Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier

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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 3 Oct 2016 - 14:11


Dix … Le nombre de la victoire ou de la défaite pour cet amical affrontement, ici il lui offrait la victoire sur Maya, encore heureux, il n'aurait pas pu faire d'avantage avec sa blessure au ventre qui s'était rouverte lors de son dernier mouvement, le mouvement de trop pour une plaie ne demandant qu'à cicatriser … Mais dont le propriétaire, trop fougueux, ne lui laissait définitivement pas l'espoir de disparaitre ! Mais déjà elle recommence, elle se rabaisse.
Il tente d se relever, la blessure lui annonce déjà la chose comme impossible, il place immédiatement sa main gauche dessus en étouffant un grimace, la main droite posé sur la sol à coté de la jeune femme vu que du coup il s'est légèrement penché sur elle.
Là tout de suite il l'engueulerait bien un bon coup, mais il lui fallait une petite minute histoire que la douleur au ventre s'envole, même si elle reviendra probablement plus vite qu'il ne l'espère, après tout il se dit toujours qu'elle ne reviendra pas, mieux vaut croire à cela que se dire qu'il est cuit et va souffrir de longues heures !
Et elle finit par reprendre la parole, il a vu un sourire, il ne fut pas présent longtemps mais il était bel et bien là ! Mais toujours le même défaut de chacun des propos qu'elle peut tenir, ce défaitisme, ce manque d'ambition et de courage ! Ceci en est de trop pour le professeur et le chevalier qu'il est, il se redresse légérement, la main qui l’empêchait de chuter sur Maya quitte le sol, et rejoins la joue de l'apprentie déesse, cette gifle elle l'aura mérité !


- Impossible ! Insurmontable ! Penser pouvoir ! Le hasard ! La chance ! Je ne peux pas ! C'est terminé ! Quand vas tu enfin savoir te tenir droite ! La chance, le hasard, quand bien même ils existent cela ne sert à rien de compter dessus !

Il est énervé, oui, là c'est un fait sa blessure a fini de se rouvrir, mais l'agacement l'emporte sur la douleur, et le bandage absorbe le sang pour le moment ! Le chevalier lui a saisit le menton pour la fixer droit dans les yeux, oui, la dernière remarque sur la situation, elle n'a pas d’intérêt à ses yeux, il y a plus important que de voir un soutien gorge dans l'immédiat à régler !

Insurmontable ? Impossible ? Ne pas pouvoir ? Ce sont les mots que sortent ceux qui n'ont pas de courage ou d'ambitions ! Tu as un objectif, mais tu n'as pas le courage nécessaire de te donner les moyens pour l'atteindre, tu te justifie en disant que c'est impossible pour toi ! Foutaise ! Le talent et le don de naissance n'est qu'un mythe avant par les lâches ! Pour peu qu'on le désire vraiment, que l'on se donne les moyens, RIEN n'est impossible !Tu es faible physiquement ? Alors entraine toi ! Tu n'est pas intelligente ? Alors étudie !

Il lui lâche le menton, une nouvelle tentative de se redresser, son ventre lui hurle qu'il est bien là où il est pour le moment, alors soit, il y restera pour le moment, mais si elle le pousse un peu, pour sur qu'il s'effondrera à coté ..

- Tu compte laisser les autres faire ce que tu veux réaliser ? J’espère que tu ne compte pas en obtenir satisfaction, car tu seras déçue … Tu me vois fort, pourtant à mes début je ne tenait même pas face à un éclopé ! Alors oui ce n'est pas rapide, mais j'ai travaillé suffisamment pour atteindre mon niveau actuel, et je continue encore à m'entrainer malgré tout ! On appel ça de la volonté ! Elle est passée où la tienne Maya ? Quand l'as tu laissé partir sans même lui accordé un regard ? J'ai vu que par moment tu arrivait à en avoir ! Alors laisse la donc sortir !

Il fallait un peu la secouer, là il n'y avait plus le choix, mais dans sa tête se dessinait une idée claire, il allait prendre cette petite à bras le corps ! Il allait s'occuper d'elle ! De la motivation, il allait lui en donner ! Mais pour le moment il faut déjà l’engueuler !




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 7 Oct 2016 - 16:10
Alors qu’Alexander se relève, et qu’elle est partie pour en faire de même, Maya reçoit une gifle monumentale qui la recouche aussitôt. Surprise, la jeune femme pose sa main sur sa joue… et se fait saisir par le menton, l’obligeant à regarder son désormais agresseur, la peur au ventre.
Elle subit le discours acerbe du professeur, sans rien faire… mais petit à petit, la rage monte. Que fait-il ? Pour qui se prend-il pour la juger sans la connaître ? Qui est-il pour s’imposer de cette façon ? Alors qu’il en termine… l’élève explose. Trouvant une force nouvelle au plus profond d’elle-même, Maya se relève en bousculant Alexander, le fait basculer sur le côté, puis sur le dos, et enfin, elle le chevauche et le saisit au col, de sa main ensanglantée. La rage se lit dans ses yeux… et cette fois, c’est à lui de soutenir son regard et de subir sa colère.

- Et vous, vous avez pu arrêter mon père ce jour-là ? fait la jeune femme en serrant les dents. C’était « insurmontable » ? « Impossible » ? Ou alors, vous n’aviez juste pas envie, c’est ce que vous êtes en train de me dire ? « Entraine-toi parce qu’on ne peut compter sur personne » ?

Certainement pas, non… mais si Maya se laisse aller, elle est capable d’en vouloir au monde entier.

- Moi, j’ai essayé d’intervenir… et on ne va pas m’en tenir rigueur. J’ai échoué, je manquais d’un peu tout, c’est normal. Et vous autres, qu’est-ce que vous avez fait ? À quoi vous a servi votre entrainement ? À quoi vous servirait-il si la scène venait à se représenter ? demande-t-elle avant de hurler. À rien, puisque VOUS êtes des lâches !

Elle avait le choix entre se défendre, ou attaquer avec plus de virulence encore… et c’est ce qu’elle a fait. Si elle se laisse marcher sur les doigts, si elle ne répond pas et se contente de hocher la tête, ce sera comme d’habitude : on va se moquer d’elle, continuer à la rabaisser, à la blesser. Toujours la même rengaine… alors, aujourd’hui, maintenant, ça suffit. C’est un professeur qui en fait les frais, une personne respectable… mais il n’aurait pas dû lui parler de cette façon.

- Moi, je n’ai pas de courage ? Je sais et j’ai toujours su que je n’avais pas le niveau… je sais que je ne l’aurai d’ailleurs jamais. Je ne me berce pas d’illusions. Au cas où vous pensiez avoir l’éternité devant vous pour vous entrainer, sachez que je pense au contraire que tout se terminera très rapidement, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je ne gâcherai pas ces jours, semaines, mois à m’entrainer. J’ai par contre le courage d’affronter, et je suis assez saine d’esprit pour savoir que je vais mourir. Oui je vais mourir, je vais bêtement crever, sans doute pour un rien !

Son point s’est resserré encore davantage. Elle presse au niveau de son menton, si fort qu’il doit avoir du mal à garder la tête droite.

- Et alors ? Ma vie n’a pas d’importance, pas plus que celle d’un autre ! Le monde continuera de tourner ! Je ne tiens pas à entrer dans les mémoires en étant celle qui aura tué Jhoken, celle qui aura assassiné son père ou je ne sais quoi. Mais en utilisant les capacités que je possède aujourd’hui… je… je peux… faire quelque chose. Je suis peut-être nulle, mais je… je… je ne suis pas inutile.

Son assurance vient d’en prendre un coup. Maya hésite, comme si elle n’était pas d’accord avec ce qu’elle venait de dire… mais à cause de quelle partie ? Dans son esprit, les scènes défilent à toute allure. Elle avec Isanagi, avant qu’il ne parte. Elle avec Atios, avant qu’il ne parte. Font-ils semblant de l’avoir oublié ? L’ont-ils oublié ? Pensent-ils à elle, quelque fois de temps en temps ? Elle en est sûre mais… pas tout à fait. Son esprit se brouille, tandis qu’elle lâche Alexander et pose ses mains sur ses tempes, comme prise d’un mal de tête soudain.

- Je… je vais faire des choses. Les… missions suffiront… pour… pour me former… et faire… des choses utiles en même temps…

Y croit-elle une seule seconde ? Faire des tours de magie dans les couloirs, est-ce vraiment utile ou est-ce de la perte de temps sèche ? Et si elle s’était entrainée à la place de faire le guignol ? Et si elle s’était entrainée à la place de perdre son temps aux loisirs et aux divertissements ? Que doit-elle faire ? Continuer à perdre du temps ou aller de l’avant ?

Des objectifs ? Pourquoi en a-t-elle ? Il vaudrait mieux ne plus en avoir, ne plus être Maya, mais une poupée, un chiffon qui accomplirait les missions, sans réfléchir. Que ces dernières soient un succès ou non, la jeune femme n’aurait plus à réfléchir, plus à s’en faire, elle serait libérée de son poids.

Et pourquoi continuer à vivre d’ailleurs ? Ce serait plus simple encore.
Si elle ne cherche pas à s’entrainer, si elle ne cherche pas à devenir plus forte, c’est peut-être par envie d’en finir définitivement ? Plus elle est faible, plus elle mourra vite. Parce qu’au bout des objectifs, il n’y a pas la joie. Pas le bonheur. Même pas la satisfaction. Tuer Jhoken, tuer Isanagi, tuer Atios… et alors ? Recommencera-t-elle une nouvelle vie, pour faire les mêmes choix, les mêmes erreurs et souffrir encore une fois ? Mourir après avoir tout donné, mourir sans laisser de trace dans les mémoires, mourir pour rien sans avoir pu apporter… personne ne sera déçu. On lui trouvera une excuse. On lui pardonnera…

Maya, la tempe en sang à cause du sang qui coule sur sa main, baisse les bras.
Elle tremble un peu… puis pouffe de rire.
À tel point qu’elle doit essuyer quelques larmes.

- Ah… je ne vous conseille pas de raisonner comme moi, vous ne tiendriez pas longtemps avant de devenir fou… !
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 14 Oct 2016 - 15:36


Il est repoussé, grimaçant il chute au sol, elle s'installe sur lui, sans parole la scène ferait presque croire que dans se parc ils allaient s'adonner aux plaisir de l'amour charnelle ! Mais ici on les entends, la rencontre tourne en dispute, mais le professeur est assez satisfait, si sa plaie ne lui faisait pas mal, la position n'aidant pas vraiment, il arborerait probablement un sourire, mais il réprime la grimace de souffrance, son visage est neutre, quasiment inexpressif, dans la limite du possible, et il l'écoute.
Oui il prend soin de bien entendre chaque mots, car enfin elle se tient droite, car enfin son regard sévère indique une grande détermination ! Il ne répond pas, il la laisse enchainer les question, les réponses, il l'a laisse s'exprimer avec toute la liberté du monde, même si se faire traiter de lâche ne lui plait absolument pas, dans un sens elle avait partiellement raison, il n'avait pas réussit à faire grand chose ce jour là …

Pourtant doucement, cette fureur retombe, les propos deviennent hésitant, il lui lâche le col, il s'allonge de nouveau mais la fixe toujours dans les yeux, même si pour le coup le buste est dans el champ de vision. Ensuite lorsqu'elle se mit à rire, le chevalier comprit qu'il était temps, qu'il s'agissait du moment idéale pour lui répondre, il faut toujours laisser les personne sous le coup de l'émotion s'exprimer.
Il voulait se redresser, il avait légérement levé une jambe pour cela, mais son buste lui ne suivait pas, il tressaillit avec la douleur, la plaie venait de légérement s'ouvrir encore une fois, du coup pour Maya se fut simplement un genoux qui appuya derrière elle et se remit au sol. Il sourit tendrement, il se voulait chaleureux, puis prit la parole.


- Oui, je n'ai rien pu faire le jour de sa trahison, tout comme j'ai été ridicule avec Kate Moreau, tout comme je n'ai pas su empêcher Trish de disparaitre, pourtant j'ai essayer, pourtant personne ne me critique sur cela, et comme toi j'ai découvert impuissant que je n'ai rien pu faire !

Il passe une main derrière le cou de Maya et la tire vers lui pour rapprocher leurs visages, puisqu'il s'agit de se parler dans le blanc des yeux, autant le faire ouvertement dans un sens. Cela rend la conversation bien plus intime, elle était la première personne à qui il parlait de ses deux plus grand regrets de sa vie en tant que dieux, même si au fond il savait qu'il y en avait encore d'autres.

- Pourtant voila ce qui nous différencie, jamais je n'ai décrété que j'étais fini, jamais je n'ai choisi de vivre en attendant la fin, je l'ai appris de mon vivant, dans ma jeunesse lorsque je me suis fait humilier, les regrets sont un poison qui nous rongent, je n'ai trouvé qu'une réponse à cela, faire de son mieux, se donner les moyens pour qu'un jour notre intervention pèse, se préparer à relever le prochain défi que la vie mène sur notre chemin, car toujours elle en mettra !

Le chevalier tire une brève grimace, son autre main se place instinctivement sur sa blessure,mais il ne lâche pas le cou de Maya, au contraire, il la tire encore un peu vers lui et lui adresse un grand sourire.

- Tu sais, je considère bien plus ceux qui se moquent de ce que diront les gens pour se donner les moyens de réaliser leurs objectifs que ceux qui, aveuglés par le fait de ne pas avoir une mauvaise image choisissent l'inaction et les regrets.

Il se met alors à rire doucement, avec sa blessure il fallait mieux faire preuve de prudence, en attendant il se surprend lui même, il lui parle de chose qu'il garde au fond de lui depuis tellement de temps … Il se demandait bien à quoi cela pouvait bien être dû, sa position ? La dispute ? Le soutien gorge ? Les larmes de l'apprentie divinité ? Cette femme avait percée un petit trou dans la carapace du chevalier.

- Si tu en as envie, fais le, que ce soit un mariage avec un gobelin ou d'enterrer ton image de jeune fille fragile, donne toi les moyens de le faire et fais le ! Il ne faut pas regretter, quand viendra la fin, le point de vue des autres ne sert à rien, seul tes actions comptent et peuvent même te permettre de repousser l'échéance de la fin ! Il faut vivre pleinement si l'on veut disparaitre satisfait ou satisfaite, sinon, à quoi sert de vivre ?




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 21 Oct 2016 - 17:00
Il rapproche leur visage en attirant la tête de Maya, qui ne semble pas se défendre. Leur nez se frôle… mais la jeune femme se contente de croiser les bras, en forçant néanmoins sur ses abdominaux pour ne pas tomber plus en avant encore. Mis à part s’inonder le visage des cheveux de son interlocutrice, il ne risque pas d’obtenir grand-chose…

- À quoi est-ce que ça sert de vivre… sans mauvais jeu de mots, c’est ce que je me tue à déterminer.

L’intimer à suivre et réaliser ses envies n’est peut-être pas la chose à faire, la jeune femme ayant répété maintes et maintes fois qu’elle souhaitait disparaitre définitivement.

- Je me fiche d’avoir une mauvaise image… je ne souhaite rien, je n’ai envie de rien. commence-t-elle avant de se reprendre, saisie d’une illumination. Si, tuer Jhoken. Ou plutôt, être avec mon père. Je veux qu’il stoppe sa révolte et je veux laver son nom. Je veux que nous soyons ensemble, que nous formions une famille unie et soudée… mais c’est impossible. Ça ressemble davantage à un fantasme qu’à autre chose, au point où nous en sommes.

Combien de fois a-t-elle essayé de le convaincre ? Deux fois directement face à lui… et deux autres fois par l’intermédiaire d’une tierce personne. Cependant, si son seul but avait été de vivre avec son père, Maya aurait rejoint les renégats sans se poser la moindre question… C’est signe qu’elle ne dit pas tout. Le problème est plus complexe qu’il n’y parait, puisqu’elle souhaite prendre l’ascendant sur Isanagi… elle souhaite le dominer pour qu’il suive ses conseils et ne répète plus jamais les mêmes erreurs. Elle veut son attention exclusive. Elle veut être tout pour lui.
Et cela sans l’obliger… elle veut qu’il la suive de sa propre volonté.

- C’est comme vous, comme quand vous dîtes avoir été impuissant face à des situations. Cette… Kate, cette Trish, toutes les autres personnes face à qui vous avez été impuissant : qu’avez-vous fait ? Que faites-vous ? Vous aviez envie de faire quelque chose mais vous ne l’avez pas fait, et aujourd’hui, vos actions ne pèsent pas. Parce que j’en conclus que vous avez abandonné. Pour une raison qui vous incombe, vous avez laissé tomber pour trouver autre chose qui vous conviendrait mieux, quelque chose que vous pourriez résoudre. J’ai tort ?

À nouveau, elle l’attaque, signe qu’elle ne s’est pas calmée. Maya accuse Alexander d’avoir fui une situation impossible à résoudre. Bien sûr qu’il atteint des objectifs aujourd’hui. Bien sûr qu’il a pu oublier et remplacer certaines personnes dans son cœur, restant impuissant pour les autres. Mais l’apprentie ne peut se résoudre à faire la même chose. Dans le monde, dans l’Académie, elle a le pouvoir de venir en aide à d’autres personnes… mais elle ne veut pas fuir la réalité. Elle refuse de penser à autre chose, elle refuse de se sentir mieux. Elle refuse d’oublier son père, ne serait-ce qu’une seconde. Elle refuse de le laisser tomber.

La jeune femme force Alexander à la lâcher en saisissant son petit doigt et en le relevant pour entrainer sa main. Elle se relève alors… et fait quelques pas vers un arbuste, se moquant désormais éperdument de sa tenue. Elle touche le tronc, les branches, les feuilles…

- Mon père est là, quelque part… et bien que l’objectif de le ramener à la raison soit inatteignable, je refuse d’abandonner et de fuir. Je refuse de faire quelque chose de plus facile. Et même quand mon objectif se révèlera être un échec parce que… parce que… parce qu’il… s… mort…

Les mots ont du mal à sortir, elle s’efforce de contenir ses émotions négatives.

- … je défendrai et scanderai son nom haut et fort chaque jour jusqu’à ma propre mort ! complète-t-elle en transformant sa douleur en tonus. Même quand il ne sera plus là, il sera toujours là. Je laverai son nom, mon objectif est et restera dans mon cœur à jamais.

Maya s’accroupit… puis commence à respirer de plus en plus fort. De plus en plus vite. Elle s’entoure de ses bras et les serre contre elle, elle pose une main sur son cœur et presse, presse du plus fort qu’elle peut. Elle gémit un peu, avant de finalement se laisser tomber sur le côté et se recroqueviller. Une posture qui ressemble à s’y méprendre à la position latérale de sécurité.

- … Je souffre… je souffre trop… mais je refuse d’être raisonnable…

Plus elle parle, plus son état empire… mieux vaut peut-être arrêter les frais.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 21 Oct 2016 - 21:03


Vivre ? L'utilité ? Cette question aussi il se la posait, mais oui, lâchement il l'esquivait, il se refusait à y répondre car il avait peur de la réponse qu'il pourrait découvrir, instinctivement on tient toujours un peu à sa vie …
L'attaque sur Kate et Trish en revanche fait plus mal qu'il ne pensait, abandonné ? Non, il s'est résigné, mais repenser à tout ceci à allumé un lueur de tristesse au fond du regard du templier, l'a-t-elle remarqué alors qu'elle s'éloigne de lui ? Ce n'est pas comme si il avait la force de répondre à ce mouvement, enfin si, mais il n'y avait aucune raison à la contraindre de la sorte, il la regarde juste aller vers l'arbre, toujours silencieux alors qu'elle semble elle aussi perdre ses forces, elle voit très loin, elle s'imagine toutes les possibilités, lui qui bride ses pensées autant qu'il le peut, il ne peut que tenter de comprendre les personnes qui imaginent tout ce qui pourrait arriver …
Une petite larme coule sur la joue du chevalier, instinctivement il s'en débarrasse.


- Abandonner ? Non, je me suis résigné, elles ont disparue, j'ai longtemps cherché, j'en ai perdu la raison une fois, moment où j'ai faillit plongé dans l'obscurité … Mais je suis un chevalier, je ne peux pas vivre pour une illusion, des morts ou un mirage … Tu as la chance de savoir où se trouve ce que tu cherches, ce n'est pas mon cas.

Il tendit un bras vers le ciel en soupirant, il s'imaginait le visage de Kate … celui de Trish ...Il lui revint alors en tête une partie du passage drogué, et il revit le visage de Maya, il ferma les yeux.

- Tu ne sais pas ce que me coute le fait de tenter d'oublier, pour un peu de joie j'ai décidé d'écarté un principe qui avait dicté ma vie, ne pas m'attacher, avoir des camarades mais pas d'amis, au final j'ai récolté le malheur et la tristesse, j'ai trouvé refuge dans mon passé … Protéger et servir une cause ...

Il tente de se relever, grimace, il va falloir faire autrement, il roule sur le coté pour se mettre à quattre pattes et soupir, il regarde Maya. Il voulait la rejoindre, il ne savait pas pourquoi, une envie de la protéger elle ? Lentement mais surement il avançait jusqu'à enfin arriver à son niveau, il se redressa avec grande difficulté, toujours un peu de tristesse dans le regard, il posa une main sur les cheveux de Maya et la caressa doucement.

- Les choix les plus simples ne sont pas forcément perçu pareil par tous, pour moi l'abandon est le plus compliqué, une chose quasiment impensable.

Il sourit tristement, s'en voulant un peu de l'avoir ainsi poussé à bout, physiquement comme psychologiquement, ce n'était pas très sympa, mais il ne connaissais que ce moyen pour pousser les personnes à s'exprimer.

- Je suis désolé de t'avoir ainsi bousculé, je voulais que tu exprimes tes pensées sans contraintes.

Il respectait beaucoup cette femme, elle restait ferme même lorsqu'elle songeait au pire, même si elle part sur un objectif qu'elle considère impossible, s'attachait-il encore ou son instinct de chevalier le poussait à désirer l'aider ? Il ne saurait répondre tout de suite ...

- Tu n'y arriveras peut être pas seul, tu manque peut être de ...

Il força un peu ses muscles, il avait faillit faillir et tomber sur elle, il était si faible que cela ? Enfin après tout ce qu'il leurs est arrivé, qui pourrait ne pas l'être ?

- … de puissance pour cela, mais dans ce cas … Je t'aiderais si tu le souhaites.

Cette fois il faillit et pose sa main libre au sol pour se retenir, du coup il arrive à regarder Maya dans les yeux et lui adresser son sourire, dans un sens ce n'est pas plus mal, il sentait un peu de sueur sur son front, il commençait à vraiment forcé là ...

-Calme toi, respire, concentre toi sur une chose à la fois, ton objectif premier est de le raisonner, si tu estime que tu pourrais y arriver, alors je t'aiderais, j'occuperais Johken et nous allons te préparer à faire face à ton père !



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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 28 Oct 2016 - 11:42
- Je ne PEUX PAS y arriver. fait-elle en insistant sur chacun de ces mots.

S’il y avait une solution, Maya l’aurait déjà trouvée. C’est une fille futée, qui sait ce qu’elle veut, qui ose et qui se donne les moyens de parvenir à ses fins. Mais aujourd’hui, pour ce problème… il n’y a pas de solution. Isanagi ne reviendra pas. La jeune femme s’est imaginé la scène des centaines de fois. Qu’elle argumente, qu’elle essaye de persuader, qu’elle tente de convaincre, ou même qu’elle se batte, rien ne fonctionne. Les directeurs, les académiciens, sa fille, peu importe qui tente de le raisonner, ça ne marche jamais.

Les yeux de Maya sont dirigés vers le visage d’Alexander, mais perdue dans ses songes, obnubilée par ses pensées, elle ne le voit pas. Elle ne hausse pas non plus le ton, préférant se calmer comme il l’a demandé, parler de manière décontractée… le tout en totale contradiction avec la confusion dramatique qui règne dans son esprit.

- Il y a des gens positifs, il y a des gens négatifs… je me considère plus comme étant… réaliste. J’ai déjà essayé de raisonner mon père, mais rien à faire. Il est plus charismatique, plus convaincant… c’est mon père, vous comprenez ? C’est une autorité naturelle, je suis plus proche de le rejoindre, que lui d’arrêter ces massacres. Et pourtant, je ne le rejoindrai jamais. Alors, à quoi bon risquer la vie de quelqu’un pour… rien ?

Pire encore : si elle devait renouveler le face à face, en plus de ne donner aucun résultat, ça la détruirait un peu plus encore. Mais alors, à quoi bon se torturer l’esprit ? Pourquoi continuer à tout de même… espérer ? Parce qu’avec le temps, les choses pourraient évoluer. Avec le temps, Isanagi pourrait revenir vers elle, de lui-même. Avec le temps, ils pourraient se retrouver tous les deux, et parler.

Qu’a fait Alexander ? Il a cherché ses connaissances, longtemps, puis il est passé à autre chose. Si aujourd’hui, ces personnes revenaient vers lui… que ferait-il ? Comment réagirait-il ? Elles lui demanderaient pourquoi il n’a pas tout fait pour les chercher, pourquoi il n’a pas été là pour elles… pourquoi il les a abandonnées alors qu’elles étaient là, quelque part à l’attendre. Que pourrait-il répondre à cela ? Que c’était impossible et qu’il n’avait plus de temps à leur consacrer ? Que sa protection a une date de péremption ? Qu’une cause plus importante reprenait la priorité ? Il doit sûrement faire ce rêve, encore et encore… ce cauchemar dans lequel ses connaissances l’appellent au secours, lui demandent pourquoi il ne vient pas les sauver… Comment fait-il pour résister et s’en débarrasser ?

Maya s’est imaginée une scène, dans sa tête, à propos de son propre père. S’il revenait et l’accusait de n’avoir pas réussi à le raisonner… que ferait-elle ? Que pourrait-elle lui répondre ? Pourrait-elle seulement se targuer de ne l’avoir jamais véritablement abandonné ? Pourrait-elle reprendre sa place auprès de lui, après s’être simplement excusée ?

Elle ne veut pas jouer les plus malheureuse… mais savoir où se trouve une personne aimée et ne pas pouvoir la voir et la ramener, c’est peut-être pire qu’avoir perdu quelqu’un pour toujours. Dans le premier cas, on sait que l’autre refait sa vie dans son coin alors que nous souffrons, seul… dans l’autre cas, on peut finir par se convaincre de la mort de l’être aimé, et faire son deuil pour… s’apaiser.

La jeune femme finit par écarter le bras d’Alexander, roule sur le côté et se relève. Un bref coup d’œil la mène sur la blessure de son professeur… détail qu’elle n’avait pas encore remarqué, trop absorbée par ses lamentations. Elle soupire, se maudit, puis ferme les yeux. La douleur de sa propre coupure dans la main ressurgit brusquement, comme si elle sortait d’un mode veille fictif. Elle rouvre les yeux, dessine du plat de sa main dans l’air, puis matérialise une très longue écharpe de laine qu’elle enroule maladroitement autour de son cou, de son buste et de sa main blessée, pour ralentir le saignement et ne pas prendre trop froid.

- Vous faites bien de ne plus vouloir vous attacher… ça fait trop mal. reprend Maya en s’accroupissant près d’Alexander et en commençant à passer son bras autour de ses épaules pour l’aider à marcher. Et vous avez raison : je ne sais pas ce qu’il vous en coute d’essayer d’oublier. Je sais juste que… pour mon cas… je préfère ne jamais me résigner, rester droite et souffrir jusqu’à la fin de mes jours. Je ne vous souhaite pas de faire comme moi… je suis juste incapable de faire comme si rien ne s’était passé… et je ne veux même pas essayer.

Tous les deux relevés, Maya commence à imprimer un rythme de marche, s’adaptant au blessé pour ne pas trop le brusquer. Sa taille par rapport à celle du professeur doit faire de Maya un appui quasi-parfait.

- On va à l’infirmerie ou ça va ?

Pas question de souhait ici… il ne sera jamais question de souhait de toute façon. Alexander est sûrement une bonne personne, elle suivra ses recommandations sans avoir besoin d’y être obligée.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Dim 30 Oct 2016 - 13:47


Ne pas pouvoir, le chevalier ne pensais jamais cela, si une chose lui paraissait impossible, il estimait que c'était sur le moment et qu'avec du travail, il finirais par pouvoir, rien n'est fondamentalement impossible, il faut s'en donner les moyen après le constat et revenir après !
En revanche il l'a rejoins sur la figure paternelle et l'autorité qu'elle incarne pour les enfants, il sourit en repensant à lui, chevalier, qui a accepté de se détourner d'un de ses vœux pour lui, à sa demande, dans le fond c'était surtout une question d'éducation, il s'était toujours défini comme obéissant, trop obéissant, alors forcément avec un père très ambitieux, on fini par être utilisé et manipulé.

Alors qu'elle s'écarte le professeur s'acharne à ne pas s'effondrer, sa blessure lui remettant en plein visage toute les fois où il forçait, chaque passage à l'infirmerie où il partait sans attendre la fin des traitements, il rit doucement en se moquant de lui même, dans le fond il est idiot, mais il ne supporte pas d'être allongé, qu'on s'occupe de lui, il se sent le plus faible du monde quand cela arrive, il se sent à la merci de tous, sentiment qu'il ne supportait définitivement pas.
Pourtant quand elle l'aide à se relever, il la laisse faire, elle le fait d'elle même, de bon cœur, mais entre ça où attendre contre un arbre … ou ramper … Enfin, ce n'est pas comme si il ne l'avait jamais fait. Alors qu'elle le soutient pour se redresser et qu'ils commencent à marcher lentement, il l'écoute, regardant devant lui.


- Je ne sais pas si je ne désire plus m'attacher, mais je sais que cela m'effraye, je suis rongé par cette crainte que m'attacher causera mon malheur. J'ai tant enseigner que les sentiments causaient la perte des soldats de mon vivant, j'ai pourtant moi même des difficultés à suivre ce que j'enseignais au écuyers, c'est assez ridicule ...

Après quelques pas, il ralentit un peu, le rythme était encore un peu trop soutenu, il se demandait si il ne valait pas mieux prendre une pause, en tout cas l'infirmerie, ca ne le tentait pas trop … Il peut encore bouger alors donc … Il reprit la parole.

- Je suis d'un naturel trop acharné, si j'ai un objectif, j'en oublie tout le reste pour le réaliser, je ne vis plus que pour ce dernier et plus rien ne peut m'atteindre, j'en ai déjà fait le frais une fois, j'ai été stoppé par une amie au cout d'un combat acharné, je ne voulais rien entendre, mais j'ai préférer me concentrer sur al mission qui m'a été confié lors de ma résurrection, rendre forte les divinités de l'académie, je vis avec l'échec de mes abandons pour avoir choisi de ne pas oublier ma mission.

Il s'arrête d'un coup et regarde la jeune Tensho droit dans les yeux en souriant, un grand sourire sincère, amical, et chaleureux.

- N'ignore jamais ce qu'il s'est passé, cela montre que tu as du cœur, seul les monstres peuvent ignorer le passé. N'abandonne jamais, car souffrir d'échouer ou d'avoir abandonné, ce n'est pas pareil, le deuxième apporte la honte ...

Il lui tapota l'épaule en riant.

- Je n'apprécie pas vraiment l'infirmerie, j'ai des bandages dans ma chambre, ils suffiront, il faudra que tu m'aide pour en faire un qui tienne la route par contre … Et puis ...

Il lui pinça légèrement la joue taquin alors qu'il recommençait à avancer plus lentement, cette petite pause avait fait un peu de bien au chevalier.

- En dehors des cours, tutoies moi, après tout ce qu'il s'est passé, ça me ferait plaisir Maya !




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 4 Nov 2016 - 10:43
Ils marchent, elle essaye d’écouter et d’assimiler ce que son professeur dit, tout en hochant la tête.
Jusqu’à sa dernière remarque, elle n’avait pas compris… mais à partir du moment où il lui demande de le tutoyer, ça devient clair comme de l’eau de roche : ils dépassent le stade de la simple relation élève-enseignant. À quel moment ont-ils basculé ? La jeune femme déglutit. Ils continuent néanmoins leur chemin sans s’arrêter, en direction de l’Est de l’académie.

Alexander est un professeur plutôt différent des autres. N’en ayant pas côtoyé beaucoup, que ce soit durant sa vie humaine ou dans l’académie – même si certaines personnes agissaient de la même manière, se prenant pour ce qu’ils n’étaient pas pour lui enseigner l’art du combat notamment –, Maya ne peut pas vraiment se rendre compte… mais c’est le premier qui se confie, le premier qui parle de lui et qui n’est pas là que pour l’écouter, la rassurer, ou l’entraîner. Compte tenu de son vouvoiement, de sa prise de distance volontaire… c’est assez embarrassant. Ça ne correspond en rien à ce qu’elle a pu expérimenter par le passé.

Préférant d’abord garder ses esprits et ne pas trop se faire d’idées, Maya secoue la tête quelques secondes, comme pour chasser ce sujet de son cerveau. Qu’a dit Alexander ? Sur quel thème peut-elle rebondir ?

- Eh bien… même les amis passent après la mission alors ? fait-elle, pensive, avant d’enchainer. Remarque, quand je laisse partir mon père, c’est à peu près la même chose… l’académie avant la famille… Les idéaux avant… l’amour paternel…

Dans un premier temps, pas de tutoiement ni de vouvoiement. Pas de « vos amis », pas de « votre mission ». Un exercice un peu compliqué, qui l’oblige à bien choisir ses formulations… soit. Mieux vaut qu’elle continue de parler de sa propre vie à la première personne, ce sera tout de suite plus simple…

- Mine de rien, je suis tout de même contente de l’avoir revue plus tard. dit-elle après s’être arrêtée… puis en reprenant la marche, très lentement pour ne pas brusquer celui qu’elle accompagne. Le jour où il est parti, ça a été brusque, on n’a pas vraiment pu discuter, ni s’expliquer. Il y avait trop d’agitation… et je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Si je ne l’avais pas revu, ça m’aurait donné un arrière-goût d’inachevé… enfin… j’aurais été encore plus confuse que maintenant, c’est dire ! explique-t-elle en lâchant un léger rire. Je n’aurais pas eu idée de ses réelles motivations, de son point de vue plus intime, de ce qu’il souhaitait vraiment pour moi… de ce qu’il allait faire, après tout ça. Il m’aurait manqué quelque chose. Un rassurement, je ne sais pas. Je ne suis pas vraiment satisfaite de ne pas avoir pu le faire changer d’avis, mais c’était une dernière rencontre qui… qui… pourrait faire office de dernière rencontre.

Même si elle ne le souhaite pas.
Maya aurait pu être plus forte, choisir l’académie et se détourner complètement de son père. Choisir de se concentrer sur sa mission, de se dévouer à elle… et dans ce cas, elle aurait sûrement complètement ignoré et oublié Isanagi. Mais comme le dit Alexander, il ne faut pas ignorer le passé, ne pas abandonner… ne pas avoir honte.
La jeune femme traine un peu des pieds… puis se reprend, regardant toujours droit devant elle.

- Ma mission… sans des gens comme v… commence-t-elle… avant de finalement lâcher. Désolée… le vouvoiement, c’est ma marque de respect. Quand on aura atteint le même niveau, quand on sera des divinités accomplies… là, je n’aurai certainement plus de problème avec ça… mais avant… je m’excuse de ne pas pouvoir vous faire plaisir… mais ça me dérange beaucoup. Sans les gens comme vous donc, je crois que je n’y arriverais pas. L’académie, la Terre, ce sont des humains… je dois avoir envie de les protéger pour pouvoir tout donner. Mes relations servent sans doute à ça : voir et côtoyer ceux que j’ai envie de protéger ! Et j’ai besoin de les voir souvent, pour me conforter dans mes idées, et pour me remotiver… oui, besoin de les voir souvent…

Et Alexander doit comprendre par là « des personnes que je préfère à mon propre père »… des personnes qui correspondent parfaitement à ses propres principes, des personnes qu’elle trouve « bonnes ». Malheureusement, ces gens sont peu nombreux… à moins que le problème ne vienne de Maya. Déçue par son père, déçue par son Atios, son ex-amour… jamais pleinement satisfaite. Il lui faut pourtant si peu.
Arrivent des jours où on rencontre des Alexander. Arrivent d’autres jours où on recolle les morceaux. C’est pour ce genre de personnes qu’elle doit pouvoir réussir à se motiver.

Ils arrivent en vue des bâtiments… mais Maya ne sait pas vers lequel se diriger. Elle regarde Alexander avec un air interrogatif.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Dim 18 Déc 2016 - 18:59


Marcher blessé est toujours pénible, il faut prendre son temps, penser à d'autres chose que la plaie qui envoie avec joie tout les stimulus de souffrance au cerveau, le professeur est assez bon dans le domaine, sauf quand ça titille un peu trop ou trop longtemps !
Pas après pas il avance et l'écoute, il la comprend bien lorsqu'elle parle de ce manque de la dernière discussion avec l'absence complète, il n'a pas eut la chance d'avoir ce moment avec plusieurs personnes et lâche un petit soupir rien qu'à y repenser. Il serra un tantinet sa prise sur l'apprentie déesse l'aidant a avancer, pas beaucoup, mais suffisamment pour indiquer qu'une chose lui traversa l'esprit

Et ensuite arrive la discussion sur son impossibilité de le tutoyer, dans le fond il s'en doutait, mais pour elle ce petit fait, qui pour le chevalier ne semble pas si fabuleux semble avoir une importance des plus particulières pour elle, comme une règle à ne jamais outrepasser. Il rit légérement et la laisse ensuite terminer sa phrase, le chevalier lui accorde un bref regard et entreprend donc de répondre sans cesser la marche, même si cela se traduit par, occasionnellement, des petites coupures dans sa phrase qu'il continue malgré tout comme si de rien n'était.


- Si tu penses que cela est nécessaire pour faire perdurer ta motivation à avancer, alors il ne faut pas hésiter, il faut le faire. Il n'existe personne qui n'a jamais le besoin de se ressourcer, de se redonner la force et le courage d'avancer, cela peut revêtir bien des formes, des photos, des vidéos, des peintures, des prières, des discussions, des rencontres ou même simplement une lecture.

Pour le teuton cela s'illustrait dans son souvenir d'un mauvais jour, celui qui a bouleversé sa vie et lui a ouvert les yeux, mais aussi dans la lecture et la récitation des commandement de la chevalerie. Malheureusement il savait éperdument que chez certaines personnes, une catégorie qu'il considérait comme mauvaise, cette inévitable étape pouvait s'illustrer plus tristement, par la mort et le sang par exemple.
Il nota le regarde interrogatif de Maya et regarda les dortoirs des professeurs en guise de réponse, commençant a aligné un ou deux pas dans al direction pour confirmer la destination sans le dire. Il lui tapota l'épaule en regardant devant lui pour ne pas rater un de ces pas et se ramasser sur elle.


- Si tu préfères, alors soit, ne t'excuse pas, peu arrivent à faire selon ma demande, je m'y suis fait et j'attendrais avec patience ce moment où tu pourras alors.*Il eut un petit sourire*Hors des moments où je dois enseigner en tant que professeur je ne me suis jamais considérer comme supérieur aux autres, de mon vivant hors de moment où j’éduquais les écuyers, je voyais en eux des hommes et des chevaliers tout comme moi. Je suppose que c'est cela qui m'a rendu si populaire auprès des recrues à l'époque. Mais cela semble encore plus compliqué à cette époque ci pour certains et trop facile pour d'autres, c'est intriguant.

Il n'y avait pas grand monde dehors, ils étaient arrivés alors que la chaleur de l'après midi s'étendait lentement sur l'académie, mais le plus grand défi approchait maintenant, il s'agissait de l'escalier ! A chaque marche il forçait d'avantage sur la plaie et grimaçait et s'appuyant sur Maya, espérant qu'elle tienne le coup.

- Deuxième étage, neuvième porte sur la droite, le nécessaire de soin sera dans un petit meuble bas à droite de l'entrée de la salle de bain, ma jeune infirmière.

Il semblait avoir voulu rendre toute cette histoire plus légère et détendre un peu Maya avec sa remarque. Il n'en oubliait pour autant pas sa décision de s'occuper d'elle, de la rendre forte.






Dernière édition par Alexander le Mer 1 Fév 2017 - 16:02, édité 1 fois
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Ven 6 Jan 2017 - 15:19
L’ascension de l’escalier s’avère être compliquée pour le professeur blessé. Peut-être ferait-il mieux de rester silencieux, cela l’aiderait à se concentrer sur les marches. À moins que cela ne lui permette justement d’oublier sa douleur ? Maya se demande alors pourquoi est-ce qu’ils ne se dirigent pas plutôt vers l’infirmerie… ce serait tellement plus judicieux ! Mais soit, la jeune femme peut comprendre qu’on n’ait aucune envie de passer sa vie là-bas… entouré des autres blessés, c’est souvent très déstabilisant, dérangeant, voire oppressant.

- Hum… pour moi, ça dépend des domaines. commence-t-elle, pour répondre au sujet de se considérer comme supérieur aux autres ou non. Ça n’aurait aucun sens de dire que je suis inférieure aux autres dans tous les domaines… je sais que je suis plutôt futée en ce qui concerne les énigmes, que je dessine bien maintenant, ou que je suis très agile et bonne gymnaste comparée à vous par exemple. Je ne me voile pas la face, je ne dis pas que je suis une personne faible parce que c’est facile à dire, je le dis parce que je me suis analysée et c’est ce que j’en ai conclu, après avoir vérifié bon nombre de critères.

Le problème étant qu’elle ne se voit pas évoluer, parce qu’elle refuse très souvent le combat qui lui permettrait pourtant de se rendre compte de ses progrès.

- Je ne sais pas, je me dis également que c’est respectueux, d’avouer être plus fort que l’autre quand on l’est réellement. On est peut-être… égaux à la base, avec la même marge de progression… mais dans les faits, vous êtes plus fort que moi, je ne vois pas pourquoi on se mentirait. Choisi par Deus pour être un professeur, c’est déjà une grande marque de supériorité, vous ne pensez pas ?

Si elle continue, son esprit va de nouveau tiquer. « Et toi Maya, pourquoi as-tu été choisie par Deus ? Quelle est ta particularité, ton utilité ? ». La jeune femme s’arrête, ferme les yeux, passe sa main libre dans ses cheveux… puis secoue la tête et reprend la marche sans aucune autre forme d’explication. Deuxième étage, le supplice de l’escalier est enfin terminé pour Alexander. Neuvième porte à droite, et ils seront arrivés. Maya en profite pour observer les lieux pour cette première excursion dans la « cour des grands ». Les chambres n’ont pas l’air d’être plus luxurieuses que celles des élèves… elles sont simplement occupées par une seule personne. Quoiqu’en ces temps, Maya dort également seule dans sa chambre… mais c’est une exception. L’autre occupant ne rentre simplement jamais.

L’une des portes, pourtant identique aux autres, la fait frissonner sans qu’elle en comprenne la raison. L’apprentie Déesse presse le pas pour la dépasser, puis elle entre dans la chambre indiquée par Alexander – bizarrement non verrouillée, et donc libre d’accès. Après l’avoir aidé à s’asseoir sur le lit, elle détaille rapidement la pièce des yeux avant de trouver le meuble dont Alexander a parlé, de prendre tout ce qui lui semble important et de se diriger vers la salle de bains. Se regardant dans le miroir, elle va tout d’abord s’occuper d’elle : si elle tente de soigner Alexander avec sa main blessée, ce ne sera pas très efficace… et ça risque même d’empirer la blessure du professeur. Alors elle dématérialise l’écharpe qui faisait office de vêtement et de bandage à la fois, puis elle commence à rincer le sang, et enfin, elle frotte la plaie en serrant les dents et en grimaçant.

Étape 1 : enlever toutes les impuretés.
Étape 2 : laver les mains avec du savon et bien rincer.
Étape 3 : trouver un antiseptique dans les boites qu’elle a récupéré.
Étape 4 : appliquer l’antiseptique sur la blessure ouverte.
Étape 5 : enrouler un bandage propre autour de la blessure.

Ceci fait, elle regarde sa main, plutôt satisfaite du résultat… au moins d’un point de vue visuel. Est-ce efficace ou non, seul le temps le dira. Elle sort de la salle de bains avec une grande bassine remplie d’eau, s’approche d’Alexander et lui demande de relever sa chemise. À l’aide d’un ciseau, elle découpe et retire soigneusement son bandage pour révéler la blessure. Bien qu’ensanglantée, elle semble propre… comprendre qu’il n’y a pas de terre ou de résidu de poussière. Maya enfile un gant de toilette, elle le plonge dans l’eau et nettoie le sang, sans cesser de jeter des coups d’œil à l’expression affichée par le professeur. À la moindre plainte de sa part, elle risque de tressaillir, elle aussi. Deuxième passage avec du savon, troisième passage pour rincer… le tout ponctués de « ça va ? » qui sonnent comme des aveux d’incompétence. Troisième passage avec de l’antiseptique – elle ignore s’il faut en remettre ou non, sachant que l’infirmière a déjà dû le faire – puis, regardant les bandages dans la boite à pharmacie improvisée… elle finit par baisser les bras.

- Mes excuses, c’est un peu du hasard… je fais comme j’ai vu… comme je pense me rappeler… mais je n’en sais rien… Après une pause, elle reprend. Vous pensez que c’est bon ? Il faut un bandage particulier ou… ?

Bande élastique ? Gaze ? Pansement compressif ? Bandes de contention ? Maya ne connait même pas le vocabulaire qu’elle lit sur les boites… les soins, ce n’est vraiment pas pour elle…
Elle ferait mieux d’apprendre, ça lui éviterait d’être ridicule ou inutile.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Mer 15 Fév 2017 - 16:31


Sa chambre … Il regarda Maya disparaitre dans la salle de bain en souriant avant de profiter de son absence pour tirer une sacrée grimace ! Et ça soulage de relâcher ce qu'il avait retenu jusque là ! Il écoute les bruits ce qu'elle fabrique, alors que lui réfléchit simplement encore sur les dernières paroles de la demoiselle.
Elle faisait des efforts, admettait ses forces et ses faiblesses, pourtant elle continuait à en ressortir son constat qui agaçait le chevalier, cette faiblesse devant ce qui fait la force des autres … Il voulut s'étirer et soupirer, et se bloqua juste avant, il allait faire une belle boulette là, il se prit à rire de lui-même, au fond, il ne changeait pas, il n'y arrive pas ? Il est blessé ? Alors on avance tout droit pour voir si on traverse le mur ou pas, il ne réfléchissait jamais assez lors des moments où il le faudrait.

Finalement elle revient et s'installe a cotè de lui avec le matériel qu'elle a jugé nécessaire, il lui adresse un sourire à la question de la chemise, et la retire carrément, au moins il ne s'embêtera pas à la tenir !
Ensuite il la laisse faire, il reste immobile pour ne pas la gêner dans son travail, hochant simplement la tête à chaque fois qu'elle pose le fameux “ca va ?” des hésitants. Toujours en pleine réflexion, peut-on vraiment parler de respect lorsque l'on affirme être plus fort qu'un autre ? Le blond y avait toujours vu une fierté mal placé, de la prétention … Il la regarda alors qu’elle semblait demandé conseils, ça se lit dans son regard, mais, il ne peut rien pour l'aider, pas cette fois, il était toujours trop occupé à fuir l'infirmerie, qu'importe l'époque, pour accordé une oreille aux conseils ou un regard aux méthodes de soins …
Il se tourna vers elle, posant ses mains sur les épaules de Maya et parti dans un rire joyeux.


- Aucunes fichtre idées !! ahahahah ! A dire vrai je me serais aussi bien contenté d'un tissu en boule trempé dans de l'eau et attaché par une corde !

Il retira ses mains des épaules pour soulever un bras de Maya, le mettant en place comme si il fallait qu'elle montre ses biceps.

- Je suis peut être plus fort en terme de capacités musculaires, mais c'est pourtant toi la plus forte pour deux autres choses ...

Il lâcha le bras de Maya, l'index de chacune de ses mains alla alors se poser sur le front et le torse de Maya. Elle était évidemment plus instruite et rusé que lui tout autant que compatissante et attentionnée. Il sourit, ne disant pas un mot, indiquant simplement les deux avantages qu'elle possédait. Après l'avoir fixé dans les yeux quelques instants le professeur se retourna de nouveau.

- Fait à ta guise, juge de ce qui sera le mieux, je te fais confiance.

Il regarda devant lui, avec un petit sourire avant de poursuivre tout naturellement.

- Choisis par Deus pour être professeur hein … Dans le fond, c'est comme si il nous arrachait à notre repos pour nous enlever la seule chose à laquelle on excelle pour la redonner à d'autres non ? En ce sens les professeur sont simplement utilisé, il vaut mieux être élève car on est choisis pour obtenir le meilleur de tout les domaines ? Il soupira un peu et continua sa tirade. Mais cela ne me gêne pas, j'apprécie offrir mes connaissances à ceux qui les désirs, ma plus grande récompense est de voir que la personne les utilise pour aller plus loin encore que je ne suis aller. J'adore voir les personnes grandir grâce à moi, cette lueur de joie dans leurs yeux, qu'ils me dépassent … C'est une magnifique récompense et des plus agréables à me faire ...

Et un de ses deux vœux les plus chères, son visage se releva vers le plafond, uniforme et sans aucunes tâches, il sourit en ce demandant si de la haut ceux qu'il avait connu continuait de l'observer, si ses anciens professeurs pensaient comme lui et si il était à la hauteur de leurs attentes. Il se sentait nostalgique tout à coup alors qu'il se murmura pour lui même un brève phrase.

- ... Et d'apaisé mon cœur vacillant ...



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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 20 Fév 2017 - 10:31
Il lui soulève un bras… et, par réflexe, quand il le replie, Maya contracte son biceps. Bien sûr, ce n’est pas fou, on est loin d’observer un corps bodybuildé… ce sont juste les bras normaux d’une jeune femme maigrichonne qui ne s’exerce plus intensément depuis des lustres. Elle tâte sa peau, se pince pour évaluer la présence de graisses… finalement, ça va. Certes, lorsqu’elle faisait de la gymnastique, elle ne s’exerçait pas sur la barre fixe ni les barres parallèles… mais elle n’a jamais eu de mal à faire le poirier et à tenir en position plusieurs minutes. Même sur une main. Quant à ses jambes, n’en parlons même pas : courses, saltos et vrilles animaient son quotidien, et Maya ne s’est pas affaiblie depuis son arrivée ici.
… ou peut-être un peu…

Elle le laisse faire quand il pose ses index sur elle. Plus forte que lui dans deux autres domaines encore ? Maya n’aime pas spécialement qu’on la complimente… elle trouve ça gênant. Elle préfère vite oublier en terminant de bander la plaie dès que le professeur se retourne : une bande de gaze devrait être un pansement idéal pour recouvrir cette blessure. Attention à prendre bien garde à ne pas trop serrer pour qu’Alexander puisse respirer sans gêne ! Mais passer ses bras autour de lui, à plusieurs reprises, comme ça… Ne pas toucher sa peau relève presque du miracle… ou d’une dextérité et d’une attention toute particulière…
L’intervention du professeur la sort rapidement de ses songes.

- Mais non enfin, il ne faut pas dire ça… fait-elle d’un air compatissant… soit exactement la « qualité » qu’il vient de décrire, comme si la jeune femme ne pouvait s’empêcher de lui donner raison sur ce point. Ce n’est pas de… l’extraction, on ne vous enlève rien, vous resterez fort et indispensable quoi qu’il arrive… D’ailleurs… personne ne peut vous dépasser, je ne pense pas. Sinon, ça voudrait dire que… que vous avez encore des choses à apprendre, que vous pourriez vous-même devenir élève de cette personne plus forte que vous… et que forcément, un jour, vous redeviendriez à nouveau plus fort qu’elle.

Difficile d’aborder ce point, surtout parce que Maya aime son raisonnement. Sur Terre, la plupart des professeurs sont fiers des élèves qui finissent par les dépasser, tous domaines confondus. Ici, cela peut également s’apparenter à une fatalité, puisque les enseignants n’ont pas choisi leur rôle au sein de l’académie… et qui sait si, à terme, les élèves ne deviendront pas leurs ennemis. Alors, être dépassé ? C’est sûrement possible… mais elle ne veut pas le croire, ni le laisser envisager cette possibilité.
Bandage terminé, elle se débrouille pour qu’il tienne en place en faisant une boucle.
Elle… se met ensuite à tambouriner bêtement son dos nu au niveau de ses omoplates. Pas trop fortement ni trop faiblement, elle… tâte simplement le terrain. Alexander est bien musclé… Maya se demande quel entrainement il suit. Pompes, tractions… workout peut-être, plusieurs heures par jour. Il peut s’adonner au sport, tandis qu’elle doit suivre toute une ribambelle de cours. Dans quel monde injuste vivraient-ils si un jour, quelqu’un faisant moins d’efforts parvenait tout de même à le surpasser ?

- En revanche, pour ce qui est d’égaler… reprend-elle, de nouveau songeuse. … mais tout le monde est à des années-lumière de le faire. Pour un combat, en observant vos élèves… je pense que vous aurez toujours quelque chose à dire, un petit conseil à donner ! C’est ce qui fait que vous êtes et serez toujours un cran au-dessus.

Puis, elle pose ses mains sur les épaules d’Alexander, en imitant le geste qu’il a fait auparavant, et ferme les yeux. À noter qu’elle ne s’autorise cela que parce qu’il est de dos et qu’il ne la regarde pas dans les yeux…

- Mais… quand je ferme les yeux et que j’imagine… je me verrais sourire, moi aussi, si j’étais enseignante. Être agréablement surpris par un élève sur lequel on ne misait pas grand-chose, et qui, finalement, nous démontrerait qu’il a toujours pris à cœur l’enseignement et qu’il l’applique à la lettre et à la perfection. Ce sont ces petites choses qui doivent redonner espoir, confiance, et nous rebooster le moral. Après tout… il y a peut-être un fan de nous quelque part, un fan mystérieux ou injustement méjugé, qui nous écoute et qui nous surprendra le jour où on s’y attendra le moins.

La jeune femme déglutit en le lâchant. Maya est fan de beaucoup de monde dans cette académie… Alexander fait probablement partie des gens qu’elle admire. Sans doute est-ce le cas de la plupart des professeurs d’ailleurs… tous si forts dans leurs domaines respectifs.

- Mais… cœur vacillant ? réagit-elle tardivement. Que vous arrive-t-il ? Vous… cherchez… tant que ça un successeur… ?

Elle se demande ce qu’il a voulu dire. Dans le contexte… c’est en tout cas ce qu’elle a compris : pour le moment, personne n’est vraiment parvenu à le surprendre ni à le dépasser. Avoir un successeur, une « future lignée », lui permettrait d’être apaisé ?
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 6 Mar 2017 - 22:40


Le professeur écoute attentivement la jeune fille et ses arguments tandis qu'elle se met au travail. Il n'était pas d'accord sur le fait que personne ne pouvait le dépasser, lui était partisan du fait que chacun pouvait dépasser tout le monde, qu'il suffisait d'acharnement, de volonté, et bien sur de patience et d'entrainement pour y parvenir. Tout l’intérêt de transmettre son savoir et de voir les successeurs les utiliser pour aller plus loin, perfectionner les choses enseignées pour écraser l'ancien professeur et que cette génération suivante apporte elle aussi sa participation à une nouvelle vague toujours plus efficace tandis que les anciens, rattrapés par le temps, pouvaient contempler leurs poulains grandirent, découvrir que les graines plantées chez d'autres ont donné de magnifique arbre qui pourront en planté d'encore plus imposant pour l'avenir.
Il continuait à rester silencieux, s'autorisant même a fermer les yeux, se revoyant former chaque écuyer, ce regard tantôt admiratif, incompréhensif, ou agacé, selon les entrainements et les propos qu'il tenait. Pourtant le chevalier serra légèrement les mains quand elle parla de la surprise qu'un élève talentueux lui révèle soudainement sa force, l'application total des enseignements de son mentor, il lâcha un soupir en ouvrant alors ouvrant ses paupières, relevant la tête pour regarder droit devant lui.


- Je pense que je serais heureux moi aussi de voir cela, de mon vivant j'avais toujours prêté bien plus d'attention à ce genre d'écuyers, ces hommes que bien des chevaliers auraient renié, rejeté pour leurs manque de résultats. Tout simplement car j'étais autrefois loin, très loin de ce que je suis actuellement ...

Il tendit la main droite en avant et sourit repensant à son propre passé, a sa propre jeunesse, il était pour ainsi dire l'opposé à cette fameuse époque, et moins soutenu que ce qu'il avait fait avec ceux qu'il remarquait.

- Je reste cependant déçu de ne pas avoir eu le temps de découvrir ce que l'avenir avait réservé à tout ceux que j'ai formé.

Maya réussit à le crisper en lui posant pourtant une question, une dizaine de mots lourds à ses oreilles, il se rendit compte qu'il avait parlé en parlant de son cœur, il n'avait pas fait suffisamment attention ...

- Je ...

Il allait se relever, mettre fin à la conversation et partir mais ses jambes refusèrent de bouger, inconsciemment il se refusait à faire pareil chose, ceci serait contraindre a plusieurs principes des chevaliers. Tout d'abord ce ne serait pas courtois, elle était là, à discuter avec lui, s'occuper de sa blessure, alors partir de la sorte. Ensuite alors qu'il lui parlait de force, de courage, il avait songé à fuir, faire acte de couardise … Impensable !
Il prit une inspiration et se tourna vers Maya pour lui faire face, arborant un visage neutre, mais une petite lueur triste dans les yeux, la jeune femme allait devoir faire face au chevalier pour la suite. Il croisa ses jambes, posant son molet sur sa cuisse, une main sur le genoux, l'autre sur le lit.


- J'ai beau vouloir me montrer fort, souhaiter être aussi solide qu'un roc. J'ai moi aussi des faiblesses que je m'efforce de masquer pour être inspirant auprès des autres.

Il alla saisir les deux mains de Maya et la regarda droit dans les yeux.

- Par maladresse j'ai attiré ton attention sur mes soucis, cependant que compte prendre responsabilité de mes propos, si tu désires entendre les doléances d'un chevalier, alors je te raconterais tout, cependant je désire que cela ne s'ébruite pas. Souhaite-tu tout entendre ?




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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Jeu 9 Mar 2017 - 17:08
Depuis le temps… depuis son temps… si aujourd’hui, Alexander n’a pas réussi à découvrir ce qui est arrivé à ceux qu’il a formés, c’est que leur nom et leurs actes n’ont pas traversé l’histoire. Tous les actes braves ne traversent pas les âges, certes… on retient d’ailleurs davantage les Hommes mauvais que les Hommes bons… mais qu’aucun d’entre eux n’ait laissé de trace… vraiment aucun…

- Vous avez fouillé dans les livres d’histoire ? Dans la bibliothèque de l’Académie ? Sur Internet ? Wikipédia ? Partout… ? s’enquiert-elle, avant de finalement baisser la tête. Je peux imaginer ce que vous ressentez… ça doit être… perturbant… d’être dans l’ignorance… mais rassurez-vous, vous êtes un très bon professeur ! Je suis sûre qu’ils ont suivi vos traces, et engendré toute une lignée de parfaits chevaliers !

Elle ne s’étendra pas sur la question, sentant que le moral du professeur pourrait en être affecté. Et comme le dénote l’hésitation qui s’ensuit, celui-ci parait déjà bien entamé. Alexander masque sa faiblesse… de la même façon que Maya cache sa douleur, autant que possible. Si les autres savaient qu’elle souffre, s’ils savaient comment la toucher, elle aurait sans doute beaucoup de mal à rester lucide, à ne pas sombrer dans la dépression, voire dans la folie. Dans le cas du professeur, c’est sans doute la même chose… à la différence près que ses points faibles ne sont pas connus de tous.
Pourquoi diable souhaite-t-il tout de même parler ? Le risque en vaudrait-il réellement la chandelle ?

- Hm… je… en tout cas, vous les masquez très bien… vos faiblesses…

Bien sûr qu’il peut lui faire confiance, elle saura rester muette comme une tombe… alors pourquoi hésite-t-elle tant que ça ? Sans doute la peur de ce qu’il pourrait révéler, la peur de se mêler à quelque chose qui ne la regarde pas. Plus tôt, elle parlait de leur relation, du fait qu’elle le voyait comme son professeur, uniquement comme tel… quoiqu’un peu plus proche peut-être… et que c’est cette raison qui la poussait à opter pour le vouvoiement. S’il lui révèle des sentiments profonds, intimes… elle pourrait devenir sa confidente, ce qui bouleverserait tout. D’élève, elle passerait au statut… d’amie ? Amie d’un chevalier du Moyen Âge ? Ce serait… perturbant… tant Maya a l’impression de parler à l’un de ses ancêtres – jeune tout de même, mais générationnellement très éloigné – plutôt qu’à une personne de son âge avec laquelle elle peut s’enjailler.
Bizarrement, elle a pourtant déjà eu affaire à des chevaliers… principalement un, dont elle est même devenue très proche. Mais il n’était pas si… prestant. Un simple élève, ayant également vécu dans les années 2000, mais qui s’était finalement révélé être la réincarnation d’un chevalier typique du Vème siècle. L’époque peut jouer… ainsi que la première rencontre, la première impression… mais il est généralement difficile d’en changer ensuite.

Cœur vacillant… doléances…
Regardant les mains du professeur englobant les siennes, Maya finit par se décider.

- Oui oui, allez-y, je resterai muette comme une carpe… vous avez ma parole. Je ne l’utiliserai même pas contre vous… ajoute-t-elle précipitamment. Je ne dirai rien de rien.

S’il y avait un point faible exploitable en combat… elle n’en ferait rien. C’est ce qu’elle tient à préciser, si jamais les combats d’entrainement venaient à se renouveler.
Reprenant le contrôle de ses mains, Maya bouge de façon à entrelacer leur petit doigt droit, puis elle se met à chanter une courte chanson japonaise, tout en balançant lentement leur main de haut en bas, de gauche à droite. Au dernier mot, et soudainement, elle le lâche… et lui sourit. Promesse scellée. Elle l’écoute, désormais.
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Re: Souvenirs d'une Magical girl et d'un chevalier - Lun 20 Mar 2017 - 15:25


Des infos sur ses écuyers ? Malheureusement les ouvrages sur les templiers ont eut quelques problèmes de conservations, les Teutons se fut encore pire. Ils étaient puissants, ils étaient même craint, mais aussi ambitieux, et le cumul de tout cela ne joua pas en leurs faveur, alliances, trahison, répudiation, et finalement une quasi extermination. Il ne reste donc de son passé que ce que les ennemis ont bien voulu laissé savoir ou n'ont pas trouvé.
Enfin ce n'est pas comme si il n'avait absolument rien, il en avait vu certains monter, gagner en puissance, mais il n'a pas pu assisté jusqu'au bout à la progression des jeunes chevaliers, il n'a pas eut le droit au privilège de voir le sommet de ses enseignements être atteint ou dépassé tandis qu'il commencerait à décroitre pour être une figure du passé observant ses poulains à l’œuvre.

Il écoute intrigué la chanson que fredonne Maya, n'en comprenant pas vraiment le sens, serais-ce une peu comme les vœux solennels des chevaliers ? C'est fondamentalement différent dans la façon de faire, pourtant il ressens comme une symbolique similaire.
Dans le même temps le blond sourit légérement, il les cache bien, forcément quand pour ne pas y penser on s'entraine, alors la personne n'apparait que plus forte et motivé, on pourrait considérer ça comme une chance de ce point de vue. Il approcha une main du visage de Maya pour écarté une petite mèche de cheveux tombant dessus.


- Quoiqu'en disent certains, on ne peut juger quelqu'un sur sa lignée, les actes eux ont une vraie valeur. Tu es quelqu'un de bien.

Il se leva pour tirer un petit desserte close sur quatre petites roulettes à proximité du lit et l'ouvrit pendant qu'il se réinstallait, il sortit deux verres et regarda les quelques bouteilles à l'intérieur, des flacons en verre avec différents liquide à l'intérieur, un seul se démarquait du lot, une bouteille en terre cuite avec écrit dessus “hypocras” c'était d'ailleurs la seule dont il connaissait le contenu. Il y avait probablement de tout, avec et sans alcool, mais vu qu'il ne songeait jamais à tester ce genre de choses et demandait simplement ce qu'il voulait quand l'envie le prenait il ne touchait pas a ce petit stock a disposition dans les chambres des professeurs.

- Ce sera un peu long par contre, tu veux une boisson en même temps ? Il eut un petit rire. Je ne sais pas ce qu'il y a dans tout ça par contre !

Il saisit une bouteille au hasard et s'en servit, des bulles, un liquide jaune, inconnu pour le chevalier, mais il était tombé sur un cidre.
Il commença alors à lui parlé de ce qu'il était avant d'être chevalier, un fils de noble, un gamin prétentieux et moqueur envers les pauvres et les guerriers, un enfant qui jugeait que tout lui était dû par son nom et son héritage. Un père strict au maximum et une mère douce qu'il ne côtoyait pas souvent.


- Mon père a fini par s’énerver et a utilisé son influence pour me jeter chez les Teutons, dans un camp d'entrainement d'écuyers à la réputation … particulière. Il ne m'avait pas fallut longtemps pour m'attirer les foudres de l'instructeur et découvrir ses méthodes le rendant si craint … Il faisait s'affronter un écuyer à problèmes avec un prisonnier de guerre, le prisonnier pouvait gagner sa liberté en humiliant l'écuyer au combat.

Et ce fut son cas, pendant presque une heure l'homme avait joué avec lui, les coups, la boue, ce n'était pas les choses les plus agréable à raconté, mais malheureusement dans un vrai affrontement, cela peut vite finir ainsi, il raconta donc ses pensé pendant cet instant si long. Comment il réalisa que son nom, sa richesse pouvait se révéler inutile.

- Un homme peut changer si il le souhaite, mais il change forcément après certaines choses. C'est simplement qu'il faut un déclencheur, un constat, un problème, un sentiment fort, ou une perte.

Il finit son verre et regarda les bouteilles, hésitant à tester autre chose.

- La crainte de subir une nouvelle humiliation de ce genre, je l'ai constamment depuis. En tant que chevalier je ne dois pas avoir peur, je me tient toujours droit devant chaque adversaire, mais au fond de moi ce sentiment ne me quitte pas.

En acceptant d'écouter le chevalier Maya avait signé pour écouter une longue histoire qui en était encore qu'aux débuts.



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