose. Comme si elle ne le comprenait pas. De la pitié ? Ou cet habituel alliage entre du dédain, et du dépit ? Plus probablement. Comme il y avait pensé un instant plus tôt, elle se méprenait sur son compte. " Leur " compte. Malgré son élan savant, il ne put s'empêcher de ressentir un vide. Pendant quelques instants, il avait été ravi de découvrir quelqu'un qui le comprenait. Qui désirait s'intéresser aux raisons de ses actes.
Mais non. Vasilis lui aurait reproché d'avoir des espoirs démentiels. Ils étaient seuls, tous les deux, à jamais. Au sommet. Invaincus. Incompris. Ce qui était un rictus carnassier muta en une pâle copie amère du sourire qui avait illuminé son visage, lorsqu'il avait aperçu le chat, en pénétrant dans l'infirmerie. Prenant le temps de modeler correctement ses pensées, comme le forgeron bat l'acier, il marqua une pause.

« — My Lady, il me semble que vous êtes au courant, pour les trois individus réduits en charpie, dans le sac. Le voilà, votre travail. Je vous l'ai dit : je n'ai pas besoin de votre aide. Vous parlez de moi, et de vous, comme si nous étions... " égaux ". Cela sonne faux. Et creux. Voilà vos réelles pensées ? Navré. Je ne les partage pas. " La beauté de la mise à mort ", hein ? Non, vraiment. Au risque de grandement vous décevoir, nous n'avons rien à voir. Aucun plaisir ne sera jamais à même de remplacer le splendide et unique moment, propre à chaque victime, différent en tout point aux précédents et futurs, lorsque la terreur se lit dans leurs yeux. Désolé, my lady. Je ne tue pas car je suis un " survivant ". La victoire à tout prix ? Non, my lady. Je n'ai pas besoin de tout cela. Car elle m'est acquise, au moment même où je suis devenu tel quel. Car je suis l'unique spécimen d'une espèce, supérieure à toute autre. Je suis le Prédateur Alpha, my lady. L'Apex Predator. Vous savez ce que cela signifie ? »

Son sourire redevint celui mauvais d'un prédateur ravi d'avoir poussé sa proie dans une impasse, et qui s'approche à pas lents, l'excitation faisant bouillir son sang, enivrant ses sens à l'idée de répandre le sang.

« — Cela veut dire que personne ne m'égalera jamais. Pas dans cette vie, pas dans la suivante. Personne ne pourra me tuer. Jamais. Rien de mortel, ou immortel, ne sera jamais en mesure de me déposséder de mon trône. Invaincu. Et si je viens à disparaître, je reviendrai. Je suis un despote infâme. Qui ne se soucie guère des autres. Car toutes vos notions me dépasse. Je suis une Bête. »
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mer 7 Jan 2015 - 9:33
Visiblement, mon invité du moment aime prendre mes paroles au pied de la lettre. A moins que je ne l'ai traumatisé au point qu'il en est perdu sa langue mais cela m'étonnerait, je suis restée on ne peut plus sage jusqu'à maintenant. Sa main a quitté mon pelage alors que son esprit semble en pleine ébullition sous son crane. Il s'est redressé et me toise de toute sa taille. S'il espère m'impressionner, c'est rater en tout cas. Moi, je ne bronche toujours pas, il ne me fait pas peur. Il n'est qu'un cas parmi tous ceux qui traînent dans les parages, rien de plus. Peut-être se révélera- t'il plus intéressant que les autres mais rien n'est moins sur. Au pire, j'aurais gagné une séance gratuite de grattouilles et ça, je ne vais pas m'en plaindre.

« — My Lady, il me semble que vous êtes au courant, pour les trois individus réduits en charpie, dans le sac. Le voilà, votre travail. Je vous l'ai dit : je n'ai pas besoin de votre aide. Vous parlez de moi, et de vous, comme si nous étions... " égaux ". Cela sonne faux. Et creux. Voilà vos réelles pensées ? Navré. Je ne les partage pas. " La beauté de la mise à mort ", hein ? Non, vraiment. Au risque de grandement vous décevoir, nous n'avons rien à voir. Aucun plaisir ne sera jamais à même de remplacer le splendide et unique moment, propre à chaque victime, différent en tout point aux précédents et futurs, lorsque la terreur se lit dans leurs yeux. Désolé, my lady. Je ne tue pas car je suis un " survivant ". La victoire à tout prix ? Non, my lady. Je n'ai pas besoin de tout cela. Car elle m'est acquise, au moment même où je suis devenu tel quel. Car je suis l'unique spécimen d'une espèce, supérieure à toute autre. Je suis le Prédateur Alpha, my lady. L'Apex Predator. Vous savez ce que cela signifie ? »

Lui et moi égaux? Eh bien, on peut dire qu'il a fait fausse route lui. Je nous caser dans une catégorie similaire, jamais au même niveau. Je suis bien trop élevée déjà pour qu'il dépasse mes chevilles, faut pas rêver. Mais je le laisse déblatérer son discours si soigneusement préparé. Est-ce qu'il me déçois? Non car je ne m'attendait nullement à être comprise par un simple clébard,. Il y a des réalités de l'existence qui ne peuvent être modifiées. Mais il a des paroles sensées, réfléchies pour certaines. Il pourrait faire une bonne recrue s'il n'était pas déjà si orgueilleux et condescendant. En tout cas, à ses derniers mots, je me retient de rire. L'unique, supérieur, prédateur Alpha. C'est ça. Et mon cul c'est du poulet mon chéri. Décidément, tu ne connais rien à la vie toi. Dommage.

Il a ce sourire qu'on tous les prédateurs, celui qui traduit la victoire acquise avant même d'avoir terminé la chasse, celui de la traque à peine commencé mais dont l'issue est déjà parfaitement programmée. J'aime ce genre de regard, cela me rappelle mes jeune années. Ça me manquerait presque. Il peut essayer de me déstabiliser avec ça mais personnellement, cela ne me fait ni chaud ni froid. A peine si j'étouffe un bâillement discret. On dirait qu'il en encore sur le cœur mon premier client de la journée.

« — Cela veut dire que personne ne m'égalera jamais. Pas dans cette vie, pas dans la suivante. Personne ne pourra me tuer. Jamais. Rien de mortel, ou immortel, ne sera jamais en mesure de me déposséder de mon trône. Invaincu. Et si je viens à disparaître, je reviendrai. Je suis un despote infâme. Qui ne se soucie guère des autres. Car toutes vos notions me dépasse. Je suis une Bête. »

"- Dans ce cas, bienvenue au club!"

Oui, j'en rajoute une couche en je n'en ai pas honte, loin de là. Je prend le temps de faire une toilette rapide de mon pelage en lui laissant le temps de digérer mes paroles. Je me contente de lui adresser un petit sourire tranquille. Apex Predator ou pas, il est ici chez moi, j'étais à l'Académie la première donc je reste LA Reine de cet endroit. Il ne sera jamais que le second, que cela lui plaise ou non.

"- Ton trône, je m'en contrefous royalement. Garde-le, ça ne m’intéresse nullement. Tu parles plutôt bien, et beaucoup, mais les paroles n'ont aucune valeur. Seuls les actes déterminent ce que nous sommes réellement. Tu as une très haute estime de toi-même, grand bien t'en fasse, mais ici tu n'es qu'un repenti parmi d'autre. La Bête triomphera, aucun doute là-dessus, mais cela ne changera rien au final à ta condition actuelle, tu resteras le larbin de tous ces crétins. C'est ça, ta nouvelle réalité."

Suis-je méchante? Même pas vu que je me contente d'énoncer des faits réels. Mais j'avoue que je prend un certain plaisir à détacher chaque mot, à le laisser les engranger lentement et les uns après les autres afin qu'il saisisse bien la portée de mes phrases. Enfin, s'il en capable car entre l'imbécillité canine dont il ne peut qu'être affligé en raison de sa condition et son esprit passablement obtus, y a du boulot, c'est moi qui vous le dit. Lui, il serait pas mal pour une séance de psychanalyse. Je marque son nom d'ailleurs dans un coin de ma têtes faudra que j'en discute avec la psy, je suis certaine qu'elle l'adorerait. Mais revenons-en à nos moutons.

"- Et tu ne sais rien, de la vie comme de la mort. Sérieusement. Ça y est, ça a ressuscité une fois et ça se prend pour un immortel, une créature impossible à éliminer? Laisse-moi rire. Mon cœur, tu sembles avoir oublié un détail plus qu'important. Ici, ce n'est pas toi qui choisis. Tu es le jouet d'une volonté supérieure qui a, pour passer le temps, décidée de te ramener parmi ses disciples, tel le gourou d'une secte. Et des monstruosités, il y en a des terriblement plus anciennes que toi et sans doute bien pire encore. Mais je ne voudrais voudrais pas te gâcher la surprise alors je te laisserais les découvrir à ton aise."

Je me détourne complètement de lui pour me diriger vers le sac qui continue de répandre son hémoglobine figée en dessin carmin sur le blanc du sol de l'infirmerie. J'entrouvre ce dernier et découvre les reste d'un fabuleux carnage. Hum, j'en aurais presque l'eau à la bouche. Il n'y est pas allé de main morte en tout cas, là-dessus je le confirme. Il y a de quoi remettre debout 3 personnes. Le comte est bon donc. Sur ce, je retourne m'installer sur mon lit, dans mon rayon de soleil et m'y allonge de nouveau. J'attends sa réaction. Tranquille et sereine.


Dernière édition par Nelsha Tadjük le Jeu 8 Jan 2015 - 10:07, édité 1 fois
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mer 7 Jan 2015 - 14:10

Il avait simplement suivi l'animal du regard, avait fait mine de l'écouter durant ses longues tirades. Que baragouinait-elle ? Il en avait déjà assez. Désormais, sa voix était désagréable, à ses oreilles. Râpeuse. Comme si elle avait frotté des années sa langue sur des rochers volcaniques, ce qui avait fini par la rendre sale, et dissymétrique. Cela l'énervait en tout point. Il détestait ça. Ce manque de... Cohérence. Cet endroit discordant, empli d'arrogants. Était-il arrogant ? Non. Cette histoire n'était qu'un constat des faits. En fait, il ne ressentait pas de rancoeur, ou de colère, envers son interlocutrice, au final. Elle était juste effroyablement inintéressante. Vasilis se tapissait dans l'ombre. Moqueur. Son rire, disgracieux et dissonant, résonnait dans sa tête. Avec le même effet que du sang battant à ses tempes. Ses iris sauvages restaient braqués sur la créature. Il avait déjà mémorisé son odeur. Était-elle banale au point qu'au final, il ne ressente rien, envers elle ? Probablement. Il se sentait à nouveau déprimé, la ferveur de son discours se dissipant aussi vite.
Pourquoi tentait-il d'instruire les autres ? Ces individus trop fiers d'eux-mêmes pour ne serait-ce qu'essayer de le comprendre ? Cela se révélait infructueux. C'était sa véritable personnalité, en fin de compte. Déprimé, et vide d'intention. Que pouvait-il désirer ? Tout lui appartenait déjà. Pourquoi était-il ainsi ? Désabusé ? Grisé par un pouvoir sans pareille ? Finalement, il aurait préféré ne rester qu'un simple homme. Un serveur, peut-être, dont le but aurait été d'arrondir les fins de mois. Tranquillement. Simplement. Il était déjà fatigué par tout ça. Pourquoi évoluait-il ? Pour le bon plaisir de la Bête ? Ce n'était pas satisfaisant. En réalité, il n'avait aucune raison de se battre. De faire de son mieux. D'être le Prédateur Alpha. Il assouvissait simplement ses pulsions quand elles l'exigeaient. C'était un putain de gosse complètement dégénéré. Pourquoi donc Deus avait-il offert cet avenir à un individu qui n'en voulait tout bonnement pas ?
Dément. Il s'était détourné de la femelle qui continuait son discours. Elle manquait de compréhension. De clairvoyance. Des réponses. Du soutien. Des explications. C'est ça, dont il avait besoin. Et cette putride créature ne l'aiderait en aucun cas. De quelle façon que ce soit. Car elle était trop limitée. Ou, au contraire, était-elle trop humaine ? Toutes ces notions, ces principes, qu'il ne parvenait pas à appréhender, était-ce donc ça, qui lui faisait penser qu'elle était au-dessus de lui, en fin de compte ? Était-il réellement inférieur ? Se dirigeant vers la porte, il s'arrêta vers le seuil, patientant un instant. Voulait-il la tuer ? Avait-il réussi à générer sa colère ? Non. Un échec. Pourquoi était-il venu, à l'origine ? Flou. Il ne s'en souvenait pas plus de ce qu'il avait fait un peu plus tôt dans la journée. Sa confrontation avec l'infirmière touchait à sa fin. Malgré ses dires, elle était trop humaine. Trop réfléchie. Pas assez attentive. Son instinct devait hurler, mais elle faisait la sourde oreille. C'était ça, la faiblesse de l'homme, n'est-ce pas ? Penser posséder l'intégralité des cartes en main.
Il jeta un coup d'oeil, à l'animal, par-dessus son épaule. Il soupirait, profondément, et reportait son attention devant lui. Insignifiante. C'était ça, ce qu'il cherchait. Son congénère ? Dans la même " case " ? La même " catégorie " ? Était-elle aveugle ? Amputée d'un sens ? Un sens logique, qui se devait de la prévenir du danger ? N'était-ce pas l'évidence même ? Probablement se serait-il entendu avec elle, si sa personnalité enfantine et superficielle avait émergé, à leur rencontre. Mais non. Heureusement. Il avait bien fait de se débarasser d'un tel individu. Il ne voulait pour rien au monde se lier avec des déchets. Son territoire, hein ?
Dommage. Le loup venait de rentrer dans la bergerie. Le pion d'une entité supérieure ? Démentiel. Si il avait été appelé ici, c'est parce qu'il devait, inconsciemment, l'avoir accepté. Il s'en mordait les doigts. Mais il n'y avait pas moyen de faire marche arrière, pour le moment. Alors, soit. Il règnerait sur ce monde. Et sur tous ceux qu'on mettrait à sa disposition. Devait-il le crier sous tous les toits, que tous le comprennent ?
Non. Ils resteraient sourds. Convaincus qu'il était en tort. Ils ne parviendraient pas à l'admettre. Qu'importe. C'était aussi évident que respirer.
L'Instinct leur dirait bien, à un moment, ou à un autre, qu'ils sont constamment en danger. Qu'ils n'échapperaient pas à la Bête, si jamais cette dernière se décidait à les prendre en chasse. C'était une mécanique parfaite, mais semblait invisible, impalpable, à tous ceux qu'il croisait. Étrange. Était-il le seul à la percevoir ? Probable.
Inclinant la tête, comme pour la saluer, bien que cela n'en était nullement l'intention, il quitta la pièce. Et, avec lui, une tension indescriptible, qui ne semblait pas avoir affecté le félidé, fut attirée hors de la pièce. L'aura sauvage mit, pour sa part, plusieurs instants, avant de s'effacer, abandonnant l'infirmerie à son calme habituel. Le Repenti se dirigeait vers le quartier des Repentis. Il méritait une bonne douche. Vasilis quittait tout juste son mutisme méprisant

« On pourra peut-être faire quelque chose de toi, finalement... C'est la première fois que je vois un chat échapper à un Loup. Tâche à ne pas refaire les mêmes erreurs. Et la prochaine fois... »


Un frisson d'excitation parcourut l'échine d'Aleksander, qui, malgré ses pensées précédentes, et son attentive écoute de la Bête, ce qui pouvait sembler contradictoire, sembla se renfermer. Comme déprimé.

« Tue-la. »
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Mer 7 Jan 2015 - 21:45
Vous vous demandez encore pourquoi les chats ont de tous temps eu le dessus sur les chiens? eh bien, c'est l'évidence même. Les félins sont capables d'adaptation et ceux en un temps record. le canidés ne sont bon qu'à suivre une même ligne de conduite, tracée depuis leur naissance et inscrite dans leurs gênes. Ils nomment ça bêtement instinct de meute alors que ce n'est qu'une façade pour se cacher et se protéger comme ils peuvent de l'imprévu qui les dépassent complètement et les laisse pantois, incapable d'une réaction logique et salutaire. Alors, je n'ai plus à avoir le moindre doute. J'ai affaire à un magnifique spécimen de cabot en face de moi.

Il aura suffit des quelques phrases bien envoyées, de quelques mots parfaitement ajustés pour qu'il perde toute sa superbe et se retrouve quoi. Mais il tient à sa position de soi-disant dominant. Qui ne domine rien du tout soit dit en passant puisqu'il l'a dit lui-même avec véhémence et à très juste titre, il est le seul et unique de son espèce. C'est con ça quand même. C'est bien beau de régner, le cul assis sur un siège d'or et d'ivoire, mais c'est quand même mieux quand il y a quelqu'un sur qui régner. Enfin, il y en a qui se satisfont de peu et visiblement, c'est son cas. Alors autant lui laisser le peu d'illusions qu'il lui reste. Il reviendra pleurer bien assez tôt, je ne m'en fait pas pour ça.

Il s'incline, comme si c'était nécessaire avant de disparaître derrière la porte et de me laisser seule avec le sac et les morceaux de cadavres contenus dedans. Ah oui, il va peut-être falloir que je m'occupe d'eux. Pfff, ça doit bien pouvoir attendre encore un peu, le temps d'une petite sieste. Le soleil à pile la bonne inclinaison à cette heure. Et vu l'odeur qui commence à se dégager du sac, personne ne viendra m'approcher. Ou alors on me prendra pour l'auteur du crime et les gens s'enfuiront en hurlant. Dans tous les cas, j'aurais une paix royale pour un petit moment. Que demande le peuple? Finalement, il m'aura été utile le gros toutou à sa mémère.

Enfin, passer un certain de fermentation, même moi je finis par être légèrement incommodée par l'odeur. Disons surtout que cela me donne faim et je ne suis pas certaine que l'on apprécie que je me débarrasse de mon boulot en le boulottant justement. Et oui, je suis même une reine de l'humour. Enfin, pour me taper la sale besogne pas question de me salir les coussinets alors je reprend forme humaine et me rhabille, plus pour le côté pratique des vêtements que parce que j'en ai réellement besoin, et je me mets au travail. D'abord, le mode puzzle. Ce bras va avec ce bout de mâchoire, ces trois orteils avec le nez qui traîne et la demi-clavicule avec la côte flottante pas mal broyée. Chaque reste est disposé sur un lit à l'abri des regards et maintenant, je n'ai plus qu'à laisser agir la magie.

Bon, et si je retournais à ma sieste en attendant moi? Cela me laissera bien le temps de réfléchir à mes prochaines exactions? Pour le sang qui continue de maculer le sol, mon assistante s'en occupera bien. Il faut bien qu'elle serve à quelque chose celle-là après tout.
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Re: [PV : Nelsha] - Better run, here she comes. - Sam 17 Jan 2015 - 17:31



Quelle bande de tarés ces… animaux…
Il y a des moments, comme ça, où l’on se demande pourquoi Deus laisse des repentis renaître sous son toit. La seule chose satisfaisante, c’est qu’au final, c’est le mignon petit chat qui a le dernier mot. Tout le monde préférera ça plutôt que… l’immonde grosse Bête.
Ah… j’ai dit « mignon petit chat » ?

Impeccable vous deux, rien à dire ! Ah, si… Alek, pourquoi il n’y a pas de titre dans ton dernier post ? Et Nelsha, pourquoi il y a quelques fautes par-ci par-là ? C’est pas bien, hein ! =o
Voilà, pas mieux... fallait bien trouver quelque chose !

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