Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko]

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Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Dim 7 Sep 2014 - 19:08
Encore une mission, encore quelque chose d'accompli, mais tout n'avait pas tourné comme il l'espérait. Au final c'était vraiment dans les missions les plus simples que l'on risquait le plus de se faire descendre. Pour toutes missions périlleuses, Fusao aurait été sur ses gardes, il aurait tout fait pour survivre, constamment sur le qui-vive, prêt à tuer plutôt que d'être tué, mais pas ce soir là. Pourtant la mission était d'une banalité bluffante. Il n'aurait même pas accepté une telle mission si il n'avait pas été dans une période creuse. Depuis son retour chaotique d'Afghanistan, il n'avait plus pris le moindre contrat et pourtant les dépenses restaient les mêmes. Face à la menace des "hommes à pouvoirs" il avait décidé de rester calme et incognito dans sa maison de Kyoto, sans faire de vagues. Mais le besoin d'argent se faisant sentir il accepta une mission simple et bien payée, attendant de retrouver Crimson pour passer aux choses sérieuses.

Il s'agissait d'un parrain yakuza voulant simplement faire éliminer le fils du patron d'un gang rival. Les gans, l'un comme l'autre étaient tout petit, comptant chacun à peine une vingtaine d'individus se disputant un petit quartier. Même du temps ou Fusao et son frère jouait les apprentis Yakuza dans les rues, ils avaient sous leur contrôle plus de territoires que ces deux là. Un assassinat très simple en somme, rien de plus qu'un petit coup de couteau dans une ruelle. C'est pour ces raisons que le mercenaire, pourtant très pro, avait relâché sa garde. Il ne prit même pas d'armes à feux, se contentant de ses deux couteaux fétiches. Il tua le fils du Yakuza comme prévu après s'être occupé de ses trois gardes du corps, le tout dans une rue peu fréquentée à la sortie d'une boite de strip-tease. Pourtant l'un des gardes n'était pas complètement mort, et avant que Fusao ne l'achève, l'homme réussi à lui placer une balle dans l'abdomen.

La blessure en elle même n'était pas grave en soi. Placée non loin du nombril elle n'avait touché aucun organe important. Aucun risque de grave infection vu que le projectile avait carrément traversé son ventre. Même l'intestin grêle situé à cet endroit là ne devait pas avoir subit de dégâts. Cet organe digestif était connu pour sa malléabilité et sa capacité à se déplacer facilement. Même avec cette balle traversant son ventre, l'intestin avait du se déplacer sous la trajectoire de façon à ne pas être transpercé. Fusao avait connu bien pire, un coup de couteau lui passant à quelque millimètres du coeur, trois balles dans un poumon, une hémorragie due à un éclat d'obus planté dans sa cuisse. En somme cette blessure était bénigne, mais grave compte tenu de la situation. Il n'avait pas prévu de véhicule, ni de renforts, considérant cette mission comme bien trop simple pour faire preuve de précaution.

C'est pourquoi, errant dans les abords de la ville, il alla s'évanouir, la main sur le ventre, perdant lentement son sang, sur les marches d'un temple. Quelque part, c'était la mort qui le guettait, mais il n'avait pas peur, depuis longtemps déjà plus rien ne lui faisait peur. Il s'allongea sur les marches menant au temple, vidé de toutes forces. Il avait déjà perdu beaucoup de sang, et dans ce cas là, peu importe la gravité de la blessure, sa vie était en danger. Sur son téléphone il avait appelé Karn et Sofia à l'aide mais ils arriveraient trop tard. Sa vie ne tenait plus qu'à un fil, mais il n'avait aucun regret. Qu'avait été sa vie finalement, un ramassis de merde, un père qui le battait, qui avait tué sa mère, une vie dans les rues où il avait été frappé et violé, ou il avait tué, volé, et était devenu un tueur de renom. Une vie de mercenaire qui lui avait fait voir du monde mais où ses mains s'étaient de plus en plus tachées de sang. Si il devait mourir sur les marches de ce temps, il n'avait qu'un seul regret...les "hommes avec des pouvoirs". Crimson lui avait ouvert l'esprit sur le sujet, mais il n'aurait pas l'occasion de voir plus loin. Pourtant, au fond de lui, il avait l'intime conviction que cette guerre mystérieuse entre des forces bénéfiques et maléfiques aurait pu être sa façon de se racheter.

Ainsi allongé il se laissa aller. Si la mort arrivait aujourd'hui, qu'elle arrive, il n'en avait que faire ! Et pourtant son instinct de survie le rappela avec force. Juste avant de sombrer, il entendit des pas venir vers lui. De ses yeux à mis-clos il regarda d'où venaient ces bruits, il discerna simplement une jeune femme en tenue de prêtresse. Une japonaise, tout comme lui. Un temple, quel qu'il soit, était un lieu de salut. Peut-être son heure n'était pas arrivée. Il tendit le bras vers la jeune femme, rassembla ce qui lui restait de force et annonça dans sa langue natale.

- Aidez moi...

Voix faible, mais suffisamment forte pour être entendue. Cet ultime effort franchi, il sombra dans l'inconscience.
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Dim 7 Sep 2014 - 21:29
Aujourd'hui c'était samedi et comme tous les samedis je n'avais pas cours. N'importe qui dirait super tu ne travailles pas, tu es libre de faire ce que tu veux ! Ahah bandes de naïfs ! Le week end c'est un véritable enfer au temple ! Levé 6h, balai jusqu'à 8h, puis les vitres, le parquet, la charpente, les toiles d'araignée, le présentoir à laver, le repas du midi, puis la vaisselle, le linge (à la main) et je m'arrêterais là. Actuellement j'étais entre l'étape du présentoir et du repas. Il était 11h et il était temps pour moi d'aller au marché. Qu'allais-je acheter aujourd'hui ? Je pensais à un plat de lapin aux pruneaux, spécialité étrangère que j'ai vu dans un bouquin.

Habillée, coiffée, pomponnée et avec un sac à la main, je descendais les marches de mon temple jusqu'au marché, situé dans le centre ville. J'aimais me rendre dans les marchés, c'était toujours très animé et on y trouvait de tout. Et tout ces légumes ! Si beaux, si frais... Mais comment font les gens pour aller à ces vils super marchés ? Il faut dire aussi que bons nombres de habitants du coin vivent de leur production, les légumes ont donc poussés avec beaucoup de chaleur et d'amour. C'est artisanal en quelque sorte !

Bref, quelques ingrédients, suffisamment de lapin pour 2 personnes (ça m'a coûté une fortune...) et me voilà repartie vers le temple. En grimpant tranquillement les marches, j'entendis comme un bruit, un appel au secours :

" Aidez-moi "

Deux petites secondes pour me demander si je n'étais pas devenue folle (avec tous ces apprentis-dieux durs à gérer et mon père qui me pourrit la vie, il y a de quoi), et en faite non il y avait bien quelqu'un par-terre qui perdait du sang... Du sang... Du sang !!! Oh mon dieu, oh mon dieu !! Bon, ok Nobuko, reste calme, tu as connu pire comme situation !
Je décidais de poser mon sac de courses dans un coin et me saisissant d'un bâton, je vins tapoter le bras de cet étrange individu. Pas de réaction, sauf le sang qui continuait à sortir de son corps. Il était peut-être déjà mort... Ahh mon dieu un mort !!!

J'abandonnais le corps inanimé et courus vers le temple, avalant les marches trois par trois. Une fois en haut, je m'agenouillais devant le temple et priais :

" Kamisama, dieu de la force, s'il vous plaît j'ai besoin de vous ! Aidez-moi à déplacer cet homme jusqu'en haut de mon temple !"

Je continuais à prier avec ferveur jusqu'à ce qu'un vent léger vienne me chatouiller l'oreille droite. C'était le signe qu'un miracle venait de s'accomplir. Aussitôt, je courus vers la chambre des invités où je trouvais le fameux individu étendu par terre, une main sur le ventre. Ce dieu de la force m'avait encore rendu un grand service !
Je m'empressais d'installer l'individu dans un tatami, je le déshabillais (sans arrière pensée bien sûr), désinfectais la plaie à l'alcool spirituel et bandais le tout. Si ça se trouve, dans une autre vie, j'étais infirmière.

Lorsque j'eus terminé, et que le sang semblait vouloir rester dans son organisme, je redescendis chercher mon sac de courses et préparais à manger. Cependant, j'étais inquiète... Mon père n'accepterait pas d'héberger quelqu'un gratuitement. Et cette plaie n'était pas tout à fait naturelle, bien au contraire. Je n'étais pas médecin mais ça c'était une blessure par balle. Rien ne pouvait m'assurer que ce type n'était pas dangereux, voir que ses amis n'allaient pas rappliquer d'une minute à l'autre.

Trop risqué, je préférais prendre un vieux cordage et lui attacher les mains comme je le pouvais. Pas sûre que cela le retienne très longtemps, mais j'aurais au moins de temps de sortir le pistolet que je gardais dans le tiroir de la commode. Une fois cette petite affaire terminée, je retournais à ma cuisine [...]


Dernière édition par Nobuko Ogawa le Mer 10 Sep 2014 - 19:19, édité 1 fois
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Lun 8 Sep 2014 - 22:07
Combien de temps était passé ? Était-il mort ? Non. La douleur était toujours là, bien réelle et piquante. Mais il n'avait pas froid et à dire vrai se sentait bien installé, au chaud et en sécurité. Il ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Il se trouvait dans une pièce typiquement japonaise, et lui était couché au milieu, enveloppé dans une petite couverture. La bonne nouvelle c'est qu'il était en vie, la mauvaise c'est qu'il avait les mains liées. Quelque genre de sadique psychopathe ferait ça ? Soigner quelqu'un pour ensuite le ligoter ? Car il ne faisait aucun doute pour Fusao que son sauveur et son geôlier étaient une seule et même personne. Il regarda autour de lui sans paniquer, détaillant la situation. Il y avait dans un coin ses affaires, ainsi que ses armes. On l'avait mis presque entièrement nu, ne sentant sous sa couette que le frottement de son sous vêtement. Il vit poser non loin de lui une petit bassine et ce qui semblait être un nécessaire de soins. Au moins, vu les ustensiles rassemblés ici, la personne qui l'avait soigné avait fait un bon boulot.

Il bougea lentement sur le ventre et se mit à ramper comme une chenille sur le sol de la pièce. Il retint sa douleur, chaque mouvement lui tirant l'abdomen, ré ouvrant la plaie par-balles. Lorsqu'il atteint enfin ses affaires, il s'adossa dans le coin et agrippa l'un de ses couteaux. Consciencieusement il se mit à couper ses liens, ce fut l'affaire de quelques secondes à peine. Quel genre d'amateur avait bien pu le laisser là sans surveillance, avec un noeud certes serré mais à la corde facilement coupée. Il se massa un instant les poignets, avisant son ventre. Il saignait de nouveau, le sang commençant à maculer le bandage qu'on lui avait fait. Pestant, il se leva, retourna auprès des objets de soins et fouilla. Il avait de quoi faire et une bonne idée de ce qu'il allait faire par la suite. Prenant l'un de ses couteaux, il dévissa le pommeau de l'un deux. Ce dernier était creux, et en son sein, Fusao récupéra un mini kit de suture. Serrant les dents, baignant le fil et l'aiguille dans la solution d'alcool, il entreprit de se recoudre.

L'opération fut assez longue et douloureuse, mais le mercenaire n'en était pas à son coup d'essai. Une fois le travail achevé, sa plaie au ventre ne saignait plus, les fils étaient bien serrés pour maintenir la peau, mais suffisamment lâches pour ne pas la déchirer. Il passa une main dans son dos, comme il l'avait prévu, la balla l'avait traversé, et du sang coulait encore dans le bas de son dos. Encore une fois, il était capable de se recoudre lui même malgré la position peu avantageuse de cette dernière blessure. Tout ce qu'il lui manquait c'était un miroir.

- Il y a quelqu'un ici ?!

Il avait crié assez fort, de façon à être certain qu'au moins une personne puisse l'entendre. La ou les personnes qui lui étaient venus en aide ne pouvaient pas être bien dangereuses. D'une part, leur travail relevait de l'amateurisme, d'autre part si ils avaient été une menace, ils auraient certainement achevés Fusao plutôt que de le soigner. Si il avait eu les poings liés, celà venait surement de lui. Fusao portait des armes sur lui, sa blessure n'avait rien d'accidentel, on pouvait se méfier de lui. Peut-être les ligaments étaient une façon de garder le danger enfermé. Mais quoiqu'il en soit, le danger n'était pas là.

Fusao était fatigué, et le manque de sang se faisait sentir. Il avait la peau blanche, se sentait mal et tremblant, il avait froid. Il lui restait juste assez de forces pour se recoudre le dos, mais pas plus. Il comptait, si possible, profiter de l'hospitalité du bon samaritain qui lui était venu en aide. Il regarda autour de lui, il avait laissé pas mal de sang sur le sol. Il se demanda un instant quelle serait la réaction de son bienfaiteur ?
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mar 9 Sep 2014 - 16:47
Mon lapin était en train de mijoter tranquillement dans la cocotte tandis que je préparais les pruneaux. Ils sont très sucrés donc délicats et si on les laisse sur les feux, on peut être sûr qu'ils vont se ramollir, coller et se vider de leur sucre. J'étais donc en train d'effectuer une mission fort difficile lorsque j'entendis des bruits d'en la pièce d'à côté. Le fameux type devait être réveillé, mais là c'était pas le moment j'étais occupé. De toute façon, il était attaché et blessé, il n'allait pas s'échapper. Je terminais ma sauce et en plaçais la moitié dans un joli plat bleu en porcelaine. Je disposais les morceaux de lapins en son centre et recouvrais le tout de sauce et de pruneaux. Il était parfait, c'était beau à voir et ça avait l'air plutôt bon. Fière de moi, je servis deux assiettes, une pour l'inconnu et une pour moi. Mon père ira se faire cuire un œuf. C'est alors que j'entendis :

« Il y a quelqu'un ici ? »

Mince, si il commence à hurler je vais me faire repérer ! Je laissais tout en plan et accourais vers la pièce d'à côté en disant :

« Chuuut où mon père va nous découvrir ! »

Et là, à ma grande surprise, je trouvais le fameux homme à côté du kit de soin et pas du tout dans son lit. Il n'était plus attaché, mais sur le coup j'étais plutôt estomaquée par la vilaine trace de sang allant du lit jusqu'à ses armes. Mince les gens n'ont vraiment plus aucun savoir vivre ! Ces planches sont en chêne massif, lavées et cirées à la main ! J'ai mis trois heure à enlever toutes les tâches la dernière fois.

Raaah je savais que ce n'était pas une bonne idée. Je passais la main sur mon front, essuyant quelques gouttes de sueur. Puis je regardais le fameux inconnu, à peine perturbé par son environnement, ou par le fait qu'il venait de se coudre la peau. Bon, c'était efficace vu qu'il ne saignait plus, sauf dans le dos, mais c'est un peu gore quand même. Le pauvre...

« Attendez, laissez moi faire. Un blessé ça ne devrait pas se soigner soit-même ! Surtout avec des mains toute sale comme les vôtres. Et puis vous savez à l'époque où l'on vit, il y d'autres méthodes pour fermer une plaie. »

Je m'approchais de lui et fouillais dans le kit de soin. J'en sortis une agrafeuse et quelques bandes de suture opaque.

« Bon, c'est jamais très agréable de se faire agrafer comme une pauvre feuille, mais c'est plutôt efficace et ça n'a aucun risque d'infection, contrairement au fil. Elle tombera d'elle-même dans une semaine environ, sinon vous pouvez demander à quelqu'un de l'enlever. »

Je me tournais vers son dos, tirant la peau pour bien agrafer. Mais avant de planter ce vil objet de métal dans sa chair, j'essayais de lui changer les idées.

« Au faite, je manque à tous mes devoirs. Je vous souhaite la bienvenue au temple Kaze (vent), je suis prêtresse ici et je m'appelle Nobuko. Tant que vous évitez d'alerter mon père, vous pouvez faire comme chez vous. Et vous quel est votre nom ? »

Et pendant qu'il me donnait une réponse claque je lui plantais l'agrafe. C'était sadique certes, mais la douleur en était atténuée.

« Ça va aller ? Bon, vous avec deux options : soit retourner au lit, soit vous lever et venir à table. A vous de choisir. Oh et n'essayez même pas de vous échapper, ce temple est protégé par les dieux après tout. Et puis, dans votre état, ce ne serait pas sérieux.»


Dernière édition par Nobuko Ogawa le Mer 10 Sep 2014 - 19:19, édité 1 fois
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mer 10 Sep 2014 - 17:43
Une porte s'ouvrit et il vit entrer son sauveur, enfin sa sauveuse. Une jeune femme en tenue de prêtresse un peu arrangée. Cette demoiselle avait certainement apporté elle même des petites touches originales à son ensemble clérical. C'était une petite japonaise tout ce qu'il y avait de classique, petite, les cheveux bruns et lisses, les courbes fines. Des détails sur son visage laissait cependant penser un changement, peut-être une opération. Ses yeux par exemple avec des brides bien moins marqués que d'autres, des yeux plus européens. En tout cas elle ne manquait pas d'énergie. En entrant dans la pièce elle intima à Fusao l'ordre de se taire. Apparemment elle ne voulait pas que son père la surprenne dans cette situation. Du coup, Fusao ne dit rien.

Puis elle regarda autour d'elle, semblant un instant dépitée par le bordel que le mercenaire avait mis dans la pièce et le sang qu'il avait laissé couler. Après tout ce n'était pas de sa faute, il était gravement blessé. Elle eut ensuite une moue un peu dégoûtée et dés-approbative en voyant que Fusao avait commencé à se recoudre lui même. Le travail était bien fait mais la tâche n'était pas des plus simples, en particulier dans le dos. La prêtresse s'avança ensuite vers lui avec un air sûr d'elle, lui intimant que ce n'était pas à lui de se soigner, qu'il manquait d'hygiène. Elle semblait fermement décidée à s'en occuper tout en utilisant autre chose que du fil et une aiguille. Fusao vit alors avec dégoût ce avec quoi elle comptait s'occuper de lui. Une putain d'agrafe ! Le mercenaire avait simplement horreur de ça. Pas à cause de la douleur, mais plus du procédé. A chaque fois qu'il avait été soigné de cette façon il avait eu l'impression d'être un tas de feuilles que l'on regroupait ainsi avant de le ranger dans un classeur. Mais la demoiselle fit preuve d'humour à ce sujet, et il fallait dire qu'elle n'avait pas tort. Aussi désagréable que soit le procédé il était plus sûr que de se recoudre.

Fusao la vit se mettre derrière lui. Il allait bientôt se faire agrafer. Rien qu'un petit mauvais moment à passer. Il sentit sa peau être pincée entre les doigts de la jeune femme et il serra les dents. Mais le coup ne vint pas, elle se présenta et présenta le lieu où il se trouvait. Un Temple, comme il le pensait. Une prêtresse comme il le pensait, répondant au nom de Nobuko. Au final, malgré le peu d'informations à sa disposition il avait plutôt eu juste sur pas mal de points. La seule chose qui lui échappait encore était l'histoire de ce père. Cela faisait déjà deux fois que Nobuko le mettait sur le tapis et à chaque fois pas de la meilleure façon. Fusao ouvrit les lèvres pour répondre alors qu'elle lui avait demandé son nom.

- Je m'appeeellle...

La garce, elle avait profité de la situation pour lui agrafer la peau. Il étouffa un cri de douleur avant de souffler un grand coup. Une sorte de râle grave sortit de sa bouche pour signifier sa douleur. La prêtresse de son coté continuait son monologue. Maintenant elle lui offrait à manger, ce qui le tentait plutôt bien vu les odeurs émanant de l'autre pièce. Dormir, pas vraiment, il était resté sur ce lit depuis trop longtemps. Puis elle fit un commentaire sur le temple, dont, malgré son injonction, il ne comptait pas s'échapper. Il tendit cependant une oreille lorsqu'elle parla de la protection des Dieux. Il rit intérieurement, se demandant ce qu'une fille comme elle pouvait bien savoir des Dieux. Lui, simple mercenaire, en savait nettement plus long sur le sujet. Quoiqu'il en soit il se leva et s'étira. Mais toujours aussi nu, il entreprit de s'habiller tout en causant.

- Vu les circonstances, tu dois bien te douter que je ne suis pas un simple touriste. Une plaie par-balle ce n'est pas rien. Mais tu as pris le risque de venir m'aider, je t'en remercie et je suppose que tu es quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Tu comprendras cependant que je t'en dirais le moins possible.

Enfin rhabillé, il attrapa ses deux couteaux et les rangea dans sa veste.

- Tu peux m'appeler Fusao. Et je choisirais l'option repas.

Sans demander son reste, le mercenaire s'avança vers la pièce contiguë à la chambre. Une sorte de petite cuisine. Curieux il s'avança vers la table et vit un plat. Vu la viande, c'était du lapin, et à l'odeur on reconnaissait facilement la sauce de pruneaux. Nobuko lui avait gentiment offert de manger, du coup il s'installa sans se gêner. D'ordinaire Fusao aurait été plus méfiant, mais pas là. Nobuko l'avait secouru sans se soucier du danger qu'il pouvait être, avait reconnu très vite en lui qu'il n'était pas une menace et lui ne la considérait pas comme telle. Sans compter, et c'était certainement ce qui comptait le plus pour le mercenaire, qu'il planait autour de cette jeune femme un parfum qu'il reconnaissait. Il avait ressenti ça chez Crimson, Vinpap et Tenshi. Elle en revanche était bien humaine, mais le même style d'aura semblait planer autour d'elle. Si, d'une manière ou d'une autre, cette prêtresse était mêlée aux affaires des hommes avec les pouvoirs, Fusao savait qu'il n'était pas en danger ici.

- Je te remercies encore, je ne m'attarderais pas ici. J'ai déjà abusé de ta gentillesse et de ton hospitalité.
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mer 10 Sep 2014 - 18:51
Il avait choisi le dîner et c'était tant mieux ! Je n'avais pas fait tout ça pour rien. Je le regardais se rhabiller sans rien dire, je ne le mâtais pas au contraire j'étais un peu gênée. Vous imaginez, un homme adulte seul dans une chambre, en tenue d'Adam ou presque, avec une jolie fille comme moi ?! Ça pourrait créer un sacré quiproquo.

Pour éviter qu'il me voit rougir, je me dirigeais vers la fenêtre de la cuisine, l'ouvris et vérifiais où était mon père. Le temple Kaze est composé d'un bâtiment principal d'architecture classique de l'ère d'Edo puis il a été réparé et agrandi plusieurs fois. Ainsi le temple actuel possède également un deuxième temple plus moderne au toit noir où on entrepose les reliques et les archives, une petite maisonnette de 5 mètres carrés au toit bleu dont j'ignore ce qu'il y a dedans (la porte en fer est toujours fermée), et une deuxième maisonnette au toit vert, au fond du jardin, avec le stock d'armes, de nourritures et des objets importantes. Mon père se trouvait dans la bâtisse au toit vert et tant qu'il y avait de la lumière c'est qu'il s'y trouvait, parce que mon père n'aurait jamais laissé la lumière dans une pièce inoccupée (au prix de l'électricité...).

Une fois rassurée, je me retournais vers mon invité et lui dis d'un ton amusé :

" Je savais que vous n'étiez pas quelqu'un de commun, donc ne vous inquiétez pas. Vous pouvez rester autant de temps que vous le souhaitez. C'est plutôt à moi de m'excuser, je vous ai attaché... Mais c'était pas méchant hein ! C'est juste que vous étiez armé et puis je ne pouvais pas savoir si vous étiez un sale type ou non. Mais à votre voix, je suis rassurée ! Et Fusao c'est mignon comme nom, vous êtes japonais ?"

Je le regardais se jeter sur la nourriture avec une certaine satisfaction. Toutes les cuisinières aiment lorsqu'on apprécie leur repas. J'en profitais pour allumer la télévision qui était placé au-dessus du frigo. Ils passaient un film français un peu nul que j'avais déjà vu trois fois, "la ritournelle", m'enfin au moins ça faisait passer le temps.

"N'empêche, vous en avez de la chance ! vous êtes venu dans une période creuse. A une semaine près il m'aurait été impossible de vous loger. Voyez..."

Je m'assis en face de Fusao, et continuais à parler en mangeant :

"Un jour, mon père a eu l'idée d'ajouter notre temple à la liste des lieux qui peuvent accueillir les voyageurs, et depuis on reçoit une vingtaine de personnes tous les soirs. C'est un vrai défi de loger et de nourrir tout ce monde là ! Mais bon on fait comme on peut."

Je terminais mon assiette, pris le plat et en proposais de nouveau à Fusao :

" Prenez, ne vous inquiétez pas, je l'ai fait pour vous. Et mon père ira se faire cuire un œuf ! D'ailleurs je vais aller chercher le dessert, je reviens..."

Je le quittais quelques instants et me dirigeais vers sa chambre. Il fallait que je range le lit et que j'enlève la trace de sang... Mais avant, j'avais autre chose à faire. Sans faire de bruit, j'ouvris délicatement le tiroir de la commode et j'en sortais un pistolet, en prenant soin de vérifier si toutes les balles s'y trouvaient. Le son de la télévision couvrait les bruits de grincements du tiroir. Puis, le cachant dans mon dos, je revins vers la cuisine et demandais à Fusao, d'une voix naturelle :

" Dites, Fusao, vous travaillez dans le quartier de Crimp'son ? J'ai toujours trouvé cet endroit fascinant..."

Bon, ok, j'étais gentille, serviable, charitable, mais seulement quand quelqu'un souffre. J'attendais qu'il aille mieux pour m'assurer de son identité. Après tout, un ami de ses bâtards partisan de Crimp'son pourrait m'être utile...


Dernière édition par Nobuko Ogawa le Dim 14 Sep 2014 - 17:51, édité 2 fois
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Ven 12 Sep 2014 - 1:00
Un plat fumant et aux odeurs alléchantes faisaient face à Fusao, et devant lui, une assiette, un vert, des couverts, des baguettes, il n'avait plus qu'à se servir et ne se fit pas prier. Enfonçant ses couverts dans le plat il se servit deux bons morceaux de lapins qu'il nappa avec une forte dose de sauce aux pruneaux. Puis, attrapant un bol à sa portée, il le remplit de riz. Sans demander son reste, il se mit à manger, lançant quand même un petit Itadakimasu. La dénommée Nobuko semblait déborder de bonne humeur, elle l'invita à rester là aussi longtemps qu'il le souhaitait, lui expliquant qu'il n'avait pas à s'excuser. Elle s'excusa en revanche pour lui avoir ligoté les mains. Ce à quoi, d'un simple geste, Fusao lui fit comprendre que ce n'était pas grave. La prêtresse l'avait au moins soigné, les liens étaient là par sécurité. Et puis comme elle l'expliquait, elle ne pouvait pas savoir si il était dangereux ou non. A ce propos Fusao s'inquiétait quand même pour sa sauveuse, elle semblait lui accorder une confiance presque aveugle. Heureusement qu'il n'était pas du genre "tueur de gens innocents" sinon il aurait put s'en prendre à elle après s'être libéré. D'autres à sa place n'auraient pas hésité. Ensuite Nobuko lui vanta son prénom, comme quoi il était beau, et lui demanda si il était japonais. Levant sa tête de son assiette il la regarda d'un air à la fois surpris et dépité. Si ça ne se voyait pas sur son visage qu'il était japonais, alors à quel pays appartenait-il. Jugeant la question un peu sotte il n'y répondit pas et continua de manger.

La prêtresse ne semblait cependant pas dérangée de faire un monologue. Elle en profita simplement pour allumer la télé sans pour autant continuer de causer. Elle expliqua qu'il était chanceux, qu'à peu de choses près, elle n'aurait pas pu le loger. Il leva à nouveau les yeux de son assiette d'un air interrogateur. Nobuko, comme lisant dans son regard continua en expliquant que le Temple servait de lieu d’accueil. Fusao voyait déjà le tableau, pèlerins, religieux ou simples touristes devaient se masser ici. C'était un lieu typique de l'histoire japonaise, de quoi attirer les masses. Si la jeune femme faisait la cuisine pour autant de personne chaque jour de l'année, il n'y avait plus de secrets sur le pourquoi du comment de son apparent talent culinaire. Puis elle termina de manger, il finit en même temps qu'elle et lui fit non de la tête lorsqu'elle lui en proposa plus. Le mercenaire s'était gavé, lui qui n'était pas du genre à trop manger se sentait déjà un peu ballonné. Encore une fois elle fit une remarque désobligeante à l'égard de son père, à croire qu'il était détestable. Ceci lui fit penser au sien, se demandant ce que cet enfoiré avait bien pu devenir. Mais il chassa aussitôt ces pensées lorsqu'elle lui proposa du dessert.

- Avec plaisir.

Puis il la vit partir...vers la chambre. Il tendit l'oreille, l'entendit farfouiller, mais sans plus. S'installant confortablement sur la chaise il attendit qu'elle revienne. Elle ne tarda pas, revenant avec la même attitude enjouée et accueillante. Pourtant lorsqu'elle mit le pied dans la cuisine, elle fit passer ses bras de son dos à ses cotés. Fusao ne dit rien, attendant. La conversation prit alors une autre direction. Elle lui demanda si il travaillait à Crimpson, prétextant qu'elle trouvait le quartier fascinant. Fusao n'avait jamais entendu de cet endroit. Ce qui l’intéressait en revanche, c'était ce soudain changement d'attitude chez la demoiselle. Il s'écarta légèrement de la table, et dans un mouvement extrêmement rapide planta l'un de ses couteaux dans la table. Le choc fut si brusque que les couverts sur la table vibrèrent tous, le verre du Japonais se renversa même.

- Je ne connais pas non, et pour tout te dire, mon terrain d'action s'étale sur le monde entier, aujourd'hui je suis ici, peut-être que demain j'irais tuer quelques personnes au Mali, le jour d'après je ferais le garde du corps pour un industriel Russe, pour finir par une simple enquête de détective à Londres.

Maintenant qu'il avait fait son petit effet il rangea son couteau, s'écarta de la table, se leva et s'étira longuement. Puis se re-concentra sur elle avec un regard très sérieux, légèrement menaçant.

- Il est étrange qu'au moment d'aller chercher le dessert tu te diriges dans la chambre, tout en revenant sans rien, semblant pourtant cacher quelque chose.

Puis il se radoucit, se penchant vers la table, un léger sourire en coin.

- Mon business à moi est de grande envergure, et je ne m'en prends jamais aux innocents. Et compte tenu de mes aptitudes, quoique tu puisses cacher dans ton dos, je pense être quand même capable de t'éliminer si tu comptes t'en prendre à moi.

Il fit le tour de la table pour se poser face à sa sauveuse, gardant son air bienveillant. Bien que pourtant pas bien grand, il dominait sans problème Nobuko. Une main posée sur sa hanche, il lui tendit l'autre ouverte.

- Tu ferais mieux de me donner ça. Et si jamais il y a un problème, tu peux simplement et je pourrais essayer de t'aider. Prends ça comme un remerciement de ma part pour m'avoir sauver la vie.
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Ven 12 Sep 2014 - 8:45
Mince j'étais vraiment mal tombée. En plus être soit disant un mercenaire exerçant dans le monde entier, il remarquait que je lui cachais quelque chose. Il sortit soudainement un couteau et le planta violemment sur la table, ce qui me fit sursauter. Il expliquait que j'avais oublié le dessert... et qu'il pouvait très bien me tuer s'il le voulait. Puis il s'approcha de moi, il me tendit la main comme pour me demander de lui donner mon arme. J'en avais froid dans le dos, mes jambes commençaient à trembler mais je me devais de rester debout, j'avais une mission. Fusao me proposait son aide, alors pourquoi pas, c'était l'occasion de vérifier s'il disait la vérité ou non, et surtout d'entrer dans le quartier de Crimp'son.

Je décidai donc de lui remettre son arme et de lui faire confiance, au moins tant qu'il pouvait lui être utile. Puis, un peu gênée, je lui expliquai la situation en regardant mes pieds, d'un air un peu bougonnant :

"Crimp'son est le nom que je donne au quartier de la mafia... En faite, si ce temple est si populaire, c'est parce que nous participons de manière active à la réalisation des voeux de nos croyants. Au début, il s'agissait juste de retrouver des objets, ou de jouer le facteur. Mais maintenant, de plus en plus de personnes ont entendu parlé de nos "miracles" et viennent nous demander de l'aide pour des affaires des graves..."

Je me redressais, serrant les poigns et le regardais droit dans les yeux, comme pour lui faire un reproche :

" Les familles vivant dans Crimp'son, avec la mafia, vivent un enfer perpétuel ! Encore s'ils ne faisaient que de la drogue et qu'ils géraient les emplois du quartier, ça pourrait passer... Mais le fils du dirigeant actuel, Crimp junior, est vraiment un sale type..."

Je coupais quelques secondes ma phrase, attendant une quelconque réaction de Fusao qui aurait pu le trahir. Après tout, lorsqu'on critique le grand patron, on s'attire souvent les foudres de ses partisans. J'étais prête à crier au moindre geste suspect de Fusao, et mon père serait intervenu. Mais il n'avait pas l'air particulièrement en colère. Je continuais donc mon récit :

" Il n'obéit pas à son père et ne respecte pas les lois de la mafia. Il enlève les filles pour en faire des prostituées et les envoie en Europe, il emporte les jeunes garçons dans ses histoires de drogues ou il en fait des soldats, des esclaves. Des fois même, lorsqu'une famille ose s'opposer à eux, il envoie des mercenaires pour les abattre. J'ai essayé d'arranger la situation en parlant à son père Crimp, mais depuis mon intervention plusieurs familles de croyants vivent dans la peur d'une vengeance..."
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Sam 13 Sep 2014 - 12:55
Sous son insistance menaçante et autoritaire elle finit par lui remettre ce qu'elle cachait dans son dos. Rien de plus qu'un simple flingue, le genre très professionnel mais suffisant pour l'auto-défense. Fusao posa son regard sur elle, se faisant de nouveau assez menaçant. Cette jeune demoiselle était décidément pleine de surprise et ne manquait pas de courage. Il n'empêche qu'entre les liens et cette fois ci l'arme à feu, elle commençait à prendre trop de précaution. Le mercenaire lui était charitable pour les soins et la nourriture, mais si il tombait encore sur ce genre de choses il se promettait de raser le Temple jusqu'aux fondations. Cependant, il lui avait offert ses services, gratuitement de surcroît, il écouta donc son histoire.

Crimpson était apparemment un quartier tout proche du Temple, un lieu mal famé. Elle expliqua que ce Temple servait aussi de lieu d'aide pour les gens dans le besoin. A croire que les membres du Temple réglait les soucis des visiteurs, mais s'opposer à des Yakuzas était une autre histoire. Quelque part, la façon dont Nobuko lui racontait l'histoire lui faisait penser aux Get Backers, mais c'était une divagation du fan de mangas qu'il était. Elle qui un instant s'était renfrognée, certainement par peur, retrouvait maintenant toute son énergie ponctuée d'une rage clairement visible. Elle donna un nom, Crimp Junior. C'était suffisant pour Fusao, il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Elle se stoppa un instant et scruta Fusao sans vraiment faire preuve de discrétion, comme si elle attendait une réaction de sa part, mais il ne cilla même pas. Puis enfin elle reprit la parole. En gros, ce petit bout de femme avait un jour fait appel à Crimp, père de l'autre affreux pour lui demander de contrôler mieux son fils. Elle ne manquait donc certainement pas de courage pour faire face à un chef mafieux. Mais selon elle cela n'avait pas arranger les choses, au contraire. Ce Crimp Jr devait vraiment être un salopard pour faire dans le trafic de femmes ou encore se monter une armée de jeunes défavorisés. Quelques années en arrière, ça aurait put être le cas de Fusao.

Il tira une chais et s'installa, réfléchissant un instant. Il allait simplement régler le compte de Crimp Jr. Quels problèmes y aurait-il, ce n'était qu'un simple fils de Yakuza. Il aurait cependant peut-être beaucoup d'hommes avec lui, et là les problèmes commençaient à se poser. Fusao n'avait que ses deux couteaux, pas suffisant pour affronter seul un cartel Yakuza, aussi petit soit-il. Sans compter qu'il ne savait pas où trouver sa cible, ne connaissait pas les lieux, n'y avait aucun contact. Et se posait aussi le problème des retombées. Si Crimp Jr était tué, le père pourrait très bien le prendre très mal et exhorter ses propres hommes à partir pour une expédition punitive...tuant tout ceux passant à leur portée. D'une manière ou d'une autre, Nobuko s'étant déjà impliquée, des hommes pourraient venir jusqu'au Temple et tout ravager. La situation était délicate. Soit il devait trouver un moyen, soit il était bon pour vraiment tuer tout le monde dans ce quartier, jusqu'à la dernière petite recrue. Le mercenaire se tourna alors vers Nobuko et ne mâcha pas ses mots.

- Je peux le tuer très facilement, au moins le quartier sera plus calme. Mais son père pourrait bien vouloir se venger. Je pourrais très bien faire comprendre que c'est moi le tueur, ainsi il en aura après moi et non après ce Temple.

Pour le coup, le japonais faisait parler son coté samouraï, prêt à sacrifier sa vie pour un autre en simple reconnaissance d'une dette de vie. La jeune femme l'avait soigné et nourri. Pour éviter de futurs problèmes à ce lieu, il pouvait très bien se faire quelques ennemis de plus. Ce n'était pas quelques Yakuzas qui feraient la différence sur une liste déjà très longue. Et, se tenant le ventre à la blessure toute fraîche, jamais plus il ne manquerait d'attention. Pour survivre en ce monde il fallait considérer toutes personnes comme des dangers potentiels et agir en conséquence. Il retrouva un semblant de sourire, Fusao n'étant après tout pas le genre très jovial. Il posa l'arme à feu sur la table, tout proche de Nobuko.

- Tu peux me faire confiance, tu n'auras pas à utiliser ça contre moi. Mais bref, passons aux choses sérieuses, j'aurais besoin d'en savoir plus sur ce que tu attends de moi, sur le quartier, comment il est foutu, le nombre d'hommes auxquels je veux devoir me frotter, tout ça...

Puis il lui posa une main sur l'épaule, l'air assez effrayant.

- Nobuko, je te préviens cependant, si je vais dans ce quartier, tu seras témoin d'un massacre comme tu n'en as jamais vu. Aussi violent que soit le fameux Crimp Jr, il ne rivalise pas en horreur avec moi. Alors ne me lance que si tu es sûre et certaine de toi.
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Sam 13 Sep 2014 - 15:18
C'est bien vrai, si j'organisais la mort de Crimp junior, je ne vaudrais pas grand chose de plus qu'eux... Le mieux aurait été de le faire condamner puis envoyer en prison. Mais là aussi, avec tout ce qu'il a fait, il subirait forcément la peine de mort. Donc, dans tous les cas, il allait mourir par ma faute. Qu'est-ce qu'il me restait comme option exactement ? Lui faire entendre raison ? Impossible, cet homme est fou, fou d'argent et de pouvoir. Je n'avais pas vraiment le choix, je devais me débarrasser de cet homme, ce qui signifiait de devenir une criminelle à mon tour. Après tout tuer ou embaucher un mercenaire, cela revient au même, je ne peux pas me cacher derrière Fusao et faire semblant de ne pas être au courant...

En quoi avais-je le droit de juger quelqu'un ? Pourquoi est-ce que mes idéaux seraient meilleurs que les siens ? C'est vrai que mes croyants en seraient soulagés, mais combien de personnes souffriront ou mourront pour cela ? Il serait logique de satisfaire le plus grand nombre, mais ce serait également injuste. Et s'il fallait tuer toute la mafia pour atteindre cet objectif... Non, il devait y avoir une autre solution !

Je répondais donc à Fusao :

" Je ne souhaite pas un bain de sang. La moitié des partisans de Fusao le suivent uniquement par peur, ils ne méritent pas de mourir. Je ne le permettrais pas. Il n'y a que deux hommes que la justice aurait permis de tuer : Crimp junior et son bras droit. Nous allons simplement leur appliquer la sentence qu'ils méritent. Et puis, je ne suis pas sûre que Deus veuille encore voir ses enfants souffrir à cause de deux ou trois mafieux. Si tu es ici, ce n'est surement pas par hasard... Ce doit être le destin."

Je quittais Fusao quelques instants et me dirigeait vers l'appareil de ventilation. J'enlevais la coque en plastique, le filtre et en sortais une petite bouteille en verre. Puis je la donnais à mon invité en lui disant :

" Si on attaque leur repère, il faudra en tuer bien plus que deux. Il vaut mieux faire ça plus discrètement. Cette fiole contient du chlorure de potassium, un poison hautement mortel. Il est utilisé en Amérique pour les condamnations à mort. Je ne demande pas pourquoi j'ai ça... En tout cas, d'une façon ou d'une autre, si Crimp junior venait à en avoir dans l'organisme, c'est la mort assurée par crise cardiaque en une heure. Alors voilà ce que je te propose : on entre sans se faire repérer et on se débrouille pour que Crimp junior soit empoisonné. Puis, on cache le flacon chez son bras droit, qui sera immédiatement accusé d'avoir tué son patron. Avec un peu de chance, ils le laisseront en vie."

Je pris mon téléphone portable et composais le numéro d'un ami avant de continuer :

" En ce moment, il n'y a que Crimp Junior et ses partisans en ville, soit 30 personnes environ. Ils sont tous armés de fusils automatiques, mais ils portent principalement des armes blanches. Tous les mercredis soir, Crimp Junior et son bras droit mangent dans un restaurant 4 étoiles pas loin d'ici, ils partent vers 15h et font la tournée de leur propriétés en ville. Ça nous laisserait du temps pour infiltrer son repère... Je connais justement quelqu'un qui pourrait nous aider. Qu'en penses-tu ? C'est vrai que ce que je te demande est bien plus difficile que de tirer dans le tas comme un gros bourrin, et je ne peux t'assurer de la réussite de mon plan. Mais au moins, on aura essayé."

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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Lun 15 Sep 2014 - 23:45
D'une certaine manière elle suivait le raisonnement du mercenaire, en effet, un bain de sang ne serait pas utile et une perte de temps plus qu'autre chose. Elle désigna donc deux cibles, Crimp Jr et son bras droit. Abattez la tête et plus personne n'aura les couilles pour prendre les choses en mains. Dans ce monde, il y avait tellement peu de gens possédant le charisme suffisant pour assurer une place de leader. Si elle connaissait bien ces deux hommes et leur entourage, alors les éliminer tous les deux suffirait à faire peur aux autres pour calmer les choses. Il était même probable que la situation se calme à tout jamais, tout dépendait de la façon dont ils allaient mourir. Puis la jeune prêtresse s'activa, sortant une petite bouteille d'une cachette certainement de son cru. Elle tendit le petit flacon au mercenaire qui se mit aussitôt à l'examiner.

Comme elle l'expliqua, c'était du chlorure de potassium, une sorte de simple sel qui utiliser à hautes doses devenait un dangereux poison. Fusao préféra suivre le conseil de sa jeune sauveuse et ne lui demanda pas comment elle avait put mettre la main la dessus. Pourtant il ne put s'empêcher de froncer les sourcils, une telle chose n'aurait jamais du se trouver dans un temple, encore moins entre les mains d'une prêtresse. Puis il écouta ensuite son plan. Elle prévoyait d'empoisonner Crimp Jr avec ce poison et de faire porter le chapeau à son bras droit. La chose était bien ficelée, le pourri allait mourir et l'autre serait dans de beaux draps. Elle semblait ne pas espérer la mort du second et pourtant elle était nécessaire. Mais Fusao ne se fit pas d'espoirs, il savait comment marchait plus que personne le monde des Yakuza. Si le bras droit venait à être accusé du meurtre, il serait mis à mort. Par la suite, le gang de Yakuza viendrait à se dissoudre en plusieurs autres petites factions, entraînant une guerre pour le contrôle. Ce genre de guerre pouvait être longue et difficile. Seul un leader très charismatique saurait tirer son épingle du jeu. En somme, si aucun autre homme dans l'entourage de Crimp avait les couilles suffisantes pour prendre sa place, une guerre éclaterait. Ce faisant, le quartier serait délivré de l'emprise des criminels pour un moment. Mais pas à jamais. Et peu importe les bonnes intentions de la jeune femme, des innocents finiraient pas être impliqués.

Puis elle prit son téléphone et composa un numéro avant de continuer. Elle établit ensuite le topo. Il y avait 30 hommes au total dont il fallait se méfier. Fusils automatiques et armes blanches...les temps avaient bien changer. Du temps où lui même rodaient dans les rues avec le groupe de Yakuza de son frère, il était déjà difficile de mettre la main sur de simples Berettas et autres petits calibres. Du coup la plupart du temps, les hommes se baladaient avec des tantos sur eux. Et enfin la marche à suivre, le leader et son second se tapaient une petite bouffe avant de faire le tour de leurs commerces et propriétés. Elle comptait employer ce temps pour s'infiltrer dans le repaire du chef, lui pourrir sa bouffe de poison et le tour était joué. A ce plan, Fusao voyait cependant beaucoup de soucis. Il se frotta le visage avant d'annoncer.

- En empoisonnant sa nourriture, aucune assurance qu'il mange chez lui le soir même, il faudrait que quelqu'un reste sur place. Ensuite, pas que je ne te fasse pas confiance mais généralement je bosse en solo, si je t'ai toi et un autre inconnu dans les pattes ça ne va pas le faire. Sans compter que seul on risque moins de se faire repérer qu'à trois.

Il rangea la fiole de poison dans sa poche et soupira longuement.

- Cependant, je ne connais pas du tout le quartier, je suppose que toi et ton ami sauraient mieux me guider que quiconque là-bas. Alors c'est bon, je signe...on part quand ?

Sur ses mots, comme pour signalez qu'il était prêt et motiver, il se leva et s'étira longuement. Fusao reposa finalement un regard très sombre sur la prêtresse.

- Il me faut une arme, genre Glock, avec un bon silencieux...je suppose que dans un temple où l'on trouve du chlorure de potassium, on peut aussi trouver ça.
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mer 17 Sep 2014 - 15:14
Il est vrai qu'infiltrer un repère de la mafia à trois c'était risqué, surtout pour une mission où il fallait rester discret. Mais j'avais ma petite idée sur la question : l'un de mes amis travaille au compte de Crimp Junior, mais il ne vit que venger sa sœur disparue, enlevée par la mafia. Il n'hésitera pas une seconde à nous aider, il suffisait juste de l'appeler au téléphone. Nous étions mardi, le plan allait rentré en exécution demain si tout était prêt d'ici là. Fusao était partant, je lui annonçais donc comment nous allions procéder :

« Nous sommes mardi, demain comme prévu les mafieux seront de sortie. On peut infiltrer leur repère demain si tu te sens prêt. Je peux te trouver toutes les armes qu'il te faut, nous avons une grosse réserve d'armes à feu derrière le temple. On a même des gilets pare balles, des grenades et quelques vieux obus de la dernière guerre mondiale. »

Le problème c'était mon père qui était encore dans la réserve. Il s'amusait à démonter et remonter les armes en se chronométrant, en essayant de faire un meilleur temps que ces amis. Il participe même à des concours et humilie souvent ces pauvres soldats de l'armée. C'est son grand plaisir, mais il n'aime pas être dérangé lorsqu'il est concentré. Il fallait donc que je trouve un moyen de le faire sortir. Je laissais Fusao quelques secondes en lui disant :

« Je vais te chercher ça, restes ici... Il vaut mieux que tu ne viennes pas. »

Je traversais la chambre et passais par la porte qui conduisait directement dans le jardin. Le jardin était très bien entretenu, normal vu que je m'en occupais. J'avais créé un petit chemin en cailloux passant entre l'herbe et les parcelles de fleurs. Au fond, il y avait une petite fontaine en roseaux typique des jardins japonais. Mais depuis qu'un enfant avait renversé du liquide vaisselle dedans, l'eau faisait de petites bulles. Je m'approchais du bâtiment à toit bleu et toquai à la porte. J'entendis un grognement et avant que mon père n'eut le temps de râler je lui dis :

« Papa, il y a grand mère au téléphone, elle veut te parler. »

Ce genre de phrases avait le don de le calmer immédiatement. Quelques secondes après, il sortit de la pièce, agité et les mains pleines de graisse noire. Il n'était pas rasé, portait les mêmes vêtements depuis cinq jours et avait encore fumé sans ouvrir la fenêtre. Comme d'habitude, en faite. Il me dit, en courant vers la forêt :

« Je ne suis pas là, tu ne m'as jamais vu. Si elle vient au temple, dis que je suis parti en voyage ! »

Puis, il disparut. Je vérifiais qu'il était bien parti avant de m'aventurer dans la réserve. J'emmenai ce que Fusao m'avait demandé et pour moi je pris un poignard et un petit pistolet silencieux, des armes plus féminines. Tout ça pesait lourd, mais j'avais l'habitude. Je revins dans le bâtiment principal et entreposait les armes sur la table de la cuisine.

« Voilà tout est là je crois. Que dirais-tu de visiter la ville cette après-midi ? Je te montrerai leur repère, le fameux restaurant et quelques lieux qui appartiennent à la mafia. »

[hrp : Que dirais-tu si nous changions de lieu pour continuer le rp ? Il existe un "repère de la mafia" sur le forum. Si tu es d'accord, je te laisse terminer ce rp et j'ouvrirais le prochain sujet.]
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mer 8 Oct 2014 - 17:40
Un temple pas comme les autres

On s'arme et on y va !


Fusao la regarda partir pour chercher un peu d'arsenal. Comme elle semblait le dire, ce lieu possédait des armes de toutes sortes, Il ne faisait plus doute maintenant que ce temple n'était vraiment pas comme les autres. Elle avait même parlé de grenades et de vieux obus. Pour un pays comme le Japon, c'était extrêmement surprenant. En réalité, si le moindre policier venait à fourrer son nez dans les réserves de ce Temple, tout le monde finirait derrière les barreaux. Le Japonais patienta donc un moment en attendant le retour de sa jeune et très déterminée sauveuse. Toute cette histoire de mafia ne lui faisait pas peur, ni ne l'inquiétait. Il avait connu des situations bien pires que celle là et trouvait que Nobuko en faisait toute une histoire pour pas grande chose. Mais il ne pouvait lui en vouloir. Elle n'était pas comme lui. Au delà de ce quartier pas très fréquentable, elle n'avait jamais connu ce qu'était la véritable violence. D'ordinaire, il ne se serait même pas déplacé pour une mission de ce genre, mais elle lui avait sauvé la vie. N'aimant pas être redevable, c'était son moyen à lui de payer sa dette.

La jeune templiere revint un peu plus tard, posant pèle-mêle sur la table un véritable arsenal. Fusao se servit, il trouva un Glock 32 et un silencieux qu'il mit aussitôt. Il prit aussi trois chargeurs de 15 balles pour aller avec. Il ne comptait pas utiliser toutes ces munitions mais préférait les avoir avec lui au cas où les choses tourneraient au vinaigre. Il regarda Nobuko s'équipé. Elle aussi prit une arme avec silencieux et cette vision le dérangea. Une prêtresse qui tenait une arme à feu, cela ne collait pas. Jusqu’où cette fille était prête à aller pour régler les problèmes dont elle avait parlé, aurait-elle la détermination suffisante ? Aux yeux de Fusao, une jeune femme comme elle n'aurait jamais eu à tenir une arme, tout comme bien d'autres jeunes à peine sortis de l'enfance déjà plongés dans un monde hyper violent.

- Je suis prêt.

Fusao se releva et alla chercher ce qui restait de ses affaires dans la pièce d'à coté. Il se sentait encore vaseux d'avoir perdu autant de sang mais il pouvait encore marcher. L'idée de Nobuko de d'abord lui faire visiter le quartier était une bonne idée. Ainsi le mercenaire pourrait se faire une idée de la stratégie à adopter, des manœuvres à faire, etc. Si elle connaissait les lieux, lui non. Il n'était jamais mauvais de se faire une idée du bourbier dans lequel on allait s'enfoncer. D'ordinaire, c'était Sofia qui, lors des missions du japonais, se débrouillait pour pirater tel ou tel organisme afin d'obtenir des plans, des informations concernant les forces en présence, les roulements de la garde, etc. Cette fois ci, le professionnel qu'était Fusao mettait tout ce coté logistique entre les mains d'une jeune femme sortant à peine de l'âge où l'on s'amuse à faire des gamineries. Il pensa un instant qu'il allait un peu loin pour honorer une dette. Sa vie était en jeu, et plus encore celle de Nobuko. Mais il en avait décidé ainsi. Enfilant sa veste sur ses épaules, grognant un peu quand, sous le mouvement, les agrafes dans son dos lui firent mal, il annonça très sérieusement.

- Si tu es prête aussi à entrer dans un monde assez affreux, on peut y aller.

Bouclant sa veste, ses couteaux rangés d'un coté, son silencieux de l'autre, il quitta le temple.



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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Dim 19 Oct 2014 - 18:53
"Ne t'en fais pas pour moi, je survivrais ! Et tu sais pourquoi ? Parce que je ne peux pas mourir si facilement."

Je lui faisais un petit clin d’œil puis je le suivais vers la porte qui donnait sur la cours extérieure, pris les clés et claquais la porte en partant. Je les glissais dans ma poche et courus vers Fusao, d'un air joyeux, en lui disant :

"Tout va bien se passer, Dieu nous protège"

Je m'arrêtais soudainement, manquant à peine de bousculer le jeune homme. Et fasse à la grande porte rouge du temple, je frappais deux fois des mains, puis adressais une petite pensée aux dieux. Cela prit à peine quelques secondes, juste le temps de leur être redevable. Puis je descendais l'escalier, avalant les marches deux par deux comme à mon habitude.

---------------------------------

Je n'étais pas encore consciente des conséquences que cet acte allait provoquer dans ma vie. J'allais m'allier avec un mercenaire pour tuer un être humain. C'était une situation complètement irréelle !
Mais comment en étions-nous arrivé là ?

Je l'avais rencontré par hasard, inconscient, sur les marches du temple. Je l'avais aidé et pour me remercier, il avait accepté de m'aider à son tour. J'avais donc programmé, avec un parfait inconnu, un plan pour tuer le chef d'une grande mafia locale.

J''étais faible, je ne connaissais rien à la mafia, ni au combat. J'étais doué au tir, mais uniquement dans les fêtes foraines. J'étais une enfant innocente, un petit ange qui voulait aider tout le monde, sans en avoir la force.

J'étais ignorante. Je savais que nous avions une réserve d'armes au temple, mais pas vraiment pourquoi. Je savais que cet homme s'appelait Fusao, mais pas pourquoi il était sur le point de mourir il y a quelques heures à peine. Il était peut-être de la mafia, ou pire, de la police.
Mais je lui avais fait confiance et j'étais partie, tête la première, dans cette histoire qui allait changer définitivement ma vie.

Bientôt, j'allais tuer quelqu'un pour la première fois, et sa mort me pèsera à jamais sur la conscience. Arriverais-je à vivre avec ce poids sur les épaules ? Pourrais-je continuer de travailler au temple en sachant cela ? Allais-je être soupçonnée par la police ? Ou récidiver ? Il n'en faudrait pas plus pour créer une tueuse.

Mais notre aventure ne faisait que commencer ...

[merci pour ce rp, il m'a été très utile pour avancer l'histoire de mon personnage. Je créerais un nouveau post d'ici la fin de la semaine]
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Re: Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko] - Mer 29 Oct 2014 - 12:47
Un RP fort sympathique ^^ Nobuko et Fusao forment un duo harmonieux, presque attendrissant x) J'ai hâte de lire la suite et le milieu de vie de Nobuko m'intrigue !

Félicitations à tous les deux pour ce rp bien mené ^^

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Un temple pas comme les autres. [PV Nobuko]
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