Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Home Sweet Home [Terminé]

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Home Sweet Home [Terminé] - Mer 25 Juin 2014 - 1:53
Rien, aucun bruit parasite. Pas la moindre voiture, le moindre son de voix, pas le bruit d'un avion lointain, pas la moindre sirène, pas le moindre klaxon, pas le moindre son publicitaires, pas le moindre bruit de chantier, pas le moindre cri, pas le moindre pleur, juste le silence. Un silence simplement perturbé par le dispositif de rétenteur d'eau en bambou, claquant au rythme de l'eau se versant en lui et qu'il déversait une fois trop plein. Un silence accompagné de la complainte de quelques oiseaux cherchant certainement à discuter de choses que les hommes n'étaient plus capables d'entendre depuis longtemps. Un silence se complaisant avec le bruit de la brise légère dans les arbres et les rangées de bambous épanouis. Tout autour de cette demeure respirait le calme, la décontraction, la méditation. Impressionnant havre de paix lorsque l'on savait que Kyoto se trouvait à 20 kilomètres de là.
 
La maison était une maison japonaise traditionnelle composée de deux longues fabrications reliées par un simple couloir. Une annexe était postée non loin de la maison mais n'y était pas relié. Une petite mare était aménagée entre les deux bâtiments, des poissons y séjournaient paisiblement, une grenouille faisait même une sieste sur un nénuphar. Le seul bruit parasite était certainement les voix émanant de la maison. L'une était grave, mais plutôt calme et posée. L'autre plus aiguë et colérique. Une allée de graviers blancs partait de l'entrée principale pour rejoindre un large portail noir. Un taxi s'arrêta devant, on pouvait voir du mouvement à l'intérieur mais cela cessa bientôt. Un homme descendit, un sac de voyage à la main, et le taxi s'en alla. L'homme était un japonais, brun, approchant la trentaine, les yeux froids et sombres, il s'appelait Fusao Okida, et il venait de rentrer chez lui. Il franchit le portail et regarda sa maison, appréciant à chaque fois ce spectacle.


Il s'avança dans l'allée de graviers, humant à chaque pas l'air de sa paisible demeure. Puis soudainement il serra les dents. A quelques pas de l'entrée il pouvait entendre des cris provenir de l'intérieur. La voix aigüe se faisait entendre partout, criant injures et réprimandes à une autre personne. Cette autre sujet à la voix plus grave et posée répondait aux insultes par des réparties calmes et réfléchies. Fusao se passa la main sur le visage de dépit et, au plus fort de la dispute, ouvrit la porte en grand.
 
- Karn, Sofia, ce n’est pas bientôt fini !
 
Le silence revint à nouveau sur la maison. Les deux intéressés regardèrent Fusao d'un air surpris. Karn était un homme, la quarantaine passé, la mâchoire carrée, un bouc bien entretenu encadrant sa bouche et son menton, blond, les yeux bleus et possédant deux cicatrices lui zébrant l'œil gauche. De forte stature, il avait plus l'air d'un militaire en retraite. Pourtant pour le moment c'est un balai qu'il tenait à la main et était habillé à la façon d'un majordome. Sofia était plus petite, elle semblait avoir 20 ans tout au plus, la silhouette fine, des courbes adolescentes, son regard marron était pétillant. Ses cheveux lisses tombant au milieu du dos encadraient un visage presque angélique à la peau blanche.

Spoiler:
 

- Fusao, tu viens de rentrer ?
- On ne t’attendait pas avant demain.
 
Ainsi parlèrent tour à tour Sofia et Karn. Fusao jeta son sac à côté de l'entrée et enleva ses chaussures. Il semblait déjà fatigué par leurs questions.
 
- J'ai achevé le contrat plus vite que prévu. Ils n'ont rien vu venir. Et en dehors de quelques affaires de rechange et de mes jumeaux, j'ai 20 millions de Yen dans ce sac.
- 20 millions, je croyais que tu n'aurais que 10 millions.
- Il y a eu des complications, j'ai demandé une augmentation et ils ont accepté. Il souhaitait vraiment voir ce type mourir. Et ici, il s'est passé quoi pendant mon absence ?
- Rien d'extraordinaire. Un type est passé, un anglais, il voulait te proposer quelque chose. On lui a dit que tu étais déjà sur un contrat et qu'il n'avait qu'à attendre ton retour. A part ça, il ne s'est rien passé.
- Okay. Je vais me coucher. Le décalage horaire me tue.
 
Sans un autre mot, laissant son sac là, Fusao s'en alla rejoindre sa chambre. Il ferma derrière lui et sans prendre le temps de se déshabiller, se posa sur son futon. Ce dernier mois avait été long. Engagé par des Irlandais, des mafieux, pour qu'il descende un membre de l'IRA. Les types de l'IRA étaient entraînés, cela n'avait pas été facile. Tout aurait pourtant put très bien se passer si un groupe de SAS n'était pas venu foutre leur nez dedans. Fusao avait discuté avec les mafieux, se charger de l'IRA était une chose, mais il se savait capable de les éliminer. Les SAS en revanche formaient l'un des meilleurs groupes paramilitaires au monde. Fusao avait demandé une augmentation, et le sang avait coulé. Maintenant il était rentré, et il espérait bien profiter de son temps ici, aussi court soit-il.
 
En réalité il n'avait pas envie de dormir. Décalage horaire ou non, le soldat entrainé qu'il était pouvait passer 72h sans dormir. Il prenait simplement son temps, appréciait le calme de cette maison, dans ce pays qui l'avait vu naitre. Certes ce pays était lourd d'histoire à ses yeux. Un père alcoolique et violent, une mère tuée par les mains de ce même père, un frère autoritaire et criminel, une vie de crimes au sein des Yakuza. Mais c'était chez lui. Après le départ de Svobodin, il avait rassemblé ses économies et s'était fait construire ce petit paradis non loin de Kyoto. Tout ceci histoire d'avoir un "chez soi" ou tout du moins un "pied à terre". C'était une illusion bien entendu dans la mesure où il passait le plus clair de son temps à vadrouiller à travers le monde, mais il s'y plaisait. Il avait rencontré Karn quatre ans plus tôt. Un ancien des forces spéciales Israeliennes, d'origine Arménienne. Ce dernier accomplissait un dernier contrat ou il rencontra Fusao. Tous deux firent cavalier ensemble et une fois leur opération terminée, Karn rejoint Fusao au Japon. Il lui apprit deux trois trucs. Karn n'ayant pas d'attache particulière et s'étant fait un véritable ami, s'installa au Japon. Depuis il travaillait pour Fusao en tant qu'analyste et s'occupait des questions d'arsenal et d'opérations tactiques. Pour Sofia c'était une autre histoire. C'était une jeune Mexicaine né d'un père mexicain et d’une mère anglaise. Elle avait un QI supérieur à 160 et devint rapidement un hacker de génie. Elle fut embauchée à seulement 17 ans par la NSA pour se défendre contre d'autres hackeurs. Rebelle dans l'âme, elle leur piqua des fonds monétaires importants et s'enfuit. Elle fut déclarée ennemie d'état par le Pentagone et la NSA. Sofia engagea Fusao pour la protéger. Ce qu'il fit. Il le fit si bien qu'il fit croire à sa mort et lui proposa de travailler pour lui. Depuis Sofia mettait ses talents à son service et se complaisait à hacker à peu près tout et n'importe quoi.
 
C'était l'histoire de cette petite maisonnée. Karn délirait tout seul, se déguisant en majordome. Il plaisantait souvent en disant qu'il voulait passer sa retraite à s'occuper d'une maison et d'un jardin. C'est ce qu'il faisait ici. Mais c'était aussi lui qui approvisionnait la planque en arme, munitions, équipements tactiques, etc. Sofia elle, quand elle n'était pas dans l'annexe de la maison à pirater quelques sites gouvernementaux mettait à profit ses talents de cuisinière. Fusao lui au final, n'était que la personne qui ramenait de l'argent au foyer. Ensemble il formait une drôle de famille, mais aux yeux du Japonais, c'était certainement la meilleure famille qu’il n’ait jamais eu.
 
Allongé sur le lit il se rongeait les ongles. Quelque chose le tourmentait. Quelque chose n'allait pas. Depuis sa rencontre avec Ivan, il avait versé beaucoup de sang et voyager un peu partout. Mais aussi pourri que ce monde puisse être, il continuait de tourner et tout semblait se dérouler dans une certaine normalité. Pourtant depuis quelques temps, les choses n'allaient plus ainsi. Au fond de lui il le savait, quelque chose de grand et de puissant était à l'œuvre, quelque chose qui n'était pas de l'ordre de l'humain. Il n'avait jamais été croyant, mais ce sentiment qu'il avait en lui lui faisait cette impression. C'était comme si des divinités se baladait dans ce monde. Depuis le jour où il avait eu cette sensation, plus rien n'avait été pareil. Il voyait parfois des silhouettes à des endroits où il n'y avait personne, et dans la seconde, plus rien. Il avait eu des impressions de chaleur, de force, et ce en pleine rue ou dans des lieux isolés. Il avait même croisé des cadavres dont la mise à mort n'avait plus grand chose d'humain.
 
Une vie entière de mercenaire et maintenant, à quoi devait-il s'attendre ?


Dernière édition par Fusao Okida le Dim 10 Aoû 2014 - 18:29, édité 3 fois
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Re: Home Sweet Home [Terminé] - Jeu 26 Juin 2014 - 20:51
Fusao se leva tard le lendemain. Ce n'est pas parce que l'on était un mercenaire que l'on ne pouvait profiter d'un peu de repos de temps à autre. En rejoignant la cuisine il y trouva Karn déjà apprêté en majordome à l'exception que sa veste trônait sur le dossier d'une chaise. Il discuta avec celui-ci de l'actualité et il n'y avait pas grand-chose à dire à ce sujet. La crise touchait encore le monde, un manga explosait les chartes, une grosse compagnie japonaise déposait le bilan, la guerre en Syrie continuait de faire des désastres humains. Sofia arriva peu après, vêtue simplement d'un débardeur trop large pour elle dévoilant sa poitrine selon ses mouvements, et d'un string. Lorsque le mercenaire lui demanda si elle avait l'intention de se balader tous les matins comme ça, elle répondit qu'elle aimait se sentir à l'aise au réveil. Elle annonça par ailleurs qu'elle avait tenu à jour les comptes financiers de la maison et qu’ils s’en sortaient bien. La vie de mercenaire rapportait bien tant que l'on savait gérer correctement son argent. Après ceci Karn informa que l'anglais qui était passé plusieurs jours avant serait de passage dans la matinée pour rencontrer Fusao. Ce dernier n'eut le temps que d'avaler un café et une viennoiserie et se dirigea vers la salle de bain.
Une fois là-bas il se déshabilla et entrepris de se raser avant de prendre une douche longue et chaude. Il se massait régulièrement l'épaule gauche, endroit où, quelques jours plus tôt, il avait reçu un coup de pied de biche assez brutal lors d'une attaque. Mais ce n'était pas grand-chose, l'homme était endurci par des années d’entraînements et de combats. Quand il sortit enfin de la salle de bain, Sofia le bouscula pour y entrer, lui lâchant quand même un "Ce n’est pas trop tôt", et lui claqua la porte au nez. De retour dans la cuisine il se servit un autre café et attendit son prochain client. Karn n'était plus là, certainement occupé vu l'heure qu'il était, à s'occuper du jardin, profitant de la fraîcheur de la matinée. Pourtant il réapparu un peu plus tard suivi par un autre homme. Fusao et son ami échangèrent un regard et un bref signe de tête, puis Karn s'en alla. Le mercenaire se leva et vint serrer la main de son invité qui lui répondit favorablement
L'homme était rasé de près et chauve, des pommettes hautes et épaisses, des sourcils broussailleux. Il avait une haute stature mais semblait assez fin. Portant un costume noir sur blanc sur mesure et un attaché case à la main, il pouvait passer pour un parfait businessman. Cependant la plupart des gens qui venaient rendre visite à Fusao n'était généralement pas tout blanc.
- Ravi de vous rencontrer monsieur Okida, je me présente, Stanley Ashford, je travaille pour, pour une certaine agence.
A ces mots Fusao leva un œil vers lui. Il ne voulait pas lui donner le nom de son agence. C'était un point important, une base sur laquelle le mercenaire pouvait instaurer une relation de confiance. Vu cette hésitation, il était probable sur Stanley Ashford ne soit pas sa véritable identité. Quoiqu'il en soit, d'un geste de la main, le japonais invita l'anglais à rejoindre le salon pour plus de confort. Une fois tous deux installé confortablement dans les fauteuils en cuir, Fusao relança la conversation.
- Vous êtes venu il y a quelques jours déjà selon mon associé.
- En effet et je suis venu dès que j'ai appris votre retour car l'affaire que j'aimerais vous confier est urgente.
- Expliquez-moi de quoi il s'agit et nous verrons ça ensemble.
Ni une ni deux, Ashford posa son attaché case sur la table basse et l'ouvrit, il plaça bientôt trois photos sur la table, sous les yeux du mercenaire. Okida les examina, reconnaissant les divers personnages sur les photos. Il leva les yeux sur son client d'un air interrogateur.
- Savez-vous qui sont ces hommes ?
- Le premier est connu simplement sous le nom de Davis, c'est un ancien SAS pour ce que l'on en sait. Il aurait déserté l'armée pour se mettre à son compte. Dans notre profession c'est l'un des meilleurs. Moi-même je n'aimerais pas me retrouver face à eux. Les deux autres sur cette photo-là sont Icham et Ibrahim, connus sous le nom les Jumeaux. Ils firent partis d'un groupe terroriste islamiques étant jeunes, utilisés comme enfants-soldats. Une fois plus vieux ils se sont échappés et sont devenus mercenaires, on les dit redoutablement efficaces. Je les ai croisé une fois, et si j'étais capable d'avoir peur je pense que ces deux-là m'aurait donné des sueurs dans le dos. Sur la dernière photo c'est un groupe entier de mercenaires, les MinutMen. Chacun leur spécialité, sniper, infiltration, explosif, conducteur et analyste. Ils viennent d'un peu partout dans le monde et sont une vraie plaie. Une fois quelqu'un leur a donné pour mission de me tuer, ils ne sont pas passé loin. J'ai juste eu le temps de tuer le commanditaire de mon assassinat. Etant certains de ne plus recevoir d'argent, ils m'ont laissé tranquille. Ce que je me demande maintenant, c'est pourquoi vous me montrez ça ? Vous voulez vous débarrasser d'eux ? Ça va vous coûtez très cher vu les risques.
- Oh non, je ne veux pas que vous les éliminiez. Je veux que vous éliminiez celui qui les a tués.
Fusao s'enfonça légèrement dans son fauteuil. Ces mercenaires étaient des pros, très habiles et efficaces et ne manquant ni de moyen ni d'expérience. Pourtant selon Ashford, tous étaient morts. Celui qui s'en était pris à eux devait être véritablement bon, excellent en réalité. Il n'était pas lâche, et n'avait plus jamais eut peur depuis les soirs où il se faisait battre par son père. Mais s'en prendre à un homme qui aurait éliminé d'aussi bonnes pointures, c'était une affaire très risquée. Mais pour le moment, la question n'était pas là.
- Qui a fait ça ?
A nouveau, Ashford fouilla dans sa valise et en sortit une autre photo. Fusao la prit à la main et l'étudia. On y voyait un jeune homme, entre 20 et 25 ans, une barbe de trois jours, les cheveux bruns taillés très court, une carrure normale voir fine, des yeux bleus. Ce type-là n'avait rien de particulier, le genre de personne que l'on pouvait croiser tous les jours. Fusao leva à nouveau les yeux vers son client.
- Vous vous moquez de moi.
- Loin de moi cette idée. Croyez-moi, c'est bien cet homme qui a éliminé les mercenaires que je vous ai présenté.
- Comment pouvez-vous en être sûr ?
- C'est bien simple, avant de venir vous voir vous, j'ai rencontré chacune des personnes sur ces trois photos et leur ai demandé la même chose. Tuer l'homme de la quatrième photographie.
Fusao bougea sur son siège et se concentra sur la photo. Non, cet homme n'avait décidément rien de particulier. C'est à peine s’il devait savoir tenir une arme où se battre. Ce gars-là avait la tête d'un étudiant se promenant dans la rue. Et pourtant Ashford disait qu'il avait tué tous les autres, Davis, les Jumeaux, les MinutMen. Un anonyme éliminant trois des meilleurs dans le monde des mercenaires. Ça ne tenait pas la route. Lentement Fusao regroupa les diverses photographies en un petit tas et les posa devant Ashford.
- Votre histoire n'est pas très claire. Premièrement vous ne me dîtes pas pour qui vous travaillez, ce qui ne me met pas en confiance. Deuxièmement vous me présentez un inconnu comme étant un meurtrier tellement efficace et entraîné qu'il aurait éliminé trois des plus grandes figures du mercenariat. Je suis désolé, mais je sais reconnaître un tueur. Ce gars-là n'est rien.
- Je suppose que si je vous dis que vous serez payé 7 millions de Yen avant et 7 autres millions une fois exécution du contrat, vous refuserez toujours.
- C'est une sacrée somme mais je ne changerais pas d'avis.
- Bien.
Lentement, Ashford rangea ses papiers et referma sa valise. Il se releva ensuite avec un sourire et posa de nouveau la photographie de l'homme inconnu sur la table basse. Se faisant il vint serrer la main du mercenaire.
- Si vous êtes curieux, faîtes des recherches sur lui. Vous pouvez me contacter au numéro au dos de la photo. Inutile de me montrer la sortie.
Ashford s'éloigna avec un petit sourire et salua de la main Fusao avant de sortir. Ce dernier, resté seul dans la pièce, fut tenté l'espace d'un instant de simplement jeté la photographie. Après tout il n'en aurait pas l'utilité. Pourtant il se pencha à nouveau dessus. Stanley Ashford, un homme étrange, genre gentleman britannique, informé du retour du mercenaire, travaillant pour un organisme inconnu, présentant des faits étranges et veut la mort d'un inconnu au bataillon. Fusao avait beau se tourner dans la tête que tout ceci n'était qu'une vaste plaisanterie, ou pire, un piège. Il ne pouvait s'empêcher d'avoir un certain frisson lui parcourir l'échine. Et si c'était vrai, si ce type était suffisamment doué pour éliminer Davis et les autres ? Ne serait-ce pas un challenge de s'opposer à lui, ne serait-ce pas excitant de se battre contre lui ? Le japonais était cependant d'un naturel calme et réfléchi, tout tueur qu'il était, il restait toujours posé. Avant toute chose, il fallait en apprendre plus sur cet inconnu. Mais à partir d'une unique photo, cela pouvait s'avérer compliqué.
- Sofia ?
- QUOI ?!
Des pas se firent entendre dans le couloir et bientôt une Sofia, emmitouflée dans une serviette, l'autre enroulée dans ses cheveux, fit son apparition. Fusao se leva et lui donna la photographie.
- Trouve-moi qui est ce type.
La jeune femme examina la photo un instant. Puis elle leva ses yeux vers son ami avec un sourire presque carnassier.
- Ça me prendra 48h tout au plus.
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Re: Home Sweet Home [Terminé] - Mer 30 Juil 2014 - 21:33
- Fusao, je l'ai trouvé, mais...c'est incompréhensible...
Cela faisait maintenant un peu plus d'une journée qu'Ashford était passé dans la maison du mercenaire pour lui délivrer cette étrange mission. Fusao avait confié la photo se sa prochaine cible à Sofia qui comme prévue, piratant tout ce sur quoi elle pouvait mettre la main avait réussi à découvrir l'identité du mystérieux étranger. Fusao alors entrain de s’entraîner dans son arrière cour jeta simplement une serviette sur ses épaules et la suivit dans sa chambre. Cette pièce était tout sauf une chambre. On pouvait en effet voir dans un coin un futon correctement fait, coincé contre une massive étagère regorgeant de vêtements mais ce n'était rien comparé au reste. A l'autre bout de la pièce se tenait un bureau encastré dans l'angle et supportant à lui seul quatre tour d'ordinateurs, quatre écrans, deux claviers, et il y avait encore quatre autres écrans accrochés au mur au dessus. Tout était allumé, produisant une chaleur intense dans la pièce, ce pourquoi certainement Sofia passait le plus clair de son temps en petite tenue. Sur chaque écrans, des bips, des fenêtres, des défilements, des barres de chargement. Allez savoir ce que cette femme faisait réellement sur sa monstrueuse machine.
Quoi qu'il en soit la petite blonde se jeta sur sa chaise roulante et se mit à tapoter sur son clavier. Fusao regarda un instant tous les écrans, se demandant sur lequel il devait se concentrer mais il comprit vite que Sofia rassemblait toutes les informations sur un seul et même écran. Elle tapota et cliqua frénétiquement encore quelques minutes avant de finalement commencé son histoire.
- Je dois t'avouer qu'au début je n'ai rien trouvé, pas la moindre trace, c'est comme si ce type n'existait pas pour le moins du monde, un fantôme, mais tu me connais, rien ne peux m'échapper, même si je dois creuser en profondeur je le fais et je déterres toujours ce que je trouve.
S'interrompant un instant elle tapota de nouveau, faisant apparaître sur son écran une liste monstrueuse de photographies, et à coté ce qui semblait être un logiciel de reconnaissance faciale.
- Au début, sans indice j'ai ratissé large, ce type là doit avoir autour de 25 ans, du coup j'ai pris toutes, et je dis bien toutes les photos que j'ai pu de toutes les personnes nées depuis 30 ans. Tout du moins tout ceux né avec un acte de naissance fiable. Rien !
Elle fit tourner sa chaise pour se retrouver face au mercenaire.
- A ce stade là pas vraiment le choix, aucune autre idée, du coup je me suis senti très frustrée, et j'ai eu une idée, mais ça allait prendre du temps, peut-être que la photo datait un peu, peut-être qu'il faisait bien plus jeune qu'il ne l'était. Alors j'ai augmenté ma recherche sur toutes personnes nées depuis un siècle. Okay je sais c'est beaucoup, mais je devais ratisser large pour le trouver.
- Je ne vois toujours pas en quoi c'est incompréhensible.
Fusao intervint enfin, il savait sa partenaire très exubérante et démonstrative quand elle s'y mettait. Le fait est que le japonais n'avait pas que ça à faire et tenait à connaitre le fin mot de l'histoire au plus vite. Sofia fronça les sourcils, comprenant que sa petite mise en scène devait s'arrêter là et qu'elle devait aller à l'essentiel. Elle se tourna donc de nouveau vers son ordinateur et tapota de nouveau pour afficher le visage d'un homme sur une photo en couleur mais d'un aspect vieillot. C'était un homme d'une vingtaine d'années, et la ressemblance avec la photo que lui avait donné Ashford était frappante. Seul soucis, l'homme qu'avait trouvé Sofia était blond comme les blés. Fusao la regarda, interrogateur.
- Après des heures de recherches dans le vide je suis tombé sur lui. La ressemblance selon mon logiciel est à plus de 98% concernant la coupe de cheveux et les traits du visage. Il n'y a que la couleur qui change, mais le gus a très bien pu se faire une couleur.
- Donc tu est certaine que c'est lui...où est le hic ?
- Le problème c'est que la blondinet que j'ai trouvé est né en 1934, et mort en 2012. Le problème c'est que ta photo n'est pas très vieille, quelques mois tout au plus, et que, peu importe à quel point ils se ressemblent, le type sur la photo est vivant.
- Que dois-t-on en conclure ?
-J'ai pensé qu'ils pouvaient être de la même famille, j'ai cherché et n'ai rien trouvé. Peut-être des sosies, encore une fois jamais je n'ai trouvé d'autres profils aussi ressemblants. Le blond et le brun ne peuvent pas être la même personne, puisque l'un est mort et pas l'autre, mais le brun, sans le blond, n'est rien d'autre qu'un fantôme, ou alors c'est un type qui n'a jamais été enregistré nulle part...désolé.
Fusao regarda les deux photos longuement. Peu importe comment il tournait ça dans sa tête, il ne pouvait s'empêcher de penser que ces deux personnes n'en était qu'une. Malgré toutes les incohérences que cela supposait. Le blond était mort et devait avoir pas loin de 75 ans, le brun était vivant et n'en avait qu'entre 25 et 30. Pourtant, quelque chose que Fusao n'aurait pas su s'expliquer lui disait qu'il s'agissait bien de la même personne et rien ne lui aurait fait penser le contraire. Il imprima la photo du blond et rangea celle du brun dans poche puis quitta la pièce. Sur le pas de la porte Sofia l'interpella.
- Tu comptes faire quoi maintenant ?
- Rappelez Ashford !
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Re: Home Sweet Home [Terminé] - Dim 10 Aoû 2014 - 18:26
Le soir même, Ashford était de retour à la maison de Fusao et de ses acolytes. Le mercenaire et l'anglais s'installèrent tous deux dans le salon, un Scotch à la main. Pas un mot n'avait encore été dit sur la situation, jusqu'à ce que finalement, le japonais glisse la photo de l'inconnu sous les yeux de son client.
- Nous avons réussi à trouver qui est cet homme, inutile cependant de décliner son identité dans la mesure où cette personne est déjà morte, il y a deux ans maintenant. Mais je suppose que vous étiez déjà au courant ?
Ashford eu un léger rictus, ses sourcils se froncèrent. Il porta son verre à ses lèvres et en but une petite gorgée tout en s'enfonçant dans son fauteuil. Pendant quelques instants il n'y eu aucun bruit, à peine le tintement des glaçons au fond des verres. Les deux hommes se toisaient sans échanger le moindre mot, comme un duel silencieux. Mais finalement, Ashford céda.
- Je suis surpris par les talents de votre équipe Mr Okida. En effet, nous savons depuis longtemps qui est cet homme, et peu importe son identité de son vivant, toutes ces informations n'ont plus aucune utilité.
Le British prit une gorgée supplémentaire et sembla se trémousser sur son siège, signe que tout ceci était difficile à dire.
- Voici les faits, en 2012 cet homme est mort, le 19 mai pour être plus précis, il avait alors 78 ans. Jusque là, rien d'extraordinaire jusqu'à il y a six mois. Il est réapparu, le même homme, simple couleur de cheveux différents, mais le même. Deux hic dans l'histoire, non seulement il est revenu à la vie mais en plus avec 50 ans de moins au compteur...vous pensez bien que cela était..surprenant.
Comme ôter d'un poids, Ashford semblait désormais plus serein, il savait l'homme qu'il avait en face de lui suffisamment intelligent et tête froide pour ne pas se dérober face à ses propos. Fusao lui restait parfaitement calme bien que toute cette histoire semble tout droit sortis d'un mauvais film de science fiction. Il buvait son verre lentement, seule une petite lueur dans ses yeux montrait à quel point les propos de son client l'intriguaient.
- Mon agence fut créée récemment, je vous passe les détails mais depuis environ deux ans nous avons constaté des phénomènes paranormaux, comme des morts revenant sur terre sous une forme bien humaine. Et pourtant depuis tous ce temps, les passages de ces êtres n'étaient que sporadiques, il disparaissaient aussi vite qu'ils apparaissaient. Mais pas cet homme, celui là est ici depuis longtemps et il est extrêmement dangereux.
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Fusao avant de disparaître presque aussitôt. Il était heureux de voir Ashford se mettre à table et de déballer son sac. Il y avait eu jusque là trop de secrets pour former un contrat honnête mais maintenant la situation était toute différente. Tout autre personne aurait viré Ashford, lui aurait rit au nez, mais pas lui. Depuis trop longtemps il avait cette sensation que quelque chose d'une grande ampleur avait changé en ce monde. Peut-être ces phénomènes étaient les clés aux questions du mercenaire. Il termina tranquillement son verre le reposa et demanda enfin.
- Trois questions. Comment se fait appeler cet homme aujourd'hui ? Où se trouve-t-il ? Quelle est ma mission ?
Le visage de l'anglais sembla s'illuminer, si bien qu'il posa son verre sans même le terminer pour répondre aux questions de Fusao.
- Il se fait appeler Crimson et actuellement nous savons qu'il est quelque part en Argentine aux environs de Buenos Aires. Le plan a cependant changé, si vous pouvez, ramenez le moi vivant, sinon mort. Et vos 14 millions de Yen seront à vous.
Le speech fait, Ashford prit enfin le temps de terminer son verre. Apparemment heureux d'en arriver à cette conclusion. Le deal fait, les deux hommes se serrèrent la main en prévoyant de se recontacter une fois que le mercenaire serait arrivé en Argentine. Après le départ de l'anglais, Fusao alla dehors, dans son arrière cour, il retira son T-Shirt empoigna ses deux couteaux et se mit à s’entraîner. A le voir ainsi, on aurait dit une danse. Ses mouvements fluides et rapides s’enchaînaient avec grâce et précision. Ses pieds semblaient glisser sur les galets, les lames entre ses mains être de simples foulards qu'il faisaient tournoyer avec une imparable efficacité. Sans qu'il ne s'en rende compte, Karn et Sofia étaient venus s'installer dans l'entrée de la cour, bras croisés, attendant que leur ami finisse son manège. C'était pour Fusao le meilleur moyen de se concentrer avant de partir effectuer son travail. Finalement, au bout d'une demi heure d'une danse parfaitement maîtrisée et sans interruption, tout cessa. Fusao reposa ses couteaux, s'épongea le front avec une serviette que lui jeta Karn.
- Alors ?
- Tu repars ?
Le mercenaire regarda ses deux acolytes.
- Pour Buenos Aires.
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Re: Home Sweet Home [Terminé] - Jeu 14 Aoû 2014 - 19:45
Ma-gni-fi-que ! J'ai adoré ^^ La lecture est fluide, pas de fautes d'orthographe qui piquent les yeux, pas de mots oubliés, pas de fautes d'inattention, absolument PARFAIT ! Bravo Fusao, je te suivrai avec plaisir =) Je ne dis pas que je me réserve tous tes rps puisque Vinpap adore aussi te lire, mais je sens que ça va être une lutte acharnée entre lui et moi Héhé x)

Et j'espère que nous pourrons rp un jour ensemble !

Fusao Okida : 550 xps

Xps attribués : Yep



Ma Fiche - Ma Présentation - Mon Journal
♥️ Présidente du Maid Café Club ♥️

Spoiler:
 
Home Sweet Home [Terminé]
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