Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Quête] Little me. (Riding solo !)

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[Quête] Little me. (Riding solo !) - Ven 12 Déc 2014 - 20:23

Part I : Devenir père.


« Je n'ai jamais été proche de mon père. À dire vrai, ce n'était pas le genre d'homme à se livrer mais plutôt à camoufler ses sentiments. Avec un père souvent absent et toujours impliqué dans son travail, au fond de moi, il me manquait quelque chose d'essentielle. C'est cet amour paternel. À cause de ce manque, je me suis juré de ne jamais avoir d'enfant.
Car personne m'avait appris à être père. »


Les sanctions ne cessaient de décupler pour l'ex-étudiant en médecine. Pour son insolence, il dut trier chaque livre de la grande bibliothèque par ordre alphabétique mais également par catégorie. Cette punition était pénible. Chaque semaine, après chaque cours (qu'il ne pouvait plus se permettre de sécher, sous peine d'obtenir davantage de punition encore plus chiante), le jeune homme passait trois à quatre heures à trier comme un esclave, des livres, des ouvrages, des dictionnaires, des romans, des encyclopédies de diverses tailles. Par moment, l'élève fut surpris par la diversité des choses que l'on pouvait trouver. Par exemple, le justicier trouvait que les ouvrages basés sur la médecine étaient assez bien fait et bien expliqué. En revanche, l'intrépide fut déçu par les bandes dessinées qui pouvaient proposer cette académie. Il y trouvait également quelques mangas, mais il les avait déjà tous lus. Étant majeur, Miles avait accès aux ouvrages pour adulte. Et bien évidemment, Tracey prenait bien plus de plaisir (et accessoirement de temps) à trier ce type de livres que ceux provenant de diverses catégories..

A chaque sortie, le brun était exténué. L'apprenti-dieu était si vidé de son énergie qu'il n'avait même plus la force de faire la moindre pitrerie. Le plus démoralisant dans tout ça, c'était que les élèves étaient probablement tous dans leur chambre en train de s'amuser sur un jeux vidéos tandis que lui galérait à ranger ses livres. Un travail de chien pour rendre service à d'autres chiens, voilà comment se résumait la situation actuelle. Rangeant le dernier roman don le nom de l'auteur commençait par la dernière lettre de l'alphabet, l'homme descendait de l'échelle de manière pénible et ennuyée. Tracey avait dû le ranger ce bouquin sur la dernière étagère, se situant à une certaine hauteur. Une fois la tâche accomplie, il traînait des pieds. L'intrépide avait le dos complètement en compote et ses articulations lui faisaient mal. Plus le temps s'écoulait et plus les professeurs semblaient trouver des punitions de plus en plus adapter au jeune homme. Quoi qu'il en soit, le brun se dirigeait en direction de sa chambre d'un pas pressé. Le justicier avait hâte de retrouver son coussin.

Fonçant en direction du couloir qu'il menait à sa chambre, le jeune homme fit interpellait par une sorte de moisissure collée au mur. Ce qui était le plus impressionnant ce n'était pas forcément la substance, mais plutôt la quantité. D'une taille similaire à une balle de handball, le brun s'en approchait comme attiré par cette dernière. D'une couleur sombre et translucide, il était difficile de dire si cette dernière était solide ou pas. Alors se trouvant à proximité de cette chose encore inconnue jusqu'à présent, l'intrépide levait sa main droite. Avec lenteur et méfiance, Miles tendit le bout de ses doigts vers cette « moisissure ». Au contact de ses petits doigts, cette chose, tel un animal sauvage effrayé face à l'homme qui se dressait devant lui, se mit à bondir en direction du visage de ce dernier. Accroché à une mèche de ses cheveux (étant donné que cette chose n'avait ni mains, ni griffes), il essayait de se débarrasser de cette chose suspendu à ses cheveux. Tirant de toutes se forces, il finissait par ôter la chose de sa tête. A peine le sol atteint, elle bondissait à toute vitesse en direction de sa chambre.

Avant de poursuivre la créature qui n'était visiblement pas une moisissure, il se rendit compte que cette chose lui avait volé l'une de ses mèches. Laissant parler toute sa colère, grimaçant avec une tête digne d'un haineux, Miles poursuivit cette chose dans le seul et unique but de la terrasser. Se dirigeant vers sa chambre, Tracey mit un effroyable chassé pour ouvrir la porte. Scrutant sa chambre de ses yeux sournois et les sourcils froncés, l'intrépide cherchait en vain cette chose dont il n'avait pas encore défini le nom. Mais hélas, il ne trouvait rien... Rien excepté une petite chose posée sur son lit. Allongé sur le dos, les petits pieds à l'air ainsi que ses petits mains qui gigotaient dans tous les sens, le petit bébé menaçait à tout moment de pleurer. Comme s'il s'agissait d'un monstre dont il fallait se méfier, le brun s'en approchait avec prudence. Sur la pointe des pieds, n'en croyant pas ses yeux, il s'avançait à pas lent de façon à ne pas effrayer. Mais hélas pour lui, sa chaussure percutait l'une de touche de la chaîne stéréo qui se trouvait dans sa chambre et c'était avec le son à fond que la musique du groupe FOZZY résonnait dans tout le premier étage.

- « Putain... »
- « Mmh... Ouiiiin ! »

Miles ne sut dire si le plus déroutant était la musique ou les pleurs du bébé. L'homme aux yeux bleus fonçait en direction de la chaîne stéréo, tirait sur la prise avant de prendre le petit dans ses bras. L'élève avait beau le bercer, faire des grimaces, lui parler, ou encore lui chanter des comptines... Rien à faire, le petit nourrisson hurlait à plus de 90 décibels. Alors le brun se souvenait d'une chanson que lui chantait régulièrement sa mère lorsqu'il était petit pour le bercer. Tracey était loin d'avoir une voix aussi douce et aussi mielleuse que pouvait avoir sa mère, mais il était tout de même un bon chanteur. Afin d'éviter les ennuis (et surtout d'être honteusement surpris), le justicier prenait soin de fermer la porte avec le petit être dans ses bras. Par la suite, l'homme le plus foudroyant raclait sa gorge un bon coup, afin d'être sur de ne pas se louper dès la première note. Ne se souvenant plus du tout du début de la chanson, il se contentait seulement de chantonner le refrain. Non pas comme l'aurait fait le chanteur, mais plutôt de la même façon dont l'aurait fait sa maman : avec douceur, tendresse et surtout... En y mettant tout son cœur.

Spoiler:
 

Il regardait ce petit bout de chou avec beaucoup d'intensité, faisant comprendre au nourrisson qu'il n'était pas seul et qu'il avait toute son attention. Ce regard, c'était le même qu'un regard qu'un père pouvait porter à son fils. Le justicier se demandait qu'est-ce qu'enfant pouvait bien faire dans sa chambre. Oubliant même qu'il poursuivait une sorte de moisissure, le jeune homme continuait de sourire lui tout, en chantant. C'était une facette que Miles dissimulé. En effet, l'ex-étudiant en médecine adorait les enfants. D'ailleurs, le bébé avait cessé de pleurer et ce dernier semblait apprécier la douce mélodie. Tracey semblait sourire. Il souriait, essayant en vain d'attraper le nez du jeune homme de ses petits doigts. Et pour la première fois, ses yeux s'ouvrirent laissant transparaître ses pupilles d'un bleu clair comparable aux cieux. A cet instant, le jeune homme crut reconnaître ce regard mais il ne sut ni où ni quand il avait déjà vu ce regard. Il sentait que ses pupilles lui étaient familières. D'une certaine façon, le brun se sentait en sécurité avec ce petit. Un peu comme s'il venait de retrouver un proche. C'était la même sensation que lorsque sa mère le prenait dans ses bras.

Le bonheur, c'était probablement cela. Les études de médecine l'avaient permis d'avoir des réflexes presque similaire à ceux d'une maman. En tout cas, pour ce qui était de la théorie, cela allait. Avec ses facultés apprises lors de ses études, cet enfant ne craignait rien niveau santé. Mais lorsqu'il s'agissait de lui changer les couches, de le faire roter, de l'habiller de façon convenable... C'était une autre histoire. D'autant plus que le jeune homme n'était pas équipé pour cela. Alors Miles faisait ce qu'il savait faire de mieux : improviser. Avec son coussin, quelques couvertures ainsi que des draps propres, l'élève s'improvisait un lit pour enfant. Avec l'une de ses vestes (qu'il n'avait jamais utilisé), le brun en fit une couverture confortable pour le petit. Ce soir, il s'était juré de ne pas fermé l'œil de la nuit. L'homme aux yeux bleus voulait veiller sur ce petit jusqu'à ce que l'un de se parent venaient le réclamer. Bien sûr qu'il allait avoir des problèmes, que les professeurs ne seraient certainement pas en accord avec l'idée de garder un enfant... Mais il n'allait pas l'abandonner. De plus, tout comme lui... Ce bébé était seul.

Le jeune homme, une fois avoir bien limité le « lit » pour bébé fait maison à l'aide de coussins et de couverture épaisse, l'élève fonçait à la cafétéria chercher du lait qu'il chauffait. En cherchant bien, Tracey trouvait un biberon ainsi qu'une tétine qu'il prenait grand soin de laver avant de l'imbiber de lait chaud. Remontant les escaliers de quatre en quatre, Miles retournait dans la plus grande des discrétions dans sa chambre. En véritable papa poule, l'intrépide fit chuter quelque gouttes sur son poignet pour vérifier la température du lait. Par la suite, il tenait le nourrisson à l'aide de sa main gauche et lui donnait du lait à l'aide de sa main droite. Une fois le repas terminé, l'apprenti-dieu changeait pour la cinquième fois la couche du bébé qu'il avait improvisé avec un tee shirt. Une fois cela terminé, le justicier le déposait une nouvelle fois sur ce fameux lit, avant de s'allonger à ses côtés. Ayant utilisé tous ses draps pour le lit du bébé, Miles restait ainsi, sans couverture ni draps pour le protéger du froid.

En lui proposant son index, le petit morveux s'en saisissait à l'aide de ses deux petites mains avant de le mettre le bout dans la bouche et de tenter de le mordre en vain puisque ce dernier n'avait pas encore de dent. Cet instant fit sourire le jeune homme qui ne put empêcher la bave de se dernière recouvrir son ongle. Lorsque le petit menaçait de pleurer, alors Tracey chantait pour le détendre. Pour une raison qu'il ignorait, sa voix semblait apaiser l'enfant. Ce soir là, Miles jurait de ne pas fermer l'oeil et de veiller sur ce petit. L'élève eut également une pensée pour ses parents. Au bout de quelques minutes à répéter toujours les mêmes paroles, le bébé s'était endormi. Miles baillait, mais refusait de laisser le sommeil prendre le dessus. Alors pour lutter contre cela, il lui parlait d'une voix douce et mielleuse. Le brun lui racontait des histoires : c'était les siennes. Le justicier lui conta son combat contre Rain, la manière dont il a sauvé une jeune inconnue des griffes des gobelins, de son arrivé fracassante à l'académie... Et le plus drôle, c'était que malgré le sommeil, l'enfant semblait lui sourire. Baillant une dernière fois avant d'être à son tour aux pays des rêves, Miles lui murmura...

- « Qui sait... Peut-être que toi aussi, tu deviendras un héros. »


« Je ne pense pas être un exemple à suivre. En fait, c'est même plutôt l'inverse. Mais lorsque je regarde ce visage d'enfant qui m'est si familier, lorsque ses lèvres s'élargissent présageant la naissance d'un sourire, lorsque son regard se pose sur moi et que ses petits doigts viennent s'agripper à mon doigt... Ce soir là, j'ai compris une chose importante : on apprend à être père, on le devient. »



Dernière édition par Miles Tracey le Sam 27 Déc 2014 - 22:27, édité 3 fois
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Re: [Quête] Little me. (Riding solo !) - Sam 20 Déc 2014 - 4:18

Part II : Mon petit frère..


« Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu avoir un petit frère. Une sorte d'ami avec qui jouer au ballon et avec qui je me chamaillerai par moment. J'aurai aimé partager mes jouets, mes vêtements qui étaient devenus bien trop petit et le protéger de toutes les mauvaises personnes.  Avoir un petit frère...
Cela m'aurait probablement éviter d'être seul. »


Cette semaine avait été mouvementée. Une semaine s'était écoulée depuis et le moins le que l'on pouvait dire, c'était que cet enfant n'était pas un cas ordinaire : sa croissance était rapide, bien trop rapide. En bon étudiant en médecine, Miles pensait qu'il devait s'agir d'une maladie... Probablement l'acromégalie. Ou alors dans ce monde, cela pouvait également être un sort qu'on avait jeté sur ce gamin. Cela pouvait expliquer pourquoi cet enfant avait été abandonné ainsi. Songeant à cela, l'apprenti-dieu ne put s'empêcher de ressentir de la colère. Les parents de cet enfant devaient être sans cœur. Le brun aurait bien voulu aider ce bébé mais hélas, ses connaissances en médecine étaient bien trop limité. Et à sa connaissance, il était le seul de l'académie à avoir suivit des études dans ce domaine. [...] À la fin du mois, le bébé n'était plus faisant place à un petit garçon . Plus le temps passait et plus le diagnostic de Miles s'avérait être juste. L'enfant avait le physique d'une gamin qui devait avoir entre sept/huit ans. Ses yeux étaient d'un bleu azur, ses cheveux étaient tout ébouriffés.

Et le plus effrayant, c'était les traits de son visage. Il avait le visage semblable à celui que Miles pouvait avoir à son âge. Psychologiquement, l'enfant semblait sombre, distant et peu bavard. Tout comme l'élève l'était à l'époque. À chaque fois que le brun le regardait cet enfant, l'intrépide eut l'impression de voir son clone du passé. Cela dit, l'apprenti-dieu put remarquer quelques détails importants. Plus le temps s'écoulait et plus sa vitesse de croissance augmentait. Et enfin, quoi qu'il puisse se passer la veille, au levé du soleil « Minimoi » (puisque c'était ainsi qu'il avait décidé de le nommer) ne s'en souvenait plus. Avec ces deux détails, le jeune homme songeait que sa première analyse avait été erronée et il préférait donc opter pour la seconde hypothèse : on avait jeté un sort à cet enfant. Quant à la raison, il n'avait pas encore réussi à mettre le doigt dessus. Et malheureusement pour Minimoi, ce sort semblait être irréversible. Le plus triste dans tout cela, c'était que l'enfant ne semblait même pas s'en rendre compte. Si jusque là il avait trouvé les détails physiques assez ressemblant, son étonnement décuplait lorsque Miles lui demanda...

- « Dis-moi Minimoi, que voudrais-tu faire plus tard ? »
- « ... Je veux être un héros. »

Sans dire un seul mot, Miles le regardait avec attention. Il se souvenait qu'à son age, lorsqu'il disait cela personne ne le prenait au sérieux. À cet époque, l'intrépide aurait aimé qu'on le poussait à croire en ses rêves et en ses ambitions. Combien même cela lui semblait idiot et complètement immature, il le croyait. À cet instant, l'apprenti-dieu eut comme l'impression de voir son propre reflet. L'enfant, assit sur son lit, regardant par la fenêtre de ses yeux bleus azurs et d'un regard sinistre avait dit cela avec une telle sincérité qu'il ne put rester indifférent. N'importe qui aurait put en rire, mais pas lui. L'ex-étudiant en médecine s'approchait de ce môme d'un pas décidé. De manière spontanée, l'adulte posait ses mains sur ses épaules, retournait l'enfant qui regardait à travers la vitre de façon à lui faire face. Lorsque ce fut le cas, ses bras enveloppaient le corps du petit. L'élève le serrait fort, si fort qu'une fourmi n'aurait put passer entre les deux. L'enfant fut surpris. Le petit hésitait à lever ses bras un moment, avant qu'à son tour ses avant-bras viennent se coller à son dos. L'enfant humait son odeur. Pendant un long moment, un silence s'installait. Miles décidait de caser ce silence.

- « Alors un héros, tu seras. »

Tous les jours qui suivaient se dérouler de la même manière. Le matin, Miles allait en cours. Lorsque les cours se terminaient, Tracey rejoignait Minimoi qui devait probablement s'amuser avec une vieille console qu'il avait conservé au fin fond de son placard. Le soir, tous deux s'amusaient à faire des balades nocturnes en douce. Souvent, ils allaient sur le toit et ils contemplaient les étoiles, tandis que Miles lui contait quelques aventures qu'il avait réalisées en tant que héros. L'homme le plus électrisant au monde commençait par lui conter sa venue dans ce nouveau monde, la façon dont il s'était fait remarquer et également ses exploits. Parfois, le brun s'amusait à faire jaillir sur la paume de sa main des éclairs, histoire de frimer devant Minimoi et cela semblait émerveiller ce dernier. Et lorsque Minimoi demandait pourquoi ses parents les avaient abandonnés d'un air peiné, alors l'adulte lui redonnait le sourire en disant tout simplement que ses parents préféraient le voir en compagnie d'un héros pour qu'il devienne à son tour un grand héros. Et enfin, ils finissaient souvent par s'endormir devant un tome sur le prince d'Asgard.

« Incroyable ! Loki est effrayant. Tu crois qu'il réussira à prendre Asgard un jour ?»
« Hmm... Difficile à dire. Thor est tout de même meilleur. Et puis Odin est encore là. »
« Ah oui Odin, je l'avais oublié. »

Trois semaines s'étaient écoulées et la complicité entre ces deux là ne faisait que de grandir. Minimoi arrivait aux épaules de l'intrépide. Cette fois, la ressemblance ne faisait plus aucun doute. On aurait dit l'ex-étudiant en médecine mais avec quelques années en moins. Il avait l'allure d'un jeune adolescent, probablement situé entre douze à quatorze ans. Le jeune homme avait recommencé à sécher les cours, pour s'occuper davantage de Minimoi. L'adulte l'initiait à l'art du combat (ou en tout cas, du peu qu'il en savait). Tracey l'apprenait aussi des choses utiles et faciles à retenir sur la médecine, l'anatomie humaine et plus important : sur les femmes. À vingt-trois ans, il était toujours vierge. L'adolescence, c'est l'instant ou les hormones se mettaient le plus en route. Minimoi se posait beaucoup de questions sur le sens de la vie, sur ce qu'était l'amour, sur les filles... Et le moins que l'on pouvait dire, c'était que Miles peinait à lui répondre. Par moment, afin d'éviter le sujet et de se ridiculiser, il se contentait de lui répondre :

« Hein ?! Comment on fait des bébés ? Bah... Tu vois... En faite, heu... C'est un peu comme... »
« Tu ne sais pas ? »
« Bah si, bien sur que je sais attend, t'prends pour qui... »
« Oh. Alors tu ne l'as jamais fait ? »
« Mais si voyons !! Et même plus d'une fois ! »
« Bah explique moi alors ? »
« … T'es trop jeune pour comprendre. »

Répliquait-il avant de changer de sujet. Mais au fil des journées, l'adulte toujours puceau eut de plus en plus du mal à esquiver le sujet. En effet, Minimoi le rattrapait en taille. D'autant plus que la ressemblance était si frappante que les gens les confondaient parfois. C'était justement à cet instant, remarquant cela que Miles eut une idée ingénieuse. En effet, le jeune homme avait cessait d'aller en cours. À la place, c'était son petit protégé qui y allait à sa place. Et le moins que l'on pouvait dire c'était que personne ne se doutait de la supercherie. Étant un solitaire de nature, il ne fut pas bien difficile de tromper tous ce beau monde. Alors le brun profitait de son temps libre pour s'entraîner sérieusement dans son petit coin. Tandis que lui passait son temps à endurcir son corps, pratiquant de la musculation afin de se forger un nouveau corps, Minimoi lui endurcissait son cerveau. L'enfant apprenait à grand pas et il était étrangement bien plus doué pour les études que Miles. Avec ces petites vacances improvisées, la vie semblait être merveilleuse pour le jeune homme...

Et en très peu de temps, Minimoi faisait la même taille que lui. Voyant cette ressemblance troublante, ainsi que ce caractère similaire, face à ce reflet Miles dût se mettre à l'évidence : ce n'était pas un enfant abandonné par des parents. Cette sensation qu'il ressentait lorsqu'il était en sa présence, comme le bonheur ressenti lorsqu'on était en famille, cette complicité naturelle qui s'était installée de façon presque instantané entre les deux hommes et surtout ce caractère fougueux, à la fois impulsif et totalement imprévisible... Nuls doutes possibles, c'était lui. Et visiblement, Minimoi semblait également penser la même chose. Et sans s'en rendre compte, une rivalité semblait s'être installée entre les deux hommes. Bien évidemment, cela restait amicale et toujours dans une bonne entente. À chaque confrontation, que ce soit lors d'un entraînement au combat ou quel que soit le jeu, Miles l'emportait. Mais plus le temps s'écoulait et plus il peinait à vaincre son clone. L'écart entre les deux se réduisait à grand pas. Minimoi ne tarderait pas à devenir bien plus fort, bien plus doué que le jeune homme.

Sans s'en rendre compte, les choses commençaient à se gâter avec le temps. Tels de véritables frères jumeaux, l'un jalousait l'autre pour sa progression rapide. Quant à l'autre, il avait de plus en plus du mal à jouer le rôle de la doublure, songeant qu'il était tout aussi doué pour pouvoir passer à l'étape supérieure. En réalité, Minimoi voulait visiblement devenir le Kalif à la place du Kalif. Il se sentait suffisamment bon et talentueux pour prendre la place de Miles et devenir un véritable héros. Quant à Miles, voir celui qui fut il y a quelques semaines de cela son petit, l'enfant qu'il a élevé et son frère cadet le rattraper le faisait rager intérieurement. Quant aux respects, tout comme le temps, il se faisait moindre. Par moment, on pouvait clairement ressentir toute la jalousie que l'ex-étudiant me médecine tentait de dissimuler. Quant à Minimoi, il ne cessait de lancer des regards remplis de défiance à l'égard de son mentor. Et un jour, au levé du soleil, Minimoi avait grandi, encore. Il progressa, encore et devenait plus fort. Ce jour là, une dispute éclata. Deux tempéraments belliqueux, deux étoiles filantes qui traversaient les cieux et qui s'apprêtaient à s'entrechoquer. C'était tout bonnement... Inévitable.



« En fin de compte, être l'aîné n'est pas une chose aisée. Il faut savoir tout donner à son petit frère. Jouer le rôle du grand frère, c'est se mettre en avant et braver tous les dangers pour mieux protéger. C'est également oublier sa vie et se soucier que celle du petit. Être né en premier, c'est faire le nécessaire pour que le dernier ne manque de rien. En réalité être l'aîné,
c'est être le héros de son petit frère.»

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Re: [Quête] Little me. (Riding solo !) - Sam 27 Déc 2014 - 20:07

Part III : Un héros, je serai.


« On m'avait dit que les héros n'existent pas. Qu'ils n'étaient qu'en réalité qu'une création de l'homme. Il paraît que les héros ne sont qu'une histoire que l'on raconte aux enfants dans le seul but de les faire rêver et de les rassurer : car la justice triomphe toujours du mal. On m'avait dit... Que les hommes préféraient croire en une divinité invisible plutôt que de miser sur un homme qui pouvait changer le monde. »

Ce combat devait bien arriver tôt ou tard. Au fond de lui, il était perdu. Ses sentiments étaient vastes. D'un côté, l'ex-étudiant en médecine se sentait mal. Lorsqu'il regardait Minimoi dans les yeux, le brun revoyait encore l'enfant qu'il avait trouvé jadis. L'intrépide se souvenait de l'odeur de ses couches, de son premier mot, son premier sourire, ou encore ses tout premiers pas. Lorsque leur regard se croisait, il le contemplait tel un père observant son fils : avec amour. Puis Tracey le toisa et... Il se rendit compte que l'époque où Minimoi le regardait tel un petit frère observant son aîné était loin derrière eux maintenant. L'apprenti dieu avait en face de lui un homme qui était prêt à en découdre. Ce n'était pas son reflet qu'il voyait là, c'était un homme tout aussi talentueux que lui et qui ne rêvait que d'une seule chose : vaincre son héros. Il était à la fois excité, à la fois inquiet. Mais la jalousie est un sentiment qui pouvait faire perdre la raison. Miles n'était pas une exception. Alors au milieu de ce vaste lieu désert, un vent s'éleva. Sans dire un mot, les deux hommes s'observaient comme si c'était la dernière fois qu'ils pouvaient se contempler. Miles le sentait : quelque soit l'issu de ce combat, plus rien ne sera jamais comme avant.

On lui avait dit jadis, qu'il n'était pas aisé d'être père. C'était encore plus douloureux de combattre un fils. Alors il voulait en finir rapidement mais son clone avait pris les devants. Minimoi, aussi fougueux que son jumeau, fonçait tête baissée. D'un bond, la doublure dirigeait son poing en direction du visage de Miles. D'une réaction presque instantanée, ce dernier esquivait avec facilité et à son tour, contractant son biceps droit, il dirigeait son poing vers la joue de son clone. Comme si ce dernier était capable de lire dans ses pensées, Minimoi s'accroupissait de façon à laisser passer le coup au-dessus de sa tête. Par la suite, il s'approchait dangereusement de l'original, plaçant ses mans derrière la nuque de son aîné. Comme s'il était son véritable reflet, au même moment Miles se saisissait à son tour du cou de son « petit frère » et... Tous deux se donnèrent un coup de boule foudroyant avant qu'ils ne se lâchaient mutuellement. À la fin de ce premier échange, ils s'observaient silencieusement. Le choc fut si intense que le front de Minimoi s'était ouvert, laissant son sang couler le long de son visage. Miles songeait alors qu'il avait frappé le plus fort et il se mit à sourire. L'aîné pensait alors qu'il avait pris l'avantage. Mais Minimoi se mit également à sourire, à peine quelques secondes après.

Observant les lèvres de son clone, l'espace d'un instant Miles se demandait que signifiait ce sourire amusé. C'était à cet instant que le jeune homme sentit un liquide chaud descendre du haut de son front jusqu'à atteindre le bout de son nez avant qu'une goutte chutait au sol. Miles saignait également. La stupeur envahit son visage. C'était la preuve irréfutable que Minimoi était devenu son égal. Peut-être même qu'il lui était supérieur. L'idée de voir celui qui fut autrefois son petit frère le surpasser l'irritait au plus haut point. Le visage de Miles se ferma. C'était à la fois amusant et tout aussi effrayant. Au fil des jours, Tracey n'avait fait que de stagner. L'intrépide avait cessé de progresser tandis que son petit frère avait redoublé d'effort dans le seul et unique but de le surpasser. Au fond de lui, le jeune homme saluait le courage et les efforts qu'avaient réaliser son clone pour atteindre un tel niveau. Cependant, ils n'avaient pas les mêmes objectifs. Si Minimoi voulait surpasser Miles, ce dernier voulait surpasser Deus. Si Miles venait à perdre ce combat, cela signifierait qu'il ne s'approchait pas de son objectif mais bien au contraire : il s'en éloignait. Il n'avait pas le droit de perdre, pas ce combat là.

Le combat reprit de plus bel. Les coups étaient fourbes, bas, lâches mais surtout très violents. Le brun faisait rarement preuve d'une telle violence, même à l'égard de ses ennemis. Mais entre la jalousie et la crainte de s'éloigner de son rêve, il n'avait d'autres choix. Quant à Minimoi, à chaque fois qu'il parvenait à placer un coup, ce dernier se sentait capable de vaincre celui qu'il admirait tant. Celui qui fut jadis pour lui un père, un mentor, un grand frère... Une famille. C'était un combat plus que serré et aucun des deux ne cédaient. A chaque fois que Miles le touchait, son clone répliquait avec la même violence et la même intensité. C'était comme se manger ses propres coups. Les heures avaient beau défiler, dans leur tête le combat pouvait durer éternellement. Mais leurs corps n'en pouvaient plus. Entre les bleus, les bosses, les coquards et les saignements... C'était digne d'une baston de cour de récréation. Vous savez, ce genre de baston entre les deux enfants les plus populaires du collège, le genre de bagarre qui nous excitait parce qu'on ne pouvait connaître l'issu du combat lorsqu'on était enfant. Un peu comme si la classe de CM2 affrontait la classe de CM1. Et bien cela ressemblait à ça. Mais dans leur cœur, ce combat restera à jamais gravé à vie.

***


Comme tous bons combats, il eut un vainqueur et un vaincu. Le vainqueur, se tenait debout, fier et heureux de cette victoire. Le vaincu, à bout de force et écrasé par le poids de la défaite, contemplait les cieux allongés au sol. Des mots échangeaient entre les deux hommes. Le vainqueur s'accroupit alors, plaquant son front au sol et il salua respectueusement le perdant avant de disparaître à tout jamais de ce monde laissant le vaincu seul. Le perdant pleura. La honte l'envahit. Ce soir-là, les étoiles semblaient briller de mille feux. Seule la lune semblait l'accompagner dans sa solitude et sa tristesse... Juste pour cette nuit.

« Comme une étoile, je voudrais briller par mes actes. Comme la lune solitaire, je voudrais qu'on me remarque et qu'on me distingue des autres hommes. Comme un soleil d'été, je voudrais que mes mots réchauffent le cœur des hommes qui ont perdu foi en l'humanité. Je voudrais que l'on m'attende, comme les gens attendent un 24 décembre. Je voudrais qu'on pardonne ma faiblesse, comme on pardonne la bêtise d'un enfant. Et je voudrais aussi que l'on m'aime... Comme on aime un héros.

Que la foudre s'abat sur moi si je mens : que ce soit demain, dans un mois ou dans un an...
Un héros, je serai. »


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Re: [Quête] Little me. (Riding solo !) - Dim 28 Déc 2014 - 16:07

Qu’est-ce que ça fait de savoir qu’on est plus fort que soi-même ? C’est pas mal en fait… ça prouve que la progression est possible. Le problème ne vient pas du corps, mais de l’esprit. S’il y avait moins de fainéantise… ou des objectifs plus facilement atteignables…
Faut pas désespérer, Miles n’est pas perdu !
Et c’est peut-être au fond du trou qu’il finira par comprendre !

Bon RP, j’ai bien aimé ! Monsieur ne voulait pas d’enfant, mais réussit à être un bon père. D’un autre côté, l’absence du sien a peut-être été une bonne chose, quand on voit comment le remercie son fils alors qu’il s’est parfaitement occupé de lui. Allez, tu as plein plein de choses à écrire à tous ces sujets, alors file !

Minute… au niveau de texte en lui-même, tu as un petit problème de temps : tu hésites entre imparfait et passé simple, tu mélanges leur utilisation. Il faudrait que tu regardes ça, pour que ce soit encore  plus plaisant à lire! C’est pas grand-chose à améliorer, pas vrai ?
:wink:

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[Quête] Little me. (Riding solo !)
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