Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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[quête] Transformations infernales : fin

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[quête] Transformations infernales : fin - Dim 31 Aoû 2014 - 11:59
Transformations infernales : fin

On est pas de bois
[Quête] Rester de marbre


Cette image lui restait en tête. Ce rat, cette ombre qui le fixait, cette lumière rouge, l'évanouissement la fin de tout. Enfin, pas vraiment. Comme il s'en doutait, il finit par reprendre conscience. Il était dans un autre corps, encore. Curieux de savoir où il avait atterrit cette fois, il tenta de baisser la tête pour se regarder. Impossible. Ni ses pieds, ni ses mains, ni rien d'autre ne voulait bouger. Il ne respirait même pas. Cette fois c'était sûr, c'en était fini de lui... Quoi que... Les morts peuvent-ils entendre le vent, postés immobiles en train d'ajuster leur costume d'un geste machinal avec vue sur le mémorial ? Il reconnaissait son champ de vision restreint habituel, c'était qu'il portait son masque... Mais il ne pouvait pas bouger... Il était dans une position tout à fait normale dans un lieu tout à fait commun... Il aurait été statufié ?


Le temps commençait à lui sembler long, très long. Combien de temps allait-il rester ainsi ? Quelqu'un passait dans ce coin ? Bon, jusqu'à la fin de la nuit, ça irait mais après... C'était un mémorial aux disparus, il devait bien y avoir quelqu'un qui passait à l'occasion rendre hommage, se remémorer un peu des souvenirs... Puis il faut avouer que ce cristal était grandiose, il devait y avoir des élèves qui passaient rien que pour le contempler. Il y aurait, certainement quelqu'un pour le délivrer, oui, certainement, quelqu'un le verrait et ils se débrouilleraient pour lui rendre sa forme initiale... Quoi que... Au fond, il n'était qu'une statue, personne ne penserait que l'âme de celui qu'elle représentait pouvait être piégée à l'intérieur... Mais ce serait quand même bien que quelqu'un passe.


Tout le premier jour, il espéra et tout le premier jour, il n'y eut pas un rat.


Lord Vlad commençait à accepter sa situation, mais en la prenant toujours comme quelque chose de temporaire, que la première personne venue réglerait... Mais en attendant, il en profita pour penser. Penser à tout ce qu'il négligeait d'habitude. Et c'est dans cette optique que lui revint une pensée pour Curt.


Curt Blackbird était à l'époque un professeur à qui il avait demandé un entraînement. Il avait encore à l'époque, le physique du parfait geek, musculairement, du moins. Curt lui, n'avait rien trouvé de mieux que de le défier dans l'antre des affrontements, pour un duel à mort, avec des équipements de gladiateur. Évidemment, il avait été vaincu et tué, bien que tout cela soit virtuel, c'était pour lui la première de ses morts, car il n'avait aucun souvenir de sa mort en temps qu'humain. Ça l'avait un peu traumatisé, mais surtout remonté à bloc. Il avait commencé à s’entraîner tout seul, il avait commencé à chercher des armes, il avait commencé à haïr Curt. Puis il a disparu. Il fallut longtemps à Vlad pour s'en rendre compte, très longtemps, il fut même un temps, où, ne sachant manier une épée, il s’entraînait sur des mannequins habillés comme Curt, ce qui le motivait assez bien. En acceptant qu'il aie disparu, Lord Vlad était allé au centre de sport et d'examens, avec les armes qu'il possédait à ce moment, et il avait demander à combattre Curt, il avait demandé d'être face à Curt, autant que possible semblable au vrai, qu'il n'aurait jamais plus l'occasion de combattre. Il avait gagné. D'une balle bien placée, alors que Curt lui tirait dessus avec le même type d'arme, il avait à jamais vaincu cet ennemi de son passé. Le mémorial, seule chose qu'il voyait de là où il était, était l'endroit parfait pour se rappeler de ça.


Personne ne passa non plus le deuxième jour.


Le troisième jour, enfin, quelqu'un, qu'il connaissait, en plus, vint au mémorial. C'était un élève, il était présent lors de la création de la guilde noire. Ce n'était pas non plus n'importe quel élève, il était à sa connaissance, le seul à avoir touché Jhoken, d'une balle de son pistolet semi-automatique. Il venait prier, prier en silence. Vlad ne l'eut que très peu de temps dans son champ de vision, mais il était certain de l'avoir vu pleurer. Pauvre gars. Il avait perdu quelqu'un de cher, probablement celle qu'il aimait. Vlad pouvait très bien imaginer le scénario. Il était mort, ressuscité, il avait rencontré une fille qui lui avait plu, belle, jolie, souriante, ouverte d'esprit, peut-être un peu étrange. Puis un jour, simplement, elle n'était plus là. Il était redevenu seul, mais d'une solitude bien moins supportable, une solitude pleine d'envie de vengeance et d'espoir qu'elle revienne.


Il ne porta pas une attention particulière à Vlad et ce fut le seul à venir le troisième jour.


Le lendemain, sa pensée se porta sur Ealia. Après tout, peut-être finirait-il comme ce pauvre gars. Impuissant à protéger l'amour qu'il avait trouvé à l'académie, le perdant avant même qu'il ne soit comprit par l'être aimé. Depuis combien de temps n'avait-il pas réussi à voir Ealia de près ? Un an et demi, quelque chose du genre. Cela pouvait sembler étonnant, mais sachant qu'il avait passé un an hors de l'académie, un an qui pour les autres n'avait semblé qu'un jour, cela n'était plus si étonnant. Ealia devenait vraiment dure à trouver, qui plus est, ne pas la voir en six mois pouvait presque paraître normal. Elle évitait la foule, elle n'allait jamais en cours, on ne savait jamais où elle serait à telle ou telle heure. Oh, bien sûr, il l'avait vue, quelques fois, au loin, alors qu'il était occupé à une chose ou l'autre, il l'avait vue, par la fenêtre, qui errait, quand il s’ennuyait en cours. Elle allait bien, pour le moment, il l'avait vue, quand étais-ce ? Il l'ignorait mais cela ne pouvait pas être il y a longtemps. Il s'était posé sur son balcon et il l'avait vue qui dormait de son sommeil agité.


Vlad pensant à celle qu'il aimait, réussit à ne pas s'ennuyer malgré la solitude du quatrième jour.


C'était un ennui mortel que celui de la vie de statue. Toute autre forme d'ennui à ce moment, lui semblèrent préférable. Même le cours d'histoire avec un prof chiant au possible, même l'enfermement dans une cellule où il ne pouvait pas se mettre debout, même patienter, pensant des appels à l'aide gravement blessé dans la bouche d'un monstre géant mort lui avait semblé moins terrible que cette attente. Ce rien. Il regrettait même ces moments d'ennui dans sa chambre, où à la lueur de la veilleuse qui traînait toujours quelque part, il sculptait des bouts de bois à coup de couteaux, créant une à une les pièces d'un jeu d'échec qu'il peignait ensuite en noir ou en blanc, ou les deux. Il avait déjà presque finit son œuvre, un jeu d'échec complet, avec des noirs des blancs et un camp lui correspondant, noir et banc à la fois. Il ne pouvait même pas se suicider, mettre fin à tout ça, qui plus est, il ne pouvait RIEN faire. Oh, qu'elle doit être chiante la vie de ces grands malades qui ne peuvent jamais bouger de leur lit d'hôpital. Quoi que, même cela lui semblait préférable à cette solitude absolue et à cette absence de sensations. Car une statue, contrairement à ses deux corps d'emprunts précédents, une statue ça n'a même pas de nerf, il avait juste étrangement conscience de son corps.


Remâchant ses idées noires, déjà bien broyées, il ne s’ennuya jamais plus que le cinquième jour.


Le lendemain, deux gars, plutôt grands, musclés, type caïds sportifs, qui vu l'heure, séchaient les cours, s'approchèrent de lui.


Hey mec, t'as vu ils ont encore mis une nouvelle statue ! Qu'est-ce que tu fais qu'il a fait celui-là ?

Lis-toi même, moi, je touche plus aux statues !

Ok, ok, calme-toi mec, c'était pas de bol, mais il n'y a aucune chance que ça se reproduise. Les mecs déguisés en statue, ça ne cours pas les rues.

Ah, s'ils savaient...


Puis, celui-là t'aurais du mal à l'embrasser avec ce masque.

Il se pencha, regardant quelque chose à ses pieds et dit avec le ton que prends quelqu'un qui lit, espaçant les mots, car il éprouvait visiblement quelques difficultés à les déchiffrer.


En l'honneur de Lord Vlad qui fut le plus assidu de tous nos étudiants.

Il s'est fait faire une statue parce qu'il séchait jamais les cours ? Ils ont vraiment de l'argent à perdre dans cette académie.

Ce commentaire désobligeant lâché, ils s'en furent, en discutant de l'argent de l'académie. Vlad était content que son assiduité aie été remarquée, après tout, c'était vrai qu'il manquait rarement le moindre cours, même s'ils ne l’intéressaient pas, même si les matières étaient déjà connues, même si c'était pour ne pas intervenir de tout le cours, il était là. Il y avait d'autres élèves assidus, mais son ancienneté lui garantissait un nombre bien supérieur de présences. Le temps à laquelle avait été conjuguée cette phrase l'intriguait également. Était-il considéré comme mort ? Ça expliquerait qu'il soit près du mémorial. Depuis quand, qu'était-il advenu de son corps ? De Black et de White ?

(pour les curieux, les deux gars font allusion à ce RP http://www.deus-academia.com/t4538-quete-rester-de-marbre )

Ça le tourmenta tout le reste du sixième jour.


Le temps. Il voulait savoir où il se trouvait dans ce flot continuel, et pour ça un seul moyen réfléchir. C'était tout ce qu'il pouvait faire, de toutes manières. Excepté, assez étrangement voir et entendre. Autour de lui, l'herbe était verte, elle poussait bien, mais elle n'était pas encore très fleurie, donc il devait être globalement à la même période de l'année que lors de ses deux autres incarnations. Il eu beau chercher, il n'eut aucun autre élément de réponse. Pas avant le soir, où il vit du coin de l’œil une chouette se poser sur le mémorial. C'était lui-même qui y prenait une pause après avoir échappé au dragon. Cette semaine qui venait de s'écouler était celle qu'il avait déjà vécu trois fois, une fois en lui, une fois en chouette, une fois en chat. Et maintenant, une fois en statue. Il était, il y a quelques minutes, à quatre endroits en même temps et il n'en savait rien avant cela. La magie est parfois surprenante.


Il attendit toute la nuit aux aguets, s'attendant presque à apercevoir le rat du regard, qui le tuerait de nouveau et le ferait revivre cette semaine infernale une cinquième fois, mais il ne pointa pas le bout de son museau. Cela faisait sept jours, cette nuit qu'il était dans cette statue.


Il remarqua que sa position avait changé. Au départ, il était debout, il regardait devant lui, vers le mémorial, ses deux mains saisissaient chacune un pan de son costume pour l'ajuster. Maintenant, il était toujours debout, une main tenant le bas de son masque légèrement penché en avant, l'autre le bras qui se finissait par la première main. C'était la position qu'il se donnait pour avoir l'air de réfléchir. Durant le changement de position, il avait sombré dans une inconscience qui lui rappela beaucoup ses expériences de la mort.


Il se demanda si toutes les statues de l'académie avaient une âme. Cela expliquerait sans doute une bonne partie des disparitions. Y avait-il d'autres rats, d'autres êtres vivants qui pouvaient ainsi faire disparaître les gens en les touchant ? Si c'était le cas, c'était plus dangereux encore qu'il le pensait de toucher dans un monde plein de magie. Et si les statues avait une âme, comment les faire redevenir normales ? Comment lui-même redevenir normal ? Impossible à savoir.


Le huitième jour marqua le retour de l'ennui et de la solitude.


Quoi que cela ne dura pas. Le lendemain, vers neuf heures du matin, une jolie rousse s'approcha, elle avait tout l'air de se promener et vu sa dégaine et son absence aux cours, c'était une repentie. Elle s'approcha et se pencha sur le socle, lisant l'inscription, offrant à Vlad une vue plongeante sur son décolleté un peu osé.


À la mémoire de Lord Vlad dont l'égoïsme mériterait une légende.

Il n'était pas étonnant que l'inscription change si la statue pouvait carrément se mettre dans une autre position, d'elle même, c'est pourquoi Vlad était plus intéressé par ce qu'il avait sous les yeux.


*Belle poitrine, ma jolie, penche-toi encore un peu...*

Elle se redressa d'un coup et regarda droit dans ses yeux de statue :


Vas-y te gêne pas, regarde tant que tu veux.

*Quoi tu entends ce que je pense ?*

En plus d'être pervers, t'es stupide, comme si j'allais parler à une statue, comme ça, juste pour m'amuser...

*T'as raison... Je m'excuse pour tout, je ferais tout ce que tu veux, n'importe quoi, vraiment, mais je t'en supplie aide moi à retrouver mon corps normal. Ça fait plus de huit jours que je suis dans cette statue !*

J'ai pas envie, je ne te connais pas, puis, t'es pas mon genre.

*Je te donnerais n'importe quoi, j'ai plein de choses de valeur, je peux te trouver ce que tu veux sur le marché... Hey, reviens, ne me laisse pas... tout seul.*

Trop tard, elle était déjà trop loin pour l'entendre. Il déprima le reste de la neuvième journée.


( pour les curieux, j'ai piqué ce personnage ici http://www.deus-academia.com/t4646-burn-baby-burn-partie-1 )

La dixième journée fut sans doute la pire. Les cours venaient de terminer, les élèves se disséminaient dans l'académie pour leurs diverses activités. Et une certaine Noémie, justement, se promenait dans le parc aux abricots. Passant près du mémorial, ses yeux se posèrent sur une statue, et elle reconnut tout de suite l'homme qu'elle aimait, et dont par tous les moyens, elle comptait bien se faire aimer. Elle avait déjà eu son corps, elle avait volé sa première fois, mais elle voulait aussi son âme. Contemplant la statue, elle chercha à se rappeler pourquoi elle l'aimait tant. Il avait été gentil avec elle, simplement, il avait risqué sa vie pour lui ramener un simple animal de compagnie, il avait tué un mutant avec classe, pour lui sauver la vie. Elle ne le trouvait pas laid, aussi et plutôt élégant. Peu de filles pourraient se contenter d'un masque comme seul visage, elle ça ne lui déplaisait pas, elle n'aimait pas les visages d'homme en général et ce masque ne lui semblait ni laid ni terrifiant. C'était sans parler du reste de son corps, plutôt fort, mais pas trop, sa musculature restait discrète tout en étant largement suffisante. Et tout narrateur que je suis, je me permet de vous épargner ses pensées sur des parties plus intimes de Lord Vlad. Elle s'approcha de la statue, posant sensuellement une main sur son épaule alors que des cris de détresses mentaux s'échappaient de l'âme qui l'habitait. Elle remarqua une inscription sur le socle alors elle se pencha pour lire et elle ne put se retenir de le faire à voix haute.


À Lord Vlad dont nous n'oublierons jamais le visage souriant. Ah, mon pauvre chéri, tout le monde se moque de toi dans cette école, tu n'as que moi, je suis la seule qui t'aime vraiment.

Cela éveilla d'abord la tendresse de la jeune fille qui enserra de ses bras la statue qui resta de marbre, seul avantage que l'esprit de celui qu'elle représentait avait pu lui trouver jusqu'à présent. Puis la elle commença à se frotter à la pierre, elle se serrait si fort, elle bougeait de façon à se faire mal, sans la moindre once de retenue, personne ne la voyait, croyait-elle. Elle serait même devant une foule de curieux, elle ne s'arrêterait pas, cela dit. Elle tortillait ses hanches, elle passait ses jambes autour d'une de celle du penseur, elle léchait la pierre, faisait entrer sa langue dans la bouche du masque. Elle écrasait sa chair sur le minéral, y frottant presque ses os, elle souffrait, des larmes de douleur perlaient à ses yeux, et elle en redemandait. Elle se laissa aller à sa folie jusqu'à plus soif. Puis elle glissa à l'oreille de la statue, comme si elle savait que l'original était dedans :


Je te reverrai, je te traquerai jusqu'au bout du monde, tu seras mien.

Aux oreilles statufiées de Vlad, cela sonnait plus comme une menace que des mots doux.


Elle s'en fut et ce fut le retour de l’ennui, avec un certain soulagement, tout de même, pour Lord Vlad qui passait là sa dixième journée.


Tant que son esprit était hanté par des filles, il repensa à Anaelia. Anaelia était une drôle de fille, plutôt violente, qui avait manqué de le castrer dans la salle des machines, puis qui s'était soudainement beaucoup intéressé à son masque et à un moyen de le retirer. Ils avaient finis par se quitter sur un pari. Aucun des deux ne savait qui il était vraiment et le premier à se retrouver aurait gagné. Depuis que ce pari avait été passé, il avait eu quelques idées pour le savoir et certaines fonctionnèrent plus que d'autre. Il avait tenté de rendre invisible son masque, uniquement son masque... Mais qu'importe le nombre de fois qu'il essayait, il ne pouvait pas voir le moindre millimètre de ce qui lui était caché, il ne pouvait rendre invisible que son masque et tout son contenu, voyant donc dans le miroir, l'intérieur de sa tête... Il s'était promis de ne plus jamais essayer cela. Il avait également tenté de délimiter une possible région de provenance en se fiant à la fois à la couleur de sa peau et aux langues qu'il savait lire. Il connaissait le français, l'anglais et le russe. Autant dire que la zone était très large et que cette recherche ne lui apprenait presque rien, sinon qu'il n'était pas portugais, roumain ou encore arménien.


Le onzième jour, il se demanda qui il était.


Il se demanda comment avançait son plan, sur terre. Les renégats, de ce qu'il en savait, par les rumeurs de l'académie, étaient loin de cacher leur existence, il ne savait pas d'où leur venait la bêtise de penser que faire parler d'eux soit une bonne idée, mais cela allait de paire avec son plan. Il comptait mettre le monde entier en garde contre eux et eux, plutôt que de se cacher, le faisant passer pour un idiot et un fou, avaient déjà donné des centaines de preuves de leur existence que les gouvernements et l'académie tentaient tant bien que mal de cacher. Ce serait son Ars Magna, son grand travail, après lequel il comptait bien devenir un spectateur. Le Réseau allait traquer ceux qui collaboraient avec les renégats, il y avait apparemment des humains assez bêtes pour le faire, il aiderait peut-être un peu à cela. Jack, et d'autres, s'il faut plus de tueurs, se chargeraient de les rayer de la carte. Cela allait prendre des mois de préparation, de hacker tous les canaux médiatique du monde entier, successivement, ne laissant que des bleds et des pays peu informatisés dans l'ignorance, il devrait aider le Réseau à chaque passage sur terre, voire même convaincre WWW, un autre réseau de hacking, qui eux, préféraient faire de ça une activité prolifique, notamment en piratant les systèmes des banques en ligne. Ils seraient dur à acheter, mais avec leur aide, le temps de préparation serait aisément divisé par trois.


Le douzième jour, Vlad, qui commençait à avoir l'habitude de s’occuper par la pensée, se concentra sur ce qui ferait de lui un héros, par l'information.


Vlad réfléchit à ce que pouvaient bien faire Black et White dans son corps. Après tout, il semblait que les deux avaient rapidement pris la situation en main, mais à quel point. Vlad les imagina en cours, en train de se disputer à voix haute, devant les yeux ébahis des profs. Ou encore, pour cette raison, en train de se battre avec un prof pour perturbations du cours... Cela risquait d'être plutôt humiliant à son retour. D'ailleurs, il craignait le pire. si l'un se mettait à taper sur l'autre, cela pouvait rapidement virer au suicide et si cela se passait dans sa chambre, son corps serait pourri avant que l'on entre et le trouve. Vlad pensa soudain à Alban dont la porte restait fermée malgré son absence. Peut-être était-il mort, en train de se putréfier dans sa chambre. Dans un sens, il l'espérait, car si c'était le cas, il suffirait d'en prélever un morceau pour le ressusciter.


Le treizième jour, Vlad pensa au malheurs possibles, souffrant d'être ainsi condamné à l'incertitude.


Deux semaines, déjà ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, le temps lui semblait moins long, au bout d'un certain temps dans ce corps immobile. Cela comportait certains problèmes, comme celui de rester conscient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce qui lui avait semblé être une torture au départ, mais lui avait fait remarquer nuit après nuit à quel point cette période était agréable à vivre et à regarder. Il espérait juste que cela finirait quand même par prendre fin, car même sa semaine de vacances à la station balnéaire l'avait moins dérangé que sa vie de statue.


Il entendit quelqu'un chanter, fredonner une musique qui ne lui disait rien, absolument rien. Puis il se souvint, il se souvint de son rêve, dans cette grotte, à la recherche de l'artefact perdu, de cette musique que Ramin jouait, toujours la même, toujours aussi dérangeante, dans chacun de ses rêves, à chaque fois qu'il le voyait, il jouait cela, il semblait attendre, il semblait s'ennuyer, mais jamais il ne cessait produire cette mélodie, que ce soit de sa voix ou de ses instruments. Il eu beau penser à lui, il ne vint pas, il ne se manifesta que pas la dérangeante musique.


La quatorzième nuit, tout s'acheva.
C'est en effet cette nuit que revint le rat,
La fureur de Vlad à sa vue se raviva.
De sa démarche dodelinante, il approcha.
Vlad aurait tant voulu bouger, l'écraser,
Mais il ne le put pas, pas avant d'être touché.


Lord Vlad et le rat maudit (narré par Black)

Pas possible de dormir dans ce corps de merde, surtout avec l'autre idiot à côté qui arrive à ronfler mentalement sans ronfler physiquement. Il est incroyable. D'ailleurs ses rêves le sont aussi. Tout ce rose, ce blanc, ces sourires, ça me fait me sentir mal. Quel degré de naïveté cela nécessite-t-il de croire que cela peut encore exister dans un monde monétisé et en guerre constante ? Je m’apprête à donner un coup dans ses côtes, mais je me souviens du contrat que nous avons conclu : pas de violence tant que l'on est pas tout à fait rétablis.


J'étais content au départ, quand Lord Vlad a disparu. J'avais le contrôle de la moitié du corps et c'est toujours mieux que pas de corps du tout. Mais je me suis vite rendu compte que White est le pire colocataire imaginable. Enfin, je le savais déjà, mais quand je n'avais à supporter que sa voix, quand il osait dire quelque chose sur les actions de Lord Vlad, il était au plus ennuyant. Mais partager une enveloppe avec lui le rendait juste insupportable. Un véritable empêcheur de tourner rond : pas possible de faire la moindre mauvaise action, pas possible d'insulter, pas possible même, d'agir normalement. Il veut faire un pas dans une direction, je veux en faire un dans une autre et nous finissons masque contre terre. Ne parlons même pas de son obstination à vouloir m'empêcher de faire de mauvaises actions. Mais surtout, le pire, ces ronflements. Ces étranges ronflements qu'il ne contrôle pas, mais qu'il produit dès que son esprit se repose. J'en deviens insomniaque, j'ai envie de lui planter un couteau dans... peu importe où, mais voilà pourquoi je ne peux pas.


Le premier jour, après s'être pour la première fois réveillé dans ma moitié de corps, White n'ayant pas encore commencé à ronfler, j'ai constaté ébahis que ce qui s'était passé la veille n'était en rien un cauchemar : White était toujours là, de l'autre côté. Après l'avoir réveillé en lui pinçant fort le téton, à travers les vêtement, je m'arrangeais avec lui pour faire quelque chose pour lequel nous n'avions pas le choix : pisser. Mal réveillé, il manqua de nous faire tomber trois fois, cet imbécile. Pendant que nous faisions, assis pour plus de stabilité, nos besoins, il me convint brièvement qu'il était vital d'aller en cours pour éviter toute punition.


Pas le choix, donc, de se coltiner des professeurs chiants, le plus souvent, louches, pour la plupart et majoritairement incompétents. Mais cela avait ses avantages, que je ne réalisais qu'en entrant dans le bâtiment des classes. En effet, dans une foule, les distractions sont multiples et variées. Avant le premier cours, j'avais réussi à faire tomber d'un discret coup du bout des doigts, les cartables mal tenus de trois élèves, dont un s'était ouvert et avait répandu son contenu sous les pieds de la foule indifférente et tout cela sans même que White le remarque. Bien sûr, je ne vis pas l'intérêt d'écouter l'ennuyant cours qui nous fut vomi par un professeur sans âge qui n'y comprenait pas plus que ses élèves. Je ne donnais pas non plus un coup de main à White qui demandait mon aide pour maintenir stable la feuille sur laquelle il notait scrupuleusement chaque idée développée par l'idiot déblatérant devant lui. Je préparais plutôt le reste de la journée, utilisant ma main et mon œil pour écrire des méchancetés quelconques dans des coins de pages que je déchirais et que je pourrais mettre si possible, dans le sac de quelqu'un d'assez sensible pour le prendre comme une insulte. Pendant les autres cours, je me contentais, je trouvais ça très distrayant, de déconcentrer White de ses notes par tous les moyens.


C'est entre les cours qu'il s'est passé le plus de choses, évidemment. Dans le couloir, plutôt vide cette fois-là, j'ai d'un croche-pied fait se vautrer un élève à l'air pressé et sérieux. La partie moins marrante, c'est que White, lui tendant la main l'a aidé à se relever en s'excusant de ce geste qu'il fit, avec son air de saint, passer pour pour une maladresse. J’eus à peine l'occasion de lâcher un "Crétin" bien senti au type quand il s'en fut vers d'autres couloirs, naïvement indulgent. Lors d'un intercours suivant, dans une foule compacte, je pelotais, profitant du don d'invisibilité du corps, les fesses délicieusement charnues d'une jeune jouvencelle un peu allumeuse et très à mon goût. Elle ne comprit pas d'où venait cette main baladeuse et gifla un pauvre type un peu tête à claque, c'est le cas de le dire, qui manqua de tomber tant elle avait fait cela fort. Mais White interrompit les réjouissances en m'empêchant de me déplacer dans toute direction qu'il n'aurait pas choisi. Un rabat-joie comme on en fait plus, laid, bête et moralisateur.


En rentrant dans la chambre il a pété un plomb, il a sorti le couteau qui traînait dans la poche et a menacé de me le planter dans les côtes, pensant qu'il se calmerait j'ai fait de même. On a fini par tous les deux paniquer et on a fini avec un trou de chaque côté de la poitrine... On a faillit perdre ce corps que nous avons tant convoités... alors en pansant nos blessures avec le bandage "vivant" qui traînait dans la chambre en bonne quantité, nous avons conclu ce pacte idiot de non agression. Je suis sûr qu'il n'avait que ça en tête depuis le début et qu'en enfonçant sa lame dans MA partie du torse, il y pensait autant que ce qu'il gueulait à propos de purification de mes pensées obscènes. Faut avouer que je pensais à des trucs qui doivent l'avoir un peu choqué, s'il les a captés.


Toute la semaine, nous sommes restés dans la chambre, n'osant pas aller à l'infirmerie. Nous avions ce pressentiment commun, cette frousse qui nous envahissait en pensant à l'infirmerie, à toutes ces bouteilles de médicaments, ces seringues, ces lits, ces rideaux, ces liens qui vous maintiennent au lit pendant que vous souffrez, cette solitude dans la souffrance que nous ne parvenions pas à expliquer. Nous ne savions pas d'où nous venait cette frousse, mais elle était là, aller dans un endroit qui nous terrifiait tant était hors de question. On avait déjà eu assez peur en s'y rendant une fois, pas besoin d'une seconde.


C'est en voulant le réveiller, d'un coup dans les côtes, prétextant vouloir un peu d'eau, que je me suis rendu compte que je ne contrôlait plus rien, plus un iota ne m'obéissait. Lord Vlad était de retour et son âme avait reléguée la mienne à un niveau de conscience inférieure. Cela signifiait aussi que je pouvais faire comme d'habitude et m'isoler du champ de pensées de White, enfin ne plus l'entendre.


Alors ? Tu te réveilles ? Hé VLAD, c'est le matin !!! Bon, ok, j'en sais rien, peut-être pas, mais je suis reposé alors debout ! Ah, tu reprends enfin conscience. C'est quoi cette réaction bizarre, pourquoi tu t'étonnes de pouvoir bouger ? C'est normal, non ? Pour toi, du moins. Tu nous expliqueras plus tard ? Qui a-t-il de si important, tu n'as même pas regardé l'heure.


Non, ne te lèves pas si brusquement... trop tard... Oui, évidemment, ça fait un peu mal... On t'expliqueras plus tard. héhéhé NON, White, la ferme, sinon, je balance tous les souvenirs honteux de notre passé dans ta face toute blanche. Non, je suis pas raciste, je le serais si t'avais pas un putain de masque et que je pouvais voir ta vraie couleur de peau... enfin, la forme que l'on prends importe peu, de toutes manières, nous sommes immatériels...


Où tu vas, Vlad, ne me dis pas que tu vas te faire soigner pour deux tous petits bobos comme ça... Bon, d'accord, de mon côté, on a dû un peu forcer pour retirer la lame, mais ça n'a pas touché d'organe vital, juste un peu entaillé un os ou l'autre... Ouais, bon, tu t'en fous, tu ne m'écoutes même pas. Je sens la colère qui monte en toi, mais elle n'est pas pour moi... Oh, c'est ma chance, il me semble. On va en fin un peu agiter ce monde de mort-vivants. Oh, oui, prends les armes, prends toutes nos armes. Oui, l'épée aussi, c'est idéal pour achever un adversaire. Le flingue de poche, aussi, il est parfait pour les cibles faibles. Et le couteau d'os sur la table de l'entrée. Et la mitrailleuse dans le placard... Oui, je sais, White, il n'y a pas de mitrailleuse dans le placard, mais ça m'amusait de le faire regarder.


On sort alors ? On va où ? Le verger aux abricots ? Tu as l'air sûr de toi. Qui penses-tu trouver là-bas à cette heure tardive ? Tu pourrais me répondre quand même... Tu sors le petit revolver et tu le tiens à bout de bras, en regardant furieusement autour de toi sur le chemin. Qu'est-ce qu'on vient foutre armé jusqu'aux dents -enfin, c'est pas comme si on pouvait tenir une arme entre nos dents, façon de parler- près du mémorial ? Tu sembles avoir trouvé, pourtant. Tu pointes ton arme sur une petite tache noire dans la pénombre. Elle émet soudain une lumière une sorte de rayon rouge en forme de V. Tu tires, tu le manques de peu, il me semble, tu es précis, mais pas assez pour viser quelque chose d'aussi petit. S'il ne te considérait pas comme un ennemi, maintenant, c'est le cas. Il bouge rapidement, il va se planquer derrière un arbre, il est assez petit pour ça. Il ne traîne cependant pas à sortir et à faire le tour du mémorial tentant de te prendre par derrière et par surprise. Je n'ai pas besoin de t'en avertir, la lumière qui s'échappe de son heaume miniature a trahis la manœuvre. Tu te retournes quand tu penses qu'il est assez près et en reculant tu tires les cinq balles qui te restent. La quatrième le touche, le projette un peu plus loin. Il ne semble même pas en avoir souffert, mais ça l'a sûrement au moins calmé.


La lumière rouge de son heaume s’éteignit et je crains un moment que tu l'aies tué. Pas que je suive la doctrine de White qui répète parfois qu'il faut aimer même ses ennemis, mais quand un combat est aussi court, j'espère qu'il a d'autres tours dans son sac. Son armure soudain se changea en un grand nuage de fumée noire laissant voir en dessous, une sorte de gros rongeur couvert de breloques. Non, ça ne sert à rien de tirer, ton arme est vide. Bah, recharge, crétin, t'as des munitions dans ta poche, juste une douzaine pour cette arme et un chargeur pour l'autre. Tu ferais mieux de te servir de la lame du petit pistolet, si tu veux tant l'achever... T'entends pas comme un bruit ? Derrière ! Jette-toi sur le côté !


Ouais, ok, il n'y avait rien de dangereux pour l'instant, mais regarde derrière, la fumée noire, elle se condense. C'est moi, ou ça va devenir dangereux d'un instant à l'autre ? Un conseil, utilise l'épée et le gros pistolet, l'ombre qui se forme ne présage rien de bon. Elle prend forme humaine alors que tu sors les bonnes armes. L'épée dans la main gauche, parce que tu tires mieux de la main droite et qu'en gros, ton entraînement à l'épée porte sur les deux mains, pour suivre ton rêve stupide d’ambidextrie. L'ombre bouge, l'ombre a forme humaine, l'ombre a une arme à feu en main, cette ombre te rappelle quelque chose. Pour l'instant tu te lances sur elle, donnant un coup d'épée à la médiévale depuis le haut vers le bas. L'ombre utilise le canon de son arme pour te bloquer et te donne un coup de pied dans le ventre. Il faut avouer que c'est bien joué. Il ne t'attaque pas en retour, c'est étrange, il se tourne vers le rat et pointe son arme contre lui. Sans réfléchir, tu tires dans le bras qui tient son arme, tu le touches près du poignet et l'arme glisse par terre. Elle semble même s'évaporer dans la pénombre, mais tu ne la regardes pas assez longtemps pour que j'en sois sûr.


Tu tiens l'ombre en respect en plaçant ton épée sous sa gorge. Soudain tu demandes quelque chose auquel je ne m'attendais pas, n'ayant pas vraiment fait attention à tes pensées en ce moment :


Tu es Drake Ula, n'est-ce pas ?

L'ombre sourit et répondit d'une voix d'outre-tombe :


Je ne suis qu'un souvenir, mais oui, c'était mon nom. Je ne suis plus qu'une ombre dans un bracelet magique possédé par un rat. Et toi, je me souviens de toi... Tu avais eu le culot de te faire passer pour un membre du conseil. Maintenant que je suis vaincu, je n'ai plus beaucoup de temps, alors écoute bien.

Ce rat n'est pas un rat, c'est un apprenti-dieu, Edward Cullen, qu'un destin tourmenté a mit dans ce corps. Et en subissant toi-même des malédictions tu l'as aidé à revenir à l'académie après près de deux ans d’errance. Il ne voulait pas te faire souffrir, il en est désolé, ne lui en veut pas...

Il est le futur dieu des malédictions, il porte seul le fardeau de tous ces objets. Toutes ses breloques sont des objets maudits, la plupart par des malédictions mineures. Mais il possède le bracelet que j'avais autrefois, et sa malédiction est trop forte pour lui. Il doit retrouver un corps humain ou quand un autre des anciens porteurs de la malédiction apparaîtra, il n'aura aucune chance.

Pourquoi me dire ça ?

Parce que c'est le seul moyen qui me reste de protéger un élève, de remplir la tâche qui m'avait été assignée.

L'ombre de Drake Ula s'évapora dans un nuage de fumée noire.


Tu t'approches du rat en rangeant tes armes, tu n'as plus envie de lui faire du mal. Je ne sais pas que penser de tout ça, j'ai l'impression de rêver. Si l'ombre a dit vrai, c'est l'apprenti-dieu des malédictions. On pourrait peut-être se servir de lui pour retirer ce masque. On peut rêver. Non, certes maintenant, il n'est pas assez puissant, mais prends-le sous ton aile, et on verra s'il peut un jour l'enlever. On a pas grand chose à perdre dans ce domaine. Bon, si tu le dis, on le touche pas... Pourquoi tu as peur d'ailleurs ? Tu as des gants et une tenue hyper complète, impossible de le toucher. Tu le prends en main, il est plus léger qu'il en a l'air. Il n'a pas l'air de se réveiller. Tu l'amènes à la chambre, le pose dans un coin, en lui laissant un peu à boire et des cacahuètes laissées dans la pièce commune depuis quelques mois. Puis, aussi crevé qu'après une journée à chasser, tu t’effondres dans le lit et tu dors de ton sommeil immobile.


Le matin arrive avant que je réussisses à vous rejoindre dans l'inconscience toi et White. Tant pis, c'est pas comme si j'avais besoin de dormir. Le rat a mangé les cacahuètes, presque toutes et but toutes l'eau que tu lui avais mis. Il est un peu plus loin, toujours endormi sur le sol. Tu tapes du pied pour le réveiller et il se lève, puis s'approche de toi. Tu lui parle sans crainte :


Bon, Edward, j'ai décidé de t'aider, je sais que tu es humain, et je vais faire de mon mieux pour te faire retrouver cette forme. Pour l'instant j'ai besoin d'un des objets que tu portes, un pendentif avec un motif bizarre, tu permets ?

Le rat enlève de lui-même le pendentif accroché à sa queue et le laisse à terre, s'éloignant pour aller manger encore un peu. Tu lui ordonnes de ne pas sortir, puis avec le précieux pendentif en main, tu prends la direction du marché. Ainsi cet objet est maudit ? Je me demande en quoi. Au marché en plein air, tu cherches derrière les étals, le marchand avec lequel tu avais conclu un marché, mais il n'est nulle part. Tu parles aux autres, et tu trouves une marchande, celle qui lui a promis de prendre soin de ses affaires pendant qu'il n'était pas là plus exactement, qui accepte de respecter pour lui le contrat que vous aviez passé. Te voici donc avec des objets que tu avais demandé il y a près de deux ans, dans une caisse dont deux manches dépassent. Ce sont les manches d'une canne et d'un parapluie tous deux de très bonne qualité, en un bois dur, très dur, le genre qui ne pousse qu'en des centaines d'années. La boite contient plusieurs bloc-notes, toi qui n'en a pas utilisé depuis des années, et un livre vierge, dont tu comptes encore faire un journal de bord, décrivant pour le cas où tu disparaîtrais, un vieux briquet qui s'allume quand on ouvre le dessus, un briquet très classe qui te convient très bien et plusieurs boites de bougies, même si tu n'avais à l'époque demandé qu'une seule. Et pas des bougies normales, des bougies à la flamme violette qui après s'être éteintes, se reconstituent lentement, idéales pour être la seule source de lumière d'une chambre noire, par exemple. Pourquoi je dis ça ? Bah, c'est simple, je pense que ce marchand t'aimais bien, qu'il aimait bien que tu viennes lui parler, même si c'était pour t'excuser de ne pas avoir son pendentif, ou que tu lui apportais un dessert que tu ne pouvais pas manger, alors il a fait attention à ce que tu disais et il n'a pas seulement rassemblé les objets que tu lui as demandé, il a trouvé toujours mieux pour toi. Et maintenant, tu sais quoi ? Il a disparu, c'est ce que les marchands sous-entendaient. AHAHAHAHAH !


Merde, même avec ça, j'ai réussi à faire pleurer que White...


Bon, ça me déprime que tu sois aussi peu sensible, alors je vais résumer la fin de ta journée et BASTA ! T'as ramené les objets à la chambre, t'as installé Ed dans la bibliothèque de l'académie parce que tu le voulais pas dans ta chambre et t'as fait ton entraînement matinal avant d'aller en retard aux cours, puis d'aller dormir tôt. FIN ! Et si vous êtes pas content, c'est pareil !





[

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Re: [quête] Transformations infernales : fin - Dim 7 Sep 2014 - 13:06
Un rp 2 en 1 assez flou, même si je trouve que tu as pris beaucoup de liberté (peut-être trop) tu as quand même fait les quêtes. De même, j'ai beau avoir tout lu, je ne sais pas si c'est moi, mais la deuxième partie de ton histoire et très flou et vague à mes yeux, à partir du moment où tu es statut (un peu après).

Lord Vlad : 500 xps + 300 xps de quête + 350 xps de quête

Xps attribués : Yep
[quête] Transformations infernales : fin
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