Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Ne te blesse pas, je n'aime pas avoir mal

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Ne te blesse pas, je n'aime pas avoir mal - Dim 5 Oct 2014 - 18:59
[en cours de codage et de correction orthographique, tu peux répondre entre temps]

Aujourd'hui nous étions dimanche, et comme tous les dimanches, je m'aimais traîner au lit. C'était un jour absolument magnifique parce que je n'avais rien à faire : ni tâche ménagère, ni travail scolaire, ni messe, rien ! En effet, mon père s'occupait des croyants un seul jour dans la semaine et c'était le dimanche.
Je pouvais enfin vaquer à mes petites occupations, prendre soin de moi, faire les magasins, nager un peu à la piscine du coin, rendre visite à mes amies. Rien que d'y penser, cela me rendait heureuse.

Mais aujourd'hui c'était un dimanche spécial... Pas le temps de passer voir Chica à l'autre bout de la prairie, j'avais une mission bien plus importante. Laissez-moi vous expliquer : mercredi, deux personnes d'un parti politique écologique sont venues dans notre classe pour nous parler de la planète, à l'aide d'un diaporama. Bien sûr, pour eux, rien ne va, demain ça sera l'apocalypse parce qu'on est des malpropres, des inconscients et qu'on ne fait aucun effort. Bon ça, ce n'était pas vraiment nouveau. Le problème c'est que notre professeur principale a tellement été touché par l'image d'un bébé panda dans les bras de la maman panda qu'elle s'est mise à pleurer en cours.

Elle s'était alors approchée d'un de ces deux types et lui avait pris la main en disant : "oh mon dieu, c'est si horrible, que pouvons-nous faire pour vous aider ?"

Et voilà, grosse catastrophe, ils avaient réussi à toucher le cœur de la personne qui nous commande tous (il faut dire que c'était assez facile, en même temps...). Du coup, notre professeur nous avait mis face à un dilemme : un dimanche entier de colle au lycée ou un dimanche entier à ramasser les déchets et à récurer la tuyauterie des égouts de la ville. Je n'avais pas le choix, venir à l'école un dimanche, LE dimanche, MON dimanche, c'était tout simplement impossible, inconcevable ! Je préférais aller ramasser la merde que passer un dimanche en prison. Bizarrement, j'étais la seule de cet avis...

Voilà donc pourquoi, aujourd'hui, au lieu de prendre une jolie petite robe blanche et un sac à main, je m'habillais d'une vieille veste grise dégueulasse, une salopette bleue (sérieux c'est du bleu ce truc ??), d'un sac plastique pour protéger mes cheveux et je pris avec moi un balai, une lampe torche et un lot de sacs poubelle. La journée allait être palpitante...

Avant de partir, je sortis mon portable, envoyais une photo de moi à Chica, ma meilleure amie, avec un petit commentaire: "Souhaites-moi bon courage"

Et elle, elle me répondit en envoyant une autre photo, celle de la classe remplie de confettis, de nourriture et de bouteilles d'alcool. En commentaire, elle avait mis : tu ne sais pas ce que tu rates.
C'est toujours génial les amies, n'est-ce pas ?

J'étais au rendez-vous pour 9h, écoutant les consignes d'une oreille et, sans me faire prier, je pénétrais dans la bouche d'égout qui menait à la tuyauterie. C'était absolument immonde : il y avait des déchets partout, l'odeur était insupportable et on avait de l'eau jusqu'en haut des genoux.

A ce moment là, je ne pensais qu'à une seule chose : si je parvenais à leur échapper ne serait-ce que quelques minutes, je pourrais sortir de ce trou à rat et me balader en ville. Je m'éloignais donc du groupe, partant de plus en plus loin, jusqu'à que je ne puisse même plus entendre leur voix résonner dans les égouts. Je courais, je ne devais pas être suivie. Et puis là, sous mes pieds, plus rien, le vide, le néant, un trou. Attirée par la gravité terrestre, je tombais de 2 ou 3 mètres, atterrissant douloureusement sur les fesses...
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Re: Ne te blesse pas, je n'aime pas avoir mal - Mer 29 Oct 2014 - 23:41
AUX FESSES ! Elle avait mal aux fesses !! Mais comment c'était possible par quelle magie ? Elle n'avait rien fait, elle était juste en train de marcher tranquillement dans les égouts partant de la guilde noire pour sa promenade meurtrière hebdomadaire et là ! Douleur extrême, hurlement et tout le toutim ! A rien y comprendre. Mais en plus c'était vraiment pas de la douleur de bas étage non non là on avait vraiment l'impression d'être tombé du deuxième étage (qui pourtant est un bas étage) directement sur le popotin. Son pauvre petit derrière était si douloureux qu'elle ne savait pas si elle pouvait se le masser pour que s'arrête la douleur, de peur de l'amplifier plutôt que la soulager.
Pourtant malgré tout elle restait debout, quelque peu figée certes, mais maintenue fermement sur ses deux guibolles par sa propre volonté. Elle détestait céder à la douleur et admettre qu'elle était plus forte qu'elle même, comme on dit c'est tout dans la tête ! Mais pour l'instant elle avait vraiment l'impression que c'était tout dans les fesses ... Mais pourquoi ???

Récapitulons. Elle était gentiment sortie de la guilde par les voies souterraines. Elle avait veillé à ne faire que très peu de bruit. Les seules entités vivantes qu'elle avait croisé étaient des rats et des mouches. Elle avait marché pendant un bout de temps (un gros bout de temps) comme le voulait la procédure, pour que personne de connu des réseaux de police n'apparaisse soudainement trop près de la guilde. Elle s'approchait doucement et paisiblement en trottinant du point de sortie qu'elle avait choisi. Et là venant de nulle part avait surgi cette douleur pour l'instant toujours inconnue et tout à fait incompréhensible.
Elle s'appuyait désormais contre le mur et avait de plus en plus envie de crier. Désormais elle se sentait seule comme abandonnée, beaucoup trop loin du groupe auquel elle était sensée appartenir. Ces sentiments d'abandon, elle n'avait pas vraiment l'impression que c'était elle qui les ressentait, mais plutôt quelqu'un d'autre. Cela ne lui ressemblait mais pourtant elle avait la sensation de vraiment tout ressentir de cette manière à ce moment là. Elle avait un tel sentiment d'insécurité s'en était effrayant.

Une larme roula sur sa joue, elle serrait les dents, elle ne comprenait plus rien du tout. Autant pour ce qui arrivait à son corps que pour ce qui arrivait dans sa tête. Elle était totalement déboussolée et tirailler de toutes parts. Elle n'avait même plus le courage de se remettre à avancer et n'avait qu'une envie crier à l'aide. Mais elle se savait seule et elle pratiquait ce chemin tout le temps, ce n'était jamais arrivée et elle ne comprenait absolument pas pourquoi et surtout comment tout cela arrivait maintenant. Qu'avait elle fait pour mériter pareille punition ?

Au final, Agathe enrageait devant cette injustice : cette douleur qu'elle n'avait pas voulu et qu'on lui imposait. Tout à fait hors d'elle, elle laissa s'échapper une farandole d'insultes plus incongrues les unes que les autres. Elle avait envie d'exploser encore plus, de bien faire comprendre à ce monde qu'elle n'aimait pas du tout ce qu'il manigançait la maintenant contre elle sans raison valable. Elle insultait le vide, les murs, le plafond, la puanteur et même les rats passant par là et détalant à l'entente de ses cris furibonds.
Et encore une fois elle se sentait seule et l'envahissait de nouveau l'inquiétude de ne jamais être retrouvée par son groupe. Et ça, ce sentiment, elle le savait, n'était pas du tout le sien. Même pas un poil de ses ressentis lui appartenaient ! Agathe avait belle et bien l'impression qu'une puissance extérieure l'influençait et ça elle n'avait pas envie du tout que ça arrive.

Elle n'avait qu'une envie désormais : remettre ses idées au clair et se remettre à avancer, la source de tout cela était peut être seulement le lieu dans lequel elle se trouvait !
Alors ni une ni deux Agathe leva son bras droit et le mena à sa bouche. De toutes ses forces elle se mordit. Quand le sang lui vint à la bouche elle s'arrêta et relâcha les mâchoires. Elle regarda de nouveau son bras, se disant qu'en étant droitière elle aurait mieux fait de mordre le gauche et sans plus de cérémonie se repencha sur celui-ci et mordit quelques centimètres plus haut.


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Re: Ne te blesse pas, je n'aime pas avoir mal - Mer 5 Nov 2014 - 14:41
J'avais mal partout, comme si ma colonne vertébrale s'est elle-aussi écrasée sous le choc. Je ne pouvais plus me lever, j'avais trop mal et j'étais un peu sonnée. Au début, je ne comprenais pas ce qu'il venait de m'arriver. Je marchais tranquillement et l'instant d'après j'avais mal aux fesses. Et puis cette sensation de vide sous mes pieds me revient. J'avais sûrement fait une jolie petite chute.

Je levais donc les yeux vers le ciel, enfin plutôt vers le plafond des égouts. Obscurité... Pourquoi n'y a-t-il pas d'éclairage dans ces foutus égouts ?! Toutes sortes de personnes viennent ici, c'est un vrai lieu public !
Ma lampe poche s'était cassée et je me retrouvais toute seule dans le noir, perdue. C'était la pire des choses qui aurait pu m'arriver. Autour de moi, j'entendais des petits bruits, des petits grincements. Je demandais alors : "qui est là ? Montrez-vous !" et ma voie, à la fois rauque et tremblante, fit fuir ces mystérieux individus.

Je les entendais partir. Dans le noir, j'étais à l’affût du moindre bruit qui aurait pu provenir d'un humain. Mais, il n'y avait que le bruit de l'eau qui coulait, goutte par goutte, du plafond.

Au début, je préférais attendre un peu : la douleur allait bien finir par disparaître, je n'avais pas besoin de pleurer, j'étais une fille forte et je n'avais pas peur du noir. Enfin ça, c'est ce que je croyais.

Deux minutes plus tard, la douleur était toujours là. Forcément, c'était un laps de temps bien trop court pour qu'elle cesse. Mais pour moi, seule et privée de ma vue, deux minutes me semblaient durer une éternité. Je commençais à regretter ma conduite, si seulement je ne m'étais pas enfuie ! Je serais tranquillement en train de discuter de la pluie et du beau temps avec les autres du groupe.

"Ahhh s'il vous plaît, je suis désolée pour ce que j'ai fait ! Je suis là, venez m'aider ! Je ne peux pas me lever... Je suis toute seule et j'ai peur."

A cet instant, je pensais très fort à mon père. Cet être idiot, alcoolique, mal coiffé, jamais rasé, irresponsable et surtout ma seule famille. Je regrettais de lui avoir mis une grosse honte au stand de tir, je n'aurais pas du le laisser s'enfoncer comme je l'ai fait. Peut-être que Dieu me punissait d'avoir été une mauvaise prêtresse...

Je continuais à pleurer inlassablement, quand soudain je sentis une vive douleur au bras. Un truc venait de me mordre !! Je me mise à crier autant que je le pouvais et je reculais à 4 pattes. C'était peut-être un crocodile, j'en avais entendu parler dans les journaux : les gens jettent leurs crocodiles dans les égouts !

*Merde, merde, merde, avec l'eau jusqu'aux genoux et l'incapacité de me lever, je vais être bouffé par ce crocodile ! Il va me noyer dans cette eau dégueulasse et ensuite me déchiqueter et m'avaler. Et personne ne me retrouvera jamais ! Non, non, je ne veux pas mourir comme ça !*

Je me remise donc à crier : "Au secours".

Et soudain, enfin ! Un bruit ! Des paroles ! D'abord elles étaient incompréhensibles. Puis petit à petit, les syllabes devenaient plus audibles "Nobuko, nobuko", disaient-ils ! J'étais sauvée ! Ils étaient venus à mon secours. Alors je fondis en larme, encore une foie et criait à mon tour "Je suis là !! Aidez-moi !" J'étais tellement soulagée de les entendre que j'en avais oublié mon crocodile imaginaire. Je me sentais déjà mieux.

Quelques minutes plus tard, les pompiers étaient là, avec un brancard, pour me sortir du trou. Je les remerciais du fond du cœur, avant de perdre mes esprits...

[agathe ne répond plus, je termine le rp]
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Re: Ne te blesse pas, je n'aime pas avoir mal - Ven 1 Mai 2015 - 15:37

Berk…
Dans les égouts, mieux vaut ne pas se retrouver seule… mieux vaut ne pas toucher quoi que ce soit… mieux vaut ne pas aller dans l’eau… ni y rester. Ne pas y aller du tout semble être une excellente idée ! Ou alors, avoir la combinaison intégrale imperméable, pare-odeur, pare-morsures… un minimum.
Pas d’interaction entre les deux personnages, si ce n’est cette communion qui leur fait ressentir ce que ressent l’autre. Le fait qu’elles ne comprennent pas est très intéressant… à creuser, même si ce devrait être des douleurs plus psychologiques que physiques normalement. Mais intéressant, intéressant !

Rien à signaler pour le reste, sinon que ça partait dans une direction sympathique.
Agathe, nous savons que tu es toujours là, que tu écris des choses vraiment intéressantes… alors reprend, continue, n’hésite pas !

Nobuko Ogawa : 160 xps
Agathe Arena : 50 xps (abandon de RP)

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