Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Le chevalier, la reine et l'infirmerie

 
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Ven 19 Déc 2014 - 13:04
Si Elione avait su qu'elle était si proche de la vérité concernant le destrier du chevalier teutonique, sans doute se serait-elle abstenu de tout commentaire. Alexander avait prétendu qu'ils étaient identiques, mais elle voyait désormais en l'équidé un caractère bien plus taquin et revanchard qu'en son maître.

C'est ainsi que, quelques secondes après avoir fait le premier pas à l'intérieur du petit débarras, elle se sentit violemment projetée en avant. Un grand claquement lui indiqua que la porte s'était refermée avec violence derrière elle, et elle se retrouvait écrasée contre le professeur. Il allait de soi qu'elle avait complètement laissé tomber la boîtes de brosses que lui tendait le Teuton et qu'elle avait trébuché dessus dans la foulée. Elle poussa un petit cri de douleur lorsqu'il se releva, à la fois pour l'une de ses chevilles tordue dans le mouvement et pour sa poitrine maltraitée -c'est là qu'elle reconnut les bienfaits du soutien-gorge, le choc ayant été partiellement amorti.

Une fois que le chevalier eut cessé de bouger, elle entreprit de se relever à son tour. Elle s'aida des étagères autour, de la jambe du chevalier près d'elle, seul repère à peu près sûr. Ses doigts tombèrent sur quelque chose de mou dans l'obscurité, et elle préféra ne pas savoir ce que c'était.


"Aw... Je me suis déjà sentie mieux... mais c'est bien la première fois que je me sens humiliée de la sorte ! Enfermée par un cheval dans un réduit ! Hé ! Qu'est-ce que ?!?"

Une étrange sensation dans ses cheveux, comme si quelque chose cherchait à les lui tirer. Elle fouilla sa crinière pour déterminer l'origine du phénomène et ne parvint qu'à faire tomber d'autres objets au sol. A ce moment-là, on entendit un claquement sec et Alexander put sentir sur ses côtes la morsure du cuir. Une sorte de cordage lui était tombé dessus dans le même temps, dont il avait du mal à se dépêtrer.

"Attendez une seconde... Je vais essayer..."

Ailes célestes niveau 1


Une nouvelle fois l'ancienne reine se concentra pour faire apparaître ses ailes. La lueur qui en émanait était faible, mais suffisante pour qu'ils se voient l'un et l'autre. La dizaine de secondes que dura le sortilège lui permit de voir une cravache, qui flottait en l'air toute seule. L'objet, comme animé d'une volonté propre, asséna un nouveau coup à Alexander, comme s'il était un cheval récalcitrant. Et le coup n'était pas des plus doux. En outre, un licol ornait son cou et se mit à vouloir lui passer le mors.
De son côté Elione se faisait tirer les cheveux par les brosses qu'elle avait renversées, sans aucune douceur. Elle tenta de s'en emparer mais se fit griffer les mains par celles aux poils durs.


"Des objets magiques autonomes ! Il ne manquait que cela !"

Elle se tourna vers la porte, accrochant au passage sa robe aux outils permettant de décrotter les sabots, puis poussa et tambourina énergiquement.

"Arès ! JE SAIS QUE TU ES LA ! Laisse-nous sortir !"
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Sam 10 Jan 2015 - 17:53


L'obscurité soudaine et un choc qui le met à terre, le chevalier tâtonna un peu autour de lui pour trouver un support et se releva rapidement, ce cheval ne perdait pas de temps pour les revanches, même si le chevalier avait espérer qu'il aurait épargner la pauvre Elionne dans cette histoire …
Enfin bon, il y avait un autre problème qui se logeait sur lui dans l'immédiat, le cordage qui commençait à se fixer autour de sa tête et son cou n'engageait vraiment rien de bon … Mais alors vraiment pas. Pourtant tandis qu'Elione semblait se sentir humilier, le chevalier ressentit la même sensation quand un morceau de métal commença à tenter de se glisser dans sa bouche, le corde et le métal … un mors ! Un licol ! Bordel ! Les objets ont de la magie qui les anime !


*Si tu crois que je vais te laisser me le mettre ….*

L'élève lança quelque chose créant un peu de lumière, le chevalier découvrit donc que sa supposition était exact, mais ne pouvait pas répondre sans prendre un risque pour sa fierté … Malgré tout quelque chose finit par le frapper, lui tirant un petit cri et offrant malheureusement l'ouverture qu'attendait le mors pour se glisser, le chevalier écarquilla les yeux, jamais il n'allait tolérer ça ! Saisissant avec ses mains les cordages il utilisa son pouvoir commun pour démultiplier sa force et littéralement détruire l'objet en représailles, satisfait le chevalier lâcha un soupire et regarda elionne se débattre contre une brosse.

- Laissez ça ne durera pas, si ça se trouve il s'est même déjà écarté.

Pourtant il ne fallait pas croire que les surprises étaient terminées … Regardant au dessus à cause d'un bruit de vent assez particulier le blond eut un sourire crisper, il était dans la cabane du diable, ses objets n'étaient pas censé être magique, quelque chose les avait changé et ce lasso tournoyant n'augurait vraiment rien de bon. Et cela se confirma, la boucle se glissa autour des deux prisonnier malchanceux et se resserra soudainement, ne laissant pas le temps de s'évader de la futur prise, les serrant l'un contre l'autre, face à face. Les événements semblaient se calmer un peu et le chevalier blasé regarda Elionne dans les yeux.

- Je suis navré, il y a encore deux jours rien n'était magique ici … Je ne pense pas qu'arès le savait aussi, il ne l'aurait probablement pas ...

La cravache le frappa de nouveau et le chevalier se retenu de crier, c'est que ça commençait vraiment à faire mal là ! Il tenta de bouger un peu et la corde augmenta son emprise, serrant encore un peu plus, et offrant la conviction au chevalier qu'il valait mieux rester calme pour le moment, subir en silence le plaisir de l'outil de dressage contre lui … Si seulement ses bras n'étaient pas prit dans la corde ...

- Arès tu sais là ça devient dangereux, si tu ne veux pas que ton maitre soit absent encore une fois car il est à l'infirmerie pour se soigner, tu es en droit de venir nous aider.

Du bruit raisonna alors, le destrier sembla soudainement se décider à intervenir, mais la porte difficile d'ouverture lui résistait, le chevalier se mit à sourire, satisfait, ils s'en faisait voir chacun leur tour des vertes et des pas mures, mais ils restaient toujours présent l'un pour l'autre. Le chevalier reporta son regard vers la blonde qui lui tenait compagnie dans ce moment … particulier. Et bien qu'il lui parlait, de temps en temps un petit grimace se dessinait sur son visage, réponse à la douleur que lui infligeait la cravache. Fallait-il préciser que cette position ne lui faisait strictement rien ? Mit a part la cravache il ne réagissait pas plus.

- Et bien Arès va nous aider, il ne nous reste plus qu'à attendre le temps nécessaire. Vous n'avez pas de blessures, rassurez moi ?




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Sam 10 Jan 2015 - 22:21
Avec la fin de son sort revint le manteau de nuit qui l'entourait. L'apprentie-déesse pesta une nouvelle fois contre les brosses qui tentaient de dompter sa chevelure d'or. Elle aurait presque éclaté de rire en voyant le licol étreindre le chevalier teutonique, mais les objets ne semblaient pas décidés à lui laisser cette opportunité. C'est alors qu'elle se retrouva tout à coup ficelée comme un saucisson avec Alexander. Elle cria de surprise et se retrouva tout à coup tête sur son épaule, non sans avoir échangé un coup de front involontaire avec lui.

"Que se passe-t-il encore ?!"

Elle essaya de se débattre et de se tortiller un moment pendant qu'Alexander, pas plus gêné que cela semblait-il, lui expliquait que le petit jeu d'Arès devait s'être limité à les enfermer et non pas à déchaîner contre eux toute la fourberie du matériel d'équitation.

"Je vous croirais volontiers si j'avais la preuve qu'il sait s'arrêter en temps voulu ! Cracha-t-elle méchamment."

C'est alors que le professeur tenta la réconciliation avec son cheval. Cela parut fonctionner puisque l'on entendit la porte grincer, soulagée du poids de l'animal, puis ses dents qui tentaient de tourner la poignée. Bien sûr il fallait s'en douter : Arès était un CHEVAL, l'opération serait donc fastidieuse, surtout si aucun des élèves dehors n'approchait pour donner un coup de main. Pour autant les petits tours de passe-passe des outils ne cessèrent pas, Elione perçut même plusieurs fois le claquement sec de la cravache sur le dos de son partenaire d'infortune.

"Mais si ce n'est pas le fait d'Arès, comment arrête-t-on tout cela ? "

La belle cessa de résister en sentant le lasso se resserrer autour d'eux. La corde lui meurtrissait les bras juste en-dessous des coudes, de sorte qu'elle ne parvenait même pas à les lever pour tenter de défaire le nœud qui les retenait. Alors qu'il lui parlait, elle sentit son souffle dans son cou -la faute à leur taille presque identique- et constata aussitôt la chaleur de sa peau contre la sienne. Son cœur s'emballa malgré elle et le rouge lui monta aux joues. Elle remercia en pensée le noir autour d'eux pour cacher cette faiblesse passagère. Il fallait qu'elle se reprenne. Et comment mieux le faire qu'en se mettant en colère ?

"Hormis mes mains griffées par ces maudites brosses, j'ai une énorme blessure dans ma fierté ! Si j'attrape le saligaud qui nous a joué ce tour, je jure devant Dieu de lui faire connaître la déculottée de sa vie ! Et il devra courir vite s'il ne veut pas que je le raccourcisse d'une tête au niveau du cou, diantre !"

Un discret bruit retentit au-dessus, qui lui fit mettre tous ses sens aux aguets et lever la tête vers le plafond.

"Qu'était-ce ?"

Le silence qui suivit lui faillit lui faire croire qu'elle avait simplement imaginé le bruit en question, quand tout à coup une selle qu'ils n'auraient pas dû pouvoir bousculer dans leur état leur tomba dessus avant d'aller s'écraser au sol. Un escabeau était nécessaire selon le peu qu'elle avait vu du débarras pour atteindre la bonne hauteur. Elle fronça alors les sourcils et se mit à fulminer de plus belle, non plus pour empêcher à ses pensées de dériver, mais dirigée vers une cible qu'elle se jurait de réduire en miettes.

"Qui va là ! Montrez-vous si vous êtes dignes !"

De nouveau le petit bruit résonna, et cette fois ni elle ni Alexander ne purent le rater. On aurait dit un rire sournois et gras, venant des étagères les plus hautes du réduit. Sans un mot, Elione fit de nouveau apparaître ses ailes et éclaira subitement l'endroit pendant quelques secondes.

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Deux silhouettes moyennes, une cinquantaine de centimètres environ, poussèrent un cri de surprise et de peur mêlé, avant de lancer à l'ancienne souveraine une boîte de fers à cheval en guise de représailles. Deux immondes gobelins à la fois morts de rire et qu'elle venait de provoquer. Elle fit de son mieux pour esquiver les projectiles et se mordit la lèvre.

"Les avez-vous vus Alexander ?! Ce sont ces choses qui nous maintiennent enfermés et s'acharnent sur nous ! Pouvez-vous faire quelque chose pour cela ? Je ne pense pas pouvoir garder mon calme longtemps s'ils continuent à nous narguer ainsi !"

Et pour preuve le léger halo doré qui commençait à briller autour d'elle, et par la même occasion leur permettait de voir en continu leurs agresseurs.
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 12 Jan 2015 - 16:55


Calé contre elle, malgré lui hein, il s'était immobilisé et subissait en silence ce qui arrivait, au fond de lui ça commençait tout de même à l'agacer, et pas qu'un peu … Mais cette proximité plus que poussée offrait l'avantage de sentir clairement l'agacement d'Elionne, et puis aussi sa crise de nerf sur la situation.

"Hormis mes mains griffées par ces maudites brosses, j'ai une énorme blessure dans ma fierté ! Si j'attrape le saligaud qui nous a joué ce tour, je jure devant Dieu de lui faire connaître la déculottée de sa vie ! Et il devra courir vite s'il ne veut pas que je le raccourcisse d'une tête au niveau du cou, diantre !"

Le chevalier s’apprêta a rire, hurler de la sorte n'allait pas arranger leurs affaires dans tout les cas, mais il fut stopper nette lorsque un bruit chute raisonna, puis une imposante pièce s'écrasa sur eux, Alexander réussit à faire le nécessaire pour les maintenir verticales suite à l'impact et regarda autour de lui, il savait où se trouvait Elionne, c'était déjà ça, et pas la petite traces de lumière sous la porte il voyait clairement l'ombre de son cheval s'acharner à ouvrir la porte, sachant qu'il était aussi subtile que lui le chevalier se demandait surtout combien de temps il allait falloir attendre avec que ce dernier ne décide de défoncer la porte.
Pourtant dans une provocation envers ce qui pouvait faire ceci, elle usa de stratégie éclairant soudainement le lieu, le chevalier remarqua tout de suite les petite créatures toujours en train de rire et fronça les sourcils, jusqu'à ce qu'elles fassent tomber la boite de fer, il plaqua Elionne sur le dos au sol, restant au dessus d'elle par contrainte et pas désir de la protéger des chutes de fer, supportant encore quelques coups de plus dont un à la tête causant un petit saignement.


"Les avez-vous vus Alexander ?! Ce sont ces choses qui nous maintiennent enfermés et s'acharnent sur nous ! Pouvez-vous faire quelque chose pour cela ? Je ne pense pas pouvoir garder mon calme longtemps s'ils continuent à nous narguer ainsi !"

Silencieux il sentit lentement le sang parcourir son crâne et regarda la dame avant de hocher la tête, il les voyait encore se marrer alors que les ailes avaient disparues, il y avait encore cette lueur autour d'elle, son pouvoir divin.

- Oui, je les vois bien … Je ne voulais pas utiliser quelque chose ici, mais je ne vais pas avoir le choix maintenant … Je vais leur montrer ce qu'il en coute de perturber des personnes d'une autres époque !

Il eut un grand sourire et commença à s'agiter bien plus, subissant encore l'étau de la corde, mais lentement il glissait sa main sous la corde, puis glissait le bras entre les deux saucissonnés, le mouvement n'était une fois encore pas très pudique, mais encore une fois il n'y prêtait pas garde, tout ce qu'il visait était la poche interne de sa veste.
Les gobelins semblaient s'agiter de plus en plus, la lumière les inquiétait clairement et il poussèrent un pot de goudron sur les deux attachés, impossible à esquiver dans leur position malheureusement … Du coup le liquide noir s'étala sur eux, d'abord sur Alexander qui se trouvait au dessus, puis tombait sur Elionne.
Restant muet, sur cela bien que l'action venait de finir de l'agacer, les gobelins se passeront d'interrogatoire avant la sentence. Il réussit à atteindre sa poche, sortant un médaillon en bois de cette dernière, le chevalier le fixa un instant jusqu'à ce qu'un épouvantail armé d'une faucille apparaisse, le chevalier se redressa.


- Coupe la corde, et choppe en un, j'en attraperais un aussi.

La corde se coupa net, le chevalier prit appuis comme il pouvait pour se relever, le goudron faisant presque office de colle entre les deux personnages du moyen-âge, et le blond en choppa un par le cou, mais il serra plus que fort, brisa se dernier. De son coté l'épouvantail galérait bien plus, il n'avait pas les mains adéquat.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 13 Jan 2015 - 11:32
Il n'en fallut pas plus à l'apprentie-déesse pour réagir. Dès qu'elle sentit la tension de leurs liens retomber, et peu importe l'étonnement qu'elle avait à voir apparaître un épouvantail d'une croix de bois, elle se releva à toute allure, au pris d'un déchirement de sa robe. Elle n'hésita pas à grimper sur les étagères pour compenser sa taille et la fuite du gobelin. La créature avait dû comprendre qu'elle n'aurait JAMAIS dû s'en prendre à Elione, car un cri aigu sortit de son visage difforme et elle se mit à fuir dans tous les sens.

Agile à défaut d'être rapide, le gobelin échappa sans peine à l'épouvantail, mais se retrouva très vite entre les deux anciens personnages. Aussi stupide soit-il, il se réfugia derrière les jambes d'Alexander en toute hâte, puis alla tambouriner en couinant à la porte qu'Arès essayait tant bien que mal d'ouvrir.

Sans se douter une seule seconde que son pouvoir était en train de terroriser de la plus cruelle des manières le gobelin, la reine repoussa le chevalier avec autant de délicatesse qu'elle foudroya le malotru du regard.


"Laissez-le-moi."

Elle fit craquer ses phalanges bruyamment et regretta de ne pas avoir récupéré son épée, provoquant les cris de désespoir les plus inhumains qu'elle eût jamais entendu. Le gobelin pleurait, couinait, frappait à la porte que, même son pouvoir levé, Arès avait coincée malgré lui. Elione n'avait en cet instant plus rien d'une reine, elle était la guerrière, la Croisée, celle qui avait répandu le sang et fauché des vies pour la gloire de Dieu, impitoyable. Elle saisit l'hideuse créature la peau du cou, la souleva et l'écrasa sans prévenir contre cette porte qu'il voulait ouvrir. Un coup, deux coups, un troisième. Les forces décuplée par la colère, elle ne ménagea ni son visage ni son corps, jusqu'à avoir les tympans vrillés de ses cris.

La porte finit par s'ouvrir après plusieurs minutes de ce traitement radical, au moment où l'ancienne souveraine s'apprêtait à donner le coup de grâce. Le gobelin exécuta un magnifique vol plané au-dessus d'Arès jusque dans le bassin où Alexander avait terminé sa course précédemment. L'eau prit une teinte à mi-chemin entre le rouge et la prune écrasée pendant que les deux compères médiévaux sortaient enfin de leur prison. Dans la lumière, le halo doré devint plus flamboyant encore, nimba Elione comme un manteau de puissance.


"QUE JE NE TE REVOIE PAS DE SI TÔT ! SINON TU FINIRAS COMME TON COMPAGNON DE JEU ! Hurla-t-elle."

Le gobelin mal en point sortit de l'eau en claudiquant et s'éloigna à toute vitesse sans demander son reste, au milieu des élèves qui avaient viré du sourire moqueur à la stupéfaction la plus totale. Le simple fait de croiser le regard de la souveraine après cela en fit détaler plus d'un, oubliés les ragots d'amourette entre le professeur et elle. Elle se retourna alors vers le Teuton, baissa les yeux sur le cadavre du gobelin dans sa main.

"Quelle sépulture mérite une pareille créature ?"
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mer 14 Jan 2015 - 19:02


Bousculé par la belle blonde, le chevalier s'écarta, tenant toujours dans sa main sa victime, pas très solide, il émanait d'elle quelque chose de … puissant ?
Il devait tout simplement s'agir de haine et de colère, mais ça avait quelque chose d'intimidant, même le professeur s'écarta pour lui laisser sa proie, en profitant pour faire disparaitre l'épouvantail qui ne semblait plus avoir d'utilité. Ensuite quand elle le saisit, la pauvre créature apeuré commença à subir un traitement assez violent, la tête servait de bélier pour ouvrir la porte, mais croyez le ou non ca tira un sourire particulier sur le visage du chevalier, la méthode était particulièrement original, et il ne manquerait pas de s'en souvenir à l'avenir. La porte s'ouvrit et il s’enfuit tandis qu'il en profitait pour sortir lui aussi, le cheval et son maître partagèrent un regard intrigué. En même temps qui ne le serait pas devant une reine perdant son contrôle d'elle même. Le chevalier fit un signe à la foule, et chacun partit de son cotés, d'autres semblaient déguerpir en observant Elionne.


"Quelle sépulture mérite une pareille créature ?"

Le chevalier s'aperçut alors qu’elle s'était retourné et le regardait, il lea le bras au bout duquel pendait encore le corps inerte de la créature et rit très brièvement. Il s'approcha d'une poubelle et le lâcha dedans.

- Ce genre de créature n'en mérite pas, mais il faut juste garder propre l'académie en ne les laissant pas trainer.

Il s'approcha d'elle et lui posa une main sur l'épaule, il devait la calmer un peu, car avec cette aura autour d'elle, la jeune femme allait vite devenir un centre d'attention des élèves et une attraction. Il lui adressa un sourire simple, il se voulait apaisant. Puis de son autre main il lui tendit une brosse simple, et cette fois non animé d'une vie qu'elle ne devrait pas avoir.

- Et si l'on s'occupait de l'équidé maintenant ? Vous avez bien besoin de vous calmez un peu.

Elle ne devait probablement pas contrôler son pouvoir, il espérait pour elle qu'elle y arriverait avec le temps. Mais pour le moment, maintenant que tout était redevenu calme, ils allaient pouvoir se poser tranquillement, discuter et brosser Arès, même si on pouvait songer qu'il ne le méritait pas vraiment de se faire lustrer. Le chevalier caressa un peu son cheval qui ne bougea pas vraiment.

- On a finit les soucis pour aujourd'hui. Et après ...

Il retira sa main de l'épaule de la reine pour frotter un peu le goudron se trouvant sur lui et soupira, décidément il en salissait beaucoup des vêtements depuis quelques temps ...

- Et après un bon nettoyage s'impose.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mer 14 Jan 2015 - 22:01
A partir du moment où la porte avait cédé sous les dents d'Arès, qu'Elione, propulsée par son élan, avait lâché son paquet et pénétré dans la lumière du jour, tout était allé si vite qu'elle se retrouva un instant déboussolée par la soudaineté du silence et des alentours désertés. Elle vit Alexander s'approcher de la poubelle et y jeter le gobelin avant seulement de saisir son rire. La stupéfaction décomposa son visage en quelques secondes. Comment pouvait-on traiter la vie d'un être -auparavant- vivant avec si peu d'intérêt ? Certes cette créature n'avait rien d'humain et avait été suffisamment ignoble avec eux pour qu'Elione fasse payer les dommages collatéraux à son camarade, mais de là à le tuer aussi froidement et le jeter ainsi sans une once d'intérêt... l'idée d'une telle cruauté ne lui avait même pas traversé l'esprit. Non pas qu'il fallait enterrer toutes les créatures qui mouraient un jour, mais au moins prononcer quelques mots en leur mémoire et les respecter lui semblait un minimum. Ou peut-être était-ce l'enseignement de Merlin que lui avait prodigué Loanna qui lui faisait percevoir les choses ainsi ?

Comme si la main d'Alexander pesait soudain aussi lourd qu'une chape de plomb, l'apprentie-déesse vacilla sur ses appuis et se laissa tomber à genoux sur le sol pavé de la cour. Le halo de lumière autour d'elle s'évanouit aussitôt et un violent vertige lui fit tourner la tête. Avant que le chevalier ne s'inquiète, elle s'accrochait déjà d'une main à sa jambe, seul repère vertical à proximité, d'une force qui prouvait qu'elle ne perdait pas connaissance.


"Ah... la terre tournoie... comme après le combat..."

Quelques minutes lui furent nécessaires pour se remettre, et même si elle n'en dit rien elle était à peu près certaine qu'il s'agissait là du contrecoup de l'utilisation de son pouvoir. Les émotions violentes qu'étaient sa colère ou son impulsivité décuplaient ses forces sur l'instant, puis les vidaient peu après.

"Je crois que cela passe..."

Elle prit une grande inspiration pour s'assurer de son équilibre, puis se releva lentement en prenant le bras offert d'Alexander à son encore.

"Vous avez raison. Finissons ce que nous avons commencé, puis nous pourrons nous occuper de nous après."

D'un regard, elle détailla une partie de ses cheveux engluée dans le goudron qu'il faudrait certainement couper, ainsi que son épaule droite et le haut du même bras, pris dans l'épaisse couche dure. Au niveau des mollets, sa robe avait subi plusieurs larges déchirures qui la rendaient inutilisable, déjà.

"Et dire que je l'ai achetée hier..."
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Sam 17 Jan 2015 - 16:22


Quand au moment où il posa sa main sur l'épaule de la reine cette dernière vacilla soudainement, le chevalier resta bloqué, surprit. Elle n'avait pas particulièrement subit de dommages, mais elle avait réagit comme dans l'arène.
Devant cette situation il tenta de frotter un peu le goudron sur lui, sans grand succès, mais l'humidité de ses vêtements semblait avoir un peu protégé ces derniers. Mais bon en l'écoutant il se mit alors à supposer qu'il s'agissait là d'un effet normal de sa capacité et lui tendit la main en souriant, poursuivant la conversation. La jeune femme semblait encline à poursuivre malgré leurs états, enfin si elle avait absolument voulu partir il ne lui en aurait pas tenu rigueur.


"Et dire que je l'ai achetée hier..."

Le chevalier attendit qu'elle prenne la brosse de ses mains pour se diriger vers Arès et commencer aussitôt à frotter, levant de la poussière des poils de la monture. Il se stoppa un seconde pour regarder Elione, prenant attention à observer les dégâts sur le tissu, effectivement il avait déguster, il avait la chance de n'avoir que le goudron, avec quelques lavages ce devait être récupérable.

- Les vendeurs ne partent jamais et renouvelle en permanence leurs possession, la prochaine ne pourra qu'être encore mieux vous ne pensez pas ?

Il repartit sur le brossage, passant un coup rapide sur chaque zone, en appuyant, histoire de bien décoller la saleté, il faudrait passer avec une brosse plus fine à la suite, il laisserait probablement la tâche à la reine pendant qu'il s'occuperait des sabots de l'équidé. La poussière accrochait après le goudron, rendant la tâche moins sombre, mais doutant plus salissante.

- Je suis navré pour tout ces évènements, normalement ces créatures ne sont pas à l'académie en dehors de l'arène, peut être se sont-il évadés de l'arène.

Il nota dans sa tête d'aller y faire un tour, histoire d'en toucher quelques mots à chronos, et certainement se faire engueuler pour le manque de confiance … Mais ça c'était autre chose, il valait mieux signaler lorsque des créatures se mettaient a entrer dans l'académie. Le chevalier se stoppa net en passant devant l'étalon et le fixa du regard avec un sourire tendu aux lèvres.

- Tu ne bouge pas où je te jure que tu subiras bien plus que nos taquineries habituelles Arès, d'accord ?

Le chevalier reprit alors sa tâche avant de parler en même temps.

-N'ayez crainte, je me porte gardant de lui pour cette fois ci.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 18 Jan 2015 - 12:33
En le voyant si calme, Elione ne put s'empêcher de penser que le Teuton avait dû voir nombre de massacres, tant et tant et que la valeur d'une vie, fût-elle non humaine, lui avait peu à peu échappé. Ou bien était-ce une autre conséquence de l'immortalité, qui faisait qu'il ne s'en souciait plus du tout ? Quelle qu'en soit la cause, la reine se promit de toujours se surveiller afin de ne jamais en arriver à cette extrémité. Aussi impitoyable pouvait-elle être sur le champ de bataille, elle savait se montrer clémente et traiter la vie avec mesure, comme avec le gobelin.

Tandis qu'Alexander s'attelait déjà à brosser un Arès qui ne le méritait pas forcément, la laissant pantoise et indécise, elle l'entendit... essayer de la réconforter ? Ce n'était certes pas la première fois, mais la venue de ces mots maintenant, alors qu'elle nageait entre le remord et le regret, la surprit. Elle s'approcha du cheval avec un faible sourire, rendu amer par son geste précédent.


"Oui, vous avez sans doute raison... Au moins la prochaine fois que j'irai quelque part avec vous, je saurai qu'il est préférable de rester en tenue de combat. Que ce soit pour éviter Arès ou les mauvaises surprises de cette nature. Vous semblez en savoir plus que moi sur ces choses. Pourriez-vous m'en parler un peu ? Je préfère connaître mon ennemi en toutes circonstances."

Quand il en eut terminé avec le gros du dépoussiérage d'Arès, elle remonta ses manches, les lia à coudes par des attaches conçues à cet effet afin qu'elles ne glissent pas, puis commença à passer la brosse douce dans ses poils. Bien qu'elle avait promis de se venger de la vilaine farce de l'animal, sa main se fit légère et régulière, attentive au moindre nœud qui pourrait rester suite au passage du chevalier et à la poussière qu'elle achevait de disperser. De sa main libre, elle vint gratouiller gentiment le point sensible sous la nuque que lui avait indiqué le professeur plus tôt dans la journée. De quoi donner envie au cheval d'être plus aimable à l'avenir avec elle.

"J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi et comment l'académie enferme des créatures aussi étranges que ce que nous avons vu et la sorte de double-moi... Les directeurs veulent-ils notre mort ? Ou bien les exposer comme des trophées ? Non vraiment, j'ai du mal à saisir cela."
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 19 Jan 2015 - 21:25


A peine le premier brossage terminé, le chevalier posa la brosse afin de tenir en main l'outil de curage pour son familier. Alors qu'Elione se préparait à brosser en douceur l'étalon, le professeur se plaça légérement accroupit afin de s'occuper du premier sabot, l'écoutant attentivement dans ses questions. Toutes avaient pour objectif d'obtenir des renseignements sur ses créatures, le chevalier prit une petite pause dans son travail pour la regarder depuis sa position, tenant toujours le sabot en main. Dans le fond il était normal qu'elle s'y intéresse, et il allait lui répondre afin qu'elle n'ai pas autant de surprise que lui, c'est donc naturellement qu'il prit parole et grattant la boue sous le sabot d'Arès.

- Oh, et bien les gobelins sont loin d'être les seules créatures que l'on trouve dans ce monde et celui des humains. Je me demande depuis quand elles existent cependant.

Il retourna l'outil, brossant au poil dur le sabot afin de révéler les tâches de terre encore bien accroché, faisant pivoter une fois de plus l'outil en main pour s'occuper de ces dernières.

- L'arène est loin de tous les avoir, mais elle en possède quelques uns, les élèves et professeur peuvent y demander un affrontement, il y a un classement des meilleurs. A l’extérieur il y en a encore plus, des dragons, des zombies, des hydres, des yétis, des mutants. Leurs capacités varie, de la vitesse, de la copie, de la régénération, creuser rapidement, je suis loin de tous les avoir croisé.

Satisfait de son travail sur ce premier pied, le teutons le relâcha, se redressant dans un soupir. Il passa derrière Elione, posant une main sur une épaule de cette dernière, lui adressant un sourire pour la féliciter et la remercier de son aide, puis il se repencha juste à coté d'elle pour s'occuper d'un second sabot.

- Il y a quelques ouvrages qui traitent des monstres et créatures dans la bibliothèque, vous pouvez allez les lire. Vous y découvrirez que les gobelins, bien que agaçant sont loin d'être les pires.

Il en eut finit rapidement avec ce second sabot et se redressa tranquillement. Il avait croisé nombre de créatures, mais il décida de ne pas parler de ses propres expériences, n'étant pas fière du tout de certaines. Mais dans tout les cas, chaque créatures réagit différemment alors ses expériences n'avait pas grande valeur d'apprentissage.

- Notre rôle est de protéger et guider les hommes, connaître et savoir combattre ce qui peut les mettre en danger et aussi de notre devoir, ainsi l'arène vise à nous y préparer, du moins, c'est mon avis, certains n'y voit qu'un amusement.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 20 Jan 2015 - 15:08
L'élève se fit attentive, but chacun des mots de celui qu'elle ignorait encore être un professeur avec attention. Les gobelins, c'était leur nom, à l'entendre étaient complètement inoffensifs, ou du moins pas assez agressifs pour être significativement dangereux. Il lui cita toute une série de noms qu'elle déduisit être d'autres races de monstres. Ne connaissant que les légendes portant sur les dragons, il était difficile d'imaginer ce qui pouvait causer autant de problèmes, mais différemment, qu'eux.

"Un amusement ? Mettre sa vie en danger contre des créatures nuisibles ?"

Et au fur et à mesure de ses mots, elle se posait encore d'avantage de questions. Celle de savoir tout d'abord où était cette bibliothèque et de quelle manière elle pourrait obtenir le droit d'emprunter, sans se douter une seule seconde qu'elle qu'avait qu'à se présenter et décliner son identité. Lui vint alors à l'esprit le problème de la lecture. Jusqu'à maintenant, l'apprentie-déesse avait toujours su déchiffrer l'étrange langue de l'académie, sans parvenir à découvrir son origine. Mais il fallait bien que les moines copistes qui composaient des ouvrages entiers ait une langue de référence, non ?

Elle plongea machinalement la main dans sa poche et en sortit la "feuille de divination" que lui avait tendu le mystérieux ange à sa renaissance dans l'académie avant de disparaître et de la laisser s'éveiller. Bien que plié en quatre, le papier était en lisse et en parfait état, preuve qu'elle en prenait le plus grand soin. A cet être dont elle se souvenait à peine, elle réservait son plus grand respect, car elle était persuadée que c'était lui qui allait la guider dans sa seconde vie. Alexander devait se demander ce qui lui passait par la tête, à fixer ainsi une simple brochure d'admission dans l'enceinte des lieux. Et si... et s'il le connaissait ? Elle n'osait pas poser la question. Le chevalier teutonique avait sans doute d'autres préoccupations.


"Je me renseignerai sur cette bibliothèque. Et sur l'arène. Je ne suis pas fervente admiratrice de ce qui se rapproche de près ou de loin à des combats de gladiateurs antiques, mais s'il y a une raison à ces pratiques, je veux la connaître. En revanche, il y a une chose que je n'entends pas..."

Peut-être était-ce l'homme qui s'exprimait de travers, ou peut-être simplement cette époque, ce monde si différent du sien qui la déstabilisait. Comment être sûre ?

"Vous dites que nous devons guider les Hommes... Or, je crois savoir qu'il existe une sorte de passage magique entre ici et la Terre, d'où nous venons et où vivent les Hommes. Un passage qu'il est formellement interdit d'emprunter. Comment sommes-nous censées guider des gens que nous ne côtoyons jamais ? Vers quoi les guider ? Comment ? Au nom de quoi pouvons-nous mieux les guider que d'autres ? Parce que nous vivons simplement une seconde existence ?"

Elle continuait de brosser Arès machinalement, mais sa main libre avait stoppé les gratouilles sous son museau pour venir se glisser entre les mèches de sa crinière. Son regard alla chercher directement celui du Teuton dès qu'il leva la tête, dans un affrontement direct de lavande d'une part, et d'azur de l'autre.
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 3 Fév 2015 - 12:01

"Un amusement ? Mettre sa vie en danger contre des créatures nuisibles ?"

Le chevalier eut un bref sourire tandis qu'il continuait à s'occuper des sabots, baisser sur ces derniers la jeune reine ne devait certainement pas l'avoir remarqué. Il était un soldat de métier, il n'avait jamais rien fait d'autre de combattre, il supposait qu'une reine avait très certainement des dizaines d'autres occupations de son coté. Et c'est certainement pour cela qu'elle ne comprenait pas ce principe, la passion du combat que pouvait développé une personne vivant pour cela. Mais il ne lui en tenait pas rigueur, venant de la même époque il savait bien que les nobles étaient à part, bien qu'il en soit un lui aussi dans le fond. C'est pendant qu'il s'occupait de l'ultime et dernier sabot de son compagnon que le chevalier fut soudainement intrigué par la blonde, et aussi un peu par la détente flagrante d'Arès, mais un coup d’œil rapide lui en donna la raison pour ce dernier.

"Vous dites que nous devons guider les Hommes... Or, je crois savoir qu'il existe une sorte de passage magique entre ici et la Terre, d'où nous venons et où vivent les Hommes. Un passage qu'il est formellement interdit d'emprunter. Comment sommes-nous censées guider des gens que nous ne côtoyons jamais ? Vers quoi les guider ? Comment ? Au nom de quoi pouvons-nous mieux les guider que d'autres ? Parce que nous vivons simplement une seconde existence ?"

Des questions que l'on se posent nécessairement ici, mais Alexander avait renoncé à y répondre, à trouver l'explication qui satisferait son esprit, il a toujours préféré s'oublier en entrainements et en combats. Il ne répondit pas immédiatement, se concentrant d'abord sur le pied qu'il nettoyait avant de se redresser afin de faire face à Elione. Il était capable de répondre à une petite partie de ses soucis, mais pas tous, aussi ancien puisse t-il être, il avait des limites bien plus proche qu'il était possible de l'imaginer. Des raisons, la seule qu'il s'était trouvé était de suivre les ordres après tout.

- Vous savez Elione, aller dans le monde des humains n'est pas interdit si strictement, mais il faut en faire la demande pour avoir l'autorisation, mais beaucoup de personnes finissent par avoir le droit sans devoir en réclamer le droit.

Il eut un bref soupire, exposé ce qu'il avait conclu de ses brèves réflexion n'était pas un travail auquel il se trouvait être habitué, mais il allait faire de son mieux. Il caressa doucement Arès, elle travaillait peut être bien mieux que lui, le poil où la demoiselle était passé se trouvait être bien plus doux au toucher, plus propre, ce qu'il le conduisit à des félicitation dans son esprit, après tout il préparait d'autres propos pour le moment.

- Le comment, le pourquoi, et vers où, et bien cela ne nous a jamais vraiment été clairement indiqué. Nous ne pouvons que nous trouver nos propre raison et objectif. Ma solution est plutôt simpliste, en tant que soldat, que chevalier, je suis la mission qui m'est confié, je veille à ce que les hommes témoignent du respect, et reste dévolus à leurs causes, après tout je représente la dévotion de ce monde.

Il eut alors un sourire laissant apparaitre des traits caractéristiques, il se forçait, car dans le fond il est bien conscient que cette raison ne tiendra plus très longtemps, qu'il va devoir trouver mieux, simplement du fait des différences de notion de respect et de dévotion qu'il a avec le monde actuel … Mais il ne voulait pas y penser maintenant … Voila qu'il avait envie de s'entrainer à nouveau … Il arrêta de caresser son cheval avant de reprendre la parole.

- Je suis navré, je ne suis pas d'un grande aide pour répondre à ces questions.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 3 Fév 2015 - 23:49
Le savoir. L'un des plus grands trésors de l'humanité, depuis l'aube de leur ère. Pour gouverner, il était indispensable de savoir. L'Histoire passée afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, mais aussi la politique, les langues parlées à travers le monde, l'écriture pour transmettre des ordres, les mathématiques pour compter, construire, la stratégie militaire, les rouages de l’Église, le bien-paraître, les arts guerriers tels que l'épée et la lance. Et pourtant, malgré tout ce savoir issu de son existence première, face à Alexander naissaient toujours plus d'interrogations nouvelles. La reine, bien que lettrée, avait le sentiment de ne rien savoir de ce monde qu'elle avait pourtant côtoyé quatre-vingts années durant. La bibliothèque et l'arène, deux choses qui semblaient importantes aux yeux du chevalier, venaient de céder un peu de place à cette fable concernant une mission.

"De tous temps, une seule personne est parvenue à me plier sous son joug par la force. En-dehors d'elle, je ne me suis jamais soumise à quiconque contre mon gré. Qu'il s'agisse de l'ost, de paillarder, de juger un troubadour sur son art ou de religion. Si personne n'a de bonne raison de m'envoyer guider tous les badauds que je croise sur mon chemin, alors je m'emploierai à meilleur ouvrage."

Elle contourna Arès par l'avant, laissant glisser sa main sur son museau au passage, puis vint de planter devant Alexander, toujours pâle d'avoir usé de son pouvoir et la robe en haillons au niveau des mollets. Là elle le toisa de son regard de souveraine, celui qui n'admettait pas la contradiction sans une argumentation des plus solides. Elle ne le dominait pas de sa hauteur, mais plutôt par son charisme saisissant, renforcé par sa beauté naturelle.

"J'ignore qui vous fait croire que vous veillez sur les Hommes et que vous représentez la Dévotion d'un monde à vous seul, mais si cette personne prétend vous guider sans même vous expliquer le fondement de votre prétendue mission, alors je vous crois bien sot de l'écouter aveuglément."

Elle lui tendit la main, non pas à la manière douce et calme qu'elle avait employé précédemment en cherchant son cœur, mais plutôt une main ferme et déterminée de guerrière prête à relever un soldat tombé sur le champ de bataille.

"Vous dites qu'il suffit d'avoir une autorisation, est-ce bien cela ? Alors en ce cas, allons la chercher ensemble, et vous viendrez avec moi à la rencontre de ces Hommes que vous protégez pour trouver une raison valable de le faire. Un homme de votre rang ne devrait pas gâcher son existence à servir une cause en laquelle il ne croit pas !"
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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Jeu 12 Fév 2015 - 21:03

"De tous temps, une seule personne est parvenue à me plier sous son joug par la force. En-dehors d'elle, je ne me suis jamais soumise à quiconque contre mon gré. Qu'il s'agisse de l'ost, de paillarder, de juger un troubadour sur son art ou de religion. Si personne n'a de bonne raison de m'envoyer guider tous les badauds que je croise sur mon chemin, alors je m'emploierai à meilleur ouvrage."

Et bien au moins elle est claire, si Deus ne se justifie pas mieux il va avoir la reine sur le dos ! Cela le ferait presque sourire, mais pourtant il était comme elle, il n'avait juste pas expliqué ce qui l'a conduit à être comme ça actuellement. Enfin bon, il le lui raconterait plus tard ma foi, mais surement bien plus vite qu'il ne le pense vu que le destrier est enfin tout propre, l'affaire est plus rapide à deux.
Silencieux il l'écouta lui donner son avis sur la situation, elle finit par tendre la main vers lui en revenant de son coté, elle avait ce regard autoritaire que les commandants et dirigeant arboraient en donnant leurs ordres, il regarda Arès qui, satisfait de s'être fait brosser, s'en allait tranquillement. Il soupira et s'avança pour lui saisir la main avant de la redescendre vers les hanches de la jeune femme.


- Allons ne soyez pas si pressée, vous disposez de bien du temps pour descendre, et si vous ne vous renseignez pas avant, je vous garantit que le monde actuel vous choquera.

Il lui lâcha ensuite la main pour placer les sienne sur ses propre hanches dans une allure un peu nonchalante, il valait mieux qu'il lui explique plus clairement sa raison dans ce cas.

- En tant que soldat, j'ai besoin d'une raison, je la cherche toujours actuellement, en attendant, pour ne pas errer sans but dans son monde, la raison offerte par celui qui m'a fait revivre ne me semble pas si horrible que cela, elle est même plutôt acceptable je trouve.

D'ailleurs en parlant de raison, il n'avait toujours pas pensé à une façon de noté les élèves sur leur endurance comme il lui était demandé, il se mit à se gratter le menton en signe de réflexion. Puis il soupira, ne trouvant pour le moment rien et reprit le cours de la conversation.

- L'autorisation est très facile à obtenir, à moins qu'il n'y ai une obligation de vous faire rester à l'académie, n'importe quel professeur vous donnera l'autorisation de descendre, d'ailleurs je pense que cette règle ne sert juste qu'à savoir qui sont les personnes présentes dans l'autre monde.

Il lui tapota alors les deux épaules en souriant avant de reprendre parole.

- Je vous accompagnerais une prochaine fois, je vous en fait le serment, en attendant j'ai quelques affaires à préparer pour un cours à venir demain.




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Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Jeu 12 Fév 2015 - 21:40
Elione s'était attendue à deux choses : soit qu'il la suive, reprenne courage et acquiesce bravement comme le chevalier qu'il était, soit qu'il s'effondre avec une sorte d'amertume désespérée. Elle avait déjà vu des hommes pourtant solides craquer psychologiquement à force d'usure. Mais lui... Mais lui semblait la prendre en dérision, tisonna son espoir pour mieux le laisser retomber.

Son but en était un par défaut auquel il s'accrochait avant de trouver mieux. Il avait parlé d'une autorisation plutôt difficile à avoir qui finalement semblait à portée de main... et maintenant c'était presque s'il haussait les épaules et la consolait de lui avoir refusé sa compagnie. La jeune femme ne sut pas vraiment comment réagir à cela. Elle resta coite à le regarder un moment, puis ses épaules retombèrent tandis qu'elle soupirait. D'un geste plus machinal qu'autre chose, elle replaça une longue de cheveux derrière son oreille et détourna les yeux pour voir partir Arès.


"A moi, cela ne me convient pas. En tant que souveraine, j'ai appris à prêter oreille aux conseils que l'on me donne, et les vôtres me paraissent avisés, aussi j'irai voir la bibliothèque, l'arène et toutes ces choses dont nous avons parlées avant de me rendre dans le monde des humains. Mais je ne vous attendrai pas indéfiniment chevalier. Ma place dans ce monde a changé et j'ai besoin de la connaître pour savoir dans quelle direction avancer. Je ne puis me contenter d'explications vagues et de gratitude envers l'intrigant personnage qui nous a ramenés, quand bien même son pouvoir va bien au-delà de ce que je puis imaginer."

Elle lui tendit la brosse douce qu'elle tenait toujours dans une main, puis, franchissant la distance qui les séparait, déposa un baiser léger du bout des lèvres sur sa joue, avant de faire une révérence et de lui tourner le dos pour s'en aller en direction des dortoirs. Après une dizaine de pas, elle s'arrêta un bref instant pour lui lancer un dernier regard, confus.

"J'ai aimé ces moments passés ensemble. Et je suis convaincue que nous nous reverrons. Portez-vous bien Alexander."

Cette fois, elle ne se retourna pas.
FIN
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