Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[Quête] Némésis

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[Quête] Némésis - Jeu 11 Sep 2014 - 18:14


Tâchons de récapituler les choses. Après tout, vous n'êtes pas forcément un lecteur assidu des histoires de la vie de Priam, et je ne saurais vous en tenir rigueur. Oh bien sûr, en tant que narrateur omniscient, je suis conscient que ma prose n'est pas la meilleure, et mon imagination pas la plus développée. Mon absence d'étude dans le domaine des lettres est également un facteur à prendre en compte. Mais si j'écris ces quelques lignes, comme à chaque fois, c'est, car l'envie est là, et que le désir de s'améliorer se fait sentir. Ainsi donc, je vais me lancer dans une brève récapitulation des faits.
Priam est arrivé à la Deus Academia, a rencontré Didrik après une résurrection un brin douloureuse. Ses pas l'ont mené à la place de l'Horloge pour rencontrer la délicate Eilyn, ses pérégrinations nocturnes l'ont tiré jusqu'à l'Observatoire et la compagnie d'Ethan. Pour ce qui est du reste, il sera difficile de réellement les situer à l'heure actuelle. Mais le postulat de départ, c'est que Priam, en dépit de sa condition d'être divin, a pas mal marché et erré au sein de l'Académie, et que même s'il est un Dieu, commence à ressentir les effets d'une fatigue lointaine, mais qui se ramène à grands pas, chaussés de ses bottes de sept lieux, à dos de cheval.

Et à force de marcher au hasard en s'éloignant de l'Académie, il s'enfonce un peu plus dans les zones qui se trouvent au-delà du portail. « Bigre, mais c'est que tout cela est dangereux pour lui » devez-vous pensez en ce moment même (car oui, je ne vous laisserai pas penser quelque chose comme « Mais qu'est ce que j'en ai à foutre ? »).
Et il le sait, et mérite probablement les ennuis qui l'attendent, puisque dans son cynisme, Priam avait tout simplement décidé d'abimer la pancarte prévenant des dangers qui attendaient ceux qui s'éloignaient trop de l'Académie. En grand amateur de symbolique et autres croyances humaines — car oui, quand on est le fruit même, abouti des pérégrinations mentales des Hommes, on apprécie être le témoin des autres œuvres qu'ils ont pu imaginer dans leur esprit retors —, c'est avec un plaisir certain que Priam arrive au pied d'un temple perdu au milieu d'une végétation plus luxuriante que les jardins de l'Académie.
Ce dernier s'avérait différent de celui qui se trouvait à l'Académie, beaucoup plus ancien, et d'un style Japonais, à contrario de celui de l'Académie, plus austère, plus occidentalisée. À en juger également par l'état de la végétation, et la mousse qui recouvrait une partie des murs et fenêtres, l'endroit devait être abandonné depuis pas mal de temps.
La curiosité l'emportant, Priam reprend sa marche vers le temple, enfonçant ses pieds dans la mousse verdoyante et moelleuse à mesure qu'il avance, jusqu'à poser le pied sur les pierres qui pavent le chemin du temple.

L'intérieur, un vaste bâtiment composé de pierre moussue et bois moisi, empeste l'odeur de la nature sauvage, abandonnée. Véritable repaire à serpent et insectes grouillants, on peut entendre en tendant l'oreille, la vie s'agiter à l'intérieur de toute cette jungle bucolique. Mais surtout, trônant presque au fond du temple, posé contre un mur, se trouve un miroir. Décoré d'anciennes dorures, le reflet du miroir semble presque vivant, comme parcouru d'une onde discrète. Priam s'avance, attiré par une curiosité maline envers ce miroir, seul véritable vestige de tout mobilier au sein même du temple.
Il se pose devant le miroir, et observe en penchant légèrement la tête de côté, le reflet que lui renvoie le miroir. Cette fois encore, l'impression de voir une onde parcourir le miroir se fait ressentir, d'autant plus lorsqu'il redresse la tête en s'apercevant que son reflet penche la tête du mauvais côté. Les cheveux bien plus d'ébènes que Priam, les iris ne sont pas deux saphirs azurés, mais plutôt deux rubis incandescents. À peine a t'il le temps de s'interroger, que le reflet pose ses mains sur les dorures, agitant la surface du miroir d'une nouvelle onde semblable à une vague marine.
Les mains, en tout point semblables à celle de Priam, semblent s'oxyder aussitôt en sortant du miroir pour se poser sur les dorures, devenant aussi noires que les ténèbres. Il force, et s'extirpe en un instant du miroir, l'ensemble de son corps venant prendre la couleur de la nuit, jusqu'à devenir qu'une ombre ténébreuse, où brillent les deux rubis de son regard. L'ombre s'époussette devant Priam, lui décerne une courte révérence, et ne tarde pas à s'enfuir par la porte d'entrée.

Il soupire. L'expérience qu'il vient de vivre n'est en aucun cas similaire à une autre, mais il est difficile de ne pas flairer le mauvais coup. Il porte sa main à son front qu'il penche en avant, et se masse distraitement les tempes. La fatigue commençait à se faire sentir, et une migraine s'emparait de lui. Peut-être avait-il trop poussé son corps depuis sa résurrection, et l'impression que la situation allait dégénérer ne pouvait en aucun cas améliorer les choses.

« Qu'avez-vous fait ? »

« La ferme » ce n'était peut-être pas la réponse la plus sociable, mais Priam continuait un instant de masser ses tempes, avant de se tourner vers la voix. Elle appartenait à un petit vieux, comme on en connait des miliers. Il fallait toujours qu'il y ait un petit vieux. Ce n'était jamais un adolescent malingre qui venait vous expliquer les choses. Non non, un petit vieux décrépi et vouté qui s'appuyait sur un bâton, et venait vous rabâcher les choses comme si elles étaient évidentes et inscrites dans la vie de tous les jours.

« Malheureux, vous avez plongé votre regard dans le Miroir du Némésis. Il est la prison d'un ancien démon qui souhai-... »

« Écoute-moi l'ancien » la patience avait déserté Priam. La fatigue, la douleur, et peut-être aussi la résurrection à laquelle il n'était pas sûr de s'être vraiment encore faite, avec toutes les questions et les doutes qu'elles avaient amenés, lui avaient sapé toute once de patience se trouvant à l'intérieur de son corps. Il avait saisi l'ancien par le col de sa toge, et le soulevait à la force de ses bras devant son visage, laissant les pieds de l'ancien flotter dans le vide.
« Tu fous un satané miroir pseudodémoniaque au beau milieu d'un temple abandonné sans personne pour prévenir des dangers, tu me sors une rengaine ancestrale et tu oses te présenter devant moi pour me sortir ta misérable légende ? Que cherches-tu ? À te faire occire sur le champ ? »

« Non ! De grâce lais-...!"

« Qui me garantit, il aura une légère secousse en arrière pour impressionner le vieux, et aussi probablement décharger sa haine, qui semble monter dans son corps, que tu n'es pas toi même un de ces démons hein ? Cela serait logique, laisser un miroir au beau milieu d'un temple à attendre un pèlerin à piéger n'est-ce pas ? »

« Tu ne me laisses pas parler ! Si tu n'emprisonnes pas l'esprit avant demain, ce sera toi qui deviendras prisonnier du miroir, et deviendras un démo-... »La panique se lisait dans le regard du vieil homme qui tentait vainement de toucher le sol de ses pieds, afin de pouvoir détaler.

« Crois-tu réellement ce que tu dis ? Je suis persuadé qu'en brisant ce miroir et en saignant un innocent vieillard avec le verre maudit, je peux me prémunir de tout maléfice ! Ce serait somme toute logique, du sang pour des démons, de la cruauté, je ne vois rien de choquant à tout cela. »

« De grâce ! Lâche-moi, et je te donnerai un miroir pour conjurer le sort ! Tu n'auras qu'à toucher le démon avec ! Je t'en prie, ne me tue pas ! »
Priam lâche le vieillard à ses mots, qui avant de penser à décamper, lui plonge dans les mains un miroir miniature. La terreur qui se lisait sur son visage était la meilleure réponse que Priam souhaitait obtenir. Des années passeraient avant que le vieillard ne pense à laisser trôner le miroir dans un lieu à la portée de tous, au regard de tous. Peut-être allait-il le recouvrir d'un sac de jute et l'emmurer dans le temple.
ll pose son regard sur le petit miroir au creux de sa main, et prend conscience de la migraine qui lui martèle les tempes. La haine n'avait rien arrangé, même si dans l'instant présent elle lui avait permis d'oublier un tant soit peu qu'il était éreinté. Il enfouit le miroir dans l'une des poches de son pantalon, et prend le chemin de la sortie du temple en trottinant, avant de courir plus rapidement, une fois qu'il se retrouve dans la jungle luxuriante.

Son Némésis, dans sa course, n'avait pas pris le soin de considérer que sa course pressée laisserait aussi nettement ses pas sur la mousse et l'herbe folle qui poussaient dans les environs. Suivant la piste fraîche et facile qui se présentait à lui, Priam remontait jusqu'à son Nemesis le démon du miroir, la douleur lui vrillant les tempes. Il se maudissait d'avoir poussé aussi vite son exploration, menée par sa curiosité, sans avoir considéré qu'il n'était plus le Cavalier d'antan, mais un simple être... divin. Il fallait prendre le temps d'apprendre à vivre avec ce corps et cette condition.
Essoufflé, il finit par arriver jusqu'à son clone ténébreux. Ce dernier, probablement confiant, s'était arrêté à la lisière du portail pour prendre le temps de considérer les lieux. Alerté par le bruit derrière lui, il se retourne vers Priam. Difficile, dans une marée d'ombre de discerner un sourire, et pourtant, Priam jurerait qu'il y en a un.

L'ombre confiante, en voyant Priam l'échine courbée en avant par la fatigue, entame quelque pas de côté, tournant autour de Priam en élançant son avant bras droit à plusieurs reprises. Il étire ses doigts et ferme sa paume à intervalles réguliers, jusqu'à faire détonner une petite explosion. Le bougre semble maitriser le domaine divin de Priam.
« Cette infamie va me poser problème, et vouloir prendre l'avantage sur moi coûte que coûte. Quelle putain de journée. »
Il garde l'échine courbée. La fatigue est présente, mais il espère pouvoir tromper son clone Némésis plus encore. Respiration lourde et rauque, la sueur perle sur son visage, et la pointe de ses cheveux se colle dans sa nuque trempée par sa course et la fatigue, sa main droite prenant appui sur sa cuisse droite. La seule preuve de combativité, reste son regard azuré, qu'il plonge dans les rubis de l'Ombre.

Le face à face débute lorsque l'ombre se jette sur Priam. Un pas de côté et tout le poids du corps sur la gauche, Priam esquive la première attaque, sans avoir le temps de sortir le miroir, et se contente d'un simple coup de poing vers l'Ombre, au niveau de la joue gauche du Némésis. Elle se penche en avant, portée par son élan, et évite le coup, mais se redresse aussitôt pour envoyer un coup de pied dans les côtes de Priam, qui les évite en envoyant son autre pied en arrière. Cependant, l'ombre se sert de son pied qu'elle vient de faire voler, lorsqu'il touchera terre, pour prendre appui et sauter sur Priam. La main tendue vers le torse de Priam, le domaine divin lui explose en pleine poitrine et le jette en arrière vers le mur du portail. Sa tête cogne contre les briques, son corps encaisse le choc, et sa poitrine le brûle aussitôt, le souffle coupé. C'est dans un ultime effort, porté par un réflexe, que ses jambes ne le trahissent pas, et que Priam se retrouve contre le mur, peinant à haleter, sans souffle.
L'ombre, visiblement plus guillerette que Priam, sautille de joie.
« Immonde engeance fangique ». Il porte une main à sa gorge avec difficulté, et tente de reprendre son souffle tant que l'Ombre lui en laisse le temps. Un prochain assaut aurait raison de lui s'il ne se reprend pas rapidement, mais la douleur physique et psychique lui rappelle sans cesse cette problématique. Il veut en finir, rapidement. La mort n'est même pas envisagée. Il vient de renaître, ce n'est pas ce bouffon qui aura raison de lui. Il ne PEUT pas mourir ici.

Le Némésis se jette une nouvelle fois sur lui, en une attaque frontale, semblant le sous-estimer. La paume est tendue, grande ouverte vers Priam, prête à lui coller une nouvelle attaque pour le terrasser.
Un pas. En avant, il surprend le Némésis et balaye de sa main gauche la paume du Némésis, sa main droite saisissant l'ombre au col, Priam se retourne et utilisant la vitesse de l'Ombre, vient l'écraser contre le mur du portail, lui collant son coude en pleine tête contre les briques. La main gauche se jette dans la poche, il récupère le miroir, et lui appose en plein front, de toutes ses forces, son domaine divin se déclenchant aussitôt. L'ombre est aspirée dans le miroir, emprisonné de nouveau lorsque le domaine divin, se déchaînant, fait imploser le miroir, dont les éclats s'envolent autour de lui, certains s'explosant contre le mur de brique. Il tombe à genoux, complètement vidé de toute énergie au sein de son corps, mais débarrassé de tout problème jusqu'à la fin de la journée.
Puisse'-il en être ainsi.



HRP :Nouvelle tentative de quête solo pour ma part. En espérant que cela ne soit pas trop lourd, j'ai pas l'habitude d'écrire seul. Merci =x


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Re: [Quête] Némésis - Jeu 25 Sep 2014 - 22:09
Un bien joli solo, le début m'a fait sourire je dois bien l'avouer quand même, combat classique en somme, une conversation musclée avec ce pauvre petit vieillard qui n'a rien demandé... enfin... dans une certaine mesure :D

Priam : 300 xps + 300 xp's de quêtes. Je ne te donne pas le miroir car d'après ce que j'ai compris il a été détruit.


Xps attribués : Yep
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