Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre]

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Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Ven 14 Nov 2014 - 15:24

Le mur d'enceinte était énorme. Courant sur des kilomètres de long, sur plusieurs mètres de haut, il offrait son coffrage brut en béton aux yeux de Raphaëlle. La nuit était tombée depuis peut-être une heure, une heure et demie et un voile épais de nuages bloquait les rayons de la Lune. Il faisait noir. Un noir d'encre, épais, soyeux, silencieux.

La jeune femme avait soigneusement choisi la portion de mur devant laquelle se tenait. Durant trente-cinq minutes, sur deux mètres de long, elle serait en dehors du champ des caméras de surveillance. Elle consulta sa montre et attendit que la trotteuse est passée le chiffre douze. Sans hésiter, elle sortit des fourrés et dégaina une bombe de peinture. Elle savait exactement quel motif elle allait réaliser. Sans trembler, les gestes sûrs, elle commença son œuvre.

L'adrénaline faisait battre son cœur et s'il y avait eu un observateur une source de lumière, on a pu voir ses pupilles dilatées par l'excitation. Elle portait bien sur des habits sombres, déjà taché de peinture mais surtout bons marchés. Une fois son forfait accompli, elle se débarrasserait des vêtements, histoire de ne pas se faire retrouver pour une stupide histoire de fringues.

Ce soir, elle ne s'attaquait pas un immeuble miteux, un pont, ou une simple école. Non, cette zone était sans doute l'endroit le mieux gardé de la région. Elle n'avait pas de réels motifs pour s'y attaquer, simplement la satisfaction de leur montrer que si quelqu'un avait réussi à peindre leurs précieux murs, d'autres réussiraient certainement à le traverser.

La demi-heure face à bien trop vite au goût de la jeune femme. Ça faisait trente-quatre minutes et trente secondes qu'elle sprayait quand elle ajouta la touche finale à son œuvre. Un petit monstre, dévorant un R. Les yeux fixés sur sa montre, il recula pour regagner sa cachette. D'où elle était, elle ne pouvait avoir le résultat mais elle savait qu'une photo couleur figurerait à la première page du journal local le lendemain matin. Elle devait maintenant attendre cinq minutes pour pouvoir s'éloigner assez sans attirer l'attention.

Le moment venu, elle prit ses jambes à son cou et trottine à un bon rythme pour rejoindre ce qu'elle appelait sa masse secrète, à savoir un vieil entrepôt désaffecté. Le souffle court, elle arriva dans le petit bâtiment qui à cette heure de la nuit était vide. Sans trop attendre, elle retira ses baskets en toile, son pantalon cargo et le pull à capuche sombre qui avait été les témoins de ces activités illicites. Elle les jeta dans un bidon en ferraille et se débarrassa aussi de ses gants en latex. En sous-vêtements, elle se dirigea vers une pile de cartons et en extrait un sac à dos duquel elle tira un briquet et une bouteille de dissolvant. Elle vida l'acétone sur ses habits, jeta la petite bouteille en plastique et tira de son sac un petit morceau de papier auquel mit le feu. Elle lâcha le goût de papier incandescent dans le bidon et regarda le feu prendre, détruisant l'épreuve de la nuit.

Sans plus trop se soucier du feu, elle enfila les habits de rechange qu'elle avait pris. Elle s'assurera que tout avait brûlé dans le bidon est discrètement, elle regagna sa chambre, dans l'appartement de sa sœur. Sans demander son reste, Raphaël enfila son pyjama et s'endormit comme une souche. Il lui semble avoir fermé les yeux depuis à peine une minute de son téléphone portable sonna, indiquant l'étudiant qu'elle était que sa journée de cours commençait. Elle avala un rapide déjeuner en compagnie de sa grande sœur et se saisit de son sac d'école. Elle cria un adieu à travers l'appartement et claqua la porte.

Comme son habitude, elle se rendit dans le café en face de son université pour y boire son premier café de la journée. À peine installé à sa table habituelle, elle prit le journal du jour et vit avec satisfaction que son graffiti rendait très bien en pleine lumière. Elle ne sera rappelait plus vraiment comment l'idée de ce dessin lui était venue, mais le résultat lui plaisait beaucoup. Des silhouettes noires entourées de halo blanc entouré de façon symétrique une silhouette plus grande, cerclée de doré. Un simple texte annoncé : Deus.

Comme elle ne pouvait expliquer à personne ce qu'elle voyait au quotidien, l'exposé aux yeux de tous lui semblait une belle ironie.

[si quelqu'un veut rebondir et participer à ce rp, qu'il se manifeste par mp xD Sinon lundi je le déclare comme solo et je le clos ♥]

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Re: Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Lun 17 Nov 2014 - 2:45
Le grand blond se trouvait dans son appartement, berçant lentement Yuri dans ses bras. Depuis combien de temps faisait il partit de sa vie désormais? 1 mois? Presque 2… Ouais, un truc du genre…

Durant son voyage en Pologne, il avait appris des choses qui… Le laissait encore perplexes. Des monstres chasseurs invisibles qui rependent une aura glacée ainsi qu’une personne qui, en premier lieu, lui avait semblé être un psychopathe, mais qui semblait malgré tout lié à ce qui s’était passé avec ces monstres chasseurs.

Et, à son retour Kathleen lui avait appris qu’elle s’était fait donner un bambin, alors qu’elle était en stage à l’hôpital. Il avait été interloqué, surpris et lui avait demandé de le ramener à l’hôpital, mais elle avait refusé, disant qu’elle préférait s’en occuper, plutôt qu’il soit donné à un orphelinat et courir le risque que personne ne veuille de lui.

À contre cœur, il avait accepté, pour faire plaisir a Kathleen et depuis, ils avaient un enfant à charge. Ce fut un pas de plus pour le géant blond dans la vie adulte, mais… Étrangement, il aimait ça. S’occuper d’un enfant l’avait rapproché encore plus de Kathleen, comme un père et une mère. Ils dormaient presque toujours dans le même lit, avec Yuri dans son berceau au pied de leur lit. Mais cette nuit, c’était différent. Kathleen avait un examen le lendemain, alors elle s’était couchée dans sa chambre pour dormir en paix.

Et comme de fait, Yuri ne faisant pas ses nuits, Jason s’était chargé de le rendormir. Il était dans la cuisine et il le berçait en lui donnant le biberon et en observant l’extérieur. L’heure était proche… Serait-elle là ce soir?

Selon ce qu’il avait pu observer, il lui restait une dizaine de minutes… Il retourna dans sa chambre et coucha Yuri qui s’était rendormi, avant d’enfiler un sweatshirt noir et des pantalons noirs.

Il se posta à la fenêtre et il attendit. Les minutes s’égrainèrent lentement et… OUI! Elle était là. Elle habitait dans l’appartement face au sien et elle le quittait toujours à peu près aux mêmes heures. Il l’avait déjà vu à son université et, de ce qu’il savait, elle ne travaillait pas. Alors pourquoi quitter à ce moment?

Il attendit qu’elle se soit éloignée pour sortir à son tour de son appartement, veillant à ne pas trop éveiller ses soupçons. Il la suivit un moment, jusqu’à arriver au centre de recherche ultra protégé (abritant probablement des preuves d’évènements paranormaux et d’aliens selon plusieurs). Il resta à l’écart, caché dans l’ombre d’une ruelle, observant la tagueuse faire son œuvre. Ce n’était que ça… Une fille qui se rebellait… C’était moins impressionnant du coup… Dommage.

Mais il resta malgré tout un moment pour observer son œuvre, puis il frissonna en voyant des lettres s’ajouter à son dessin « Deus » … Deus, le latin de Dieu.

Il fut momentanément repoussé dans le temps de quelques mois, lorsqu’il était à Auschwitz.

« Ta vision des choses sont très nobles, tu vivras très longtemps, dans ce cas-là il y a une autre question que je vais te poser, crois-tu en dieu ? Ou peut-être même en plusieurs dieux ? Il est très important de croire en soi-même, mais quand est-il d’une croyance ? Penses-tu qu’il nous observe en ce moment même ? Pour juger le paradis et l’enfer ? »

Pourquoi ces mots dits par Yuri s’immisçaient ils dans sa tête en ce moment? Pourquoi repensait il a ça? Il ne savait rien, mais il s’éloigna rapidement, pour regagner son appartement et dormir un peu, avant d’aller en cours.

Le lendemain matin, il se réveilla en sueur, ayant fait des cauchemars étranges, pourchassé par un monstre invisible ainsi que par des humanoïdes sans visage. Il sortit rapidement de sa chambre, en simple sous-vêtements, et prit une douche froide pour se réveiller. Il en ressortit à toute vitesse en tremblant et il s’habilla. Il enfila un pantalon noir et un t-shirt rouge, avant de quitter en prenant une veste de cuir, ainsi qu’une sucette. Il la mit dans sa bouche et marcha jusqu’à son université, décidant de s’arrêter dans un café. Et il la vit.

Elle était là. Sa voisine d’en face, celle dont le tag était à la une des journaux. Il se prit des tartines au Nutella et un chocolat chaud et il alla s’asseoir sur la chaise face à la fille aux tags et il sourit en observant l’article qu’elle lisait.

J’espère que ça ne te dérange pas que je m’installe ici… Après tout, un tel talent avec ne devrait pas rester sans félicitations…

Il sourit et sirota doucement son chocolat chaud un court moment, en gardant son regard rivé sur elle. Il reposa lentement sa tasse et baissa les yeux pour observer une fois de plus ce dessin et, de nouveau, un frisson parcourut son échine en le voyant.

Plus sérieusement… Hier je t’ai vu faire le tag et… Je dois savoir… D’où te vient cette idée. Pourquoi ce dessin? Je… Chaque fois que je le vois, ça me donne des frissons… J’essaye d’en saisir la provenance, mais je ne comprends pas… Mais peut être que toi, tu pourras m’aider à faire le point.


Spoiler:
 
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Re: Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Mer 19 Nov 2014 - 22:21
Faites pas attention aux fautes, je corrige dès ce week-end, c'est juste pour faire avancer le RP ^^



Apparence au début du RP
18h12. Saleté de montre ! On ne peut donc pas se fier à la technologie d'aujourd'hui, il faut vraiment tout faire par soi même. Sans me vanter, j'avais des réelles capacités de traqueur ; et un bon traqueur connait tout sur son environnement pour traquer sa proie sans encombre. Donc cela devait faire approximativement  1 heure que le soleil était tombé sur la ville. J'étais perché sur cet arbre depuis plus de 2 heures, portant mon pull noir, mon pantalon noir et ma longue veste noir sans oublier le masque qui avait fait ma réputation dans cette autre vie que je regrettais tant encore aujourd'hui. J'avais retrouvé toute mes affaires dans le local que je louais dans mon autre vie. Ils avaient surement pas du être informé de ma mort, ils avaient laissé là toute les choses que j'y avais entreposé. Ma foi tant mieux. J'étais donc sur cet arbre, face à cette grande muraille. Dans mon autre vie j'avais été amené à effectuer des assassinats dans le coin de la ville, et je m'étais toujours demandé ce qui se cachait derrière ce mur qu'ils protégeaient tant. Maintenant que j'étais un apprenti prétendant à un titre Divin, il n'était plus la peine de se poser la question ; je savais pertinement ce qui devait se cacher derrière cette grande muraille de pierre.

J'étais venu ici dans le but d'observer la sécurité de cette muraille et à quel niveau elle était protégée. Je savais que je serais capable de rentrer seul si je le voulais mais ma puissance actuel ne me le permettrait peut être pas et puis on n'est jamais trop prudent, qui nous dit qu'ils ont pas déjà dévelloper des armes pour nous combattre ? Ou alors qu'ils n'ont carrément pas une armée de dieux prêt à nous combattre ? Ca parait peut être trop fou, mais on est jamais sûr de rien.

Perdu dans mes pensées, mon regard avait été attirée sur ma droite. J'entendais de tout petit bruit, comme des mouvement dans les fougères... Non, ce n'était pas ça, une personne qui gratte quelque chose... Non, ça m'était familié. J'avais bien déjà entendu ce bruit quelque part. Je sortais mes jumelles à vision nocturne que j'avais aussi conservé de mon autre vie. Elles étaient dans un sale état mais elles me permettaient quand même de distinguer la silouhette. Me concentrant un peu plus sur ce que cette personne faisait là, je remarquais des traces de spray sur le mur. Un tagger ? Ahaha, étais-ce une blague ? Ca me paraitrait bien plus facile d'observer le niveau de sécurité du batiment si cette personne se faisait prendre. Qu'allait-il envoyer : des chiens ? Des gardes ? L'armée ? Ahaha, la situation était tout de même assez hilarante ; un vandal qui s'attaque à l'un des batiments les mieux protégés du pays.

...

Les minutes passaient et aucun signe d'alerte, rien. L'individu continuait d'éxécuter sa figure d'art sur le mur de l'enceinte. Etonné, je descendais de mon arbre pour me rapprocher, mais il eu fallut ces quelques secondes pour que la personne s'échape. M'avait-elle remarqué ? Impossible. J'avais bien réussi à éxécuter les dirigeants des plus grands réseau de mafia de ce monde sans que l'on ne me retrouve, ce n'est pas un gamin de la rue qui allait me repérer aussi facilement. Non, en fait il avait simplement finis son travail. Me rapprochant avec précautions de l'endroit où l'individu se trouvait quelques secondes auparavant, je tentais de distinguer ce qu'elle avait écrit : s'attaquer à ce mur d'enceinte ne pouvait être que de la provocation et la personne devait être extremement confiante pour faire cela ; en elle et en son art. Curieux je tentais encore un peu plus de me rapprocher du graffiti et j'en distinguais enfin la signification. Je ne revais pas ? je du me frotter les yeux à plusieurs reprises pour en être certain. Il y avait écris "Deus". Etais-ce le hasard ? Impossible. On parlait du mur d'enceinte du centre de recherche, c'étais clairement impossible. Par reflexe, je tentais de chercher le môme à l'origine et alors que je la voyais s'engager dans une ruelle à grand pas, j'engager ma filature. Un entrepôt, puis un appartement. Ca devait être chez lui. J'observais depuis le palier où est-ce que la lumière allait s'allumer et je m'infiltrer dans le batiment d'en face, sur le toit, pour observer l'appartement.
...
Les heures passées, il était maintenant... très tôt le matin. Même avec mes compétences, la fatigue était le plus grand défaut de tout être humain et j'avais du surveiller l'appartement pendant toute une nuit sans fermer les yeux. Mais malgrès la fatigue, je savais que mes yeux ne pourraient pas me trahir, et par la fenêtre de l'appartement que j'observais, je dinstibnguais la même silouhette que la veille et c'était celle d'une femme. Etonnant ? Pas vraiment. La question n'était pas de connaitre son sexe mais son lien avec l'académie ou même avec Deus lui-même. Alors qu'elle passait le palier -et vue la petitesse de la personne, c'était probablement pour rejoindre son école- Je me dépechais de descendre pour ré-engager ma filature. Je la suivais donc depuis une Dizaine de minute maintenant elle s'arrêtat dans un café. La fatigue à ce momennt avait bel et bien failli m'avoir ; je n'allais pas rentrer là dedans habillé comme ça. j'avais pris soin d'enlever mon masque avant de la filer, bien évidemment, mais ces vêtement, c'était probablement trop, surtout si je voulais me mêler aux étudiants du bar. Je rentrais alors rapidement dans une boutique, prenait une chemise, une veste et un jean et m'habillait en vitesse, rangeant mes affaires dans un sac que je venais aussi d'acheter.

Apparence à l'entrée dans le café

Je rejoignais alors le café et aperçu la jeune fille directement en passant la porte. Je la fixais alors et homme venait s'asseoir à côté d'elle. J'allais vers le bar pour faire mine de commander quelque chose et tentais d'écouter leur conversation.

"Plus sérieusement… Hier je t’ai vu faire le tag et… Je dois savoir… D’où te vient cette idée. Pourquoi ce dessin? Je… Chaque fois que je le vois, ça me donne des frissons… J’essaye d’en saisir la provenance, mais je ne comprends pas… Mais peut être que toi, tu pourras m’aider à faire le point. "


Alors une autre personne l'avait aussi vue. Il fallait que je tente une approche immédiatement. Sinon je ne pourrai en apprendre plus, surtout si un autre témoin avait aussi été là. J'espèrais seulement que ma carte d'étudiant dont je me servais comme faux-papier était toujours valable. Je m'avançais alors vers les deux étudiant, prenant une démarche lente et courbé, me grattant la tête et me concentrant au maximum pour canaliser mon pouvoir et ne pas glacer les gens autour de moi, la température avait sérieusement du baisser dans le café tout de même...
Me grattant la tête, je leur dit :

"Heu... salut, je suis nouveau dans la région et ... je t'ai aussi vue hier soir devant le mur... Ne croit pas que je te juge ou quoi que ce soit d'âutre, j'étais simplement perdu et... J'suis désolé, je n'ai pas l'habitude de faire de nouvelles rencontres alors vous voulez bien au moins m'indiquer mon chemin ? je vous en serez reconnaissant"


L'approche était osé mais il était impératif que je prenne part à cette discution, surtout si elle pouvait m'en apprendre plus sur leur connaissance de l'académie et des dieux qui peuple le monde humain.

PS:
 
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Re: Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Lun 24 Nov 2014 - 17:46

Une serveuse posa devant elle le Gran Latte qu'elle commandait chaque matin. Par la force de l'habitude, on ne lui apportait même plus le sachet de sucre, sans doute lacés de le voir chaque fois abandonné.

Raphaëlle aimait cette routine, il y avait quelque chose de réconfortant à savoir que chaque matin, immuablement, elle pouvait profiter d'une demi-heure de calme avant le début de ses cours. Le journal étalé devant elle, la jeune femme allait prendre la première gorgée quand une voix avorta son geste. Elle leva les yeux et tomba, contre toute attente, sur un visage connu.

Elle n'aurait su dire le nom exact de son interlocuteur, mais elle était persuadée qu'il habitait dans le quartier, proche de chez sa sœur.

« J’espère que ça ne te dérange pas que je m’installe ici… Après tout, un tel talent avec ne devrait pas rester sans félicitations… »

Dans l'immédiat, Raphaëlle ne sue quoi répondre. Elle regarda le jeune homme s'installer sans rien dire. Soit, il semblait parfaitement au courant qu'elle se trouvait être l'auteur du graffiti. C'était donc lui, cette présence qui lui avait semblé détecter la veille. Une fois de plus, elle avait cru que son cerveau lui jouait un mauvais tour.

« Plus sérieusement… Hier je t’ai vu faire le tag et… Je dois savoir… D’où te vient cette idée. Pourquoi ce dessin? Je… Chaque fois que je le vois, ça me donne des frissons… J’essaye d’en saisir la provenance, mais je ne comprends pas… Mais peut être que toi, tu pourras m’aider à faire le point. »

La situation lui semblait quelque peu surnaturelle. Un inconnu au physique de colosse lui posait des questions sur, peut-être, le plus grand mystère de sa vie. Elle aurait sans doute dû se méfier, mais pour une raison qu'elle ne connaissait pas, elle décida de profiter de l'occasion pour parler des sortes « d'auras » qu'elle voyait autour de certaines personnes.

Mais comme cette journée semblait vraiment aller complètement de travers, un nouvel inconnu s'incrusta dans la conversation. Cette fois, ça commençait prendre à faire beaucoup. Raphaëlle allait promptement lui demander d'aller voir ailleurs s'il y était. Elle tourna la tête pour le lui dire quand elle remarqua que son était justement « Un ».

« Heu... salut, je suis nouveau dans la région et ... je t'ai aussi vue hier soir devant le mur... Ne crois pas que je te juge ou quoi que ce soit d'autre, j'étais simplement perdu et... J'suis désolé, je n'ai pas l'habitude de faire de nouvelles rencontres alors vous voulez bien au moins m'indiquer mon chemin ? je vous en serais reconnaissant »

Raphaëlle leva les yeux au ciel. Il espérait vraiment être crédible ? Ou alors il les prenaient simplement pour deux cons.

« Dites donc, je commence à me demander si je n'ai pas taggé le mur de la gare, et pas celui d'un bidule militaire ultra sécurisé. » Lança-t-elle d'un ton moqueur. « Pour répondre à ta question, monsieur l'inconnu numéro un, mon dessin est inspiré des gens comme lui. » De mouvement de tête elle désigna le nouvel arrivant à qui elle s'adressa ensuite. « A la place de nous interroger sur une hypothétique chemin, explique plutôt pourquoi tu as cette espèce d'aura autour de ta personne. »

C'était peut-être sa seule chance d'avoir des réponses. Elle frissonna et remonta sa vestes d'hiver. Il faisait anormalement froid dans le café. Secrètement, elle espéra que le physique imposant de l'Inconnu Numéro Un dissuaderait Celui-Qui-Luit de s'enfuir, sans répondre aux questions.

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Re: Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Dim 14 Déc 2014 - 22:32
Un deuxième frisson vint s’immiscer dans le corps du géant blond, mais cette fois, ce n’était pas un frisson de malaise, mais un frisson de froid. Décidément, on avait beau être en mars, la température ne voulait pas monter. Il referma sa veste et posa le regard sur l’inconnu qui s’était approché d’eux.

Drôle de hasard. Cette même personne avait décidé de venir dans le même café qu’eux, arrivait comme par hasard au moment où ils commençaient à parler du graffiti, pour dire qu’il avait lui aussi vu le graffiti. Sympa. Vraiment, très sympa. Merci destin, de croiser aussi facilement les chemins de ceux qui doivent se croiser. Non mais sérieux, quelle heureuse suite d’actions complètement hasardeuses! Et surtout, pas du tout suspecte!

Le grand blond roula des yeux et il sourit en poussant la chaise du pied, pour permettre à leur interlocuteur de s’asseoir, mais il figea en entendant ce que la demoiselle avait à dire. Aura? Personnes comme lui? Qui plus est, la température de la pièce qui semblait avoir descendu de quelques degrés… Qu’est ce qui se passait?

Le grand blond se mit à grelotter, que dis-je, à trembler. Des pièces de puzzles semblaient s’emboiter maintenant. Elle venait de dire que cette personne avait une aura qui s’émanait d’elle. En portant attention à son graffiti, ces aura devaient être un genre de halo qui entoure la personne qui est là. Aura qu’il a pu ressentir dans son combat contre les monstres chasseurs en Pologne. Monstres qui semblaient liés à Yuri, l’homme qu’il avait rencontré à Auschwitz. Yuri, qui lui avait parlé de divinités… Ces personnes, seraient-elles vraiment des anges finalement? Ou alors c’est lui qui, dans son délire de recherche de réponses, tente de trouver l’explication à cette rencontre qui le hante depuis un moment?

Que voulais dire Yuri? Et surtout, qui était cette personne qui, comme par hasard, était présent lorsqu’elle a taguée le mur? Jason soupira et leva les yeux au ciel, fixant le plafond et laissant son pied sur la chaise qu’il venait de dégager, réfléchissant.

Il pouvait toujours apprendre si cette personne était vraiment liée à ce qu’il croyait ou alors, ils n’avaient affaire qu’à un stalker…

La vie fait parfois les choses de façon assez surprenante… Mais alors là… Elle se surpasse…

Le géant blond se mit à rire, avant de se lever, observant de haut l’inconnu, retirant sa veste pour la mettre sur le dossier de sa chaise, malgré le froid soudain. Puis il se rassit et observa l’homme face à lui, en tirant la chaise qu’il avait repoussé plus tôt. Il plongea son regard dans le sien et il resta immobile, les bras croisés.

Alors? Tu ne réponds pas à la demoiselle? C’est impoli de ne pas répondre quand on nous pose une question.
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Re: Conformity is the jailer of freedom and the enemy of growth [libre] - Lun 2 Mar 2015 - 15:43
Bon. Je crois que je n'aurai pas pu faire mieux cette fois-ci. Toute persone avait ses limites et les miennes venait d'être dépassé : d'abord la surprise de la découverte, puis la fatigue et pour terminer l'handicape de devoir créer un personnage en moins d'une dizaine de minute, je commençais réellement à être rouillé, il fallait simplement se rendre à l'évidence.

La jeune femme m'avait agréablement fait remarquer l'ironie de ma venue par rapport à ce que je lui annonçais avoir vue. On pourrait presque dire qu'elle me méprisait, mais ce n'était pas ce sur quoi je m'étais arrêté, non, ce qui me surpris c'est ce qu'elle déclara ensuite :

« A la place de nous interroger sur une hypothétique chemin, explique plutôt pourquoi tu as cette espèce d'aura autour de ta personne. »

En premier lieu, ce qui m'interpella c'étais de savoir comment pouvait elle observait une aura autour de moi, étais-ce celle de mon pouvoir divin ou pouvait-elle voir que je n'étais simplement pas/plus humain. Dans un second temps, ce qui me rassura était de constater qu'elle ne semblait pas savoir ce qu'était "l'aura" dont elle parlait. Elle savait donc que je n'étais pas normal mais elle ne savait pas qui j'étais réellement.

Ce qui allait être problématique maintenant, c'est que je ne pouvais pas prendre le risque de m'exposer à un potentiel danger. J'avais remarqué depuis peu que je pouvais distinguer les humains des dieux naturellement, mais je n'avais pu vérifier ça que sur une personne, qu'est ce qui me disait que des dieux ne pouvaient pas cacher leur présence ?
J'avais donc expressement diminuer l'effet de mon pouvoir pour pouvoir rester dans ce café sans que la température ne baisse "trop", mais en contrepartie je devais renoncer à l'utilisation de mes pouvoirs tant que je ne réactivais pas cette barrière, il fallait donc que je le fasse, quitte à faire fuir toute les personnes présentent dans ce café.

L'homme qui accompagnait cette jeune fille, me tira la chaise dans un premier temps, mais je n'y avais pas vraiment prêté attention, je devais me concentrer pour ré-activer ma barrière sans que ce soit trop soudain et je ne restais concentré que sur leurs paroles.
Puis l'homme qui venait de lancer, à son tour, une touche d'ironie dont on se serait bien passé sur le moment, se leva puis me lançait un regard des plus froid avant de se rassoir, croiser ses  bras et continuer à m'observer.

"Alors? Tu ne réponds pas à la demoiselle? C’est impoli de ne pas répondre quand on nous pose une question. "

j'esquissais un sourire tout en soupirant et tirait la chaise en face de moi avant de m'assoir à leur table. La température ne cessait de baisser dans la pièce, ma barrière de glace était complètement réactivé. Je prenais d'énorme risque mais je voulais continuer cette discussion ; s'ils pouvaient m'apprendre des choses, je pouvais leur en apprendre aussi, quitte à leur révéler quelques secret.

"Eh bien, le sort n'a pas joué en ma faveur. Il est vrai que je ne suis pas un lyçéen, c'est un simple accoutrement pour pouvoir m'approcher de vous et engager une discussion."

Je saisissais un verre de soda abandonné sur la table de derrière par des clients qui venait de fuir le café, se plaignant du froid.

"Vous vous demandez peut être qui je suis, ce que je fais là. Peut-être fais-je partis de la police, l'armée, ou même un des chercheur du centre que tu as taggé hier.."

Je mettais ma mains en suspension au dessus du verre puis la ferma. Trois secondes se passait avant que je ré-ouvre ma main de laquelle sortis un glaçon que je venais de former à l'intérieur de celle-ci avant de le lacher dans le verre

"... Ou peut-être pas" Dis-je avec un sourire narquois.

PS:
 
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