Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

 

 Le chevalier, la reine et l'infirmerie

 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 15:15


Exactement les mêmes, choisissant les mêmes armes, les mêmes postures, le même regard. Il n'y aurait jamais eut de moment où elles auraient finit pas faire le nécessaire pour se démasquer.
Calme et immobile il arbitrait le combat, les observant, il se souvenait du jour où pour s'entrainer il avait choisit d'affronter son avatar divin, le combat se termina car Alexander était trop épuisé pour le maintenir d'avantage. Elle avait cette chance de pouvoir poursuivre ceci dit. Et elle ne se débrouillait pas trop mal en plus, la blonde devait avoir reçu un bon entrainement militaire au combat. Leurs mouvements était précis tandis que des bruit de pas raisonnaient. Le chevalier soupira, et regarda un peu les élèves spectateurs venir s'installer sur les places prévu à cet effet.
Ça en était finit de la discrétion et de la tranquillité maintenant … tous ne semblaient attendre que le trépas d'une des deux, d'autres semblaient présent pour voire d'autres choses, ils avaient du matériel en plus que leurs yeux …

Au final au bout d'un moment l'une prit de plus en plus l'avantage, hurlant un enchainement de noms, elle se mit aussi à luire, surement son pouvoir divin, d'ailleurs cela la rendait plutôt majestueuse. Il aurait pu y penser plus tôt, la copie n'avait surement pas la capacité divine de l'original !

Plongé dans ses songes, il en sortit lorsque la foule hurla, relevant son regard, son sourire partit depuis un moment déjà il les observa, une la lame planté dans le ventre, l'autre dans le cœur, chacune ayant l'autre coté qui ressort derrière elle.


*Voici donc la fin*

Explosant littéralement celle au cœur transpercé disparue, ce devait donc être le double. Le chevalier s'avança vers l'original l'allongeant un peu mieux.

- Félicitation pour ce beau combat, vous faîte honneur à notre époque.

Il passa alors ses bras sous son corps et la souleva, la portant direction l'infirmerie, se tâchant avec du sang de nouveau au passage … Et dire qu'il venait de se changer. Chassant un petit malin qui voulait la voir d'un peu trop prêt il soupira et hâta encore un peu son pas, arrivant dans l'immense bâtisse de l'infirmerie, quasiment déserte, quelques malades ou blesser qui se repose mais pas d’infirmière, il ne se fera donc pas engueuler. Et dérangé non plus, elle était avec le professeur de sport effrayant après tout ...
Il grimpa les marche vers l'étage, désert, toujours pas de personnel médecin … Il soupira et allongea sur un des lits blancs la jeune fille. Il regarda autour de lui, cherchant pour quelques accessoires de soins, de quoi simplement laver la plaie, de l'eau et un chiffon propre, et revint vers la guerrière.
Comme le fit son double avant, il lui défit la ceinture pour descendre sa tunique avant de frotter la plaie, il voyait à vu d’œil qu'elle commençait à se refermer, il se hâta alors de la soulever avant de s'occuper du dos. Une fois qu'elle fut un peu nettoyé, il la rallongea et la fixa un instant, ce bâtiment était vraiment bien, il n'y avait pas besoin de grand soin, juste besoin de patience. Il tira un drap sur elle ainsi que les rideaux autour du lit avant de s'assoir sur une chaise et d'attendre, normalement ce ne serait pas très long qu'elle reprenne ses esprits.





Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 16:01
Précédent : [Quête] Little Me

Avec le soulagement d'avoir vaincu l'usurpatrice vint l'épuisement total. Trop éreintée pour bouger, la belle blonde avait vu son homologue médiéval s'approcher pour lui ôter la lame du corps. Elle serra les dents puis exhala un râle de souffrance tandis qu'il s'exécutait. Sa raison lui soufflait de faire remarquer au jeune homme que cela faciliterait la perte de son sang mais son corps ne lui obéissait plus pour l'heure. Elle se laissa soulever sans broncher, les oreilles bourdonnant d'un bruit diffus, sans se douter une seule seconde qu'il avait l'autorité de tous les disperser par son simple statut de professeur, et que cela rendait crédible le fait qu'il l'amène lui-même à l'infirmerie...

Elle fit de son mieux pour mémoriser le chemin qu'il leur faisait emprunter et déterminer l'endroit de leur destination, mais son vertige persistant l'en empêcha. Ce ne fut qu'en voyant une série de lits et d'autres personnes allongées qu'elle comprit.


"Un hospital..."

L'apprentie décida alors de lui faire confiance et ferma les yeux un moment, pour ne les rouvrir que lorsqu'elle sentit le moelleux d'un lit trop grand, le velours de son vêtement glisser vers le haut. Elle eut envie de résister mais s'en priva.

*La santé avant la pudeur ! Se morigéna-t-elle.*

Elle leva faiblement les bras pour lui faciliter la tâche, puis frissonna au contact de l'eau froide sur son corps encore brûlant d'avoir tant guerroyé. Elle s'inquiéta tout de même de le voir simplement nettoyer et rincer la terre et le sang déjà séché.


"Est-ce tout... ?"

Elle n'était pas experte en premiers soins, mais ses souvenirs lui suggéraient un peu plus d'intervention que cela pour des blessures similaires. Peut-être avait-elle exagéré dans son esprit la profondeur de la blessure, mais la douleur cuisante l'en détrompait tout de même.
De nouveau allongée et puisqu'il n'agissait plus, elle recouvrit ses seins de ses bras, s'autorisant un peu de féminité, puis le remercia du regard pour le drap. N'y tenant plus, elle s'assoupit une vingtaine de minutes.

A son réveil, elle fut surprise de ne plus vraiment sentir de douleur. Elle passa une main sur l'endroit présumé de sa blessure pour ne sentir qu'une légère cicatrice en voie de guérison. Stupéfaite, elle opéra la même opération dans son dos, pour un résultat identique. Comme il était toujours assis non loin, elle lui lança un regard interrogateur.


"Qu'avez-vous fait ?Comment est-il possible... ?"

Elle glissa adroitement le drap autour de sa poitrine pour se redresser en position assise. Ses côtes la lancèrent, à peine ressoudées à ses vertèbres et encore largement fêlées, mais son ventre et son dos donnaient l'impression d'être aussi intacts qu'avant le combat.


Dernière édition par Elione d'Elande le Mar 11 Nov 2014 - 16:43, édité 1 fois
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 18:32


Si c'était tout ? C'était déjà pas mal énorme, il aurait pu simplement la jeter par terre, les soins aurait été aussi efficace, mais elle serait encore dans son sang avec de la boue, après un pareil combat elle méritait un peu de dignité allons. Même si ce faire mettre à moitié a nu devant un homme n'était peut être pas le meilleur moyen d'en conserver un maximum, mais elle en aurait encore moins si elle restait si peu présentable.
Après une preuve de timidité qu'il ne percevait qu'à moitié il la regarda s'endormir, il en profita pour aller chercher deux verres d'eau et les poser sur la petite table avec les outils qu'il avait usé afin de la nettoyer. Et il observa songeur la belle au bois dormant.

Elle était la première femme de son époque à arriver ici, en tout cas la première qu'il lui fut donné de rencontrer. Jusqu'à présent il n'avait vu que des hommes, son frère, messire Erox, ou bien une femme qui avait traversée bien des âges de par sa nature plutôt démoniaque, dame Zahli. Il eut un frisson en repensant à sa rencontre avec elle ici, il ne pouvait pas en être fière … les aléas de certains vêtements modernes …
Elle sembla aussi doucement se réveiller, à son regard elle semblait ne plus comprendre, d'autant que le drap témoignait d'une certaines agitation en dessous.


"Qu'avez-vous fait ?Comment est-il possible... ?"

Le chevalier se releva pour poser ses mains sur ses épaules et la faire se rallonger doucement avec un tout bref sourire en coin, il avait su rendre dingue les pauvre employé de l'infirmerie lui aussi, et au début c'était encore pire.

- Je n'ai rien fait de plus que de vous laver un peu.

Une fois qu'elle fut allongé, il tendit les bras pour désigner vaguement toute la pièce. Car ce n'était pas de son ressort.

- Moi aussi au début je ne comprenais pas, il s'agit de cette pièce, elle arrive à soigner tout les maux de dieux que nous sommes. Quand bien même votre corps disparait, si un lambeau de chaire ou une mèche de cheveux arrive jusqu'ici notre corps se reforme entièrement.

Il alla ensuite doucement se rassoir sur la chaise et soupirer avec un sourire. Pour une fois qu'il n'était pas dans le lit ou n'amenait pas un élève qu'il avait “blesser par mégarde”. Il tourna la tête pour l'observer, le fin drap la sculptait parfaitement, et elle semblait avoir tenue à le garder contre elle, donc ce n'était pas un trait de cette époque.

- En quoi cela semble vous gêner que je vous vois nue ? Je veux dire, dans les vestiaires vous étiez prête à tout retiré, votre haut à tombé deux fois, vous n'avez pourtant pas à avoir honte de votre personne, vous êtes ravissante.




Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 19:40
Visiblement, même plus ancien qu'elle, il ne comprenait pas encore tous les tenants et aboutissants des lieux. Cela la rassura à demi et lui laissa également une impression désagréable de fossé entre elle et cette ère si différente. L'idée même de se reformer à partir d'un simple cheveux lui donnait la nausée, mais en repensant à ce que cette masse verte avait fait, il lui était désormais impossible de ne pas y croire.

"Mes derniers doutes quant à notre "divinité" viennent de partir en fumée, mais je ne m'y fais pas... Ainsi vous étiez sérieux lorsque vous parliez de nous tuer pour voir laquelle reviendrait à la vie ? J'ai tout de suite pensé à une menace voilée..."

L'imaginer les pourfendre toutes les deux pour découvrir la supercherie lui fit froid dans le dos. Certains chevaliers avaient l'épée facile, les Teutons n'y faisaient donc pas exception. Il retourna à son siège une fois sûr qu'elle resterait allongée puis lui posa la dernière question à laquelle elle s'attendait :

"En quoi cela semble vous gêner que je vous voie nue ? Je veux dire, dans les vestiaires vous étiez prête à tout retirer, votre haut est tombé deux fois, vous n'avez pourtant pas à avoir honte de votre personne, vous êtes ravissante."

La souveraine rougit, à la fois d'embarras et de flatterie. Pensait-il encore une fois ce qu'il venait de dire ?!

"Messire enfin ! C'est inconvenant et vous le devriez savoir, tout reclus qu'était votre Ordre ! Je ne suis pas une vulgaire ribaude dont on dispose à sa volonté ! Cela est réservé aux catins, aux époux et aux amants, et à mon su nous ne sommes dans aucune de ces trois situations. Le seul fait d'être vêtue comme un homme m'indispose, et devrait également vous indigner ! Quel genre de chevalier pourrait ignorer ceci ?!"

Mal à l'aise, elle resserra ses bras par-dessus les draps de façon à masquer l'essentiel. Heureusement qu'il lui avait laissé ses bottes et son haut-de-chausse, ou bien elle aurait eu de sérieux doute sur son identité.

"Ce qui s'est produit tantôt n'était pas de mon fait -c'était l'autre- et dépendait de circonstances exceptionnelles ! Et ici même, il ne s'agissait que de faciliter ce que je croyais être votre médecine ! Je préfère certes être vue nue que de voir le mal prendre mon corps, mais cela ne signifie point être vue nue tout court. Vous exécuteriez-vous si je vous mandais céans de vous dévêtir devant moi, sans raison valable ?!"
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 22:43


Le chevalier était retombé sur la chaise et regarda brièvement le plafond, ce qu'il pouvait le voir souvent celui là … Allongé sur un lit à attendre que ses blessures se soignent, d'ailleurs cela faisait un moment que ce n'était pas le cas, il pouvait s'en satisfaire ! Il reporta ensuite de nouveau son regard vers Elione.

-Notre statut divin n'est pas facile à accepter pour nous, même le dieu change de nom … Deus … Je ne sais toujours pas moi même si je vais y croire ...

Il eut un petit sourire, et dire qu'il allait le prier de temps en temps … En fait il agissait comme a son époque en remplaçant simplement Dieu par Deus car on le lui à dit, mais il a quoi comme preuve sinon ?

- Il est vrai que cela aurait pu paraitre menaçant, mais j'y ai réfléchit longtemps, c'était probablement difficile, j'aurais sans nul doute eut bien des regrets, mais je ne voyait pas vraiment d'autres solutions sur le moments, je ne vous connait pas assez pour pouvoir vous distinguer d'une copie ...

Le chevalier repensa à son explication sur les commodités, il est vrai qu'à son époque il aurait immédiatement cacher la dame, il a changé, il ne le réalisait vraiment que maintenant … Il sera un peu le poing et baissa les yeux. Ce monde le changait trop à son gout là ...

- Vous êtes une jeune ressusciter de l'époque … Ici j'ai vu tant de chose ...Je n'arrive quasiment plus à être surprit, j'en oublie très lentement ce que je suis vraiment et me perds moi-même.

Il soupira et se redressa, décrochant sa cape qu'il déposa sur le dossier de la chaise, elle était un peu gênante mine de rien.

-Pourtant je le sait, ne vous fourvoyer pas, mais je ne le comprends pas, et si me mettre à nu devant vous peut prouver ma bonne volonté, alors ...

Il se leva et se mit à défaire sa veste, retirant cette dernière, puis se fut au tour de la chemise, bouton après bouton, lacet après lacet, et il la déposa elle aussi avant de se retourner pour déposer cela, lui révélant un cicatrice barrant son dos de part en part. Puis il se retourna de nouveau pour la regarder.

- Je n'ai jamais voulu vous rabaisser, mais n'ayant guère d'attention envers ce que les gens nomme la pudeur, je vais vous le prouver et par la même vous montrez que je suis de bonne foi.




Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Dim 9 Nov 2014 - 23:14
Un voile de tristesse passa dans les yeux de la reine d'Angleterre pendant qu'il avouait avoir vraiment songé à lui ôter la vie, de sang-froid. Cette idée qu'un être censé être pieux et servir la veuve, l'orphelin, le malade ou le blessé puisse l'arracher si simplement lui laissa un sentiment amer de déchirement. Ainsi même les chevaliers perdaient le sens de la valeur de la vie. Était-ce une particularité de ce monde ou bien ce phénomène avait-il touché petit à petit tous les Ordres de chevalerie ?

Elle sut lorsqu'il mentionna le fait de se perdre que l'immortalité n'était pas sans danger alors. Changer, oublier l'être d'origine qu'ils étaient. Un triste destin.


"A quoi bon vivre sans fin, à quoi bon devenir un dieu si c'est pour changer de telle manière. Vous ne serez un jour plus un chevalier... Et je ne serais peut-être plus... une noble reine..."

Cette simple constatation lui fit serrer les poings sur les draps et se perdre un instant dans ses pensées. Quand elle revint à elle, ses mots résonants comme des échos lointains à ses oreilles, elle le vit déjà à moitié nu face au lit. Elle se redressa vivement, grimaçant sous la douleur de ses côtes une fois de plus, et tendit une main en avant comme pour l'empêcher d'en faire plus.

"De grâce !"

Elle ne parvint à en dire davantage. A dire vrai, le voir ainsi se mettre à nu pour elle -dans tous les sens du terme- déclencha une sensation qu'elle n'avait plus sentie depuis bien, bien longtemps. Dans son ventre naquit une vague de chaleur qui se propagea en un frisson dans tout son corps. Le besoin de vivre qui l'avait tirée de sa forme fantomatique après des siècles ne s'arrêtait pas simplement à manger, à boire, à dormir. Elle avait remarqué depuis quelques temps que ses sens demandaient plus d'attention, qu'elle était plus réceptive à son environnement. La nourriture avait un goût étrange, mais qui restait des heures sur sa langue. Les odeurs, qu'importait leur provenance, lui chatouillaient plus facilement les narines. Le soleil semblait plus chaud, le vent plus frais, la pluie plus lourde. Les bruits plus clairs. Elle examinait les moindres détails des bâtiments, des fleurs, des arbres ou même des personnes avant d'en être rassasiée et c'était exactement ce qu'il était en train de se produire. La cicatrice sur le dos de l'homme avait captivé son attention, de même que les courbes des muscles sous sa peau, son regard prêt à racheter sa maladresse.

Elle laissa retomber sa main tendue sur le lit et détourna le regard.


"Cessez cela je vous prie, demanda-t-elle sans conviction."
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 0:34

"Cessez cela je vous prie, demanda-t-elle sans conviction."

Il s’arrêta alors qu'il alla pour retirer ses bottes s'assoir de nouveau, et il l'observa. Intrigué, elle s'était relevée de nouveau, oubliant par contre d'en tenir le drap cette foi-ci. Il pencha un instant la tête sur le coté et se ravisa donc, cessant de se dévêtir et s'assit de nouveau sur la chaise en lui tendant un des verres d'eau.

- Malheureusement nous ne le sommes déjà plus vraiment, un chevalier son royaume, son ordre à protéger, ce n'est plus un chevalier, et une reine sans royaume, ce n'est plus une reine non plus. Nous étions cela, cette époque ne tolère plus vraiment ce genre de personne, nous le restons juste dans nos esprits, et malheureusement pour pouvoir tenir,nous tentons de nous adapter malgré nous un minimum.

Il attendit qu'elle prenne le verre pour prendre le second et le boire d'une traite, laissant un petit fond avant de le reposer. Elle lui avait annoncé être reine, voila qui était particulièrement intéressant. Elle ne faisait pas partie des personnes qu'il côtoyait le plus de son vivant, il était un militaire pur et dur, mais il avait les bases grâce à son statut de noble.

- Alors vous étiez une reine … Je ne suis probablement pas le meilleurs interlocuteur qui vous puissiez avoir, je n'ai vécus uniquement que dans les règles militaires, ce qui fait que je suis un peu direct, mais vous pouvez me croire quand je vous annonce qu'il est plaisant de croiser d'autres personnes de mon époque.

Il tourna un peu la chaise, désireux de lui faire face et fit, après s'être relevé, une respectueuse inclinaison et se redressa avant de s'assoir de nouveau. Il la détailla de nouveau, songeur. Il y eut un bruit, le chevalier se leva et traversa rapidement le rideau pour se rendre de l'autre coté, être torse nu ne le gêna absolument pas, il regarda rapidement partout, un élève venait de quitter l'infirmerie, il hocha la tête et retourna vers Elione. Il s'approcha d'elle et tâtonna un peu ses cotes, là où il y avait jadis une plaie béante.

- Si je me fie à mes propre expérience dans cette salle, vos côtes doivent seulement être douloureuse, elles ont en tout cas l'air de nouveau en excellent état.

Il retira sa main et se recula, hochant la tête.

- Vous pouvez encore attendre quelques minutes pour que la douleur disparaisse, dans ce cas je suis présent si vous avez besoin de quelque chose, sinon ...

Il lui tendait alors sa main droite avec un très discret sourire sur son visage.

-Permettez que j'escorte une reine là où elle le choisira, la douleur restera un peu plus longtemps mais rien ne vous retiens vraiment ici.




Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 12:44
Réfléchir leur condition de reine et de chevalier lui faisait tout drôle. Rarement elle avait remis les rôles en cause, parfaitement à sa place en haut de l'échelle du pouvoir. Elle s'était toujours dit qu'elle était née pour cela, et la prospérité de ses royaumes l'avait toujours confortée en ce sens. Il suffisait pourtant de voir cet homme douter, ici, dans ces circonstances particulières, hors du commun, pour qu'elle s'interroge. Qu'est-ce qu'un roi ? Qu'est-ce qui fait le roi ? Auparavant elle aurait volontiers répondu qu'il intervenait par la volonté de Dieu, son plus proche agent sur Terre, mais même lui était remis en cause ici. Deus était-il un de ses noms cachés ou une autre entité ?

Toute à ses pensées, elle but son verre lentement et le suivit du regard, remonta le drap sur elle en le voyant écarter le rideau pour vérifier au-dehors, puis il revint et la palpa sans prévenir. La souveraine serra les dents une fois de plus mais ne laissa aucun cri s'échapper de sa gorge. N'y croyant toujours pas, elle vérifia la plaie. Même la petite surface de peau un peu plus rosée, même la cicatrice en devenir avait disparu. A bien y regarder, il lui semblait même que les anciennes, celles datant de son vivant, s'étaient mises à guérir pour ne plus laisser aucune trace. Mais dans ce cas, celle barrant le dos du chevalier aurait dû disparaître aussi, à moins d'avoir été celle ayant causé sa mort, bien plus grave que toutes les autres.

Son bras en suspend, Elione resta muette quelques instants, puis elle darda un regard indescriptible sur lui, une sorte de mélange entre de la compassion et du reproche. Elle enveloppa sa main tendue dans les siennes et l'attira un peu plus vers elle.


"Vous avez tort chevalier, dit-elle calmement. Ce n'est pas le royaume qui fait le chevalier ou la reine. Le royaume change, évolue, s'étend ou est envahi. Le royaume est un ensemble de terres sous la domination d'un suzerain et ses vassaux, qui changent continuellement. Ce qui fait ce que nous sommes, c'est ce en quoi nous croyons, ce que nous défendons, ce que nous condamnons. Ce sont nos choix et celui de ceux qui nous suivent. Les rois et les reines ne meurent jamais, même s'ils ne viennent pas ici. Savez-vous pourquoi ? L'Histoire retient leur nom et leurs actes. Bien avant de devenir une déesse j'étais immortelle, car mon nom aura été gravé dans les livres et les chants de mes chers troubadours. Et parce que mon peuple m'aimait, il conserva des traces de mon existence dans la rumeur, dans les écrits, dans les souvenirs. Être reine ou roi un jour signifie l'être à jamais. Même si les rangs ne comptent pas dans cette académie, je serai toujours vivante en tant que reine. Quant à vous messire, si vous n'avez pas accompli de fait d'armes majeur, votre nom a pu être oublié, mais vous ne cesserez d'être un chevalier que lorsque vous y aurez renoncé. Vous ne protégez pas un royaume, mais des valeurs de justice et d'idéal. Souvenez-nous le serment que vous prêtâtes le jour de votre adoubement. Souvenez-vous de votre jeûne, de votre méditation une nuit durant, des dix commandements sacrés du chevalier :

"Tu croiras à tous les enseignements de l'Eglise et tu observeras ses commandements.
Tu protègeras l'Eglise.
Tu défendras tous les faibles.
Tu aimeras le pays où tu es né.
Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
Tu combattras les infidèles avec acharnement.
Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu'ils ne soient pas contraires à la loi divine.
Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
Tu seras libéral et généreux.
Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.

"En ce qui concerne l’Église, peut-être devons-nous revoir notre jugement. Peut-être avons-nous été leurrés notre vie durant, peut-être devons-nous honorer toutes les divinités que nous avons la chance de côtoyer ici, peut-être Deus est-il Dieu et ne se révèle-t-il à nous que parce que nous l'avons mérité, peut-être nous demande-t-il d'accomplir encore quelque chose avant de nous laisser reposer en paix, je l'ignore. Toutefois, votre devoir n'a pas changé. La justice aura toujours des ennemis et vos choix feront de vous celui qui les combattra, ou non. Cela sera dur, cela demandera du sang, des efforts, des regrets et des remords. C'est à vous de le décider, pas à cette époque. Votre vie vous appartient, et vous êtes libre de la mener comme vous l'entendez. Alors, Alexander Urmanis, êtes-vous un chevalier ou un perdant ?
"

Un moment de silence passa pendant lequel elle le laissa réfléchir. Pour sa part, son choix était fait. Jamais elle ne renierait son passé. Même s'il devait être conservé comme un secret au plus profond de son être, même si elle était obligée de devenir Elione pour s'adapter à ce temps, il était là en elle, avec ses joies et ses colères, ses espoirs et ses doutes. Et Elione se servirait d'Aliénor pour ne pas s'écarter de ses vœux d'équité et de justice.

Elle finit par relâcher sa main, attrapa sa tunique tachée de sang et l'enfila, puis fit de même avec sa ceinture, avant de se lever.


"La douleur me maintient en alerte, aussi je pense que sortir d'ici ne me sera en rien préjudiciable. Plus encore, j'ai besoin d'une toilette propre et mieux appropriée, ainsi que de faire mes ablutions et me reposer plus longuement. Je n'ai nulle envie de continuer à baigner dans mon propre sang. Pensez-vous pouvoir remédier à cela ?"

Ce fut à son tour de sourire. Elle saisit son bras et attendit qu'il la guide dans les lieux.

"J'y pense... Combien de temps avez-vous passé ici ? Vous semblez à la fois aussi étranger aux lieux que moi et familier à leurs us et coutumes. Cela m'intrigue."
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 20:24


Pendant tout le discours de Elione il ne la quitta pas des yeux, droit comme un I. Les paroles qu'elle avait raisonnait en écho avec ses souvenirs de son adoubement, à croire qu'il en subissait un nouveau.
Il était chevalier par ses idéaux ? Bien sur qu'il le savait, mais il était aussi chevalier pour servir son ordre, et se faisant cette résurrection lui avait déjà la moitié de sa personne, en plus de détruire nombre de principe, il lui avait fallut du temps, mais il fallait qu'il le réalise, et elle réalisera forcément quelque chose de similaire avec le temps.


"Tu croiras à tous les enseignements de l'Eglise et tu observeras ses commandements.
Tu protègeras l'Eglise.
Tu défendras tous les faibles.
Tu aimeras le pays où tu es né.
Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
Tu combattras les infidèles avec acharnement.
Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu'ils ne soient pas contraires à la loi divine.
Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
Tu seras libéral et généreux.
Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.
"

Il avait fermé les yeux pour cette partie, se mettant à sourire en repensant, se refaisant la scène de son adoubement dans la tête. Lui à genoux devant sire Von Salza en personne, l'épée touchant une épaule puis l'autre, le salut des autres chevaliers derrière lui, et son salut, son premier salut en tant que chevalier. Il finit par rouvrir les yeux son regard 'n'avait pas changer de direction, et il l'a vit immédiatement après les avoir ouvert. Elle lui tenait toujours la main dans les siennes, il sourit quand finalement elle décida de se rhabiller, et il profita pour lui répondre à sa question.

-Je suis et resterais chevalier, vouloir me faire oublier cela fera de moi un ennemi.

Il n'était toujours pas question d'oublier, jamais il ne pourrait s'y résoudre, son passé de chevalier était toute sa vie, il n'avait vécus que pour cela. Lui imposer d'oublier, de faire table rase … Il tuerait la personne qui pourrait oser lui annoncer cela. Tandis qu'elle lui saisit la main il sourit une nouvelle fois, il émanait d'elle un charisme, ce charisme qu'ont les grands dirigeants de leur époque. Il se rapprocha d'elle pour passer son bras dans son dos et la soutenir, comme si elle avait besoin d'un tel soutien, mais il avait toujours se réflexe, un reste de ses batailles.

- Ma renommé est resté cantonnée à mon ordre, bien que les plus grands me reconnaissaient sans aucune hésitation, les Teutoniques ne visaient pas la gloire aux yeux de tous. Je faisais partie des chevaliers ayant la lourde tâche de choisir notre dirigeant et entrainais les écuyers. Mais maintenant je suis ici depuis deux années, et je me perds depuis peu ...

Alors qu'il allait partir, il s'arrêta un peu avant le rideau et se tourna pour saisir les vêtements qu'il avait laissé sur la chaise de sa main libre.

- Bien occupons nous donc de votre souci, vous avez peut être déjà une chambre ? Sinon nous devrions aller sur le marché pour trouver des affaires de rechange.

Oui, il n'avait pas prit la peine de remettre ses dessus, il n'y prêtait pas attention le moins du monde, il a pourtant prévenu un peu plus tôt.




Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 21:09
Elione fut satisfaite de voir que ses mots n'avaient pas sonné creux aux oreilles du chevalier. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il se perdrait, ni demain, et tant qu'elle serait elle-même elle aussi, elle veillerait à ce que leur temps ne sombre jamais dans l'oubli. C'était une promesse qu'elle se fit.

"Considérez le temps comme votre premier ennemi, et ne le laissez jamais gagner."

Revenant à des préoccupations plus terre-à-terre, il lui demanda s'il avait une chambre et lui proposa de faire un tour au marché. Depuis une paire de mois qu'elle était là elle n'avait jamais remarqué qu'il y avait un marché et nota mentalement qu'elle avait encore du chemin à parcourir avant de connaître les subtilités de l'académie. Mais cela attendrait pour la journée au moins. Après des semaines entières à être tendue, tantôt en cours, tantôt avec sa jumelle envahissante, Elione n'avait plus prêté trop d'attention à son corps et à ses besoins. Maintenant qu'elle pouvait enfin penser à elle, une lente torpeur la gagnait peu à peu. Ah, si seulement elle avait une baignoire au lieu d'une douche dans sa chambre ! Elle aurait pu s'y laisser reposer des heures durant, jusqu'à sentir ses muscles complètement délassés.

La reine se surprit à trouver bienvenu le bras qu'il passa dans son dos pour la soutenir. Même si elle n'en montrait rien, le duel l'avait épuisée, et elle ne faisait bonne figure que par pure habitude du bien-paraître qu'elle avait appris et appliqué avec acharnement sa vie durant. Elle le vit ramasser ses vêtements et s'apprêter à sortir. Elle l'arrêta aussitôt.


"Vous m'êtes fort sympathique messire, mais je vous serai gré de vous rhabiller tout de même... J'ai pu constater que les mœurs actuelles étaient plus légères qu'avant, mais je ne tiens pas à ce que l'on colporte quelque rumeur que ce soit en nous voyant sortir d'ici ensemble, moi tachée de sang et vous à demi-nu. Gardons cela pour les têtes à têtes, voulez-vous ? Je ne doute pas que nous nous croiserons souvent au fil des jours. Restons dignes et montrons ce qu'est la dignité à ces autres gens. Qu'en pensez-vous ?"

Avec une œillade complice, elle saisit sa chemise, lui enfila sur un bras, lui fit lever l'autre pour faire de même et commença à le reboutonner elle-même.

"Je vous laisse remettre votre manteau, bien sûr."
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 22:35


Le temps comme ennemi ? Il y réfléchit un instant, ne comprenant pas exactement les tenants de ce propos, on change avec le temps, c'était surement cela ?

-Un adversaire intouchable ? Ce ne sera pas facile ...

Mais c'était un défi à relever ! Et il le ferait avec joie, au moins il faudrait se dépasser pour, c'était d'autant plus intéressant. Pourtant quand enfin ils allaient partir, elle le stoppa pour … lui enfiler sa chemise ? Il la regarda songeur, enfin bon, bien qu'il n'en comprenait toujours pas les tenant de cette pudeur, lui présenter la chose comme façons de conserver la fierté de leur époque, c'était largement concevable. Elle lui boutonna même devant, en fait c'était presque gênant, il ne laissait même pas à ses écuyers de l'aider pour enfiler son armure, sauf pour certaines attaches difficile d'accès.
Il l'observa encore un peu quand elle eut finit lui annonçant qu'il mettrait sa veste seul et se gratta le menton.


- Dans ce cas, si il faut être digne ...

Il attacha sa cape à son dos et vint faire face à Elione avec la veste, lui enfilant à son tour un bras, puis l'autre et fermant devant. De cette façon il masquait la large tâche de sang sur le ventre pour ne laisser que quelques petites tâches sur les manches.

- Autant donc ne pas la révéler afin de rester digne aussi, une reine ne devrait pas être tâchée de sang non ? Moi ca ne surprend plus les académiciens …

Il se replaça alors sur le cotés de la reine blonde et passa de nouveau sa main dans son dos pour la soutenir, bien qu'elle ne semblait pas trop en avoir besoin pour ainsi le vêtir enfin bon … Il recommença enfin à avancer vers le rideau, tout était bon cette fois-ci non ? Il serait possible de le passer et partir ?

- De mon vivant, même un écuyer je ne le laissais point m'aider à me vêtir, vous m'avez surprise en le faisant, je ne suis pas sur que ce soit le travail d'une reine … Et je ne comprends pas pourquoi je vous ai laisser faire ...

C'est vrai, il n'avait absolument pas bougé, il l'avait regarder sans un seul geste de refus, sans même sourire ou être expressif, il était resté complétement passif devant cette action, il n'en revenait toujours pas lui même. Serait il possible que ce soit car il la trouvait charismatique ? Impossible, dans ce cas il aurait réagit immédiatement avec un peu de gêne.




Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Lun 10 Nov 2014 - 23:09
Sous couvert de dignité et après s'être vêtus l'un l'autre, ils étaient enfin prêts à passer le rideau. La jeune femme laissa échapper un discret rire devant son incompréhension et le regarda avec tendresse.

"De mon vivant seules mes chambrières ou des amies très proches étaient autorisées à me vêtir. Parfois, quand j'étais en colère ou nerveuse, je les revoyais pour m'occuper moi-même de ma toilette et de mes parures. Ce n'est effectivement pas la tâche habituelle d'une reine, mais j'ai toujours eu un certain côté excentrique. Je n'aime pas quand les choses traînent, surtout si je puis les hâter moi-même. Et il y eut d'autres fois où je préférais m'occuper des mes enfants moi-même plutôt que de les laisser à leur nourrice. Veuillez me pardonner cet égarement, mais l'espace d'un instant je me suis revue avec l'un d'eux. Je n'ai pu m'empêcher..."

Elle lui accorda le temps de se remettre de son incompréhension puis ils sortirent enfin de l'infirmerie, lui en chemise et enveloppé de sa cape, elle avec sa tunique recouverte de son manteau. Les deux vêtements n'allaient clairement pas ensemble, et ce détail pouvait faire jaser plus sûrement encore que si l'homme avait conservé ses habitudes, mais ce n'était pas un détail auquel pensait la souveraine. Appuyée très légèrement sur son bras pendant qu'ils marchaient, elle tentait de compenser sa fatigue en minimisant ses efforts futurs.

"Oh, j'y pense... J'ai trouvé ceci un matin près de mon lit."

Elle sortit d'une de ses poches une petite bourse de divis suffisante pour subvenir à ses principaux besoins pendant un mois. N'ayant bien sûr rien eu à acheter de particulier puisque les repas étaient offerts et la chambre en sa possession, elle avait pu tenir bien plus longtemps sans se préoccuper d'argent.

"Je ne reconnais pas les armoiries frappées dessus, c'est un peu embêtant. Sauriez-vous m'enseigner la valeur de ces pièces pendant que nous cheminons ?"

Elle le laissa la guider vers le fameux marché où des objets insolites succédaient à la vaisselle et à la nourriture à emporter, puis ils arrivèrent vers la partie réservée à l'habillement. Elione fut surprise du style vestimentaire de cette époque, et eut bien du mal à dégoter quelques robes à l'ancienne, partant bien de la poitrine jusqu'aux chevilles. Par chance, certains stands possédaient des isoloirs avec un miroir dans lesquels elle put essayer et déterminer sa taille selon les normes actuelles. Alors qu'elle demandait un chainse de nuit, on lui proposa un pyjama. Comme personne ne comprenait de quoi elle parlait, elle se laissa tenter par les tissus doux et moelleux et dut reconnaître que cela lui plaisait. Elle trouva également une ou deux paires de ballerines à sa taille pour changer des bottes et même un collier en or pour mettre en valeur son décolleté avantageux. Se souvenant également des quelques cours de combat qu'elle avait suivis, elle opta pour une tenue un peu plus "sportive" -une jupe arrivant aux genoux avec une paire de collants foncés et un débardeur de sport près du corps- pour une plus grande liberté de mouvements. Pour ce qui était des sous-vêtements, ne comprenant pas comment se portaient des choses aussi courtes, elle décida de les ignorer. Après tout, cela n'existait pas à son époque, alors elle pouvait bien s'en passer.
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 11 Nov 2014 - 14:31


Les histoires royales, tout comme les histoires de famille, il en avait entendu un peu, mais il ne savait jamais si il s'agissait de vérités ou de mensonges. En de rare occasion, lorsque le conseil des chevaliers électeurs se rassemblait autour du commandant de l'ordre, il y avait peut être quelques bribes de similitudes, mais dans tout les cas il s'agissait d'une chose qu'il ne connaissait pas vraiment, alors il hocha simplement la tête, si elle était bien reine, elle connaissait nécessairement plus.
L'accompagnant il répondit donc à sa requête, lui explication tout ce qu'il connaissait sur de système à pièce unique, faisant un petit écart dans l'explication pour parler de la riche valeur que possède les pièces de leur époque pour les humains actuel.
Son explication terminé il arriva enfin sur le marché dont il lui avait parlé, une grande place avec nombre de personne ayant posé leur magasin “mobile” pour faire des ventes, avec de temps en temps des boutiques plus conventionnelles de cette époque dans les bâtisses.
Il la lâcha donc pour la suivre dans ce dédale de petits marchand. Regardant curieusement certains objets ou plats présenter sur ces derniers. Il se stoppa un instant beaucoup plus long lorsqu'il découvrit un stand de nourriture basé sur … les insectes ? Le chevalier fit alors un énorme grimace et s'éloigna.

Elione finit par prendre plus de temps dans une boutique, se glissant dans une zone préparer pour se changer tandis que le chevalier regardait, particulièrement intrigué d'autres vêtements, se demandant vraiment pourquoi vendre des tissus troué et déchiré … Il finit par se rapprocher d'un groupe d'élève qui rougit en voyant que le chevalier s'était joint à leur discussion sur les sous vêtements.


-Bonjour mesdemoiselles, ce genre de vêtement plait autant aux femmes ?

Les jeunes filles se regardèrent un instant avant de repenser aux origines de leur professeur de sport en rirent un peu avant qu'une ne finisse par lui donner une explication.

- Bien sur professeur ! Les filles adorent bien s'habiller ! En plus ca nous permet d'être à l'aise … et … ca sert bien à d'autres choses aussi ihihih !

Elles semblaient avoir clairement perçu que le professeurs était différent en dehors de ses cours et lui attrapèrent les mains pour l'entrainer dans une zone plus discrète de la boutique.

-Nous avons besoin de l'avis d'un homme ! Vous préférez quoi ?

Le professeur fut assez surprit de les voir se dévoiler ainsi devant lui qui ne comprenait toujours pas et regarda rapidement autour de lui.

- Mais, vous portez d'autres vêtements en dessous des vêtements ?

Elles se regardèrent et soupiraient en se remettant leurs vêtements sur le dos. Elles avaient voulu jouer un peu avec leurs professeurs, les faire devenir gêner, mais cela n'avait pas vraiment fonctionner, pourtant le regard d'une n'avait pas exactement cette même signification.

- Elle n'en porte pas votre copine qui fait des essayage ? Vous devriez lui en offrir ! Quelque chose comme ceci par exemple.

Elle lui tendit un cintre au quelle était accroché un sous vêtement bien plus riche que ceux qu'elles lui avaient montré, des bandes de tissus bien plus nombreuse, il y avait même une petite image le présentant. Le blond saisit donc l'objet et le regarda un instant.

T- Vous avez probablement raison, je m'en vais lui proposer cela, je vous remercie et vous serais redevable.

Le groupe de jeunes filles rit et une se colla contre lui, elle ne s'était pas encore rhabillée et lui chuchota à l'oreille quelques mots.

- Je suis mademoiselle Rin Eleonore, je compte bien vous demandez quelque chose plus tard sensei.

Ces quelques mots furent les plus gênant, mais le chevalier retourna vers al cabine d'essayage et rentra dedans sans vraiment prévenir, tendant devant lui le fameux cintre conseillé par les jeunes filles que l'on entendait encore un peu rire en fond.

-Il parait que les dames adorent porter ceci sous leurs vêtements, que pensez vous si je vous l'offre ?



Invité
avatar
Invité
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 11 Nov 2014 - 16:34
Tout se déroulait pour le mieux et plus facilement que l'apprentie-déesse ne le pensait. Sa bourse s'était dégonflée de moitié pour un début de garde-robe plus que satisfaisant, et elle avait eu la chance de trouver presque à chaque fois la taille qui la mettait le mieux en valeur. En essayage pour sa dernière emplette de la journée, elle vit tout à coup le chevalier passer le rideau sans prévenir. Une vendeuse le vit faire et tenta d'ailleurs de l'en dissuader, trop tard. Elione avait fait volte-face, miraculeusement encore vêtue quand il pénétra son espace d'isolement. Elle portait une délicieuse robe rouge à lacets blancs qui laissait voir la naissance de ses seins sans dévoiler l'essentiel, suggérant plus que ne montrant vraiment. Le style du vêtement rappelait énormément à la reine ce qu'elle avait pu porter par le passé, et montrait un aperçu de ce qu'elle avait été bien plus éloquent que tout ce qu'elle avait pu dire jusqu'à maintenant.

Spoiler:
 

Surprise, elle rougit avant de reconnaître Alexander, puis de regarder ce qu'il tenait en main. Il s'agissait d'un ensemble soutien-gorge et culotte noir assorti, décoré richement de fleurs rouges et roses et de soie. Elle ne savait vraiment pas quoi en penser, n'en ayant jamais porté avant, mais le motif lui plut tout de suite. Elle n'eut cependant pas le temps de s'exprimer car la vendeuse s'approchait pour rappeler le malotru à l'ordre :


"Monsieur, les cabines d'essayage sont faites pour préserver l'intimité de nos clients ! Si vous voulez observer votre femme en petite tenue, attendez d'être chez vous pour le faire ! Madame, si vous avez besoin d'un conseil, je reviens dans un instant."

Elle prit l'ensemble au Teuton des mains, puis l'empoigna par le bras et l'amena dans une petite salle attenante où l'on pouvait attendre les personnes en plein essayage tranquillement.

"Veuillez patienter ici. Si elle veut se montrer, elle viendra elle-même."

Elle revint prestement vers Elione qui n'avait pas bougé, rouge de gêne.

"Bien je suis à vous Madame, j'espère qu'il ne vous a pas trop importunée...
-Non, merci bien, mais... ce n'est pas mon mari...
-Oh ? Excusez-moi je pensais...
-Ce n'est rien, ce n'est rien. Puis-je vous demander quelque chose ?"

Comme la vendeuse acquiesçait, elle baissa la voix pour lui expliquer qu'elle n'avait jamais vu de pareilles choses et que l'homme lui avait dit que cela se portait en-dessous , chose quelle ne voyait pas comment faire. L'employée eut un moment d'arrêt, puis se reprit. Elle savait que la Deus Académie accueillait des gens venant parfois d'époques lointaines, mais c'était bien la première qu'on lui demander de montrer comment enfiler des sous-vêtements. Sans toucher Elione plus que nécessaire, elle lui passa le soutien-gorge par-dessus la robe en expliquant comment l'accrocher, et que cela limiterait les frottements de ses seins contre d'autres vêtements moins confortables. Pour la culotte, elle se prit elle-même comme modèle et la présenta devant son aine sans l'enfiler, décrivant également les raisons d'hygiène, mais aussi et depuis une cinquantaine d'années à peine l'aspect esthétique et confortable que cela pouvait procurer.

Une fois le cours terminé, elle la laissa reprendre tunique, manteau et haut-de-chausse, ainsi que ses autres achats. L'ancienne souveraine revint alors vers son chevalier servant, le rouge encore vif aux joues lui donnant un teint frais et jeune, sourire aux lèvres.


"Je veux bien essayer ce que vous m'avez montré, mais elle m'a dit qu'on ne peut pas le faire en boutique. J'espère ne pas vous faire dépenser votre argent inutilement..."

Les exposants commençaient à ranger leurs stands au-dehors. Il était temps de rentrer à l'académie.
♦ Rose ou chou ? : choux
♦ Combien de rides ? : 25
♠ Petits messages : 1009

Feuille de personnage
Niveau:
22/30  (22/30)
Expériences :
7546/6000  (7546/6000)
Votre domaine: La dévotion
avatar
Professeur de Sport
Professeur de Sport
Voir le profil de l'utilisateur
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie - Mar 11 Nov 2014 - 20:28


Le chevalier était tout content d'être venu avec ce qu'il comptait lui offrir pour la remercier en quelques sortes de lui avoir redonner un peu de courage. Mais aussitôt il se fit prendre à parti par une vendeuse visiblement rouge de colère, contrastant avec l'autre version de rouge qu'arborait Elione, et le tirant en dehors. Elle ne lui laissait pas dire un seul mot, le contraignant à s'assoir tandis que le chevalier voulut se relever et elle le repoussa aussitôt, résigner il soupira et croisa les bras.

T- Mais enfin ...

encore une fois il ne saisissait pas du tout ce qu'il se passait, mais planté comme cela tout lui échappait vraiment, alors la vendeuse peu resté mais pas lui ? C'était complétement illogique … Il prit une inspiration et soupira … Lui, jeter comme un malpropre d'un lieu …
Le groupe de fit partait, passant devant le chevalier et lui faisant un petit signe de la main, il y répondit naturellement. Il lui semblait en avoir déjà eu une ou deux de ce groupe en cours, il faudrait qu'il fasse attention la prochaine fois.

Mais voila que la reine sortait enfin, il se retourna donc vers elle quand elle lui annonçait avoir peur de lui faire perdre son argent en futilité, il la regarda un instant puis regarda la vendeuse, avant de porter de nouveau son regard vers cette élève.


-Allons, si cela m'inconvenait je ne l'aurais point proposé.

Et surtout la dépense se vaudrait plutôt que de se morfondre et boire à ne plus pouvoir … Mais bon, il ne l'avait fait que deux fois, mais elle lui permettrait d'éviter une troisième c'est déjà énorme.
Le départ en cours, après le règlement des derniers achats, les deux représentants du moyen âge se mirent à marcher dans la rue, de temps à autre une personne saluait le chevalier qui répondait aussitôt sans faire de détour. Des élèves, ou même des collègues. Il prit alors les sacs qu'elle transportait avec un petit sourire, il fallait qu'il occupe ses mains.


- Je vais les transporter, la blessure fait toujours mal ?

Peut être qu'un petit détour par l'infirmerie pourrait être bien après tout si elle avait encore mal ? Sinon, ben il supposait que la chambre de la jeune fille soit une bonne idée pour tout poser.

- Vers où allons nous ?




Contenu sponsorisé
Re: Le chevalier, la reine et l'infirmerie -
Le chevalier, la reine et l'infirmerie
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: L'Académie de Deus :: Bâtiment des cours :: Infirmerie-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page