Chapitre IV :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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Kill and eat [Elena]

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Kill and eat [Elena] - Ven 20 Juin 2014 - 14:24
Que ce pouvoir est excellent. Je ne doit plus trimballer tout mon matériel de façon incommodante, désormais il est stocké dans un univers parallèle. Plus besoin de porter les bombes, armes et ingrédient et lors des transports le risque de les perdre. Désormais, tout est plus simple. Désormais, je peux transporter ma masse, mon Hunter Sheep, des munitions, tout ce qu'il me faut.
Récemment, j'ai reçu un appel de l’efféminé, la plupart de l'appel était des insultes pour moi car il n'a pas apprécies que je salisse son bureau avec du sang et les quelques achats que j'ai fait. Franchement, il y a plus important et urgent que ces petites dépenses. La fin de l'appel était une mission pour moi : détruire un poste de surveillance de l'académie.
C'est un poste relativement important de l'académie, c'est de là qu'il contrôle toutes les communications des différentes actions en Europe, c'est aussi un lieu de recrutement afin d'avoir des espions un peu partout dans le monde. Comme nous en somme. Nous sommes guerre froide pour l'instant, pas de réel conflit entre la Guilde et l'Académie. Ce poste est aussi un nœud d'information car toutes les bases de données de l'Académie section Europe se trouve en partie dans ce poste, le détruire affaiblirait l'Académie.
La localisation de ce poste a été permis suite à la torture de plusieurs membres de l'Académie qui pensait s'en sortir en déballant tout ce qu'il savait, qu'ils sont naïfs quand même, aucune pitié pour nos ennemis.


Ce poste se trouve dans les Alpes françaises, dans une crevasse, un plan m'a été donné pour y accéder, j'ai le choix de la manière d'opérer mais je dois faire vite, le poste doit être détruit avant l'arrivé des renforts de l'Académie. Rien de bien compliqué en soi.


Alpes Françaises, 15 h 58


Finalement, le chemin était plus dur que prévu, des sentiers escarpés, des chutes de pierre et des crevasses ont pimentés le chemin mais me voilà arrivé à l'objectif. Le seul souci est que je ne trouve pas la porte menant à l'avant-poste, sans doute camouflé pour éviter les fouineurs. J'ai passé 10 minutes à chercher la porte avant qu'un glissement de pierre ne se fassent entendre, sautant derrière un rocher un peu plus haut. Une porte coulisse d'une parois juste en dessous de moi, un homme membre de l'Académie sort de cette porte, il sort un paquet de cigarette, en prend une puis se l'allume. Je pense qu'il en avait marre de l'odeur de renfermé qu'il fait à l'intérieur, il veut profiter de l'air de la montagne, dommage pour lui, il n'aura pas le temps de finir.
Je me suis glissé doucement derrière et d'un geste brusque, mon bras a fait le tour de son cou et la brisé net en quelques secondes, retenant le corps pour que personne ne l'entende, je le cache dans un trou et je pénètre dans l'avant-poste. Après quelques pas, la porte s'est refermé derrière moi et le son d'un clavier se fait entendre, je m'approche doucement et je vois un homme assis sur son ordinateur.

C'est toi Jeff ? Cool, dis passe le dossier A7UI9P, faut qu'on localise la Guilde me disait il sans se retourner. J'ai pris un câble qui traînait et je l'étrangler avec, quelques râles et spasmes plus tard, je me suis occupé de détruire cet ordinateur, surtout le stock mémoire mais je dois trouver le principale afin d'être sur qu'ils perdent tout. Continuant mon chemin, j'arrive à la cafétéria, où se trouve 10 personnes, grâce à mon coffre dimensionnel, je fais sortir ma masse et mon Hunter Sheep.

Bob, va voir si Alex a trouvé de nouvelle info

Okay

Alors que ce Bob approchait du coin, je suis sortit et j'ai envoyé ma masse à la rencontre de son crâne, son visage s'est transformé en quelques secondes, la peur est entré si fort qu'il n'a pas eu le temps de bouger, la masse elle a continué son chemin, broyant la boîte crannienne de Bob. Les autres se sont levés pour contrer l'attaque mais j'étais plus vif qu'eux, 9 coups de feu ont éclaté et les corps sont tombés au sol. J'ai fouillé les corps, trouvant 2 MP5 et une ceinture de grenade c'est Noël ? Ma surprise n'est plus désormais, le son porte loin dans les couloirs, je redouble de prudence et j'ai bien fait car au détour d'un couloir, une barricade a été installé, je ne peux pas les toucher car il tire via une meurtrière, heureusement pour moi, la ceinture de grenade va être utile. Quelques insultes et une explosion plus tard, j'entre dans une salle et là c'est le festival. Les balles sifflent de toutes part, le feu est craché de partout, les douilles volent partout.

Il vient cherché la prisonnière, empêchez le de passer! hurla un des membres de l'Académie.
Hélas pour eux, il faut plus que ça pour m'arrêter. Donc, ils ont une prisonnière ? Jhoken ne m'a pas averti de ça, tant pis j'irais voir quand même, ça peut être intéressant. Je me suis rendu directement au stockage central, rien de bien compliqué à détruire : prenez l'unité de stockage ou les si il y en a, ouvrez les et inondez les d'eau, refermez et secouez, rien de plus efficace mais par précaution, détruise tous les composants. Maintenant, trouvez cette prisonnière, facile de trouvez les cellules quand c'est marqués mais à ma grande surprise, lorsque j'ai ouvert la cellule d'interrogatoire, celle ci était maculé de sang, un corps à moitié dévorés à côté, les impacts dans le mur indique qu'il a essayé de se défendre, visiblement cette prisonnière n'en était peut être pas une. Puis, un cri, celui d'un homme, des coups de feu puis plus rien mais s'en suit le bruit que quelque chose qui mange, goulûment, avidement. M'approchant de l'endroit d'où vient ce son, une femme est en train de manger un cadavre


Étiez vous affamés à ce point là pour dévorer un corps ?
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Re: Kill and eat [Elena] - Ven 20 Juin 2014 - 21:59
Une fois encore, Elena Altman se retrouvait prisonnière. Mauvaise habitude.

Chaise fixée au sol, lampe aveuglante, deux mecs en uniforme avec un air renfrogné, pas de meubles, pas de fenêtres, liens en acier autour des poignets...Une salle d'interrogatoire on ne peut plus classique. Au moins, la dernière fois, ils avaient eu la décence de l'enfermer dans une cellule en verre pare-balles. Plus joli. Et plus utile pour contenir des choses dont on ne sait à peu près rien. Les « dieux » devraient prendre exemple sur les mortels. La peur de la mort amène son lot de bonnes choses, notamment dans le domaine de la sécurité.

Face à elle, l'homme grogna quelque chose à propos d'un cadavre, d'une jeune étudiante et de trahison.

« Ah ?... »

Un claquement retentit et la tira instantanément de sa rêverie. Sa joue était désormais marquée de rouge et le sbire en uniforme tentait de regagner un minimum de calme sous les injonctions de son collègue.
Un peu de sang coula de sa lèvre fendue. Nouveaux braillements, nouvelle agitation. Manque de professionnalisme flagrant. Ceci dit, il tapait fort, l'enflure. Elle avait beau ne pas être humaine et habituée à ce genre de traitements, elle ne les appréciait pas pour autant. Du moins, pas lorsqu'ils venaient d'un espèce de gorille dans le genre. Le Dr. J, en revanche...

« Excusez mon collègue. Il a un peu perdu son sang froid. Ceci dit, et bien que je ne sois pas d'accord avec sa réaction, je suis du même avis que lui. Vous êtes une traîtresse, doublée d'une meurtrière. Qu'est-ce que vous avez à répondre à cela ? »

Ah, les réponses. Les fameuses réponses...en général, ils regrettaient d'avoir posé la question. Et elle aussi, vu que cela avait tendance à les mettre en boule. Mais ça en valait la peine, ne serait-ce que pour avoir l'occasion de voir leurs tempes pulser comme un tambour. Et puis, ils avaient une paye à mériter, non ?
Elle suçota sa lèvre sanguinolente avant de relever la tête vers ses gardiens.

« Qu'elle était absolument délicieuse. »

Elle laissa échapper un petit rire cristallin. Le gorille était à deux doigts de lui mettre un nouveau coup avant que son collègue ne parvienne à le retenir. Des amateurs. Si une simple plaisanterie arrive à les mettre dans un état pareil, mieux valait qu'elle s'abstienne de véritablement jouer avec eux. Au moins, le Dr H. avait un sens de l'humour. Même s'il avait décidé de l'étouffer sous plusieurs tonnes de professionnalisme et d'apathie. Eux ? De simples gosses, auxquels on avait donné un bâton et le droit de s'en servir. D'ailleurs, le macaque ne devait avoir guère plus de 20 ans. Ou quelque chose du genre.

« Écoutez. Vous ne voulez pas coopérer ? Tant pis pour vous. On va vous laisser mijoter tranquillement dans une cellule et on reviendra quand vous serez suffisamment ramollie. Nous avons tout le temps néce...»

Des coups de feu interrompirent sa réponse. Ah si seulement il avait été en état de saisir l'ironie de la chose. Quelle malédiction que le stress. Il nous fait perdre toute rationalité et tout sens des priorités. Une balle ? Pfeuh, rien de définitif. Rater un tel doigt d'honneur de la part de la réalité, en revanche...Enfin, pour le moment, ce qui avait l'air de lui importer, c'était que quelque chose n'allait pas. Définitivement pas. Il fit signe au gorille de quitter la pièce, ce qu'il fit avec empressement.

« Un imprévu peut-être ? »

Un grand sourire accompagna ces quelques mots. Immédiatement, le visage du sbire restant se décomposa. Sous l'effet de la colère et de la panique, il dégaina son pistolet et le pointa au visage de sa captive.

« Vous le savez très bien ordure de renégate ! Si vous bougez, je vous tue. »

Renégate ?...Renégate de quoi ? Oh, l'Académie...Pas de trahison sans loyauté. Si ils avaient décidé de croire que tout le monde était d'office de leur côté, c'était leur problème, pas le sien. Et au vu des bruits de combat qui s'intensifiaient, il était de taille.
Avant même qu'elle ne puisse répondre quoi que ce soit, une explosion retentit. Et tout s'accéléra.

Le sbire restant se retourna et quitta la pièce en jurant. Elle était désormais seule, au milieu d'une pièce vide, les mains liées à une chaise clouée au sol. Au milieu d'une invasion. Pas exactement ce qu'elle avait espéré en quittant l'Académie, mais toujours mieux que sa situation quelques minutes auparavant.
Elle essaya vainement de se défaire de ses liens. Rien à faire de côté la. Pas de clé en vue comme dans les films non plus. Elle soupira et regarda son bras droit. Un espèce d'arceau d'acier la retenait au niveau du poignet. Serré. Pareil à gauche.

« J'aurais préféré faire autrement... »

Quelques instants plus tard, un hurlement perçant se fit entendre, et ce malgré les coups de feu. Une sorte de cri de douleur et de plaisir mélangé, aux sonorités impossibles à produire avec une gorge humaine. Ou même animale.
Dans la cellule, Elena se tenait désormais debout. Le côté droit de la chaise était couvert de sang tandis que le gauche était déchiqueté.
Et de la même façon, sa main gauche était intacte, tandis que la droite avait laissé place à plusieurs tentacules couvertes de dents acérées et de vrilles de chair, dégoulinants de sang et de liquides visqueux. La peau de sa main défunte s'écrasa au sol dans un bruit mouillé, tandis que sa propriétaire se retenait de hurler. On a beau être une alien, la douleur reste...douloureuse.

Trêve de lapalissades. A peine avait-elle repris ses esprits que le sbire revint dans la pièce, attiré par le bruit et craignant ce qu'il allait bien pouvoir découvrir à l'intérieur.
Le spectacle ne le déçut pas.
Ses yeux s'écarquillèrent comme des assiettes tandis que son repas remontait le long de son œsophage. L'odeur de sang et de putréfaction.
Elena lui répondit avec un sourire forcé, s'approchant lentement de lui en se tenant le moignon.

Plusieurs coups de feu retentirent.

La plupart des balles allèrent s'encastrer dans le mur. Sauf une, qui emporta une partie de la joue droite d'Elena, laissant apparaître une multitude de rangées de dents acérées.
Un cri retentit, suivi d'un bruit de tissu et de chairs qu'on lacère. Puis plus rien. Juste le bruit mouillé d'un corps qui tombe dans une flaque de sang, couvert par de nouveaux tirs.

A son tour, elle tomba à genoux, la main sur ce qui restait de sa joue. Mal...tellement mal. Même s'il ne s'agissait que d'une enveloppe, il s'agissait de son corps. Ce qui ne l'empêcha pas de sourire de toutes ses dents. Et plus encore.
Souffrance de la blessure, plaisir de la liberté...et d'un repas en perspective. Cela faisait des jours qu'elle n'avait rien pu manger. Et la faim n'attend pas. Nourriture, énergie...elle allait en avoir besoin.

« Dommage que je n'aie pas davantage de temps devant moi. Tu m'as l'air absolument parfait. »

Sur ces mots, elle plongea ses appendices droits dans le corps désormais ouvert du jeune homme et se goinfra, s'empiffra même, répandant sang, morceaux de chair et de tissu sur ses vêtements. Pas le temps de faire la fine bouche. Les morceaux les plus rapides et les plus nutritifs uniquement.

Un autre. Il lui en fallait un autre.

Elle se releva, laissant retomber ce qu'il restait du corps du malheureux. Un amas de viande et de haillons, baignant dans un liquide rouge puant le fer.
D'un geste vif, elle attrapa l'arme qu'il avait laissé tomber et la plaça dans sa main gauche. Un PA-15. Du moins, elle l'aurait su elle avait eu des connaissances plus développées en matière d'armes à feu. Le holster contenait un chargeur supplémentaire qu'elle glissa dans sa poche. Elle avait déjà vu ça dans un film. Peut-être Die Hard. Elle regarda instinctivement ses chaussures avant de ricaner. Peut-être, en effet. Mais pour le coup, elle n'allait pas avoir besoin d'écrire le moindre message. L'état de la pièce, et du garde, étaient un langage universel.

Maintenant, sortir d'ici.

Personne dans le couloir. Les bruits de tirs viennent de la gauche...donc, à droite. Inutile de prendre des risques idiots.

Marchant lentement, encore secouée par la douleur et son repas hâtif, laissant derrière une traînée de sang, elle pénétra dans la pièce adjacente. Une sorte de bureau. Ordinateur, gratte-papier sur une chaise roulante, des dossiers, etc.
Le scénario se répéta: gros yeux, un cri, des coups de feu lancés à l'aveuglette par une main tremblante de terreur et pour finir, du sang. Visait moins bien que le précèdent, celui la. Moins esthétique aussi. Mais peu importe. Repas.

Alors qu'elle s'apprêtait à plonger ses dents dans le foie fraîchement arraché de sa victime, une voix la fit sursauter. Pas d'injonction, pas de beuglement...étonnant. Mais pas déplaisant.
Se rendant bien compte que si elle avait été surprise par un ennemi, elle serait déjà morte, elle se retourna lentement, laissant apparaître sa mâchoire mutilée et inhumaine, qui se distordit en une sorte de sourire.

« Vous en voulez ? C'est plein de protéines. »

Ses tentacules se tortillèrent pour déchirer le foie en deux et en proposer une part au nouvel arrivant tandis que l'autre alla directement rejoindre la bouche d'Elena.
Du sang et de la bile s'écoulèrent le long de son cou, s'ajoutant aux immondices qui couvraient déjà sa tenue auparavant si formelle.

« J'imagine que c'est vous qui êtes à l'origine de cette diversion ? Joli travail. Mais mangez donc, tant que c'est encore chaud. »

En espérant qu'Hango n'aie pas de sens de l'odorat.
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Re: Kill and eat [Elena] - Dim 13 Juil 2014 - 23:12


Jhoken, Jhoken, Jhoken. Tu es grand, tu es beau, tu es malin, tu es fourbe ! Tu es celui qui vas jouer un sale tour à cette boîte de conserve parce qu'il est grand temps qu'il comprenne de quel bois tu te chauffes ! Ces petits rebelles à deux sous s'y croient un peu trop, bien souvent ils oublient qui ils ont en face d'eux lorsqu'ils viennent quémander leurs pouvoirs. Tu es celui qui protège les pages du Grimoire volées par ton maître Isanagi, tu es celui qu'il a libéré pour l'assister dans la gestion d'une organisation aussi puissante que celle de la Guilde Noire, tu es suffisamment fort pour pulvériser une dizaine d'apprentis-dieux à toi tout seul… tu es Jhoken, le Maître des Âmes ! Et nul ne peut se permettre de te manquer de respect, pas même celui qui t'a libéré, même si pour l'instant tu ne peux rien faire contre lui… La vie passée cloîtré dans un huit-clos est d'un ennui. Alors tu as besoin de distraction. Alors tu as choisi d'organiser une petite vengeance. Comme ça. Pour le fun.

Tu as alors saisi cette occasion en or, résumée en cette fille, ou plutôt, cette créature : Elena Altman. Captive d'une bande de dégénérés humains trop curieux, qui veulent en savoir plus sur les évènements surnaturels qui leur tombent dessus depuis peu, elle est une candidate parfaite pour renforcer vos rangs. Tu la veux mais envoyer un ou plusieurs renégats pulvériser cette base ridicule est trop facile. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Surtout si, dans la foulée, la revanche est offerte sur un plateau d'argent. Alors tu ne t'es pas gêné de lui inventer une histoire, à l'autre cyborg. Le fessier en acier confortablement posé sur son intelligence, il a cru tous tes bobards et s'est jeté droit dans la gueule du loup. Voilà ce qui arrive lorsqu'on est persuadé que les autres vous sont inférieurs : les surprises peuvent faire très mal.

Te voilà, dans ton grand manteau que tu affectionnes tant qui te protège des vents des Alpes, une main sur ton chapeau assorti afin qu'il ne s'envole pas. Tu souris et ton sourire n'a jamais été aussi grand. Tu observes ton œuvre, cette base où les premières colonnes de fumées commencent à s'élever. Ces pauvres humains pensent que se faire passer pour des dieux leur permettront de tirer des informations à leurs captifs. Quels cons. Au moins une bonne chose que fera le tas de ferraille, c'est de leur débarrasser de ces petites merdes.

Et tu attends. Que les derniers pions se pointent. Quand vont-ils arriver, ces chiens du Conseil que tu as pris soin de mettre au courant ? Tu espérais une intervention plus rapide mais c'est vrai, il ne faut pas trop en demander à ces académiciens engraissés. Tu y crois cependant. Ils ne vont sûrement pas laisser un renégat recherché semer la mort dans une base humaine.

— Ah bah voilà !

Ils sont là et tu ne peux t'empêcher de sautiller sur place. Le spectacle qui s'offre à tes yeux est tout à fait génial, et tu t'en délectes avec un plaisir malsain. Le robot est pris au piège, le Conseil a envoyé ses chiens et ils sont bien dressés. Bien vite ils ramènent le jouet en pièces détachées. Et c'est reparti pour la boîte de conserve, il est à nouveau entre les griffes de l'académie ! Ah ah, trop drôle, c'est trop drôle. Tu te tapes un fou rire du haut de ta colline, tout seul, mais tu t'en fous, tu as eu ta revanche !

A présent tu marches au milieu des décombres, triomphant. Les autres sont partis avec ce bout de ferraille, et ceux restés pour soigner les humains sont repartis les rejoindre dans leur monde d'hypocrites. La voie est libre et tu en profites pour traîner un peu. L'odeur de la désolation te plaît, après tout, n'es-tu pas la divinité (déchue certes mais divinité tout de même) de la disparition ? Tu as l'impression d'être chez toi.

Les mains dans les poches, tu finis par te planter devant cette créature et ton sourire se fait plus carnassier que jamais. Tu lui montres tes belles dents pointues, car tu en es fier.

— Je te cherchais, "Elena".

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Re: Kill and eat [Elena] - Mar 15 Juil 2014 - 20:07
Le silence régnait désormais dans l'installation. Plus de tirs, plus d'explosions, plus de cris. Juste quelques flammes qui crépitaient, quelques étincelles provenant d'un poste électrique ravagé et l'odeur mêlée de la poudre et du sang.

Apparemment, c'était fini.

Avec un bruit mouillé, Elena Altman s'extirpa du conduit d'aération où elle était restée planquée le temps que les combats se terminent. Ça aussi, elle l'avait vu dans Die Hard. Ce qu'ils avaient oublié de préciser, c'était qu'en vrai, la plupart des conduits du genre étaient bien trop petit pour qu'un humain ne puisse y pénétrer. Heureusement que cela n'était pas son cas.
Plus personne. Juste le corps éventré qu'elle avait commencé à dévorer avant que son sauveteur ne débarque, et ne se fasse débarquer quelques minutes plus tard. Il ne devait pas s'attendre à autant de résistance, vu son air confiant lorsqu'il avait quitté la pièce en entendant du bruit. Ou peut-être qu'il s'attendait à ce qu'elle le suive et qu'elle l'aide. Dans les deux cas, il avait fait une erreur. Hors de question qu'elle ne risque sa vie pour aider un inconnu, aussi utile ait-il pu être. Et la réalité lui avait donné raison: il était mort et elle non. Dommage, il avait l'air sympathique le bougre. Pas suffisamment pour qu'elle ne se sacrifie pour lui, mais sympathique tout de même. Peut-être irait-elle déposer une gerbe sur sa tombe, si elle venait à tomber dessus par hasard. Ou un morceau de foie. Il n'avait même pas eu le temps d'y toucher, le pauvre. Bah, au moins, elle avait eu de quoi grignoter, planquée dans son trou.

Maintenant...sortir d'ici sans trop traîner. Ils avaient déjà envoyé une escouade faire le ménage, mais ce n'était probablement qu'une question de temps avant qu'ils ne se réapproprient les lieux. Sinon, ils auraient probablement embarqué le cadavre. En tout cas, c'est comme ça que les humains avaient toujours procédé. Quelle idée de se soucier autant d'un peu de viande. Certes, ça n'est pas très hygiénique et c'est un gâchis immonde, mais de la à se mettre dans de tels états et à faire autant d'efforts pour absolument les enterrer, c'était tout bonnement incompréhensible.
Au moins autant que sa forme actuelle, ce qui la dérangeait passablement. Elle glissa un tentacule dans ce qui avait été son tailleur anthracite, et laissa échapper une sorte de soupir en constatant qu'elle n'avait aucune chance de pouvoir le retaper. Déchiqueté, couvert de mucus, de sang et de bile...Non, aucune chance.
Elle laissa les haillons où ils étaient et se glissa hors de la pièce, laissant derrière elle une traînée visqueuse à l'odeur de viande en putréfaction. Heh. Dire que le Dr H. est probablement encore en train d'étudier des fioles de ce mucus. Si seulement il pouvait se rendre à l'évidence et accepter le fait qu'il ne s'agissait que d'un moyen de locomotion comme un autre. Mais non, pour lui, et pour les autres d'ailleurs, il devait y avoir autre chose, de plus profond, de plus intéressant. Et peut-être que c'était le cas, peut-être qu'elle leur avait menti. Cela n'aurait pas été la première fois.

Personne dans le couloir. Juste des impacts de balles et des douilles.

Où est-ce qu'elle était d'ailleurs ? Ils l'avaient capturée en France et elle ne se rappelait pas d'avoir été longuement transportée, mais cela faisait tout de même un sacré nombre de planques potentielles. Pitié, faites que cela ne soit pas dans le Sud. Il fait trop chaud la bas, c'est mauvais pour l'hydratation épidermique.

Personne dans la pièce suivante non plus. Juste des cadavres. Probablement des victimes de son sauveteur, au vu de la tête fracassée de l'un d'eux. Sacrée force l'animal, il lui avait véritablement explosé la boite crânienne, un peu comme un œuf qu'on aurait maladroitement essayé de casser. Elle l'avait déjà fait aussi, avec une grosse pierre, et elle avait passé plus de temps à enlever les petits morceaux d'os qu'à siroter sa cervelle. Mieux valait trancher la gorge. Moins de tri à faire ensuite. Et moins de cris aussi.
Oui, elle allait faire ça. Se glisser dans une maison du premier village venu, s'occuper des occupants, patienter une semaine en profitant de leur frigo, piller leur armoire et filer ensuite le plus loin possible. Ils avaient déjà réussi à l'avoir une fois, autant éviter que cela ne se reproduise. Pourquoi pas l'Europe de l'est ?...Certes, elle ne parlait pas un mot de polonais ou de lituanien, mais cela ne devait pas être bien difficile d'y vivre. En tout cas, pas pour elle. Et il y avait assez peu de chances pour que l'Académie soit aussi organisée la bas qu'ici, du moins si ils étaient calqués sur les autorités humaines locales. Bah, elle allait avoir le temps d'y réfléchir vu qu'elle allait se retrouver consignée une semaine dans sa chambre. La maintenant, la priorité, c'était de sortir d'ici.

Des bruits de pas la tirèrent de ses réflexions.

Tss...Ils étaient déjà revenus ?...Non. Une seule personne. Dans le doute, se poster en embuscade dans un coin et lui tomber dessus. Pas la peine de prendre des risques, la journée avait été assez mouvementée comme ça.

Trop tard.

Devant elle se tenait Jhoken, souriant de toutes ses dents.

Pas de hurlements ? Pas de cris d'horreur ?...Pas normal. Ceux qui étaient exposés à sa véritable forme avaient tendance à tomber catatoniques ou à se frapper la tête contre les murs, pas à sourire. Mais non, lui...il avait l'air d'apprécier. D'apprécier les tentacules visqueux et les glandes suintantes. D'apprécier les dents acérées et les vrilles charnues. D'apprécier les odeurs de putréfaction et la salive dégoulinante.
D'apprécier ce qui ne pouvait être apprécié.

Anormal. Ce type était définitivement anormal. Mais pas déplaisant du tout. D'autant plus qu'il avait utilisé son nom. Personne n'utilisait son nom, surtout ceux qui en avaient connaissance. Elle était « Sujet 12 », « Spécimen », ou « Sale monstre ». Mais jamais « Elena ». Dès lors...pourquoi ne pas écouter ce qu'il avait à dire ? De toute façon, elle pressentait qu'elle était dans une de ces situations où il ne servait à rien de se lutter ou de fuir. Elle avait une sorte de don pour les reconnaître. Savoir se coucher, comme certains humains disent.

Une voix distordue, mais clairement enjouée, s'échappa de l'amas grouillant de chair se trouvant devant Jhoken.

« J'ose espérer que vous comprenez le sourire que je suis en train de vous adresser. Il n'est certes pas aussi éclatant que le votre, mais il a le mérite d'être plus original, n'est-ce pas ? »

Elle lâcha un gargouillis amusé.

« Mais passons sur ces badineries. Que puis-je pour vous ? »
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Re: Kill and eat [Elena] - Dim 12 Oct 2014 - 14:23


[HRP : Le précédent post était destiné à un test, et il n'est pas concluant, du coup je retourne à la 3e personne, désolée si votre lecture en est un peu perturbée]

Des ordinateurs, des bureaux et des sièges qui ne seraient plus jamais utilisés, et des corps, une demie dizaine de corps sanguinolants gisant tels des pantins désarticulés. Voilà à quoi pouvait se résumer le décor de la pièce dans laquelle Jhoken venait de pénétrer. Au milieu de cette salle aux murs repeints de rouge, deux créatures venues d'ailleurs s'observaient mutuellement. Tous deux souriaient, c'était du moins le mot humain pour qualifier cette distorsion au niveau du faciès, cet écartèlement des joues qui dévoilait la dentition aiguisée dont ils étaient équipés. Les bruits de déchirements musculaires sonnaient aux oreilles de Jhoken comme une jolie mélodie, il frémit de bonheur. Non, il n'était pas capable d'une telle prouesse, ses joues étaient assez élastiques pour lui permettre de montrer toute sa dentition sans tomber en pièces, mais c'était infiniment plus cool chez cette Elena !

— Oooh yeah ! Joli sourire ! Je suis trooop jaloux. Vi. Trop jaloux.

Oh oui, avec une recrue comme ça, il ne risquait pas de se faire chier à la guilde. Pour une fois qu'il rencontrait quelqu'un d'aussi peu ennuyant, il n'allait pas laisser passer la chance de l'avoir dans son camp. Oh, il s'amusait toujours avec ses recrues, et même les anciens de la Guilde, cela faisait partie de sa nature d'être aussi joueur, mais cette fois, c'était différent. C'était plus divertissant. Plus... intéressant.

L'élocution de son interlocutrice relativement soutenue, en total contraste avec son comportement de prédateur. Beaucoup se serait tout simplement évanoui dès lors qu'ils avaient aperçu sa véritable apparence mais Jhoken demeurait là, admirant la bête sous toutes ses coutures. Quelle ma-gni-fique créature, se disait-il. Et elle lui demandait ce qu'elle pouvait faire pour lui ? Oh elle se méprenait !

— Non non non non... c'est à moi de te poser cette question, Elena.

D'un geste si ample qu'il en est théâtral, Jhoken salua l'amas de chair et de dents d'une profonde révérence. Tout sourire, il se redressa ensuite et écarta les bras à la manière d'un présentateur faisant son entrée au milieu des artifices bombardant le plateau d'une émission télévisée à succès.

— Je suis Jhoken, vice-président de la Guilde Noire et Maître des âmes. Nos ennemis sont l'académie et les humains. Oh, un peu comme toi je suppose. Et je suppose également que, aussitôt sortie de cet asile, ton objectif sera de te trouver une planque pour disparaître aux yeux de tes poursuivants. Mais eh, tu n'auras peut-être pas à te donner cette peine, car à ce sujet, j'ai une proposition à te faire...

La nuit tombait tandis que les deux créatures venues d'ailleurs complotaient. Haut perchée dans le ciel, la lune esquissait un mince sourire d'argent.

♦ Rose ou chou ? : Soupe (au choux)
♦ Combien de rides ? : 26
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Re: Kill and eat [Elena] - Sam 18 Oct 2014 - 17:02
Comme tu l'as compris Hango, ta sanction est de t'être fait emprisonné par l'académie en plus de ne pas recevoir d'xps sur ce rp là. La prochaine sanction sera plus forte que la non attribution d'xp la prochaine fois, ça fait déjà un moment que c'est en débat, un peu trop mais il y avait d'autres pré-occupations.

Hango : 0 xps
Elena : 180 xps

Xps attribués : Yep
Kill and eat [Elena]
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