Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier

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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mer 11 Fév 2015 - 23:30


Voila, il l'avait peut être refroidit avec sa réponse on ne peu plus concise, il aurait peut être dû détailler un peu sa vie amoureuse ? Mais pourquoi ? Dans le fond ce n'était pas la question, il l'a lui posait par rapport à sa situation actuel, elle ne lui a pas demandé de lui parler de ses histoires de cœurs non ? Enfin bon, tant qu'il sentait la main de la jeune fille dans la sienne tout allait bien.
Le chemin se passa tranquillement, silencieusement, même lors du passage du croisement. En arrivant dans la grande pièce le chevalier lâcha un faible soupire, il en venait presque à se demander lui aussi si ils parviendraient à sortir d'ici.

Tandis qu'elle lui lâchait la main le chevalier alla brièvement regarder les ossements dans la cage, clairement animal. Peut être une sorte de félin ou de canidé étant donné la finesse des os. Lorsque le chevalier se redressa il observa Maya préparant son ascension du trou dans le plafond, il eut un sourire, longer le mur de droite, au moins c'était terminé. Quelques pas pour avancer sous l'ouverture, le chevalier regarda alors en l'air en tout innocence pour juger de la chose, un signe de Maya lui indique que tout va bien, il va donc suivre.
Sauter et aller dedans s’avère facile, monter plié en trois, moins. C'est à ce moment qu'il bénit la disparition de son équipement, sinon il n'aurait jamais parvenu à monter, il se serait coincé … Approximativement à mi-chemin, car il avance bien moins vite que l'élève, il l'entendit crier et se crispa, vous parlez d'une situation pour être utile ...


- Ce n’est rien, ce n’est rien ! C’est juste votre… chose… épouvantail qui s’est arrêté à côté de moi. J’imagine qu’il a trouvé un autre chemin pour monter. Mais dites… s’il s’est arrêté, est-ce qu’il y a du danger ? Ou est-ce qu’il a trouvé quelque chose ?

Tout allait bien, voila une bonne nouvelle d'ailleurs elle était donc accompagnée de son invocation, bonne nouvelle, ou pas si on pousse très loin la réflexion. Mais pour le moment il ne l'a pas fait, il grimpe doucement, réfléchissant un peu à tout ceci. Il lui avait dit de revenir à eux si il avait trouvé quelque chose, donc en théorie si il reste il a fait une découverte, mais quel genre … il aurait dû faire plus de précisions.

- Il a surement trouvé quelque chose alors, sinon il serait repartit.

grimpant difficilement, il entrait dans une zone légérement plus étroite, un supplice dans les règles de l'art, il poussa un petit gémissement retenu et se stoppa juste après le passage difficile.

- Plus étroit je ne monte pas ! La prochaine fois je veux bien que l'on évite cette technique si possible.

Après encore quelques moments de cette torture il arriva à s'extirper du conduit et resta allonger en soupirant fixant Maya. Il était pleinement satisfait d'avoir passé ceci sans encombre. Après quelques minutes il finit par se redresser, il fallait bouger. Son regard changea donc de la jeune fille en tenue légère vers l'épouvantail en tenue abimée.

- Tu as vu quelque chose ?Un hochement de tête de la créature, allez la questionnaire pouvait continuer. Une sortie ? C'est hostile ?C'est vivant au moins ?

Que des non, à ce demander ce qu'il avait pu trouver, le chevalier se frotta le front, sûrement une zone bien particulière.

- Si ce n'est pas dangereux guide nous y alors.

Il attrape la main de Maya avec un sourire, ils n'avaient rien à perdre dans cette situation. Le chemin ne fut d'ailleurs pas très long, puisque dans un couloir le créature se faufila dans une crevasse sur le coté. Étroit chemin menant à une magnifique grotte, éclairé par d'étranges cristaux luminescent, à moins que ce soit le reflet de lumière ? Et surtout, de l'eau tombant du sol dans un petit étang qui courrait ensuite sous la roche. Second arrivé après sa créature le chevalier s'approcha de l'eau, le monstre pointait une branche vers la zone où l'eau disparaissait dans une ouverture, c'était donc la raison, si l'eau ressortait dehors … Les mains dans l'eau pour se pencher d'avantage le chevalier se redressa.

-Je vois … C'est donc pour cela que tu voulais nous montrez ceci.

L'affaire était risquée, et la fatigue des récents événements pas complètement partie, il valait probablement mieux attendre un peu avant de le faire … Mais il lui a promit de la faire sortir … Il annonça donc la couleur, ordonnant à l'épouvantail de repartir et chercher une meilleure sortie avant de revenir ici, ou bien de trouver le lieu de rassemblement des doppelgängers et les retrouver en cet endroit aussi. Elle partit et le chevalier pû se tourner vers Maya.

-Ne bouge pas d'ici, je vais vérifier sa supposition, je reviens. Repose toi un peu.

Il retira donc tout ses vêtements sans gêne apparente, et aucune honte avant de plonger et disparaitre sous l'eau.




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 12 Fév 2015 - 21:38
Maya acquiesce : toutes ces explications sont convaincantes et franchement rassurantes, elle les accueille donc avec joie… même si la créature invoquée par son professeur reste très vague dans ses réponses. Un « oui » ou un « non » sans plus de précision… mieux vaut poser les bonnes questions, et mieux vaut en poser le plus possible pour ne pas avoir de mauvaises surprises au bout du chemin.
Après l’interrogatoire, Maya tourne la tête vers Alexander, cherchant la réponse définitive sur son visage : c’est un sourire franc et sûr. Et puisqu’il prend sa main et l’entraîne soudainement à suivre l’épouvantail, c’est qu’il est sûr de lui, et donc que Maya n’a même plus besoin de douter. C’est donc confiants qu’ils parcourent à nouveau les couloirs labyrinthiques, qu’ils s’arrêtent devant une crevasse étroite, qu’ils la traversent sans trop d’encombres et qu’ils se retrouvent dans une grotte plus naturelle que les autres… comprendre qu’il n’y a pas d’électricité ici, que la lumière est naturelle, ce qui signifie que les doppelgängers ne doivent pas souvent s’y aventurer. Enfin… c’est le « ton » de la pièce qui donne cette fausse impression de sécurité, d’abri. En aucun cas cela ne peut être la vérité.

- C’est bizarre… fait Maya après avoir extrait un cristal de la roche, le regardant et le tournant entre ses doigts. Il ne produit pas la même lumière selon sa position, selon… tiens, selon ma position aussi ? Vous avez vu ? fait-elle en se tournant vers lui.

En tout cas, elle, elle voit. Elle voit un adulte de sexe masculin, mister Deus qui plus est, se déshabiller sans aucune pudeur juste devant elle, puis elle le regarde plonger et disparaître sous l’eau.

S’il lui avait proposé, elle lui aurait avoué : pas question de se foutre à poil pour sortir d’ici. Déjà qu’il n’est pas tellement éventuellement imaginable que le professeur revienne à l’académie nu comme un ver au côté de Maya… alors les deux, n’en parlons même pas. Refus. Catégorique. Mouillés et habillés, oui, pas de problème… et ce ne sera pas autrement.

Heureusement, elle était à une certaine distance de lui… et ses yeux n’ont rien vu de compromettant. Il faudra aussi qu’elle prenne soin de ne rien voir quand le professeur reviendra. Soyons clair : il n’y a qu’une seule sorte d’exhibitionnisme qui soit acceptable, c’est celle qui est faite sous forme de jeu coquin.

Oubliez.

Maya s’est éloignée du mini-lac et s’est assise sur le sol rocailleux. On lui a ordonné de se reposer, elle s’exécute. Au passage, elle a récupéré d’autres cristaux qu’elle a rangés dans la poche de sa minijupe. Des petits trophées souvenir… comme si c’était le moment de penser à ça. En tout cas, elle profite de ce petit moment de solitude/intimité pour remettre correctement sa chemise : elle la déboutonne, la réajuste bien sur ses épaules, la lisse, puis referme tous les boutons jusqu’au dernier. Elle observe ensuite, puis tire sur ses manches pour les arracher au niveau des épaules. Voilà : elle ressemble maintenant à une étudiante vêtue d’un uniforme d’été… et ce sera bien plus présentable. Elle ne sait pas matérialiser un miroir qui pourrait le lui confirmer, mais elle est confiante sur son observation à la première personne.

Il ne se passe rien d’autre. Alexander ne remonte pas, l’épouvantail est parti et aucun monstre ne pointe le bout de son nez. De quoi reprendre son calme et faire la paix intérieur. Maya s’allonge donc sur le sol, puis ferme les yeux pour se reposer… jusqu’à ce qu’une explosion la fasse sursauter et se relever, prête à se défendre. Le sol tremble, les murs vibrent, quelques roches s’écroulent. Aïe aïe aïe, c’est un coup à être enterré vivant.
La déesse se précipite vers la crevasse qui leur a permis d’entrer ici. Tout a l’air de tenir le coup pour le moment… mais l’environnement tremble avec une telle intensité… on ne sait pas ce qui peut arriver dans quelques secondes à peine. La jeune femme se retourne et court vers le lac, dans lequel tombent des roches par dizaines. Elle s’arrête au rebord et approche sa tête de l’eau, espérant distinguer un corps remonter vers la surface… mais rien. Que doit-elle faire ? Sauter à l’eau pour essayer de ne pas perdre le professeur ? Choisir la solution plus prudente et s’enfuir par l’entrée ?

- M… Monsieur… j’espère que vous avez trouvé la sortie… sinon… je… je viens vous rejoindre dans l’autre monde ou me piéger toute seule ! Sainte Chance, je vous salue.

Elle se pince le nez et saute.
Sous l’eau, elle ouvre les yeux et commence à nager en évitant les roches qui coulent, tout autour d’elle. Empruntant le passage, elle suit le chemin lumineux en effectuant des mouvements de nage lents, économisant son oxygène. Mais le trajet est long… long… trop long, et il faut remonter à la surface. Trouver un point d’air. Elle touche le plafond du passage, irrémédiablement immergé sous l’eau. Maya avance, une main suivant la roche, expirant l’air qui lui reste dans les poumons. Finalement, sa main disparaît au-dessus de la surface et la jeune femme remonte, pleine d’espoir.
Elle sort la tête de l’eau et tente de respirer. Miracle : elle peut. L’endroit est cependant très confiné, mesurant deux mètres de diamètre et d’une hauteur d’à peine 40 centimètres… juste de quoi passer une tête. Claustrophobie éclair : la jeune femme panique et se met à respirer rapidement, cherchant l’air. Les larmes se mettent à couler sur ses joues, son cœur s’accélère, ses muscles se contractent et se relâchent sans crier gare, sa vessie la trahit, elle se met alors à rougir de honte, à transpirer, prise d’une fièvre soudaine… tout va très mal.

- Je vais mourir… Je vais… mourir… Je… je… je ne vais pas mourir !

Grande bouffée d’air et la revoilà immergée sous l’eau. Mais à peine 3 mètres plus loin, l’oxygène lui manque déjà et elle ne peut que se retourner et faire demi-tour. Retour à la poche d’air. Elle gémit.

- Je vais y arriver, calme-toi Maya, tu vas y arriver ! Ce n’est pas grave, prend ton temps !

Elle respire, respire, respire… et, avant de replonger sous la surface, elle capture de l’air grâce à ses ailes. Ingénieux… elle l’espère. En tout cas, c’est un peu plus calme qu’elle reprend sa nage vers l’avant, espérant trouver le point d’air suivant ou la sortie. Le tremblement de terre se fait de plus en plus violent, à tel point qu’elle n’ose même pas se retourner, de peur de voir un éboulement la rattraper. Elle avance, expire de l’air… s’approche de ses ailes et en absorbe à nouveau. Mais ça ne marchera pas très longtemps…
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 20 Fév 2015 - 17:43


Maya lui avait dit quelque chose juste avant qu'il ne plonge, malheureusement sa préoccupation première n'était pas de l'écouter, et du coup il n'avait que quelque sons pour comprendre, pas grand chose au final … Naturellement il abandonna de comprendre, si c'était important elle le lui annoncerait à nouveau lorsqu'il reviendrait, si il revenait.
Sous l'eau les sons étaient bien différent, il y avait cependant un bruit de fond persistant qu'il ne saisissait pas encore. Il avançait, s'agrippant avec ses mains sur les roches pour se tirer et avancer plus vite, retenant au maximum sa respiration.
L'eau va forcément quelque part, il s'agit juste de trouver où pour savoir si ce chemin est le meilleur ou non. La fraicheur du liquide sur son corps le lavait du contact avec la dernière créature, soulageant cette irritation et lui faisant le plus grand bien. Au bout d'un moment, alors que l'air allait lui manquer, il a eu la chance de tomber sur une minuscule poche d'air, lui permettant de reprendre son souffle avant d'avancer.


*Comme quoi un peu de chance arrive de temps en temps*

Son avancé finit par se faire de plus en plus facile, comme si le courant l'aidait lentement, alors que le bruit se prononçait de plus en plus, et c'est à ce moment fatidique qu'il comprit sa situation, la surprise laissant s'échapper un peu d'air entre ses lèvres, se bruit sourd et continue … le bruit de l'eau qui chute ! Celui de l'eau qui s'agite ! Comme les puissante vague s'écrasant sur une berge rocheuse, vous parlez d'une vaine …
Pourtant on dit que dans les malheurs la chance arrive parfois à sourire aux plus fou, et bien ce fut le cas, aspiré par le courant il finit bloqué contre une parois dont la roche éventré ne possédait pas de trou suffisamment grand pour l’emmener avec lui, le bloquant cependant contre elle car il s'était laisser porté par le courant. Profitant de ce moment il aperçut que la zone derrière lui, plongeait profondément sous terre, on ne peut visiblement avoir qu'un peu de chance hein ! Il serra les dents et les poings avant d'entreprendre de remonter, et la chose était bien plus compliqué lorsque l'air se raréfiait dans ses poumons alors qu'il devait développer un grand effort ! Une roche céda sous sa main, se décrochant, et laissant soudainement entrer de la lumière, l'espoir le gagnant il força encore un peu pour dégager une ouverture suffisamment grande pour y passer la tête et s'effectua, et grand bien lui fasse, cela menait à l’extérieur ! L'air pu enfin reprendre sa place dans ses poumons ! Il en prit une bonne bouffée, malgré l'eau continuant à sortir autour de lui, mais il pouvait respirer enfin, il en profita quelques instant avant de replonger, luttant pour remonter chercher Maya et la prévenir qu'une sortie était possible, moyennant quelques coups dans la roche.

Alors vous imaginez bien qu'en la croisant il ne manqua pas d'être surprit, mais lui fit un signe que c'était ok avant de continuer à avancer, il n'allait pas laisser ses affaires derrière lui. Il se hâta du mieux qu'il pouvait, forçant comme un fou sur ses bras pour se tirer toujours plus vite vers l'avant. D'une traite il arriva à son point d'entrée et agrippa toute ses affaires avant de replonger, voyant l'épouvantail disparaitre en lui faisant un salut de la main. Toute ses affaires dans une main, enfin juste la chemise abîmer et le pantalon avec une jambe en moins, le reste ayant filer au courant devant lui, il se dépêcha, se stoppant brièvement dans la petite cavité d'air pour repartir de plus belle, rattrapant Maya en lui souriant doucement afin qu'elle continue à avancer jusqu'au fameux endroit. Il l'observa un instant, s'accrochant à une roche pour ne pas partir comme à sa première arrivée, il pointa du doigt l'ouverture avant de se mettre à frapper la roche autour, l’agrandissant lentement mais surement.


*en cas de besoin d'air on peut l'utiliser, j’espère qu'elle comprendra ...*

Et là lorsqu'il frappa une fois de plus, le morceau se décrochant se trouva être bien plus gros, laissant partir par le trou le professeur en entier, et le faisant chuter tête la première. Suivant l'eau il descendit plusieurs mètre avant d'entrer en contact avec le sol rocheux, l’assommant sur le coup et le laissant inerte sous l'eau continuant de tomber. Il en a lâcher les deux vêtements, mais heureusement ils ne partent pas. Par contre l'eau s'insinue où elle ne devrait pas aller, et ça c'est moins bon pour le chevalier qui ne se rend pas compte que même inconscient il respire et malheureusement aspire de l'eau ...




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Dim 22 Fév 2015 - 15:06
Enfin, le visage d’Alexander apparaît à quelques mètres d’elle. Ça ne présage rien de bon… puisque cela signifie que le chemin est impraticable… et qu’il faut faire demi-tour au plus vite ! Non, finalement, il lui fait signe qu’elle peut continuer… puis il part lui-même en sens inverse. Elle tente de l’arrêter, lui dire que le chemin n’est sûrement plus praticable à cause des éboulements, qu’il va être enterré vivant… mais à peine a-t-elle nagé quelques mètres qu’il a déjà disparu au loin, beaucoup plus rapide qu’elle. Suivre des cours de sport, des cours de natation, ne serait pas du luxe…
Maya hésite… elle a extrêmement peur pour lui… mais elle va continuer, exactement comme le professeur le lui a demandé. Continuer vers cette lumière qui apparaît, au bout du tunnel.

Expirant tout l’air qui reste dans ses poumons, elle cherche une nouvelle bouffée d’oxygène sous ses ailes. Il doit rester l’équivalent d’une petite respiration… et encore, si elle n’avale pas de l’eau en même temps, ce qui la ferait tousser et tout recracher. Il faut accélérer maintenant. Elle nage, oubliant sa peur et se concentrant sur l’instant présent. Si elle rate, elle meurt et disparaît définitivement, c’est aussi simple que ça. Alors elle nage, parce qu’elle souhaite s’en sortir.
Quand elle arrive quasiment au bout, la jeune femme sent quelque chose lui toucher la cheville : c’est Alexander qui l’a rattrapée, et qui revient à sa hauteur. Il l’aide à avancer plus vite jusqu’à l’ouverture, puis s’arrête et commence à frapper dans la roche pour agrandir le trou. De son côté, Maya n’en peut plus. Épuisée physiquement et mentalement, elle s’approche du passage pour essayer de se faufiler. Passer sa tête uniquement lui permettrait de respirer, ce serait déjà très bien ! Mais elle ne peut pas gêner le professeur, elle ne peut pas le ralentir, elle n’a pas le droit. Alors elle attend… jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, jusqu’à ce que l’automatisme de la respiration se remette en route. Elle expire tout et respire. Elle respire l’eau.

Une grosse roche est alors extraite du mur : le passage s’ouvre. Utilisant ses dernières ressources avant asphyxie, Maya nage et sort la tête de l’eau. Elle se met alors à tousser, à cracher, à tenter de respirer sans succès à cause de l’eau qui obstrue ses voies respiratoires. Chaque inspiration entraîne l’expiration qui dégage une quantité non négligeable de liquide de ses poumons… non sans douleur. Enfin, par petits cycles très rapides, elle récupère quelques millilitres d’oxygène qui peuvent traverser sa barrière pulmonaire, passer dans son sang, circuler dans son corps et alimenter ses muscles et son cerveau.
L’aquaphobie va rejoindre la claustrophobie dans la liste des peurs insoutenables de Maya…

- Faites… que cette… journée… s’arrête…

Enfin, elle respire à peu près normalement. Elle peut alors se concentrer sur ce qui l’entoure, son environnement immédiat. Elle voit la douce et chaude lumière du Soleil traverser les feuilles des arbres, l’ombre de ces arbres projetée sur de longues et hautes parois rocheuses… Ceci ressemble à… une clairière au fond d’un gouffre ? Un petit coin de Paradis au milieu de l’Enfer ? Statique dans l’eau, se contentant de mouvoir ses jambes pour ne pas couler, Maya tourne la tête pour demander à son professeur ce qu’il pense de ce nouveau lieu, et pour le rassurer par une petite phrase amusante et mignonne. Aucune trace d’Alexander Urmanis. Elle se tourne de l’autre côté, regarde bien partout : rien. Que se passe-t-il ? Il… ne serait pas remonté ? Elle regarde l’eau, sous elle, espérant apercevoir quelque chose, mais tout est trop sombre dès le premier mètre de profondeur… c’est peine perdue.

La jeune femme se remet à angoisser. La situation est critique… il faut replonger pour… elle ne sait pas. Qu’est-il arrivé ? Maya inspire une grande bouffée d’air, plonge la bouche sous l’eau… et recrache tout son oxygène immédiatement en gémissant. En pleurnichant. Tant pis pour le prof, elle ne peut pas retourner sous l’eau… la peur est trop forte.

Crétine ! Elle se fiche une bonne baffe, reprend son sérieux et plonge. Elle cherche… et elle ne remontera pas sans lui. À l’aide de ses battements d’ailes, elle se propulse sous l’eau, s’enfonçant rapidement à des profondeurs élevées. Et c’est là qu’elle voit un corps, coulant à pic. Lentement mais sûrement, elle le rattrape, l’enlace pour bien le serrer contre elle et ne pas le laisser s’échapper, puis, à l’aide de ses jambes, elle rebascule dans le bon sens, tête vers le haut, puis pousse à nouveau sur ses ailes. Elle pousse, pousse, pousse encore pour lutter contre le courant et, atteignant la surface, elle défonce encore un peu plus la roche qui gêne leur passage et éjecte les deux corps hors de l’eau. Ils roulent tous les deux sur le sol verdoyant de la clairière, puis s’arrêtent, enfin.

Trempée mais satisfaite, Maya prend le temps de respirer cet air doux et réconfortant que lui offre dame nature. Elle ouvre les yeux, découvrant… l’homme nu se trouvant au-dessus d’elle, appuyant sur son corps de tout son poids et de tous ses membres. Il ne bouge pas d’un pouce. Son visage est inexpressif. Rougissant un peu, Maya force et grimace en tentant de le faire basculer sur le côté, puis sur le dos. À son tour de se retrouver au-dessus, à califourchon... position qui ne la satisfait pas trop on dirait.
Elle saute sur le côté, agrippe le poignet du noyé et avance sa tête pour coller son oreille contre sa bouche. Écoute son pouls, sens son souffle… jusqu’à ce qu’elle aperçoive son « truc »… et tourne la tête de l’autre sens, rouge comme une tomate.

- Monsieur ? Monsieur ? Réveillez-vous, je vous en prie !

Pas de réaction. Pas de pouls. Pas de respiration.
Il est mort.
Et les cours de secourisme alors ? Les compressions thoraciques ? Le b… la ventilation artificielle ? C’est dans le cas des noyades qu’elle est la plus efficace… si l’apprentie déesse le fait correctement, alors il va s’en sortir ! Mais il faut regarder de l’autre côté, pour voir sa poitrine se lever quand elle lui transmettra de l’air…
Et puis zut.
Maya se redresse, se place bien à ses côtés, lui ouvre légèrement la bouche, inspire une bonne bouffée d’air, s’approche à quelques centimètres et… souffle dans sa bouche en essayant de bien viser. Andouille ! Une nouvelle baffe pour se punir de sa bêtise et se réveiller, et cette fois, elle colle ses lèvres aux siennes et prend bien garde à ce que l’air ne s’échappe pas. Son torse gagne en volume, l’air passe, c’est parfait. Elle s’éloigne, et recommence une seconde fois. Impeccable. N’empêche qu’il est nu… et que cela déconcentre fortement madame qui ne peut pas bien regarder. Elle place ensuite ses mains, l’une sur l’autre, sur le milieu de sa poitrine, tente de détecter la bonne zone… et pousse. Compression, compression, compression… 4, 5, 6, 7… combien de fois déjà ? Trente, et à un rythme très soutenu. Encore, encore… après cette séance, c’est à nouveau le bouche-à-bouche. Puis les compressions. Bouche-à-bouche. Compressions. Une minute. Bouche-à-bouche. Compressions… et il crache. Il se met à tousser, rendant Maya la plus heureuse des femmes.

Elle le bascule sur le côté pour qu’il vomisse l’eau, tandis qu’elle s’allonge à côté, épuisée. Pas le temps, aucun laisser-aller permis. Elle se relève, pose une main rassurante sur son épaule et le regarde.

- Ça… ça va ? Prenez votre temps, tout va bien !

Encore une fois, alors qu’elle vérifie que tout va effectivement bien, ses yeux vont se perdre sur ses abdos, son postérieur… et d’autres choses qui ne la regardent pas. Elle met une main sur son visage pour cacher sa vision périphérique, ne dérougissant pas, et se perd cette fois sur l’énorme cicatrice qui parcourt son dos. C’est… horrible. Rien que d’imaginer ce qui a pu lui faire ça, ce que le professeur a ressenti quand sa peau a été ainsi découpée… ça fait froid dans le dos.

- Monsieur, ça y est, nous sommes sortis… c’est l’extérieur. Nous allons pouvoir retourner à l’académie… enfin je crois. Je ne vois pas de passage mais…

Mais… qu’elle arrête de regarder là, bon dieu. À croire qu’elle n’en avait jamais vu avant. Alexander est un adulte, un prof… et on ne regarde pas un prof là. C’est privé, sensible, gênant. On ne fait pas aux autres ce qu’on ne veut pas qu’on nous fasse, ce n’est quand même pas compliqué. Que fera-t-elle quand elle verra Alexander en cours, hein ? Elle l’imaginera sans vêtements ? Bravo, belle mentalité…
Maya se relève, attrape sa chemise et en déchire toute la partie basse. Après ses épaules et ses bras, c’est son ventre et son nombril qu’elle va laisser à la vue de tous… mais ce n’est pas grave, plein de filles le font. Ça n’a rien de sexuel. Quoique. Pour Maya et dans cette situation, on dira que non. Du bout des doigts, elle porte le tissu… vise sans trop regarder… et le laisse tomber sur la chose pour la recouvrir. Ouf. Et à quoi est-ce que ça va lui servir, hein ? C’est bien trop petit… et définitivement, pas question d’envelopper… ce machin… dans le tissu… pour le cacher. Quel intérêt… ce serait pire encore, ridicule.

C’est à ce moment, maintenant qu’elle peut presque s’autoriser à regarder le corps d’Alexander, qu’elle remarque un vêtement accroché à son pied. Ce doit être le sien…
Loué soit le seigneur…
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 23 Fév 2015 - 18:10


L'inconscience est une bonne chose, il ne se sent pas se noyer, en fait il ne se rend compte de rien, il ne sent plus l'eau, pas plus que tout ce que Maya pourrait faire. Ce petit moment noir semblait tellement reposant, alors qu'il ne l'était pas pour la pauvre jeune fille …
Il avait cette sensation de flotter dans son propre esprit, c'était perturbant et étrangement calme à la fois. Un simple moment de vide où il ne pensait à rien.
Pourtant ce moment n'avait pas d'autre choix que de se terminer, il ouvrit lentement les yeux la lumière lui faisant un peu mal, mais il distingua clairement la jeune fille dont le visage était très, très proche du sien, pourtant il n'avait pas l'énergie pour faire quoi que ce soit, et quand elle s'éloigna il fut prit d'une violente quinte de tout.

Maya l'accompagna sur le coté tandis qu'il crachait l'eau à chaque toux, finissant par continuer à tousser sans en sortir bien plus. Les poumons douloureux mais il était encore bien vivant, fixant le sol, reprenant lentement mais surement sa respiration.


- Ça… ça va ? Prenez votre temps, tout va bien !

Une main posée sur son épaule, rassurante, il tourna la tête pour lui adresser un sourire franc avant qu'une nouvelle quinte de toux ne le conduise à porter son regard une fois de plus vers le sol. Chaque toux était douloureuse, il avait échappé de peu à la noyade, et c'était loin d'être agréable de se le dire et d'en sentir les effet. Il ferma les yeux un instant pour bien se concentrer sur sa respiration, tousser moins souvent, s'autorisant un coup de main pour mettre en arrière ses cheveux qui pendaient ou collaient à son visage. Pendant ce moment il l'entendit dire qu'ils étaient dehors, une bonne chose, mais du coup il allait devoir trouver où ces malins se trouve pour revenir et … les faire disparaitre du secteur.
Après un certains temps il finit par reprendre ses forces et se permit de se redresser un peu, sentant un tissu glisser sur son corps et l'intriguant bien évidemment. Il soupira faiblement avant de prendre une grande bouffée d'air frais, ça faisait un bien fou !


- Et bien voila une bonne nouvelle ! Nous sommes dehors, la suite devrait être plus facile !

Il se tourna vers Maya, les genoux toujours au sol pour lui faire face et posa une main sur son épaule, il était peut être trop fier pour demander de l'aide, mais il n'était pas suffisamment prétentieux pour ne pas admettre qu'elle lui avait sauvé la vie, même si il ignorait la raison du baiser, ne connaissant pas la réanimation cardio pulmonaire ...

- Je te remercie de m'avoir sauvé, sans toi je me serais très certainement noyé.

Il fut prit d'un bref mal de tête et posa sa main libre dessus, manquant de perdre l'équilibre, puis la douleur passa. Il retira sa main de sa tête et aperçus alors une petite tâche de sang sur cette dernière, il avait surement prit un sacré coup … Et après à son époque certains affirmaient qu'il n'y avait pas besoin de casque, à chaque fois il les frappait sur le haut du crâne pour prouver le contraire, il était déjà assez gentil pour ne pas le faire avec une arme … Il regarda une fois de plus Maya, elle se disait faible, mais une faible ne sauve pas les gens, elle ne l'était pas … Il regarda le ciel, le jour allait bientôt décliner par ici, les arbres allait bientôt faire disparaitre le soleil derrière eux, et sa chaleur avec, mais ils allaient pouvoir allumer un feu maintenant.

- Allumons un feu pour nous sécher tant que nous avons l'occasion.

Il se releva et commença à rassembler le nécessaire, un peu d'herbe séche, des brindilles, d'autre morceaux de bois un peu plus gros. Puis devant les petits tas qu'il venait de faire il chercha dans sa mémoire, les cours sur le feu pendant les campagnes, il l'avait occasionnellement enseigné à des écuyers qui le lui avait demandé, la chaleur par frottement, le faire suffisamment fort et vite pour obtenir une boule de cendre brulante, suffisamment chaude pour allumer du foin ou de l'herbe sèche. Il s'étira les bras et s’attela donc à la tâche, il n'avait rien perdu, rapidement la fumée apparaissait, puis les premières flammes lorsqu'il déposa les cendres sur l'herbe sèche, un peu de chaleur ça ne serait pas de refus.

- Une bonne chose de faîtes,




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mer 25 Fév 2015 - 0:23
Elle se plaque les mains sur les yeux si vite que vu de loin, cela ressemble à une baffe, encore. D’un côté… elle ne peut pas en vouloir à son professeur : il a failli se noyer, il vient de se réveiller après quelques minutes d’arrêt cardiaque, son cerveau n’est pas encore correctement réoxygéné… alors, il ne peut pas avoir les idées claires, même s’il en donne l’impression. Il la remercie – elle répond par un sourire et un signe de tête, enchantée –, il a l’idée d’allumer un feu, il peut se lever pour aller chercher quelques branches… ça devrait bientôt aller mieux. Il va bientôt remarquer, c’est sûr…

Un bruit de crépitement, une sensation de chaleur… le feu doit être démarré. Maya écarte deux doigts de devant son œil gauche, elle l’entrouvre… et se le recouvre instantanément. Manque de bol, il est assis près des flammes et il se sèche. Du peu qu’elle a pu voir, il est dans ce que l’on pourrait appeler une position… « à la dieu grec » ou « à l’athlète olympique grec ». Une peau bien blanche qui rappelle le marbre des statues que l’on trouve dans les musées, des abdominaux et une musculature de rêve, mais surtout, un penchant pour « le naturel » un peu trop prononcé. Comme si… la chose… faisait partie intégrante des qualités requises pour être athlète.
Au XXIème siècle, c’est secondaire… la surprise que l’on découvre… seulement si l’on a envie de la découvrir. Ce n’est pas obligatoire. Et dans le monde moderne… Maya ne peut pas… se faire au fait qu’un ou une inconnue se balade en tenue d’Adam ou d’Eve devant elle. C’est dit. D’ailleurs, elle-même va probablement se sécher près du feu… mais jamais elle ne retirera ses vêtements. Never ever. Non mais.

- Monsieur… fait-elle, d’une voix plaintive. Vous ne pourriez pas… ?

Elle ne terminera jamais cette question.
Alexander Urmanis est mouillé… il se sèche. Quoi de plus normal ? Elle ne va pas aller l’emmerder pour qu’il se couvre d’un vêtement trempé alors que… elle n’a qu’à détourner le regard. Alors debout, les mains devant les yeux, Maya va plutôt entreprendre de se sécher également avant d’attraper froid. De toute façon, demain, elle sera malade… mais soit, c’est tout de même plus agréable d’être sec. Alors, elle se tourne à 180°, peut ouvrir les yeux sans crainte et s’éloigne de quelques pas pour se placer à côté d’un tronc d’arbre. Et comme une demi-heure auparavant, la voilà partie pour tordre et essorer ce qu’il lui reste de vêtements… non ! Sans les retirer cette fois.
Elle retire chaussures et chaussettes définitivement, tord et essore bien sa jupe, essaye tant bien que mal de désengorger d’eau sa chemise sans trop l’abimer davantage – parce que la déchirure fortuite sera vite arrivée et irréversible – et elle laisse le reste tranquille. Elle se penche pour regarder ses jambes devant, derrière, sautille deux trois fois sur place sur la pointe des pieds, secoue frénétiquement la tête pour éjecter l’eau de ses cheveux… et la voilà prête pour un séchage en règle près du feu.

Pour retourner près du professeur, c’est plus délicat. Il faut fixer un point ou une zone sûre et se déplacer à tatillon, en prenant soin de ne pas perdre son regard. C’est à ce moment-là qu’elle voit les fruits pendre aux branches d’un arbre. Un peu de nourriture, de sucre et d’eau, ils ne diront pas non ! Rien de tel pour se requinquer. Alors, elle s’approche en sautillant dans l’herbe, saute, s’aide un peu de ses ailes pour aller légèrement plus haut et décroche cinq de ces choses qui s’annoncent juteuses. Elle retombe en pliant les genoux et se redresse, collant les fruits bien contre elle. Et puis, elle se tourne et avance vers son professeur, joyeuse.

Elle arrive quand même à laisser échapper un cri, surprise, en mettant à nouveau un bras devant ses yeux et en faisant tomber la moitié des fruits par terre… ce qui lui fait pousser un nouveau cri, embarrassé cette fois. Bravo.

- Mais… s’il vous plait, je vous en supplie, mettez… mettez-vous quelque chose sur le dos, habillez-vous, ne restez pas comme ça ! Ça me… choque. Enfin, non, ce n’est pas ce que je voulais dire… je voulais dire… je ne peux pas vous regarder… c’est… gênant. Habillez-vous.

Bien sûr, elle ne peut pas le traiter de pervers exhibitionniste… déjà parce qu’elle n’oserait pas, et parce qu’elle ne connaît pas ses coutumes de chevalier. Ça ne posait peut-être pas de problème de son temps… Tout ce que Maya sait, c’est… que le Mister Deus précédent, également chevalier de son vivant, ne se serait jamais trimballé avec le… truc à l’air, à la portée de vue de n’importe quelle fille… enfin… elle l’espère…

Détournant la tête, Maya peut libérer son bras. Elle le tend en avant, et usant de son pouvoir divin, elle commence à dessiner un carré dans l’air, à l’aide de sa main et chacun de ses doigts. Disons plutôt qu’elle dessine une forme géométrique étrange, parce qu’elle ne regarde pas ce qu’elle fait…
Après les contours, elle dessine l’intérieur, le complète du mieux possible, puis respire profondément en essayant de vider son esprit d’images déstabilisantes. Elle se concentre, relâche ses muscles, se détend. L’instant d’après, elle attrape la serviette-éponge noire qu’elle vient de matérialiser et la lance sur Alexander pour lui recouvrir… au moins… « ça ».
Elle risque un regard… puis soupire de soulagement, ramasse les fruits tombés et va enfin s’assoir auprès du feu. Elle agrippe la main du professeur et y dépose 3 fruits, puis elle s’allonge en mettant les bras en croix.

- Je suis… fatiguée… fait-elle en baillant. Je n’en peux plus…

Pause.
Finalement, elle se redresse, se rapproche du feu et s’allonge de façon à ce que tout son corps puisse profiter de la chaleur. Maya pose sa tête quasiment sur la jambe d’Alexander… à quelques centimètres près.

- Je ne vous fais pas grand-chose… physiquement je veux dire. Je ne suis pas votre type ? C’est quoi votre type de femme ? À moins que… comme lui… vous ne viviez que pour les combats. Comme un chevalier… Hum… dites… qu’est-ce que vous pensez de moi ?

Est-ce qu’elle est bonne élève, est-ce qu’elle a des lacunes, est-ce qu’elle devrait améliorer tel ou tel point… pour une fois qu’elle a accès à un prof, et maintenant qu’il a bien eu le temps de l’analyser et de l’observer… Maya aimerait savoir. Elle espère des critiques qui lui permettraient d’avancer un peu. Mais en fait, la question est ouverte… elle n’a absolument pas précisé le fond de sa pensée. Qu’il dise ce qu’il pense d’elle dans n’importe quel domaine, c’est tout ce qu’elle demande.
Pfiou… Quelle aventure…
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 26 Fév 2015 - 19:43


Le professeur fixe Maya qui semble devenir folle, il ne saisit pas, sa phrase ne donne pas de justification elle lui demande si il peut … Et bien avec ça il n'était pas prêt d'avancer …
Elle s'éloigne et cueille des fruits, c'est une bonne idée, ils méritaient tout les deux cette pause. Pourtant lorsqu'elle revient toute souriante, ça recommence, comme si un monstre l'attaquait qu’elle allait en mourir, le chevalier reste perplexe, il ne comprend toujours pas, il est si menaçant que ça ?


- Mais… s’il vous plait, je vous en supplie, mettez… mettez-vous quelque chose sur le dos, habillez-vous, ne restez pas comme ça ! Ça me… choque. Enfin, non, ce n’est pas ce que je voulais dire… je voulais dire… je ne peux pas vous regarder… c’est… gênant. Habillez-vous.

Alors c'était la raison, il eut un bref sourire, pourtant il s'était déjà fait engueuler pour ce manque de pudeur, plus ou moins fort selon la personne. Il allait vraiment falloir qu'il garde la chose en tête, qu'il fasse preuve de prudence. Être nu n'était peut être pas gênant pour lui, mais gênait les autres, il fallait qu'il pense à leurs épargner les réactions comme celle qu'avait Maya, il regarda autour de lui avant d'attraper un tissu, il reconnu immédiatement son pantalon, une jambe en moins, trempé, il le torde rapidement et l'étala à coté de lui pour qu'il sèche un peu plus. Puis un tissu tomba sur lui, il le regarda et l’ajusta un peu en comprenant, elle pouvait matérialiser ce qu'elle voulait, c'était pratique !
Il reprit sa contenance neutre, déposant devant lui les fruits qu'elle lui a posé dans les mains et la fixe un peu, elle méritait bien du repos. Le chevalier lui restait bien éveillé, pas question de baisser sa garde pour le moment, pas en pleine jungle hostile, alors il remet un peu de bois dans le feu, le tisonne avec un bâton pour qu'il émette d'avantage de chaleur, du feu, de la nourriture, il serait facile de rester bien plus longtemps ici en fait.


- Je ne vous fais pas grand-chose… physiquement je veux dire. Je ne suis pas votre type ? C’est quoi votre type de femme ? À moins que… comme lui… vous ne viviez que pour les combats. Comme un chevalier… Hum… dites… qu’est-ce que vous pensez de moi ?

Le professeur reste songeur un instant en fixant le bal des flammes devant lui puis jette un regard vers Maya, l'observant différemment, peut être avec un peu plus d'insistance avant de revenir sur la flamme, attrapant un petit morceau de bois brulant à son extrémité.

- Mon type de femme … Physiquement je ne sais pas, mais je pense que je chercherais plutôt une femme avec un caractère affirmé … probablement … Je ne sais pas trop … je n'y ai jamais réfléchi.

En ce qui concerne la suite … Il resta muet quelques instants, comme si il réfléchissait, méditait sur la question, vivre pour le combat ? Non, il vit pour une cause, c'est là la mission des chevaliers, celui qui ne vit que pour le combat s'est perdu, se battre pour se battre n'est rien de plus que de la bêtise, sans idéal le combat ne se justifie jamais, il ne s'agit plus que de folie …
Les flammes touchent le bout de ses doigts, le ramenant à la réalité aussi rapidement que la douleur lui monte au cerveau, et il le jette dans les flammes. Il soupire avant de doucement tapoter les cheveux de Maya.


- Un véritable chevalier ne se bat pas pour se battre, il se bat pour une cause, pour défendre quelque chose. Si il s'agit d'oublier le reste, il vaut mieux s'entrainer que de blesser pour sa propre satisfaction.

Il finit par s'immobiliser, laissant sa main où elle se trouve, l'autre main allant à un fruit et le croquant, dans une petite gerbe de liquide, il ne manque pas de jus visiblement. Après quelques coups de dents il reprend la parole immédiatement après avoir avalé le morceau arraché au juteux fruit.

-Tu es plus forte que tu ne le crois, si seulement tu t'affirmais d'avantage tu pourrais éviter bien des choses, tu pourrais agir plus tôt que lorsque tu n'as plus le choix. Regarde dans le tunnel d'eau, tu es venue de ton propre chef, pourtant juste après tu n'as pas eu le courage de me dire de me couvrir, tu as attendu que cela devienne insoutenable pour toi. On pourrait finir par croire que tout te fait peur Maya.




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 27 Fév 2015 - 21:39
Dommage. Peut-être qu’elle fait trop gamine pour lui, qu’elle n’est pas assez physiquement développée, ou peut-être que le fait qu’il aime justement le type de femme qu’il souhaite qu’elle devienne… oui, peut-être que c’est une bonne excuse ou une bonne raison pour qu’elle ait envie de changer. Mais même Alexander n’a pas l’air de savoir ce qu’il désire… alors, qu’importe ce que Maya a en tête, se forcer à devenir une autre pour lui, ce serait se faire de faux espoirs. De toute façon, modifier son comportement naturel pour les beaux yeux d’un homme n’a jamais comblé qui que ce soit.
Et elle n’essaye pas de la séduire d’ailleurs, elle se renseigne. Rien de plus.

Mal installée et très fatiguée, la déesse laisse finalement ses ailes disparaître et son esprit prendre du repos. Elle s’allonge sur le côté, pour faire face au feu, tout en penchant la tête vers l’arrière pour, de temps en temps, jeter un coup d’œil au visage du professeur. Elle n’oublie pas les deux fruits qu’elle a gardés pour elle, mais ne les mange pas, préférant pour le moment les faire tourner entre ses doigts.

- Mais non, la dernière chose, ce n’était pas de la peur… fait-elle en réponse à la dernière intervention d’Alexander. C’était plutôt de la timidité… de la politesse… de la surprise, un peu de la gêne aussi… mais pas de la peur, je ne pense pas… quand même.

Quatre défauts pour le prix d’un, pas sûre qu’elle y gagne au change. Reste qu’elle a l’air de bien savoir s’analyser elle-même et qu’à l’intérieur, elle reconnaît qu’Alexander touche juste : énormément de choses lui font peur. Pour sa propre vie, mais surtout pour la vie des autres. Qu’y peut-elle ? Ce monde est effrayant, on ne peut pas y être préparé en si peu de temps. Que sont deux années d’expérience comparées à toute une vie vécue par un chevalier ? Peut-être qu’elle finira par s’y faire… ou peut-être qu’elle devra devenir quelqu’un d’autre pour cela.
Mais une Maya Tensho différente, ce n’est plus une Maya Tensho… ce n’est pas envisageable. Certains n’aimeraient pas ! Elle ne peut pas décevoir ceux qui l’apprécient telle qu’elle est. Quel dilemme.

- Je n’ai pas peur des Doppelgängers, je n’ai pas non plus eu peur de ces… espèces de poulpes bizarres… mais j’ai été effrayée quand je me suis retrouvée toute seule, quand il y a eu ce mini séisme… et c’est pour ça que j’ai plongé. Dans l’eau, j’ai encore eu peur de l’espace trop étroit, j’ai paniqué à l’idée de me noyer… et après, j’ai eu peur que vous ne mourriez. Je ne comprends pas : quelquefois la peur me pousse à agir et d’autres fois, elle me fait perdre mes moyens… et pourtant, je ne vois pas la différence. Je ne sais pas… ça me donne l’impression que parfois, la peur, c’est plutôt… d’une grande aide…

Dans sa tête, après avoir fermé les yeux, Maya crée l’image de la femme forte idéale, du point de vue de son professeur. Cette femme n’aurait jamais peur, elle serait brave et courageuse, elle n’hésiterait pas à parler et à dire tout ce qu’elle pense… mais en même temps, il lui manquerait quelque chose de fondamental, du point de vue de Maya. En effet, elle n’aurait aucun sentiment pour quoi que ce soit… parce que se lier avec une personne ou un objet, cela entraînerait automatiquement la peur de le perdre. Et ayant peur, elle ne pourrait accepter d’en parler ou de regarder la vérité... exactement comme Maya. Cette femme parfaite, ce serait donc une coquille vide… forte, c’est vrai… mais vide.

Ce n’est pas une vie, ça.

Mais elle va plutôt vite en besogne : Alexander ne lui a pas parlé de ne pas avoir peur du tout… simplement d’avoir trop peur. Mais quel type de peur peut-elle accepter et quel type de peur doit-elle tenter de refouler ? Peur de mourir, acceptable. Peur de se retrouver seule… oui encore. Peur de désobéir et d’aller à l’encontre de ce que lui demande un professeur… il faut, sinon, il n’y a plus d’autorité. Maintenant, peur d’un homme nu… franchement… à la limite, c’est amusant, on se moque d’elle, et ça n’a jamais tué personne. Et en se débarrassant de ces peurs, elle serait plus forte ? Pour elle… ce serait simplement se transformer en personne asexuée, fade, vide. En robot en quelque sorte.

Elle rouvre les yeux en soupirant. Elle s’affale sur le ventre, sa morphologie le lui permet, et elle passe ses bras sous sa tête pour s’en servir de coussin. Au prochain dialogue, elle va s’endormir, c’est certain.

- Mais… en fait, ça veut dire quoi un caractère affirmé ?

L’ignorance d’une humaine, d’une femme, d’une petite asiatique. Cette adolescente est incapable de s’affirmer… ou encore, faudrait-il le lui autoriser. Elle est trop polie, trop pudique, elle ne fera jamais rien sans l’accord de la personne concernée. Sauf peut-être lui tourner autour, le toucher ou le coller un peu, lui parler et l’amuser.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Sam 28 Fév 2015 - 16:43

- Mais non, la dernière chose, ce n’était pas de la peur… C’était plutôt de la timidité… de la politesse… de la surprise, un peu de la gêne aussi… mais pas de la peur, je ne pense pas… quand même. Je n’ai pas peur des Doppelgängers, je n’ai pas non plus eu peur de ces… espèces de poulpes bizarres… mais j’ai été effrayée quand je me suis retrouvée toute seule, quand il y a eu ce mini séisme… et c’est pour ça que j’ai plongé. Dans l’eau, j’ai encore eu peur de l’espace trop étroit, j’ai paniqué à l’idée de me noyer… et après, j’ai eu peur que vous ne mourriez. Je ne comprends pas : quelquefois la peur me pousse à agir et d’autres fois, elle me fait perdre mes moyens… et pourtant, je ne vois pas la différence. Je ne sais pas… ça me donne l’impression que parfois, la peur, c’est plutôt… d’une grande aide…

Il resta parfaitement silencieux, l'écoutant en mangeant un des fruits, la peur peut donner des ailes, mais uniquement quand la possibilité de fuir disparait, c'est à la fois un avantage et un inconvénient. Et c'est pour cela qu'un chevalier s'entraine à l'affronter, quand bien même cela est difficile, mais ne pas reculer alors que la peur nous prends au ventre est déjà un grand pas vers la force, affronter sa peur, la vaincre grâce à sa volonté, mais ce n'est pas pour autant qu'elle doit disparaitre. Encore une fois, seul les fous n'ont jamais peur.
Oui, comme chaque émotion, la peur à des avantages et des inconvénients, ne pas avoir peur c'est aller à sa perte, en ayant trop peur, on ne fait plus grand chose, mais par moment on se dépasse sans avoir le choix donc bon, ce n'est peut être pas plus mal, et puis lui aussi à peur de certaines choses, et la pire de ses peurs, il l'affronte tout le temps, être perdu, pas de famille, pas d'ordre de chevalier, rien a défendre de sa propre volonté, il serra légérement le fruit avant de lâcher un soupire et continuer à manger./i]

- La peur est naturelle, on en a tous, le vrai défi est de savoir quand la dépasser ou non et d'y arriver.

[i]Il finit par terminer le fruit, regarde un instant le trognon puis le jette au cœur des flammes où il disparait. Il se tourne vers la jeune fille qui se place sur le ventre, donc il retire sa main d'elle.
Ses mains tâtent son pantalon, déjà sec grâce à sa proximité avec le feu, il le secoue et place donc la serviette sur Maya avant de se lever pour enfiler ce dernier calmement, toujours pas plus gêné qu'avant. Tandis qu'au même moment elle lui adresse une question bien plus précise cette fois.


- Mais… en fait, ça veut dire quoi un caractère affirmé ?

Il s'arrête un instant, puis reprend ce qu'il faisait, achevant de remettre son pantalon avant de retourner à sa place d'origine, peut être juste encore un peu plus proche d'elle, il n'a pas fait particulièrement attention. Il se gratte le menton, ce que cela signifie ...

- Je dirais que c'est quelqu'un qui tente sa chance si l'envie lui en prend sans attendre une autorisation, quelqu'un qui dit plus souvent ce qu'il pense aux autres. Ou alors quelqu'un qui à son propre caractère, mais arrive à faire occasionnellement des efforts, sans pour autant changer, restant sur sa ligne de conduite si elle lui semble juste je dirais, oui, plutôt ça.

Il place ses mains sur le sol derrière lui et se penche un peu en arrière, observant le ciel, le soleil commençait déjà à décliner … Cette journée était bien particulière, entrainé dans des grottes avec une élève pour en ressortir et camper dans une clairière en pantalon tandis que l'élève ne possède plus qu'une demi chemise et une culotte … Il ferma les yeux en souriant, il n'y a bien qu'ici que ce genre de chose arrive. Si on oublie le passage dans la grotte, il pourrait peut être dire qu'il passe un bon moment non ?
Les yeux fermés il tendait bien l'oreille, on ne sait jamais, mais il n'oubliait pas qu'il devait la vie à Maya aujourd'hui, et ce n'est pas rien comme dette, quand bien même cette dernière n'a plus exactement la même signification pour un dieu.


- Repose toi Maya, tu le mérite bien, je vais veiller.

Je te dois la vie … Toujours aussi dur de l'admettre pour lui, mais il n'en reste pas moins conscient. Ce genre de dette ne s'efface pas si facilement qu'un simple coup de main, une vie, c'est énorme. Peut être qu'il pourrait ne jamais réussir à lui rendre la pareil. Il y eut une très faible brise qui se leva, caressant la peau du chevalier qui soupira d'aise.

*Ça fait du bien ...*




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Dim 1 Mar 2015 - 22:59
Morphée accueille Maya à bras ouverts… sauf que non, la déesse sursaute d’un coup. Comme souvent, quand l’esprit s’endort trop profondément trop rapidement, le corps s’inquiète : une bonne décharge pour vérifier que tout cela fonctionne, et ça repart.
Il fait déjà nuit. Encore une fois, non, la tête de Maya est simplement recouverte d’une serviette noire. D’ailleurs, c’est celle qu’elle a matérialisée… ce qui veut dire qu’Alexander ne l’a plus sur lui. Soit, c’est une bonne raison pour la garder sur la tête alors.

- Moi, je suis obéissante et introvertie, incapable de dire ce que j’ai sur le cœur… ça veut dire que je n’ai pas un caractère affirmé et que je ne vous plais pas. fait-elle d’une voix si endormie que l’on pourrait croire qu’elle parle en dormant. Je suis mauvaise élève… Je veux devenir bonne élève… Je veux être… une Déesse…

Ça y est, elle s’est assoupie, endormie. Son corps s’est relâché, tous ses muscles se sont décontractés, son visage est maintenant paisible. Mais assez rapidement, elle bouge. Elle change de position. Elle se met sur le côté, plie les genoux, ramène ses jambes contre elle, et se met en boule. Quelques secondes, on jurerait qu’elle tremble… mais non, elle tente juste de trouver une position optimale confortable dans l’herbe, ce qui n’est pas chose aisée comparé à son lit douillé. Elle tente également de serrer un objet entre ses bras, comme une peluche ou un doudou, mais force est de constater qu’elle ne tient rien. Ça ne semble pas la déranger puisqu’après ce dernier incident, elle ne bougera plus pendant trente minutes au moins. Un dernier gémissement presque inaudible sort de sa bouche, mais impossible de déterminer s’il s’agit de plainte ou au contraire, de plaisir.

Des oiseaux piaillent joyeusement dans les arbres. Certains volent et s’approchent du camp pour se poser près du feu. Ils marchent alors prudemment, observant les deux géants, vérifiant que ceux-ci ne tenteront pas de les attraper pour les dévorer. L’un d’eux approche d’un fruit et tape dessus avec son bec pour le faire rouler. De l’autre côté, un ver et plusieurs fourmis tentaient déjà de se frayer un chemin sous la peau de l’aliment : mis à découvert et complètement exposés, ils se font tous attraper et avaler par l’oiseau.
Le calme, le silence, la douceur du feu… le temps semble s’écouler si lentement quand on dort.
Les oiseaux s’envolent et retournent dans leurs branches où ils retrouvent sûrement leur nid. L’obscurité tombe rapidement et une brise se met à souffler, tout comme la température chute, sauf autour du feu. Des bruissements se font entendre dans les arbres, dans les environs, un peu partout autour d’eux…

Maya bouge enfin. Elle se retourne sur le dos, porte sa main vers son visage pour en retirer la serviette et ouvre les yeux. C’est le ciel qu’elle regarde quelques secondes, avant de se rappeler et de basculer sa tête vers l’arrière.

- Bonjour.

L’air endormie, elle se retourne sur le ventre, se met à quatre pattes, puis avance vers Alexander… et, devant lui, elle s’agenouille, se redresse, passe ses bras autour de son cou et pose sa tête sur son épaule. Câlin de bonjour ? Elle passe ses mains son dos et semble caresser toute sa surface. Ensuite, elle se repositionne correctement devant lui, non sans laisser ses mains et ses doigts sur sa peau. Elle caresse son torse, son ventre, ses abdos, le tout très méticuleusement… sauf que contrairement à son dos, où il ne pouvait rien voir, le professeur remarque sûrement les traces argentées qui se dessinent après le passage des doigts divins de son élève. Dos, ventre, elle passe ensuite sur chacun de ses bras, puis pose à nouveau ses doigts sur son torse. Elle ferme les yeux et entrouvre la bouche. Elle respire profondément. Il peut et doit remarquer la serviette qui disparaît, derrière elle… ou bien est-il concentré sur le vêtement qui apparaît sur lui ? D’un coup, c’est une chemise à manches longues qui le recouvre : une chemise qui s’ajuste parfaitement à sa peau, une chemise de soie… de couleur rose.
Rouvrant les yeux, toujours endormie, elle constate le gros raté… et sourit en portant ses mains devant sa bouche pour se retenir de rire aux anges. S’il n’aime pas la couleur, qu’il le dise, elle lui changera en rajoutant une couche par-dessus. Après tout, dire ce que l’on pense, c’est avoir un caractère affirmé. L’a-t-il, lui ?

- La soie, ça permet de garder au chaud. Vous n’aurez pas froid comme ça, monsieur. J’espère qu’elle est assez épaisse, mes doigts sont trop fins…

À peine reposée, à peine debout qu’elle réutilise son pouvoir qui la fatigue davantage encore. Incorrigible. Elle regarde ensuite son propre corps… ou plutôt son ventre qui émet un gargouillement caractéristique. En posant ses mains sur le sol et en se remettant à se déplacer à quatre pattes, elle se retourne et va chercher un fruit qui l’attend sur l’herbe. Elle l’attrape, le tourne dans tous les sens, souffle dessus et mord dedans. Elle croque, mâche, avale, mâche encore, puis un croque un autre morceau.

- Qu’est-ce que vous avez fait pendant que je dormais ? Vous vous êtes entraîné ? fait-elle, donnant l’impression de tout vouloir apprendre. Qu’est-ce qu’on doit faire quand on a du temps libre ? Est-ce que dormir… c’était une perte de temps ? J’aurais dû m’entraîner plutôt ?

Ça commence à devenir indécent toutes ces questions. Mais Maya est endormie… elle n’a pas encore toute sa tête et met du temps à émerger. Quand elle se rendra compte qu’elle l’a tripoté… on verra ce que cela donnera.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mer 4 Mar 2015 - 18:56

- Moi, je suis obéissante et introvertie, incapable de dire ce que j’ai sur le cœur… ça veut dire que je n’ai pas un caractère affirmé et que je ne vous plais pas. Je suis mauvaise élève… Je veux devenir bonne élève… Je veux être… une Déesse…

Le professeur en bougeait pas de sa place, tisonnant encore un peu le feu de camp en souriant. Si sa description était juste alors de son vivant il ne l'avait pas non plus, les mots, c'est si dur à manier … C'est bien pour cela qu'il a été envoyé entrainer les jeunes recrues plutôt que dans la chaine de commandement … Enfin bon, il ne se plaignait pas, il en était même plutôt fier, apprendre aux jeunes à avoir la hargne, a défendre bec et ongle les teutoniques, ça lui avait plût, ce passage de sa vie l'avait satisfait plus qu'il ne le pensait. Il détourna le regard pour retourner vers les flammes qui dansaient sous ses yeux, leurs reflets se faisant sur ses pupilles bleutées.

- Tu peux l'être Maya, j'en suis convaincu.

Il lâcha un soupire, jetant dans le feu une autre bûche avant de réaliser qu'il en mettait un peu trop, utilisant son bâton pour l'éloigner avant qu'elle ne brûle d'avantage. Il fit alors une sorte de petite précision, marmonnant pour lui même quelques mots.

- Je n'ai pas non plus un caractère affirmé malheureusement … Et si je savais ce qui me plaisait chez une femme je pourrais vraiment te répondre ...

Il se releva et alla chercher d'autres morceaux de bois, ramenant aussi de quoi construire un petit abris, il ne voulait pas voyager de nuit en forêt. En plus s'agissait d'une parfaite occasion pour utiliser certains vieux enseignement qu'il avait eu pendant la campagne où il avait participé. Le rondins et morceau brisé de bois s’entassèrent à coté du feu tandis qu'il monta rapidement la structure d'un demi tipi orienter vers le feu à l'opposé de Maya pour éviter tout risque. Il tressa même quelques premières branches feuillu sur ce dernier avant de faire une petite pause, buvant un peu d'eau et mangeant un second fruit assit à coté de la jeune fille.
Elle finit par se réveiller et l'enlaça, il bloqua un peu puis lui tapota doucement le dos alors qu'il frissonnait lorsque les doigts de cette dernière effleuraient sa cicatrice. Il resta immobile, surprit, tandis qu'il fixait ce qu'elle faisait avant de comprendre à l'apparition du vêtement.


- Qu’est-ce que vous avez fait pendant que je dormais ? Vous vous êtes entraîné ? Qu’est-ce qu’on doit faire quand on a du temps libre ? Est-ce que dormir… c’était une perte de temps ? J’aurais dû m’entraîner plutôt ?

Le professeur resta ingénu encore un peu avant de légérement rire et retirant de sur lui la veste, s'avançant vers la jeune fille qui lui tournait toujours le dos et de se pencher un peu sur elle pour déposer la veste sur les épaules de cette dernière.

- Je suis nordique, le froid d'une nuit d'été ne me fait rien, de plus il n'est pas question que je me couvre si tu ne le peux pas, je préfère l'inverse.

Une fois qu'il eut déposé sur elle, poussant les cotés de la chemise à tomber autour d'elle avec ses mains, il s'installa à nouveau au sol, en position de tailleur sans prendre le peine de se décaler plus que cela. Le regard toujours dirigé droit vers Maya.

- J'ai débuté un abris, je ne m'entraine pas tout le temps voyons, en tout cas surement pas dans notre situation, en pleine zone inconnue. Dormir n'est pas une mauvaise idée, se reposer permet justement de pouvoir fournir des efforts quand on en a besoin, la fatigue bloque l'effort. Si tu veux t'entrainer, attends donc d'être à l'académie d'accord ?




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 5 Mar 2015 - 20:07
Alors qu’elle s’est agenouillée pour se redresser, qu’elle termine le fruit qu’elle a entamé et qu’elle s’essuie le menton avec le revers de la main, la jeune femme sent que le professeur lui remet le vêtement sur les épaules. Même sans regarder, elle l’a compris… et elle l’aurait parié. Elle tourne la tête et le regarde faire. Intérieurement, elle s’offusque, elle bouillonne.
… Cette situation est pénible… Alexander est pénible… Voilà comment Maya est récompensée pour avoir été au bout de sa pensée. C’est encore pire que de n’avoir rien fait…

- Dites… vous n’avez pas compris ce que je savais faire ou… ?

Matérialiser des pulls, des vêtements, des abris… c’est rapide, facile, même si c’est coûteux en énergie. Mais son pull, le cadeau qu’elle lui a offert, il le lui refile… l’abri, il le construit tout seul… pourquoi ? Est-ce qu’il ne la croit pas capable de lui apporter de l’aide ? Est-ce qu’il ne veut vraiment rien recevoir d’elle, pour une raison ou pour une autre ? Est-ce la couleur du vêtement qui ne lui plaît pas ? Ou est-ce qu’il souhaite qu’elle continue de le voir à moitié à poil, qu’elle s’extasie et fantasme devant son corps divin musclé et surentraîné… ?

Il va la vexer.

Bien entendu, elle s’arrête brutalement dans son élan, ne termine pas sa question et ne lui fera pas de remarque. Le « … ou vous vous fichez de moi ? » ne sera donc jamais prononcé… de peur de le blesser ou de le vexer à son tour. Il ne veut pas d’aide, tant pis pour lui et tant pis pour elle.
Plutôt que de garder le vêtement sur les épaules, elle va plutôt l’enfiler par-dessus sa chemise - même s’il est légèrement trop grand pour elle du coup - en faisant grise mine… ou plutôt rose mine. Elle va bien l’ajuster au niveau de sa poitrine quasi inexistante, remonter ses manches pour que ses mains dépassent, puis soupirer profondément. Porter des vêtements matérialisés, ça n’a jamais été une idée lumineuse selon elle… surtout parce qu’elle sait que tout ce qu’elle crée disparaît quand elle meurt… ou est dématérialisé par mégarde, bien sûr. S’habiller tout en matérialisation, c’est s’exposer à de soudaines et malencontreuses disparitions. Dans le cas d’Alexander, ça ne le dérangerait pas trop… elle l’a bien cerné le loustic. Mais dans son cas à elle… bof. Lui l’a certainement bien cernée aussi, la gamine.

Plutôt que de proposer le soutien de ses pouvoirs ou de nouvelles idées intelligentes, madame va plutôt se renfermer sur elle-même… et bouder.

- On va passer la nuit ici ? fait-elle d’une voix curieuse, pas du tout boudeuse pour le coup. En volant, on aurait pu rentrer rapidement à l’académie… enfin, en supposant qu’on ne soit pas trop loin et qu’on puisse bien se repérer d’ici.

Elle ferme les yeux, respire profondément… et rien, pas d’ailes qui se déploient. Au contraire, elle n’est pas loin de s’écrouler de fatigue… mais dans la position dans laquelle elle est, c’est-à-dire à nouveau 4 pattes… si ses bras s’affaissent et cèdent par manque de force, elle se retrouverait dans une position encore moins glorieuse, la tête par terre et les fesses en l’air…
Finalement, elle s’allonge sur le côté.

- Je veux mon lit…

La voilà qui joue la gamine en plein caprice maintenant… décidément, elle va lui en faire voir de toutes les couleurs, lui montrer toutes ses facettes sans exception. Heureusement, elle a une excuse : elle est encore complètement endormie. Ou alors, est-ce une preuve flagrante de mauvaise éducation ? Le professeur devrait-il intervenir pour lui remettre les idées en place ? Après tout, ils ne sont pas en camp de vacances, ils sont en pleine zone dangereuse, chez l’ennemi…
Pas de souci pour cette fois… elle va se recadrer toute seule.
Maya se relève, se frotte les yeux et soupire. Son regard endormi se pose sur le professeur… puis elle le pointe du doigt. Sans rien dire dans un premier temps, mais c’est la pose d’une personne qui va demander une promesse. Ou tenter d’imposer un ordre.

- À votre tour de dormir, je monterai la garde pendant ce temps. Et si vous avez besoin de quelque chose, je vous le matérialise de suite sous les yeux. Demandez, je vous en prie. Ah… et… hésite-t-elle… est-ce que vous auriez… de bons conseils pour rester éveillé… ?

Avec ça… elle est absolument certaine qu’il n’aura aucune crainte, qu’il lui fera pleinement confiance pour qu’elle le protège pendant qu’il dort sur ses deux oreilles. Ou alors, il va refuser, lui demander à elle de dormir… et… ok. Qu’il essaye de jouer à ce petit jeu là… qu’il essaye seulement.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 20 Mar 2015 - 11:38

- Dites… vous n’avez pas compris ce que je savais faire ou… ?

Le chevalier réfléchit pour lui même un instant, bien sur qu'il avait compris, elle avait la capacité de faire apparaitre tout ce qu'elle désirait peut importe ce que cela pouvait être. La once de compréhension qu'il avait se réveillait soudainement. Si elle avait voulut se faire une vêtement elle l'aurait fait pour elle sans le faire sur lui avant, en fait il avait fait une impolitesse sans s'en rendre compte. Il posa une main sur l'épaule de Maya avec un petit sourire gêné.

- Désolé, je viens de comprendre, si tu avais voulu une chemise tu te l'aurais faite sans la faire sur moi … J'ai marché sur ta gentillesse ...

Il n'était vraiment pas malin, par fierté, par bêtise il faisait énormément mal les choses, être un ami fiable et compréhensif, il ratait systématiquement. En revanche il était un bon professeur pour motiver à se dépasser, on ne peut pas être doué dans chaque domaine.

- On va passer la nuit ici ? En volant, on aurait pu rentrer rapidement à l’académie… enfin, en supposant qu’on ne soit pas trop loin et qu’on puisse bien se repérer d’ici.

Le chevalier continuait à la fixer, après tout c'est ce qu'il faut faire lorsque l'on discute. Même si fixer une personne à quatre pattes qui lui tourne le dos donne une vision assez limité de cette dernière, principalement le derrière quoi … Il avait bien réfléchi à leur situation, perdu quelque part sans savoir précisément où, la nuit tombant doucement, autant dire qu'il y allait avoir un voyage de nuit, il n'aimait pas vraiment cette idée …
Mais il ne répond pas, elle semble avoir compris lorsqu'elle réclame son lit, ce qui lui tire un bref sourire, dormir à la belle étoile ce n'est pas mal pourtant ! Regardant le ciel le chevalier se remémora quelques souvenirs de son ancienne vie pendant les campagnes de guerre de son ordre, le bon vieux temps, il n'avait pas tellement de tracas. Et c'est là qu'il ressentit ce doigt inquisiteur pointé vers lui, la détermination dans le regard de la jeune fille.


- À votre tour de dormir, je monterai la garde pendant ce temps. Et si vous avez besoin de quelque chose, je vous le matérialise de suite sous les yeux. Demandez, je vous en prie. Ah… et… … est-ce que vous auriez… de bons conseils pour rester éveillé… ?

Il la fixa un instant et hocha la tête en allant s'installer plus convenablement près des flammes, croisant les bras derrière sa tête.

- Si la nuit avait été plus fraiche j'aurais probablement demander une couverture, mais ça ira, et cela me fera du bien de dormir quelques minutes.

Il s'immobilisa avant de redresser un instant la tête pour le regarder et lui adresser un sourire, replaçant sa tête à l'endroit adéquat et fermant les yeux.

- Le plus important c'est de s'occuper, alimenter le feu, ou même finir l’abri t'occuperont. Le plus important c'est de s'activer un minimum et de ne pas rester figé dans une position, c'est là que le sommeil vient. Je me remet à toi pour quelques temps, réveil moi si il se passe quelque chose ou que tu sens le moment d'inverser nos rôles venu.

Tout est noir, il a fermé les yeux, mais sa conscience s'envolait lentement, disparaissant à son rythme dans les abysses du sommeil. Il n'avait même pas eut le temps d'ajouter qu'il jugeait qu'il n'y avait pas besoin de monter la garde dans leur situation, enfin même en disant ce genre de chose ca aurait été plus fort que lui il l'aurait fait ...




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Dim 22 Mar 2015 - 20:19
Faute avouée, faute à moitié pardonnée… elle le serait totalement s’il avait demandé à récupérer la chemise. Mais il n’ira pas jusque-là… il campera sur sa position malgré les excuses, il ne cherchera pas à réparer son erreur par des actes. « Beau parleur »… au fond, la situation convient à la jeune femme. Elle ne pouvait pas continuer à le trouver parfait. Tous les gens ont leurs défauts, même les professeurs les plus exceptionnels qui soient.
Dans tous les cas, suite à sa demande de surveiller le campement pendant qu’Alexander dort, n’entendant aucun refus de la part de son professeur, voire plutôt même une approbation, Maya souffle un bon coup, agréablement surprise. Elle cesse d’être crispée et se détend, le regardant s’installer plus confortablement près du feu.

- Merci des conseils monsieur ! fait-elle en le saluant, excitée. Je vais tâcher de m’occuper et je vais le faire très sérieusement ! Merci de me faire confiance !

Voilà comment la rendre joyeuse : en lui faisant confiance quand elle sait qu’elle peut mettre à bien une mission qu’elle s’est elle-même confiée. Même si le ciel s’obscurcit, grâce au feu, surveiller sera un jeu d’enfant… il faudrait vraiment la pire des malchances pour qu’un drame insurmontable n’arrive. Quand bien même, Maya aurait le temps de réveiller Alexander… même si présentement, elle n’en a ni l’envie, ni l’intention. Elle se débrouillera comme une grande !
Pour commencer, elle marche un peu dans l’herbe, pieds nus, faisant des rondes plus ou moins grandes autour du feu. En vérité, c’est aussi une excuse pour vérifier que le professeur dort bien : s’il disait une chose et faisait son contraire, elle lui en voudrait à mort. De temps en temps, elle se rapproche d’Alexander, elle se penche au-dessus de lui et place sa main au-dessus de son visage, souhaitant contrôler sa respiration. Celle-ci semble plutôt régulière, même si ça ne veut rien dire. Accroupie, elle regarde son visage… et, se sentant sombrer dans le sommeil, elle se relève, s’éloigne un peu et se donne quelques baffes pour remettre son corps en alerte.

Comme le lui a conseillé Alexander, Maya va chercher quelques branches en forêt. Plus elle s’éloigne du feu, plus il fait sombre. Le bruit du vent dans les branches devient alors une alerte : celle d’un potentiel danger proche et imminent. La peureuse arrache quelques brindilles des arbres et ne s’éternise pas. De retour au campement, elle jette les brindilles dans le feu et se réchauffe un peu les mains. Il s’est passé combien de temps... ? Trois ou quatre minutes ? La nuit risque d’être longue. Prochaine étape : boire. Quelque chose de chaud, un thé, ça lui fera du bien. Il paraît que l’on peut s’en faire avec des aiguilles de pin.
Pendant quelques minutes, elle va dessiner dans l’air ce qui se matérialisera sous la forme d’un gobelet en inox de fortune. Le plus important : bien dessiner et remplir les contours pour que l’eau ne puisse pas s’échapper. Elle court du côté du lac souterrain d’où ils sont sortis et plonge le récipient dans l’eau, sans le remplir à ras bord. De retour près du feu, elle dépose le gobelet dans l’herbe avant de repartir en forêt. Y a-t-il des pins ? Oui ! Elle arrache quelques aiguilles, se demandant si celles-ci sont vraiment comestibles. Elle approche ses mains de ses narines pour sentir. Ce serait idiot de finir avec des crampes d’estomac… mais tant pis, elle va risquer. Retour au camp, elle plonge les aiguilles de pin dans l’eau, puis elle attend que le mélange bouille. La chaleur va tuer tous les mauvais parasites et rendre l’eau potable. Maya reprend le gobelet en main et souffle sur la tisane pour la refroidir.

Elle ouvre les yeux, puis les referme en se retournant, tout en poussant un gémissement plaintif fatigué. Quelques secondes plus tard, elle rouvre les yeux, épouvantée. Elle se relève. Depuis combien de temps dort-elle ? Le feu brûle encore, mais faiblement : il faut absolument l’alimenter en bois ! Tout en se maudissant, la petite idiote court en forêt ramasser des branches, beaucoup de branches, et revient au campement. Elle souffle sur le feu, espérant que celui-ci ne s’éteigne pas… et c’est un « ouf » de soulagement quand celui-ci se ravive de plus belle.
Après s’être éloignée pour faire un besoin naturel, Maya s’approche d’Alexander, pose ses mains sur son épaule et le secoue doucement. Elle constate que sa peau est froide… peut-être qu’elle ferait bien se s’allonger sur lui pour le réchauffer. Ou alors, peut-être qu’elle ferait mieux de penser à des choses un peu moins idiotes.

- Monsieur ? Monsieur ? fait-elle, tout bas. Réveillez-vous monsieur, je crois que c’est bientôt le matin. Nous devrions nous préparer pour repartir. Ça va ? Vous avez l’air d’avoir froid… je peux faire quelque chose ? Je vous prépare une boisson chaude ?

Pas un mot sur le petit somme. Motus et bouche cousue. Qu’il ne la complimente pas sur le boulot accompli ou elle deviendra toute pâle. Mais il remarquera bien assez vite que l’abri n’a pas avancé d’un pouce… tout comme il comprendra que rien n’indique que la nuit s’achèvera bientôt. Combien de temps s’est-il passé ?
Heureusement, personne ne s’est approché ni n’a attaqué le campement, sinon… c’était la fin.

- Vous voulez peut-être un pull maintenant ? Ça s’est beaucoup rafraîchi… Demandez ce que vous voulez, soyez à l’aise. Je ne veux pas que vous « supportiez » les choses, je veux que vous soyez bien… et vraiment, ça ne me coûterais rien.

Dixit celle qui commence à avoir froid, elle aussi.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 26 Mar 2015 - 21:21


Maya semblait contente de devoir monter la garde, il n'était pas spécialement habitué, en général il s'agit plus d'une corvée pour ses compagnons que d'une grande nouvelle, mais bon, c'est son esprit vieux jeux qui veut cela non ?
Du coup il sourit légérement en s'installant, d'abord sur le coté, observant le feu du regard puis se place rapidement sur le dos le sourire déjà loin derrière lui. On fixe un peu l'obscurité du ciel illuminé par les étoiles, puis tout devient sombre, le noire totale lorsque Morphée gagne contre l'esprit qui tendrait à maintenir éveillé le chevalier.

Endormit, vu de l’extérieur on pourrait jurer qu'il dormait du sommeil le plus calme du monde, il ne bouge pas, pourtant dans sa tête c'est l’apocalypse, entre son passé, les tracas de cette nouvelle vie avec ces innombrables disparitions d'être qui ont finit par lui tenir  à cœur, la seule preuve extérieur de cette tourmente se trouvait dans ses paupières. Petit morceau de peau qui par moment tentait encore de se fermer malgré qu'elles ne le soient déjà. Dès qu'il ne fait plus rien il s'agit toujours du même souci, son esprit vagabonde trop à la recherche de raisons, d'explications, ou de réponses. Et cela l'agace bien trop à son goût, malheureusement il n'a pas le choix, il doit dormir de temps en temps …
En parlant de tourmente, son esprit commence une fois de plus  à s'agiter, s'agiter bien plus, et c'est là que lentement ses paupières s'ouvre, déjà le réveille ? Avoir un tour de garde était toujours aussi agréable lorsqu'il coupe une nuit de sommeil ...


... le matin. Nous devrions nous préparer pour repartir. Ça va ? Vous avez l’air d’avoir froid… je peux faire quelque chose ? Je vous prépare une boisson chaude ?

Elle a l'air encore en forme, le chevalier ne bouge toujours quasiment pas et l'observe, ouvrir les yeux la nuit c'est plus facile qu'au petit matin avec le soleil ! Il semblerait qu'elle tient d'ailleurs à ce qu'il n'ai rien le mettant mal à l'aise où l'obligeant à subir ne serais-ce qu'un peu. Il finit par se redresser doucement et s'étirer un peu, et observer le ciel rapidement, ne distinguant pourtant pas les signes de l'approche du crépuscule. L'aube n'est pas pour dans quelques minutes, il se gratte un peu le menton.

- Et bien la boisson chaude me tenterait bien, comment la fais-tu dans cette situation ?

Il se redresse et disparait une ou deux minutes, revenant avec du bois qu'il jette en partie dans le feu avant de s’asseoir tranquillement à coté de Maya, faisant face au feu. Il réfléchit un peu plus à la situation, à l'état dans lequel ils sont, songe de nouveau à toute les remarques sur la pudeur qui lui ont été faîtes. Oui, cette situation n'était pas saine au sens des autres ! C'est surement ça ! Mais … faut-il demander confirmation à Maya ? Of, là tout de suite, ce n'était pas important non ? Qu'il ne porte qu'un pantalon déchiré et elle deux chemises sur le dos, dont une à moitié détruite, seul au milieu d'une forêt, ce n'est pas grand chose ~

- Repose toi aussi un peu, je vais veiller le reste de la nuit, surement finir l'abris pour m'occuper aussi d'ailleurs, comme cela nous seront en pleine forme pour le départ, tu n'as pas beaucoup dormi.

Et d'ailleurs la question commence à trop lui trotter dans la tête là, il faut qu'il la pose, qu'il vérifie si sa supposition s'avère exact. Il ne tiendra pas plus longtemps sans le savoir dans cette situation alors qu'il y a réfléchit. Non, il ne va pas demander sa taille de poitrine, mais la question va probablement être d'une indiscrétion similaire non ?

- Maya, faut-il considérer la situation présente comme manquant de pudeur ?

Il avait le regard perçant de celui qui tenait absolument à avoir sa réponse, les yeux plongeant droit sur la jeune fille. Il la fixait clairement avec une insistance non dissimulée, pas de ce regard qui déshabille la femme, mais de celui qui ne cédera pas sans avoir obtenu réponse à son interrogation, clairement. Il fallait qu'elle l'éclaire, et elle était la seule à le pouvoir là ...

-*Fallait-il vraiment poser cette question ?*

Et voila, ce doute qui te fait te demander si tu ne viens pas de faire une boulette, il en a fait une ou pas ?




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