Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2)

 
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Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Sam 26 Juil 2014 - 20:53

Le chevalier semblait avoir fait une certains impression à la blonde, il s'en rendait bien compte, elle semblait presque avoir peur de lui. Enfin ce n'était pas plus mal, au moins elle ne ferait rien comme ce jeune homme si elle arrivait à avoir du respect.
Toujours est-il qu'il attendit patiemment le retour des deux jeunes filles dans le couloir. La première de retour fut celle qu'il connaissait le mieux, Arsen, la jeune albinos qui semblait aussi méthodique que lui car elle arriva très rapidement. En revanche ce ne fut pas vraiment le cas de la seconde, pourtant elle arriva visiblement très joyeuse, ce qui tira un sourire au chevalier qui la regardait, jusqu'à ce que soudain il semble lui faire peur. Le professeur se retourna alors et fit un petit signe de la main pour leurs indiquer de le suivre, espérant par la même qu'elle comprendraient qu'il vaut mieux ne pas faire trop de bruit …
Quelques minutes plus tard, après avoir traversé plusieurs couloirs et escaliers, le groupe se retrouva dehors, en tout cas le chevalier l’espérait, il estimait ne pas avoir besoin de vérifier qu'elles suivaient, surtout car elles devaient le suivre pour sortir à une pareille heure de la nuit.

Bien sur sans pour autant se retourner d'avantage il poursuivit son chemin d'un pas assuré, droit vers le port des dimensions, embarquant sur l'étrange navire faisant le lien entre les deux mondes. Il alla directement voir le pilote, lui demandant de les déposer au nom de la ville que la fille aux cheveux nacrés avait mentionné lors de leur précédente conversation. Il s'agissait apparemment d'une très grande ville, Londres.
Etre sur un bateau le rendait à chaque fois étrange, à la fois nostalgique, et un peu léger, pourtant de sa vie il n'en avait jamais emprunter, enfin, de son vivant. Du coup cette sensation arrivait à lui changer les idées aussi bien que de s'entrainer, surement le léger balancement du navire qui tranchait tellement du cheval ou des calèches qui lui faisait cette effet, il ne savait pas trop.
Du coup il alla s'assoir sur un rebord du navire, regardant au loin devant l'horizon d'un bleu foncé, sans aucun nuage, la lune suffisait à éclairer raisonnablement l'obscurité, permettant d'y voir claire, mais peut être pas aussi bien que de jour. Il laissait le vent que créait l'avancer du véhicule lui caresser le visage et agité sa cape au vent, il profitait juste de cette bouffé d'air, se rendant bien compte que des moments de calme, il ne s'accordait rarement le luxe d'en avoir. Après un instant il donna enfin un regard vers les deux jeunes filles, brisant ce très bref moment qu'il s'était accordé, effaçant ce sourire qu'il avait arboré pour revenir à sa neutralité frappante de combattant.


- Nous arriverons dans quelques minutes à Londres, c'est bien dans cette ville que tu désirais aller Arsen ?

Sous regard passa ensuite de l'albinos à la blonde, il s'avança vers elle et posa une main sur son épaule. Les expression qu'elle avait en croisant son regard lui laissait comprendre qu'elle était intimidée, il avait déjà vu cela venant de quelques écuyers à l'époque.

- Pour rayonner, pour être respecter, il faut savoir se tenir droit et s'affirmer. Je considère tout le monde comme mon égale et respecte à la hauteur du respect que l'on me porte, alors cesse donc d'hésiter de la sorte...

Il pencha un instant la tête et lui adressa un très bref sourire.

- Ce n'est pas en se dissimulant que l'on peut avancer.




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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Mer 30 Juil 2014 - 15:45
Arsen suivait le chevalier dans les couloir de son pas rapide et feutré habituel et si sa démarche était aussi silencieuse que celle d'un chat ses pensées elles fourmillaient dans un brouhaha tonitruant. La demoiselle n'était aller dans le monde des humains, dans son ancien monde, qu'une seule fois depuis sa mort. Et puis cette escapade était loin de celle qu'ils allaient entreprendre, elle était aller dans la pension Paradis, une vieille bâtisse au bord de l'océan sans rien d'autre à des kilomètres à la ronde, là il s'agissait d'une ville de 6,7 millions d'âmes. L'albinos était partagée entre l’appréhension et l'excitation. D'un coté il y avait le changement, après un an et demi à l'académie  elle s'était habituée à la douceur de vivre de son nouveau monde alors elle n'était pas certaine d'être capable de se réadapter à son ancien mode de vie, plus dur et plus exigent. Mais en même temps la jeune fille aux cheveux de nacre était impatiente de revoir tous ces lieux qui l'avaient vu grandir et puis elle pourrait avoir son précieux thé.

C'est en jouant nerveusement avec l'anneau sertit de grenat à son doigt qu'elle monta sur le pont à la suite de ses nouveaux compagnons. Prendre le bateau ne l'a mettait pas vraiment à l'aise, il fallait dire que là où passait un bateau il y avait beaucoup d'eau et Arsen n'était pas très copine avec ces endroits. La demoiselle resta donc éloignée du bastingage tout le temps que dura le voyage. Elle regarda Mr Urmanis indiquer leur destination au pilote avant de s'asseoir près du bord pour observer l'horizon de brumes tandis que les flots éthérées venaient frapper la coque du bateau dans un son monotone. Elle hocha distraitement la tête à sa question. Tout cela était à des kilomètres de ses cauchemars, le calme surnaturel qui émanait de ces lieux si spéciaux berçait l'empoisonneuse au sommeil agité.

Elle laissa glisser son regard ardant autour d'elle, scrutant discrètement ses deux compagnons. La blondinette avait l'air intimidée par le chevalier sans que Arsen ne comprenne vraiment pourquoi, il n'était pourtant pas menaçant. Il était plus expérimenté qu'elles deux dans l'art du combat et son statut de professeur ce qui le plaçait légitimement au dessus d'elles dans la hiérarchie mais cela justifiait-il une telle inquiétude de sa part? Et il sembla l'avoir vu car il lui fit remarquer son attitude et comment la corriger. L'albinos se désintéressa de la conversation, le professeur ne s'adressait pas à elle et elle ne sentait pas visée par ses propos. Elle le respectait, il avait de grandes compétences, lui avait enseigné volontiers sans même la connaître, ne semblait pas la considérer comme un monstre et n'avait jamais attenté à sa vie. En revanche il avait tort, rester dissimulé pouvait vous sauver la vie et être en vie c'était déjà avancer.

Ils arrivèrent enfin à Londres, la coque du bateau heurta le sol dans un raclement sinistre tandis qu'une fine pluie inondait le pont et ses occupants. L'empoisonneuse ferma les yeux, savourant l'eau dégouliner sur son visage, ça lui paraissait faire une éternité qu'elle ne l'avait pas sentie. Elle descendit du navire après avoir remercier le capitaine et sauta sur l'asphalte. Cette matière qui avait remplacée les pavés qu'elle connaissait était étonnante mais elle ne s'en soucia pas, revoir sa ville pluvieuse était bien plus important. Pourtant quand elle la vit se dresser devant elle, transformée par le temps et les gens qui l'avait peuplé depuis sa mort, son fin sourire se décomposa en un instant. Tout ces bruits, on était au beau milieu de la nuit et il y avait déjà tant de bruit.. Les battements de cœur de Londres étaient très différents de tout ce qu'elle avait connu mais ce n'était pas le pire. Cette odeur entêtante de cette matière bizarre par terre, de la pluie ruisselant dessus, de la fumée grise... Ce monstre mutant n'avait plus rien à voir avec la ville qu'elle avait connue et aimée.

L'apprentie déesse fit quelques pas en avant sur la route, stupéfaite et horrifiée par ce qu'elle voyait. Ses mains tremblait légèrement tandis que ses cils où glissaient de petites gouttelettes de pluie battaient dans le vain espoir de faire disparaitre cette vision. Soudain un énorme vrombissement vint déchirer la nuit, arrivant à toutes trombes sur elle, pleins phares. Arsen n'eut pas le temps de réagir que déjà la voiture l'esquivait dans un crissement de freins sur le béton et un grand coup de klaxon. Elle laissa échapper un hurlement de douleur en s'accroupissant les mains sur ses yeux. Une vive brulure se répandait sous ses paupières, l'absence de mélanine dans ses iris ardentes les rendait extrêmement sensible à toute source lumineuse. Elle resta donc là, au milieu de la route, roulée en boule, toussotant, aveuglée et tremblant de tout son être. Elle ne pouvait faire un geste, figée de stupeur. Tout ceci n'était qu'un cauchemar et elle allait se réveiller, un odieux cauchemar rien de plus.
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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Sam 18 Oct 2014 - 23:04
Une fine équipée
à la recherche
du thé perdu
Topaze se sentait légèrement intruse. A voir progresser le professeur et la jeune fille au thé devant elle dans ces couloirs, elle n'avait pas l'impression d'être vraiment à sa place. L'homme était silencieux, solennel, sa carrure était aussi impressionnante que celle de Vinpap sans posséder cette aura qui la rassurait et lui conférait une force nouvelle. La jeune femme aux cheveux d'argent quant à elle, avançait comme une ombre, discrète et silencieuse, semblant glisser sur le carrelage.

Pour sa part, en revanche, sa démarche restait sautillante et bien qu'elle marche sur la pointe des pieds, il était fréquent qu'un claquement de talon la trahisse malgré elle. Dans ces moments là, elle ronchonnait à voix basse et se concentrait sur son pas, avant de s'apaiser à nouveau tout doucement, jusqu'à recommencer sans faire exprès.

C'est avec un certain soulagement qu'elle sortit enfin du bâtiment et, se détendant totalement, elle se prit à sourire à nouveau, savourant la douceur du vent, les bruits discrets du monde nocturne et cette odeur particulière que la nature prenait la nuit tombée.

Sans encombres, ils traversèrent la cour de l'académie. Sans encombres, ils embarquèrent. Et sans encombres, ils se mirent en route. Voguant au gré de cette étrange eau divine, la traversée était toujours aussi paisible. Nuls tumultes, nulles tempêtes, ne déchiraient les flots apaisés de Deus.

Contemplant sa manucure, Topaze attendait patiemment, comme une enfant. Ses compagnons ne semblaient pas disposés à engager la conversation, mais ça ne la dérangeait guère. Malgré toute sa vigueur, malgré sa curiosité et sa capacité de bavardage innocent hautement réputés, elle avait l'habitude de se suffire à elle même. De son vivant, rares étaient les personnes qui lui adressaient la parole, aussi rares que ses propres tentatives d'établir ce genre de rapports avec quiconque.

Pourtant, le silence finit par être rompu. L'homme lui fit relever le museau tandis qu'il s'adressait à Arsen et puis, soudain, alors qu'en un sourire elle s'appretait à retourner à ses rêveries et à sa contemplation de son nail art cupcake, alors qu'elle n'avait rien à demander à personne, ce fut son tour d'affronter l'envie de conversation du professeur.

Timidement, elle soutint son regard, puis elle se contenta d'hocher légèrement la tête. Un instant encore elle hésita entre piquer du nez à nouveau et suivre ses conseils. Puis un faible sourire se dessina sur ses lèvres.
« Je tâcherai de m'en souvenir professeur, pardonnez mon émoi. »
*Splendide ! Brillant ! Très convainquant, mais très lèche botte aussi !*
*Je ne lui ai rien léché du tout !*
[right]
*Haha oui et c'est bien dommage, n'est-ce pas ? Petite coquine !*
Hop. Topaze rougit et piqua du nez. Intérieurement, elle maudit Nasline pour son intervention. Elle allait passer pour une pauvre fille amoureuse transie du professeur de sport si ça continuait comme ça !

Et ça, elle ne pouvait pas se le permettre... Imaginez que ça vienne à l'oreille de quelqu'un d'autre ? Imaginez que ça vienne à l'oreille de Vinpap ?

Topaze frissonna à cette pensée. Mais quand elle releva la tête pour essayer de dénouer le malentendu, ils accostaient le port de Londres.

En silence, elle les suivit, en proie à ses doutes, avant de les oublier aussitôt en découvrant la ville. Elle n'avait jamais vu Londres, jamais en vrai du moins. Alors aussitôt, elle se perdit dans sa contemplation, un sourire enfantin sur son visage.

Comme toutes les grandes villes, Londres semblait ne jamais dormir, animée de rires, de musiques, de lumières, de ronflements de moteurs, de klaxons... Un instant, Topaze fit un tour sur elle même, puis deux. Elle laissa échapper un grand éclat de rire et, brusquement, se figea. Elle avait vu la voiture dévier en un klaxon furieux, vu Arsen se figer, hurler et se replier sur elle-même. Sans hésiter, elle se précipita sur sa nouvelle amie et l'enlaça sans hésitation.
« Tout vas bien... Tout vas bien... »
De lui même, le don de Topaze s'activa, dégageant un flux apaisant dans les cellules nerveuses optiques, sans que la blonde ne comprenne vraiment ce qu'il y avait à soigner. Puis petit à petit, la douleur lui vint aux yeux et elle grimaça, fermant ses yeux instantanément mouillés de larmes. Pourtant, resserrant son étreinte, elle resta là, continua à murmurer les mêmes mots, jusqu'à ce que son don s'arrête. Là, elle lâcha légèrement la pression qu'elle exerçait sur la pauvre albinos et soupira pour elle même. C'était bien beau d'avoir soigné Arsen, mais maintenant c'était elle qui subirait la douleur pendant un petit moment encore...



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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Mar 21 Oct 2014 - 16:00


Les gens de cette époque était différent, il le ressentait à chaque fois, bien qu'il arrive par moment à y voir des traits le rendant nostalgique, il n'en restait pas moins qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle rebaisse la tête aussi rapidement en rougissant, bon, le fait qu'elle soit une femme ne devait probablement pas aider à la chose non plus.

Le bateau arriva à bon port, et tandis que la pluie se mettait a tomber de plus en plus, le chevalier se dirigea vers le pilote du navire, lui faisant la conversation, échangeant rapidement quelques propos en le remerciant, lui annonçant un retour probable dans la matinée, l'homme rit en lui disant qu'il sentait toujours quand quelqu'un avait besoin et était toujours présent au bon moment. Puis il y eut soudain un cri, le chevalier se précipita sur le pont pour découvrir énervé qu'un véhicule avait manqué de rouler sur son élève, et que pire que tout, il n'avait même pas prit la peine de s'arrêter, se contentant d'émettre un horrible son comme pour l'insulter en disparaissant derrière un rideau de pluie.
Topaze, la deuxième élève qui l'accompagnait était déjà aux coté d'Arsen, et le chevalier sauta enfin sur le bitume tandis que marchant il s'approcha des deux jeunes filles, fixant la direction dans laquelle l'automobiliste fou était parti, il serra un peu les dents, agacé devant si peu de respect. Il posa ses mains sur les épaules des jeunes filles en soupirant.


- Ne restont pas ici, l'endroit ne me semble pas sur ...

Lentement il les poussa vers le bord de la route. Il regarda alors un instant la ville, de loin l'on pourrait croire qu'elle brûle suite à un siège … Le chevalier eut un sourire tandis que la pluie ne semblait pas vouloir stopper, gorgeant d'eau ses cheveux qui déjà commençaient a goutter sur le sol, sur son visage ruisselait aussi plusieurs filet d'eau qui ne le gênait absolument pas.
Il se frotta un peu les yeux et regarda Arsen, simplement, il ne laissait paraitre rien, mais il savait qu'elle a du être choquée, on ne se met pas à genoux devant un danger pour le plaisir personnel.


- Tout va bien ? Te sens tu capable de continuer à nous guider ?

Le professeur allait toujours de surprise en surprise en descendant dans le monde des humains, il pouvait l’appeler comme cela, à ses yeux ce n'était plus son monde, il n'avait plus rien de celui qu'il avait connu. Aussi il espérait de tout cœur que cette nuit ce soit plus calme, moins dangereux que d'habitude, quand il est seul cela lui importe peu, mais avec des élèves, ce n'est pas pareil. Il détacha son regard d'Arsen et observa Topaze, au fond comme lui elle dépendait d'Arsen pour se guider non ?
Le chevalier resta un instant immobile et se remit bien droit en direction de la ville en riant de sa situation.


- A la base je compte vous accompagner, mais entre ces bâtiments, pour moi ce sera une épreuve, je risque rapidement de perdre mes moyens, n'y prenez pas trop d'attention, ça me prends toujours du temps pour me calmer.

Autant annoncer tout de suite la couleur et dire que son supplice approchait, et que, donc, en ville elles seront plutôt à l'accompagner que l'inverse ...




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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Mar 27 Jan 2015 - 23:28
Arsen avait eu peur, elle avait eu mal aussi, elle avait à peine sentie Topaze la prendre dans ses bras, elle n'avait même pas saisi le sens des mots qu'elle lui murmurait. Pourtant la douleur s'était estompée, la peur s'était envolée en la ramenant au présent bien réel avec ses bruits et ses odeurs d'asphalte. Le chevalier avait raison, ils ne devaient pas rester là. La demoiselle aux cheveux de nacre inspira profondément, elle ne devait plus perdre ses moyens comme ça. Elle était la guide de cette expédition alors elle devait prendre sur elle pour la mener à bien si elle voulait revoir du thé un jour, et accessoirement garder ses coéquipiers dans le meilleur état possible. Elle remercia la blondinette et hocha la tête sous son capuchon.

- " Oui. Avançons, je préfère ne pas rester ici, ce n'est pas mon quartier de prédilection."

La remarque de Mr Urmanis la fit sourire, aucun étranger n'était à l'aise à WhiteChapel et puis ce qui venait d'arriver prouvait qu'elle n'était pas au bout de ses surprises. La ville avait beau être la même, l'époque avait changée, les gens aussi.

La jeune fille réfléchit un instant, ils ne devaient pas être loin d'une station de métro. La-bas au moins n'auraient-ils pas à se soucier des véhicules vrombissants et puis ils pourraient avancer plus rapidement vers leur destination. Arsen reprit sa route sans se retourner, supposant que ses compagnons la suivait. Elle tourna à l'angle du bâtiment, parcourue une ou deux rues, traversa la route et descendit les marches de la station de métro londonienne. Il n'y avait presque personne à cette heure tardive. Contrairement à son souvenir, la station était claire et bien éclairée, l'albinos fut forcée de constater que les choses avaient évoluées sans elle. De grosses boites en métal attendait sur le coté avec leur "menu de sélection" et tous leurs boutons et elle les ignora superbement pour avancer jusqu'à l'extrémité du quai. Le métro passa, lui aussi dans un état qu'elle ne lui avait jamais connu, l'empoisonneuse retint ses compagnons lorsqu'il ouvrit ses portes.

"- Nous ne sommes pas venus pour monter dans le train."


Et sitôt le train reparti, sans attendre la réponse des deux autres, elle poussa le panneau "interdit au public", descendit les petites marches et se coula contre le mur qui longeait les rails. Elle fit signes aux autres de la rejoindre fissa mais déjà on entendait un contrôleur.

" -Eh vous! Remontez tout de suite c'est dangereux."

Arsen se mit à courir les cinq mètres qui la séparait de la porte latérale, cachée dans la pénombre. L'obscurité n'était plus ce qu'elle était avec tous ces éclairages partout. L'apprentie déesse franchit la porte sans une once d'hésitation et couru dans le petit corridor mal éclairé qu'elle dévoilait. Presque rien n'avait changé de ce coté là et bien heureusement, elle n'avait plus qu'à espérer que ça continue. Le couloir déboucha sur une cage d'escalier qui descendait dans les entrailles de la terre. L'homme les suivait, leur hurlant de revenir immédiatement sous peine d'aller la police. La demoiselle jeta un coup d’œil par dessus son épaule pour s'assurer que Topaze et Mr Urmanis la suivait bien et elle sauta dans la cage d'escalier. Elle agrippa la rampe et courut aussi vite que ses petites jambes le lui permettait, glissant sur les marches d'acier avec une aisance tel qu'on aurait dit qu'elle volait. Un fin sourire étirait ses lèvres tandis que l'adrénaline lui offrait des ailes, les pans de son manteau flottant autour de son corps fin.

Elle se sentait tellement bien, envahie par le sentiment qu'elle était à sa place qu'elle failli ne pas voir le poteau à la fin de l'escalier. L'albinos l'esquiva de justesse et s'écrasa contre le mur. Ignorant les égratignures sur ses mains, elle sourit à ses compagnons et leur désigna du menton un embranchement. Elle se glissa dans un des couloirs tout noir et se colla contre le mur un doigt sur les lèvres. Leur poursuivant passa à coté d'eux sans les voir. Une fois certaine qu'ils étaient seuls, Arsen se laissa glisser sur le sol en se frottant les mains puis soupira.

" - On l'a semé. Et bien, il semblerait que nous aillons un léger soucis. C'est par là que nous allons. dit elle en désignant le mur de brique en face d'eux."
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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Ven 10 Avr 2015 - 16:52
Une fine équipée
à la recherche
du thé perdu
Une main sur son épaule rappela brusquement Topaze à la réalité. Crispée, elle serrait Arsen dans ses bras, encore en proie aux battements irréguliers de son pauvre cœur. La douleur s'estompait peu à peu, mais elle ne put que papillonner des cils en se laissant entraîner par le chevalier.

Un petit rire narquois s'échappa de la barrière de ses lèvres en écoutant la justification du professeur pour les guider ailleurs. « L'endroit ne semble pas sûr » ? Une route ? Pourquoi ce ne serait pas sûr une route, hein ? Pourquoi ne pas s'y installer pour un pique-nique ?

Desserrant peu à peu son étreinte sur Arsen, la blondinette s'efforça de retrouver ses esprits, oublier ce fâcheux incident. Son cœur se fit plus calme à mesure que la douleur dans ses yeux disparaissait, jusqu'à ce que tout revienne à la normale.

Laissant échapper un soupir, cachée derrière ses cheveux d'or, elle passa une main sur ses yeux, s'avisa que la pluie avait rejoint ses larmes et renifla discrètement en prêtant une attention distraite aux paroles de l'homme.

Finalement, ayant gardé le silence tandis qu'ils parlaient de partir de là, elle dut tout de même suivre lorsqu'ils se mirent en marche. Passant une main dans ses cheveux, elle dégagea un peu sa vision des mèches qui étaient venues cacher son visage et leur emboîta le pas en silence, les détaillant tout de même du regard avec une certaine curiosité. Pourquoi l'homme avait parlé d'une épreuve ? En quoi la ville de Londres représentait-elle une épreuve ? Arsen en tout cas semblait avoir compris ce qu'il voulait dire. Pour sa part, elle ne voyait pas.

Arsen marchait avec l'assurance d'une habituée, d'une autochtone. Très vite, Topaze se sentit plus confiante, son pas accéléra en conséquence, se calquant sur celui de ses deux compagnons. Malgré tout, elle demeura aux aguets, craignant un nouvel incident. La ville était moderne, assez semblable aux villes qu'elle connaissait sur bien des points mais elle préférait ne pas trop s'y fier. Et puis même en supposant qu'elle était en tout point semblable à une ville française, ce n'était pas très rassurant non plus. La nuit, en plein centre ville, bien des choses peuvent arriver après tout.

Après quelques minutes de marche, Arsen les conduisit finalement dans une station de métro et Topaze dévala les escaliers d'un pas guilleret. Voilà une idée qui la réjouissait. A cette heure-ci il ne serait certainement pas difficile de trouver des places assises. Ils allaient pouvoir s'asseoir, arriver plus vite à destination et repartir plus vite à la maison pour finir leur nuit.

Pourtant, sa joie disparut bien vite. Arsen passa telle une reine à côté des guichets automatiques, n'ayant visiblement aucune intention de prendre un ticket. Un instant, la blondinette hésita à la suivre, tentée de prendre quand même des billets au risque de se faire gronder. Certes ils étaient de l'académie, mais tout de même, elle n'aimait pas l'idée d'être hors-la-loi. Gênée, elle jeta un regard au professeur, mais, constatant qu'il n'avait pas non plus l'intention de régulariser leur situation, elle les suivit à contre cœur, lançant des regards inquiets à droite et à gauche. Quand le métro s'arrêta pour leur ouvrir les portes, elle prit une grande inspiration pour se donner du courage puis...se fit arrêter par leur guide avant même d'avoir posé un pied dans le wagon.


« Nous ne sommes pas venus pour monter dans le train. »

*Ah ?*
Topaze demeura interdite, l'herbe fauchée sous ses pieds, dévisageant son interlocutrice de ses grands yeux dorés. Ainsi, le véhicule repartit sans eux, sans que la jeune femme ne leur ait fourni plus d'explications. Puis, sous son regard médusé, cette dernière se faufila sans attendre vers l'interdit.

Hésitante encore, Topaze jeta un regard en arrière et croisa celui d'un homme qui semblait être un contrôleur. Il lui sembla que son cœur venait de s'arrêter quand elle entendit le professeur s'engager à son tour. L'homme leur cria de revenir, puis elle s'élança à la suite de ses compagnons sans réfléchir plus longuement.

Dévalant l'escalier en toute hâte au rythme de ses battements cardiaques devenus fous, elle manqua de s'étaler par terre, mais par on ne sait quel miracle demeura bel et bien sur ses deux jambes. L'action se déroulait si vite, qu'elle ne prit pas même la peine d'y accorder son attention. Dans sa tête, Nasline la martelait d'encouragements en hurlant d'excitation, tant et si bien que Topaze se sentait prête à exploser. La course lui parut interminable. Une porte, un couloir, un escalier... Et pourtant il lui sembla qu'elle avait parcouru un labyrinthe entier. Et puis des marches... Des marches à n'en plus finir. Combien elle en avait vu défiler ? Combien de fois avait-elle manqué se briser la nuque ? Quand elle arriva au bout de l'escalier, elle rentra dans le professeur de plein fouet mais le déstabilisa à peine avec sa frêle constitution. Légèrement sonnée, elle mit un instant à réaliser où ils se trouvaient. En réponse au sourire d'Arsen, elle n'eut qu'un regard atterré, mais les suivit machinalement jusque dans leur abri de fortune où elle se laissa glisser contre le mur, accroupie dans le noir.

Ramenant ses mains sur ses bras, elle s'efforça de calmer ses tremblements et de retenir le sanglot qui lui venait. Effrayée à l'idée d'être découverte, elle en vint même à retenir son souffle lorsque le pas de l'homme passa à quelques mètres à toute volée. Ses appels et ses pas retentirent encore un moment, puis le silence retomba. La gorge nouée, elle attendit un signe, un geste de ses compagnons, comme s'ils étaient plus à même de savoir quand ils ne courraient plus aucun danger.

Puis finalement, ce signe vint. Arsen sans doute. Topaze eut un frisson glacé, une sueur froide désagréable dans le dos ajoutant une dernière petite touche détestable à la situation. Nasline, quant à elle, continuait à se réjouir de cette course poursuite sans s'émouvoir des émotions qui dévastaient l'innocente Topaze.

Dans la pénombre, la voix d'Arsen s'éleva, faisant sans le savoir déborder le vase trop plein de la petite blonde.

« Ha ! Fit-elle brusquement. »
Bondissant, comme piquée par une aiguille, elle laissa libre court à son appréhension, refoulant les sanglots qui lui nouaient la gorge, sans retenir les larmes qui coulaient sur ses joues.

« Parce qu'en plus on a fait tout ça pour rien ?! »
D'une main, elle essuya l'eau salée qui ruisselait sur ses joues, puis sortit d'un pas rageur vers la lumière, avant de revenir en arrière, rattrapée par quelques remords sans parvenir pour autant à se calmer.

« Est-ce que vous savez que même si nous ne sommes plus de ce monde, nous ne sommes pas obligés de nous comporter comme des fous ? Vous croyez que j'avais déjà fait ça avant, moi ? Vous...vous... »
Un sanglot l'empêcha de continuer et, instinctivement, elle se roula en boule, accroupie, pour apaiser ce flot d'émotions qui l'accablait, sous les reproches mentaux de Nasline.

Code par Topaze Aryia ©



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Re: Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2) - Ven 15 Mai 2015 - 16:30


Bien, il s'était tenu à peu près, il n'avait pas chercher à attaquer la voiture plus que cela, il laissait aux élèves le soin de se réconforter mutuellement, il s'agissait d'une chose qu'il n'était pas le meilleur à faire, câliner de la sorte … Voila, lui c'était plutôt une main tendue et une invitation à aller boire un plein verre d'Hypocras après un échec son style, et ça ne convenait qu'à certains types de personnes.
Mais bon, la question n'était pas à la trop grande réflexion il suivit donc ensuite Arsen qui avait reprit ses esprits, s’engouffrant sous terre, ignorant royalement les guichets qu'il prit pour une décoration de mauvais gout. Il fit d'ailleurs un bon en arrière lorsque le crissement des freins de wagons stoppa ce dernier devant lui, les poings serrés, il se retenait avec force pour ne pas hurler à la sorcellerie et dégainer pour frapper le métro.

Il fut comme rassurer quand l'albinos annonça qu'il n'y avait pas besoin de monter dans le véhicule, le dernier véhicule qu'il avait utilisé l'avait presque convaincu que l'enfer se trouvait sur terre …
Allez on passe par delà la corde censé bloquer un accès, ridicule façons de barricader un chemin au passage, les hommes de ce monde n'ont plus aucun sens des réalités ? C'est comme laisser une porte ouverte et se dire que car il y a une porte personne n'entrera … Ah, et l'homme qui les poursuit, comment dire, il ne fit rien car Arsen sembla juger cela inutile, même si d'instinct il aurait bien neutralisé son poursuivant … Mais avant tout il ne fallait pas perdre son guide ici, dans ce dédale de couloir et d'escalier se serait se condamner que de ne plus pouvoir la suivre.


" - On l'a semé. Et bien, il semblerait que nous aillons un léger soucis. C'est par là que nous allons."

Le chevalier approcha du mur et le caressa de la main avant de regarder un peu derrière lui, le calme était revenu, enfin, pas pour si longtemps que l'on pourrait le croire, Topaze semblait soudainement craquer.

« Parce qu'en plus on a fait tout ça pour rien ?! Est-ce que vous savez que même si nous ne sommes plus de ce monde, nous ne sommes pas obligés de nous comporter comme des fous ? Vous croyez que j'avais déjà fait ça avant, moi ? Vous...vous... »

Le chevalier ne comprenait décidément pas cette époque, elle parlait comme si le pire chose au monde venait d'avoir lieu de leurs fautes. Il fallait clarifier un minimum la chose, d'autant plus qu'elle ne semblait pas avoir terminé.

- Nous n'avons fait pourtant que de semer un poursuivant et emprunter le chemin que nous devions suivre. Bien que personnellement j'aurais neutraliser notre poursuivant … C'était peut être un peu fou de le laisser effectivement ...

Il se retourna, l'homme risquait de prévenir d'autres personnes et les soucis risquaient de venir vite. En tout cas si il avait une ligne de conduite c'était bien d'avancer à tout prix, caressant encore le mur il remarqua le manque de jointure entre celui-ci et les cotés, il le tapota et sourit satisfait, il sonnait creux !

- Dans tout les cas nous allons continuer à avancer !

Il fit apparaitre son armure prit position et se lança contre le mur de brique. Un essais, au deuxième un craquement retentit du mur, au troisième une fissure se montra, et la quatrième fois le chevalier traversa ce dernier et disparut de l'autre coté avant de revenir un instant plus tard par le trou béant qu'il venait de faire.

- Qui possède une torche ? L'autre coté n'est pas éclairé.




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Une fine équipée à la recherche du thé perdu (partie 2)
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