Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Un Nouveau Départ - Jeu 26 Juin 2014 - 3:03
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Plic. Ploc.

Des ondes se propagent sur l'écran noir. Deux gouttes sont venues en troubler l'uniformité. Qu'est-ce ? Une sombre étendue d'eau ? Elle semble emplir la totalité de l'espace. Il n'y a rien, seulement cet écran noir.

Plic. Ploc.

Ça recommence. Aux ondes s'ajoutent l'idée d'une saveur particulière. Qu'est-ce donc que ce goût familier sur ses lèvres ? Tout doucement, son esprit s'agite, l'écran noir semble vaciller.

Plic. Ploc.

L'opacité de l'écran diminue. Une lueur grisâtre prend du terrain. Topaze discerne ses mains et les observe, hébétée. Peut-elle les bouger ? Oui, il semblerait, ses doigts s'agitent l'un après l'autre comme elle le leur demande. Satisfaite, elle les laisse retomber sur ses hanches et, tel un pingouin, soulève un pied avant de se figer.

Des sons se font entendre. Serait-ce...des sanglots ? Le cœur de la jeune femme se serre. D'ailleurs battait-il seulement avant ça ? Étrangement, Topaze a la sensation que non.

Lentement, son rythme cardiaque s'accélère. Son regard fouille l'immensité de ce sombre lieu et soudain trouve la coupable. Recroquevillée dans un coin, une petite tête blonde pleure.

Troublée, Topaze s'avance. Marche-t-elle ? Flotte-t-elle ? Difficile à dire. Elle se sent légère. Comme un spectre.

Parvenue auprès de la petite créature, elle tend la main et se fige. La petite fille a levé la tête. Elle a un air familier. Ses cheveux blonds, à moins qu'ils ne soient noirs, encadrent un visage rond. Froide et méfiante, elle la fixe avec insistance de ses yeux vairons plein de larmes. L'un doré, l'autre rouge sang, eux aussi ont quelque chose de familier.

Surprise, Topaze recule d'un pas et ramène sa main contre son buste. La petite fille se recroqueville à nouveau. Les bras entourant ses jambes pliées, la tête dans les genoux, elle sanglote et renifle sous le regard troublé de Topaze.

Et puis, une faible intonation se fait entendre. Entrecoupant les sanglots, un mot semble revenir, inaudible.

Intriguée, Topaze fait un pas et entrouvre les lèvres. Au même moment, la petite fille lève la tête et son visage semble déformé par la haîne.



« Menteuse ! »


L'enfant a hurlé à pleins poumons. Autour d'elles, des flammes surgissent de nulle part.

Quel est ce sentiment étrange qui l'envahit ? Elle perd son souffle, sa tête tourne. Son cœur a-t-il cessé de battre ? Non, il s'est considérablement accéléré. Il s'emballe. La peur est là, elle inonde tout sur son passage.

Ses doigts fins viennent se poser sur sa poitrine. Si seulement elle pouvait arracher ce cœur qui l'incommode, ce serait une mort brève, une fin parfaite, dénuée de tous sentiments.

Cette pensée à peine formulée, un flash de lumière trouble sa vue. Un visage familier s'imisce dans les méandres de son esprit, des traits doux, des cheveux bruns, des yeux couleur d'émeraude. Un instant, son cœur s'apaise. Puis l'image disparaît.

Un sourire carnassier lui fait face, une jeune femme aux cheveux d'ébène la tient par les épaules puis la repousse violemment. Peinant à retrouver équilibre, Topaze recule de quelques pas. Des flammes avides lèchent sa peau.

Effrayée, Topaze se sent tomber dans la fournaise. Désespérée, elle tente de se rattraper à la femme qui lui fait face.

Un rire éclate, puis la femme aux yeux écarlates saisit ses mains, leurs doigts s'entrelaçent et leurs fronts entrent en contact. Un souffle chaud vient caresser ses lèvres tandis qu'une voix froide résonne dans l'espace clos.



« Le mensonge est un péché impardonnable Topaze et tu sais ce qui t'attends maintenant, n'est-ce pas ? »


Une pensée s'impose à son esprit, le goût d'eau salé se fait de nouveau sentir à la commissure de ses lèvres et ses yeux dorés se ferment tandis qu'elle hoche doucement la tête.

Lentement, leurs doigts se séparent. Les flammes gagnent du terrain tandis qu'elle bascule en arrière. En un murmure, elle prononce une dernière fois ce prénom qui lui revient à l'esprit, le prénom d'un homme que son cœur semble appeler...

Puis le néant l'accueille à nouveau...



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Re: Un Nouveau Départ - Dim 29 Juin 2014 - 3:27
« Pardonne-moi… Je n’ai pas été là pour toi… Ton malaise durait depuis quelques jours… J’aurais pu refuser la mission… Mais j’y suis allé malgré tout… Et j’imagine que ce rêve, la nuit dernière. Ce rêve au chat… C’était un signe… N’est-ce pas? Tu avais besoin de moi. La princesse, le monde absurde et pire encore… Cette tignasse blonde qui avait besoin d’aide… J’aurais dû comprendre… On m’envoyait un signe. Et pourtant je l’ai ignoré… J’espère que tu me pardonneras un jour, de t’avoir abandonné.
« Vous savez… Elle ne doit surement pas vous en vouloir. Vous aviez à faire et vous ne pouvez pas savoir. Le destin a une bien drôle de manière de faire les choses vous savez, mais… Souvenez-vous. Pour chaque action, il existe une réaction égale et opposée. Peu importe ce qui est arrivé, une bonne action finira toujours par entrainer une mauvaise réaction et vice versa. Si cela est mauvais, attendez-vous à quelque chose de bien. Et croyez-moi… Ça fonctionne et c’est vrai. »

L’infirmière lui tapota l’épaule et lui sourit, sourire qu’il lui rendit et elle retourna a son bureau, les laissant seuls. Et justement, le ninja resta immobile, ou presque, à attendre que celle qu’il aimait, se réveille enfin, fredonnant, malgré lui, une mélodie qu’elle lui avait fait déjà écouter, celle de l’histoire d’un petit chat, nommé Topaze.

Il resta ainsi, combien de temps? Une heure? Deux heures? Oui… Peut-être trois même… Il avait perdu le compte. Il n’avait cessé de la regarder, de l’observer, d’espérer qu’elle se réveille. A un moment, il se leva et il alla près de la fenêtre, observer les oiseaux qui voletaient et il resta immobile, pensif, ainsi. Mais à un moment, un son le fit sortir de sa rêverie. Un sanglot. Il tourna la tête et il s’approcha de celle qu’il aimait, de cette tignasse blonde si belle, si jolie, si douce. Il s’assit près d’elle et il lui caressa la joue, essuyant la larme qui coulait le long de sa joue, avant de l’embrasser sur le front.

Je suis là, tu ne crains rien. Ne pleures pas

Il murmura ces paroles, tout près de son visage, inquiet, mais gardant malgré tout espoir. Mais ce n’est pas suffisant, rapidement, elle se mit à se débattre, à gémir, à faire des grimaces de terreur, de peur. Quelque chose ne tournait pas rond, quelque chose clochait. Il appuya sur le bouton d’alarme et il caressa la joue de celle qu’il aimait, mais en moins de cinq secondes, il se retrouva poussé par Rachel, qui observa sa patiente avec intérêt. Elle tourna la tête vers ses machines et elle commença a trifouiller sur une, puis sur l’autre, augmentant les doses de morphine et de médicaments, ajoutant à cela une plus grande dose de liquide nutritif, pour que son corps ne lâche pas cette bataille qu’il menait, le tout, sous le regard incrédule du professeur, qui ne comprenait absolument rien (et notre auteur lui, il invente en se fiant a ces quelques scènes dans un hôpital avec un patient qui fait une crise de ce genre).

Puis, une fois fait, on ne put entendre, dans la pièce, que les bips, la crise de Topaze semblait quand a elle finit. Rachel sourit alors au ninja, satisfaite de son travail. Mais tout à coup, un dernier son brise ce semi silence entre les deux protagonistes. Un murmure. Que l’on entendit à peine sous les bruits ambiants.


« Vin…Pap »

Le ninja poussa l’infirmière et se plaça près d’elle. Il lui caressa la joue doucement, tendrement, inquiet de nouveau et cette fois, encore plus qu’auparavant. Il soupire et dépose un baiser sur son front, en sentant les larmes remonter à ses yeux

Sauvez-la… S’il vous plait Rachel… Faites ce que vous pouvez… Mais ramenez la moi… Elle ne peut pas mourir… Je vous en prie… Dites-moi qu’elle va s’en sortir…
« Je vous l’ai dit… On ne peut qu’attendre et je vous ai aussi dit que toute action crée une action contraire de même force… Écoutez… Je fais ce que je peux. C’est son corps qui se bat. Il se passe quelque chose en elle. Quelque chose que je ne saurais expliquer. On aurait dit une genre de crise épileptique… Autant je peux tenter de la stabiliser, autant c’est elle, c’est son corps, qui accepte ou non les traitements. Je ne peux rien faire d’autre que patienter et la stabiliser dans son état, jusqu’à ce que son corps fasse le reste du travail. »

Le ninja soupira et il hocha la tête lentement, avant de retourner s’asseoir. Il posa sa tête contre le front de son amoureuse, murmurant des mots doux, lui racontant sa journée, sa rencontre avec Nasline, parlant du futur qu’il souhaitait vivre avec elle. Et ainsi, lentement, il s’endormit, la tête posée sur l’oreiller de celle qu’il aimait, de son lit à l’infirmerie.

Et ainsi, plusieurs heures plus tard, un tapotement sur son épaule le réveilla. Il saisit la main inconnue et la tordit, avant de se retourner et de toiser… Rachel, qui grimaçait de douleur. Il la lâcha prestement, mal à l’aise.


Ex… Excusez-moi Rachel. Les réflexes voyez-vous.
« Aucun… Ouch… Problème. J’étais venu vous dire que… Vous deviez quitter. Je n’ai pas l’autorisation de vous laisser seul avec un patiente, encore moins une patiente qui attend sa réanimation. Nous disposons d’une pièce pour les connaissances qui voudraient passer du temps avec un être cher. »
Rachel… Je ne peux pas la laisser seule… Vous avez vue plus tôt.
« Oui, mais… Les règles… »

Elle était mal à l’aise et il le voyait. Elle ne voulait pas lui causer de tort, mais elle ne voulait pas non plus désobéir aux règles. Le ninja se leva et il mit ses mains sur ses joues et la fixa longuement

Pour être repentie, vous n’avez peut-être jamais enfreint de règles? Écoutez, je me fiche de savoir ce que vous avez fait pour être là. Je veux juste vous rappeler que, pour vous trouver ici, vous avez enfreint des règles auparavant. Ce n’est pas parce que vous permettez à un homme inquiet pour celle qu’il aime, à rester après les heures de visite, que ça changera beaucoup… Non?

Elle hocha lentement de la tête et elle baissa les yeux. Le ninja la lâcha et il fit quelques pas en arrière, mal à l’aise

Pardonnez-moi… Je… Le stress..
« Non non, ne vous en faites pas, je comprends votre point de vue. Très bien… Mais que pour vous… Et ça restera notre secret… Compris? »

Le ninja sourit et celle-ci lui rendit le sourire et elle lui tourna le dos, avant de s’arrêter et de lui faire face.

« En cas de pépin… 034 028 9976. J’ai un Déa portable et y’a un téléphone sur le bureau. Si elle a un souci, appelez-moi. D’accord? »

Elle lui sourit et quitta en baissant l’intensité de la lumière. Le ninja sourit et tourna la tête vers cette jolie tignasse blonde et il s’assit sur la chaise sur laquelle il était plus tôt. Puis il se mit à fredonner un air de son époque, joué par les musiciens de la cour des seigneurs. Un air qui le rendit nostalgique et qui lui fit regretter, l’espace d’un instant, sa famille et ses amis d’autre fois.


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Re: Un Nouveau Départ - Lun 11 Aoû 2014 - 4:29
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« 'Liiine !!! 'Liiiiineuh !!! Regarde ce que je sais faire ! »


Cette voix, ces mots... Ils lui sont familiers... Une odeur lui monte aux narines, une douce senteur florale.



« 'Liiine ? Tu veux bien jouer avec moi, dis ? »


Un rire joyeux, des voix lointaines et douces, des parfums tantôt sucrés, tantôt fruités, des caresses tendres, des douleurs futiles... Toutes ces sensations diverses et variées l'envahissent tour à tour...

Devant ses yeux, comme si elle clignait des paupières, des images diverses apparaissent par intermittence à travers cet écran noir qui est devenu son quotidien.

Depuis combien de temps dort-elle ? Dans ce monde de néant, dans ce monde de souvenirs et de tourments, elle ne voit guère le temps passer. C'est à peine si elle en a conscience.

Les images et sensations s'enchainent sans aucun sens, des fleurs, des objets, des lieux, des mains, des pieds, des vêtements, des visages... Tout est flou. Rien n'a de signification. Ses souvenirs ne sont que néant. Rien n'a de sens, rien n'a d'explications. Est-elle toujours vivante ? Est-elle morte ? Elle ne le sait pas. Elle ne s'en soucie même pas.



« 'Line... Est-ce que tu m'aimes ? »


Une image semble se concrétiser. Cette petite fille, c'est elle n'est-ce pas ?

Ses cheveux blonds sont si longs, si doux, si clairs, ils reflètent une lumière qui semble presque irréelle.

A travers ce halo d'un blanc pur et parfait, une main nimbée de noir vient saisir les cheveux blonds et entraine le visage de la petite fille contre la poitrine opulente d'une femme à la longue chevelure noire. Qui est-elle ? Elle semble si familière...si terrifiante...si dangereuse...

Les doigts de la femme viennent sécher des larmes sur les joues de l'enfant et une voix suave s'impose à son esprit malade. Son cœur s'accélère, la peur s'empare d'elle.



« Oui... Je t'aime... »



« Tu ne m'abandonneras pas toi, hein ? »


Un sourire se dessine sur les lèvres de la femme et lui glace le sang. Mais la petite fille ne voit rien, elle a le visage dans le cou de celle qui lui offre sa tendresse, elle s'ennivre de son odeur, une odeur qui semble douce à Topaze... chaleureuse...presque brûlante...



« Si c'est là ton désir... Je resterai aussi longtemps que tu le voudras. »


Le visage de l'enfant se détache de l'ombre noire, un flamboyant sourire éclaire son visage, la lumière semble combler le vide du lieu, de ses souvenirs, de son âme. Un sourire se dessine sur les lèvres de l'endormie. Un sentiment de bien-être l'envahit, doux, protecteur, ennivrant. L'enfant se sent en paix, heureuse et, sensible, Topaze ressent cette joie jusqu'au plus profond de son être.

Puis la voix joyeuse de l'enfant résonne alors et le cœur de Topaze se serre, accablé par un mauvais pressentiment.



« Pour toujours ! On restera amies pour toujours ! Promis ! »


L'image se brouille. En un instant, la lumière vacille, l'obscurité reprend sa place, le désespoir dévore son âme. Un cri de douleur retentit à ses oreilles. Est-ce le sien ? Il semblerait.

Un rire éclate. Dans l'obscurité, des yeux dorés la fixent avec une expression de douleur. Telle une mare de sang, l'écarlate s'insinue et s'étend. Les yeux devenus rouges la fixent d'une lueur malsaine, puis elle sombre à nouveau dans les limbes de son esprit tourmenté.



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Re: Un Nouveau Départ - Dim 31 Aoû 2014 - 23:54
Vide… Je suis… Si vide…

Ces mots résonnaient encore et toujours dans la tête du ninja, alors qu’il déambulait sans but dans les couloirs. Il devait se rendre à sa chambre, mais il n’en avait pas le courage. Il savait les sentiments que ce lieu lui apporterait. Les souvenirs des beaux moments avec celle qu’il aime. Ces discussions qu’ils avaient eues. Ces moments dans les bras l’un de l’autre. Ces… Autres moments, plus intimes encore. Tous ces moments magiques, tous ces sentiments que sa chambre dégageait…

Il finit par arriver devant l’infirmerie, après… Après combien de temps d’ailleurs? Combien de temps avait-il marché, tel un zombie? Qu’importe. Il entra.

Et à peine quatre pas dans l’infirmerie, qu’il reçut une paire de claque d’une force inouïe. Il fut si surpris, qu’il perdit pied, en écarquillant les yeux.

MAIS QU’EST-CE QUE… POURQUOI?
« Vous avez vu la tête que vous faites? Ça fait combien de temps que vous n’avez pas dormi? J’ai déjà assez d’une morte à m’occuper à ramener à la vie, pas besoin d’un autre… »

Elle soupira et le ninja baissa les yeux en hochant lentement de la tête. Elle avait raison. S’il ne faisait pas attention, il finirait aussi, a un moment, près de Topaze… A attendre, lui aussi, de se réveiller. Il sourit et hocha la tête, ce qui la fit sourire à son tour. Ensemble, ils se dirigèrent vers le lit de Topaze, Rachel faisant rapidement une vérification des machines s’y trouvant. Souriante elle se tourna vers lui, tenant son calepin fermement.

« J’ai une bonne nouvelle, son état est stable… Ainsi, les substances la gardant en vie fonctionnent. Malheureusement…» Elle se renfrogna tout à coup, baissant les yeux « Malheureusement, son état est stable… Elle n’a pas bougé depuis trois jours… Il n’y a pas de progrès… Je ne sais pas combien de temps cela prendra avant qu’elle soit de nouveau sur pied. Je… Je suis désolé vous savez… Je crois… Que je devrais aller faire un peu de mal… »

Le ninja haussa un sourcil et s’approcha d’elle, posant ses mains sur ses épaules, incertain de comment prendre ce qu’elle avait dit… C’était une bonne ou une mauvaise nouvelle? Qu’importe… Son état n’avait pas empiré. C’était le plus important.

Pourquoi faire du mal? Allons, tout va bien Rachel, il n’y a aucune raison de faire quoi que ce soit de regrettable…
« Je n’ai pas le choix de faire le mal régulièrement… Vous savez que si nous sommes ici, c’est pour nous repentir de nos actes… Mais mon domaine est l’égalité… Si je fais de bonnes choses, arrivé à un certain point, je ne fais que de mauvaises actions, pour revenir à une égalité… En ce moment, je la sauve, mais… Je… Je crois que je suis limité par ce foutu pouvoir… »

Le ninja sourit et il la prit dans ses bras, dans un rapide câlin, avant de reculer d’un pas.

Rachel, vous faites un travail formidable, j’ai une confiance absolue en vous. Je suis sûr que…

Tout à coup un cri se fit entendre dans la pièce, déchirant l’espace, couvrant tous les bruits environnant, tellement nos deux compagnons d’infortune furent surpris. Ils la fixèrent un moment, avant de réagir en même temps, Rachel se dirigeant vers la machine s’occupant des doses de morphine, tandis que le ninja allait chercher le défibrillateur, comme à chaque crise qu’elle faisait. Au final, ils avaient appris à travailler ensemble. Jusqu’ici ils n’avaient jamais eu besoin du défibrillateur, mais… On n’est jamais trop prudent.

« Non… Non non non… On la perd… Sa tension baisse, son rythme s’accélère puis ralentit… Son corps en entier est chamboulé, je ne sais pas ce qu’il se passe, je… »

Le ninja vit des larmes tomber sur le drap du lit et des poings se serrer, mais il ne perdit pas espoir. Il la saisit par les bras et il la secoua doucement, le regard dur.

Écoutez-moi bien Rachel! Vous n’avez pas le droit d’abandonner! Oubliez ce pouvoir, oubliez ses effets et faites ce que vous faites le mieux ici… Occupez-vous de votre patiente! »

Elle sourit et hocha la tête, avant de tourner la tête vers Topaze et se pencher au-dessus du lit, attrapant la poche de soluté et augmentant la dose, avant de donner plus de morphine au corps, pour que la douleur se fasse moins ressentir. Elle déglutit, observant les machines un moment, avant d’aller chercher une seringue pleine de liquide. Elle déglutit, et lentement, elle l’enfonça dans le bras de Topaze, essayant de ne pas la faire souffrir.

Qu’est-ce que…
« Vous pensez vraiment que l’Académie n’a pas de petits secrets pour soigner ses résidents? Celui-là permet de calmer le corps et l’esprit, ainsi que d’accélérer le processus de guérison et de renaissance de la personne. »

Le ninja hoche la tête et il sourit en s’affaissant sur l’un des sièges présent. Il avait eu peur… Très peur. Heureusement, les bips infernaux des machines avaient cessés… Il observa Rachel rester près de Topaze, avant de quitter un moment. Lorsqu’elle revint enfin, il vit les yeux rougis qu’elle avait et le regard dans les vapes qui suivait toujours une crise de larmes. Le ninja l’observa du regard, inquiet et elle s’assit sur l’autre chaise en soupirant.

« Je… J’ai peur… Je ne sais pas si je pourrai la sauver une prochaine fois… Je… »
Rachel… Faites de votre mieux… Ce sera suffisant… Pour l’instant, vous l’avez toujours aidé… C’est ce qui compte le plus. Non?

Elle hocha la tête en souriant faiblement. Elle bailla, ce qui fit bailler le ninja à son tour et les deux sourirent un peu plus, avant de se mettre d’accord. Ils devaient dormir un peu… Elle alla dans la pièce d’à côté, lui laissant le lit à droite de Topaze.

Il resta longtemps immobile avant de s’endormir, sur la chaise qu’il se trouvait, rêvant d’un chat, poursuivi par un immense corbeau, surveillé, de loin, par un faucon, qui volait doucement au-dessus du corbeau, près à le tuer dès qu’il en aurait l’occasion.


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Re: Un Nouveau Départ - Dim 14 Sep 2014 - 23:02
Un Nouveau Départ


« Notre barque glisse sur l’onde
Que dorent de brûlants rayons ;
Sa marche lente et vagabonde
Témoigne que des bras mignons,
Pleins d’ardeur, mais encore novices,
Tout fiers de ce nouveau travail,
Mènent au gré de leurs caprices
Les rames et le gouvernail... »

La voix parait lointaine, mais familière, douce à son oreille, chaleureuse, vibrante d'une émotion qui l'apaise. Il lui semble qu'elle l'a déjà entendue, qu'elle l'a toujours entendue. Ses yeux s'ouvrent doucement, découvrant un monde merveilleux, coloré. La végétation y est luxuriante. Ses doigts effleurent des haies d'un vert vif de part et d'autre. Insouciante, elle marche pieds nus sur un gazon fourni couvert de rosée, des rires et des sons se font entendre. Elle presse le pas vers ce hâvre de paix qui semble l'appeler, mais alors qu'elle pense être arrivée, une haie lui barre la route. Surprise, elle se retourne pour rebrousser chemin, mais il s'est fermé dans son dos. Cernée, elle tourne un instant sur elle même, encerclée par ces haies immenses dont elle ne voit pas le haut, son cœur s'accélère, puis un mouvement attire son attention. Une femme émerge tout doucement entre les feuilles, ses yeux et ses cheveux sont d'un vert profond et irréel. Le cœur de Topaze fait un bond en reconnaissant ce visage tandis que sans demander son reste, elle repart dans l'autre sens, sans s'étonner un instant que la voie soit libre à nouveau.

Longtemps, elle court comme une dératée jusqu'à arriver sur une clairière ombragée et sinistre. Hésitante un instant, elle observe la grande bâtisse qui lui fait face, familière, mais piteuse, calcinée par endroits. Une odeur de fumée lui chatouille les narines ainsi qu'une autre odeur pestilentielle sur laquelle elle n'ose mettre un nom. Et pourtant, elle avance. Son cœur s'est ralenti mais son souffle est lourd, rauque. Ses doigts poussent les battants de la porte ouvragée, elle pénètre dans la pénombre de la maisonnée et s'y engouffre toute entière.

Sous ses coussinets, des morceaux de verre, une photo représente quatre visages souriants. Le petit chat blanc qu'elle est devenue poursuit son bonhomme de chemin d'un pas léger sans s'y attarder. Elle connait ces visages, mais ne cherche pas à leur offrir une identité. Elle ne sait pas vraiment où elle va et pourtant ses pas la guident machinalement. Des voix lui parviennent, des rires, des cris, des pleurs... Des frissons parcourent son corps, l'ébrouant toute entière. Puis la chaleur vient, les flammes gagnent les murs, elle presse le pas. Parvenue dans un couloir, elle aperçoit une porte avec le chiffre 3, dans sa course folle vers le panneau de bois, elle se sent grandir, puis elle appose une main ferme et large sur la poignée, l'abaisse et entre dans la pièce.

Les vapeurs d'eau sont denses, son pas est lourd et pourtant elle glisse avec souplesse dans le décor. Quelques pas et ses pieds s'engouffrent dans une eau bouillante. En ombre chinoise, une silhouette se dessine devant ses yeux et un sentiment de puissance l'envahit. Elle allonge le pas et saisit cette taille fine qui la met en émoi, un visage se tourne, souriant, les yeux rouge d'une part, doré de l'autre, puis les lèvres rosées murmurent en un sourire.



« Vinpap mon amour, je t'attendais... »


Se figeant, elle a un mouvement de recul, elle sent la puissance qui l'envahissait s'évanouir tandis que la silhouette entre ses doigts se transforme en un rire froid. Les cheveux blonds deviennent noirs, le rouge envahit l'oeil doré tandis que de même de son côté ses propres mains reprennent leur finesse et leur couleur pâle et que ses cheveux bruns blondissent et s'étirent.

Sans lui laisser le choix, Nasline se rapproche, leurs corps nus s'effleurent et un rictus étire ses lèvres.



« Je tolérerai la présence de cet homme si tu restes mienne. »


Les doigts effilés se promènent un instant sur son corps, semblant brûler sa peau de ce simple contact. Effrayée, Topaze se dégage de cette étreinte, le cœur battant. Sans demander son reste, elle fuit et le rire fou de sa geolière résonne dans son dos et sa tête. A mi-mots, elle appelle Vinpap de sa prière, puis, brusquement, s'écroule lamentablement.

Alors qu'elle est étalée de tout son long, un petit piaillement attire son regard. Surprise, elle lève les yeux et, avec stupefaction, assiste à une scène qui la paralyse d'effroi. Immense, inquiétant, un corbeau fond sur sa proie, une petite boule blanche gesticulante, secourue au dernier moment par un majestueux faucon.

Parcourue d'un frisson, la jolie blonde s'ebroue et se met sur pieds, prête à bondir sur le corbeau, mais se fige dans son mouvement en s'avisant qu'il la fixe solennellement. Puis soudain, ses pieds s'enfoncent dans le sol et elle sombre à nouveau dans le néant qui l'accompagne depuis plusieurs jours déjà.

Pourtant, une voix résonne encore, familière, triste.



« Topaze… Tu avais dit que nous serions amies à jamais… »


Son cœur se serre, une larme coule sur sa joue, tandis qu'une autre voix répond en écho, la sienne, arrachée à son souvenir.



« …Je sais… Mais tu m’as piégée… »


Ses paupières tremblent, elle ouvre les yeux. Sa vision est encore floue parmi ses larmes, mais elle perçoit la lumière du monde qui l'entoure. Doucement, un sourire se dessine sur ses lèvres et elle lâche un soupir à peine audible, déserrant l'étreinte de ses doigts crispés sur une main familière.

Elle est de retour.



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Re: Un Nouveau Départ - Lun 20 Oct 2014 - 0:21
Les jours se suivent et se ressemblent, encore et toujours, la même rengaine qui se répète. Lever, cours, Topaze, nouveau cours, retourner voir Topaze, manger un truc léger, encore Topaze, une heure ou deux de sommeil et c’était repartit pour un tour. Les trois derniers jours avaient été les plus stressants, l’état de Topaze ne s’étant toujours pas amélioré depuis, toujours plongé dans son coma.

Le shinobi dépérissait un peu plus chaque jour, la fatigue commençant à prendre le dessus. Malgré les réprimandes de Rachel, les inquiétudes de ses élèves ou de ses collègues, plus le temps passait, plus le professeur ne devenait plus que l’ombre de lui-même. Elle allait disparaitre. Elle ne reviendrait pas. Elle allait mourir pour de bon, qu’importe que son corps soit là, Nasline avait gagné au final. Elle avait fini par détruire Topaze, le détruire lui et, par-dessus tout, revenir avec son corps…

Le ninja se dirigea vers sa chambre et il éclata en larmes, lançant son masque contre le mur du fond, ruant le sac de sable qu’il a installé, de coups, extériorisant la colère qui l’entrave, mais ses coups, affaiblit par le manque de nourriture et de sommeils, ne firent que secouer faiblement le sac. A peine une minute plus tard et le professeur s’écroula, haletant, sur son lit. Il resta longtemps immobile, fixant le plafond, sans un mot et ce, pour un long moment.

Lorsque l’alarme de son dea portable sonna, il se releva difficilement et il remit son masque, avant de sortir lentement, direction son prochain cours. Mais… A peine fut-il arrivé dans le couloir menant à sa classe, qu’il fit demi-tour, ne se dirigeant non plus vers son cours, mais vers l’infirmerie. Il se sentait trop faible et trop fatigué pour faire un cours, il n’aurait qu’à aller faire une sieste près de Topaze, les choses devraient bien aller ensuite.

Lorsqu’il arriva, il vit Rachel lever la tête d’un de ses classeurs et lui lancer un regard sombre à cause de son état lamentable. Elle se leva malgré tout et elle soupira en s’immobilisant, les bras croisé, juste devant lui.

Vous avez mangé?
Non
Vous avez dormi?
Deux heures
Vous voulez mourir?
Un soupire Non…

La gifle partit si vite, qu’elle prit le ninja par surprise. Il chancela, failli tomber et il posa la main sur le mur pour s’empêcher de tomber

ALORS MANGEZ, DORMEZ, FAITES QUELQUE CHOSE, MAIS RÉVEILLEZ VOUS MERDE!

Le ninja resta impassible et il se décala pour continuer son chemin, jusqu’à la chambre de Topaze. Il s’assit sur la chaise à côté du lit. Il prit la main de sa bienaimée dans la sienne et il sourit faiblement lorsqu’il fut de nouveau en contact avec cette peau qu’il aimait tant.

Une fille est venue pour Topaze aujourd’hui

Le ninja haussa un sourcil et il tourna la tête vers l’infirmière, le regard interrogateur.

Je lui ai proposé d’attendre que l’infirmière en chef ait fini avec Topaze, mais elle n’a pas voulue attendre… Elle avait une jolie robe… Mais j’adorais sa coiffure, ses deux petites couettes… Je devrais me faire la même chose…

Le ninja tiqua et il sentit sa main libre se crisper. Nasline… Nasline s’était approchée de Topaze. Elle avait voulu voir si elle devait finir le travail… Le ninja resta crispé et il prit de grandes inspirations, avant de soupirer et de baisser les yeux.

Si cette fille revient… Ne la laissez pas entrer… S’il vous plait… Ce serait trop long vous expliquer pourquoi, alors… Faites-le… C’est tout…

Rachel hocha lentement la tête et sortit. Le ninja posa la tête sur le ventre de sa bien-aimée, sans lâcher sa main. Le sommeil le rattrapa, son corps réclamant du repos et il ferma les yeux, s’endormant, au même moment qu’un mouvement fit vibrer le corps de Topaze et que, tout à coup, celle-ci revint à elle.


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Re: Un Nouveau Départ - Lun 20 Oct 2014 - 2:42

- Un Nouveau Départ -
Topaze était de retour.

Elle était bel et bien de retour.

Si elle en avait eu la force, Topaze en aurait ri. Mais au lieu de ça, elle restait silencieuse, presque immobile.

Comme à son arrivée ici quelques mois plus tôt, elle redécouvrait chaque chose avec une douce mélancolie. Chaque sensation était un délice, comme un rappel à la vie. En ce début d'hiver, le vent était frais, elle le sentait caresser doucement sa peau. Probablement qu'elle était à l'infirmerie et qu'on lui avait ouvert la fenêtre. Quelle chance qu'elle se soit réveillée avant qu'on la lui referme. Car nul doute que pour ne pas aggraver son état de santé, elle ne devait guère être ouverte longtemps. Juste assez pour aérer régulièrement cette petite pièce aux murs blancs qu'elle devinait à travers ses cils lorsqu'elle entrouvrait légèrement les yeux, avant de les refermer aussitôt, indisposée par cette lumière trop longtemps ignorée et par ces larmes qui lui brouillaient encore la vue.

D'ailleurs, malgré le froid, il devait faire beau. La lumière baignait dans la pièce et se répercutait sur les murs, une lumière claire, parfaitement naturelle. A ses pieds, une douce chaleur lui indiquait que le soleil était encore assez bas pour rayonner sa douce chaleur jusqu'à elle, jusque dans sa chambre. Des chants d'oiseau répondaient à la sérénité de son cœur, ce cher organe ayant retrouvé un rythme normal, juste assez rapide, juste assez lent, régulier et limpide.

Son corps tout entier semblait avoir retrouvé une harmonie oubliée, elle avait l'impression d'avoir retrouvé d'un seul coup des sens totalement oubliés, de redécouvrir chaque organe, chaque tissu, chaque cellule. C'était comme un orchestre symphonique où chaque élément, chaque instrument se mettait en place, s'organisait, se complétait en un thème mélodieux et tendre, vif et revigorant. Une symphonie grandiose.

Un bref soupir s'échappa de ses lèvres rosées. Sa voix fatiguée se fit murmure, légèrement éraillée.

« Vinpap ? »
Il était là, elle le savait. Elle sentait son odeur, sa chaleur, sa présence.

De ses doigts, elle tâtonna subrepticement, avant de réaliser qu'il tenait une de ses mains. Elle eut un petit sourire devant ce constat et, ravie, resserra ses doigts fins sur la poigne robuste de celui qu'elle aimait. Et pourtant, il n'eut pas de réaction. A vrai dire, ses doigts eux-mêmes semblaient avoir perdu en force, en conviction.

Perplexe, elle rouvrit lentement les yeux, papillona un instant et, refoulant la fatigue et la gêne qui voulaient lui imposer de les refermer, elle s'efforça, lentement, de faire glisser sa tête sur l'oreiller, de se tourner avec curiosité vers celui qui faisait battre son cœur.

Et là, le spectacle qui s'offrit à elle la ravit autant qu'il l'attrista. Elle le fixa un instant, endormi, la machoire serrée sur une colère étouffée, les yeux alourdis par une fatigue rebelle. Il transpirait l'inquiétude, la tristesse, la frustration, l'impatience... Pourtant, après ces journées à lutter, le corps et l'esprit fatigués, elle trouva tout de même le moyen de s'en attendrir, le couvrant d'un regard doux, presque maternel. Il était là, toujours aussi fort, toujours aussi beau. Il paraissait endeuillé, mais ça n'altérait certes pas sa beauté tranquille.

Timidement, doucement, elle déploya les doigts de sa main libre sur le drap, puis, puisant dans ses maigres ressources, elle leva doucement la main.

Elle était arrivée à mi-chemin quand, timidement, la porte s'ouvrit. Surprise, mais sereine, Topaze accorda son attention vers cette porte entrouverte et laissa retomber sa main sur son buste. Il ne lui fallut qu'un regard pour reconnaître l'infirmière qu'elle avait pris l'habitude d'aider durant son temps libre et c'est avec tranquillité qu'elle lui accorda un sourire.

Pourtant, prise de court, cette dernière demeura hébétée de la voir éveillée et elle ne dut le salut du plateau de nourriture qu'elle apportait qu'à un réflexe étonnant. Reprenant contenance, elle se redressa en secouant légèrement la tête, puis, le plateau bien en main, s'avança avec un sourire chaleureux.

« Heureuse de vous revoir parmi nous, Topaze ! »
D'un regard, elle s'avisa que le visiteur de sa patiente s'en était allé dans le pays des songes et sourit tendrement.

« Heureuse également de le voir dormir un peu... Vous avez un petit ami bien prévenant demoiselle. Il ne s'est passé une journée sans qu'il ne vienne vous rendre visite et je crois qu'il se serait laissé mourir de chagrin si vous aviez persisté dans votre sommeil... »
Un voile de tristesse passa dans les yeux de Topaze à ces mots et en un pincement des lèvres, elle reporta son attention vers son bien aimé.

S'avisant de ce changement, l'infirmière eut un sourire tendre tandis qu'elle posait le plateau sur une table mobile.

« Ne vous en faites pas. Il ne vous a certainement jamais considérée comme un poids. »
Le pas rapide de l'infirmière la mena jusqu'à l'homme mais en un léger murmure, Topaze suspendit son geste tandis qu'elle s'apprétait à réveiller Vinpap.

« Non... Laissez-le dormir encore un peu... »
L'infirmière eut un sourire. En quelques pas, elle fit le tour du lit, referma la fenêtre et, en silence, se mit à inspecter les perfusions.

Immobile et silencieuse, Topaze la laissa faire mollement, sans quitter Vinpap du regard.

Et ce n'est que lorsque l'infirmière ressortit en lui recommandant de manger un morceau avec l'homme quand il se réveillerait qu'elle consentit à reprendre son geste là où elle l'avait laissé.

Tout doucement, elle ramena ses doigts vers l'homme, fit basculer tout son corps sur le côté en douceur pour faciliter son geste et, finalement, effleura la joue de son cher et tendre avant de prendre la joue entière au creux de sa paume.

« Vinpap... Mon amour... Tu m'as tant manqué... »
Sa voix s'était quelque peu affirmée, avait retrouvé sa clarté, mais demeurait douce, légèrement chantante. Un sourire tendre s'imprima sur ses lèvres devant ces yeux émeraudes qui émergeaient de la brume. Et dans le doré de son regard, la joie prit place en pétillant, nimbée d'une lueur d'amour.

« Bonjour... Pardonne-moi si je t'ai fait peur... Finalement c'est moi qui suis partie, on dirait... »
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Re: Un Nouveau Départ - Lun 27 Oct 2014 - 20:23
Partout. Elle est partout… A droite, à gauche, en haut, en bas, derrière lui comme devant, Nasline est partout, elle le nargue.

« J’ai gagné la tortue! Tu ne peux plus rien pour elle! »

Impuissant, il ne peut que tourner la tête, son corps et ses membres pris dans des chaines, tandis que Nasline caresse le doux visage de sa Topaze, qu’elle récupère le sang qui coule, du bout de ses doigts, avant de les porter à ses lèvres, les nettoyant lentement, un par un.

« Le gout de la victoire n’est-il pas… Fabuleux? Tu veux gouter? À moins… Que ce soit autre chose d’elle que tu veux gouter… Oh, la vilaine tortue! J’en suis sûre! »

Le ninja se débat, mais tout à coup une pression sur sa main fait disparaitre tout ce cauchemar. Topaze n’est plus étendue en sang, elle flotte tout près de son visage, un grand sourire aux lèvres, déposant des baisers sur son visage.

« Elle n’a pas gagnée… Avec toi à mes côtés, je ne pourrai jamais perdre… Ton sourire est ce qui me fait avancer… Ta voix est la plus belle des berceuses, ton rire, la plus belle des mélodies… Alors si je n’abandonne pas, continue toi aussi, mon tendre amour. Sans toi je ne suis plus rien. »

Le professeur sourit et il hoche la tête. Mais tout à coup, des bruits l’entourent, une discussion. Lentement, le rêve s’effrite, les décors disparaissent peu à peu, tout ce qu’il reste, à la fin, n’est qu’une paire de lèvres qui murmurent « Je t’aime ».



Le ninja ouvrit lentement les paupières, encore légèrement dans les vapes, l’esprit agar, il sourit malgré tout en sentant une pression sur sa main. Il ouvrit lentement les yeux, avant de sourire un peu plus en voyant une vision de son rêve. Une paire de lèvres souriantes. Le ninja ouvrit un peu plus les yeux et il sourit franchement en voyant ce visage qu’il aimait tant, cette fois bien éveillé et bien en vie.

« Bonjour... Pardonne-moi si je t'ai fait peur... Finalement c'est moi qui suis partie, on dirait... »

Le ninja sourit et secoua lentement la tête. Elle s’excusait d’avoir luttée pour sa vie… Décidément, plus le temps passait et plus le ninja lui trouvait des côtés mignons. Il se redressa lentement en observant le plateau repas, le poussant un peu à l’écart pour poser son regard dans celui de celle qu’il aime, soupirant d’aise en le voyant.

Dans ce cas… Bon retour à la maison ma belle Topaze…

Il leva la main et caressa sa joue, sans lâcher l’autre main, remettant ses cheveux en place, profitant de sa proximité et de la chaleur de sa peau. Il frissonna en sentant de nouveau cette chaleur de vie, de réveil, de conscience.

Il soupira d’aise et se leva, pour embrasser doucement son front, puis sa joue droite, avant de l’embrasser tendrement. Il laissa leurs lèvres les unes contre les autres un long moment, avant de reculer doucement, pour s’asseoir de nouveau.

Ce fut de longs jours sans toi, tu sais? J’avais hâte que tu reviennes…
Et vous n’êtes pas le seul!!

Le ninja resta interdit un moment, avant d’éclater de rire. Il saisit la pomme sur le plateau repas et le lança dans la direction de la porte, entendant un gros mot de la part de Rachel.

Aie! Vous n’avez pas honte d’attaquer une femme?
Vous n’avez pas honte d’écouter aux portes?

Le ninja sourit en entendant Rachel pouffer, tandis qu’il entendit les bruits de pas s’éloigner. Il reposa le regard sur celle qu’il aimait, toujours avec son sourire sur le visage.

On a appris à se connaitre en cinq jours, à s’inquiéter pour toi… Mais maintenant, je crois que nous sommes tous les deux, aussi heureux de te voir de nouveau parmi nous.


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Re: Un Nouveau Départ - Dim 30 Nov 2014 - 4:18

- Un Nouveau Départ -
« Dans ce cas… Bon retour à la maison ma belle Topaze… »
Un doux sourire, un regard tendre, ces quelques mots... Cette bouffée d'amour était aussi délicieuse qu'une cuillère de miel dans un verre de lait lorsqu'on a la gorge irritée, aussi chaleureuse qu'une bonne soupe au potiron un soir d'hiver après une journée dehors, aussi agréable qu'une glace à la vanille avec son coulis de caramel en plein été lorsque la température atteint des records...

Topaze était sereine. A bout de force, affamée, fatiguée, mais en vie. Oui elle était à bout de force. Après plusieurs jours dans ce lit, ses muscles étaient à froid. Oui elle était affamée, parce que son estomac n'avait rien eu à digérer depuis presqu'une semaine même si elle était nourrie par perfusion. Oui elle était fatiguée comme n'importe quel malade en convalescence. Mais elle était là. Elle avait affronté la mort, navigué dans les limbes des jours entiers, failli lâcher prise des dizaines de fois, mais elle était revenue... Et elle recevait là le meilleur accueil dont on puisse rêver.

La grande main chaude de son bien aimé vint cueillir sa joue avec délicatesse, elle reconnut la tendre caresse de cette peau rendue légèrement sèche et rugueuse, abimée par une vie de combat, elle retrouva cette fermeté dans ces gestes adoucie par cet amour à la hauteur de celui qu'elle lui portait. Comblée, la sensibilité à fleur de peau, elle ferma les yeux et retint momentanément sa respiration pour capter le souffle de son cher et tendre, la pression sanguine envoyée dans ses doigts par ses battements cardiaques, la présence de toutes ces cellules dont elle prenait de plus en plus conscience à mesure que le temps passait. Finalement, sa respiration reprit son cours paisiblement et elle lâcha un soupir d'aise dans le même temps que son cher et tendre, avant de rire légèrement.

Les yeux fermés, elle ne put que le deviner approcher et frissonna en sentant les lèvres douces de Vinpap se poser sur son front. Un sourire enfantin se dessina sur ses lèvres tandis qu'il descendait embrasser sa joue. Puis elle ouvrit légèrement les lèvres pour accueillir celles de son prévisible amoureux. Un instant encore, ses paupières demeurèrent closes, savourant ce baiser comme si elle s'en nourissait, puis elle ouvrit ses grands yeux pour le dévorer du regard, les commissures de ses lèvres s'étirant en un léger sourire sans interrompre leur échange pour autant.

Ce ne fut que lorsque le baiser fut terminé que leurs regards se croisèrent à nouveau, exprimant la même joie, la même douceur, la même tranquillité. A nouveau assis, Vinpap avait remis une certaine distance entre eux, mais elle ne s'en offusqua pas et instinctivement elle promena son pouce sur la main qu'elle tenait, lui souriant tendrement.

« Ce fut de longs jours sans toi, tu sais? J’avais hâte que tu reviennes… »
Le sourire tendre s'accentua, la deuxième main de Topaze vint attraper celle de son chéri qu'elle tenait déjà, mais avant qu'elle n'ai pu répondre, une voix sortie de nulle part la coupa pour son plus grand étonnement. Ecarquillant légèrement ses grands yeux dorés, elle interrogea Vinpap du regard, légèrement perdue encore.

Pour seule réponse, passé le moment d'étonnement, il eut un rire, puis, saisissant une pomme sur le plateau repas qui trônait à leurs côtés, il la lança sur la porte sans autre forme de procès sous le regard interdit de la demoiselle aux cheveux d'or.

« Aie ! Vous n’avez pas honte d’attaquer une femme ? »
« Vous n’avez pas honte d’écouter aux portes? »
Topaze fit la moue. C'était l'infirmière ? Depuis quand son Vinpap était-il si sociable ? Perplexe, elle l'observa, penchant la tête instinctivement, comme une jeune enfant curieuse.

Un sourire amusé sur les lèvres, il reporta son attention sur elle. Puis, comme s'il avait compris son désappointement, il lui accorda de brèves explications le plus naturellement du monde, comme on raconterait les dernières anecdotes de la famille à un de ses membres qui se serait absenté quelques temps.

« On a appris à se connaitre en cinq jours, à s’inquiéter pour toi… Mais maintenant, je crois que nous sommes tous les deux, aussi heureux de te voir de nouveau parmi nous. »
A cette explication, les joues de la jeune femme s'empourprèrent involontairement. Voilà qu'elle se retrouvait au centre d'une complicité qu'elle ne pouvait pas vraiment partager. Elle se sentait honteuse. Cette infirmière s'était impliquée dans leurs vies au point d'être heureuse qu'elle ait survécu... Mais pour sa part... elle ne savait presque rien de cette demoiselle, même après plusieurs mois à aider à l'infirmerie occasionnellement.

Sans parvenir à cacher son trouble et sa honte, elle baissa les yeux, mais émit naturellement un léger rire un peu forcé pour essayer de ne pas briser l'ambiance... En vain, bien sûr. Vinpap devait avoir compris, il n'était pas dupe, il commençait à la connaître...

Relevant les yeux, elle en reçut la confirmation et lui sourit timidement.

« Il semblerait que j'ai du temps à rattraper... Cinq jours, tu dis ? Ça m'a semblé une éternité... Mais je suis soulagée d'apprendre que je me suis absentée seulement quelques jours... »
Cinq jours... Les choses ne devaient pas avoir changées beaucoup en si peu de temps... Quoi qu'elle s'était absentée moins longtemps la fois où, revenant de son escapade dans le monde des humains, elle avait retrouvé l'horloge ravagée et l'académie désertée par deux de ses directeurs, l'un l'ayant trahi, l'autre s'étant banni volontairement, laissant la dernière seule avec son traumatisme pour maintenir tout ce beau monde.

A cette réflexion, Topaze eut un léger rire. Mieux valait demander si elle avait raté un événement quelconque... Peut-être que cet endroit était le seul encore debout de l'académie, qui sait ?

« Ca me semble peu probable, mais ai-je loupé quelque chose d'important ? L'académie est toujours debout ? Pas de rebellion ? Pas d'attaque ? Pas d'apocalypse du côté des humains ? Les mayas ont-ils eu un léger retard dans leur prédiction ? »
Elle eut un sourire sur cette dernière question prononcée d'une voix enjouée et complice comme elle aurait parlé à n'importe quel ami, comme elle en plaisantait avec Nasline à l'approche de ce mois de décembre 2012 et toutes les fois où il avait été question de fin du monde depuis genre 2010.

Et pourtant, il manquait quelque chose. Une voix sarcastique, un rire familier, un agacement feint, une réplique cinglante... La vision de Topaze se troubla. C'est à peine si elle écouta la réponse que Vinpap lui donnait.

Lâchant la main de son chéri, elle porta naturellement l'une des siennes à son front, la droite, et ferma les yeux en une expression douloureuse. Les idées avaient encore du mal à s'assembler dans son esprit et pourtant elle sentait bien que quelque chose clochait, sans qu'elle parvienne vraiment à savoir quoi, sans qu'elle n'ait aucune certitude sur quoi que ce soit.

Mais après tout, ça paraissait évident, on ne sortait pas indemne de la mort n'est ce pas ? D'ailleurs, ce n'était pas pour rien si on n'était pas sensé se réveiller.

« J'crois que la résurrection c'n'est pas tout à fait au point, mon cerveau ne semble pas totalement remis de l'absence d'oxygène qu'il a vécu... Haha... »
Elle rouvrit doucement les yeux et croisa le regard inquiet de son chéri, avant de lâcher un léger rire attendri.

« Désolée, je continue avec mes réflexions scientifiques... J'espère qu'un jour j'arrêterai de penser comme un médecin...ou du moins comme quelqu'un qui aurait dû le devenir... »
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Re: Un Nouveau Départ - Dim 14 Déc 2014 - 3:56
Il avait fait la moue dès qu’elle baissa les yeux, il avait caressé la main de celle qu’il aime au moment où elle avait poussé un rire forcé. Il posa un regard inquiet sur elle et il l’observa jusqu’à ce qu’elle lève les yeux vers lui. Il garda son regard rivé sur elle, attendant simplement qu’elle lui dise qu’elle que chose, qu’elle lui pose une question, qu’elle… Ce serait certes à lui de faire quelque chose, mais elle semblait tellement inquiète, tellement perdue, qu’il ne savait pas quoi lui dire.

« Il semblerait que j'ai du temps à rattraper... Cinq jours, tu dis ? Ça m'a semblé une éternité... Mais je suis soulagée d'apprendre que je me suis absentée seulement quelques jours... »

Le ninja sourit et hocha lentement de la tête, baissant les yeux vers le lit, se remémorant ces longues journées qu’il avait passé sans elle. En tout, cela faisait dix jours qu’ils ne s’étaient pas vraiment parlé, qu’ils n’avaient pas vraiment interagis, qu’ils étaient restés l’un sans l’autre…

C’était une éternité sans toi, oui…

Elle semblait tellement plongé dans ses réflexions, il sut qu’elle ne l’avait pas entendu, il était simplement devenu un bruit de fond dans son cerveau, mais ça ne lui dérangeait pas, il savait que s’il se trouvait dans la même situation qu’elle, il aurait la tête ailleurs… Il réfléchirait à tout ce qui avait pu se passer. Ouais… Peut-être qu’il devrait lui dire ce qui était arrivé pendant que

« Ca me semble peu probable, mais ai-je loupé quelque chose d'important ? L'académie est toujours debout ? Pas de rébellion ? Pas d'attaque ? Pas d'apocalypse du côté des humains ? Les mayas ont-ils eu un léger retard dans leur prédiction ? »

… Il se mit à sourire, se retenant même de rire. Étaient-ils si connectés? Pensaient elle comme lui (ou lui comme elle) ? Avaient-ils passés tellement de temps ensemble, qu’ils s’étaient mis à penser l’un comme l’autre ou alors, à penser comment l’autre pense, pour savoir comment mieux le compléter? Qu’importe, le professeur trouvait ca des plus intéressants, des plus amusants. Plus ils étaient ensemble et plus ils pouvaient se compléter. Mais il se demandait vraiment pourquoi il était question de Mayas et de prédictions… Ce sera à approfondir un jour ou l’autre.

Le shinobi prit un moment pour réfléchir, se demandant ce qu’il devait lui dire. Rien n’avait vraiment eu lieu ces derniers jours, l’académie était tranquille… Ou alors c’était simplement lui qui était tellement dans son petit monde, qu’il ne réalisait pas tout ce qui se passait…

Non, l’académie et le monde des humains n’ont pas été malmenés… Oh bien sûr, y’a eu l’habituel, des conflits sur terre, des missions ici, des renégats qui font du grabuge… Mais sinon… C’était très calme. Rien de spécial…

Ouais… Rien de spécial, tout est calme… Il baissa les yeux en repensant à Nasline, qu’il avait rencontré au temple… Que c’était-il passé? Qu’avait elle fait? Pourquoi est-ce que toute cette histoire se passait? Devait-il lui en parler? Devait-il lui dire ce qu’il avait vu? Ou alors devait-il attendre qu’elle lui en parle d’elle-même? Il fut malgré tout rappelée à la réalité, par un mouvement relativement brusque de sa bien-aimée, elle retira sa main et l’apporta à son visage. L’avait-elle compris? L’avait-elle réalisé? Ou alors avait-elle vue comment il agissait et se sentait mal pour tout ça?

Le ninja n’en savait rien, mais il glissa sa main le long de sa cuisse, la caressant doucement pour la rassurer, la couvant du regard, un regard inquiet, certes, mais on pouvait y voir l’amour, l’amour qu’il portait à cette demoiselle, à cette jeune femme si parfaite, si… formidable et si belle. Un sourire doux agrémentait ce visage inquiet, ce visage qui ne voulait qu’une chose, c’est qu’elle aille mieux, qu’elle soit heureuse, qu’elle soit toujours en bonne santé et qu’elle n’ait pas mal.

« J'crois que la résurrection c'n'est pas tout à fait au point, mon cerveau ne semble pas totalement remis de l'absence d'oxygène qu'il a vécu... Haha...
Désolée, je continue avec mes réflexions scientifiques... J'espère qu'un jour j'arrêterai de penser comme un médecin...ou du moins comme quelqu'un qui aurait dû le devenir... »


Le ninja sourit timidement à celle qu’il aimait. Il ne savait pas vraiment quoi lui dire, après tout, il ne pouvait pas lui dire qu’il comprenait ce qu’elle vivait. Il avait été formé jusqu’au bout et même, il avait lui-même formé des recrues… Qui n’avaient jamais survécus, mais bon… N’y pensons pas trop. Ce n’est pas le moment.

Le shinobi soupira et glissa la main jusqu’au visage de son amoureuse, remettant en place les cheveux renégats, qui ne voulaient pas se mettre en rang avec les autres, avant de venir poser sa main sur sa joue gauche, la caressant doucement, savourant le contact entre sa main ferme, masculine et la joue douce, parfaite, fragile, de celle qu’il aimait. Il espérait vraiment pouvoir profiter de ces moments plus souvent… Non pas qu’il souhaitait qu’elle meurt plus souvent, non non non, loin de là! Mais il aimait tant pouvoir la tenir dans ses bras et sentir la douceur de sa peau, la chaleur de son corps, contre lui, à discuter pendant un moment avec elle.

Il l’embrassa doucement sur le front, avant de sourire un peu plus franchement, laissant sa main rattraper sa main à elle, glissant ses doigts entre les siens.

N’arrête jamais de penser, comme tu penses. C’est ce qui, entre autre, te différencie des autres. D’accord?

Le professeur attira la main de son amoureuse jusqu’à ses lèvres, avant de l’embrasser, fermant les yeux le temps de ce baise-main. Une fois fait, il posa la main sur le lit, sans pour autant la lâcher, avant de se rasseoir un peu plus confortablement.

Et si je te racontais ce que j’ai vécu, en mission? Hmmm? Ça te changera un peu les idées.

Le ninja se leva, allant chercher un verre d’eau pour elle et pour lui, les mettant juste à côté du lit, sur la petite table, et il retourna s’asseoir, reposant la main sur celle de son amoureuse.

Lorsque je t’ai quitté, j’ai marché toute la journée, suivant les traces de Cookie… Un chien qui s’était échappé de l’animalerie. Le soir, j’ai été attaqué par des lyncheurs et, après quelques blessures, je les ai vaincus. Suite à ça, je suis repartit, sans me reposer, puisque j’ai réalisé que la piste que je suivais était celle des lyncheurs. Lorsque je suis arrivé mon point de départ, j’ai suivi la deuxième piste. Je me suis reposé, puis je suis reparti. Après de longues heures de marche, je suis tombé sur Cookie… Ou plutôt c’est elle qui m’est tombée dessus, du haut de ses trois mètres…

Le ninja sourit et rit doucement en se souvenant de la scène.

Une fois que je l’eus trouvé, c’était direction l’académie. Mais lorsque la nuit est tombée, j’ai préféré m’arrêter pour dormir, pour ne pas être surpris par des lyncheurs. À mon réveil, j’ai vu un endroit étrange… On aurait dit un temple. Dans ce temple, il y avait… Mon arbre généalogique… C’est étrange, je sais, mais en fait, ce lieu nous montre un de nos désirs. Et moi, depuis que je suis là, un de mes plus grands désirs est d’apprendre ce qui est arrivé à ma famille, après mon départ. C’était bien… Malheureusement, je ne le verrai plus jamais… Le temple s’est évaporé une fois que j’eus sorti. Puis je suis reparti et j’ai marché, pendant 5 jours, jusqu’ici. Ce n’était pas toujours facile, Cookie mangeait à peu près n’importe quoi et parfois elle partait à la poursuite d’un animal… Et crois-moi, un chien de trois mètres de haut, si ça décide d’aller quelque part et que tu le tiens en laisse… Tu le suis sans dire quoi que ce soit.

Le ninja éclata de rire cette fois, se souvenant de tous les tracas causés par Cookie alors qu’il tentait de la ramener à l’animalerie, mais malgré tout, il n’arrivait pas à lui en vouloir. Cookie ne semblait pas très vieille, elle était jeune, curieuse et pleine d’énergie. Comment lui en vouloir comme ça?

Le ninja pris son verre et il but lentement, un sourire scotché aux lèvres. Il le reposa et posa son regard sur son amoureuse.

Ah et aussi, j’ai fait un drôle de rêve. C’était amusant. J’étais habillé en chat blanc, Kaze en chat noir et toi, tu avais une jolie robe bleue et lorsque tu es arrivée, Kaze a tout de suite disparu, en disant que la princesse ne serait pas contente… Ou un truc du genre… C’était plutôt drôle de me voir un tenue de chat, mais… Crois-moi, ça n’arrivera plus.

Le ninja rit doucement, mais il se figea en voyant le regard de son amoureuse, qui semblait fixer le vide, légèrement dans les vapes, comme si elle était perdue loin dans ses pensées. Inquiet, le ninja passa sa main doucement devant le visage de celle-ci, pour la faire sortir de ses rêveries.

Dis… Tu es sure que ça va? Tu veux que j’appelle l’infirmière?


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Re: Un Nouveau Départ - Mar 20 Jan 2015 - 4:30

- Un Nouveau Départ -

Comme toujours, il n'avait pas compris. Elle le savait. Elle le voyait dans son regard. Et pourtant, comme toujours, il lui offrait tout de même un léger sourire. L'air de dire « Tu parles chinois pour moi, mais c'est pas grave, je t'aime quand même ».

Topaze eut un sourire franc en retour. Qu'est-ce qu'elle aimait cet homme... Cette simplicité entre eux... Cette complicité silencieuse, pudique, mais ô combien solide. Ce sourire. Ce regard. Ce visage. Elle aimait jusqu'à l'expression grave dont il avait si souvent l'habitude de se parer.

Comment aurait-elle pu le lui reprocher ? Il était inquiet. C'était normal. C'était adorable de sa part.

Elle avait bien compris qu'il n'aimait pas trop qu'elle aborde ce sujet. Il ne lui en avait jamais dit grand chose, mais il n'y avait pas besoin d'être un génie pour comprendre sa gêne et son inquiétude. Pourtant, de l'eau avait coulé sous les ponts. Elle ne regrettait plus autant ses échecs et sa fin venue trop vite. Après tout... N'avait-elle pas trouvé cent fois mieux dans cette mort prématurée ? Les médecins se contentaient de repousser l'inévitable et menaient sans relâche un combat perdu d'avance. Elle, elle avait véritablement le pouvoir de changer les choses, de contrer la mort. Contre toute attente et contre toute logique, elle ne souffrait presque aucune limite. Elle était devenue cette panacée que tant de ses confrères aux grands cœurs avaient si longtemps cherché en vain.

De plus, après avoir été seule toute sa vie, elle avait ici trouvé l'amour et l'amitié, elle avait repoussé ses limites et s'était ouverte au monde. Que pouvait-elle demander de plus ?

Son âme sœur était là. Il la gratifiait de son doux regard émeraude. Rompant le silence qu'ils avaient laissé s'instaurer brièvement, il lâcha un léger soupir et vint caresser son visage. Tendrement, il disciplina ses cheveux d'or. Délicatement, il saisit sa joue. Fermant les yeux, elle savoura ce contact délicieux. Puis, ayant déposé à nouveau un baiser sur son front, il reprit dans sa grande main les doigts fragiles et laiteux de sa douce et celle-ci replongea un regard attendri dans celui du professeur qui lui souriait, comme si lui même était rassuré par ce contact.

« N’arrête jamais de penser, comme tu penses. C’est ce qui, entre autre, te différencie des autres. D’accord ? »
Docile, Topaze hocha la tête en une réponse silencieuse, sans se départir de son sourire, le regard brillant. Puis sans un mot, elle suivit du regard leurs mains qui s'éloignaient d'elle pour aller jusqu'à lui. Reprenant des couleurs, Topaze sentit ses joues s'empourprer légèrement devant ce geste d'un autre temps, ce baise-main délicat qui la comblait de bonheur aussi sûrement qu'une tartelette au beurre. L'échine parcourut de frissons, il lui fallut toute sa concentration pour ne pas retirer sa main et plus encore pour rester naturelle. Et c'est avec un certain soulagement qu'elle vit sa main revenir jusqu'aux draps et, fixant leurs doigts entrelacés, qu'elle prit une discrète inspiration pour se calmer.

Pendant ce temps, l'air de rien, Vinpap rajustait sa position, lui laissant le temps de se remettre de ses émotions de jeune femme innocente avant de relancer la conversation.

« Et si je te racontais ce que j’ai vécu, en mission ? Hmmm ? Ça te changera un peu les idées. »
Prise de court, Topaze papillonna un peu des paupières en le regardant s'éloigner, essayant de remettre ses souvenirs en place.

Oui, c'est vrai. Ça lui revenait. Il était parti en mission récemment. Cela dit elle ne parvenait pas bien à se souvenir s'ils s'étaient revus entre temps. Visiblement non puisqu'il voulait lui en parler... Ou alors ils s'étaient vu en coup de vent et avaient remis cette discussion à plus tard ? C'était plausible aussi... Mais que ce soit dans un cas ou dans l'autre, les circonstances de sa mort lui paraissaient tristes. Mourir sans lui, loin de lui, sans n'avoir rien vu venir...

Topaze pinça légèrement les lèvres à cette pensée. Heureusement qu'elle en était revenue. L'abandonner ainsi aurait été inacceptable. D'ailleurs... A sa place, elle aurait été anéantie. Il était assurément plus fort et plus courageux qu'elle, il n'y avait aucun doute là dessus.

Serrant légèrement ses doigts sur les draps, elle baissa les yeux sur son corps encore lourd, pour ne les relever que lorsqu'il reposa sa main sur la sienne et, croisant son regard, sourire comme si aucune de ses précédentes réflexions n'avaient existé.

Attentivement, elle l'écouta lui parler d'un chien égaré. Et bien qu'elle se fit la réflexion qu'il était assez saugrenu d'envoyer un professeur pour une mission aussi ridicule, elle n'eut guère le temps de formuler cette objection avant de froncer les sourcils d'inquiétude. Des lyncheurs. Il avait été attaqué par des lyncheurs. Combien ? Elle se sentit frémir à la pensée qu'il aurait pu y rester, loin d'elle, loin de l'académie, seul loin de toute civilisation.

Par la suite, le récit se fit plus gentillet. Son sourire d'abord forcé redevint sincère avant que son visage ne change brusquement d'expression en découvrant la taille du molosse. Prise de court, elle ouvrit de grands yeux incrédules. Un instant, son cerveau crut à une plaisanterie, puis elle eut un doute en constatant qu'il continuait son récit comme si de rien n'était après un léger rire. Alors il faisait vraiment trois mètres, ce chien ? Non. Impossible. Ce ne pouvait qu'être une blague. Non ?

Une moue perplexe sur le visage, elle le fixa un instant, cherchant à discerner une réponse à cette énigme sur le visage de son bien aimé, avant de froncer un peu plus les sourcils à l'écoute de son histoire.

Voilà qu'il était question d'un temple... d'un arbre généalogique...

Topaze déglutit malgré elle. Si lui n'aimait pas aborder le sujet de ses études ratées, elle n'aimait guère plus parler de son ancienne famille. Elle avait eu bien du mal à se faire à l'idée que Vinpap était comme un père divorcé qui n'aurait plus le loisir de voir sa famille ou bien plutôt comme un père veuf qui aurait à la fois perdu femme et enfants.

Elle s'efforça de ne pas paraître attristée par ce qu'il lui disait, mais baissa tout de même les yeux un instant, pour regarder les lèvres de son chéri, pensive. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de les aimer et de s'en inquiéter malgré les siècles passés. Elle ne pouvait pas lui reprocher d'avoir le désir légitime de savoir ce que ses proches étaient devenus. Elle aurait juste préféré que ces évocations du passé ne lui donnent pas constamment l'impression d'être pour sa part illégitime.

Réprimant un soupir, elle prit une légère pause dans sa respiration, puis releva les yeux pour sourire à Vinpap, comme si de rien n'était. Ainsi donc il avait erré cinq jours... Il avait dû trouver le temps long... Elle ne se souvenait guère de cette attente pour sa part... Était-elle morte entre temps ? Depuis combien de temps était-il rentré ?

Elle eut un léger rire lorsqu'il affirma ne pas avoir été de taille à faire face à un chiot de trois mètres de haut. Elle ponctua son rire d'un léger « Je comprends bien... » mais regretta que son humeur ait été affectée par ce qu'il avait dit avant. Nul doute que sans ça elle aurait éclaté de rire avec lui.

D'un air attendri mais légèrement triste bien qu'on puisse penser à un simple coup de fatigue, elle observa l'air rêveur qu'avait conservé Vinpap en buvant son eau. Apparemment, ce voyage lui avait laissé de bons souvenirs. C'était déjà ça. Et elle ne pouvait assurément pas se permettre de gâcher ça.

Le regard émeraude revint vers elle, la décontenançant légèrement. Elle cligna un instant des paupières, puis sourit à son bien aimé tandis qu'il commençait à évoquer un rêve. Et puis son sourire se suspendit, comme si le temps avait soudain ralenti alors qu'elle se figeait.

Un chat blanc ? Un chat noir ??? Une robe bleue... Ces mots trouvaient écho dans ses souvenirs. Plissant légèrement les yeux et pinçant ses lèvres en une moue dubitative, Topaze s'efforça en vain de fouiller dans sa mémoire. Pourquoi ces descriptions lui semblaient familières ? Pourquoi... pourquoi avait-elle senti son cœur se serrer à l'évocation d'une certaine princesse mécontente ?

Ses souvenirs... Elle se rappelait d'une fatigue insurmontable... Et comme une sorte de... désespoir. Oui, désespoir, c'était le mot. Les détraqueurs existaient-ils à l'académie ? Parce que les mots « Comme si toute la joie du monde avait disparue » collaient bien à la sensation amère qu'il lui restait de ses derniers instants.

« Dis… Tu es sure que ça va? Tu veux que j’appelle l’infirmière ? »
Une main. Devant ses yeux. Puis un regard émeraude paniqué.

Topaze émergea brusquement de ses pensées morbides comme on se réveillerait d'un mauvais rêve. Sans trop savoir pourquoi, elle sentit son menton frémir, des larmes lui monter aux yeux sans qu'elle puisse les contenir.

Fermant les yeux, elle tendit ses bras vers son chéri comme pour lui signifier qu'elle avait besoin qu'il la serre contre elle. Ce qu'il fit sans hésiter.

Dans l'étreinte, elle entendit sa voix, comme lointaine, tandis qu'il lui demandait avec angoisse ce qu'il lui arrivait, si elle avait mal quelque part. Puis les larmes stoppèrent leur course aussi subitement qu'elles l'avaient commencée tandis qu'elle secouait doucement la tête en une réponse négative.

Reprenant son souffle, elle respira l'odeur de son bien aimé, puis soupira doucement.

« Pardonne-moi... Les nerfs lâchent un peu, je crois... murmura-t-elle dans le cou de son chéri. »
Tout doucement, elle s'écarta légèrement pour faire face à son chéri et lui sourit tristement.

« Désolée... Je ne voulais pas te faire peur... J'ai du mal à me souvenir... J'ai l'impression d'oublier quelque chose... »
Son regard s'égara un instant et ses doigts se serrèrent sur les épaules de son chéri auxquelles elle s'était instinctivement accrochée.

« Tu sais comment je suis morte ? Je... »
Topaze soupira et plongea son regard dans celui de Vinpap.

« J'ai l'impression... c'est une impression douloureuse... Je ne sais pas quoi... mais... je crois que j'oublie quelque chose d'important... »
Un instant le regard de Vinpap sembla s'assombrir. Topaze déglutit. Avait-elle vraiment envie de savoir ?

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Re: Un Nouveau Départ - Lun 23 Fév 2015 - 0:05
Des yeux pleins d’eau, un menton qui tremble, un regard qui semble perdu et des bras qui s’écartent. Sans avoir à y réfléchir à deux fois, il s’approcha de sa tendre moitié et il la prit dans ses bras en lui caressant le dos.

Qu’est ce qui se passe… Tu as mal? Tu veux quelque chose?

Il sentit la tête se secouer de droite à gauche, mais il la garda malgré tout contre lui, jusqu’à ce qu’elle semble se calmer, sa respiration semblant plus douce. Il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet. Qu’elle se mette à pleurer comme ça, sans prévenir, n’est pas bon signe, mais il ne savait malheureusement pas comment faire pour l’aider, si ce n’est que de la garder contre lui et d’essayer de la rassurer.

« Pardonne-moi... Les nerfs lâchent un peu, je crois... »

Qu’importe. Si elle allait mieux, tant mieux. Certes, il était inquiet, il savait qu’elle lui disait la vérité. Il savait que si quelque chose n’allait pas, elle lui en aurait parlée. Il l’embrassa dans le cou et la laissa s’éloignée à regret, lorsqu’elle se sépara de lui.

« Désolée... Je ne voulais pas te faire peur... J'ai du mal à me souvenir... J'ai l'impression d'oublier quelque chose... »

Il déglutit en se remémorant sa rencontre avec Nasline. Le lui cachait-elle? Ne voulait-elle pas lui en parler de peur de sa réaction?

« Tu sais comment je suis morte ? Je... »

Ces yeux… Il ne pouvait les quitter. Il continuait de les fixer, incertain s’il devait être attendri à ce qu’elle cherche du réconfort auprès de lui ou s’il devait s’inquiéter de la voir dans cet état. Il soutint son regard malgré tout. Elle n’avait pas de souvenir? On lui avait raconté ce qui s’était passé lorsqu’il était partit. L’état dans lequel elle était. Et l’état dans lequel elle était morte.

« J'ai l'impression... c'est une impression douloureuse... Je ne sais pas quoi... mais... je crois que j'oublie quelque chose d'important... »

Ok… Elle ne savait vraiment pas… Il prit une grande inspiration et déglutit en baissant les yeux. Il se leva et se frotta l’arrière de la tête, avant d’aller chercher un autre oreiller. Qu’allait-il pouvoir lui dire? Comment allait-il pouvoir le lui dire… Il revint sur ses pas en prenant l’oreiller du lit voisin et revint le placer dans le dos de Topaze, pour s’assurer qu’elle était bien confortable. Il s’assit de nouveau et baissa les yeux, réfléchissant à ce qu’il allait pouvoir lui dire.

Quand je suis parti… Tu ne semblais pas aller bien. Fatiguée, épuisée, faible. Je m’en voulais de partir, mais rien n’y faisait. L’académie avait besoin de quelqu’un.

Il déglutit de nouveau et commença à se triturer les doigts, pianotant parfois sur la chaise. Il savait que ce qui allait se passer allait être dur. Allait probablement lui faire mal.

À mon retour, j’ai appris que tu ne dormais presque pas, que tu ne mangeais pas, que tu n’allais pas en cours, que tu t’isolais, que tu es allée dans le monde des humain et passait beaucoup de temps à la bibliothèque. Selon madame Rachel, tu étais en état d’épuisement extrême et ton corps à lâché. Pour faire simple.

Il releva doucement la tête et il se leva, s’approcha du lit et lui caressa la joue. Puis il observa le lit et les alentours, avant de monter dans le lit, faisant bien attention de ne rien écraser et il serra son amoureuse dans ses bras. Il soupira en pensant à un évènement qui était arrivé le jour de son arrivé, un évènement dont il aurait pu se passer d’ailleurs.

Y’a… Un truc que je ne t’ai pas dit… A mon arrivée… Je suis allé au temple, pour remercier Deus pour son aide pour trouver Cookie. Et au temple, j’ai accueilli une femme. Cette femme semblait fragile, innocente, douce, calme. Bref, rien de bien grave. Sauf que… Elle m’a dit un truc qu’une seule personne m’a déjà dit… Elle m’a dit « Salut la tortue » Ou… Quelque chose du genre… Alors, Topaze, tu dois me dire… Est-ce que tu as l’impression d’être incomplète?

Il l’avait pris contre lui, mais il avait peur que la réalisation de tout ce qui arrivait allait être dure. Très dur. Il redoutait même qu’elle en soit malade. Il avait déjà vu des hommes vomir à l’annonce de la mort de leurs familles. Mais… Lorsqu’on perd une partie de nous… Lorsqu’on perd quelque chose qui nous tenait compagnie depuis presque vingt ans… Les choses sont elles aussi importantes?


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Re: Un Nouveau Départ - Ven 17 Avr 2015 - 22:50

- Un Nouveau Départ -

Annoncer une mauvaise nouvelle n'est jamais une partie de plaisir. Pour personne. Surtout lorsque l'intéressé est une personne auquel on tient. Surtout lorsque le sujet a une forte valeur sentimentale. Surtout quand il n'y a rien à faire pour y remédier. Souvent, même si l'annoncer est difficile, la recevoir est pire encore. Souvent, elle est très mal reçue.

Dans certaines formations, on apprend aux futurs diplômés la meilleure manière d'annoncer une mauvaise nouvelle, mais même ainsi la théorie est bien loin de la pratique. Et même si l'annonciateur s'y prend de la meilleure manière du monde, il n'existe malheureusement aucune formation pour apprendre à les recevoir. A partir de là... Comment ne pas appréhender ce genre de situations inévitables ?

Dès l'instant où Vinpap s'arracha à son contact pour se lever sans lui répondre, Topaze comprit qu'elle allait devoir être forte. Encore une fois.

La gorge nouée, laissant retomber ses mains sur les draps et serrant instinctivement le tissu ente ses doigts, elle le regarda s'éloigner, l'air préoccupé. Elle ne broncha pas quand il vint ajouter un oreiller dans son dos, ne parvenant pas à quitter son regard de cet homme qu'elle aimait tant.

Toujours silencieux, il se réinstalla à quelques pas, les yeux au sol. Un frisson glacé lui traversa l'échine, tandis qu'un profond sentiment de tristesse et de solitude lui empoignait l'âme. Qu'avait-elle oublié ? Qu'est-ce qui le faisait hésiter ?

« Quand je suis parti… Tu ne semblais pas aller bien. Fatiguée, épuisée, faible. Je m’en voulais de partir, mais rien n’y faisait. L’académie avait besoin de quelqu’un. À mon retour, j’ai appris que tu ne dormais presque pas, que tu ne mangeais pas, que tu n’allais pas en cours, que tu t’isolais, que tu es allée dans le monde des humain et passait beaucoup de temps à la bibliothèque. Selon madame Rachel, tu étais en état d’épuisement extrême et ton corps à lâché. Pour faire simple.  »
Quand il se décida enfin à parler, le cœur de Topaze s'emballa. S'était-il arrêté avant ça ? Certainement que non, et pourtant le brusque changement de rythme évoquait cette impression.

Attentive, elle hocha plusieurs fois la tête en l'écoutant, tandis que des souvenirs vagues confirmaient les affirmations de l'homme. Elle se souvenait avoir été très fatiguée en effet. Ses nuits étaient agitées. Quelque chose la préoccupait. Elle n'avait pas voulu inquiéter Vinpap et avait nié en bloc quand il avait insisté pour savoir ce qui n'allait pas. Par contre... Elle avait beau se creuser la tête, elle ne savait pas ce qui n'allait pas justement... Tout ce dont elle se souvenait...c'était la fatigue... les nuits troublées... l'inquiétude...

Faisant la moue, elle retint un soupir pour ne pas interrompre son bien aimé et posa son regard sur les draps qu'elle avait froissé de ses doigts sans réfléchir. Pourquoi s'était-elle renfermée ainsi ? Comment en était-elle arrivée là ? Elle se souvenait d'une chute d'eau, elle se rappelait avoir sauvé une humaine de la noyade... Et puis... Et puis...

La gorge de Topaze se serra sur un sanglot qu'elle retint à grande peine. Quelque chose manquait. Comme une pièce capitale au milieu d'un puzzle... Une seule pièce qui permettrait de donner tout son sens au tableau.

Un bruit de pas lui fit relever la tête et elle releva son regard douloureux vers son cher et tendre qui s'était rapproché à nouveau, venant caresser sa joue et faisant de ce fait couler les quelques larmes jusque là retenues par la barrière de ses cils.

Malgré tout, elle s'efforça de lui sourire, puis elle suivit son regard, avant de se sentir légèrement glisser, le matelas penchant brusquement sous le poids de son bien aimé qui venait de s'installer à ses côtés, l'enserrant sans prévenir dans ses bras. Crispée quand elle aurait voulu se laisser aller dans ces bras protecteurs, elle déglutit à l'écoute d'un soupir dans sa chevelure blonde, devinant sans peine qu'il ne présageait rien de bon.

« Y’a… Un truc que je ne t’ai pas dit… »
Le cœur de Topaze se serra tandis qu'elle enfouissait instinctivement son visage dans le cou de Vinpap, cherchant un vain réconfort dans sa présence, dans son odeur, dans sa chaleur, dans son étreinte...

« A mon arrivée… Je suis allé au temple, pour remercier Deus pour son aide pour trouver Cookie. Et au temple, j’ai accueilli une femme. Cette femme semblait fragile, innocente, douce, calme. »
Une pointe de jalousie la tira de sa torpeur, comme une aiguille. Fermant les yeux, elle serra ses bras sur le buste épais du professeur pour se rapprocher un peu plus de lui, comme pour lui rappeler qu'elle était là. Plus fragile, plus innocente, plus douce, plus calme que n'importe laquelle des femmes qu'il pourrait croiser. Mais aussi la plus forte, la plus dévouée, la plus passionnée... La plus aimante...

Puis la seconde d'après, elle se détendit... et finalement se figea à l'énonciation du « Salut la tortue » qui fit brusquement écho dans son esprit.

Elle n'entendit que vaguement la fin des explications de son bien aimé. Des images l'assaillirent violemment et la seule réponse qu'elle donna à Vinpap fut un sanglot qu'elle ne chercha même pas à retenir, serrant ses doigts sur les vêtements de l'homme.

Oui elle était incomplète. Maintenant qu'il le disait, elle le sentait ce vide, ce déchirement. Depuis qu'elle s'était réveillée, pas une voix, pas un rire... Et voilà que la pièce manquante avait repris sa place, un visage, une voix, une présence permanente. Mais cette pièce ne représentait rien. Juste une ombre, une illusion, un souvenir. Le tableau n'était plus qu'une représentation morne, sans vie. A l'image de ce qu'elle avait toujours été elle même.

Le cœur gros, elle enfouit un peu plus son visage dans le cou de Vinpap, pleurant à chaudes larmes.

Pourquoi ? Pourquoi pleurait-elle ? Elle ne savait pas. Bien trop de choses envahissaient son esprit, sans qu'elle ne parvienne à y mettre de l'ordre. Elle aurait dû se réjouir de cette nouvelle. Nasline avait toujours été une parasite. Elle lui avait toujours rendu la vie impossible. Elle avait commis des actes impardonnables et irréparables. Et pourtant... Était-il possible que malgré tout elle l'aime quand même ? Fallait-il être cloche... Qu'est-ce qu'elle pouvait être cloche bon sang...

Et ces images qui envahissaient son esprit, comme pour alimenter sa peine. Tout lui revenait brusquement, chaque détail de son existence, chaque détail lié à Nasline...pour ne pas dire sa vie entière... Avait-elle vraiment tout oublié il y a quelques instants à peine ? Il lui semblait pourtant se rappeler de sa vie avant qu'il lui parle de cette rencontre. Et pourtant, c'était comme si elle avait choisi volontairement d'oblitérer tout ce qui concernait Nasline de près ou de loin dans sa vie. Et qu'à présent tout était revenu.

Leurs discussions, leurs jeux, leurs rires... Leurs disputes, ses larmes, ses peurs... Depuis toujours Nasline avait été là pour tout partager, ses peines, ses joies... Elle l'avait toujours maintenue dans la réalité quand son cœur rêveur la berçait d'utopiques pensées. Elle l'avait toujours guidée et conseillée, toujours protégée et surveillée... Nasline avait un caractère monstrueux et pourtant, elle avait toujours été là... Tout près... Son amie, sa confidente, une part d'elle même... Qu'était-elle à présent ? Était-elle toujours elle ? Allait-elle réussir à maintenir un équilibre ? Était-elle capable d'affronter la vie seule ?

Et ces rêves... Elle se souvenait maintenant de sa mort, des jours qui l'avaient précédée. Peut-être devait-elle tout raconter à Vinpap à présent ? Mais comment ? Comment raconter ça ?

S'efforçant de calmer ses sanglots, elle s'écarta légèrement de son chéri, prit une inspiration, manqua s'étouffer, renifla en vain, puis baissa la tête, penaude, la voix nasillarde.

« Je me souviens maintenant... J'ai fait des rêves bizarre... Comme...comme si j'étais Alice au pays des merveilles... Et... Tu étais le Chat du Cheshire... Nasline était la reine de cœur... Je n'arrivais plus à dormir... Quand je dormais, j'étais perdue dans ces rêves sans queue ni tête... Je ne voulais plus dormir... Je ne voulais plus manger... J'ai cherché une signification à tout ça et j'en ai trouvé une... Une pièce secrète... J'ai pu renoncer à mon domaine divin qui nous liait toutes les deux... Mais la petite fille ne m'a dit que j'allais mourir qu'après que j'ai accepté le marché... Je suis morte là bas... Nasline m'a accusé d'avoir rompu ma promesse... Et je... Je l'ai revu dans mes rêves ensuite... Je... Qu'est-ce que j'ai fait Vinpap... ? Qu'est-ce que je vais devenir ? Elle est à l'académie ? Tu l'as vue alors ? Elle ressemblait à quoi cette femme ? »
Passant une main sur ses yeux embués de larmes, elle continua bien vite son monologue sans lui laisser le temps de répondre... Comme si parler lui permettait de ne pas sombrer dans on ne sait quelle folie.

« Tu sais... Elle a toujours été là... Et elle était là parce que je l'avais acceptée... C'était mon amie... C'était ma sœur... C'était une part de moi... Je l'ai trahie... Et pourtant je... Je devrais être heureuse non ? Elle m'a fait tellement de mal... Elle a fait tellement de mal à tant de monde... Tu es sûr que c'était elle ? Une femme douce et fragile ? Nasline n'est ni l'un ni l'autre... Ni même calme... Et encore moins innocente... Elle est... Elle est... Je ne sais pas... Je ne sais plus... Avec elle, j'étais obligée d'être forte... et maintenant... maintenant... »
La blondinette lâcha un profond soupir, puis jeta un regard sur les tables de chevet, se servit dans le paquet de mouchoirs ainsi repéré et se moucha bruyamment.

« Pardon... Désolée de craquer comme ça... Tu ne dois rien comprendre... C'est fou cette histoire... Enfin... Ça a toujours été fou... Quelque part là je reviens à la normalité... Du moins aussi normale qu'on peut l'être quand on vit ici... »
Elle eut un petit rire désabusé, puis elle se recroquevilla un peu plus, laissant ses cheveux cacher encore un peu plus son visage ravagé par les larmes.

« Tu dois me trouver pathétique... Mais je ne le suis pas tu sais... Du moins, j'ai toujours fait de mon mieux pour ne pas trop l'être... »
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