Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier

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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 24 Mar 2017 - 14:42
Un enfant de noble… il n’y a pas à dire, c’est toujours impressionnant de côtoyer quelqu’un qui descend d’une grande famille. Maya en est impressionnée malgré elle, imaginant immédiatement tous les bienfaits qu’a pu apporter cette famille à son pays afin d’obtenir ce titre. Ajoutons à cela un père strict envers sa progéniture, un homme dur et fort qui lui montre la voie à suivre… et la jeune femme semble d’ores et déjà conquise.

Trempant ses lèvres dans un verre de ce liquide jaune pétillant tout en ne lâchant plus Alexander des yeux, la jeune femme grimace soudainement de dégoût. Elle a cru, à tort, que ce serait du thé… et le liquide s’avère finalement infect. Une boisson alcoolisée ? Comme celles qu’elle a pu boire dans un passé proche pour… oublier ? Jamais elle ne retombera là-dedans… d’autant qu’elle ne tient pas l’alcool et qu’il la transforme en larve pathétique.
Discrètement, Maya s’empresse donc de déposer le verre sur le côté, et elle n’y touchera plus. S’ensuit la scène gênante où Alexander replace l’une de ses mèches de cheveux… mèche qu’elle écarte ensuite elle-même pour éviter que l’incident ne survienne à nouveau.

Pendant ce temps, le professeur raconte, et les questions se bousculent. Plus les détails seront précis, plus Maya comprendra et mieux elle enregistrera les souvenirs dans sa mémoire. Mais déjà, elle fait preuve d’empathie. Ce n’est pas bien difficile compte tenu de sa vie et des multiples humiliations qu’elle peut expérimenter quasi quotidiennement. Pour un homme de la trempe d’Alexander, ce doit être bien plus douloureux : convictions, honneur, estime de soi… son moral a dû en prendre un sacré coup. À tel point qu’il ne sera jamais guéri de cette blessure.

- Et vous parliez de faiblesse tout à l’heure… cette crainte, c’est votre faiblesse ? questionne la jeune femme, d’un ton simplement interrogatif. Ce ne serait pas plutôt une force ? Ça ne vous pousse pas à vous surpasser dans les moments les plus critiques ?

Nous ne sommes certes pas dans un conte de fée ou dans l’un de ces mangas où le héros affronte un ennemi d’une puissance largement supérieure à la sienne, mais où il finit tout de même par sortir vainqueur du combat après s’être surpassé et avoir acquis un pouvoir nouveau. Dans la réalité… ces humiliations peuvent arriver, et ce qu’importe le niveau des dieux. L’exemple qui vient immédiatement en tête, c’est la manipulation, le contrôle du corps ou celui de l’esprit, ne plus être maître de ses mouvements. Maya a été confrontée à ce genre de pouvoir traître… elle est la première à comprendre qu’il est difficile de s’en relever. D’accepter.
Elle baisse les yeux.

- Il y a des moments où on ne peut pas faire grand-chose… j’imagine. Je comprends votre crainte… il y a des chances que ça puisse arriver… quoique. fait-elle, en relevant le menton, songeuse. Si vous combattez avec des gens à vos côtés, les chances seront moindres. Arrêtez-moi si je me trompe, mais cet homme qui vous a fait ça, vous étiez seul à le combattre, c’est bien ça ? À plusieurs, la honte est partagée, on se sent moins fautif, on se remonte le moral les uns les autres… non ? Enfin, sauf si on a été le boulet du groupe, c’est un peu différent… mais de là à dire que vous pourriez un jour devenir le boulet d’un groupe… il y a quand même un sacré gouffre.

Ça ne doit pas être ça… elle doit se tromper dans son raisonnement. Alexander, un chevalier, voudra qu’on compte sur lui. Si tout son groupe perdait… il se désignerait comme unique fautif, de par son statut. Son ancien statut. Si seulement…

- Et… ce que nous avons été avant ne compte plus vraiment ici. Nous sommes des dieux avant tout, égaux devant les responsabilités… et plus une jeune étudiante humaine pour moi, ou un chevalier pour vous. Nous sommes des dieux… nous devrions nous comporter en tant que tels, non ?

Comme toujours, elle n’a pas réfléchi à son propre cas avant de parler : se considérant elle-même inférieure aux autres parce qu’ayant été une simple étudiante humaine plutôt qu’une guerrière, son argument ne tiendrait plus non plus. La déesse pourrait progresser, au-delà du statut qu’elle possédait dans sa vie antérieure… mais quelque chose la bloque. De la même manière que cela doit bloquer chez Alexander. Et tant qu’elle n’aura pas trouvé comment aller de l’avant, elle sera incapable de l’aider. Et de ce fait… lui aussi sera incapable d’aider Maya. À croire que des problèmes, pourtant si différents, peuvent avoir quelques similitudes quand on les regarde suffisamment en profondeur…
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 3 Avr 2017 - 17:24


La peur et la crainte d'être trop faible serait une force ? C'était une intéressante façons de penser, mais de par sa manière de penser le chevalier voyait la simple présence de la peur comme un échec, une preuve de faiblesse. C'était une des bases des chevaliers, effacer la crainte pour s'élever et se tenir devant le danger pour protéger ses principes.
Le blond écouta Maya tendit qu'il s'était mit à ouvrir chaque bouteille et la sentir, certaines contenaient sans aucun doute des alcools très fort ça se sentait sans l'ombre d'un doute, tandis que certaines sentait plus ou moins fort, plus ou moins sucré, il les séparait soigneusement, ayant bien remarqué la grimace qu'elle avait fait plus tôt en goutant. La jeune femme avait enchainé plusieurs question comme si elle attendait confirmation du professeur, il finit par prendre la parole après elle.


- Me surpasser ? Cela dépend beaucoup de la situation, les chevaliers ne doivent pas avoir de craintes car la peur peut causer la fuite, être effrayé par quelque chose peut causer ton inaction lorsqu'il aurait fallut que tu agisse pour changer la donne, la terreur modifie même ta façon de penser, change les priorités, c'est un frein dés que tu t'y retrouve confronté. La foi et la dévotion sans faille sont des choses permettant de surpasser ça, même si au fond ce sentiment reste présent, il est juste écrasé par plus fort.

Ils étaient bien d'époques fondamentalement différentes, cependant il était vrai qu'en groupe le poids pouvait se partager, rendre la chose plus facile, mais lui avait aussi étouffé sa crainte son l'entrainement, avec comme conséquence son isolement.

- Et pourtant j'ai fini par être le souci dans un groupe, il ne faut jamais croire que cela n'arrivera pas Maya. Lorsque reconnu grâce à ma dévotion complète offerte à la chevalerie après ça, aidé par mes inlassables entrainements, on me confia la gestion de troupes, je me suis révélé complètement incompétent, on peut être très bon soldat et pitoyable stratège.

Pourtant, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle estimait qu'il fallait ignorer notre passé, il avait bel et bien existé, et d'ailleurs être une divinité au fond … C'est quoi ? Peu importe comment on tournait la chose, il n'était pas logique de conservé la vie d'une personne dans ses souvenir si on en fait un dieu, car il suffisait de lire un peu, les divinités “standard” ont toujours été de statut divin, il en était conscient et pouvaient agir selon ce qu'il estimait être la façon d'agir d'un dieu. Prendre des personnes et leur donner un statut divin … Autant mettre un cafard comme roi, c'est le même principe, d'un coup tu subit le statut sans le connaitre alors que tu as fait ta vie avec un autre statut.

- On ne place pas en divinité des personnes au hasard si l'on souhaite qu'ils renient leurs passés ! La vie qu'a passé une personne, ses joies, ses regrets, à quoi cela sert sinon ? Autant effacer la mémoire des élus si il faut qu'il renie ce qui a fait ce qu'il est ...

Il servit deux verre de quelque chose qu'il avait remarqué comme non alcoolisé à l'odeur et en tendit un à Maya en souriant, lui faisant bien comprendre qu'il avait comprit pour avant.

- Je ne compte surement oublier ce qui fait ce que je suis, mes échecs en tant que commandants, mes victoires en tournois, la seul fois ou j'ai trompé mon ordre sur les ordres de mon père, reniè le vœux de chasteté pour épouser en secret une femme qui ne m'aura vu que pour la confection d'une descendance et dont je n'aurais réalisé sa fidélité sans faille à ma personne de par ses actions, qu'aprés ma mort. L'époux indigne que j'aurais été, le chevalerie rongé par la culpabilité lorsque l'on m'a nommé membre du capitulum. Ou encore … ma mort ...

Dans le genre humiliante elle était pas mal, mais une fois qu'il aurait passé ce sujet, il y aurait encore les regrets, les soucis de sa nouvelle vie ici … Pourtant laisser sortir tout ce qui le tracasse procurait comme une sorte de soulagement, il fixait son verre entre ses mains. Pourquoi Maya et pas une autre personne ? Il ne saurait pas vraiment dire pourquoi, mais il avait envie de lui raconter tout ça. Le verre fit plusieurs tour sur lui même tandis qu'il le manipulait pensif, revoyant la scène jusqu'à ce fameux trou noir brutal, vide qu'il compensa en retrouvant des archives endormie depuis bien des années.

- Un guerrier respecté qui meurt écrasé par la roche d'une catapulte alors qu'il voulait redonner du courage à des écuyers … Mon honneur durement regagné, tout simplement écrasé en un si bref instant ...




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 18 Mai 2017 - 14:32
« Juste écrasé par plus fort »… oui, en effet, elle sait de quoi il parle.

- Ah oui, ça, je connais : j’ai essayé de me placer entre mon père et Colombe alors qu’ils se battaient…

Et Maya ne se souvient pas avoir ressenti la moindre peur à ce moment-là… ou alors si, elle avait peur pour les deux directeurs, peur qu’il leur arrive quelque chose de terrible, peur que ne se brise leur amitié. Si on ne l’avait pas écarté de force, la jeune femme serait peut-être morte. Elle n’en est cependant pas plus chamboulée que ça.

Alexander se confie un peu plus, révélant ce qui lui a vraiment manqué : la compétence du commandement. Compétence que Maya pensait pourtant bien développée chez lui, professeur à l’académie. Un enseignant, c’est une personne charismatique qui « commande » ses élèves, non ? Si Deus l’a désigné pour être professeur, c’est qu’il croyait en sa capacité à apprendre aux autres… sa capacité de commandement, son aptitude à retenir l’attention des jeunes apprentis-divinités. Exactement ce qu’il parvient à faire, en ce moment même. Comment peut-il avoir été mauvais par le passé, et bon aujourd’hui ? Son poste à l’académie lui a-t-il déjà permis de s’améliorer ? Si c’est le cas, il aurait dû s’en rendre compte…

Le chevalier récite ensuite tous les plus grands faits de sa vie… et c’est exactement pour cette raison que Maya s’interroge. Ses échecs restent encrés dans sa mémoire… alors que ses défauts ont peut-être été bouchés depuis. Les cicatrices du passé l’empêchent de progresser, d’avancer.
La jeune femme hausse les épaules.

- Vous savez, si je pars de votre principe… j’ai sûrement été choisie par Deus pour tenter de stopper mon père, c’est à ça que j’aurais dû servir. Mon passé est lié au sien, je suis arrivée après lui, ses plans devaient déjà avoir fait un bout de chemin dans sa tête… et Deus a privilégié une méthode pacifique pour résoudre le problème. Tel que c’est parti maintenant, je n’ai sûrement plus aucun intérêt à être « moi-même »… et notre divinité suprême ne doit plus avoir aucun plan pour moi.

Ses blessures à elle n’ont même pas le temps de cicatriser ; au contraire, elles s’ouvrent de plus en plus. Pourquoi se permet-elle de parler de son propre cas alors, s’il n’est pas comparable ? Il va se sentir offensé… et Maya ne veut absolument pas débattre sur « qui est le plus malheureux », ni « qui a eu la vie la plus pourrie ». Mieux vaut essayer de rassurer, de compatir.

- Bon, j’admets que… fait-elle en baissant la tête. Je suis morte jeune, j’ai eu une vie calme, je n’ai pas vraiment eu le temps de forger quoi que ce soit… c’est difficilement comparable avec vous. Je suis désolée de tout ce qui vous est arrivé…

Sans faire attention à son verre, Maya se relève et fait quelques pas dans la pièce, ne tenant pas en place. Le liquide se répand sur le sol, mais elle ne le remarque pas… plutôt occupée à se demander quel comportement elle doit adopter. Surtout pas de câlin ou quoi que ce soit d’affectif, c’est inapproprié avec ce genre de personne solitaire, vivant pour la chevalerie et rien d’autre. Poser une main sur son épaule et le regarder avec tristesse ? Mais pourquoi essaye-t-elle de décider de ce qu’elle doit faire alors que ce genre d’action doit être spontané ? Quelle image renvoie-t-elle… ?
Elle retourne donc à côté de lui, s’agenouille sur le sol, et se contente d’agripper sa main dans les siennes.

- Si la chance pouvait se transférer, je vous donnerais le peu de ce qu’il reste de la mienne. Et puis, je vous transfèrerais mon énergie vitale au passage, pour tenter de vous booster un maximum. Elle lâche sa main. Des fois, je me demande. Est-ce qu’on doit se booster soi-même pour booster les autres, ou est-ce qu’on doit attendre que quelqu’un nous booste. Ca fait toujours « attente providentielle », on souhaite que la chance nous sourie enfin… qu’il y ait un signe. Vous, vous semblez attendre un bon élève… moi, j’ai l’impression d’attendre… qu’on me dise quoi faire. Passive, sans futur, comme si ce n’est pas moi qui choisissais, mais la chance. Et le jour où le destin me fait un signe, je ne suis pas prête, je ne le vois pas ou alors, c’est lui qui ne me voit pas. Dans tous les cas, ça ne fonctionne même pas, parce que je ne peux pas vivre sur un « coup de pouce ».

Elle réfléchit à haute voix, répétant des choses qu’elle a sans doute déjà évoquées, mais elle ne s’en rend même plus compte à ce stade.

- « Ébranler les convictions »… ah… fait-elle en soupirant. Nous restons bien des humains… Les épreuves forgent le caractère, on devient solide ou fragile, et on avance… les yeux bandés, bien trop souvent, ou à tâtons. Aucun courage…

La jeune femme s’allonge finalement par terre, sur le dos, les bras en croix, fixant le plafond.

- Comment est-ce qu’on fait pour retrouver un but dans la vie ?
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 29 Mai 2017 - 15:31


A force de discuter avec elle, il se rend compte d'une chose, elle se remet en question encore plus que lui, pas étonnant qu'elle n'arrive à rien en fait. Cette jeune femme se demande toujours si elle fait le bon choix, si elle aurait dû faire autre chose, elle se rabaisse tellement bas qu'il faudrait creuser pour la retrouver, il n'a pas envie de la laisser comme ça …
Surtout quand elle s'était mise à genoux devant lui pour lui dire si solennellement qu'elle lui donnerais sa chance et sa force vitale, on a pas idée de dire ça à un chevalier aussi vertueux qu'Alexander ! Redonner de la volonté, c'était un peu la chose qu'il voulait faire aux autres ! Leurs épargner un événement comme le sien pour avoir une prise de conscience !
Le blond la fixa droit dans les yeux, puis ne la lâcha pas du regard quand elle se mit à faire les cents pas avant de se stopper et s'allonger sur le dos, le professeur choisis donc de prendre la parole.


- A t'écouter je suis mort vieux en accomplissant nombre de choses fabuleuses, je suis loin d'être vieux ! Il se releva, près à s'étirer mais sembla d'un coup s'en empêcher, se protégeant d'une vive douleur à venir si il l'avait fait. Mais je n'attends plus un bon élève, j'ai peut être espérer ça dans mon ancienne vie, mais ici, j'ai choisit de simplement poussé les apprentis, je veux simplement les voir avancer en se tenant droit, fier de se qu'ils ont accomplit et feront à l'avenir, je veux les voir plein de volonté et de rêve à accomplir !

Il fait quelques pas, s'approchant de Maya, il pose les genoux au sol et se penche pour mettre son visage au dessus de celui de la jeune femme, il lui adresse un sourire amical avant de poursuivre ses propos.

- Garde donc ta chance, ta volonté et ton énergie, tu en as besoin, et surtout je vais te donner des raisons d'en avoir besoin !

Il place une main de chaque coté du visage de Maya, reprenant un peu ce qu'elle avait fais tout à l'heure, il eut un petit rire, c'était pas tout à fait aussi solennel que ce qu'elle avait fait, mais il s'en contenterait.

- Les buts dans la vie ne s'inventent pas, il apparaissent sans crier gare, il en existe des centaines de formes, que ce soit des sentiments, d'amour, de haine, l'envie d'obtenir quelque chose, cela devient un genre de quête, suivre les pas de quelqu'un pour lui ressembler, dépasser quelque chose ou quelqu'un, la seule chose dont tu peux être certaines c'est que cela apparaitra d'un coup à tes yeux sans crier gare et que tes pensés se porteront rapidement sur cela. Je sais que tu trouveras une motivation !

Il se pencha encore un peu plus vers elle, leurs visages étaient maintenant très proche un de l'autre. Le chevalier la lâcha alors doucement le visage de Maya et la fixa.

- Tu m'avais demandé si tu pouvais entrer dans ma vie dans la forêt, je vais entrer dans la tienne, et je te pousserais à avancer jusqu'à ce que tu te trouve un but dans la vie. Vu qu'il faut te pousser alors soit !

Avec les écuyers il essayait toujours d'être la figure loin devant qu'ils tentaient de rattraper et d'égaler, certains demandaient en revanche des coups de pieds au cul pour avancer au début, et Maya était de ceux qui avaient peur de viser haut par peur d'échouer, alors il allait y aller à la manière forte pour la motiver il ne pouvait pas accepter qu'un si gentil et mignon brin de femme ne se fane ! Le chevalier voulait voir une belle fleur avec un grand sourire !




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mar 6 Juin 2017 - 15:50
Quand on parle du passé avec quelqu’un qui vient d’une époque lointaine, les discussions ont toujours des tournures qui paraissent improbables… mais c’est une chance après tout.

- Les temps ont un peu changé entre nos deux époques : chez moi, à 17 ans, on est toujours en train d’apprendre… toujours des gamins sans vraiment d’expérience. dit-elle, soupirant profondément. Déjà qu’à l’époque de mon grand-père, on travaillait et on se mariait beaucoup plus jeune, alors à la vôtre…

L’augmentation de l’espérance de vie a considérablement modifié le point de vue des gens vis-à-vis de la vie. Tout le monde prend son temps, les gens remettent tout au lendemain, ils se sentent moins bousculés… et quand, comme Maya, on se sait très tôt condamné à n’être qu’une « étoile filante », on profite et on vit un peu plus intensément. Un peu comme à l’époque d’Alexander. Étonnant qu’il ne « se sente pas vieux » d’ailleurs : Maya a déjà lu qu’au Moyen Âge, 18 ans était considéré comme un âge déjà bien avancé. À moins que ça ne soit à une autre époque… elle n’en a aucune idée en fait, l’histoire n’ayant jamais vraiment été son fort…

Le professeur approche énormément son visage du sien… la jeune femme peut voir jusqu’au plus pointu détail de ses yeux, l’émotion avec laquelle il prononce son discours sur le but d’une vie, la volonté, la motivation… et elle aime. Ses mots sont emplis de vérité et de passion : il est persuadé, et par la même occasion, persuasif. Quand bien même la jeune femme va continuer de jouer son rôle de peste jamais contente… rôle qu’elle abandonnerait bien volontiers si elle le pouvait.
Se tournant finalement sur le côté, pliant légèrement les jambes pour les ramener vers elle et voutant son dos, elle pousse le soupire qu’elle aurait adoré pouvoir retenir.

- « Sans crier gare »… je n’aime pas, ça veut dire qu’il y a de la chance derrière. Les sentiments, j’ai bien fini par comprendre qu’ils étaient trompeurs. Suivre les pas et les rêves de quelqu’un… je ne sais pas, ça fait un peu… « toutou qui veut suivre son maître », ça fait « personne incapable de trouver un but et qui doit copier un autre ». Je ne dis pas que c’est mauvais, c’est bien d’avoir un modèle… mais je ne pense pas avoir rencontré qui que ce soit de « parfait ».

Les gens parfaits finissent par nous décevoir un jour ou l’autre. L’idéal qu’on se fait d’eux prendra toujours de meilleures décisions que les originaux… et le parfait n’existera que dans notre tête. C’est comme Alexander : il souhaite la remotiver, la pousser… mais il finira inexorablement par la décevoir, et tous les efforts auront été vains. Il faudra alors retrouver un nouveau modèle, une nouvelle personne… et ce sera un recommencement sans fin. Pour se sortir de là…
S’écartant, Maya se relève, et avance d’un pas décidé vers la fenêtre qu’elle ouvre. Sans attendre, elle grimpe sur le rebord et plonge. Du deuxième étage, elle n’a pas le temps de savourer la chute qu’elle doit déjà déployer ses ailes et freiner pour ne pas s’écraser sur le sol. Elle atterrit doucement. Elle regarde le sol, puis relève les bras pour observer ses mains. Elle serre les poings… serre les dents… puis ouvre la bouche pour crier.

« Personne n’est parfait »… ce qu’elle peut être misérable.

Si elle le pouvait, elle arracherait tout ce qui ne va pas de son corps et s’en débarrasserait… mais il ne resterait alors plus grand-chose d’elle. Maya plie les jambes, regarde le ciel et s’envole de plus belle. Cette fois, elle monte. 10 mètres, 20 mètres… 100 mètres, 200 mètres… 1000 mètres… le vent caresse son visage et lui fait un bien fou. Bientôt, elle s’arrête et regarde en bas. Belle vue… elle se rend compte qu’elle aime prendre de la hauteur. D’ici, on peut voir l’académie, la forêt, quelques bâtisses aux alentours, la mer et les terres inexplorées. Ce monde est vaste, les possibilités sont grandes… mais quelles sont ces possibilités ? Que faire pour l’intérêt commun ?

Les professeurs ont leur destinée toute tracée. Les repentis, même chose. Les directeurs, n’en parlons pas – d’ailleurs, si elle se compare à Isanagi maintenant, leur point de vue serait presque opposé : lui voulait s’affranchir des responsabilités et du but tout tracé, et elle… souhaitant qu’on l’en lui confie. Les élèves, quant à eux, ont le choix de leur futur. Jusqu’à présent, personne n’a encore atteint le niveau d’une véritable divinité… il n’y a donc aucun exemple de ce qu’on peut faire « après ». Aucune perspective, aucune évolution. Et si elle devenait la première divinité ? Et si elle pouvait répondre à ces questions avant les autres ? Ce serait… « étrange » sur le papier, mais intéressant. Amusant.

Cessant de battre des ailes, la jeune femme se met à tomber en pique, tête en bas. Le sol se rapproche de plus en plus vite, elle ne sent pas son propre poids… c’est agréable, là encore. Le regret, c’est que ces instants sont toujours trop courts, et qu’ils ne suffisent pas à contrebalancer les mauvais.

En bas, on la retrouve à nouveau allongée sur le sol, dans l’herbe cette fois.

- Je devrais peut-être faire une connerie pour devenir repentie… fait-elle pour elle-même, avant d’élever la voix pour que le professeur l’entende, même depuis la fenêtre de sa chambre. Maya Tensho repentie qui doit laver toutes ses fautes, qu’est-ce que vous en pensez les gens ? Vous ne pensez vraiment pas que vous devriez me dénoncer, monsieur Urmanis… ? On me donnerait pour tâche de brosser les chiottes, ce serait un honneur pour une merde comme moi…

Au moins, elle aurait un but atteignable, au lieu de se perdre à rêver.
À deux pas, un petit groupe de filles regardent dans sa direction, l’air choqué, se demandant ce que cette Tensho a encore fait. La dénoncer pour une faute ?
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mer 9 Aoû 2017 - 22:35


Décidément elle est un certains mystère pour lui par moment, il est vrai qu'il avait constater des changements entre le moyen âge et maintenant, mais de la a dire que les chiens n'ont aucun mérite car ils veulent se tenir au côté de leur maitre ? Enfin ce n'est pas dit aussi cruellement, mais dans le fond c'est le sous-entendu … Et dieu que ça ne lui plait pas, c'est un peu comme lui dire qu'il a fait erreur lui aussi, pourtant ca reste son choix, suivre, dépasser.
Il la fixe songeur, agacé et intrigué a la fois, il croyait qu'il se pensait trop compliqué, mais alors Maya serait quoi ? L'impossible ? Foutaise ! L'impossible n'existe pas, c'est juste très compliqué !

La bouche du chevalier s'entre-ouvre, elle a sauté par la fenêtre ? Le blond se relève et se dirige vers la fenêtre, elle est en bas avec ses ailes, il lâche un soupir, c'est plus fort que lui, la petite Tensho a fui, encore une fois !

Elle hurle alors que personne n'est parfait, il se met à sourire, c'est vrai, on la recherche, on veut l'obtenir, mais c'est une chose impossible à atteindre, car dés que l'on s'en rapproche, cette limite s'éloigne, tout peut toujours s'améliorer … Il regarde alors le ciel où elle disparait de sa vue, surement trop éloignée, le professeur regarde alors le sol et la porte, réfléchissant au trajet à emprunter pour descendre. Oh il aurait bien sauté mais avec sa plaie fraichement refermée ...


- Tssss ….

Alors qu'il s'apprêtait a partir vers l'escalier il entend des voix, des élèves en contrebas, Maya est revenu en tombant du ciel ? Évidemment se regard retourne vers la cours, et effectivement la jeune s'y trouve de nouveau, d'autres élèves murmure, ça se voit, ils ne sont absolument pas discret, et elle n'aide absolument lorsqu'elle prend la parole. Alexander s'énerve, serre si fort le rebord de la fenêtre que le bois en grince, puis le frappe, il craque et se fend. Prit d'un coup de sang il enjambe d'un bond la fenêtre pour atterrir au sol sans amortir sa chute dans un fracas impressionnant. En forme il aurait eut la possibilité de faire ça mieux, de rester à peu près debout, là il est au sol, s'étant retenu de gémir avec sa plaie qui s'était complétement ouverte à nouveau, masqué par sa cape retombée sur lui la chose ne se voyait pas trop, mais il avait une main plaqué dessus et serrait les dents, chaque inspiration refaisait mal … Pourtant il se relève, comme quand il combat. Debout il avance lentement vers Maya, certains élèves chuchote encore plus, d'autres sont devenu silencieux et observe attentivement.

- Dénoncer ? Punir ? Tssss ! Alors pour toi la marionnette doit être réprimander ? Moi je penche pour le marionnettiste ! Je préfère couper l'eau que de la récupérer avec une bassine ! Les problèmes ça se règle à la source !

Il est à coté d'elle, il la saisit par le col pour la relever de force, elle avait finit de l'agacer, le professeur se voulant amical montrait un visage qu'il ne montrait pas souvent, inquisiteur, juge. Une pur expression de chevalier découvrant une hérésie. Il enlève sa main directrice de la plaie et lui lâche le col, il a l'air de peiner à rester sur ses jambes, elles tremblent légérement, pourtant il a encore la force nécessaire pour lui mettre une impressionnante gifle qui s'imprime sur sa joue avec le sang de sa plaie.

- Ta lâcheté me rend fou ! Tu fuis systématiquement ! Tu te rabaisse à chaque fois ! Relève toi !

Il se tient encore debout à coté, si elle tarde à se remettre debout, il la redressera encore comme à l'instant. Mais dans les deux cas elle aura le droit à une seconde giffle aussitôt debout, sur l'autre joue.

- Tu veux être punie ? Tu veux te punir de quoi ? De ne pas avoir eut les bons mots ? De ne pas avoir pu le retenir que ce soit avec des mots où la force ?

Il bouge ses pieds, se retenant de chuter en changeant de posture, il était un peu bancal, mais forçait moins, dans l'immédiat le chevalier se moquait bien de sa prestance.

- L'incapacité à pouvoir agir sur le moment se suffit en punition, les regrets et la peine suffise a briser bien des gens ! Tu n'es donc même pas capable de te dire “Je ne veux plus que cela se produise !” et d'aller combler ce qui t'a fait défaut ?

Des élèves qui ont le professeur Urmanis en tant que professeur ont un mouvement de recule, ils réalisent que l'exigent professeur de sport reste sympa lorsqu'il engueule dans son cours ! Ils découvrent avec surprise ce que cela donne quand il impose toute l'autorité dont il est capable de faire preuve, l'écrasante autorité militaire.

- Tu as tenté une fois et ca n'a pas suffit ? Alors tu ne t'étais pas suffisamment appliquée ! Tant que tu es vivante tu peut tenter à nouveau ! Se dire que de toute façon on y arrivera jamais c'est juste abandonner ! Et l'abandon c'est une fin ! C'est pitoyable !

Si leur escapade lui avait montré plusieurs visages de la jeune fille, c'est qu'elle avait encore des désirs, vivre en était un, et puisqu'elle avait parlé d'honneur pour elle, alors elle avait encore un peu de fierté, même si il volait pas haut …
Le chevalier prit une dernière inspiration et lâcha un jurons dans sa langue natale alors qu'il perdait à moitié connaissance et s'effondrant au sol. Tout s'agitait autour, on appelait autour certains accusaient Maya, d'autres la plaignaient, et un peu plus loin deux élèves discutaient.


- Putin ! Je croyais que le bouquin c'était du flan, mais c'était p'tetre vrai ! J'metais maré en lisant que “Messire Urmanis était méconnaissable quand il s'énervait, mordant comme le froid de la toundra et violent comme les neiges dévalant les montagnes en hiver” faudrait que je retrouve ce bouquin ! L'auteur était un écuyers qui avait décris et raconté des événements et personnes qui l'avaient impressionné et inspiré !

- Sans déconner ! Faut qu'on le retrouve ! J'veux en savoir plus sur m'sieur Urmanis !

- Je sais plus où je l'ai choppé dans la bibliothèque aussi !



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Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier
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