Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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L’Anecdote glauque et sinistre [PV Akalie] [+18]

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L’Anecdote glauque et sinistre [PV Akalie] [+18] - Dim 13 Juil 2014 - 17:11
L'académie, le retour. Macky, dans sa bonne et grande folie incarnée, s'était vu revenir ici, dans ces lieux qui puaient la divinité et surtout, l'hypocrisie. Il n'avait guère envie de retourner ici mais manque de pots, un homme l'avait ramené. Et depuis, on lui avait inculquer des ordres débiles et on l'avait mit sous tutelle. Oui ! Rendez-vous compte ! Un adulte de vingt-sept ans qui était gardé par un mec prônant la chasteté, la droiture et surtout, les préceptes de Deus. Le repentis n'avait jamais été autant au bord du précipice jusqu'à maintenant. Et c'est avec un bracelet enroulant sa cheville qu'il allait faire son "travail". Adieu les femelles, l'alcool et les verres de cocktail au bar et bonjour la serpillière, le chariot de ménage. N'oublions pas non plus le costume qui allait avec ! Une sorte de tablier fait de plastique et de coton. Sur le chariot qu'il trimbalait, il y avait de tout : Le spray dépoussiérant, le produit vitre, les gants, les sacs poubelle. Il tenait ça de sa main gantée et ronchonnait dans les couloirs. Sa mine, déconfite, signifiait à la fois tout et rien. La frustration, le dégoût, la honte, le "rochonnage". Oui, il était ronchon puissance mille et il ne fallait surtout pas l'embêter. S'y essayer, c'est perdre un bras, une jambe ou la tête. Oui, je ne vous mens pas. Ainsi donc, notre énergumène, seul pour une fois, déplaçait sa carcasse virile dans les couloirs. Coup de balais légers par-ci, par-là, il ne faisait pas ça avec ardeur et ferveur. Une clope, je veux une clope, se mettait-il à penser alors que des élèves passaient devant lui, en rigolant. Oh, une clope, il en avait bien dans la poche de son pantalon. Mais, l'autre brute était sans doute dans le coin. S'il se faisait choper à fumer dans les locaux de "l'Académie", il se ferait défoncer à coup sur. Les élèves, plus loin, se moquèrent de Macky et il entendit quelques propos.

« – Qu'est-ce qu'il a l'air con lui...On dirait un gogole, un cas social. Je me demande comment des mecs comme ça peuvent exister ici, dans cette prestigieuse école divine...
Mais fermes ta GUEU... » allait-il gueuler dans le couloir mais une étrange et pesante sensation l'envahit. Il se sentait observé. Telle la gazelle sur le point de se faire bouffer par un lion. Il tourna la tête. Gauche, droite. Personne et pourtant, cette sensation était encore là. Un frisson parcourut sa peau et il marmonna des insultes dans sa barbe naissante. La sensation d'être espionné s'estompa en même temps que le groupe d'élèves s'éloignaient. A présent, il était seul, seul avec les carrelages du couloir. Et sa serpillière aussi. Au final, il atterrit devant deux portes toute mignonne. Un logo sur chacun. Un signe masculin et un masculin. Oh mais bien sur ! Des toilettes ! Un sourire des plus narcissiques envahit son visage de sombre séducteur. «– Des...toilettes...aha... »

Lesquelles choisir ? Oui, en tant que concierge, son boulot était aussi de nettoyer les toilettes. Quelles qu'elles soient. Un éclat de rire discret se fit tandis qu'il poussait la porte des toilettes pour dame. Coquin du coquinous, il allait pouvoir fumer une clope tranquille tout en déprimant sur sa situation sentimentale, maritale et sociale. Son chariot était resté devant les toilettes et il avait disposé, très rapidement, le panneau "Sol glissant" qui allait permettre de freiner les entrées des élèves. Et si d'autres élèves étaient déjà dans les toilettes...et bien, que dire de plus ? A vous d'imaginez. Et si des téméraires essayaient d'y rentrer, Macky aurait si tôt de se cacher, de se travestir ou de...nous ne savons pas vraiment en fait. Il ne prit pas le temps de vérifier les toilettes qu'il ouvrit la petite fenêtre carrée et prit son paquet de clopes. Posé sur le radiateur, il s'étala contre le mur et se la grilla rapidement. La douce fumée s'échappait vers l'extérieur tandis qu'il soupirait, une nouvelle fois.

«– Bon dieu...Quelle merde je suis devenu pour aller récurer des chiottes minables...Où est passé le Macky que j'étais ? Celui qui était..vivant, méchant, celui du monde des Humains ? Je suis quoi, là, maintenant ? » faisait-il dans un monologue débile. Oui, aussi fou qu'il était, il aimait se parler, tout seul. Tout con. Enfin, seul ? Ce n'était peut-être pas si sur...

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Re: L’Anecdote glauque et sinistre [PV Akalie] [+18] - Mar 15 Juil 2014 - 1:32

« Encore une nuit
Où tu es seule
Accroupi dans ton lit
Où tu as mal
Et tu n'as rien compris
»
Parfois, sortir du lit, ce n'était pas une bonne idée. Parfois, on se doit de rester emballé dans nos draps comme un tortilla pour dormir, dormir, et encore dormir. Un œil à peine ouvert, la rouquine commençait à s'habituer à la blessure qu'elle s'était faite au bras droit, dans les jardins entortillés. Il était actuellement en phase de guérison, la douleur ne se sentait plus, mais elle devait se reposer, car la fatigue l'envahissait deux fois plus qu'avant. Aujourd'hui, c'était une journée où la jeune fille aurait du rester allongée, la tête sur son oreiller. Mais elle ne l'a pas fait; les jambes engourdies et la tête étourdie, elle avait besoin d'aller manger un morceau, de boire quelque chose. Akalie regarda son félin de compagnie assied au pied de son lit, fixant la fenêtre de ses yeux rubis. Elle lui caressa doucement sa petite tête poilue, et descendit du matelas pour aller enfiler une veste noire et simple. Elle allait revenir dans quelques minutes de toute façon, inutile de se mettre sur son trente-six, ou sur son trente-et-un, comme disent les Français. C'est la même chose, même ça ne l'est pas totalement. Il y a cinq chiffres de moins quand même, mais peu importe, Akalie était une québécoise d'origine. La québécoise sortit d'ailleurs de son éternelle chambre d'étudiante, et se dirigea vers la cafétéria, ou peu d'apprentis dieux se trouvaient à cette heure. Tant mieux, elle n'avait pas envie d'avoir une foule autour d'elle en ce moment. Elle qui détestait la solitude, c'était plutôt exceptionnel, mais c'était ainsi. Tout ce qu'elle voulait, c'était que les prochains jours soient plutôt calmes et relaxants, avant de reprendre les cours comme tout bon élève.

Finalement, elle ne mangea que quelques fruits et prit un grand verre d'eau fraîche. De ses mains, elle frotta ses deux yeux rosés. Elle se sentait un peu mieux désormais. Un peu plus forte, je veux dire. Manger donnait de l'énergie, et boire donnait... Ça donnait... quoi ? Ah oui, une envie pressante d'aller au petit coin. En fin de compte, la jeune fille, qui pensait retourner rapidement dans le confort de son lit, devra faire une petite escale aux toilettes. Elle salua les quelques élèves qu'elle croisait et qui la connaissaient. C'est fou comme le temps passe rapidement, non ? Cela faisait déjà un bon moment qu'elle était ici, à l'académie des dieux, et elle venait d'avoir dix-huit ans il y a peu de temps. Enfin, elle ne savait pas vraiment si les dieux vieillissaient, elle n'avait remarqué aucun changement physique à son égard, mais elle se considérait tout de même majeure, peu importe quelle était la réalité.

Une porte. Le symbole des dames, et celui des hommes. Mais quelle porte choisir, ô grand Deus tout puissant ? Aide dont Akalie a trouver sa voie, à ne pas se tromper dans ce dilemme qu'est la bonne porte des toilettes qu'elle devra... Oh, et puis merde, elle était déjà entrée. L'apprentie déesse poussa doucement la porte de la première toilette, et s'y installa. Non, ne vous inquiétez pas, je ne vous décrirai pas en détail la suite, vous avez comprit. Lorsqu'elle eut terminé et que la rouquine s'apprêtait à sortir, elle entendit quelqu'un entrer. Par réflexe, elle figea, et attendit un instant. Pourquoi cela ? Allez savoir, c'était une réaction stupide, mais Akalie était timide après tout. De plus, la jeune fille sursauta presque lorsqu'elle entendit la voix de la dite personne. Non pas parce qu'il parlait seul, mais parce que c'était un homme. Qu'est-ce que quelqu'un faisant parti de la gente masculine fichait dans les toilettes pour femmes ? Une simple erreur ou ? Tant de question, si peu de réponse. Akalie tenta de comprendre ce que baragouinait notre cher monsieur, mais elle n'avait rien saisit. Le ton grave de sa voix l'avait prit par surprise. Celle-ci tenta cependant de jeter un coup d'oeil, en ouvrant légèrement la porte, analysant discrètement d'un œil cet homme. Elle remarqua tout de suite qu'il s'agissait du concierge avec son équipement. Tient, tout s'expliquait d'un seul coup en fait. Un nouveau concierge, sans doute, car elle ne se souvenait pas l'avoir déjà vu.

Akalie sortit discrètement, ne voulant pas le déranger dans son travail, mais elle s'arrêta. L'homme n'avait pas l'air dans son assiette, au contraire. Il semblait triste et colérique. Le pauvre, même en ne sachant pas ce qui se passait, Akalie se sentait mal pour lui. Elle aurait pu tirer sa révérence et s'en foutre complètement, mais ce n'était pas dans ses habitudes. La déesse animale tira le bas de sa veste qu'elle avait enfilé, en signe de timidité absolue. Elle ne voulait pas l'enquiquiner, mais c'était plus fort qu'elle, elle n'aimait pas voir les gens tristes. Elle inspira et s'approcha du repenti en question.

« Excusez-moi, je ne veux pas vous déranger, mais... »

Une pause. Une longue pause. Lorsque le concierge la regarda enfin, elle figea. Elle l'avait embêté, sans doute. Il travaillait en ce moment, il n'avait certainement pas le temps de converser avec une jeune étudiante dans le genre d'Akalie. Bon, trop tard, elle avait entamé sa phrase, il fallait la finir maintenant.

« Vous devez être le nouveau concierge, non ? Est-ce que vous allez bien ? Je... Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. »

La rouquine ne s'attendait pas à ce qu'il lui confit ses problèmes personnels, mais, elle avait quand même demandé. Pour quelle raison ? Comme mentionné plus tôt, Akalie n'aimait pas voir les gens tristes, elle souhaitait pouvoir les aider, même si elle n'en avait pas le pouvoir, la plupart du temps. Peut-être que cette rouquine était trop gentille en fait, au point de vouloir aborder un inconnu dans la salle de bain. Là, elle ne faisait que se mêler de ce qui ne la regardait pas. Elle baissa le regard, et fixa le carrelage du sol. Y a pas plus magnifique comme vue, je vous le dis.

« Je suis désolée, ce ne sont pas mes affaires, je vous laisse tranquille. »

C'était sans doute mieux ainsi. De plus, sans trop comprendre, elle se sentait mal à l'aise. Comme si elle ne devait pas se trouver ici en ce moment, comme ci ce n'était pas une bonne idée de rester. Une simple intuition, un feeling, un pressentiment qui lui disait de lâcher prise et de sortir de la pièce. Lorsque ce genre de chose se sent, le mieux à faire c'est de l'écouter. Et savez-vous quoi ? C'est exactement ce qu'Akalie allait faire. S'en aller, et arrêter d'embêter le pauvre concierge qui, soit dit en passant, n'était pas moche du tout. Ben quoi ? Ce n'était qu'une remarque.



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Dernière édition par Akalie Shemany le Jeu 17 Juil 2014 - 17:16, édité 2 fois
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Re: L’Anecdote glauque et sinistre [PV Akalie] [+18] - Mar 15 Juil 2014 - 9:44
La cigarette s'amenuisait aux fils des pensées toute plus ou moins folles de son possesseur. Oui, des pensées qui donnaient sur le passé peu vertueux de Macky. Toute ces fois où il avait décapité des gens, traumatiser des gosses, heurter la pureté des femmes. C'était le bon temps. En fait, avec Macky, il y avait deux bons temps : Le premier, quand il n'était encore qu'un humain et que c'était la débauche sordide absolue, et le deuxième, où il s'était fait paysan pour Trish, qu'ils filaient un amour plus ou moins paisible. Oui, notre gaillard était presque passé par tout les extrêmes. Méchant, solitaire, marginal (hum...ça, il l'a toujours plus ou moins été). A présent, il était posé sur un radiateur, près d'une fenêtre, dans les chiottes des dame. Sans gêne, il fredonnait un air qui ressemblait à Born Free d'un petit jeu auquel il avait joué pour se détendre, il y a peu. La cigarette était à présent terminée, Macky, sourcils froncés, ramena son regard vers les toilettes et leurs portes. Et c'est à ce moment précis, qu'une petite demoiselle l'accosta. Sortie de nulle part, telle une magicienne, fourbe et sournoise, elle était là, devant lui. Il crut rêver un instant, se disant qu'un panneau aurait dû empêcher n'importe quels élèves passer. Mais si elle était déjà présente, sa tactique de la technique panneau/clope/chiotte se devait d'échouer misérablement.

«– Excusez-moi, je ne veux pas vous déranger, mais...
Vous devez être le nouveau concierge, non ? Est-ce que vous allez bien ? Je... Vous n'avez pas l'air dans votre assiette.
Je suis désolée, ce ne sont pas mes affaires, je vous laisse tranquille. » avait-elle dit d'une seule traite, d'un seul coup avant même qu'il ne put répondre à l'une de ses affirmations. Le mégot de cigarette fut jeté par delà la fenêtre et Macky, mains posées sur les extrémités de son assise, observa la petite demoiselle. Une jeune demoiselle aux allures des plus intéressantes. Des formes, pas trop. Qui lui rappelait celles de Trish avant sa...transformation en femme fatale. Enfin, il n'y avait que ses formes qui rappelaient Trish, pour le reste, c'était radical et peu habituel de voir de tels attributs. Des cheveux presque de flammes, des yeux de même couleur. Si ça se trouve, le reste était à peu près de la même teinture "mystique", "incandescente". Et au final, c'est d'un sourire, qu'il lui répondit. «– Et ben dis donc, t'es une futée toi ! Pour remarquer que je vais mal, que j'ai mal la gueule et que j'en ai mal claque de ma situation. Et pour ça, comme bon prof de conciergerie, je t'offre un 69 sur 20, beauté. Chapeau, ah lala, chapeau. ».

Cette femme lui rappelait aussi une anecdote. Une femme, il ne se souvenait plus si c'était sa première victime ou non, qu'il avait tuée dans une maison campagnarde. Elle possédait le même faciès. Et la même timidité abjecte qui aurait pu faire vomir n'importe quels bébés monstres, issu d'un croisement entre Jack l'Eventreur et une, hum, licorne. Comment s'appelait cette fille du passé ? Marie-blanche, Clothilde ? Il ne savait plus comment elle se nommait. Mais du moins, il se souvenait très clairement de tout ce qu'elle avait subit. Toujours tout sourire, il se présenta à la petite téméraire. Fallait au moins ne pas passer pour un rustre et lui débiter les réponses qu'elle lui demandait. «– Désolé pour mon cynisme, pucelle. Oui, j'suis le nouveau concierge et je prenais une pause. Si tu tiens à ta jolie petite vie, essaie de pas me balancer si tu pars. Oui, c'est ça, mieux vaut que tu partes et que tu me laisses me morfondre dans mon coin. ». Nouvelle technique de sa part. Il aurait pu l'intituler "Les doux remords d'une jeune innocente" et en faire, qui sait, une symphonie démoniaque au piano. Son sourire venait de disparaître et il tourna la tête, au trois-quart, vers le miroir pour observer son reflet. Narcissique ? A vous de le décider. Il trouvait ses traits tirés, sa petite barbe trop encombrante et ses cheveux, trop plaqués vers l'arrière. Mais il ne fit rien pour résoudre ces petits détails physiques, voulant se faire plaindre à l'extrême par cette petite.

«– Souviens-toi de mon prénom, pucelle. Je suis le grand, le majestueux, le déprimant...Macky Pierce. Souviens-toi en avant de te barrer en cours, p'tite conne. » lui répondait-il, d'un ton monocorde.

Ne la laisses pas s'échapper, connard. Prends-là, occupe toi en et mange là comme si ce n'était qu'un bout de viande, qu'un hors-d'oeuvre ou un cube de Vache Kiri, d'apéritif. Si tu l'as laisses s'en aller, jamais tu ne pourras redevenir le Macky d'antan. Celui que tu recherches. Alors connard ? Profites de cette occasion pour retremper avec l'ancien toi que tu étais ? T'attends quoi ? Que je vienne te labourer le crâne avec un pied-de-biche ? Si ? Go alors.

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Re: L’Anecdote glauque et sinistre [PV Akalie] [+18] - Jeu 17 Juil 2014 - 20:47

Ma petite Akalie, cette réaction de la part du concierge t'a étonnée. Tu ne t'attendais pas à ce qu'il t'attaque de cette façon, malgré le fait que tu l'aies légèrement dérangé. Peut-être est-il naturellement aussi arrogant, peut-être n'apprécie-t-il pas les mômes de ton espèce, les gamines, les jeunes apprenties déesses à la bouille aussi adorable que la tienne ? Qui sait.

Tu ne sais pas de quelle façon réagir, déjà, il te félicite d'avoir deviné son désarrois - inutile d'être un génie pour comprendre qu'il fait de l'ironie - que dois-tu faire dans cette situation, Shemany ? Tu pourrais très bien lui répondre par des injures, mais ce n'est pas dans tes habitudes, tu es gentille, c'est un fait. Tu décides donc de te taire, et tu continues de l'écouter parler, il dira ce qu'il a à te dire, même si son seul et unique souhait, est de te voir déguerpir.
Ce gentil monsieur t'attribue même un nouveau surnom, Pucelle. Tu l'aimes ? Il est à toi, fais en ce que tu veux.

En même temps, le concierge n'est pas au courant de ton passé, il ne peut que te juger sur ton apparence, et la première impression qu'il a de ta personnalité. Par la suite, à lui de voir comment il te perçoit. Pour un début, c'est mal parti et c'est peu dire. Tu te sens mal, un peu confuse. Tu ne voulais pas qu'il réagisse de cette façon, tu voulais l'aider tout simplement, et voici comment il te remercie. Maintenant, que vas-tu faire, rouquine ?
Le fait est que tu n'as pas envie de le laisser se morfondre dans son coin, comme il te le demandes. Pourquoi ? Tu n'en sais rien, et ça t'énerve. Tu aimerais pouvoir tourner la poignée de porte, fuir, oublier cette histoire de conciergerie, mais c'est impossible, une histoire avec une fin si courte n'existe pas, même dans les contes de fée, alors dans la vraie vie, t'imagines.

Cet homme, ce Macky Pierce. Tu dois te souvenir de son nom, dit-il. Déjà, tu n'es pas le genre de femme qui oublie facilement un prénom, mais ça, il ne le sait pas, alors tu le pardonnes. Tu le regardes, sans trop le regarder, c'est assez étrange. Un peu comme si tu essayais de fuir son regard, parce que tu ne sais pas quoi penser de ce repenti.
Alors, récapitulons. Non seulement tu es un poisson rouge qui ne se souvient de rien, mais en plus, tu es une pucelle et une petite conne qui doit vite retourner en cours.

Examinons la situation. Avec ton bras cassé, impossible d'aller en classe avant quelques jours. Cet homme ne sais rien sur toi, mais il fait mine de tout savoir. Tu ne peux pas lui en vouloir car, il ne se sent pas bien, il n'est pas dans son assiette et il est colérique. Que fais-tu maintenant, Akalie ? Tu peux lui répondre, même s'il ne t'as demandé aucune réponse, et posé aucune question. Mais tu sais quoi ? Peu importe, maintenant que tu es là, tu n'as rien à perdre.

« Vous avez raison, Macky Pierce. Je devrais repartir sur le champs, je devrais aller en cours. La vérité est que je ne peux pas, je dois attendre que ma fracture au bras guérisse. Mais comme vous n'étiez pas au courant, je ne vous en veux pas. »

Tu souris. Ce n'est pas un sourire moqueur, mais un simple sourire comme tu les fais toujours, avec tout le monde. Tu ne feras pas d'exception pour cet être susceptible. C'est bien, tu restes calme, et tu t'expliques comme tu le peux. À lui de voir comment il prendra la chose. En restant douce avec lui, tu lui montres qu'il n'a pas à agir ainsi avec toi.
Il est hors de question que tu règles la question du surnom Pucelle avec lui. Ce n'est pas de ses affaires, et tu ne le connais pas. Il se fera les idées qu'il veut à ton égard, ce n'est pas ton problème. Oui, je sais, c'est difficile de garder le silence, mais tu n'as pas le choix, tu le sais.

Maintenant, que vas-tu faire ? Tu as deux options auxquelles tu réfléchis. Première, s'en aller. Franchir la porte et partir. Deuxième, rester. Lui parler et insister. Essayer de le consoler, peu importe ses états d'âmes et les raisons qui viennent avec. Tu as rarement vu des types difficiles d'approche comme lui, mais tu le prends comme un nouveau défi. Tu n'aimes pas savoir qu'il soit triste, et que tu es son punching bag actuellement. Tu choisis l'option numéro deux, et cela n'est pas une surprise. Toi qui avais la main sur la poignée, tu la relâches tout simplement.

« Écoutez, je ne voulais pas vous embêter. Mais je n'aime pas savoir qu'une personne va mal. »

Ta timidité ne s'est pas estompée, mais tu es fière d'avoir prononcer cette phrase sans bégayer. Sans tics nerveux. Commencerais-tu déjà à t'habituer à l'ambiance qui rôde autour de toi ? À tes mauvais pressentiments que tu as décidé d'ignorer ? Tu es courageuse, Akalie.
Allez, prise deux. Essaye de nouveau, tente ta chance. Tu n'as rien à perdre et dans le pire des cas, tu recevras une petite engueulade.

« Je sais que vous êtes un inconnu pour moi, je ne sais pas ce qui vous pousse à me répondre de cette façon, mais si vous avez besoin de parler, je n'ai aucune raison de ne pas vous écouter. »

Tu es fière de ton coup, cette fois. Tu réussis à parler correctement. C'est un peu comme un exposé oral en fait. Lorsque tu débutes ton dialogues, tout va mal, tu trembles et tu bégayes, mais une fois que c'est bien entamé, tout va de mieux en mieux. Serait-il possible qu'il s'agisse de la même chose pour Macky ? Peut-être qu'au début, il se méfie, et lâche des insultes, mais qu'au fil du temps, il s'adoucit ? On verra bien, tu ne le connais pas, mais si tu es ici en ce moment au lieu d'être dans ta chambre, c'est que ce concierge t'intrigue plus que tu ne le crois.



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