Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 La belle au bois dormant

 
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La belle au bois dormant - Dim 9 Nov 2014 - 19:28

~Réveillé par un prince~


Eros ouvrit les yeux et se mit à bailler bruyamment. Il se souvenait d’un rêve étrange ou il avait vécu une autre vie. Une vie molle sans aucun rebondissement. Il n’y avait que le dénouement tragique d’une mort au milieu des flammes qui revêtait un véritable intérêt. Et encore si cela avait attiré l’attention d’Eros c’était à cause des nuances de couleur de la scène. Du rouge, du rouge partout, sa couleur favorite. Un sourire béat vint se dessiner sur ses lèvres alors qu’une étrange impression se fit alors sentir. Pourquoi faisait-il encore noir et pourquoi avait-il l’impression… d’étouffer ?
Eros voulu lever les bras et il se cogna à une sorte de plaque au-dessus de lui. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Il chercha à bouger tout son corps mais rien ni fit. Il y avait bel et bien quelque chose qui l’empêchait de se mouvoir correctement. Il comprit soudainement qu’on l’avait enfermé dans une boîte.

Comment quelqu’un a osé me faire ça ? Profiter de mon sommeil pour m’enfermer ?

Il tambourina sur le panneau de bois, tout en prenant soin de ne pas casser ses ongles minutieusement manucuré. D’un coup il sentit de l’air frais s’engouffré dans l’habitacle tandis qu’un rayon de lumière se fit perçant. Après une forte poussée il parvint à faire glisser le couvercle sur le côté. Le voilà enfin libre. Il se mit alors en position assise alors que son regard fut attiré par une plaque doré sur le panneau de bois.

Alexis Haros. Mais quelle horreur je suis dans un cercueil !

Eros se rendit soudain compte qu’il se trouvait à l’intérieur d’un cercueil au rembourrage rouge sombre. La couleur était jolie mais cela n’empêchait pas le fait que c’était macabre. Qui plus es on l’avait dans la boîte destiné accueillir une autre personne. Il ne s’appelait certainement pas Alexis Haros, quel nom ringard. Il sauta rapidement à terre, la boîte funèbre se trouvant sur un socle de pierre.
Il ne se rappelait que d’une chose s’être endormit et de s’être réveillé ici. Quand il fouilla dans sa mémoire il ne trouva rien. Il savait qui il était, ce qu’il aimait, mais pour le reste c’était le néant. Il ne connaissait personne, ne se rappelait pas la dernière fois qu’il avait pris soin des ongles mais il savait qu’il aimait le faire régulièrement. Son cerveau tout entier n’était rempli que d’information sur sa propre personne. Cela aurait de quoi perturbé n’importe qui et pourtant Eros n’en pris aucunement compte. Il ne se rappelait de rien qu’à cela ne tienne il se ferait de nouveau souvenir. Le plus important était qu’il ne soit plus enfermé dans ce maudit cercueil. D’ailleurs il était où en fait ?
Le jeune homme admira alors les lieux. Il était sans nul doute dans un édifice religieux, les vitraux colorés ne faisaient que l’attester. Des gargouilles se trouvaient aux murs, placés juste avant que le plafond ne se dessine en de multiples voûtes et coupoles. Elles semblaient presque en vie et jetaient à Eros des regards réprobateurs. Ce dernier vit sa peau se couvrir d’une chair de poule.

Quel endroit sinistre.

Il s’enlaça et se frotta les bras afin de faire passer son sentiment de mal être. Il ne souhaitait pas rester une minute de plus ici, ce n’était pas un endroit pour lui. Eros avait une tout autre classe et il souhaitait vivement retrouver ses habitudes. Une partie de shopping en vue peut-être.
Des pas se firent entendre et résonnèrent dans tous l’édifice. Quelqu’un venait.

Eros prit alors en compte le fait qu’il se trouvait auparavant dans un cercueil. Son kidnappeur était sans doute venu achever le travail. Voulait-il le tuer, l’enterrer ou même pire abuser de lui ? Il n’en savait rien mais une chose était certaine maintenant qu’il était réveillé il n’allait pas se laisser faire.
Il se posta derrière l’un des piliers porteurs proches de l’autel ou trônait le sinistre lit dans lequel on l’avait glissé. Le jeune homme grogna entre ses dents :

Vous allez voir. On n’abuse pas d’Eros Lussuris si facilement.

Lui vint alors à l’idée qu’il devait trouver une arme. Cherchant autour de lui il ne vit rien de potentiellement dangereux pour quelqu’un. Le temps commençait à pressé, les pas se faisaient de plus en plus proches. Apercevant une ombre il ne prit pas le temps à la réflexion et attrapa la première chose qui lui tomba sous la main et qui lui sembla utile pour se placer devant le sinistre individu qui l’avait séquestré. Il leva alors le bras devant lui tout en pointant l’ombre qui lui faisait face avec un… chandelier.

Si vous pensez pouvoir abuser de moi vous vous trompez lourdement. Laissez-moi tranquille espèce de kidnappeur ou je vous… je vous… plante avec mon arme.

Manque de conviction évident et menace futile Eros semblait mal partit dans cette confrontation.





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Re: La belle au bois dormant - Dim 16 Nov 2014 - 3:39
Ashe était dans un de ces mauvais jours qui hérissent le poil dès le matin et donnent envie de rester sous sa couette. Il ne pouvait en définir clairement la cause, lui qui avait pour habitude un naturel plutôt serein, et même si ses nerfs commençaient à être mis à très rude épreuve au quotidien, il réussissait jusqu’à présent à conserver un certain calme.

Mais pas ce matin là. Un professeur la veille l’avait réprimandé pour un regrettable accident impliquant deux de ses fans, lesquelles s’étaient blessées en tentant d’atteindre la fenêtre de sa chambre pendant qu’il sortait de la douche. Est-ce que c’était sa faute à lui ? Visiblement oui selon les dires du vénérable ancêtre qui lui avait vertement indiqué qu’il ne ferait jamais un bon dieu s’il n’était pas capable de contrôler son pouvoir.

Il était malin lui. Comment pouvait-on contrôler ce qui faisait partie de sa nature même ? Ashe était désirable et attirant, et quoi qu’il y fasse, cela ne changerait jamais. Il avait eu beau essayer de s’enlaidir, ne prenant plus soin de lui, de sa crinière de cheveux sombres, de s’habiller des plus effroyables façons, rien à y faire, toutes ses admiratrices n’avaient pas relâché une once de leur affection. C’en devenait aussi épuisant que redoutable, à tel point qu’il n’osait plus se présenter à ses cours qu’à la dernière minute, à l’instant où un professeur serait là pour faire régner l’ordre.

En ce jour, il n’avait pas d’impératif, et avait donc décidé de rendre une petite visite au Temple, afin de prier Deus. Car après tout, c’était bien lui en premier lieu la cause de tous ses tourments. C’était Deus qui l’avait ramené à la vie, et comme si cela ne suffisait pas, l’avait en outre affublé de ce ridicule pouvoir de séduction. Il l’avait imploré bien des fois d’en finir avec cette mascarade, lui demandant sur tous les répertoires existants, depuis le ton plaintif d’un gosse à l’injonction colérique d’un guerrier, de se voir enfin délivré de cette malédiction. Jusqu’à présent en vain.

Mais Ashe ne perdait pas espoir. Deus serait bien obligé un jour d’accéder à sa requête, s’il ne voulait compter un apprenti-dieu fou dans son Académie. Pour l’heure, le jeune homme continuait donc simplement à prier. Encore, et encore. Jusqu’à l’épuisement certaines fois.

Comme à chaque nouvelle visite au Temple, Ashe se sentit tout petit en admirant la grandeur des lieux. Les vitraux coloraient les environs d’étranges teintes mouvantes, donnant l’impression de traverser des nuages de couleur à chaque pas. A force d’habitude, il parvenait presque à ne pas sentir le regard lourd des gargouilles, mais le gigantisme des plafonds le laissait toujours pantois. Lui qui n’avait vécu que sous les feuillages bas des arbres pendant des années ne parvenait pas à concevoir telle démesure dans les hauteurs des bâtiments, ni à en saisir l’intérêt même. Mais enfin, puisqu’il fallait traverser tout cela pour se rendre jusqu’à l’autel, il le ferait, comme à l’accoutumée, jusqu’à s’agenouiller et implorer, encore une fois.

Pourtant, lorsqu’il approcha du lieu sacré, un événement inhabituel le fit hésiter. La présence d’un énorme cercueil sur l’autel n’était pas naturelle, pas plus que le couvercle qui trainait à proximité. Il tenta de jeter un oeil à l’intérieur de la caisse de la distance où il était, mais ne put rien voir. Au même instant, une silhouette jaillissait de derrière un pilier pour se planter devant lui, tenant fièrement un… chandelier en guise d’arme, et le menaçant d’un ton aussi convaincant qu’effrayant. Autrement dit, quelque chose d’assez risible, tout juste bon à tirer un soupir à quiconque avait deux sous de jugeote.

Ashe se campa face au nouvel arrivant, haussant un sourcil un peu blasé sur la source de ce raffut, et croisa finalement ses bras devant lui en soupirant. L’homme qui lui faisait face devait être environ à la même taille que lui, vêtu élégamment. Il présentait une démesurément longue chevelure rouge qui tira un grognement réprobateur à Ashe. Pourquoi est-ce que tous les guignols de l’Académie se passaient le mot ? Hein ? Il n’y avait personne d’autre à embêter qu’un honnête apprenti-dieu venu faire sa prière ? Si celui-ci voulait jouer, qu’il se trouve une nouvelle victime.

Ashe s’avança, posant sa main sur le bout du chandelier en plantant son regard bleu profond dans celui de son vis-à-vis, et articula avec une froideur qu’il montrait rarement :

- Si tu te crois drôle, c’est un bel échec. Je n’ai pas le temps de m’amuser au kidnappeur kidnappé avec toi, alors retourne en cours et laisse-moi prier tranquille.

L’homme n’inspirait pas grand chose de respect à Ashe. Tout pomponné, encore plus coquet qu’une femme, il ne pouvait créer toutefois pas chez notre jeune dieu cette crainte révérencieuse qu’il avait à l’égard du beau sexe, aussi Ashe ne prit-il pas la peine de ponctuer son exclamation d’une remarque gentille, écartant simplement l’arme improvisée pour s’avancer vers l’autel, ayant pour optique de longer l’étrange hurluberlu afin d’atteindre le but de sa venue ici.
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Re: La belle au bois dormant - Sam 22 Nov 2014 - 17:59

Un prêtre ou un kidnappeur ?



L’homme qui fit face à Eros était d’un charme certains. De longs cheveux bruns et un regard bleu azur à faire fondre le cœur le plus dur. Le jeune homme eut le souffle coupé quand celui qu’il pensait être son bourreau planta son regard dans le sien. Comment un être si charmant pouvait l’avoir enfermé dans un cercueil ? C’était illogique et en même temps cela ne pouvait être que vrais. Sa main se resserra un peu plus sur le manche du chandelier qu’il tenait toujours face à lui.
Son présumé kidnappeur se mit alors à avancer tout en lui adressant un regard froid. Il posa sa main sur le bord du chandelier et articula d’une voix froide :

Si tu te crois drôle, c’est un bel échec. Je n’ai pas le temps de m’amuser au kidnappeur kidnappé avec toi, alors retourne en cours et laisse-moi prier tranquille.

Il chassa l’arme de devant son nez d’un geste et passa à côté d’Eros sans plus se soucier de lui. Ce dernier ne comprenait rien de ce qui se passait. Le beau brun venait de lui dire de retourner en « cours » ? Parlait-il d’une école ? De toute évidence il devait se tromper le jeune homme avait depuis longtemps dépassé l’âge d’enseignement. De toute manière il avait toujours préféré aller faire les magasins que de rester assis sur une chaise à écouter je ne sais qui raconter je ne sais quoi.
Alors qu’une multitude de question était en train de se frayer un chemin dans son esprit confus il observa son prétendu kidnappeur se poser devant l’autel ou trônait le cercueil dans une position de… prière ?
Eros cligna plusieurs fois des paupières. Voyait-il vraiment le beau brun en train de prier ? De toute évidence oui il faisait ce qu'il avait dit tout en l'ignorent.
Le jeune homme fit claquer ses talons de ses botines de cuirs sur le sol pour faire un demi-tour rapide et laissa tomber son chandelier au sol par la même occasion. Il vint alors se placer derrière l’inconnu au regard de glace et vint lui taper sur l’épaule de la manière la plus délicate possible. Ce dernier ferment toujours les yeux dans sa prière, Eros ne se fit pas prier pour planter son doigt un peu plus fortement dans l’épaule du beau brun.

Excusez-moi de la méprise vous devez sans doute être le prêtre qui s’occupe de cette église. On m’a mis dans ce cercueil que vous voyez-là sans me demandez mon avis. Je ne fait pas partit de vos... disciples et j’aimerais donc savoir où l’on est exactement ? On est toujours à Athène au moins ?

En entendent un grondement venant du prêtre il fit un geste de recule. Ce dernier mouvement lui fit perdre l’équilibre et il tomba à la renverse. Son arrière train en pris un coup et il fit un « aie » retentissent en écho dans l’église. Dans le même temps une lumière d’un rouge intense sembla lui transpercer le cœur.
Eros se mit à crier à plein poumon.

Qu’est ce qui m’arrive ?!!

Il porta la main à son cœur comme pour empêcher la lumière d’en sortir. Peine perdu celle-ci devenait au contraire de plus en plus intense. Quelque chose se fit alors, quelque chose qu’il ne comprit pas. Il sentait dans sa main quelque chose se matérialiser. Comme si quelque chose, un objet ou autre était en train de sortir de lui. Que pouvait-il bien se passer ? De quelle malédiction était-il la triste victime ?
Soudain la lumière s’arrêta d’émettre et Eros se rendit compte qu’il avait saisi quelque chose dans sa main. Il tenait le manche d’un violon étrange entièrement rouge. La tête du manche était totalement déstructurée, en morceau, mais chaque morceau tenait en l’air comme par… magie. Le reste de l’instrument était tout aussi bizarre. Eros savait qu’il pouvait en jouer, qu’il était même doué pour ça mais il ne se rappelait pas posséder dans son corps une tel chose.
Eros se releva d’un bond. Il fulminait de ne pas comprendre ce qui lui arrivait et ce qu’il se passait dans ce lieu sordide et sans doute maudit.

Hey ! Foutu curé il va falloir me dire ce qu’il se passe ici et ce que je fou là ?!





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Re: La belle au bois dormant - Mer 21 Jan 2015 - 15:08
Se plonger peu à peu dans la litanie de la prière était un baume apaisant sur le coeur affolé du jeune homme. Le malade rouge était déjà repassé fort loin au rang des négligeables, pas de quoi s’inquiéter outre mesure. Nul doute qu’il allait juste faire un tour et aller jouer ailleurs, n’est-il pas ? N’est-il pas ?

Bien sûr que non.

Il sentit qu’on lui tapotait l’épaule, ne réagit pas, comme si demeurer immobile pouvait conjurer la présence de l’hurluberlu pénible. Ah ah ah. Un doigt se planta fermement dans son épaule, tandis qu’une série de mots s’échappaient de la bouche de l’importun. Une église ? Disciples ? Mais qu’est-ce qu’il racontait celui-là ? À tous les coups, il était la première rencontre d’un nouvel apprenti dieu fraîchement mort. Evidemment, il fallait que ça lui retombe dessus. Pour toute réponse, il émit un grognement rauque. Il n’avait ni le temps, ni l’envie d’expliquer à cet abruti ce qu’il se passait.

L’opération semble être couronnée de succès puisqu’il ne sentit bientôt plus la présence oppressante de l’homme derrière lui, et rapidement un bruit de chute lui fit comprendre qu’il avait même réussi à l’effrayer assez pour qu’il s’emmêle les pinceaux. S’apprêtant à reprendre sa prière dans un calme enfin revenu, il fut coupé dans son élan par le cri effarouché qui retentit derrière lui. D’accord, là ça commençait à devenir vraiment agaçant.

Ashe se releva en se retournant, s’apprêtant à incendier ce jeune apprenti-dieu, peu importe qu’il soit nouveau, mais il fut arrêté par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. De la lumière ? Un… violon ? Qu’est-ce que… ? D’accord, d’accord, il y avait encore plus ravagé que lui niveau pouvoir. C’était une bonne chose, une petite consolation dans son univers démoli, se dire qu’il n’était pas le seul à être à côté de ses pompes.

Mais la réaction de l’apprenti-dieu le hérissa alors qu’il commençait un peu à se calmer. En un instant, sa colère reprit le dessus. Il n’était pas question qu’il se laisse manquer de respect et marcher sur les pieds. En aucune façon.

Il se campa sur ses appuis pour toiser l’ahuri en rouge, et sa voix se fit encore plus cassante.

- T’es mort. Mort. Fini, tué, achevé, tu bouffes des pissenlits par la racine, mort, M-O-R-T. Sauf que plutôt que de te laisser reposer tranquille pour le reste de ta métaphorique fin, y a un apprenti démiurge en mal d’activité qui t’a choisi sur des critères douteux pour te faire revenir à la vie, te coller dans son Académie crasseuse et faire de toi un apprenti-dieu. Bienvenue à l’Académie, bienvenue en enfer.

En quelques bonds, il était près du cercueil. Ses doigts farfouillèrent un instant dans le satin pourpre, avant d’en sortir une feuille.

- Ah, voilà, et ce qu’il t’arrive c’est… Tout le bordel qu’il y a marqué là-dessus. Non parce que non content de te ressusciter, le Deus là, il t’a filé des pouvoirs aussi. C’est marqué là, en bas de la feuille. J’te laisse lire parce que ça m’intéresse pas des masses. Donc non, t’es plus dans ton bled miteux je sais pas où, t’es dans le pire endroit de l’univers où te trouver. T’as intérêt à un peu moins la ramener et à commencer à marcher droit, conseil comme ça. M’enfin, tu fais bien ce que tu veux.

Sur ce, je vais te laisser t’apitoyer sur la perte de ton existence chérie, tout ça tout ça, et je vais aller trouver un autre trou où m’enterrer, c’est mal fréquenté par ici.


Il s’approcha de l’inconnu, lui colla la feuille sur le torse avec un geste un peu brusque, presque violent, puis fit mine de se détourner pour repartir en quête d’un autre abri. De la solitude, ouais voilà ce dont il avait envie.
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Re: La belle au bois dormant - Dim 1 Fév 2015 - 17:43

~Prince pas charmant~



Le curé se retourna d’un geste alors qu’Eros était en pleine crise d’incompréhension. Comment un violon avait-il put sortir de son corps ? C’était illogique. Tout ce qui se passait ici était illogique de toute manière. L’apollon se mit à regarder l’homme pieu face à lui en lui jetant des éclairs. Il était certains que tout était de sa faute.

- T’es mort. Mort. Fini, tué, achevé, tu bouffes des pissenlits par la racine, mort, M-O-R-T. Sauf que plutôt que de te laisser reposer tranquille pour le reste de ta métaphorique fin, y a un apprenti démiurge en mal d’activité qui t’a choisi sur des critères douteux pour te faire revenir à la vie, te coller dans son Académie crasseuse et faire de toi un apprenti-dieu. Bienvenue à l’Académie, bienvenue en enfer.

Quoi ? Quoi ?! QUOI ?!!!

Eros était totalement perdu et ne comprenait strictement rien. Comment ça il était mort puis ressuscité ? Et c’était quoi ce nouveau statut d’académicien appelé apprenti-dieu ? Mais c’était quoi ce bordel à la fin ?!
Le jeune homme se mit à chercher une explication logique mais rien ne lui vint. La seule chose probable était que ce curé cultive des plantes pas très nette dans la maison de Dieu. Un sacrilège qu’il ne pensait pas possible. Il devait donc admettre qu’il y avait une part de vérité dans ses dires ou que son « sauveur » était totalement cinglé. S’il était mort et devait être ressuscité, Dieu ou en tout cas l’être supérieur qui gouverne le monde, aurait dut prendre soin de le faire réveiller par un prince charmant. C’était une évidence, on n’était pas accueilli au paradis par un diable sous une peau d’ange. Scrutant l’homme face à lui, il était plus qu’évident que ce n’était pas le prince de ses rêves. Non pas qu’il ne le trouvait pas séduisant mais ses manières étaient à refaire. Avait-on idée de dire de telle chose à quelqu’un qui était totalement perdu ? Non, bien sûr que non.
Eros décida donc qu’il ne croirait pas un mot de ce que cet homme lui avait dit. Il détourna la tête et se mit à gonfler les joues dans un signe de désaccord total. Il vit cependant du coin de l’œil que le prêtre s’approchait du cercueil à grandes enjambé pour fouiller à l’intérieur. Etait-il en train de préparer le lit d’une future autre victime ? Après tout Eros ne savait toujours pas ce qu’il faisait là, enfin pas de manière réelle. Il ne pouvait pas être mort de toute manière, il se rappelait… se rappelait quoi ? Rien. Tout n’était que néant dans son crâne et pas un seul souvenir n’était venu lui apparaître.
Dans un geste de triomphe l’homme de dieu sortit une feuille du cercueil. On aurait presque cru qu’il avait trouvé le saint graal.

- Ah, voilà, et ce qu’il t’arrive c’est… Tout le bordel qu’il y a marqué là-dessus. Non parce que non content de te ressusciter, le Deus là, il t’a filé des pouvoirs aussi. C’est marqué là, en bas de la feuille. J’te laisse lire parce que ça m’intéresse pas des masses. Donc non, t’es plus dans ton bled miteux je sais pas où, t’es dans le pire endroit de l’univers où te trouver. T’as intérêt à un peu moins la ramener et à commencer à marcher droit, conseil comme ça. M’enfin, tu fais bien ce que tu veux. Sur ce, je vais te laisser t’apitoyer sur la perte de ton existence chérie, tout ça tout ça, et je vais aller trouver un autre trou où m’enterrer, c’est mal fréquenté par ici.

L’homme s’approcha d’Eros pour lui coller la feuille sur le torse comme si cela avait été un post-it. Le jeune homme en eut le souffle coupé par la violence du geste, tandis qu’un air totalement ahuris vint se peindre sur son visage. Et si ce que disait cet homme était vrai ? S’il était mort…
Il se débarrassa du violon et regarda la feuille en toute hâte tandis que son interlocuteur était en train de partir. Il ne releva pas le fait qu’il ait désigné sa compagnie comme quelqu’un à ne pas fréquenté. Après tout son look n’avait pas toujours été apprécié depuis… depuis…. Il ne savait pas depuis quand exactement mais il le savait.
Dévorant littéralement la lettre des yeux il en parcourut le contenu en quelques instants.

Tout était vrai. Il était mort, était ressuscité, devenu un élève d’une école de dieu et pour couronné le tout il était devenu un apprenti-dieu de l’amour avec des pouvoirs concernant le dit domaine.

C’était totalement improbable et pourtant c’était le cas. Le curé, qui du coup ne devait sans doute ne pas en être un, était en train de s’échapper et de le laisser seul dans cet endroit. Un lieu dont il était incapable de connaître l’emplacement vu que ce n’était pas son « bled » comme il lui avait dit. La seul personne qui pouvait lui expliquer la situation était en train de partir à grandes enjambés. Il devait faire quelque chose pour que ce dernier daigne lui expliquer sa nouvelle condition et situation. On semblait bien loin des séances de bizutage pour les nouveaux étudiants.
Il se remit sur pied, le violon dans une main et la feuille dans l’autre et s’élança à la poursuite de cet homme à l’humeur massacrante.

- Hey ! Hey ! Non mais attends tu ne peux pas me laisser comme ça !!

Il n’entendait que sa voix et ses pas résonné dans l’étrange couloir. Il vit cependant apparaître la silhouette de l’homme plus loin. Ce dernier semblait presser le pas pour partir au plus vite d’ici. Il lui était presque impossible de le rattrapé et pourtant il avait l’habitude de courir avec des talons.
Le jeune homme n’avait que très peu d’option devant lui. Se rappelant ce qui était marqué sur la feuille qu’il serré toujours dans la main, Il mit cette dernière dans une de ses poches et se saisit de son violon pour le placer de la manière approprié.

Heart String, ce violon particulier est capable de jouer de la musique et de tirer des flèches faites d’air.

Eros positionna l’archer perpendiculaire au corde et d’un mouvement sec se mit à faire vibrer les cordes de l’instrument. L’air autour du violoniste se mit soudain à vibrer et une flèche se matérialisa face à lui pour s’élancer dans la direction indiquée par l’archer.
Le jeune homme se figea ne comprennent pas vraiment comment il avait réussi une telle prouesse.
La flèche virevolta comme si elle avait été faite de bois puis vint se figer dans le mur annonçant un virage soudain vers la droite. L’inconnu avait sans doute entendu la flèche vibrer à son oreille avant qu’elle ne se plante dans le mur face à lui. Une fois figé dans la pierre épaisse elle se dématérialisa comme si elle n’avait jamais existé. C’était un spectacle saisissant et peu commun.
Eros profita de cet effet de surprise et de style.

- J’espère avoir capté assez ton intention pour que tu m’explique un peu plus ma nouvelle situation. J’aimerais en apprendre un peu plus sur cette… académie et je pense que tu es capable de me renseigner mon mignon.

On était vraiment loin de l’accueil qu’Eros espérait pour lui au paradis. Il aurait préféré avoir un réveille comme la belle au bois dormant.



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Re: La belle au bois dormant - Dim 10 Déc 2017 - 23:14
Notation du RP


Ce RP a été jugé abandonné par le Staff.

De ce fait, il est clôturé sans notation.

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