Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


École des dieux RPG


Forum RPG
 

La mafia forme une grande famille [pv Voronwë]

♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Jeu 2 Aoû 2012 - 23:06
La mafia forme une grande famille
Je me glissais telle une ombre dans les petites ruelles du quartier, parcourant les murs, me faufilant sans un bruit entre les déchets de la société. Personne ne semblait me porter attention. Sur le visage de ces gens, je ne pouvais voir que de la solitude et de la tristesse, seuls les enfants avaient encore la force de sourire.

Des fleurs blanches fleurissaient à chacun de mes pas, laissant une sensation de pureté qui fanait peu à peu. Le temps m'avait fait comprendre que je ne pouvais rien pour eux, je n'avais ni argent ni influence politique, juste le titre de déesse à laquelle plus personne ne croit. Je voulais pourtant les aider pour former un monde meilleur, loin de cette misère crasseuse des villes.

Lorsque j'étais plus jeune, je me souviens d'un grand homme barbu qui dirigeait le quartier marchand. Cet homme avait réuni un groupe de redoutables guerriers, les plus forts de tout le pays et ils lui avaient juré fidélité. Ils faisaient régner l'ordre et la justice parmi les habitants, attrapant les voleurs et éloignant les bandits de la ville. Ils formaient une grande famille que l'on nomma la mafia.

C'est lorsque je passais au hasard dans une ruelle que j'entendis cette conversation, entre deux femmes de joie :

" Le Papa de la mafia a encore fait des siennes hier !"

" Ah bon ? Que s'est-il passé ?"

" On raconte que ses hommes ont assassiné plus de 200 personnes lors d'un banquet, un vrai carnage !"

Une lueur d'espoir m'envahit aussitôt. Il y avait donc aussi une mafia dans cette époque ? A quoi pouvait-elle bien ressembler ? A l'époque, ils vivaient dans un grand bâtiment en marbre que le maire leur avait donné en remerciement. les enfants de la mafia portaient tous un costume blanc et une large épée sur l'épaule lorsqu'ils sortaient patrouiller. Ils étaient beaux ainsi, on les reconnaissaient de loin et on leur souhaitait une bonne journée. La mafia de cette époque est certainement aussi chaleureuse qu'autre fois !

Je me dirigeais alors vers leur repère lorsqu'un grand homme se mit soudainement devant moi, me barrant le passage. Il était chauve, habillé d'un costume entièrement noir et de lunettes tellement sombres que je ne savais pas s'il me regardait ou non. Il avait la main droite glissée sous sa veste, prêt à sortir l'arme qu'il cachait dans sa poche au moindre mouvement suspect. Il m'adressa la parole d'un ton dur et froid qui me glaça le sang :

" J'ai reçu l'ordre de tuer toutes les personnes qui s'approchent de trop près au repère. Désolée gamine, ce n'est pas contre toi mais je dois exécuter les ordres. "

Il sortit alors son pistolet et le pointa contre mon front. Il ne tremblait pas, son visage ne laissait paraître aucun malaise ni aucune pitié. Cet homme qui ne songeait même pas à désobéir aux ordres pour sauver une femme innocente était plus effrayant encore que l'arme qui s’apprêtait à me tuer.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »


Dernière édition par Colombe Siria le Jeu 30 Aoû 2012 - 15:33, édité 2 fois
Invité
avatar
Invité
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Sam 4 Aoû 2012 - 14:52
On m'avait vaguement expliqué à quoi ressemblai le monde des humains. C'était vraiment un monde différent du qu'elle je venais. Il y avait du bruit en continu: les voitures, les travaux qui formaient un brouhaha incessant. Je me promenai dans les quartiers mal fréquenté de la ville, les gens me regardaient étrangement pourtant j'avais pris soin de cacher toute mes armes dans les replis de mes vêtements. Il y avait des vendeurs de drogues sur les trottoir et des gens défoncé ou bourré qui gisaient un peu partout. Une personne me bouscula. Il était de taille moyenne et avait le crane rasé avec des tatouage sur les bras et une partit de visage, il avait les yeux injecté de sang certainement dû à la drogue!

" Hey! Toi là! Tu pourrais pas faire attention où tu va? Tu sais qui je suis!"

Il avait l'air de chercher les embrouilles mais je n'était pas là pour me battre mais juste pour voir d'où venait la majorité des membres de l'académie. Je m'excusa et continua mon chemin. Quand soudain je sentis une vive douleur dans mon dos. On m'avait planté un couteau dans les côtes.

"Je vais te faire la peau étranger!"

Autour de moi personne ne réagissait. Il fallait donc que je me batte encore une fois! Je me retourna et lui pris la main. Il fallait agir vite le neutraliser rapidement avant que ma plaie ne m'affaiblisse trop. Je lui fis un clef de poignet qui lui brisa tout les os de l'articulation dans un craquement sourd, dans un cris de douleur mélangé à de la rage il essaya de me mettre un coup de poing au visage que j’esquivai en me reculant.

*Trop lent*

Il ne savait pas se battre. Il avait appris ici dans la rue c'était sans technique et sans vitesse juste essayé de frapper le plus fort possible. Mais il fallait le mettre à terre je sentais que ma plaie saignait beaucoup. Je profita de son déséquilibre pour le tirer un peu plus vers moi, j'avais maintenant un angle de frape sur sa nuque. Sans réfléchir aux conséquences je fis un tour sur moi même pour prendre de la vitesse et habitat mon coude sur sa nuque, il y eu un craquement et l'homme s'effondra par terre.

*Mort.*


La douleur s'intensifia et un voile rouge commença a tomber devant mes yeux. Je m'effondra par terre, des fleurs blanches entaient accoté de moi, elles avaient poussées dans le bitume. Il y avait une fille qui respirait la pureté à quelle que mètre de moi un homme avait un pistolet sur son visage. Elle allait mourir comme moi.

*Quelle triste monde!*



Dernière édition par Voronwë Snow le Mer 8 Aoû 2012 - 10:54, édité 1 fois
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Sam 4 Aoû 2012 - 16:25

Soudain une forte douleur parcourra mon corps et me monta à la tête. Mes yeux devinrent entièrement blancs et une lueur m'illuminait. Je connaissais cette sensation si particulière que je ressens lorsque mon pouvoir m'offre une vision.
Mon regard suivait une jeune homme à travers les ruelles, il n'était qu'à quelques lieux de moi mais je pouvais déjà sentir le pouvoir magique qui sommeillait en lui. Il semblait assez jeune malgré des cheveux entièrement blancs et ses oreilles légèrement pointues me firent comprendre qu'il s'agissait d'un elfe. Deus l'avait certainement choisi pour être un professeur dans l'académie, vu son âge.

Ma vision s'arrêta sur son visage puis se termina sans m'en donner de raison. L'homme devant moi ne semblait pas choqué par mon pouvoir mais je le sentais au plus profond de moi-même, il se forçait de ne rien laisser paraître. Pourquoi donc ? Pourquoi avait-il besoin de faire semblant d'être aussi sentimental, sensible et froid qu'un mur de béton ? Il était bien un humain, après tout.
Le jeune homme de ma vision vint alors s'effondrer derrière moi, une répugnante odeur de sang l'entourait et se répandait dans la ruelle. Je ne pouvais le voir de dos, mais je savais qu'il était très blessé.

* Un monstre l'a certainement attaqué, ce ne peut être que cela... Après tout, une telle misère ne peut faire qu'attirer les mauvais esprits. *

Je ne savais pas vraiment pourquoi ni comment mais je sentais une étrange force qui me poussait à le sauver. Je regardai alors l'homme devant moi, droit dans les yeux et je lui demandai :

" Alors c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?! "

" Ne te moques pas de moi sale gamine ! "

Un mouvement, l'odeur de la poudre qui s'enflamme, l'explosion qui projette une balle, c'était suffisant pour tuer. Je la voyais, sortir du pistolet, fendant l'air avec une telle facilité. Si elle venait à me toucher, elle me blesserait à coup sur. Je fis un pas en arrière puis sur le côté, aussi vite qu'il souffle de vent pour esquiver la balle et répétais sans cesse cette danse tant que le chargeur n'était pas vide. Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je pus enfin lire la peur sur son visage, jamais un homme n'avait réussi à esquiver des balles ainsi. Mais moi, je n'étais plus humaine depuis longtemps.

Confiante, je me retournais et vis le jeune homme de ma vision allongé sur le sol, il perdait beaucoup de sang, beaucoup trop. Je décidai alors de l'emmener loin d'ici dans un endroit sur. Déployant mes grandes ailes rouges flamboyantes, je m'élançais dans les airs avec son corps dans les bras et marchais ainsi de toit en toit jusqu'à un petit appartement déserté par ses occupants.

Du moins, le terme "déserté" n'est pas tout à fait exact, disons plutôt qu'ils ont été obligé de l'abandonner. Au vu de la décoration toute à fait charmante, ils avaient surement tous été sauvagement tués à grands coups de hache, mais personne n'avait jugé bon de déplacer les corps ou même de laver les meubles imbibés de sang. Une odeur désagréable de moisissure et de pourriture régnait dans la pièce, celle d'un corps en décomposition.
J'entrais dans la plus grande chambre et déposai délicatement le jeune homme sur le lit. Puis je pris une couverture dans l'armoire voisine et recouvrit son corps avec, pour qu'il n'attrape pas froid.

Deux plantes poussèrent alors depuis la moquette bleue du sol. La première était une Orisia, une plante géante carnivore du IVe siècle connue pour ses pétales violettes mais surtout pour son étrange habitude de donner son sang à tous les blessés qu'elle croisait, dévorant par la suite une proie en bonne santé, pour une meilleure digestion. Celle-ci mordit l'homme au bras gauche et s'occupa de lui redonner un peu de vitalité.
La seconde plante était une Anizis, un arbuste tout simple mais dont les feuilles ont d'excellentes vertus médicinales. J'en glissais une dans la bouche du jeune homme puis je m'assis à côté de lui.
Il serait très bientôt guéri.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »


Dernière édition par Colombe Siria le Jeu 30 Aoû 2012 - 15:33, édité 2 fois
Invité
avatar
Invité
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Mer 8 Aoû 2012 - 11:20
*Un ange... Voila c'est la fin...*

Je ne vis que ces grandes ailes rouges avant de fermer les yeux pour de bon. Quand je les rouvris j'avais un gout immonde dans la bouche et une douleur au bras. Je tournis la tête pour voir son état. Une plante violette était en train de me le manger! Sans réfléchir je pris mon couteau de chasse sous ma veste et découpa d'un coup sec la tige de la plante qui me lâcha le bras par la même occasion. Il y avait une fille sur le lit avec de long cheveux rouge flamme et une peau blanche mais sans défaut. Elle était belle et souriait en me voyant.

" Qui.... Qui êtes vous?"

Au même moment deux hommes entraient dans la pièce armés de pistolets. Les murs étaient plein de sang et des bout de reste humains gisaient un peu partout. Il venait pour nettoyer le scène de crime et n'avaient surement pas envie d'avoir des témoins. Il y avait un homme de petite taille le crane rasé avec un piercing dans la lèvre et il avait également des yeux d'un bleu profond. L'autre était un peu plus grand et avait des cheveux qui lui tombait jusque aux épaules et fumait certainement de la drogue.

"Vous n'auriez pas du être la"


J'entendis le dé-clique de l'arme qui indiquait qu'elle était armée. Ils aillaient nous tuer si rien n'était fais je pris mon couteau fermement dans la main et mis un coup de pied dans la main de l homme chauve qui lâcha son arme. Je me lança sur lui et lui planta le couteau dans les cotes qui lui arracha un cris de douleur. L'autre homme braqua son arme sur ma tête cette fois si je ne pouvais plus rien faire....
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Mer 8 Aoû 2012 - 12:13

Depuis ma place, je sentis son coeur battre soudainement plus fort, il se réveillait enfin. Je le regardai ouvrir les yeux, la surprise dans son regard, il devait être un peu perdu. Je remarquai alors la couleur de ses iris, un vert clair intense qui me rappelait les forêts sauvages à perte de vue de ma région natale.

* Il a vraiment des yeux magnifiques... *

Je rougis un peu de penser cela mais le jeune homme me fit redescendre sur Terre en me demandant qui j'étais. En cas normal, je me serais fâchée en répliquant que lorsqu'on est poli, on se présente d'abord. Mais cet homme qui se tenait devant moi me rendait étrangement confuse.

" Je ....Je m’appelle Colombe et..."

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, deux hommes armés venaient de pénétrer dans l'appartement. Ils étaient surement responsable du massacre de cette famille. L'envie de les tuer de la mort la plus atroce qui soit me démangeait, mais ce fut le jeune homme qui se rua sur l'un d'eux avant moi, plongeant sa lame dans le torse.

* Il est fou de s'attaquer à des hommes armés avec son épée, on est plus à l'époque des chevaliers ! *

Sans surprise, le second homme braqua son arme sur sa tête, s’apprêtant à le tuer à bout portant. Je décidai de lui porter secours, après tout ces hommes malpolis nous avaient coupé en pleine conversation !
Je détachai le fouet que je gardais toujours attaché à ma taille et le lançais sur l'homme sans qu'il eut le temps de le voir. Le fouet vint s'enrouler autour du poignet et en tirant je lui fis perdre l'équilibre. Dans sa chute, il lâcha son arme avant de s’étaler sur le sol à mes pieds. Je fis brusquement claquer le fouet au sol, pour lui enlever l'envie de sortir une autre arme.
Je le regardai avec tant de mépris, j'aurai bien voulu le fouetter jusqu'au sang, jusqu'à qu'il me lève les chaussures pour implorer ma pitié. Mais je préférai invoquer une plante géante de la jungle qui, de ses lianes, attacha les deux hommes au mur.

J'aidais alors le jeune professeur à se relever, en lui tendant la main. Puis je lui dis :

" Et toi, quel est ton nom ?
Tu viens de la Deus Académia n'est-ce pas ? Mon pauvre, tu ne dois pas être habitué à ce monde. Regarde-moi ça, un vrai carnage !

Filons d'ici ! Je t'invite boire un verre ? "


Il n'y avait pas grand risque à laisser ces deux hommes attachés au mur de l'appartement, un second groupe arriverait bientôt les chercher.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »


Dernière édition par Colombe Siria le Jeu 30 Aoû 2012 - 15:33, édité 2 fois
Invité
avatar
Invité
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Sam 11 Aoû 2012 - 14:27
Le fouet claqua et tout alla très vite. l'homme tomba et e gigantesque plante les attachèrent au mur. puis Colombe se tourna vers moi:

"Et toi, quel est ton nom ?
Tu viens de la Deus Académia n'est-ce pas ? Mon pauvre, tu ne dois pas être habitué à ce monde. Regarde-moi ça, un vrai carnage !
Filons d'ici ! Je t'invite boire un verre ? "

J'étais surpris qu'elle sache d’où je viens et encore plus de sa proposition d'aller boire un verre après tout ça. Elle devait être un professeur de l'académie sans doute.

"Je m'appelle Voronwë Snow et je suis professeur de survie à l'académie. Mais allons ailleurs pour parler de tout ça!"

Je descendis les escaliers et commença a marcher dans la rue en directions de se qui me semblait être un bar. De la ou je venais ces endroit étaient festif toujours rempli de musique et de rires. Mais ici il n'y avait que des ivrognes et des drogués. La pièce empestait le fumé et le mauvais alcool. Je m'assis a une table et commanda un alcool fort.

*Il faut oublier...*

Colombe m'avais suivi et c'était assis en face de moi. Je lui souris et la remercia de m'avoir sauvé la vie. Avant de boire d'un trait le verre que le serveur m'avait apporté. La chaleur de l'alcool me remplis la bouche et la gorge avant de se propager dans mon corps. Je regardai autour de moi le barman mis deux hommes a la porte qui avait trop bu.

"Quelle monde pourris..... Mais vous que faites vous à l'académie?"

Je recommanda un autre verre et m'installa confortablement dans la banquette du bar.
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Sam 11 Aoû 2012 - 15:42

Il s'appelait donc Voronwë et enseignait la survie. Le monde des humains lui donnerait certainement des idées pour ses prochains cours. Mais l'endroit où nous étions n'était pas propice aux discussions et je le suivis donc dans les escaliers du bâtiment et dans la rue jusqu'à un petit bar de quartier.
De mon vivant, ma famille n'était pas assez riche pour me payer des restaurants luxueux mais pourtant jamais nous n'allions dans ces endroits que l'on appelait des tavernes et où se donnaient rendez-vous tous les bandits et alcooliques de la ville. Cet endroit ressemblait beaucoup à ce qu'on nomme aujourd'hui un bar, l'alcool avait traversé les âges mieux que quiconque.

Plus jeune, je pensais que l'on buvait pour s'amuser, pour oublier, pour se réconforter mais mon étude des plantes m'a fait comprendre que l'alcool emporte les hommes loin de la réalité et les garde sous ses crocs.

Nous nous assîmes à une petite table près de la fenêtre. Le serveur et ses clients nous jetaient des regards pesants, ils ne devaient pas avoir l'habitude de voir une femme dans le bar. L'un d'eux vint me voir et me dit :

" Salut poulette, tu veux venir avec nous ? On va bien s'amuser ensemble ! "

Il n'était qu'un ivrogne, un homme abandonné par sa femme, par ses enfants, par l'ensemble de la société et dont son esprit était perdu dans le néant. Je me retournai alors vers lui et lui répliquai :

" Qu'est-ce que tu me veux ? Quoi ? T'es puceau ? Va t'en trouver une autre mon gars, tu ne mérites même pas un seul de mes cheveux. "

Il semblait étonné que j'eus le cran de lui répondre ainsi et il s'en alla voir le barman sans dire mot.
Voronwë avait demandé un deuxième verre et j'en avais profité pour demander le même. Cependant, ceux-ci mirent beaucoup de temps pour arriver jusqu'à notre table.

* Mais que font-ils ? *

Ce retard me mit la puce à l'oreille et lorsque les deux verres furent enfin apporté, je les pris pour en sentir le contenu. Une odeur très légère, imperceptible pour un humain normal, l'odeur de l'acide hydroxybutyrique mélangé à l'alcool, une drogue.
Je rendis ensuite son verre à Voronwë en le prévenant de son contenu.

* Ils comptaient donc profiter d'une femme droguée et voler à mon jeune ami... *

Ce monde n'était pas entièrement pourri. Il y avait encore dans ces hommes quelque chose à sauver... Du moins, je l'espérais du plus profond de mon être.
Je répondis alors à Voronwë :

" Disons que mon travail consiste à gérer l'académie, le corps enseignant et les élèves pour que tout ce passe bien. Je suis aussi jardinière et remplaçante à mes heures perdues.
Cependant j'aime venir en ces lieux et quitter mes obligations, ma paperasse qui n'en finit jamais, l'espace d'une journée. Ces ruelles mal éclairées me rappellent ma ville natale, maintenant rasée de la carte.
Et toi, pourquoi un professeur viendrait se promener dans la banlieue ? "


Des cris se firent entendre à une trentaine de mètres du bar, la mafia devait certainement nous chercher. Si nous restions ainsi, près de la fenêtre, ils allaient nous mettre la main dessus dans dix minutes environ.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »


Dernière édition par Colombe Siria le Jeu 30 Aoû 2012 - 15:34, édité 2 fois
Invité
avatar
Invité
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Dim 12 Aoû 2012 - 14:04
*De la drogue dans les verres....*

Je pris les verres et les renversai par terre alors que le barman me regardait avec stupéfaction. J'avais surement mis ces plants à l'eau. C'était surement l'ivrogne qui avait accosté Colombe qui avait payé le barman pour faire ça. Mais je n'avais pas le cœur au représailles et laissa filer. J'appris que Colombe était un des directeurs de l'académie.

"Moi je suis venu ici pour voir à quoi ressemble le monde des humains et pour savoir d'où vienne la plus part des membres de l’académie. Je ne viens pas de ce monde et je le trouve décevant. Mais âpres tout il est un peu comme le mien tout tourne autour des femmes, l'alcool, la drogue et la guerre. Tout ça pour une seul chose l'argent et le pouvoir."


Je venais de finir ma phrase quand des hommes crièrent au bout de la rue. On nous cherchait et ils nous trouverons bientôt. Je n'avais pas envie de me battre donc il fallait fuir discrètement. Je refroidis la rue et commença à faire tomber la neige.

*Sa devrai les distraire un peu*

Le givre se forma sur les vitres du bar les rendant totalement opaques pendant que les passants regardaient la neige tomber mollement. Je me levai et fis signe a Colombe de me suivre. Il y avait dans le coin du bar des escaliers qui devaient monter sur le toit. Une fois arrivé sur le toit de l'immeuble, un paysage magnifique s'offrit à moi. Tout les toits étaient blanc et les passants regardaient la neige tombé avec stupéfaction pendant que les enfants faisaient des batailles de boule de neige dans le coin de la rue.

"C'est beau.... La neige.... Tout ça peu donner du bonheur aux gens."

Mais tout ça m'avait épuisé. Faire tomber la neige sur tout une ville demandait beaucoup d'effort et la fatigue commençait à ce faire sentir. Je m'assis contre une cheminé et regardai la neige tomber et les cheveux rouges de Colombe qui tranchait avec la blancheur de la neige.
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Lun 13 Aoû 2012 - 18:27

Il trouvait ce monde décevant, où tout tourne autour de l'argent. Pourtant l'argent n'est pas une valeur sûr. Après tout, on n'emporte pas son or dans sa tombe. Deus faisait bien de ressusciter les élèves sans rien d'autre qu'un mal de tête et une frêle arme.

" Tu as été choisi pour être un Dieu, la divinité de ces hommes et de ce monde pourri. A toi de construire un autre monde que tu penses meilleur. Mais crois moi, un monde de paix et de bonheur ne peut engendrer que plus de conflits. "

Soudain l'aura magique qui entourait mon jeune ami se fit plus intense, la température baissa et une brume opaque apparue sur les vitres du bâtiment. Dehors, malgré la saison estivale, des petits flocons dansaient dans le ciel. Voronwë était donc un Dieu du froid, pour le point opposé à une déesse de la culture telle que moi.
Il se leva et je le suivis en me demandant ce qu'il comptait bien faire. L'escalier du magasin conduisait sur le toit de l'immeuble, celui-ci était déjà recouvert d'une fine couche de poudreuse. Autour de nous, les ruelles prenaient peu à peu une teinte blanchâtre, les voitures glissaient sur le verglas, les gens sortaient dehors en tenue d'été, inconscient et ébahit par ce paysage.

Mon jeune ami pensait que cela donnerait du bonheur aux gens, mais seul ce paysage les enchante. Bientôt ils souffriraient du froid, de l'encombre de la neige, de leurs vêtements humides. Jamais, jamais ils ne seront contents de ce qu'on leur offre ?

" Jeune homme, ce paysage peut faire le bonheur des uns comme le malheur des autres. Regarde, en bas, l'homme allongé au sol dans la poussière. Ces maigres cartons ne le protégeront pas du froid, son corps va se raidir, son souffle devenir plus roque et il s'endormira dans la mort. "

Aussitôt je fis pousser une dizaine d'arbustes tout autour de l'homme qui l'entourèrent et créèrent un cocon pour lui porter chaud.
C'est alors que je remarquai les cheveux de Voronwë du même blanc que ce paysage sublime, ils flottaient doucement au grès du vent. Au contact de l'air chaud qui sortait de sa bouche, un petit nuage brumeux s'était formé et je m'amusais à le regarder disparaître dans l'immensité du ciel.
Un flocon vint se poser sur son nez et je lui retirai d'un geste doux en riant. Puis je me laissais doucement plonger dans ses yeux et me perdre dans l’abîme de son regard. Un bras contre ma poitrine, je sentais mon coeur battre plus fort à chaque instant, sa simple présence me faisait un effet indescriptible que je n'avais jamais connu jusqu'alors.
Sous ce charme je laissai échapper ses mots qui se mêlèrent à la neige et se dissipèrent avec elle :

" Tu es beau toi... "


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
Invité
avatar
Invité
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Dim 2 Sep 2012 - 17:58
"Tu es beau toi....."

Au début je ne croyais pas vraiment ce que je venais d'entendre. J'avais l'habitude des regards tristes et d'une haine sans nom. Les femmes me crachaient dessue dans la rue et je les comprenais. J'avais tué leurs maris, leurs enfants et il était normal qu' il n'est rien mis a part de la haine vers moi. Mais elle ne savait rien de moi de se que j'avais fais, elle ne voyait que le professeur de survie. J'était un peu embarrassé mais avant d'aller plus loin il fallait qu'elle sache toute mon histoire et se que j'avais fais.

"Heu..... merci.... mais vous ne savez pas vraiment toute la vérité."

Je lui pris les deux mains et la regarda dans les yeux, elle était très belle et elle méritai de savoir. Je pris mon courage a deux mains et me lança je lui raconta tout. Toute ma vie les atrocités que j'ai fais, la guerre. Je ressenti du dégout sur ma vie sur ce que j'avais fais et j'aurais peu être pu être une autre personne meilleur. Mais la vie était ce qu'elle était et le fait que je sois mort et réincarné ne change rien. Quand j'avais enfin terminé le soleil revint et je m'assis.

"Voila vous savez tout et avant toute chose sachez que je regrette ce que j'ai fais mais ce qui est fais est fais et rien ne pourra être changé."

Je la regardai elle était belle dans la neige. Je regardais le soleil se coucher et attendait une réaction.
♠ Petits messages : 1681
avatar
Être tout-puissant
Être tout-puissant
Voir le profil de l'utilisateur
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Dim 2 Sep 2012 - 18:17
" Tu es beau toi... "

Revenant à la raison, je ne pus que rougir devant les mots que j'avais si fortement pensé mais que je n'aurai pas voulu dire. J'espérai l'espace d'un instant qu'il ne m’ait pas entendu, qu'il continuerait à regarder le paysage comme il le faisait maintenant depuis une dizaine de minutes.

Était-ce le destin qui m'avait fait dire de telles choses ? Je ne croyais pas à ce genre de chose mais pourtant... Le jeune professeur se retourna alors vers moi et la simple vue de son visage me fit rougir. Il semblait tout aussi embarrassé que moi et me répondit d'un air timide que je ne connaissais rien de lui.
C'était bien vrai, je ne le connaissais pas. Je le voyais devant moi, son corps, son visage, mais c'était tout. J'avais maintenant un peu honte de mettre fier ainsi au physique de quelqu'un sans même connaitre qui il est.
Il ne semblait pourtant pas un mauvais garçon.

Il me prit doucement les deux mains et je l'écoutai attentivement me raconter ce qu'il avait vécu de son vivant. Il me conta la guerre à laquelle il avait participé, le champs de bataille recouvert de cadavres, ses mains couverts du sang d'innocents. Et je ne dis mot jusqu'à la fin de son histoire, des larmes me coulèrent sur les joues et je ne savais plus quoi lui dire. Il disait qu'il regrettait tout et cela s'était senti au son de sa voix.
Maintenant j'en étais sure, ce jeune homme avait bon coeur.

Je lâchai délicatement ses mains avec un petit sourire puis vins à sa hauteur, le pris dans mes bras et le serrais tendrement.
Je lui dis alors tout doucement :

"Ce n'est rien. J'ai vu pire dans mon existence, même si je n'étais qu'une petite femme des champs. La guerre est la guerre, c'est bien cruelle mais lorsque les hommes perdent la raison il n'y a plus qu'une seule loi en ce moment qui les guide : tuer ou être tué."

Puis je saisis doucement son visage dans mes mains et vint me placer près de son visage en continuant de lui parler :

"On ne peut pas changer le passé, il fait ce que tu es maintenant et tu devras tirer des leçons de tes erreurs.
Deus t'a offert un nouveau futur, un nouveau départ pleins de promesses et je l'espère plein d'espoir. Il te faut maintenant penser à ton avenir et à celui des élèves que je te confie, professeur."


La discussion allait bientôt s'arrêter, les membres de la mafia, enragés de ne pas retrouver vos traces, commençaient à tuer au hasard les passants dans la rue. La neige arborait une horrible couleur rouge et des cris continuaient de plus belles. Il était temps de mettre un terme à ce carnage.


« Donnez-moi des héros, et je vous écrirai leur tragédie. »
♦ Rose ou chou ? : Fumée
♠ Petits messages : 2152

Feuille de personnage
Niveau:
30/30  (30/30)
Expériences :
10000/10000  (10000/10000)
Votre domaine: La Création
avatar
Âme Errante
Voir le profil de l'utilisateur http://www.deus-academia.com/
Re: La mafia forme une grande famille [pv Voronwë] - Sam 22 Sep 2012 - 11:06
Dommage qu'il se soit terminé, une petite confrontation avec la mafia m'aurait bien plus dis donc !

Colombe Siria (DC) : 260 xps (+ 20)
Voronwë Snow : 220 xps xps (+ 20)
La mafia forme une grande famille [pv Voronwë]
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Le forum, une grande famille
» La grande famille des arpenteurs
» Poufsouffle, une grande famille [OUVERT]
» Dead End, c'est un peu comme une grande famille...
» (M) Jared Gilmore ✣ l'héritier d'une grande famille [LIBRE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Deus Academia :: Le Monde des Humains :: Banlieues :: Repère de la mafia-
Sauter vers:

Attention :
Ce RP contient des passages violents ou/et particulièrement gores. Il est déconseillé à la lecture aux moins de 18 ans.
Continuer à lireQuitter cette page