Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit !

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Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Lun 13 Aoû 2012 - 18:51
En manque. Manque. Manque. J'aurais pas pu imaginer que ce serait possible même ici. J'm'y étais habituée pourtant, depuis l'temps que je suis là. J'sais même plus depuis combien de temps. Pas plus de quelques mois, ça c'est sûr, mais la date exacte m'échappe. À cause de ces foutues obsessions qui me rendent complètement dingue. J'ai plus de clopes. J'suis en dèche de la seule drogue qu'on m'autorise. Et en plus, y'en a qui commencent sérieusement à m'emmerder avec des conneries qui m'font même plus rire. J'ai besoin de m'échapper un peu. Avant que ça explose et que j'fasse un truc regrettable. Surtout pour moi évidemment. J'en ai déjà chié alors que j'suis encore une nouvelle. 

Help. Il me faut un truc. N'importe quoi. Faut que j'décompresse autrement. Les ballades, la bière et ruminer ses pensées, ça va cinq minutes. Après c'est juste insupportable. J'pourrais pas oser dire que j'ai pas peur ; le monde qui m'entoure est bien plus effrayant que le pire bad-trip imaginable. Mais ça me frustre. Ça faisait longtemps que je n'm'étais pas sentie aussi faible. Une petite fille parmi les géants. Et pourtant... J'ai ce putain de don. Pas encore bien puissant, mais assez pour me sentir autre. C'est ça qui m'a motivé à bouger à l'extérieur des frontières de l'académie. C'est mal, interdit, on s'fait engueuler, on peut p'têtre crever. Pile ce qu'il me faut. Mêmes conséquences que la drogue : bah vas-y, ça peut être amusant... Et qui sait, j'vais probablement croiser l'extase. Lui rendre visite et me perdre dans les terres inexplorées de ce putain d'espace. 

En soi, on sait pas exactement où on est. Un autre endroit. Ailleurs. Là où des dieux renaissent et apprennent à être des titans. C'est sûrement ça aussi qui m'a motivé à bouger vers ce coin paumé. Derrière ma colère et ma frustration, ma curiosité est infinie et ne demande qu'à être comblée. Puis j'pourrais l'exploiter plus tard sous forme de peinture... Hum, ça reste une idée à creuser. Mais pour l'instant j'crois que j'me suis foutue dans une belle merde. Ça fait une bonne heure que j'ai dépassé le portail de l'académie. Enfin, j'ai eu du mal quand même, c'est que c'est difficile de trouver une brèche. On se rend compte dans ces moments que la construction est plus divine qu'humaine. M'enfin y'a quand même des failles exploitables. Heureusement. Ou pas. Maintenant j'me dis que j'aurais dû rester bien au chaud dans mon pieu à gueuler contre l'mur. 

Ce qui est fait est fait. J'peux plus reculer. J'viens de me casser la gueule dans un ravin. La forêt qui s'étend derrière le portail me semblait gigantesque ; et maintenant que j'suis au cœur de ce labyrinthe végétal, j'me dis qu'encore une fois j'avais raison. À mon plus grand dam. C'est pas de la gnognote cet endroit. Quand on dit que c'est interdit... C'est pas pour rien.

Cette pensée m'a redonné des forces. D'un coup. Je sens que malgré moi un sourire vainqueur se dessine sur mes foutues lèvres - Woh c'est un exploit - et j'me remets en marche. J'avais prévu le coup pour une fois niveau fringues : un jean presque pas troué, des rangers coquées et un simple t-shirt avec écrit « Fuck me girls » au niveau du ventre. Mon sac militaire dans l'dos, j'ai tout prévu pour une excursion de plusieurs heures dans la jungle froide dans laquelle j'me suis enfoncée. Enfin tout ; j'me rends compte soudainement que non. Plus je m'enfonce à travers les arbres, et plus le temps est humide, désagréable, sombre, irritant. Une brume obscure mouille mes vêtements depuis quelques minutes et j'commence déjà à frissonner. Mais je continue. Coûte que coûte. Rien à battre de c'climat pourrave. Trop besoin d'me défouler. De découvrir. D'inaugurer ? Moui. Pourquoi pas. J'ai envie d'me mettre en danger. J'ai toujours vécu comme ça. Pour me sentir encore plus vivante. Avec la boule au ventre, des sueurs froides, l'adrénaline qui éclate ma perception des choses. Enfin pour l'instant y'a que le temps qui m'emmerde un peu. Et le silence. Pas un bruit dans la forêt. Y'a pas de bestioles ici ? C'est étrange. Je viens d'le remarquer en fait. J'étais trop concentrée à pas tomber ou à penser à des trucs inutiles - comme d'hab. Eh merde. Je commence à flipper. Y'a quoi ici pour qu'aucun animal ne soit présent ? Y'a forcément un problème. Ça pue pour moi ça. 

Et là c'est la panique. Un horrible cri a déchiré mes tympans. Juste sur ma gauche. Alors j'me tourne de ce côté, limite en sursautant, grimaçant quand même à la fois de peur et de douleur. Évidemment - on s'y attend - j'vois que dalle. Juste des grands arbres gris qui s'enfoncent dans la brume. Des tâches noires obscurcissent certains sylvestres, au loin, comme si on m'épiait. À moins que j'devienne parano. Ça m'étonnerait même pas. Et puis je grogne. Je crache dans la direction du hurlement. Je me remets à marcher. Y'a que ça à faire de toute façon. 

« Quelle merde en boîte c'te forêt. »

J'aurais bien voulu dire ça plus fort. Mais pas possible. Ma gorge est nouée malgré moi. J'sais pas pourquoi j'ai balancé ça, dans la brume, encore un truc inutile de ma part. J'essaye de m'rassurer. Ça fonctionne pas vraiment... Si seulement j'avais des clopes. Mes putain de clopes. Cette pensée me fait grincer des dents. J'en ai besoin, là, tout de suite, EN CE MOMENT. Je grince plus fort. Et j'me mets à marcher plus vite dans la boue. J'ai l'intime conviction que quelque chose me suit. Du coup j'me retourne plusieurs fois, sans rien voir, sans rien sentir, sans rien entendre d'autre que ma respiration saccadée et mes pas trop rapides. À un moment, je penche la tête pour éviter une branche et tombe en avant. Le sol était trop glissant ; mon mouvement brusque m'a fait basculé et c'est tout mon corps qui se retrouve écrasé dans les feuilles mortes. J'suis sonnée sur le coup ; la chute était plus rude que prévue. J'vois plus que du noir... Et des points brillants... Les sensations s'évanouissent...

Et sans prévenir tout revient à l'assaut. Le froid rentre dans mon cou et sous mon t-shirt. Il s'est déchiré au niveau de l'épaule quand j'suis tombée. J'examine alors cette zone : une coupure. J'ai un peu mal. Mais j'ai l'impression de sortir d'une cuite monumentale, ma tête est trop douloureuse. Je grimace encore, je grogne, je jure, toujours. Par terre : une énorme racine qui a servi à m'assommer. Je cogne alors le bois, mes chaussures ayant vite fait d'achever la souche moisie. Ma colère retombe un peu. J'ai retrouvé mes esprits, la peur se remet à me pousser en avant. Par pure paranoïa - et pour me sentir un peu plus forte - je chope mon flingue. J'l'avais planqué dans l'une de mes rangers. J'prends le temps de vérifier qu'il est bien chargé et prêt à dégommer quiconque tente de m'faire chier. Ok. Maintenant j'suis opérationnelle pour butter du monstre. Un rire nerveux s'échappe de ma gorge tandis que j'me remets en marche, la main serrée sur la crosse.  

Mais à peine ai-je fait deux pas qu'un autre cri perce mes pauvres défenses. Le même. Droit devant. Grinçant des dents et plissant mes yeux, j'me mets à courir vers le bruit, l'arme prête à servir, mon poing serré et dans une concentration que je crois maximale. J'écarte les branches, les feuilles, les moisissures, j'essaye de percevoir une quelconque forme à travers cette merde de flotte nuageuse... Et j'me retrouve dans une clairière. En face d'une abomination occupée à dévorer le reste d'un cadavre. Même dans mes pires cauchemars, ce genre de trucs n'aurait pas effleuré l'imagination débordante de mon inconscient. Et pourtant ce n'est qu'un être sous-développé que j'pourrais battre avec un peu de jugeote... Si seulement j'arrivais à bouger mes membres. L'horreur qui s'déroule devant moi, là, c'est pas un truc que j'aime voir. J'ai déjà vu un mec déchiré se faire percuter par un bus ; mais jamais quelqu'un bouffer la tête d'un animal. J'ouvre la bouche. La referme. Le machin dégueu m'a pas vu. Mais ça ne saurait tarder. Faut que je trouve un truc. Vite. Juste au moins ce que c'est... J'suis pas si mauvaise pour reconnaître les créatures pourtant... 

Hahaha oui. Une goule !

Comme prise d'une illumination divine, j'pointe mon revolver sur l'abomination. Et je tire.
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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Mer 15 Aoû 2012 - 19:54
-On était vraiment obligé d'en arriver là ?
OK, il parlait a des cadavres, mais quand même. Il leur arrivait quoi a ces goules ?
Franchement, les profs arrête pas de dire ''C'est des charognards, sa mange les cadavres, pas les gens''
-Et mon cul, ils mange les cadavres ?
Là encore il parlait dans le vide.
Mais comprenez-le, la dernière chose qu'il pensait qui lui arriverait en sautant par dessus le portail, c'est bien de se faire attaquer par des truc classé 1 étoile dans la pyramide de la dangerosité. Et pourtant c'était arrivé. Alors qu'il les avait surpris en plein repas, elles s'étaient rués sur lui, perdants leurs têtes les unes après les autres sous la lame de son sabre. Elles étais trois en tout, et après la décapitation en chaîne, il put apprécier toute l'horreur de ces choses a qui l'on avait malgré tout donné un nom. Et a côté de sa, le loup-garous de l'autre soir, c'était la beauté pure. L'on se demandait se qu'il sentait le plus: ces goules ou le cadavre qu'ils se partageaient.

C'est alors que Ruden entendit des bruits de pas. D'autres de ces horreurs ? Non, c'était beaucoup top calme, régulier, posé. Le bruit de pas d'un humain se promenant, et quelque peu agacé par on ne sait quoi. Mais était-il seuleument au courant de le voracité soudaine qui frappait les goules. Il en doutait.
Il devait le prévenir des danger qui le guettaient si il (ou elle) restait ici.
Puis un cris pas humain du tout retentis dans toute la forêt. Il devait se dépêcher, ou il allait peut-être avoir une mort sur la conscience...ou pas.

Après tout, si la personne en question était ici, cela voulait sûrement dire qu'elle faisait partis de l'académie elle aussi. Elle savait donc sûrement se battre, ou alors possédait un pouvoir lui permettant de se défendre. Mais il valait mieux vérifier, car les personnes du monde des humais étaient, parait-il, devenues particulièrement lâche en pus d'être faible. Il courut donc de toutes ses forces en direction des bruit de pas, que Ruden entendait de plus en plus a mesure qu'il se rapprochait, jusqu'à se retrouvé en face d'un ravin qu'il sautât juste a temps pour ne pas chuter. Il assistât alors a toute la scène :
Une jeune femme a l'air pas commode tirait avec un revolver légèrement plus beau que le siens sur une goule qui ne l'avait pas remarquée alors qu'une deuxième sautait du ravin en direction de la jeune femme, avec sur son visage la ferme intention de la dévorer.
Ruden ne pris même pas le temps de réfléchir. Il dégainât son arme et, ne se sachant pas doué au tir, dégainât également son sabre a l'envers, tout comme l'on tient un poignard.

Quatre tirs retentirent. Les deux premier furent le tir de Ruden et celui de la jeune fille, le premier loupant sa cible, le deuxième atteignant sa cible en pleine tête. Ni faible ni lâche donc.
Les trois derniers venaient du revolver de Ruden, dont un seul seulement atteignit sa cible au bras.
Il décidât donc de l'achever au corps a corps, tranchant la gorge de l'abomination, laissant une traînée de sang sur le sol et les parois du ravin dans lequel il atterrit.
-Rentrons vite !! lançât-il a la jeune fille.


Dernière édition par Ruden Oblivion le Jeu 13 Sep 2012 - 21:18, édité 3 fois
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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Dim 19 Aoû 2012 - 12:32
J'sais pas pourquoi j'ai fait ça. Un instinct. Bien étrange. De mon vivant - enfin si on peut dire ça, puisque ce mot n'veut plus dire grand chose maintenant - j'me suis pas non plus entraînée à tirer sur tout c'qui bouge. J'aimais juste bien de temps en temps piquer un flingue et m'amuser à tirer sur des cibles inanimées. J'suis pas un monstre non plus. Et encore moins un flic. Hahaha. Mais j'ai eu le réflexe de merde que tout novice aurait eu à ma place : au moment de tirer, j'ai fermé les yeux, ce qui a surement dévié mon tir de quelques centimètres. Coup de chance donc. Parce que ce putain de tir a explosé la tête de la goule. Wow. Impressionnant. Mon karma est bon aujourd'hui. Mais j'ai même pas le temps de me remettre de mon exploit. Un autre tir sort de nulle part, et rate la bestiole de peu. Quoi ? Mon revolver est magique en fait ? J'peux tirer des balles sorties de nulle part ? 

Ah bah non. J'me retourne et voit un grand gaillard avec des sortes de sabres et une arme à peu près semblable à la mienne - m'enfin mon pistolet est plus beau. Faut pas déconner. C'est une œuvre d'art avant d'être un instrument de mort. Il a l'air déterminé à m'aider. Comme c'est mignon. C'est pas parce que j'suis une femme que j'sais pas me défendre, bouffon ! ... Bon ok j'devrais me calmer. Il m'aide après tout. Surtout que j'ai failli me faire bouffer par une autre de ces saloperies, qu'allait m'attaquer par derrière. Traître. J'déteste ces charognards. En plus d'être immondes, 'sont déloyales. C'est bien un truc qui peut me mettre en rogne ça. Heureusement qu'ce mec est là d'un côté. Il a beau faire le prince charmant qui défend les gens qu'il rencontre - alors qu'il me connaît même pas - il a au moins le mérite de savoir utiliser ses beaux couteaux. Malgré des tirs médiocres. Mais la décapitation c'est toujours efficace au moins. J'me rend compte à ce moment que j'avais un sourire satisfait, limite admiratif, sur ma tronche tachée de boue. Nan mais ça va pas moi. Direct je reprends mon air neutre, limite énervé, le seul qui m'aille assez. J'aime pas montrer mes sentiments. Et encore moins à un inconnu. 

Forcément cet imbécile sorti de nulle part ne s'arrête pas là. Il ose me parler. Me conseiller - non, m'ordonner - de bouger d'ici au plus vite. Quoi, t'as la frousse ? J'suis obligée de répliquer. 

« T'es qui pour m'dire ça, tête de gland ? J'suis pas ici pour me promener mais bien pour m'défouler. »

Hum. J'suis un peu trop agressive. Le pauvre. Sa fierté de petit mâle va en prendre un coup. Mais qu'il essaye juste de m'faire flancher pour voir. J'ai pas la gueule d'une fille sympa pourtant, si ? Et pourquoi il m'a pas laissé dans ma merde ? Trop de gentillesse ça cache un truc. C'est perturbant. J'peux pas me retenir plus longtemps. J'dois lui demander. Si j'pouvais être moins violente ça arrangerait peut-être un peu...

« Et pourquoi tu m'aides ? T'as que ça à foutre ? »

Bon. Raté pour le côté plus cool. Peut-être que j'ai eu peur aussi. Oui forcément. C'est moche, ça pue, on risque sa vie, l'adrénaline pète le peu de civilité que j'ai obtenu depuis que j'existe. Sur cette pensée je grogne et regarde le sol. Du sang a éclaboussé toute la clairière et même le ravin derrière le mec. J'me demande si c'est le sang des goules ou celui des cadavres qu'elles dévorent... Question idiote. On s'en fout et c'est horrible. J'me mords la lèvre. Cette situation est de plus en plus agaçante. 

Heureusement qu'un cri abominable détourne la tension qui s'est installée entre nous deux. C'est presque un soulagement d'entendre ça, plus besoin de réfléchir sur l'attitude à avoir avec les autres. J'suis pas sociable et j'aime pas qu'on m'aide. Pas ma faute. J'relève la tête, et voit dans l'ombre quelque chose bouger. Et ça plusieurs fois de suite. Ah, elles ont décidé de nous encercler ? C'est possible ? J'pensais pas qu'elles étaient assez intelligentes pour faire ça. Comme quoi la faim peut faire faire des choses étonnantes aux mourants...

« On est coincés. Elles nous encerclent. » J'le regarde en disant ça. Droit dans les yeux. La tête haute, fière comme un lion. J'en fais p'têtre un peu trop mais tant pis. « Pas question de fuir. »

Dernières paroles. Catégoriques. Sans appel. Ça va être une bonne occasion pour améliorer mon contrôle sur le don si spécial que j'ai reçu. J'espère qu'il comprendra en voyant ma tête que je suis obligée de me concentrer à fond pour l'utiliser. En même temps pas très difficile : les yeux fermés, la bouche crispée, les sourcils froncés. Pas plus explicite. J'me demande si j'arriverais à rentrer dans la tête de ces morts-vivants...

Possèdent-elles seulement un esprit ?

[HRP : les insultes de mon perso ne sont pas sincères, c'est dans son caractère ! Je préviens juste pour que tu ne le prennes pas mal :p]

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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Lun 27 Aoû 2012 - 14:39
C'était drôle quand même, dans sa chute il avait pût apercevoir un léger sourire de la part de cette fille, presque de l'admiration, mais une fois au sol une autre expression était apparue sur son visage, plus neutre et indifférente. C'était un brin vexant, non pas qu'il aimait que l'on m'admire, mais il venais quand même de lui sauver la vie, un peu de reconnaissance sa fait pas de mal quand même.
Et la encore c'était un petit gabarit :
-T'es qui pour m'dire ça, tête de gland ? J'suis pas ici pour me promener mais bien pour m'défouler. 
-Et pour te faire tuer face de bite !
- Et pourquoi tu m'aides ? T'as que ça à foutre ? »
-Donc t'aurais vraiment préférer te faire tuer?
Après il ne pouvais pas réellement lui en vouloir. Il est vrai qu'elle venait de frôler la mort, et un inconnu qui vient vous sauver vous demande souvent quelque chose par la suite (il en savait quelque chose).
C'est alors qu'un cri familier retentit, et il compris donc que plusieurs de ces choses les encerclaient.
« On est coincés. Elles nous encerclent.» Merci j'avais compris
Il se tournât donc ver la jeune fille qu'il venait de sauver (que sa lui plaise ou non) et l’interrogeât du regard.
« Pas question de fuir. »
-Comme tu veux.
Et au moment ou l'une de ces choses se ruât ver lui, il empoignât son revolver, et sans même lui adresser un regard, lui tirât une balle dans la gorge.
-Au fait moi c'est Ruden.
Il attendis sa réponse avant de s'avancer ver leurs assaillants, se mis en garde en pointant son revolver ver eux
(alors que la fille à côté se contentât de fermer les yeux et de.......pousser ?).
-C'est partis.

C'était la guerre pur et dure. Il tranchait, plantait, tirait lorsque celles-ci étaient suffisamment proches afin d'être sûr de ne pas les louper. Les goules de leur côté tiraient profit de leur nombre.
A un moment Ruden en renversât une, la plaquant au sol et lui écrasant la tête avec son pied à l'aide mon pouvoir.
La bataille durait, et se serait mentir que de vous dire qu'aucune Goule n'avait pour l'instant réussie a le toucher, bien au contraire. Son dos était couvert de griffure, ses deux bras avait été mordus (mais fort heureusement les blessures n'était pas assez profonde pour l'handicaper) tout comme ses jambes. Et en plus de sa il devais supporter l’odeur nauséabonde du sang dont pratiquement tout mon corps était recouvert. Une vraie boucherie.
Une de ses goules se rapprochât un peu trop près de son zizi (façon de parler), il la mit au sol et plantât tout simplement son sabre dans son estomac (sabre auquel elle s’agrippât, l’empêchant de le retirer ), tout en pointant son revolver ver une autre de ses horreurs qui c'était jetée sur lui.

*click*

*Et merde......*


Dernière édition par Ruden Oblivion le Jeu 27 Sep 2012 - 15:57, édité 3 fois
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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Ven 14 Sep 2012 - 7:43
Tête de bite. Il m'a traité de tête de bite. Nan mais j'hallucine ! On me traite pas comme ça, MOI. 

... Mais bon après réflexion faite, j'me dis que ce gars a du cran. J'vais finir par apprécier les gens. Ce monde me détraque. Et toutes ces goules n'vont pas arranger les choses... J'sens en moi une excitation folle, accentuée par la peur et l'agacement, c'qui me donne l'impression d'avoir plus de pouvoirs. 

« J'sais très bien me débrouiller toute seule. »

Réponse sèche. Sans lui renvoyer son insulte. Vous voyez que j'peux être sympa parfois ! Mais il avait déjà enchaîné, comme si ça n'avait pas d'importance. Il m'a même interrogé du regard pour savoir quoi faire. Du coup j'hésite. J'le qualifie de creuvard à la gâchette facile ou de bouffon soumis ? Hum. La psychologie humaine me dépasse. C'est p'tetre pour ça que j'ai du mal à supporter les autres. Trop compliqués, trop chiants, trop destructeurs pour ma pauvre cervelle. 

L'attaque commençait. Les monstres s'approchaient dans notre champ de vision, comme si leur nombre les rendaient invincibles. Eh bah non, bande de bouffonnes, on est plus forts que vous ! J'ai pas pu m'empêcher de rire, nerveuse, quand les premières créatures explosèrent sous les balles de son revolver. J'commençais ma transe quand il me parla. Merci mec, c'est gentil d'me déconcentrer ! Surtout pour me donner ton putain de nom. Qu'est-ce que j'm'en fous, de ton nom, dans dix minutes j't'aurais déjà oublié !

Ahem c'est vrai que c'te brindille m'a sauvée. Je rouvre les yeux, le fixe d'un air consterné, et crache avec irritation un « Agatha. » avant de refermer aussi vite mes paupières et recommencer ma fouille spectrale. J'entends vaguement une réponse exaltée et le début d'une bagarre sanglante. Le bruit du sang qui gicle me perturbe. C'est que j'suis pas non plus une habituée des bains de sang. Ça m'empêche de me concentrer... 

« Puuutain ! » Je grogne entre mes dents serrées, l'air renfrogné, m'obligeant à faire le vide. 

Et enfin j'aperçois quelque chose. Une conscience primitive, basée sur une mémoire immédiate, et la douleur incessante de la faim qui supplante tout le reste. J'arrive à capter quelques bribes de language derrière trois images significatives dans la tête d'une des goules - qui semble un peu moins conne, vu qu'elle est restée en retrait derrière les arbres. 

Nous sommes la première image. J'ai mal tant leur faim est grande. J'ai peur. J'ai l'impression de perdre le contrôle. Mais faut pas ! J'me concentre sur la deuxième image. Celle de la troupe, toutes les goules. C'est une meute. Une communication par grognements, j'comprend que dalle, normal - sinon j'devrais m'inquiéter de ma santé mentale qui est déjà pas glorieuse. La troisième image est indéchiffrable. J'vois presque rien, c'est glauque et rassurant en même temps - j'crois que c'est la part inconsciente de ces bestioles dégoûtantes. Faut que j'tape là-dedans. J'ouvre un instant les yeux, le contact étant établi, j'peux me permettre ça.

Mon nouveau pote se battait contre les saloperies avec une rage inhabituelle, que j'n'aurais jamais pu observer chez un des gars que j'fréquentais quand j'étais dealeuse. Lui, il connait ça, maîtrise ses gestes, anticipe la plupart des attaques, utilise sa putain d'intelligence. Pas le temps d'en voir plus. J'dois l'aider. Je perce très facilement la conscience de l'une des goules et commence à y insuffler des images que j'essaye de faire menaçantes : deux énormes dragons apparaissent derrière nous, illusions seulement visibles pour elle. Ça dure peu de temps mais j'espère que ces morts-vivants sont assez stupides pour y croire... J'y ajoute quelques sons : grondements effrayants, craquements gigantesques ou rugissements agressifs. J'sens que mes mains tremblent un peu. Ça consomme pas mal ce truc. 

... Pourtant c'est pas pour rien. Une des goules lève ses orbites rouges et s'enfuit dans un gloussement déchirant. Trois autres créatures l'observent et la suivent. Mais les fuyards sont vite remplacés par d'autres. Toujours aussi affamées. Toujours plus violentes. Alors je recommence. Encore et encore. Plus j'imagine des scènes affreuses, plus ma force diminue. J'le sens. Jusqu'à ce que mes jambes tremblent, tout allait bien ; j'aurais pu continuer si un « click » reconnaissable ne m'avait pas arrêtée.

J'tourne la tête et vois mon acolyte en plein débat avec une goule, coincée sous sa lame mais l'empêchant de la récupérer. J'grince des dents. Mon revolver me serait plus utile sur ce coup. Mais j'tremble trop. Bon, autant utiliser la technique barbare alors. J'approche, et utilisant mon élan, j'met un énorme coup de pied dans la tête d'la chose. Mes chaussures semblaient faites pour ça : j'vous laisse facilement imaginer la gueule qu'elle pouvait avoir après ça, et apparemment, ces machins sont pas très solides. 

À peine avais-je reculé que deux morts-vivants m'attrapaient par derrière, déchirant mon putain de sweet avec leurs griffes poisseuses. J'crie. De rage. J'supporte pas ce genre de coups. J'me débat. Coup de coude. Sifflement. Une main tranchante déchire ma joue. Hurlement. Ça fait mal ! C'est pas vrai ! J'vais quand même pas me faire démonter par ces imbécilités plus impotentes que des gamins. J'arrive quand même à bouger et j'agrippe mon arme, explosant une balle dans la tête de l'autre horreur qui m'accrochait. Affreux. Immonde.

L'odeur écoeurante me fait lentement tourner de l'oeil. Heureusement, y'en a plus beaucoup qui s'approchent : les ombres entre les arbres s'évaporent rapidement. J'crois bien que mes illusions ont marqué leur esprit de groupe. Encore une chance qu'elles aient une forme de pensée, dans l'cas contraire... On l'aurait eu bien profond. 

J'achève une des dernières créatures encore présentes avec une autre balle. M'en reste plus que trois. Et une recharge. J'peux encore tenir pour une autre attaque de c'type. Toute essoufflée, j'me tourne vers... Ruden, l'examine, plus renfrognée que jamais. Il a pas l'air frais. Ses vêtements sont plus déchirés que les miens, des balafres sanglantes décorent tous les membres de son corps et la crasse le recouvre presque entièrement. J'esquisse un petit sourire malin en lui faisant un signe de tête.

 « Pas si mal, pour un mec. »

Okay, c'était une remarque des plus féministes et d'une utilité franchement contestable. Mais j'sais pas faire de compliments. Les gens prennent trop vite la grosse tête. Autant éviter parce que ça m'énerve. 

La forêt semble d'un coup tellement silencieuse que ça m'fait limite plus flipper que l'attaque. Comme si ces fantômes affamés avaient même dévoré l'essence de cet endroit. J'grince des dents, plisse les yeux, et essaye de deviner c'qu'il y a dans le brouillard. J'ai envie de continuer. J'suis pas si fatiguée encore. Et la forêt cache tellement de choses... Y'a pas que des trucs agressifs quand même, si ? P'tetre quelques plantes intéressantes...

« Tu continues ou pas ? J'veux voir c'qu'il y a là-bas. J'suis pas fatiguée. »

C'est faux évidemment. Mais j'suis encore largement capable de m'defendre pendant quelques heures avant de m'effondrer. Et de toute façon, rester immobile nous fait passer de prédateurs féroces à proies faciles et idiotes. Alors j'l'observe un peu et hausse les épaules. Pourquoi j'attends sa réponse ?
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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Lun 1 Oct 2012 - 1:04
*click*

*Comment sa ''click'' ? Sa veut dire quoi sa ''click'' ? Tu vas pas me lâcher au dernier moment hein, s******** de flingue a la c** ? *
Ces armes modernes ne sont vraiment pas fiable, prêtes a vous abandonner au moment le plus critique, contrairement aux armes blanches qui, elles, ne rendent leurs derniers souffle seulement après un bataille intensive, ou contre une armure plus solide que leurs lames.
On pouvait le dire, il était dans la merde. Alors que sont revolver était en manque de munition, son sabre était-lui planté retenu par une goule qui refusait de le laisser sortir de son estomac alors qu'une autre de ces saloperies bondissait ver lui, et si il ne faisait rien il allait probablement mourir un seconde fois.
C'est alors qu'il sentit quelque chose. L'étreinte de la goule se relâchât juste après un bruit sourd. Il n'attendit pas plus, sortit son sabre du vente de la chose et découpât de plusieurs traits celle qui deux secondes plus tôt mettait sa vie en danger. Il se retournât afin de voir ce qu'il était advenu de la goule qui retenait son épée et...détournât son regard tout de suite après tant le visage de la chose était devenue encore plus ignoble que d'habitude. Il repartit donc a l'assaut, faisant danser son sabre autour de lui tout dans sa course, des reflet de lumières blanc tracés par sa lame dansant autour de son corps. Il n'était pas un grand adorateur des massacres sanglant, mais il la il pouvait l'affirmer sans complexe : sa faisait vraiment du bien de se sentir vivant. A nouveau.
Puis il entendit un cris.
*Merde, Agatha !!!*
Agatha, c'était le nom qu'elle lui avait machinalement donné avant d'entamer sa transe.
Ruden tentât de la repérée au milieu de tout ces monstres, mais en vain. Il se fiât donc a la provenance du cris et, lorsqu'il eût deviné d'où celui-ci venait, se ruât dans sa direction, massacrant tout ce qui se dressait devant-lui. Sa charge devait-être impressionnante, car il vit plusieurs de ces chose fuir bien avant d'être à portée de sa lame. Bien sûr, ce n'était pas lui qui leur faisait un tel effet, leur ''regard'' voyait beaucoup plus loin, vers un chose qu'elles étaient les seules à voir.
Bien sûr lui ne l'avait pas compris, et était vraiment fier d'inspirer une telle crainte a ses adversaires, jusqu'à ce qu'il ne restât pas un trace de toutes ces horreurs.

Il pût enfin souffler, s'écroulant à genoux sur le sol, s'accrochât a son sabre afin de ne pas chuter entièrement. Il collât son front contre le plat la lame de son sabre.
*Merci*
Ce remerciement était autant adressé à son maître, mort au combat et lui ayant alors légué son arme, qu'au sabre lui-même, lui ayant servit pendant de nombreux combat y compris celui-ci.
 « Pas si mal, pour un mec. »
C'était la voix d'Agatha. Cette remarque ne l'étonnât pas, car c'était généralement le genre phrase qui allait de paire avec le « J'sais très bien me débrouiller toute seule. » qu'elle lui avait balancée avant qu'il ne se jette dans la bataille. En fait il le prit plutôt bien.
-Avoue-le, t'est impressionnée, lui dit-il avec un large sourire.
« Tu continues ou pas ? J'veux voir c'qu'il y a là-bas. J'suis pas fatiguée. »
*Elle est tarée ou quoi ?*
-T'est crevée, sa se voit. On ferait mieux de sortir d'ici rapidement avant que d'autres horreurs de ce genre ne rappliquent.

Et sur ces mots, il se levât, courut ver la parois du ravin qui étaie lui semblait-il en direction de l'académie, pris appui sur un rocher et s'agrippât à une racine qui dépassait de celle-ci.
Malheureusement, son corps était recouvert de multiple blessures, et forcer sur un bras blessé n'est jamais très bon. La douleur qui s'ensuivit le fit alors lâché prise.
*Et merde* se dit-il avant de retomber au sol.....comme un merde, oui on pouvait le dire.
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Re: Paranoïa dans les bois... Jusqu'à ce que le loup nous voit ! - Sam 2 Fév 2013 - 19:01
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